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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2018

30 Décembre 2018, 08:08am

Publié par Xav

L’année 2018 fut riche en actualité pour les familles de la Cosa Nostra. Dès Janvier, le procès de Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, commençait dans un climat assez tendu voire explosif. En effet, Joseph Merlino qui était le seul inculpé de l’opération à East Coast à tenter sa chance dans un procès fédéral, confiant dans l’idée d’en découdre de nouveaux avec les procureurs fédéraux, avec un seul objectif, avoir sa revanche. Joseph Merlino et son avocat, Edwin Jacobs Jr, étaient persuadés, que le témoignage du principal témoin, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese, discrédité au fil de l’enquête, finirait automatiquement par un acquittement. Finalement, Joseph Merlino ne sera pas condamné, non pas en raison d’un vote unanime des jurés sur sa non-culpabilité, mais faute d’un verdict favorable dans cette affaire, le procès sera alors annulé. Deux mois après, on apprendra que Joseph Merlino, pour la première fois de sa longue « carrière criminelle » décidera de plaider coupable d’une accusation mineure, de jeux illégaux, un arrangement qui le fera condamner à deux années de prison, une peine qu’il purge actuellement dans la prison fédérale de Coleman dans l’État de la Floride. Nous étions alors en Mars 2018, et à plusieurs centaines de kilomètres de Philadelphie, à New-York, un Capitaine de la famille Bonanno, Ronald « Ronnie G » Giallanzo, décidera lui aussi de passer un accord de culpabilité avec les procureurs fédéraux. Les charges retenues contre le neveu de Vincent « Vinny » Asaro, qui ce dernier, demandait par la même occasion un nouveau procès suite à sa condamnation pour incendie volontaire, étaient trop importantes et Ronald Giallanzo, sera condamné à quatorze années de prison. Puis après ses accords de culpabilité, nous avons suivi le procès de l’ancien Parrain de la famille Patriarca, l’ancien renégat, Francis « Cadillac Frank » Salemme. Sa vie, digne d’un film de Martin Scorsese, avait démontré aux yeux de tous les Américains, la fragilité du statut de repentit, souvent accordé très rapidement par les procureurs fédéraux à différents mafieux sans scrupules, qui ne pensent qu’a une seule chose, sauver leur peau et non aider honnêtement les enquêteurs. Exemple type avec l’affaire de Francis Salemme, qui déjà condamné pour parjure après sa collaboration, continua à mentir obstinément, cela pendant plusieurs années aux autorités fédérales et alors qu’il était dans le programme de protection des témoins. Mais après plusieurs années d’enquête, Francis Salemme sera rattrapé par son passé tumultueux, et sera condamné à la prison à perpétuité incompressible pour le meurtre d’un Associé de la famille Patriarca, Steven DiSarro. Pendant ce temps là, on apprenait aussi que l’ancien Parrain de la Outfit, John « No Noze » DiFronzo venait de décéder de causes naturelles, laissant les pleins pouvoirs à son mentor, Salvatore « Solly D » DeLaurentis et que l’ancien Consigliere de la famille Lucchese, Christopher « Christie Tick » Funari  un rescapé du procès dit de La Commission, décéda lui aussi à l’âge de quatre vingt quatorze ans, la fin d’une époque. Mais alors, que des membres de la vielle école, comme Gene Gotti, retrouvait la liberté après avoir passé près de trente ans derrière les barreaux pour trafic de drogue, les familles de la Cosa Nostra ne pensent désormais qu’à une chose, la réorganisation. De la famille Lucchese, à la famille Bonanno, en passant par la famille Genovese, les familles mafieuses ont compris une chose, retourner aux valeurs de leurs ancêtres, tenir un profil bas et continuer à faire du business sous le radar du gouvernement fédéral. L’année 2019 risque elle aussi, de chambouler un peu les différentes hiérarchies mises en place actuellement au sein de la Cosa Nostra. Mais au final pour quel résultat ?. La famille Lucchese par exemple, va voir les membres de sa direction inculpés dans un procès, qui durera sans nul doute plusieurs semaines, pour des histoires de meurtre et de racket. Et après cette affaire, la Cosa Nostra sera t-elle éradiquée ?, malheureusement non. La priorité du gouvernement fédéral depuis 2001, est le terrorisme international, à juste titre, laissant les familles de la Cosa Nostra se développer, se restructurer et voire, comme pour la famille de Buffalo, que l’ont pensé défunte, revenir en haut de l’affiche, une histoire sans fin.

 

 

La famille Genovese :

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo


Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 200-220
Associés : + 1000

 

L’année 2018 avait mal commencé pour la famille Genovese avec l’arrestation du fils de Vincent « The Chin » Gigante », Vincent Esposito. Même si son rôle au sein de cette organisation criminelle reste incertains, son arrestation reste sans nul doute symbolique pour les autorités fédérales, qui voulaient prouver en ce début d’année, que même la Rolls Royce du crime organisé, n’était pas épargnée par leur investigation. Vincent Espositio. membre intronisé de la famille Genovese, sera inculpé de diverses charges tenant de la loi RICO, dont l’extorsion et la fraude. Incarcéré pendant un moment au Métropolitan Center de New-York, Vincent Esposito a été récemment libéré sous caution, en résidence surveillée, à ses frais. L’année dernière, le rôle de Peter « Petey Red » DiChiara était clair pour les autorités fédérales. Depuis son club social basé à Manhattan, l’Acting Boss de la famille Genovese, considéré comme un membre de la vieille école et un individu très respecté par ses pairs, devait contrôler et réguler les activités au sein de la famille, pour faciliter la vie de son Parrain, Liborio « Barney » Bellomo. Mais en Mars dernier, coup de théâtre, Peter DiChiara venait de décéder, laissant depuis ce temps, une incertitude complète sur la hiérarchie actuelle de la plus grande famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Rien d’étonnant vous allez dire, la famille Genovese étant connue pour sa discrétion et pour son cloisonnement, une manière de fonctionner qui marche parfaitement. En effet, en 2018, la famille Genovese fut relativement épargnée et mise à part la condamnation d’Eugene « The Rooster » ONofrio à deux années de prison, un verdict découlant de l’opération East Coast, cette dernière reste encore à ce jour, la famille la plus stable et la plus importante aux Etats-Unis.

 

La famille Gambino :

Peter Gotti
Peter Gotti


Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Domenico « Italian Dom » Cefalu
Underboss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Consigliere : ?
Street Panel : Anthony Gurino et Joseph « Sonny Juliano

Membres : + 190-210
Associés : + 1000

 

Une année relativement tranquille pour la famille Gambino, qui montre que depuis l’installation de son « Panel de contrôle », instauré avec l’arrivée au pouvoir de Francesco Cali et de Domenico Cali, que les opérations du FBI contre sa hiérarchie son inexistantes. Il est loin l’époque ou la famille Gambino faisait régulièrement à la « une » des médias Américains, et que son flamboyant Parrain, John Gotti faisait la couverture du Times. Désormais, depuis l’installation de membres d’origine Sicilienne dans sa hiérarchie, la deuxième famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis, reste cloisonnée et a mise en place une structure qui ne permet aucun contact entre des membres de bas niveau et la direction, évitant ainsi d’éventuelles fuites. Cette année, un membre de la famille a été libéré de prison et pas des moindres, en la personne de Gene Gotti, qui est sorti d’un pénitencier fédéral après avoir passé près de trente années pour trafic de drogue. Une telle durée d’emprisonnement, dans le monde souterrain de la Cosa Nostra mérite forcément le respect, mais il n’est pas certains que la personnalité de Gene Gotti puisse encore plaire à l’actuel direction de la famille Gambino et malgré le fait que le Parrain officiel reste Peter Gotti, un poste plus honorifique qu’autre chose au vu de son emprisonnement. Malgré son cloisonnement, la famille Gambino a démontré, avec la condamnation de son Capitaine, John Ambrosio, qu’elle restait une famille très active dans différents buisiness. Comme pour la famille Genovese, la famille Gambino a du sans nul doute profité de cette « année blanche » pour se restructurer de nouveau et confirmer sa position de leadership auprès des autres familles de la Cosa Nostra implantées en dehors de New-York et plus particulièrement avec la famille DeCavalcante, implantée dans l’État du New-Jersey

 

La famille Bonanno :

Michael Mancuso
Michael Mancuso


Parrain : Michael « the Nose » Mancuo
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano jr
Underboss : ?
Consigliere : John « Porky » Zancocchio

Membres : + 120-150
Associés : + 1000

 

La famille Bonanno aurait sans nul doute espérée une année plus tranquille, avec le retour à la maison de son Parrain, Michael « The Nose » Mancuso, qui récemment, a intégré un centre de transition, avant une sortie officielle dans les rues de New-York prévue en Mars 2019. Dès Janvier 2018, l’Acting Boss de la famille Bonanno, Joseph Cammarano Jr a été arrêté et inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le meurtre, le racket, l’extorsion et le prêt usuraire. Cette opération lancée par le FBI en relation avec le NYPD, déstabilisa une nouvelle fois la hiérarchie d’une famille, abonnée depuis plusieurs années, à ce genre de situation. En plus de l’arrestation de Joseph Cammarano Jr, actuellement incarcéré au Métropolitan Center de New-York, le Consigliere, John Zancocchio, qui lui aussi inculpé, avait vu sa caution révoquée, avant de retrouver de nouveau la liberté quelques mois plus tard. Cette affaire actuellement en instance d’instruction risque sans nul doute de déstabiliser la famille Bonanno et il est fort à parier que les différents protagonistes dans cette affaire, continuent à garder la même ligne de conduite, en plaidant non-coupable. Il est donc inéluctable qu’un procès aura lieu. Un procès à haut risque, sous haute tension, sous le regard de Michael Mancuso, qui au vu de sa situation, aura une marge de manœuvre très limitée pour réorganiser sa famille. Alors même si la structure initiale de la famille Bonanno, composée de plus de dix Capitaines et d’une centaine de Soldats, reste pour l’instant intacte, cette organisation criminelle a tout de même perdu son ancien Underboss, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, décédé de cause naturelle. Récemment, le neveu de Michael Mancuso, le Soldat, Frank « Frankie Boy » Salerno, qui lui servait de « messager » pendant son incarcération, vient d’être condamnée à cinq année de prison pour racket.

 

La famille Lucchese :

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso


Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph « Big Joe » DiNapoli

Membres : + 100-140
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese retient son souffle et est actuellement en suspens d’un futur procès relatif à une opération du FBI lancée contre sa hiérarchie en Mai 2017. Alors oui, en 2018, la famille fut relativement épargnée par les arrestations, mais elle navigue en eau trouble, sans direction apparente, avec un Parrain incarcéré depuis des décennies en prison et qui ne veut pas quitter son poste soi-disant honorifique. Le procès à venir risque alors d’être très compliqué pour la direction mafieuse, mais elle peut compter une nouvelle fois, sur les errances du gouvernement fédéral, qui ont vu depuis le lancement de l’enquête, la plupart de ses témoins complètement discrédités. Face à autant d’égarement auprès des procureurs fédéraux, Steven Crea Jr, fils de l’actuel Underboss, Steven Crea Sr, sera libéré sous caution et prépare depuis sa sortie activement sa défense, en faisant appel par exemple, à un expert polygraphique. Les témoins du gouvernement son désormais connus et malgré le plaider coupable du Soldat « Joey Glasses » Datello, qui a mis relativement en difficulté sa hiérarchie, l’année 2019 pour la famille Lucchese risque d'être cruciale. Comme pour la famille Bonanno il y a quelques années, cette organisation criminelle va soit continuer à prospérer grâce à ses différents rackets, ou pendant quelques années, végéter de nouveau dans l’ombre avec une nouvelle hiérarchie.

 

La famille Colombo :

Carmine Persico
Carmine Persico


Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo ?
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazzo ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese ?

Membres : + 90-120
Associés : + 1000

 

Depuis l’opération du FBI en 2011, qui avait visé l’intégralité de sa hiérarchie, la famille Colombo, à depuis ce temps gardé une certaine stabilité et à sans nul doute, profité de ces années de tranquillité, pour se reconstruite et se restructurer. La famille Colombo a toujours été la plus petite des familles New-Yorkaise, mais aussi la plus instable. Impactée par plusieurs guerres internes au sein de sa structure, la famille Colombo avait démontré aussi, lors des dernières arrestations, qu’une multitude de collaborateurs gravitait dans ses rangs. Les opérations lancées contre les autres familles New-Yorkaise, ont démontré que malgré une certaine fragilité, elle reste toujours consultée pour des partages de business entre familles. Cette année fut relativement calme et surtout concentrée, sur une énième demande de libération de l’actuel Parrain, Carmine Persico, incarcéré depuis le procès dit de La Commission. Depuis la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, Carmine Persico essaye inexorablement de sortir de prison. Ses avocats avaient joué sur le fait que les nombreux problèmes de santé de leur client, ne lui permettaient pas de pouvoir continuer son incarcération correctement. Une demande qui fut rejetée par un juge fédéral, stipulant que suite à un rapport médical effectué par l’équipe de la prison d Butner, Carminer Persico pouvait continuer à mener ses activités quotidiennes et qu’il pouvait se déplacer de manière « indépendante et sans aucune difficulté ». 

 

La famille DeCavalcante :

Charles Marjuri
Charles Marjuri


Parrain : Charles « The Ear » Marjuri ?
Acting Boss : ? 
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 40-60
Associés : + 200

 

Difficile de faire un état actuel de la famille DeCalvante, tant cette dernière est restée discrète cette année. Depuis le décès de l’Acting Boss, Francesco Guarraci en 2016, on ne sait pas vraiment comme se compose sa hiérarchie. Lors de l’arrestation de Charles Stango, un Capitaine, opérant depuis l’État du Nevada, celui-ci avait déclaré dans plusieurs enregistrements, que Frank Nigro occupait le poste de Consigliere, en remplacement de Stefano Vitabile, rentré depuis sa sortie de prison dans une semi-retraite. Avec le décès de Giovanni Riggi, le poste de Parrain est toujours vacant et les rumeurs vont bon train. On parle de Charles Marjuri, un Capitaine de la vielle école, qui avait déjà fait parti d’un panel de décision à la fin des années 1990. Mais début Janvier, Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street » est sorti d’un pénitencier fédéral après avoir purgé près de quinze ans pour meurtre et racket. Son retour dans les rues d’Elizabeth dans le New-Jersey, peut être synonyme d’une future prise de pouvoir du gangster désormais âgé de soixante treize ans. Avant sa condamnation en 2003, Philip Abaramo n’avait jamais caché son amitié envers plusieurs membres de la famille Gambino et servait même d’intermédiaire entre les deux familles. Suite à l’arrestation de Charles Stango, ce dernier avait stipulé que la famille DeCavalcante était devenue très proche de la famille Gambino. Les deux familles à cette époque avaient tous les deux des hiérarchies dirigées par des membres d'origine Sicilienne.

 

La famille de Philadelphie :

Joseph Merlino
Joseph Merlino


Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Michael Lancellotti ?
Underboss : Steven « Handsomme Steve » Mazonne ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 50-70
Associés : + 500

 

Comme à son habitude, la famille de Philadelphie, est la famille de la Cosa Nostra ayant fait le plus d’actualité pour l’année 2018. Début Janvier, le procès de l’actuel Parrain, Joseph Merlino, avait attiré en masse les médias. Il faut dire que la présence d’un Boss de la Cosa Nostra dans un procès fédéral n’est pas monnaie courante. Seul inculpé de l’opération East Coast à avoir décidé de plaider non-coupable, Joseph Merlino jouait gros, mais finalement, face à l’indécision des jurés sur sa culpabilité, le procès sera annulé. Il s’avéra par la suite que Joseph Merlino était passé tout proche d’une condamnation et pour éviter un second procès qui pouvait lui être fatal, Joseph Merlino négocia pour la première fois de sa longue carrière criminelle, un accord de plaidoyer avec les procureurs, qui l’amènera à purger près de années de prison. Avant son incarcération, Joseph Merlino a essayé de laisser des consignes strictes aux membres d’une famille connue pour sa violence et aux rebellions internes. Malgré son emprisonnement Joseph Merlino reste le Parrain, mais il essaya le plus possible de sécuriser sa hiérarchie en donnant des postes clés à ses proches, mais aussi à des individus hostiles à sa prise de pouvoir, des gangsters de la vieille école de l’ère Scarfo. Lors de sa dernière fête d’anniversaire, effectué quelques semaines avant son incarcération, Joseph Merlino avait voulu montrer « sa grandeur » auprès de ses membres, mais aussi des autres familles New-Yorkaise invitées pour l'occasion. Depuis ce jour là, les autorités fédérales sont persuadées qu’un poste important à été donné à Francis Iannarella, un Capitaine de la vieille école, qui a été libéré de prison après trente années derrière les barreaux. Son rôle est stratégique et va permettre de calmer les hostilités avec la faction Narducci/Pungitore. Il servirait par la même occasion de messager entre les membres de la famille et la hiérarchie, histoire de sécuriser les échanges et éviter ainsi les mauvaises surprises.

 

La Outfit :

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis


Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena ? 
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-50
           Associés : + 1000

 

L’année 2018 pour la Outfit de Chicago, fut essentiellement marquée par le décès de John « No Noze » DiFronzo, qui a servi pendant des années comme Parrain de cette organisation criminelle. Depuis quelque temps, la santé de John DiFronzo devenait défaillante, des pertes de mémoires récurrentes, un prémice de la maladie d’Alzheimer, avait décidé le Parrain à rendre ses galons afin de préserver la structure d’une des familles de la Cosa Nostra les plus connues aux Etats-Unis. Salvatore DeLaurentis, qui a passé une grande partie de sa vie derrière les barreaux, repris donc le relais et essaya de changer la mentalité d’une famille connue pour son goût prononcé pour la violence. Il commença d’abord à sécuriser sa hiérarchie, en mettant des mafieux de la vielle école, qui ont su prouver par le passé, que l’incarcération ne les feraient pas dévier de leur serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Il essaya aussi d’inculquer aux membres de sa familles, d’autres manières de fonctionner. Le meurtre est mauvais pour le buisness et attire inévitablement les autorités fédérales. Alors même si bon nombre de tueurs sont présents dans ses rangs, la Outfit est partie vers une autre stratégie. A ce jour, Salvatore DeLaurentis, qui se considère comme un honnête entrepreneur dans le « secteur de nettoyage de tapis », rigole quand les autorités fédérales le considèrent comme le Parrain de la Outfit.

 

La famille Patriarca :

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio


Parrain : Carmine « The Cheese Man » DiNunzio
Acting Boss : ? 
Underboss : Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr
Consigliere : Joseph « The Bishop » Achille

           Membres : + 40-50
           Associés : + 200

 

Avec le décès de Peter Limone, les DiNunzio ont sans nul doute pris le pouvoir. Carmen DiNunzio, avait, dès sa sortie de prison, remanié la famille à sa façon, en faisant très attention aux postes attribués dans sa direction. La famille Patriarca est composée de deux factions. Une à Boston, dans l’État du Massachusetts, ou Carmen est originaire et une autre à Providence dans l'État du Rhode-Island. Dès sa nomination au poste de Parrain, Carmen DiNunzio confia le poste clé de Consigliere à Matthew Guglielmetti Jr. Ce dernier qui est un individu très respecté, est sorti en 2016 d'un pénitencier fédéral après avoir purgé près de onze ans pour trafic de drogue. Matthew Guglielmetti est aussi une personnalité solide, qui entretient de très bonnes relations avec la famille de Philadelphie et en particulier avec le Capitaine George Borgesi, dont il a traité avec lui personnellement pour différents business  En Février dernier, le frère de Carmen, Anthony, est sorti lui aussi de prison. Ce dernier qui occupait le poste d’Acting Boss avant son incarcération, pourrait reprendre, après avoir été libéré de toutes ses contraintes liées à sa liberté surveillée, le même rôle ou un autre poste significatif. Cette année, on a souvent parlé de la famille Patriarca, mais pas des membres actuels, surtout de l’ancien Parrain, Francis « Cadillac Frank » Salemme, qui était en procès avoir été inculpé du meurtre de Steven DiSarro, un ancien propriétaire de boite de nuit. Le procès aura duré plusieurs semaines et le principal témoin de cette affaire fut Robert DeLuca, ancien bras droit de Francis Salemme, qui pour éviter une nouvelle condamnation pour parjure, accepta de témoigner contre son ancien Boss. Le verdict fut sans surprise et Francis Salemme sera condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Ce dernier qui ne fait plus parti du programme de protection des témoins, va rentrer comme n’importe quel prisonnier dans le système carcéral Américain, ou dernièrement, l’une de ses anciennes connaissances, James « Whitey » Bulger, fut sauvagement assassiné et par qui ?, un ancien Associé des Patriarca, Paul DeCologero. 

 

La famille de Détroit :

Jack Giacalone
Jack Giacalone


Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » LaPiana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo

        Membres : + 40-50
        Associés : + 200

 

Il est difficile pour les agences gouvernementales d’enquêter sur une famille de la Cosa Nostra. Généralement, plusieurs années sont nécessaires pour pouvoir mener à des inculpations. Les informations recueillies par le FBI et les autres services de police, viennent en particulier des informateurs présents à l’intérieur de la famille, mais pour la famille de Détroit cela est très compliquée. Depuis des décennies, cette organisation criminelle marche essentiellement avec les liens de sang et il est beaucoup plus difficile pour un membre de la Cosa Nostra, de donner des informations sur son neveu, son cousin, son frère, voire son propre fils. C’est pour cela que la famille de Détroit reste très cloisonnée et peu d’information filtre sur ses activités. Sa hiérarchie est connue et elle est composée pour la plupart, de criminels à col blanc, qui ont prouvé pendant des années leur allégeance à la Cosa Nostra. En 2018, la famille de Détroit fut complètement épargnée par les services de police et reste l’une des familles les plus stables et les plus respectées aux Etats-Unis

 

La famille de Buffalo :

Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr
Joseph Todaro Jr et son père Joseph Todaro Sr


Parrain : Joseph Todaro Jr
Acting Boss : ?
Underboss : Domenico Violi

Consigliere : ?

           Membres : + 30-40
           Associés : + 100

 

L’opération menée par le FBI et la GRC, la police Canadienne, a confirmé une chose, la famille de Buffalo que l’on pensait défunte, est bien toujours active et a su pendant ces dernières années, se réorganiser, en intronisant des membres venant du Canada, le pays frontalier. Avec la mort de l’ancien Parrain en 2013, Leonard Falcone  les agences gouvernementales étaient persuadées que Joseph Todaro Jr était entré dans une semi-retraite, plus occupé à gérer sa célèbre Pizzeria à Buffalo, La Nova Pizzeria, qui fait office de référence dans la région, bien au contraire. Les derniers enregistrements dévoilés récemment, ont démontré que Domenico Violi, fils d’un ancien Capitaine affilié à la famille Cotroni, Paolo Violi et proche de la famille Bonanno, était devenu Underboss de la famille Buffalo et nomma précisément Joseph Todaro Jr comme l’actuel Parrain. Cette organisation criminelle serait composée d’une trentaine de membres, éparpillés entre les Etats-Unis et le Canada et continuerait surtout, à rendre des comptes aux cinq familles New-Yorkaise. En effet, dès la nomination de Domenico Violi, la direction de la famille de Buffalo informa le Consigliere de la famille Bonanno, John Zancocchio qui informa quant- lui, directement Michael Mansuco, une décision qui fut alors actée. C’est la première fois dans l’histoire de la Cosa Nosra que des membres appartenant d’un autre pays fut élevé à un aussi haut niveau. Malgré la condamnation  récente de Domenico Violi à huit année de prisons pour trafic de drogue, il est fort à parier, que les autorités fédérales s’intéressent de nouveau de plus près aux activités de la famille de Buffalo.

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UNE CÉLÈBRE PIZZERIA ITALIENNE ÉPINGLÉE PAR LES AUTORITÉS POUR SA RELATION AVEC DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA

2 Décembre 2018, 08:40am

Publié par Xav

La Pizza à New-York, n’existait pas avant 1905, quand un dénommé Gennaro Lombardi, fraichement arrivé d’Italie, commença à en vendre dans sa petite épicerie de la Little Italy. Au fil des années, la petite Pizzeria Lombardi fit office de référence pour la plupart des New-Yorkais, qui adeptes de ce genre de cuisine, s’entassaient chaque week-end dans Little Italy, pour gouter selon les experts, « La meilleure Pizza de New-York ». Sur son site internet, les Lombardise vante leur savoir-faire, en précisant que leurs pizzas étaient « cuites au four, à la braise, garnies de sauce tomate San Marzano, de mozzarella fraiche et de basilic ». Avec une telle influence, les Lombardi se sont développés très rapidement. Leur restaurant à Little Italy est toujours d’actualité, mais pour les Lombardi, il était évident que pour étendre leur buisiness, il fallait investir dans des grosses entreprises, en dehors de New-York, dans des casinos par exemple. En 2017, la marque Lombardi voulait exporter leur marque dans les casinos de l'État de la Pennsylvanie, plus particulièrement au Casino Parx à Bensalem, mais avant que l’accord ne soit signé, celui-ci fut annulé. En effet, pour les autorités, cette association ne pouvait se faire, en raison de la relation que pouvait entretenir Michael Giammarino, le propriétaire de la marque Lombardi, avec la la Cosa Nostra. Pour la Waterfront Commission, un organe de règlementation, la pizzéria Lombardi, n’est pas « apte à être un fournisseur pour les casinos, en raison de leur association avec des membres du crime organisé ». Pour justifier leur décision, la Waterfront Commission, essaya de démontrer les relations que Michael Giammarino entretenait avec des membres de la Cosa Nostra. Les autorités ont ciblé deux

John Brescio
John Brescio

individus. Le premier, John Brescio  un Capitaine réputé de la famille Genovese. Le second, John « Baby John » DeLutro, surnommé « le roi de la Cannoli de la Petite Italy ». John Brescio est un peu le visage public de la célèbre pizzeria, adorant se faire photographier avec des stars du show-business en train de manger des pizzas venant de la Lombardi’s Pizzeria. Co-propriétaire de cet établissement avec Michael Giammarino, John Brescio, est en plus de son rôle de restaurateur, un Capitaine de la famille Genovese, déjà condamné pour fraude et jeux illégal, ayant un casier judiciaire remontant aux années 1970. John DeLutro est le propriétaire du Caffe Palermo dans Mulbery Street, mais traine derrière lui, un lourd passé criminel. Identifié par les autorités fédérales comme un Associé de la famille Gambino, John DeLutro avait été inculpé en 1984 avec d’autres membres de la Cosa Nostra, pour avoir dirigé un réseau de trafic d’héroïne et de cocaïne, rapportant près de deux cent trente millions de dollars par an à la famille Gambino. Condamné à neuf ans de prison, il avait été placé dès sa sortie en libération conditionnelle et commença à gérer le Caffe Palermo. Mais malgré des règles très strictes sur sa liberté surveillée, John DeLutro retournera en prison pour près de trois ans, après avoir été enregistré avec d’autres membres de la Cosa Nostra, essayant de monter de nouveau un trafic de drogue. La Casino Parkx qui avait à la base investie près de 155 000 mille dollars, pour avoir la franchise Lombardi dans son établissement de jeux, fit rapidement machine arrière et ouvrit par la suite un restaurant dénomme l’Olivet. Bien entendu, Michael Giammarino nia en bloc sa volonté de s’exporter dans un autre État, jugeant qu’il n’arrivait pas à comprendre comment les « méfaits » de certaines connaissances pouvaient autant l’impacter dans sa carrière professionnelle.

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DES ASSOCIÉS DE LA COSA NOSTRA SOUPÇONNÉS DE L'ASSASSINAT DE JAMES BULGER ? - PARTIE 2

9 Novembre 2018, 17:15pm

Publié par Xav

Fotios Geas
Fotios Geas

Fotios Geas a depuis son adolescence, toujours gravité autour des membres de la Cosa Nostra. Étant d’origine Grecque par ses parents, devenir un membre à part entière était impossible, mais Fotios Geas savait qu’a son époque, un Associé de la Cosa Nostra pouvait avoir autant d’influence qu’un simple Soldat. Pour se montrer dans le milieu, il n’y avait qu’une solution, rapporter de l’argent et garder la bouche fermée, des choses que Folios et son frère, Ty Geas, maitrisaient à la perfection. Vol, racket et même le meurtre, les frères Geas étaient un peu les hommes à tout faire des membres de la Cosa Nostra et en particulier de la famille Genovese, bien implantée dans la ville de Springfield, le lieu de naissance de Fotios Geas. Rapidement, ce dernier se rapprocha d’un membre très en vue de la famille Genovese au début des années 2000, le Soldat, Anthony Arillotta. Pour gérer les activités criminelles depuis Springfield, la hiérarchie de la famille Genovese avait demandé à un Capitaine expérimenté, Adolfo « Big Al » Bruno d’administrer une équipe de Soldats et d’Associés, dans un seul but, remplir les poches de la direction. Mais au fil des années, la hiérarchie de la famille Genovese commençait à être mécontente de la tournure des évènements. Les enveloppes devenaient de plus en plus légères et une rumeur se propagea rapidement dans les rangs des familles New-Yorkaise : « Et si Adolfo Bruno renseignait les agents du FBI ? ». Sans la moindre preuve, la famille Genovese, pourtant si discrète, n’hésita pas une seule seconde et pas le biais de son Acting Boss, Arthur « Little Al » Nigro, lança un contrat contre son Capitaine. Celui-ci fut confié à Anthony Arillotta, qui en tant que Soldat, le sous-traita à son homme de main favori, Fotios Geas. L’Associé de la famille Genovese ne prit aucun risque et demanda à l’une de ses connaissances, Frank Roche d’exécuter ce contrat pour dix mille dollars. En Novembre 2003, la veille de son cinquante-huitième anniversaire, Adolfo Bruno qui venait de quitter un club social après sa partie de carte habituelle du dimanche soir, fut interpellé par un individu masqué. Ce dernier s’approcha d’Adolfo Bruno et lui tira à plusieurs reprises, dans la poitrine et dans la tête. Il fallut près de trois ans aux autorités, pour appréhender le coupable de ce meurtre, Frank Roche, qui décidera rapidement de collaborer avec la justice. Pour les autorités fédérales, il était clair qu’Anthony Arillotta qui avait pris la place d’Angelo Bruno après ce meurtre, fut l’un des protagonistes dans cette affaire. Après le témoignage de Frank Roche, le gouvernement fédéral avait assez d’éléments pour arrêter et inculper, Anthony Arillota et les frères Geas de racket et de meurtre. Le Soldat de la famille Genovese décidera très rapidement de collaborer, soit disant, déçu de voir les frères Geas décidaient de plaider non-coupable de l’assassinat d’Aldolfo Bruno. Avec les témoignages de Frank Roche et d’Anthony Arillotta, la condamnation de Fotios Geas ne fut qu’une simple formalité, perpétuité incompressible dans un établissement fédéral de haute sécurité, à Hazelton dans l’État de l’Oklaoma.

 

Paul DeCologero
Paul DeCologero

Les agents du BOP et les fédéraux étaient persuadés qu’un deuxième complice avait accompagné Fotios Geas dans sa folie meurtrière. Rapidement, un autre individu fut identifié, bien connu des autorités fédérales, il avait la particularité d’être lui aussi un Associé de la Cosa Nostra, plus particulièrement de la famille Patriarca, Paul DeCologero. Considéré comme une personne violente, Paul DeCologero avait rejoint au début des années 1990 le crew de Robert « Bobby Russo » Carrozza, un Capitaine de la famille Patriarca, qui avait fait parti d’une faction rebelle pour faire partir l’ancien Parrain, Raymond Patriarca Jr. L’équipe de Robert Carrozza était spécialisée dans le racket et le trafic de drogue et Paul DeCologero avait pour consigne de voler et de kidnapper les trafiquants de drogue qui devaient de l’argent à la famille Patriarca. C’est pendant cette période, que Paul DeCologero commença à se faire un nom et montrer aux yeux de tous, qu’il était prêt à tuer pour la Cosa Nostra. En 1997, l’occasion se présenta, quand les dirigeants de la famille mafieuse lui demandèrent d’assassiner Aislin Silva. Âgée de dix neuf ans, cette jeune femme n’avait strictement rien à voir avec les activités de la Cosa Nostra, son seul défaut fut d’avoir côtoyé les mauvaises personnes. Profitant de sa gentillesse, Paul DeCologero et ses Associés squattaient de temps en temps son appartement pour diverses fêtes et lors d’une soirée, avaient réussi à dissimuler des armes dans son appartement. Le problème, c’est qu’une perquisition de la police fédérale avait révélé cette cache d’armes et désormais les membres de la Cosa Nostra n’avaient qu’une seule crainte, que Aislin Silva collabore avec les autorités. Cette dernière sera alors assassinée et son corps démembré. Quelques années plus tard et grâce aux informations d’un informateur, les restes de son corps furent retrouvés dans une fausse peu profonde, dans un bois derrière une école primaire, en 2006. L’informateur du gouvernement témoignera par la suite, que les Associés de Paul DeCologero avaient essayé le soir du meurtre, de faire prendre à Aislin Silva une dose importante d’héroïne, lui faisant croire qu’il s’agissait de la cocaïne, en « espérant » que cette dernière succombe d’une overdose. Mais Aislin Silva résista et les Associés de Paul DeCologero seront obligés de l’étrangler par la suite. Cet acte criminel odieux rattrapa Paul DeCologero en 2006 qui fut inculpé de racket, trafic de drogue, falsification de témoins et de meurtre. Après un procès qui aura duré près d’un mois, Paul DeCologero sera reconnu coupable et condamné à près de vingt cinq ans de prison. Incarcéré au pénitencier fédéral d'Hazelton, il est libérable en Août 2026.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GENOVESE CONDAMNÉ À VINGT CINQ ANS DE PRISON POUR TENTATIVE DE MEURTRE

20 Août 2018, 07:59am

Publié par Xav

Salvatore Delligatti
Salvatore Delligatti

Être un Associé de la Cosa Nostra permet une certaine indépendance par rapport aux membres intronisés, qui doivent de manière régulière, reverser un pourcentage de leur activité à leur supérieur. Un Associé reste libre de ses propres décisions, mais malgré ces « avantages », certaines règles sont à respectées sous peine de sanctions infligées par le Soldat de la famille. Joseph Bonelli est un Associé de la famille Genovese. Trafiquant de drogue notoire et connu pour son tempérament sulfureux, ce dernier avait enchainé en 2006, une multitude d'actions qui le mèneront à avoir un contrat sur sa tête. Un soir, dans un bar de Whitestone, dans le Queens, un quartier géré par son supérieur, le Soldat Robert « The Old Man » DeBello, Joseph Bonelli, avait poignardé un ouvrier dans le bâtiment, un individu qui n’avait aucun lien avec le crime organisé. Quelques jours plus tard, Joseph Bonelli frappa à la batte de baseball, un autre Associé de Robert DeBello, Ryan Ellis, pour un simple différend sur un pari sportif. Pour le Soldat de la famille Genovese, cela était l'attaque de trop, Joseph Bonelli n'en faisait qu'à sa tête et la seule solution pour Robert DeBello d'éviter que d'autres Associés ne se comportent de la même façon, était de tuer Joseph Bonelli. Robert DeBello confia le contrat à l’un des meilleurs membres de son équipe, un individu qui n'était pas encore intronisé dans la famille Genovese, Salvatore « Fat Sal » Delligatti. Au lieu d’effectuer le contrat lui même, ce dernier le sous-traita à des amis à lui, des membres du gang les « Crips » installés dans le Bronx. Mais avant que le contrat ne puisse être effectué, Joseph Bonelli fut arrêté pour trafic de drogue et condamné à quatre ans de prison. Mais la Cosa Nostra est une organisation criminelle très patiente et elle peut attendre plusieurs années avant de pouvoir rendre la monnaie de sa pièce. En 2012, quand Joseph Bonelli sortit de prison, Salvatore Delligatti demanda l’accord à Robert DeBello de réactiver le contrat contre l’Associé de la famille Genovese, chose que ce dernier accepta. Les jours suivants, Salvatore Delligatti commença à effectuer des repérages, le but était d’assassiner Joseph Bonelli devant son domicile. Par la suite, l’Associé de la famille Genovese contacta de nouveau ses deux complices affiliés aux Crips, leur promettant plusieurs milliers de dollars à la clé quand le contrat sera effectué. La première tentative fut annulée, car les deux membres du gang avaient oublié de prendre une arme. La deuxième tentative fut elle aussi annulée, car Salvatore Delligatti était indisponible ce jour là, se trouvant avec sa petite amie. Pour la troisième tentative, tout était prêt. Salvatore Delligatti avait fourni les armes à ses deux complices et même un véhicule. Mais Joseph Bonelli devait être né sous une une bonne étoile. Quelques années auparavant, l’incarcération lui avait une première fois « sauvé la vie ». Quelques mois après sa sortie de prison, l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent Basciano, avait ordonné le meurtre de Joseph Bonelli, après que ce dernier ait collecté près de huit mille dollars dans un restaurant sous contrôle de la famille Bonanno. Le contrat sera annulé par la suite. Le jour ou le contrat devait être effectué, une voiture de police du comté de Nassau, qui patrouillait devant le domicile de Joseph Bonelli, remarqua un véhicule suspect. A l’intérieur du véhicule, les deux membres des Crips furent appréhendés, des armes avec des balles à pointes creuses furent confisquées. Curieusement, il fallut attendre près de deux années pour que les autorités fédérales puissent inculper Robert DeBello et Salvatore Delligatti de tentative de meurtre, mais aussi d’une multitude de charges fédérales, dont le racket, le prêt usuraire ou encore l’extorsion. En attendant leur procès, les deux mafieux, qui auront des procès séparés, étaient incarcérés au Métropolitan Center de New-York. De sa cellule, Robert DeBello fulminait. En effet, le Soldat de la famille Genovese est un personnage discret, qui avait même refusé avant son arrestation, une promotion de la part de l’ancien Acting Boss, Peter « Petey Red » DiChiara, qui lui avait proposé de devenir un Capitaine, pour reprendre son équipe basée à Manhattan. Le premier à passer dans un tribunal fédéral fut Salvatore Delligatti et son procès fut assez expéditif. En Mars dernier, l’Associé de la famille Genovese fut reconnu coupable de tentative de meurtre et de racket. La semaine dernière, Salvatore Delligatti se retrouva de nouveau dans le même tribunal mais cette fois-ci pour recevoir son verdict. Son avocat essaya une dernière fois de convaincre le juge que la tentative meurtre contre Joseph Bonelli n'était pas « professionnelle», mais purement « personnelle » et que désormais, comme Michael Corleone dans le Parrain, son client voulait se détourner de cette vie. Autre élément fourni au juge par l'avocat de la défense, fut une lettre écrite par le directeur adjoint du Métropolitan Center de New-York, lieu ou Salvatore Delligatti est incarcéré depuis près de trois ans, ou ce dernier emploie des mots élogieux, pour parler du comportement exemplaire de Salvatore Delligatti depuis son incarcération. Les procureurs fédéraux avaient demandé au juge de condamner l'Associé de la famille Genovese à peine de trente quatre années dernière les barreaux, au final, Salvatore Delligatti sera condamné à vingt cinq ans dans un pénitencier fédéral.

 

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UN MEMBRE DE LA HIÉRARCHIE DE LA FAMILLE GENOVESE IDENTIFIÉ ?

3 Août 2018, 17:00pm

Publié par Xav

Daniel Leo
Daniel Leo

Un enregistrement dévoilé récemment par les procureurs fédéraux, a permis d’identifier Daniel « Danny The Lion » Leo, comme faisant partie de la hiérarchie de la famille Genovese. Cette organisation criminelle a toujours été très cloisonnée, ne laissant filtrer aucune voire très peu d’informations à son sujet. Depuis la libération de Liborio « Barney » Bellomo d’une prison fédérale en Décembre 2008, après douze années d’incarcération, le mafieux de la famille Genovese a toujours été le candidat le plus susceptible de devenir le nouveau Parrain, après le décès de Vincent « The Chin » Gigante en 2005. A chaque opération orchestrée par gouvernement fédéral sur la famille Genovese, Liborio Bellomo est toujours placé en haut de l’organigramme, même si à ce jour aucune preuve tangible ne permet de confirmer les « intuitions » des agents fédéraux. La seule certitude, fut la présence de Peter « Petey Red » DiChiara, un proche de Liborio Bellomo, en tant qu’Acting Boss, un poste qu’il occupa pendant près de huit ans, jusqu'à son décès en Mars dernier. Avec l’opération East Coast, les agents fédéraux ont réussi par l’intermédiaire d’un Associé de la famille Genovese dénommé John Rubeo, de pouvoir enregistrer les agissements, mais aussi les confidences de certains mafieux sur la tenue actuelle, de celle qu’on considère comme la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis. Dans l’un de ces enregistrements, John Rubeo, est en train de parler avec un Capitaine, Eugene « The Rooster » Onofrio, récemment condamné à deux ans et demi de prison pour prêt usuraire et trafic de cigarettes. Gangster de la vielle école, Eugene Onofrio gérerait pour le compte de la famille Genovese, le quartier de Little Italy à Manhattan et superviserait par la même occasion les activités criminelles d’une équipe basée à Springfield dans l’État du Connecticut. Eugene Onofrio se plaint. Il se lamente qu’à son âge, il doit gérer autant de choses, autant de personnes et espère que les « livres » actuellement fermés dans la famille Genovese, puissent ouvrir de nouveau, afin d’intégrer de nouveau membres. John Rubeo se référa alors à Daniel Leo, comme l’un des responsables de la famille Genovese, demandant si c’était lui qui refusait

Ralph Santaniello
Ralph Santaniello

d’introniser des nouveaux membres, Eugene Onofrio acquiesça : « Il ne veut pas le faire » déclara t’il. L’équipe de Springfield, même travaillant sous l’étendard de la famille Genovese a toujours été à peu près indépendante. Un Capitaine était nommé directement dans cet État et devait rendre des comptes à la hiérarchie mafieuse à New-York. Mais en 2012, Adolfo « Big Al » Bruno, qui gérait l’équipe de Springfield fut assassiné sur ordre de Arthur « Little Al » Nigro, ancien Acting Boss de la famille Genovese, désormais incarcéré à perpétuité. Depuis ce meurtre crapuleux, l’équipe de Springfield est gérée directement depuis New-York, avec l’aide d’un Acting Capitaine dénommé, Albert Calvanese présent sur place. John Rubeo demanda à Eugene Onofrio s’il pouvait aider les membres de Springfield, le but étant de se faire remarquer pour essayer par la suite d’être intronisé dans la Cosa Nostra. Réponse catégorique du Capitaine de la famille Genovese : « Non j’ai déjà assez de gars. (Parlant de Ralphie Santaniello, un membre de l’équipe de Springfield). Je connais bien ce gars. Je sais qu’il a des couilles, qu’il a du cœur, son nom est déjà sur la liste (pour être initié). Quand la famille ouvre les livres, je donne son nom tout de suite. Je ne peux pas continuer à voyager de New-York à Springfield tout le temps ». Les agences gouvernementales ont pensé, à tord, que Ralph Santaniello était déjà un Soldat de la famille Genovese. Inculpé lui aussi dans l’affaire East Coast, il a décidé de plaider coupable et fut condamné à une peine de trois années de prison, qu’il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Schuylkill dans l’État de Pennsylvanie, la même prison qu’Arthur Nigro. Quant-à Eugne Onofrio, il commencera à purger sa peine de prison en Septembre prochain.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE IMPLIQUÉ DANS L'OPÉRATION EAST COAST CONDAMNÉ

21 Juillet 2018, 16:26pm

Publié par Xav

Eugene Onofrio
Eugene Onofrio

A la fin de l’opération East Coast, la majorité des membres inculpés avaient décidé de plaider coupable, seul deux mafieux, Joseph Merlino, Parrain de la famille de Philadelphie et Eugene « Rooster » Onofrio, un Capitaine de la famille Genovese, voulaient tenter leur chance dans un procès fédéral. Le Parrain de la famille de Philadelphie fut déjà jugé, mais après plusieurs semaines d’audience, les jurés n’auront jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict et Joseph Merlino sortira libre du tribunal. Mais peu après, un accord de plaidoyer fut trouvé entre les avocats de Joseph Merlino et les procureurs fédéraux. Cet accord prévoit que le Parrain de la famille de Philadelphie devra plaider coupable d’ un seul acte d’accusation, lié aux jeux, un délit mineur et purger une peine maximale de seize mois derrière les barreaux. Mais même si l’accord en question reste très avantageux, seul le juge fédéral en charge de cette affaire, pourra, s’il le souhaite, suivre les recommandations des procureurs fédéraux, ou voire même décider d’augmenter la peine de prison. Verdict attendu en Septembre prochain. Le cas d’Eugene Onofrio est quelque peu différent. Inculpé avec un autre Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello, il avait attendu seulement quelques semaines avant son procès pour accepter un accord de plaidoyer de la part des procureurs fédéraux. Pasquale Parrello, qui avait décidé de plaider coupable quant-à lui au début de l’affaire, sera finalement condamné à près de sept ans derrière les barreaux. La stratégie d’Eugene Onofrio et de ses avocats étaient simple. Ils savaient que les preuves détenues par la justice Américaine pour faire condamner la plupart des accusés de l’opération East Coast étaient minces et très fragiles et que tout se reposait sur le témoignage, très peu crédible, d’un Associé de la famille Genovese  John Rubeo. En effet, au fil de l’enquête, il fut confirmé que ce dernier, qui collaborait avec les autorités, continuait ses activités criminelles avec l’aide d’agents fédéraux désormais suspendus. Pire encore, alors que John Rubeo était entré dans le programme de protection des témoins, John Rubeo avaitt continué ses trafics et fut même inculpé de violence conjugale, ce qui décida les procureurs fédéraux de l’incarcérer en attendant les futurs procès. Au final, Eugene Onofrio décidera de plaider coupable de prêt usuraire et de trafic de cigarettes. Le Capitaine de la famille Genovese avait été enregistré à plusieurs reprises en train de parler de trafics divers et variés. Sur l’une des pistes audio, Eugene Onofrio était assez remonté contre un individu qui lui devait près de trente mille dollars : « Qu’est-ce que je dois faire avec lui ? » demanda Eugene Onofrio à l’un de ses Associés : « Est-ce que je dois lui arracher les yeux ? ». Mais pour l’avocat de la défense, son client n’est rien « qu’un vieil homme, qui vie essentiellement grâce aux aides sociales ». Pour essayez de convaincre le juge fédéral Richard Sullivan, connu pour sa sévérité envers les membres de la Cosa Nostra, l’avocat de la défense essaya de nouveau d’argumenter : « C’était comme s’il vivait dans une époque lointaine ou la famille Genovese existait ». Mais le juge fédéral, loin d’être bouleversé par les déclarations faites par l’avocat de la défense, rétorqua qu'Eugene Onofrio avait été identifié depuis longtemps comme un Capitaine de la famille Genovese. Il a également notifié que les antécédents criminels, de celui qu’on surnomme dans les rues de New-York de « Rooster », datés des années 1970, avec plusieurs condamnations à différentes peines de prison, comme pour un homicide classé comme involontaire, alors que l’individu avait été criblé de cinq balles dans le corps et écrasé par la suite par un véhicule, mais aussi pour trafic de drogue : « Vous savez, ce n’est pas comme Al Pacino dans le Parrain 3, qui répète : « Just when I thought that I was out, they pull me back in » rétorqua le juge fédéral. Eugene Onofrio, qui était présent pour recevoir son verdict, n’a pas dit grand chose, évitant de s’excuser pour les délits dont il fut condamné, il a simplement déclaré au juge : « Vous ne me reverrez plus ». Eugene Onofrio est sorti du tribunal, certes en homme libre, mais avec l'obligation de purger par la suite une peine de deux années de prison dans un pénitencier fédéral. Son avocat essayera sans nul doute de demande un aménagement de peine, sachant que son client avait déjà purgé quelques mois de prison, lors de son inculpation, au Métropolitan Center de New-York.

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LA COSA NOSTRA TOUJOURS PRÉSENTE DANS LES DOCKS DE NEW-YORK ET DU NEW-JERSEY - PARTIE 2

11 Juillet 2018, 16:30pm

Publié par Xav

Pasquale « Patty » Falcetti Sr
Pasquale « Patty » Falcetti Sr

Récemment, le Waterfront Commission Of New-York Harbor, a eu dans le collimateur un autre membre du ILA (International Longshoremen Association), Frank Ferrara qui aurait détourné près de 355 000 dollars pour le compte de qui ?, pour la famille Genovese. Pourtant l’ILA se défend que le crime organisé ne représente plus une menace pour les quais de New-York et du New-Jersey et parle même d'harcèlement de la part des autorités : « Aujourd’hui, les quais reposent sur des artisans et des dockers hautement qualifiés. Nous voulons simplement travailler, mais les polices de New-York et du New-Jersey inventent des délits fantaisistes, déclarant qu’on offre des emplois No-Show et par la même occasion traitent les travailleurs honnêtes comme des criminels » déclara l’un de leur porte-parole. Depuis des années, l’ILA demande à l’État du New-Jersey de faire supprimer le Waterfront Commission, arguant que cette commission entravait la négociation entre les différents syndicats du front de mer, mais un juge de Newark empêcha toute manœuvre de la part de cet État, stipulant qu’il était dans « l’intérêt public que la commission puisse poursuivre son travail d’enquête et de réglementation ». On retourne sur Frank Ferrara. Il s’avéra très rapidement que cet individu avait des liens très étroits avec un Capitaine de la famille Genovese Pasquale « Patty » Falcetti Sr, qui a déjà été accusé d’avoir extorqué les frais de pensions de plusieurs dockers avec l’aide de Andrew Gigante arrêté en Janvier dernier. Identifiés comme des membres de la Cosa Nostra, les membres de l’ILA ont pourtant eu l'interdiction de s’associer avec ce genre d’individus, mais Frank Ferrara entretenait une amitié depuis des années avec Andrew Gigante. Mais les preuves contre le docker étaient trop importantes, les agents du FBI avaient même réussi à intercepter plusieurs appels entre Frank Ferrara et Pasquale Falcetti Sr.  Pour défendre son client, l'avocat de Frank Ferrara à écrit au Waterfront Commission Of New-York Harbor, déclarant que son client n’avait jamais été accusé de commettre des actes répréhensibles depuis le début de sa carrière : « En près de quarante ans, Frank Ferrara n’a jamais détourné la moindre cargaison ». L’ancien chef de la criminalité dans le New-Jersey approuve totalement le travail effectué par la commission, justifiant que la plupart des extorsions orchestrées sur les docks de New-York et du New-Jersey étaient dûs à des associations mafieuses soigneusement bien placées. Pour ce denier le grand public ne prend pas conscience du problème car « il n’y a pas de corps dans les rues », donc aucun article dans les journaux. Pour le grand public, l’image de la Cosa Nostra restant insatiablement collée avec le meurtre, or cette organisation criminelle n'utilise pas le meurtre pour extorquer et racketter les docks par son influence envers les syndicats. Pour justifier ses propos, il se basa sur la dernière enquête effectuée par la Waterfront Commission, qui stipule qu’au moins quinze membres de la Cosa Nostra, venant de sept familles différentes étaient impliqués au jour le jour sur ces extorsions, sans compter toutes les connexions annexes : « Sur les docks, vous ne pouvez pas effectuer le moindre mouvement sans que le fils, la fille, le gendre, le neveu, le cousin ou le filleul d’un membre intronisé de la Cosa Nostra ne soit au courant de ce que vous faites » déclara t’il.

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LA COSA NOSTRA TOUJOURS PRÉSENTE DANS LES DOCKS DE NEW-YORK ET DU NEW-JERSEY - PARTIE 1

8 Juillet 2018, 07:04am

Publié par Xav

Les Docks du New-Jersey
Les Docks du New-Jersey

Le Huck Finn sur Morris Avenue est un restaurant typique du New-Jersey, ou les habituelles omelettes et hamburgers partagent les salades à la grecque, les sandwichs au thon et bien sûr, le fameux meatlof. Mais ce restaurant avait aussi fait l’affiche en Octobre 2005, non pas pour sa très bonne cuisine, mais pour une découverte macabre. En effet à cette époque, une voiture de marque Acura, était stationnée depuis plusieurs semaines sur le parking du restaurant, sans avoir éveillé le moindre soupçon de la part des clients et des propriétaires. Mais au bout d’un moment, une odeur nauséabonde se dégagea du véhicule, la police qui arriva sur les lieux, découvrit alors le corps en décomposition d’un homme, celui de Lawrence Ricci, un Capitaine de la famille Genovese. Ce dernier était un habitué des lieux. Connu des autorités depuis des années, il contrôlait pour cette famille mafieuse, une partie des docks du New-Jersey. Membre influent et respecté, il utilisait, d’après les autorités fédérales, la section locale International Longshoremen Association pour perpétrer ses crimes. Ce syndicat est l’un des principaux représentant des dockers sur la côte Est des Etats-Unis et Lawrence Ricci profitait de son influence envers certains syndicalistes, pour détourner des centaines de milliers de dollars par mois pour le compte de

Lawrence Ricci
Lawrence Ricci

la famille Genovese. Mais en Février 2005, une enquête de plusieurs mois, permit aux procureurs fédéraux d’inculper Lawrence Ricci, qui se retrouva alors accusé de fraude et d’extorsion. Très rapidement, et comme cela arrive souvent dans les affaires liées à des membres de la Cosa Nostra, les procureurs fédéraux proposèrent des accords de plaidoyer aux différents accusés, une offre que Lawrence Ricci rejeta en bloc. Ce refus de vouloir plaider coupable, énerva profondément la hiérarchie de la famille Genovese, qui lui avait pourtant demandé expressément d’accepter cette offre avec les procureurs fédéraux, afin d’éviter d’incriminer par la suite d’autres mafieux. Suite à ce refus, le procès de Lawrence Ricci et de deux de ses Associés devaient se dérouler en Octobre 2015, mais ce dernier ne se présenta pas le jour de l'ouverture de son procès, il avait disparu depuis quelques jours sans laisser de trace. Le juge fédéral décidera d’émettre un mandat d’arrêt contre le Capitaine Genovese, sans savoir que Lawrence Ricci se trouvait dans le coffre d’une petite voiture Japonaise, une balle dans le crâne. Au final, les deux Associés impliqués avec Lawrence Ricci seront acquittés et personne ne sera inculpé de l’assassinat du Capitaine de la famille Genovese. Mais ce meurtre avait confirmé une nouvelle fois l’omniprésence de la Cosa Nostra dans cet État, surtout dans le port du New-Jersey. Plus d’une décennie après l’assassinat de Lawrence Ricci, rien n’a changé et le gouvernement fédéral est formel, la Cosa Nostra est encore bien présente dans les docks de New-York et du New-Jersey Depuis Janvier 2017, près de dix dockers ont été licenciés par le Waterfront Commission Of New-York Harbor, l’agence de réglementation. Dernièrement encore, un docker du New-Jersey, qui supervisait l’entretien des conteneurs frigorifiques a été licencié pour ses liens

Stephen DePiro
Stephen DePiro

présumés avec un autre Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patty » Falcetti Sr : « Les ports ont toujours été un cadre idéal pour le crime organisé et l’a toujours été. Il y a tellement d’argent impliqué dans ce domaine, que cela attire forcément toutes les convoitises » déclara un ancien agent fédéral. Après le meurtre de Lawrence Ricci, la direction de la famille Genovese le remplaça rapidement par Stephen « Beach » DePiro. Au regard de son casier judiciaire, aucun crime violent n’est à signalé, mais son influence sur les docks du New-Jersey est très importante et les agences fédérales en étaient bien conscientes, il fallait donc frapper au plus vite. En 2011, le Soldat de la famille Genovese a été accusé d’avoir utilisé l’intimidation et la violence pour contrôler une partie des docks du New-Jersey. De plus, le gouvernement fédéral stipula que Stephen DePiro recevait chaque année les « primes de Noël » que les dockers reversaient aux membres de la Cosa Notra pendant les fêtes. Stepfen DePiro ne fit pas la la même erreur que son prédécesseur, Lawrence Ricci et décidera de plaider coupable et sera condamné à près de trois ans et demi derrière les barreaux. Mais cette condamnation ne changea pas grand chose : « Vous espérez toujours que chaque condamnation apportera une amélioration, mais des personnes du calibre de Stephen DePiro ne partent pas aussi facilement » déclara ce même agent fédéral. Pour l’International Longshoremen Association, la Cosa Nostra n’a plus d’influence sur les docks de la côte Est, sauf que l’agence de règlementation continue d’intenter des poursuites contre des membres de ce syndicat. Et alors que la famille Genovese aurait encore une influence certaine sur ce syndicat, il s’est révélé récemment que certains dockers avaient des liens avec une autre famille, les Colombo.

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APRÈS PLUSIEURS INCULPATIONS UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE PEUT ÉVITER LA PRISON

26 Mai 2018, 07:22am

Publié par Xav

Salvatore DeMeo
Salvatore DeMeo

En Décembre 2016, l’opération Shark Bait était lancée contre la famille Genovese. Cette famille de la Cosa Nostra, considérée comme la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis venait d'être touchée par le FBI, qui avait rassemblé pendant des années assez de preuves pour inculper plusieurs membres, dont le Soldat Salvatore DeMeo, de jeux illégaux, de prêt usuraire ou encore, trafic de cigarettes. Selon les procureurs fédéraux, Salvatore DeMeo avec l’aide de son équipe d'Associés dévoués à leur chef, engendrait plusieurs millions de dollars par an, dont une partie été reversée directement à la direction de la famille. Mais très rapidement, face aux preuves accumulées et au vu de son âge avancé, le Soldat de la famille Genovese négocia un accord de plaidoyer avec le gouvernement fédéral. Le deal était simple. Devant un tribunal fédéral à New-York, Salvatore DeMeo devait avouer de vive voix ses crimes et les procureurs fédéraux proposeront alors au juge, qui sera le seul à décider de suivre ou non les réquisitions, une détention à domicile, assorti de cinq années de probation. Cette semaine, devant la cour fédérale, Salvatore DeMeo avoua de ne pas avoir payé près de 367 000 dollars qu’il devait aux impôts. Une somme qu'il aurait dû reversé après avoir vendu deux propriétés, qu’il avait obtenu suite au décès de son père au début des années 1990. Le gangster âgé de soixante dix huit ans, commença à se justifier fébrilement devant le juge fédéral : « J’ai tenté de me soustraire aux impôts. Je savais que je devais les payer, mais je n’ai jamais effectué de paiement. Pour essayer d’éviter la justice, j’ai éviter de déposer les chèques sur mon propre compte, mais sur des comptes bancaires qui étaient difficilement traçables ». Les procureurs fédéraux ont confirmé que l’argent avait été encaissé sur le compte détenu par une entreprise de plomberie appartenant à Salvatore DeMeo. Pour l’avocat de la défense, l’enjeu est simple, éviter la prison à tout prix : « Nous espérons qu’il ne sera pas incarcéré, pour qu’il puisse profiter de ses dernières années de sa vie ». En effet, seul le juge fédéral peut décider de suivre ou non les réquisitoires des procureurs et une peine de deux années et demi dans un pénitencier fédéral peut très bien être envisageable pour ce genre de délits, surtout si le juge fédéral est dans un « mauvais jour ». En plus de sa condamnation, Salvatore DeMeo devra rembourser au centime près les sommes dues. Le verdict est attendu en Octobre prochain. En attendant, Salvatore DeMeo est en résidence surveillée avec l’interdiction de côtoyer de près ou de loin des membres de la Cosa Nostra.

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LE FILS DU ODDFATHER LIBÉRÉ SOUS CAUTION

22 Avril 2018, 09:56am

Publié par Xav

Vincent Esposito et son père Vincent Gigante
Vincent Esposito et son père Vincent Gigante

En Janvier dernier, les services du FBI chargées de la surveillance des familles de la Cosa Nostra, ont fêté la nouvelle année, en lançant une opération contre la famille Genovese. Au final, plusieurs membres et Associés, dont le fils de Vincent « The Chin » Gigante, Vincent Esposito, ont été arrêtés et inculpés d’extorsion et de fraude. Le rôle de ce dernier dans l’organigramme de la famille Geneovese n’a jamais été clair. Pour certains, Vincent Esposito était un personnage incontournable, proche de la direction et de Liborio « Barney » Bellomo, le Boss Actuel, il prendrait part à des décisions importantes et veillerait à la stratégie mafieuse dans les rues de New-York. Pour d’autres, Vincent Esposito, n’est célèbre que par le fait d’être le fils d’un emblématique Parrain de la Cosa Nostra, connu pour s'être promené en peignoir de bain pour feindre une maladie mentale. Mais la perquisition menée par les agents du FBI le jour de son arrestation ont donné des éléments de réponse à certaines interrogations. Vincent Esposito est bien un membre intronisé de la famille Genovese, de plus, les agents fédéraux ont pu saisir près d’un million de dollar en liquide, éparpillé dans différentes caches de la maison et pour terminer, au sous-sol, une liste à jour, des membres actuels de la famille Genovese. Face à autant de preuves d’une appartenance à une organisation criminelle, le juge fédéral décida lors de la première comparution de Vincent Esposito dans son tribunal, de l’incarcérer sans caution possible, au Métropolitan Center de New-York. Cette semaine, nouvelle comparution dans un tribunal fédéral et même si Vincent Esposito plaide de nouveau non-coupable, le juge en charge de ce dossier, accepta de le libérer sous caution, mais à plusieurs conditions. La première bien entendu, est l’interdiction pour ce dernier de côtoyer les membres de la Cosa Nostra. La deuxième est l’obligation de payer sous caution près de 9,8 millions de dollars soutenu par une hypothèque de la maison de sa propre mère située dans l’Upper East Side dans l’arrondissement de Manhattan. La dernière condition est l’embauche au frais de Vincent Esposito, d’un agent de surveillance armé, recruté, afin d’empêcher toute sorties non autorisées du membre de la famille Genovese, qui sera détenu à domicile. De plus, le juge a exigé que la maison de la mère de Vincent Espositio soit équipée de caméras de surveillance pour permettre aux agents fédéraux de pouvoir visionner à tout moment, les moindres fais et gestes du mafieux, un coût estimé à près de cinq cent milles dollars. Selon son avocat, Vincent Espositio était « ravi » d’être de nouveau en liberté, surtout après avoir passé trois mois dans des conditions difficiles au Métropolitan Center, mais il « va se battre » jusqu’au bout pour ne « payer de sa poche » les frais exigés par la justice Américaine.

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