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LES FAMILLES DE LA COSA NOSTRA Â L'ARRÊT PENDANT L'ÉPIDÉMIE DE CORONAVIRUS ?

11 Avril 2020, 16:31pm

Publié par Xav

La crise du coranavirus a réussi là ou des personnalités comme Robert Kennedy et Rudolph Giulani ont échoué, en gelant les activités des familles de la Cosa Nostra. Premier exemple, les jeux d’argent, qui en réalité, est une vraie fontaine d’argent pour les mafieux de la Cosa Nostra. A New-York, les gens sont accros aux jeux et jouent sur tout et n’importe quoi, dans n’importe quels domaines, mais avec l’épidémie du coronavirus les sports majeurs, comme la NBA, la MLB, la LNH ou encore la MLS sont à l’arrêts et les trafics des mafieux par la même occasion. Il y a quelques années encore, cette situation aurait pu poser un problème pour les familles de la Cosa Nostra. Désormais et avec l’amplification d’internet, les mafieux se sont adoptés aux nouvelles technologies et peuvent toujours proposer des paris venant d’autres pays du monde, les joueurs peuvent alors jouer sur des matchs de cricket Africain ou encore du football en Australie, tout est bon à prendre pour se faire de l’argent même les paris les plus improbables. La restauration, avec les bars et les clubs de striptease, est l’une des spécialités des familles de la Cosa Nostra. Les restaurants permettent aux mafieux de blanchir leur argent et servent aussi de façade auprès du gouvernement fédéral. Dans l’un de mes articles, j’expliquais que la plupart des membres de la Cosa Nostra gèrent ou ont des parts dans des restaurants aux quatre coins de New-York, mais depuis trois semaines, le gouverneur de l’État de New-York, Andrew Cuomo, a décrété leur fermeture, laissant seulement l’ouverture aux commerces dit « de nécessité ». Alors certes, certains lieux de restauration continuent à effectuer des livraisons ou des ventes à emporter, mais les bénéfices engendrés par ce buisness est en constante baisse, laissant même supposé la fermeture de plusieurs restaurants à la fin du confinement. A New-York, on a coutume de dire que le ciment est considéré comme « l’or Italien ». Encore aujourd’hui, les mafieux de la Cosa Nostra négocient encore avec différents syndicats liés à la construction, dans un but de gagner de l’argent sur chaque bâtiment construit, mais aussi de récupérer des emplois « no-show ». Avec l’épidémie du coronavirus, la plupart des entreprises sont arrêts, les chantiers aussi, mais les familles de la Cosa Nostra profitent encore des succursales, toujours actives, comme le camionnage et les ports de New-York encore contrôlés en parties par les familles mafieuses. Il faut noter aussi que des entreprises qui sont fermées, génèrent moins d’ordure, l’un des rackets historiques de la Cosa Nostra. Alors comment les familles de la Cosa Nostra vont essayer de faire du buisiness pendant ce confinement ? il est fort probable que les membres de la Cosa Nostra  s’appuient de plus en plus sur le trafic de drogue. Car malgré les mesures de confinement, la plupart des agents fédéraux sont toujours affectés à la surveillance des familles mafieuses et des récents enregistrements, opérés grâce à des informateurs, présagent que le trafic de drogue va prendre une ampleur considérable pendant cette période. Le trafic de drogue est généralement interdit dans les familles de la Cosa Nostra, même si la plupart des Parrain ferment les yeux au vu des bénéfices engendrés. 

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EN PLEINE PÉRIODE DE CORONAVIRUS UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE DEMANDE UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE

20 Mars 2020, 14:36pm

Publié par Xav

John Tortora
John Tortora

Inculpé de jeux illégaux, mais aussi pour le meurtre d’un Associé en 1997, le Soldat de la famille Genovese John « Johnny T » Tortora est actuellement incarcéré sans caution possible au Métropolitan Center de New-York. L’emprisonnement ne dérange pas forcément John Tortora, qui par le passé a passé quelques années derrière les barreaux, mais une chose chagrine au plus haut point le Soldat de la famille Genovese, la vétusté du Métropolitan Center, surtout en pleine période Coronavirus. Désormais âgé de soixante et un ans, John Tortora a une peur bleue d’être contaminé par ce virus, en pleine période d’expansion aux Etats-Unis, qui compte désormais plus de quatre mille personnes infectés. Par le biais de ses avocats, John Tortora sollicita alors un juge fédéral de la cour fédéral de Manhattan, afin qu’il examine et fixe une nouvelle audience de libération sous caution. Pour ses avocats, il est évident que John Tortora, en cette période, ne peut continuer à être incarcéré. Souffrant de diverses maladies, dont le diabète, l’asthme et de problèmes cardiaque, John Tortora en fait une personne à risque s’il était atteint du COVID-19 et pour ses raisons, ce dernier demande un confinement à domicile avant de recevoir son verdict en Juin prochain. Car se sentant menacer pour un procès pour meurtre, qui pourrait lui être défavorable au vue de son pédigrée criminel, John Tortora accepta un accord de plaidoyer, qui prévoit une peine maximale de sept années de prison pour jeux illégaux et obstruction. Cet accord, signé entre John Tortora et les procureurs fédéraux, ne parle en aucun cas du meurtre de Richard Ortiz, dont le gouvernement fédéral cible le Soldat de la famille Genovese comme le principal suspect, mais depuis son arrestation en 2018, les choses ont évolué. En effet, l’enquête se révéla difficile et malgré une arrestation en grande pompe, les procureurs fédéraux ne sont plus optimistes sur une éventuelle condamnation. Manque de preuve ? ou des témoins défaillants ? nous ne savons pas exactement ce qui pousse le gouvernement fédéral à s’écarter de cette inculpation, sans pour autant annuler toutes les charges, John Tortora est toujours susceptible d’être confronté à un procès pour meurtre, même si celui-ci clame son innocence depuis son arrestation. Mais dans l’immédiat et pour les avocats de John Tortora, la santé de leur client est en jeu. Face à cette pression, la direction du Métropolitan Center confina John Tortora à l’isolement, afin de lui apporter les soins les plus appropriés, mais aussi pour éviter le moindre contact avec les autres détenus, mais pour les avocats de la défense cela n’est pas suffisant. Jugeant sur le fait, que des rapports médicaux stipulent que les « adultes de plus de soixante ans et les personnes souffrant de maladies chroniques » ont un « risque plus élevé » de mourir si ils contractaient le virus, les avocats jugent qu’une détention à domicile permettrait à leur client de pouvoir se mettre en quarantaine et si nécessaire, avoir accès à des soins médicaux plus appropriés. Pour les procureurs, une libération anticipée au vue du contexte actuel de John Tortora, ne devrait pas poser de problème, tout en stipulant que ce dernier devra se soumettre à des conditions très strictes sur sa liberté surveillée, dont une surveillance électronique et une caution estimée à près de deux millions de dollars.

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CARMINE POLITO ACTING CAPO DANS LA FAMILLE GENOVESE ?

19 Janvier 2020, 11:56am

Publié par Xav

Carmine Polito
Carmine Polito

Lors de sa longue collaboration avec les autorités fédérales, Michael « Cookie » D’Urso a toujours mis en cause Carmine Polito comme le tueur présumé de son cousin, Sabatino « Tino » Lombardi, mais aussi comme un joueur dégénéré, toujours en manque d’argent, prêt à tout pour essayer de recouvrir ses dettes. A cette époque, plusieurs membres de la famille Genovese, dont des Capitaines influents, comme Salvatore Aparo, Rosario « Ross » Gangi ou encore Joseph Zito souhaitaient que Carmine Polito se fasse convoquer pour une simple partie de cartes, avant de l’assassiner, mais la direction en avait décidé autrement. Car malgré son statut d’Associé, Carmine Polito connaissait du monde et entretenait de très bonnes relations avec Liborio « Barney » Bellomo, une étoile montante de la famille Genovese et actuel Parrain. Selon Salvatore Aparo, Capitaine de Michael D’Urso, il y aurait eu près de deux tentatives pour assassiner Carmine Polito, mais la direction de la famille était restée souder derrière l’Associé. Toujours selon Salvatore Aparo, c’est un puissant Capitaine de la famille Genovese, un proche de Liborio Bellomo, Alphonse « Allie Shades » Mangone opérant depuis Brooklyn, qui aurait convaincu l’actuel Parrain d’épargner Carmine Polito. Aujourd’hui les choses ont changé et malgré le témoignage de Michael D’Urso qui avait fait condamner en 1994 Carmine Polito à une lourde peine de prison, son verdict fut annulé par la suite en appel, près de dix années plus tard, la faute à un vice de procédure. A sa sortie de prison, Carmine Polito retrouva alors les rues de New-York et la famille Genovese, mais en 2004, son protégé, Liborio Bellomo était incarcéré pour des accusations de blanchiment d’argent et de racket, Carmine Polito végéta alors dans l’ombre. En 2008, avec la sortie de prison de Liborio Bellomo, Carmine Polito repris de l’incidence dans la famille Genovese, une

John Brescio
John Brescio

influence qui le portera quelques années plus tard à une intronisation dans l’une des organisations criminelles les plus influentes aux Etats-Unis. Depuis sa libération, Liborio Bellomo a adopté une position très discrète, naviguant sous le radar du FBI, il est considéré comme « un homme invisible » selon un agent fédéral : « Personne ne le voit jamais. Personne ne dit : J’ai vu Barney ici ou je l’ai vu l’autre jour quelque part, mais en tout cas tout le monde dit qu’il est bien le Patron ». Aujourd’hui la vie de Carmine Polito a radicalement changé. Fini les problèmes d’argent et les menaces venant de divers bookmakers ou d’usuriers, désormais Carmine Polito, grâce à son statut au sein de la famille Genovese, a investi dans l’immobilier et est le propriétaire d’une célèbre pizzeria de Long-Island, la Polito’s Pizzeria. De plus, Carmine Polito qui est âgé de soixante ans, serait, selon le gouvernement fédéral, devenu un Acting Capo, en charge de l’équipe de John « Johnny Hollywood » Brescio, lui aussi propriétaire de la pizzeria emblématique de la Little Italy, Lombardi ‘s. John Brescio est un peu le visage public de la célèbre pizzeria, adorant se faire photographier avec des stars du show-business en train de manger des pizzas venant de la Lombardi’s Pizzeria. Co-propriétaire de cet établissement avec Michael Giammarino, John Brescio  est en plus de son rôle de restaurateur, un individu ayant un casier judiciaire ouvert depuis les années 70, déjà condamné pour fraude et jeux illégaux.

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UN REPENTI DE LA FAMILLE GENOVESE FUSTIGE SES ANCIENS ASSOCIÉS

12 Janvier 2020, 16:45pm

Publié par Xav

Salvatore Aparo
Salvatore Aparo

Un soir de Novembre 1994, à Brooklyn, dans un club social détenu par la famille Genovese, Sabatino « Tino » Lombardi jouait tranquillement aux cartes avec un bookmaker, à qui il devait plusieurs milliers de dollars, mais aussi avec son cousin, Michael « Cookie » D’Urso. Au cours de cette soirée, deux individus rentrèrent dans le club social et ils abattirent froidement Sabatino Lombardi de plusieurs balles dans la tête et laissa Michael D’Urso, touchait lui aussi grièvement, gisait inconscient sur le sol. Gravement blessé, Michael D’Urso s’en sortittout de même miraculeusement et retourna dans l’équipe de son Capitaine, un vieux mafieux de la vieille école, Salvatore « Sammy Meetballs » Aparo. Michael D’Urso respectait les règles en vigueur dans le milieu, mais son désir de vengeance était grandissant et son objectif était désormais, de faire payer le ou les assassins de son cousin. L’un d’entre eux fut identifié très rapidement, c'était comme Michael D'Urso, un Associé de la famille Genovese qui avait fait le coup, il se dénommait Carmine Polito. Rapidement, Michael D’Urso demanda à son Capitaine d’établir un contrat sur sa tête, mais mais malgré l’influence que pouvait avoir Salvatore Aparo dans les Genovese, il ne pouvait décider de lui même de tuer un quelqu’un, il pouvait proposer, mais seul la direction mafieuse avait le dernier mot. Salvatore Aparo, comme plusieurs membres de la famille Genovese, n’avaient pas accepté ce meurtre, qui en plus d’engendrer des tensions entre différentes factions, avait ramené dans les rues de New-York les autorités fédérales. La demande de contrat contre Carmine Polito fut

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

établie mais très vite refusée par Liborio « Barney » Bellomo et Michael « Mikey Diminio » Generoso, respectivement Acting Boss et Underboss de la famille Genovese. Les patrons avaient parlé, il ne restait plus qu’aux Capitaines de s’écraser et de respecter les ordres, mais pour Michael D’Urso, cette décision avait un goût très amer. Quelques temps plus tard, ce dernier se fit arrêter par le FBI dans une affaire de meurtre et l’Associé de la famille Genovese vit en cette arrestation, l’occasion rêvée de pouvoir se venger. Pendant plusieurs années, avec l’aide d’un micro déposé dans sa Rolex, Michael D’Urso enregistra des multitudes de conversations de membres de la Cosa Nostra en train de parler d’extorsion, de racket, de prêt usuraire ou encore de meurtre. Par la suite, ses informations permirent d’arrêtés et de faire condamner près de soixante dix membres de cette organisation criminelle. Au tribunal, d’un ton calme et sérieux, Michael D’Urso raconta minutieusement les différents rackets de la famille Genovese et décrivit son ennemi juré, Carmine Polito, comme un « joueur dégénéré » acculé de dettes, qui avait tué son cousin, pour seul motif de ne pas  rembourser une partie de son argent emprunté. En récompense de sa collaboration et pour avoir risqué sa vie pour le gouvernement fédéral, Michael D’Urso integrera lui et sa famille le programme de protection des témoins, une nouvelle vie, avec une autre identité, dans un nouvel État loin de New-York. Aujourd’hui, Michael D’Urso est toujours dans ce programme de protection et dans une lettre écrite et envoyée à plusieurs médias Américains, il envoya un avertissement aux personnes, qui malgré vingt ans plus tard, ont toujours l’intention de s’en prendre à lui personnellement. Car même éloigné de New-York, Michael D’Urso a eu des informations venant du gouvernement fédéral, précisant que certains membres de la famille Genovese, s’étaient réunis pendant les fêtes de Noël, dans un bar New-Yorkais dans le Upper East Side, le TBar Steak & Lounge, afin de parler de la nouvelle identité de Michael D’Urso et aussi de l’endroit ou il vivrait actuellement  Alors que par 

Frank Serpico
Frank Serpico

le passé, Michael D’Urso aurait sans doute utilisé la violence pour résoudre ce genre de problème, désormais c’est par une lettre, que celui-ci voulu s’expliquer une nouvelle fois avec ses anciens Associés. Se disant « prêt » et « capable » de se défendre lui et sa famille, Michael D’Urso rappela à ses anciens « amis » de la famille Genovese, que des agents fédéraux armés étaient toujours présents à ses côtés pour le défendre : « Alors que j’ai encore un peu de respect pour la vie que j’ai vécue autrefois et pour la vie que certains de mes anciens amis ont choisi encore de vivre, soyez assuré que je ne me laisserai pas faire. Comme vous le savez, j’ai toujours été fidèle, jusqu’à ce que ma vie soit en danger pour la deuxième fois ». Pour Michael D’Urso la raison de sa collaboration sont les menaces verbales de « Farby » (Aka Frank Serpico, un ancien haut dirigeant de la famille Genovese), qui l’aurait poussé au final à collaborer : « De quel droit, un patron peut parler à l’un de ses membres de cette façon ? En tant que gars de la rue, je devais laisser quelqu’un que je ne connaissais pas me maltraiter ? » déclara Michael D’Urso. L’ancien Associé de la famille Genovese déclara par ailleurs, que c’était son Capitaine, Salvatore Aparo, qui était venu vers lui « les larmes aux yeux », pour essayer de le prévenir que Frank Serpico voulait l’assassiner : « Il ne peut n’y avoir de fraternité sans loyauté, mais aucun homme ne peut accepter qu’on lui dise de ne pas demander des représailles, lorsque quelqu’un vous tire dans la tête et tue votre cousin » déclara t’il. Michael D’Urso précisa que son objectif n’était plus de faire la tournée des tribunaux afin de faire condamner des membres de la Cosa Nostra et prévient ses anciens Associés, que sa vie dans le programme de protection des témoins, lui a permis de devenir ceinture noire en Ju-Jitsu Brésilien : « Si vous et vos patrons pensaient que me tuer vaut la peine de risquer de terminer votre vie derrière les barreaux, alors venez me trouver, mais soyez assuré que si ma vie est menacée, je serai en légitime défense et non en infraction. Rappelez vous par ailleurs, qu’il n’y a pas de prescription pour l’assassinat d’un témoin fédéral et vous seriez surpris de découvrir combien d’informateurs confidentiels trainent avec vous ». Pour terminer Mchael D’Urso conseille à ses anciens Associés de se concentrer sur leur « famille » et leur « bien être » afin d’éviter « la prison » tout en concluant « Pour ceux d’entre vous qui ont de l’argent, trouvez des moyens pour le garder et pour ceux d’entre vous qui n’en ont pas, trouvez des moyens d’en gagner, mais sans violence. Les temps ont changé aujourd’hui ».

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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2019

31 Décembre 2019, 08:17am

Publié par Xav

L'année 2019 restera sans nul doute l'année du changement. Cette année, comme la précédente, fut assez mouvementée dans les familles de la Cosa Nostra, qui pour essayer d’échapper aux griffes du gouvernement fédéral ont essayé de ruser, en changeant, pour la plupart, une partie de leur hiérarchie. Mais 2019 restera à jamais marqué comme l’année où Francesco « Franky Boy » Cali, une étoile montante du milieu, soupçonné par les autorités comme le Parrain de la famille Gambino, fut assassiné devant son domicile de Staten-Island. Près de trente quatre ans après le meurtre d’un autre Parrain, Paul « Big Paulie » Castellano devant le Sparks Steack Housede Manhattan, l’assassinat de Francesco Cali raisonna comme un coup de tonnerre dans les rues de New-York, où les autorités craignaient qu’un règlement de compte entre famille était en train de se préparer. Finalement, après seulement quelques jours d’enquête, il se révéla que Francesco Cali avait été assassiné non pas dans une lutte interne dans la famille Gambino, non pas par une embuscade tendue par une autre famille de la Cosa Nostra, mais par un dégénéré, qui entretenait une liaison avec la nièce de Francesco Cali. Une histoire de famille dans la famille. L’année 2019 est bien et restera l’année du changement et malgré plusieurs procès, qui ont terminé pour la plupart du temps, à l’avantage des mafieux de la Cosa Nostra, les Parrains de différentes familles ont décidé de chambouler une bonne partie de leur organigramme, dans un but de déstabiliser le gouvernement fédéral, mais aussi afin d’assurer leur position au sein de la famille. Dans la Cosa Nostra l’argent est le seul mot d’ordre, mais le pouvoir et la tentation de grimper les échelons plus rapidement, font que certains mafieux essayent de profiter de l’incarcération du Boss en exercice pour essayer de changer les règles établies.

 

La famille Genovese :

 

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Michael « Mickey » Ragusa ?
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 200-220
Associés : + 1000

 

Comme à son habitude et fidèle à ses principes, la famille Genovese aura très peu fait parler d’elle cette année. Vincent Esposito, fils de Vincent « The Chin » Gigante, avait plaidé coupable en Avril dernier après une inculpation pour racket. Cet accord de plaidoyer, une nouvelle fois très avantageux pour le mafieux, prévoyait que le gangster, qui n’est pas référencé comme un membre intronisé de la famille Gambino, accepte de rendre au gouvernement fédéral plusieurs millions de dollars, en échange de deux années derrière les barreaux. Après le décès en 2018 de l’Acting Boss, Peter « Petey Red » DiChiara, Liborio Bollomo, le Parrain de la famille Genovese essaya de combler ce manque très rapidement. Selon les autorités fédérales, ce poste qui est très stratégique dans la famille Genovese, car il permet de relayer les messages du Parrain aux membres de sa famille, aurait été confié à Michael « Mickey » Ragusa, un proche de Liborio Bellomo, âgé de cinquante quatre ans. Gangster de la vieille école et ayant une capacité à naviguer sous le radar du FBI, Michael Ragusa fit pour la première fois parler de lui en 2001, quand il fut inculpé, avec d’autres membres de la famille Genovese, d’avoir contrôlé plusieurs sections syndicales dans les docks de New-York et à Miami. Pour ce délit, Michael Ragusa purgera trois années de prison et sortira en 2005 et depuis ce temps, il ne fera plus jamais parlé de lui. Liborio Bellomo sait pertinemment que pour éviter les attaques du gouvernement fédéral, il est dans l’obligation de s’entourer de membres de confiances, des amis proches, qui lui permettront à continuer à prospérer et à gérer la famille de la Cosa Nostra la plus puissante aux Etats-Unis.

 

La famille Gambino :

 

Lorenzo Mannino
Lorenzo Mannino

 

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Lorenzo Mannino
Underboss : 
Consigliere : Michael « Mickey Boy » Paradiso

Membres : + 190-210
Associés : + 1000

 

La famille Gambino aura attiré, sans le vouloir, toute l’attention des médias et des agents fédéraux en seulement quelques jours. En Mars dernier, Francesco « Franky Boy » Cali, considéré comme l’un des membres le plus influents de la famille Gambino, fut assassiné devant son domicile de Staten-Island. Ce meurtre, effectué par un individu n’ayant aucun lien avec le crime organisé, pour un simple désaccord amoureux, mais aussi pour des thèses complotistes, fut comme un électrochoc dans cette famille reconnue depuis quelques années pour sa stabilité. Après la mort de Francesco Cali, Domenico « Italiam Dom » Cefalu, l’ancienne garde la faction Sicilienne, en semi-retraite, repris le relais, le temps de trouver un successeur capable de reprendre les rênes. Quelques semaines plus tard, Lorenzo Mannino, un proche de Frank Cali sera nommé poste pour poste, gardant ainsi tout le pouvoir à la faction Sicilienne. Connu des autorités pour son tempérament violent, Lorenzo Mannino a déjà passé près de quinze années derrière les barreaux, après une condamnation pour trafic de drogue et tentative de meurtre. Avant l’assassinat de Francesco Cali, son nom était apparu dans un rapport de la GRC, la Gendarmerie Royale du Canada, prouvant que Lorenzo Mannino était toujours une « personnalité » de choix en matière de trafic de drogue à l’échelle internationale. Peu de temps après sa nomination, le poste de Consigliere fut confié à Michael Paradiso, un gangster de longue date de la famille Gambino, qui a passé plus de la moitié de sa vie derrière les barreaux. Reconnu lui aussi pour son tempérament sulfureux, Michael Paradiso, qui ne fait pas parti de la faction Sicilienne, est un personnage apprécié et respecté des autres membres de la famille Gambino. En Juillet dernier, une opération conjointe entre le FBI et la police Italienne, permit d’arrêter des membres de la famille Gambino, mais aussi des membres de la famille Inzerillo en Sicilie. La famille Inzerillo, l’ancienne perdante de la guerre orchestrée par les Corléonais de Salvatore Riina, avait repris depuis quelques années des négociations assez poussées avec la famille Gambino, par le biais de Francesco Cali. Ces arrestations ont démontré que les forces de police Italienne et Américaine travaillent toujours main dans la main pour démanteler ces réseaux mafieux, mais elles démontrent aussi, que la famille Gambino essaye depuis quelques années de relancer le buisiness avec sa cousine Sicilienne, en particularité avec le trafic de drogue. Et alors que Peter Gotti, le soi-disant Parrain de la famille Gambino rejette sa vie passée dans la Cosa Nostra dans l’espoir de sortir de prison, cette fin d’année marquera aussi l’arrestation de deux Capitaines, Richard Martino et Andrew Campos, inculpés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO. 

 

La famille Bonanno :

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

 

Parrain : Michael « The Nose » Mancuo
Acting Boss : John « Johnny Skyway » Palazollo 
Underboss : ?
Consigliere : 

Membres : + 120-150
Associés : + 1000

 

L’année 2019 avait pourtant bien commencé pour la famille Bonanno. Le procès de Joseph « Joe C » Cammarano Jr et John « Porky » Zancocchio, considéré à cette époque comme l’Acting Boss et le Consigliere de la famille Bonanno, se solda par des acquittements pour les deux accusés. Moins de deux semaines après ce verdict, Michael Mancuso, considéré comme l’actuel Parrain de la famille Bonanno, quitta une maison de transition et retrouva les rues de New-York. On aurait pu penser que ces acquittements, couplés à la libération de leur Parrain, permettrait à la famille Bonnano de devenir l’une des familles les plus stables en ce moment. Depuis plusieurs années et malgré son incarcération, Michael Mancuso essaya tant bien que mal de réorganiser sa hiérarchie. Une organisation tellement difficile à gérer à distance, que le Parrain de la famille Bonanno, qui s’exposa un peu trop, se vit transférer à différentes reprises dans des pénitenciers fédéraux afin de couper les liens avec les Bonanno. Une fois sortie de prison et libéré de toutes contraintes sur sa liberté surveillée, Michael Mancuso passa à l’attaque et décida de rétrograder des Capitaines récalcitrants, mais aussi, de renvoyer une partie de sa hiérarchie. La tactique de défense adopté par Joseph Cammarano Jr et John Zancocchio pendant leur procès, avait profondément énervé Michael Mancuso, qui n’avait pas supporté que leurs avocats de ironisèrent sur la gestion supposée de la famille Bonanno depuis la prise de pouvoir de Michael Mancuso. Pire encore, des échos remontés jusqu’aux oreilles de Michael Mancuso, permirent de comprendre que Joseph Cammarano Jr avait essayé de réunir les Capitaines de la famille, en 2017, afin de le confirmer comme le nouveau Parrain de la famille, un affront. A une époque, cette tentative de « putsch » manquée aurait entrainé sans nul doute une guerre interne dans la famille, mais désormais les mentalités ont changé et tout se règle par des rétrogradations. Désormais, les « têtes brulées » de la famille Bonanno, des proches de Joseph Cammarano Jr, sont devenus des simples Soldats, aux ordres de Capitaines à la botte de Michael Mancuso, une humiliation. La faction Sicilienne fut ainsi dépouillée de tout pouvoir et le poste d’Acting Boss fut confié à Michael Palazolla, un membre, qui de part son expérience, sera consolidé les membres de la famille Bonanno autour de Michael Mancuso.

 

La famille Lucchese :

 

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

 

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Michael « Big Mike » DeSantis
Underboss : Patrick « Patty » DeRusso
Consigliere : Adrew DeSimone

Membres : + 100-140
Associés : + 1000

 

Un poste que l’on pensait « honorifique » mais que Vittorio Amuso tient toujours d’une main ferme. En effet, après des dizaines années d’incarcération, le Parrain de la famille Lucchese a démontré cette année, qu’il n’était pas encore prêt à « passer la main » et mieux encore, qu’il était encore capable de changer l’organisation de sa famille, à son avantage bien entendu. John Pennisi, un ancien Soldat de cette organisation criminelle, témoigna, lors du dernier procès Lucchese, que Vittorio Amuso voulait au mieux, démanteler la faction du Bronx, au pire, de tous les assassiner. Le Parrain de la famille Lucchese voulait profiter du procès de Steven Crea et Matthew Madonna, des membres de la faction du Bronx, qui géraient la famille depuis des années, pour remettre la faction de Brooklyn au devant de la scène. La première solution fut privilégiée et ainsi, Matthew Madonna sera remplacé par Michael DeSantis et Steven Crea par Patrick DeRusso. Cette réorganisation est dans un sens bien tombée, car après un procès de plusieurs semaines, Steven Crea, Matthew Madonna et le Soldat, Christopher Londonio seront reconnus coupable de plusieurs charges fédérales, dont l’assassinat de l’ancien leader du Purple Gang,Michael Meldish. La famille Lucchese qui compterait actuellement sept factions réparties dans tout New-York, reste à ce jour une famille instable, où les tensions internes réparties entre membres interposés, pourront, à terme, faire imploser cette organisation criminelle.

 

La famille Colombo :

 

Andrew Russo
Andrew Russo

Parrain : ?
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo ?
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazzo ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese ?

Membres : + 100-120
Associés : + 1000

 

La famille Colombo reste à ce jour, la plus petite des cinq familles New-Yorkaise et comme l’année dernière, les Colombo n’auront que très peu fait parler d’eux dans les médias Américains. En Mars dernier, Carmine « The Snake » Persico, l’emblématique Parrain, emprisonné depuis le procès dit de la Commission,est décédé dans un hôpital proche de la prison fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, lieu ou il était emprisonné pendant toute ces années. On ne sait pas avec exactitude, si Carmine Persico gérait encore une famille anéantie par les nombreux raids orchestrés par les agents fédéraux ces dernières années. Cette non-médiatisation pourrait signifier que l’état de la famille Colombo est tellement désastreux, que celle-ci n’a plus tellement de hiérarchie dans la capacité de diriger les affaires quotidiennes. Mais cela pourrait aussi signifier que la famille Colombo végète dans l’ombre, se reconstruit, se réorganise afin de redevenir une famille viable dans la Cosa Nostra.

 

La famille DeCavalcante :

 

Charles Marjuri
Charles Marjuri

 

Parrain : Charles « The Ear » Marjuri ?
Acting Boss : ? 
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 40-60
Associés : + 200

 

Qui dirige la famille ?. Combien de factions se composent cette famille de la Cosa Nostra implantée dans le New-Jersey ?. A ce jour et depuis la mort de Francesco Guaracci en 2016, l’organisation de cette famille reste un mystère. Comme je le stipulais dans mon article l’année dernière, les membres susceptibles de prendre la relève sont peu nombreux, mais sont bien présents. Il y a Charles « The Ear » Marjuri ou encore Philip « The King Of Wall Street » Abrams  des personnalités d’envergure qui pourraient très bien prétendre au poste de Parrain, mais à ce jour, rien n’est fixé. Pourtant et malgré le fait que les DeCavalcante n’ont pas fait la une des médias Américains cette année, les autorités fédérales sont persuadées que la famille DeCavalcante reste très bien implantée dans l’État du New-Jersey et qu’elle contrôle toujours, avec l’aide de dirigeants syndicaux corrompus, le port de Newark. Dernièrement, deux Associés de la famille, ont été inculpés de trafic de drogue. 

 

La famille de Philadelphie :

 

Joseph Merlino
Joseph Merlino

 

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Michael Lancellotti ?
Underboss : Steven « Handsomme Steve » Mazonne ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi ?

Membres : + 50-70
Associés : + 500

 

Après la condamnation de Joseph Merlino, relative à l’opération East Coast, le Parrain de la famille de Philadelphie a intégré cette année une maison de transition en Floride, après un peu plus d’un an derrière les barreaux. Avant son incarcération, Joseph Merlino avait essayé de réorganiser la direction de la famille. Michael « Mikey Lance » Lancelotti avait été promu au poste d’Acting Boss, mais des rumeurs sur ses problèmes de santé, font qu’il aurait décidé de prendre du recul. En solution de remplacement, Joseph Merlino aurait alors tablé sur George Borgesi, qui a déjà occupé par le passé un poste au niveau de la direction. En Mai dernier, un rival de Joseph Merlino, Philip Narducci plaidera coupable pour des accusations d’extorsion. Selon ses avocats, ce dernier aurait tourné définitivement la page avec ses années dans la Cosa Nostra. Condamné à moins d’un an de prison, Philip Narducci demanda curieusement à commencer à purger sa peine après son verdict, dans l’optique de pouvoir reprendre ses activités, légales bien entendu, dès sa sortie de prison. 

 

La Outfit : 

 

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

 

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena 
Underboss : James « Jimmy The Ice Pick » Inendino
Consigliere : Joseph « The Builder » Andriarchi

Membres : + 40-60
 Associés : + 1000

 

Avec l’arrestation du Soldat, Robert Panozzo Sr, les autorités fédérales espéraient que ce dernier passe à table, qu'il commence à faire des confessions, qui auraient pu amener les agents fédéraux vers Albert « Albie the Falcon » Vena, une cible prioritaire. Mais malheureusement pour le gouvernement fédéral, Robert Panozzo Sr leur a clairement dit « d’aller se faire voir » et préféra purger sa peine de dix huit années de prison tout en continuant à respecter son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Pour les fédéraux, Albert Vena est devenu depuis quelque temps, un personnage central dans la Outfit Chicago. Le Parrain actuel, Salvatore « Solly D » DeLaurentis a passé une bonne partie de sa vie derrière les barreaux et aurait montré son souhait de se retirer petit à petit des affaires familiales. Ce dernier qui passerait la plupart de son temps dans l’État du Wisconsin, a demandé à son Acting Boss, Albert Vena de réorganiser la direction de la Outfit, signe que Salvatore DeLaurentis se voyait de plus en plus en dehors des affaires. Albert Vena décida de s’entourer de nouvelles têtes. Il demanda alors à James « Jimmy The Ice Pick » Inendino, le Capitaine actuel de la faction de Cicero, de devenir son Underboss. Au poste de Consigliere, Albert Vena demanda à James « Joe The Builder » Andriarchi de sortir de sa pré-retraite. James Andriarchi à un long parcours criminel au sein de la Outfit. Très respecté, Albert Vena est persuadé que son expérience permettra de résoudre certains conflits entre certaines factions. Et alors que la nouvelle organisation de la Outfit est pratiquement opérationnelle, son ancien Consigliere, John Matassa Jr à été condamné à six mois de détention pour avoir profité de son rôle de trésorier d’une section syndicale, pour y détourner les fonds. Un autre Consigliere, une ancienne figure de la Outfit, Joseph « Joey The Clown » Lombardo, est quant-à lui décédé cette année, dans le pénitencier fédéral d’ADX Florence, lieu ou il purgeait sa peine de prison à perpétuité suite à sa condamnation relative à au procès dit des « Secrets de famille ».

 

La famille Patriarca :

 

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

 

Parrain : Carmine « The Cheese Man » DiNunzio
Acting Boss : ? 
Underboss : Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr
Consigliere : Joseph « The Bishop » Achille

           Membres : + 40-50
           Associés : + 200

 

Une année extrêmement calme pour la famille Patriarca, qui depuis la prise de pouvoir de Carmine DiNunzio n'a pas réellement fait parler d'elle. Le Capitaine Edward « Eddie » Lino a été libéré d’un pénitencier fédéral en Février dernier après avoir purgé près de neuf années de prison. A ce jour, le rôle d’Anthony DiNunizo, le frère de Carmen qui a été libéré en 2008, reste quant-à lui reste inconnu. 

 

La famille de Détroit :

 

Jack Giacalone
Jack Giacalone

 

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » LaPiana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo

        Membres : + 40-50
        Associés : + 200

 

Comme pour 2018 la famille de Détroit fut complètement épargnée par les autorités fédérales. Il faut dire que le cloisonnement de cette organisation criminelle et les liens de sang entre plusieurs de ses membres, rendent le travail beaucoup plus difficile pour les agents fédéraux. Alors que certaines familles de la Cosa Nostra gagnent encore de l’argent grâce au trafic de drogue ou aux jeux illégaux, la famille de Détroit a depuis des années s'est orientée vers une toute autre stratégie, en privilégiant les crimes en « col blanc ». L’un de ses membres, adepte de ce genre de pratique, le Consigliere Anthony « Tony Pal » Palazzolo est décédé en Janvier dernier, il avait soixante dix huit ans. Et pour vous démontrer que la famille de Détroit reste une famille très cloisonnée, près d’un an après son décès, aucune information n’a fuité sur un éventuel successeur à son poste, une stratégie payante qui en font de la famille de Détroit, l’une des familles de la Cosa Nostra les plus influente aux Etats-Unis. 

 

La famille de Bufallo :

 

Joseph Todaro Jr
Joseph Todaro Jr

 

Parrain : Joseph Todaro Jr
Acting Boss : ?
Underboss : Domenico Violi

Consigliere : ?

       Membres : + 30-40
       Associés : + 100

 

L’opération de la GRC et du FBI en 2018 a complètement bouleversé le quotidien de la famille de Buffalo qu’on croyait défunte depuis plusieurs années. Joseph Todaro Jr, qui a toujours déclaré qu’il n’avait aucun lien avec la Cosa Nostra, qu’il n’était qu’un honnête travailleur, propriétaire d’une célèbre pizzeria dans la ville de Buffalo, la Nova Pizzeria, a clairement été identifié comme le Boss d’une famille composée de membres implantés aux Etats-Unis et au Canada. Et alors même si Domenico Violi est actuellement incarcéré, la famille de Buffalo reste encore active dans certains domaines. Récemment, les autorités fédérales ont inculpé un ancien agent de la DEA, Joseph Bongiovanni, pour avoir accepté des pots de fin venant de membres de la Cosa Nostra, en particulier de la famille de Buffalo. 

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NOUVEAU REBONDISSEMENT DANS LA DISPARITION DE JIMMY HOFFA ?

24 Novembre 2019, 07:44am

Publié par Xav

The Irishman
The Irishman

A moins d’une semaine du prochain film de Martin Scorsese, The Irishman, racontant la vie de Frank Sheeran, syndicaliste et tueur à gage, soupçonné dans l’assassinat de l’ancien patron des Teamsters, Jimmy Hoffa, des nouvelles spéculations sur ce meurtre, non résolu, font de nouveau surface. La dernière fois que l’on a vu Jimmy Hoffa, c’était le 30 Juillet 1975 sur le parking du restaurant le Machus Red Fox. A cette époque, ce dernier n’étai

t plus que l’ombre de lui même et essayait tant bien que mal de revenir sur le devant de la scène depuis sa sortie de prison en 1971. Condamné à plusieurs années de prison pour corruption et fraude, Jimmy Hoffa fut gracié par le Président des Etats-Unis, Richard Nixon, une grâce qui passa mal auprès de l’opinion publique, mais Richard Nixon, n’avait dans un sens pas d’autre choix, que de rendre l’appareil à une personne qui avait largement contribué lors de sa dernière campagne présidentielle. Jimmy Hoffa était le leader d’un des plus importants syndicats des Etats-Unis, côtoyant célébrité, personnalités politique, mais aussi des membres de la Cosa Nostra. Jimmy Hoffa faisait un peu la pluie et le beau temps sur le pays et ses relations avec certains dirigeants de familles mafieuses, en faisait un personnage craint et respecté, qui savait en plus, beaucoup de choses sur certaines personnalités du pays. Après sa sortie de prison, des dirigeants de la Cosa Nostra, comme Russell Bufalino de la famille portant le même nom, ainsi que les frères Giacalone de Détroit en passant par la famille Genovese, craignaient sans nul doute, que Jimmy Hoffa, désespéré de sa situation actuelle, puisse décider de collaborer avec les autorités. Ce n’est qu’une supposition, mais après la disparition de Jimmy Hoffa, il fut révélé que l’ancien leader des Teamsters devait avoir rendez-vous ce jour là, avec un important Capitaine de la famille Genovese, opérant depuis le New-Jersey, Anthony « Tony Pro » Provenzano et Anthony Giacalone de la famille de Détroit, Forcément, quand les autorités ont appris la disparition de Jimmy Hoffa, ils ont commencé à enquêter sur ces individus, mais ils se sont vite cassés les dents Et Frank Sheeran dans

Jimmy Hoffa et Anthony Provenzano
Jimmy Hoffa et Anthony Provenzano

cette histoire ? D’après ce dernier, et d’après le livre de l’écrain Charles Brandt « I Heard You Paint Houses », il aurait tiré à deux reprises sur Jimmy Hoffa, alors que ce dernier venait de rentrer dans une maison, pensant y rejoindre une réunion avec des membres de la Cosa Nostra. Une fois abattu, son corps aurait été trainé par deux individus, qui auraient mis Jimmy Hoffa dans un sac mortuaire, pour l’incinérer par la suite dans une maison funéraire tenue par la famille de Détroit, fin de l’histoire. D’après Frank Sheeran, il avait l’habitude de laisser la place de passager avant à Jimmy Hoffa, quand les deux hommes se déplaçaient en voiture. Le jour du meurtre, alors qu’il venait d’arriver devant le restaurant Machus Red Fox avec Chuckie O'Brien, Frank Sheeran avait pris la place de l’ancien patron des Teamstersà l’avant du véhicule, un geste qui voulait montrer à Jimmy Hoffa, que quelque chose clochait, mais ce dernier ne comprit jamais le message. Aujourd’hui, les spéculations vont vers une autre famille de la Cosa Nostra, les Genovese et l’un de ses Capitaines les plus influents, Anthony « Tony Pro » Provenzano. La carrière syndicale de Tony Proc commença en 1945 quand il devint délégué syndical dans une entreprise de camionnage. Cinq années plus tard, il devenait « organisateur » pour les Teamsters et touchait près de cent mille dollars par an, une fortune à cette époque. Jimmy Hoffa et Anthony Provenzano

Frank Sheeran et Jimmy Hoffa
Frank Sheeran et Jimmy Hoffa

commencèrent à être de plus en plus proche et se retrouveront des années plus tard dans le pénitencier fédéral de Lewisburg dans l’État de la Pennsylvanie. A l’intérieur des murs de la prison, le Capitaine de la famille Genovese contrôlait les prisonniers et protéger de la même façon Jimmy Hoffa. Mais au fur et à mesure, les relations entre les deux hommes se détériorèrent, après que Jimmy Hoffa fut dans l’incapacité d’obtenir un prêt des Teamsters pour l’ouverture d’un restaurant qu'Anthony Provenzano voulait ouvrir à sa sortie de prison. Une fois leur peine terminée, les deux hommes auraient eu une violente confrontation lors d’une réunion fortuite dans un aéroport, qui verra Jimmy Hoffa, cassé aux pieds d’Anthony Provenzano, une bouteille en verre, un manque de respect que le syndicaliste aura sans doute payé au pris cher quelques années plus tard. Cette semaine, le fils d’un ancien Soldat de la famille Genovese, Philip « Brother » Moscato déclara à des médias Américains que son père fut responsable de l’enterrement de Jimmy Hoffa. Il stipula que le bras droit d’Anthony Provenzano, Salvatore « Sally Bugs » Briguglio aurait tiré sur la gâchette ce fameux d’après midi du 30 Juillet 1975. Selon le fils de Philip Moscato, Tony Pro, avait tout préparé et avait ordonné que le corps de l’ancien homme fort des Teamsters soit ramené dans le New-Jersey, comme un « trophée ». Le vieux Moscato, quelques jours avant sa mort, déclara à son fils que Jimmy Hoffa avait été assassiné à Détroit, le fief des frères Giacalone, puis transporté dans un camion de Gateway Transportation, puis mis au repos dans une décharge de Jersey City. Il déclara par la même occasion, que le corps de Jimmy Hoffa aurait été déplacé par la suite vers un autre endroit, suite au témoignage d’un ancien membre de l’équipe d’Anthony Provenzano, Ralph « Little Ralphie » Piccardo, qui avait amené les autorités vers cette décharge, détenue à cette époque par la famille Genovese.

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VINCENT ESPOSITO FILS DE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE GENEVOSE CONDAMNÉ À DEUX ANS DE PRISON

23 Juillet 2019, 16:10pm

Publié par Xav

Vincent Esposito
Vincent Esposito

Inculpé en Janvier 2018 sur des accusations de racket fédéral, Vincent Esposito plus connu pour être le fils de l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent « The Chin » Gigante, avait trouvé un an plus tard, un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Cet accord, assez avantageux pour Vincent Esposito, prévoyait que ce dernier reconnaisse qu’il avait utilisé différents stratagèmes pour extorquer des paiements annuels à des responsables syndicaux, en les menaçant de leur faire perdre leur emploi s’ils ne cédaient pas aux chantages des membres de la famille Genovese. Bien qu’il ne soit pas officiellement considéré comme un membre intronisé de cette organisation criminelle, son influence dans les rues de New-York, en raison de ses liens de parenté avec Vincent Gigante, en fait selon les autorités, un membre incontournable dans la famille Genovese. La semaine dernière devant un juge fédéral, les procureurs essayèrent de convaincre le magistrat de la nécessité d'incarcérer Vincent Esposito, présent dans le tribunal. Pour le procureur fédéral, le fils de Vincent Gigante mérite au moins deux années de prison pour près de « seize années d’extorsion » sans interruption. A la base, les avocats de la défense avaient déclaré que l'incarcération de Vincent Esposito n'était pas nécessaire car il aurait accepté, avec cet accord de plaidoyer, la confiscation de plusieurs millions de dollars. Cette stratégie adoptée par la défense énerva profondément le procureur fédéral, qui déclara qu’il ne pouvait y « avoir une justice pour les riches et une autre pour les pauvres », ajoutant que la peine de prison demandée ne pouvait « ni être achetée, ni être vendue ». Justifiant de la nécessité d’incarcérer Vincent Esposito pour ses crimes, pour « le dissuader » à l’avenir, il stipula que ce dernier, après l’incarcération de son père au

Vincent Gigante
Vincent Gigante

début des années 2000, avait commencé à travailler pour la famille Genovese. Tout au long de sa longue carrière criminelle, il aurait intimidé voire violenté certaines sections syndicales liées à la construction et même son propre neveu Vincent Fyfe, président du syndicat des travailleurs pour l’alimentation et le commerce. De plus, le procureur fédéral déclara que Vincent Esposito avait menti aux agents de probation en leur indiquant qu’il travaillait comme « vendeur à temps partiel » sans précisé, qu’en réalité il ne travaillait pas, mais qu’il touchait bien un salaire à « six chiffres » par an dans le cadre d’un emploi « no-show ». Le procureur fédéral certifia que dans l’accord de plaidoyer signé par Vincent Esposito avec le gouvernement fédéral, ce dernier risquait une peine comprise entre vingt quatre et trente mois de prison. Alors même si Vincent Esposito n'a par le passé jamais été condamné et que c’est sa première condamnation, le fait d’éviter la prison pour seul motif d’avoir permis au gouvernement fédéral de confisquer près de 3,8 millions de dollars serait un comble surtout qu’une grosse partie de cette argent a été gagné illégalement. Les avocats de la défense ont aussi joué sur le fait que le nom de son père planait constamment au dessus de sa tête et que d'office, il se faisait cataloguer. Le juge fédéral déclara qu'après de le décès de Vincent Gigante dans une prison fédérale, Vincent Esposito avait continué à travailler pour le compte de la famille Genovese et n'avait eu besoin de personne pour continuer à s'enrichir grâce au racket et à l'extorsion. Pour ces motifs, le juge fédéral suivit en partie les réquisition des procureurs et condamna Vincent Esposito à près de deux années de prison, avec obligation de se présenter dans a prison fédérale choisie par le BOP sous les quarante cinq jours.

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HISTOIRE DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 1

29 Juin 2019, 10:47am

Publié par Xav

Anthony Arillotta
Anthony Arillotta

« Tiens toi prêt et habille-toi bien » : Anthony Arillotta se souvient encore de cette journée ensoleillée du mois d’Aout, ou ce jour là, un appel d’un Capitaine de la famille Genovese allait bouleverser sa vie. Anthony Arillotta savait que désormais il allait rentrer dans la cour des grands, devenir un membre intronisé de la Cosa Nostra, un rêve de gamin pour celui qui depuis des années, travaillait pour le compte de la famille Genovese depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts  Anthony Arillotta se souvient d’avoir préféré laisser de côté son énorme 4x4 noir pour prendre la voiture de sa mère, moins visible et qui n’attirait pas les soupçons. Le rendez-vous était fixé au restaurant Nebraska Steakhouse dans la Little Italy et c’est un Anthony Arillotta très nerveux qui rentra à l’intérieur. Vêtu d’un costume noir, d’une chemise noire et d’une Rolex ornée de diamants, Anthony Arillotta reconnu quatre hommes à la table, tous des Capitaines, qui lui offrirent un petit expresso. Quand Arthur « Little Al » Nigro , qui à cette époque, faisait office d’Acting Boss pour la famille Genovese, débarqua dans le restaurant, Anthony Arillotta savait que le moment était venu pour lui de devenir un Soldat de la Cosa Nostra. Ce dernier laissa ses bijoux, ses téléphones portables et sa montre sur le bar et entra dans un véhicule pour se rendre dans un vieil immeuble du Bronx qui se situait à quelques kilomètres du Nebraska Steackhousse. Anthony Arillotta fut conduit dans une minuscule salle de bain ou on lui ordonna de se déshabiller et d’enfiler un peignoir de bain, par sécurité. Une fois habillé, Anthony Arillotta entra dans une nouvelle pièce et Arthur Nigro lui demanda : « Savez-vous pourquoi vous êtes ici ? ». Anthony Arillotta répondit de manière négatif, c’était la règle, il connaissait à l’avance les questions posées lors de cette cérémonie. Arthur Nigro continua : « Nous faisons parti d’une société secrète et honorée, c’est la raison de votre présence ici. Nous aimerions que vous fassiez parti de cette famille ? Vous êtes d’accord ? » : « Oui » déclara simplement Anthony Arillotta. Arthur Nigro enchaina de nouveau : « Si votre femme donnait naissance à votre enfant et que le patron vous appelle, vous quitterez les lieux pour nous ? » : « Oui » déclara Anthony Arillotta, qui fut assez touché par cette question, sa femme donnera naissance à sa fille le lendemain. Sur la table en face de lui, se trouvait un révolver .38, un couteau et une image pieuse : « Tu vois ce pistolet et ce couteau » lui demanda Arthur Nigro : « Utiliseriez-vous  le couteau qui se trouve sur cette table pour tuer quelqu’un si le Parrain vous le demande ? » : « Oui » rétorqua Arthur Nigro : « Si votre frère faisait quelque chose à l’encontre de notre famille et vous deviez utiliser ce couteau pour le tuer, le feriez-vous ? » : « Oui » rétorqua de nouveau Anthony Arillotta. Arthur Nigro demanda à Anthony Arillotta de pointer son doigt. Il prit le couteau et fit une petite incision, une goutte de sang apparue. Arthur Nigro trempa le sang d’Anthony Arillotta sur une image pieuse, prit une allumette, mit le feu à la photo et demanda à Anthony Arillotta de répéter après lui : « Je ne briserai jamais ce serment. Si je le fais, ce sera la mort sur moi. Je serais détruit commence cette image dans ma main ». Arthur Nigro l’embrassa sur les deux joues, puis lui serra la main : « Bienvenue parmi nous mon ami ». Anthony Arillotta venait d’être intronisé dans la famille famille Genovese, la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis.

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VINCENT ESPOSITO FILS DE VINCENT GIGANTE VIENT DE PLAIDER COUPABLE

12 Avril 2019, 07:43am

Publié par Xav

Vincent Esposito
Vincent Esposito

Vincent Esposito, fils de l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent « The Chin » Gigante, vient de plaider coupable cette semaine devant un un juge fédéral, pour des accusations de racket. Selon le procureur de New-York, Vincent Esposito a « reconnu », qu’il avait gagné « des millions de dollars avec d’autres membres de la famille Genovese, en extorquant ou en exigeant des pots de vins à des individus ou à des structures, en utilisant la menace et la peur comme arme principale ». Le directeur adjoint du FBI pour la ville de New-York, déclara par la même occasion, que « Vincent Esposito avait utilisé différents stratagèmes pour extorquer des paiements annuels à des responsables syndicaux, en les menaçant de leur faire perdre leur emploi s’ils ne cédaient pas aux chantages des membres de la famille Genovese ». Encore très actif dans le domaine de la construction, les familles de la Cosa Nostra utilisent encore à l'heure actuelle leur influence, pour extorquer des centaines de millions de dollars par an aux organisations syndicales de ce secteur, qui sont pour la plupart, déjà sous la coupe de familles mafieuses. Les sommes engendrées dans ce buisiness sont colossales. Vincent Esposito qui n’a pas été identifié formellement comme un membre intronisé de la famille Genovese, aurait utilisé une équipe d’Associés pour demander des commissions venant d’investissement syndicaux, représentant des centaines de milliers de dollars par mois. Lors de son arrestation l'année dernière, les agents du FBI avaient perquisitionné son domicile et retrouvé près de 3,8 millions de dollars en liquide, une arme à feux non répertoriée, des coups de poings américain, ainsi qu’une liste de membres intronisés de la famille Genovese. Les co-accusés dans cette affaire, Frank Cognera et Vincent D’Acunto, considérés comme des représentants syndicaux, mais aussi identifiés comme des Associés de longue date de la famille Genovese, ont décidé eux aussi de passer le même accord. Après son arrestation, Vincent Esposito fut incarcéré quelques semaines au Métropolitan Center. Par la suite, un juge fédéral décidera de le libéré sous caution mais à certaines conditions. La première bien entendu, est l’interdiction pour ce dernier de côtoyer les membres de la Cosa Nostra. La deuxième est l’obligation de payer sous caution près de 9,8 millions de dollars soutenu par une hypothèque de la maison de sa propre mère située dans l’Upper East Side dans l’arrondissement de Manhattan. La dernière condition est l’embauche au frais de Vincent Esposito, d’un agent de surveillance armé, recruté, afin d’empêcher toute sorties non autorisées du membre de la famille Genovese, qui sera détenu à domicile. De plus, le juge a exigé que la maison de la mère de Vincent Espositio soit équipée de caméras de surveillance pour permettre aux agents fédéraux de pouvoir visionner à tout moment, les moindres fais et gestes du mafieux, un coût estimé à près de cinq cent milles dollars. Le procès de Vincent Esposito aurait dû commencer au mois de Juin, avant ce surprenant retournement de situation et cet accord de plaidoyer. Le principal témoin dans cette affaire n’était autre que le fils de sa demi-sœur, un ancien dirigeant syndical corrompu, qui en savait peut-être un peu trop sur les business actuels de Vincent Esposito. Ce dernier sera condamné en Juillet prochain et l’accord de plaidoyer effectué avec les procureurs fédéraux, prévoit une peine maximale de trente mois de prison dans un pénitencier fédéral, mais dans ce genre d'accord, seul le juge à le dernier mot et peut décider de suivre ou non, les directives des procureurs. Pour la petite anecdote, Vincent Esposito devient le deuxième fils de Vincent Gigante à décider de plaider coupable. Le premier, Andrew Gigante avait utilisé le même procédé en 2003 et fut condamné à deux ans de prison. 

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QUAND UN ANCIEN REPENTI DE LA COSA NOSTRA CONTINUE A SEMER LA TERREUR DANS SON QUARTIER

10 Février 2019, 08:35am

Publié par Xav

On peut être un ancien Associé de la Cosa Nostra, collaborer avec la justice, et continuer à semer la terreur dans son même quartier d’origine et cela sans craindre la moindre attaque de son ancienne famille. Joseph et Greg Caponegro sont deux frères et ont la particularité d’avoir été à une époque, des Associés de la famille Genovese. Depuis l’État du New-Jersey, Joseph était plus débrouillard que son frère et faisait parti de l’équipe de Tino Fiumara, connu sous le pseudonyme de « T » ou de « The Greek », qui fut pendant des décennies, l’un des personnages les plus importants de la famille Genovese. Mais Joseph Caponegro n’avait pas la même carrure que son chef d’équipe et au début des années 2010, après diverses inculpations, il décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Sa coopération fut importante, très bénéfique pour la justice Américaine, qui arrivera à faire condamner près de vingt et un gangsters et même des responsables syndicaux corrompus à plusieurs années de prison. Pour son témoignage, Joseph Caponegro sera condamné à près de quatorze mois de prison, une peine qu’il jugera sévère, qu’il essayera de faire annuler en faisant appel, mais qu’il purgera bienau final. A sa sortie, Joseph Caponegro décidera non pas d’intégrer le programme de protection des témoins, mais de revenir dans son ancien quartier, dans le nord du New-Jersey, à Golden State. Pourquoi changer ses habitudes ? les frères Caponegro étaient persuadés, que la famille Genovese ne s’exposeraient pas à prendre le risque à les assassiner, sous peine de faire la une des médias Américains. Aujourd’hui les mentalités ont changé, le risque est certes toujours là, mais désormais les mafieux évitent les bains de sang qui peuvent faire ralentir le buisiness. Avec l’aide de son frère Greg, Joseph investira dans l’immobilier, achètera plusieurs maisons aux alentours de son quartier et les fera louer à des locataires ravis de pouvoir habiter dans un endroit aussi paisible, ils s’étaient trompés. Les frères Caponegro n’avaient rien perdu de leurs vieilles habitudes et dès qu’un résident avait du mal à payer son loyer, Joseph et Greg n’hésitaient pas à utiliser l’extorsion, les menaces verbales et la violence pour arriver à leur fin. Pour un couple qui ne payait pas son loyer à temps, Greg Caponegro les expulsa de force, les enferma à l’extérieur de la maison et leur proféra des menaces. Selon la police locale qui commença à enquêter sur les deux frères, les premières plaintes remonteraient à près de deux ans. Greg Caponegro en particulier, n’hésiterait pas à menacer de mort des femmes enceinte et même des enfants et cela pour quelques dollars. Joseph et Greg ont aussi menacé une femme qui refusait de vendre sa maison pour le compte des deux gangsters. Un autre locataire, vit son loyer augmenter du jour au lendemain, cela sans explication et devait désormais payer près de trois mille cinq cent dollars par mois. Lorsque le locataire voulu casser son bail, Greg Caponegro lui demanda vingt mille dollars de dédommagement. Refusant de payer les deux gangsters, Joseph et Greg auraient alors pénétré par effraction dans la maison de l’individu dans un but de récupérer l’argent de force. Ils enfermèrent l’homme et sa femme dans une pièce de la maison et les menacèrent de ramener leur chien de garde, un pitbull en cas de problème. Les locataires prirent peur et décidèrent de donner une partie leur économie, près de dix mille cinq cent dollars, pensant que les frères Caponegro allaient enfin se calmer. Quelques jours plus tard, le plus acharné des deux, Greg appela au domicile du couple et commença à les menacer de mort, leur rappelant par la même occasion qu’il avait déjà commis des assassinats et se vantant par la même occasion de sa fausse affiliation avec la famille Genovese : « Vous pouvez appeler la police d’État et même le FBI, je m’en tape. Je suis prêt à aller en prison. J’ai tellement d’argent qui sort de mon cul, que je paierai le meilleur avocat de l’État. La prison me fait pas peur, j’ai déjà effectué plus de six ans » déclara Greg Caponegro dans l’un de ses enregistrements. Quelques jours après ce dernier appel, les deux frères furent arrêtés et inculpés. Ils passeront devant un juge dans les prochaines semaines. 

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