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L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE GENOVESE VIENT DE DÉCÉDER

9 Mars 2018, 17:00pm

Publié par Xav

Peter DiChiara
Peter DiChiara

Peter « Petey Red » DiChiara, considéré comme l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, est décédé la semaine dernière, il avait soixante quinze ans. Quand le Parrain, Liborio « Barney » Bellomo sorti de prison en 2008, il ne faisait aucun doute pour les autorités fédérales, que ce dernier allait s’élever au plus haut rang mafieux, dans une famille surnommée la Rolls Royce du crime organisé au Etats-Unis. Depuis près de deux ans, les agents du FBI avaient remarqué une très forte activité dans un club social situé à Manhattan et géré par un Capitaine de la famille Genovese. Des mafieux de tout rang se déplaçaient des quatre coins de New-York et même depuis plusieurs États dont le New-Jersey, ou la famille Genovese garde une certaine influence. Ce cheminement avait rapidement alerté les autorités fédérales , qui ont tout de suite compris que le propriétaire des lieux, un certain Peter DiChiara, avait pris du galon et que les mafieux de la famille Genovese se déplaçaient dans un seul but, montrer leur respect. Ce dernier est loin d'être un inconnu auprès des agents fédéraux et à déjà un lourd passif dans le crime organisé. Répertorié depuis des dizaines d’années comme un Acting Capo puis un Capitaine de la Cosa Nostra, il avait été inculpé de racket en 2001, avec d’autres mafieux des cinq familles New-Yorkaise et condamné à près de cinq années dans un pénitencier fédéral. A sa sortie, Peter DiChiara se fit plus discret. Il faut dire que lors de son arrestation au début des années 2000, il avait été enregistré des centaines d’heures par un ancien Associé de la famille Genovese, qui collaborait en réalité avec les autorités fédérales, Michael D’Urso. A cette époque, Peter DiChiara gérait l’équipe d’Alan « Baldie » Longo, un Capitaine très respecté de cette organisation criminelle, qui purgeait alors une peine pour escroquerie. La famille Genovese a toujours eu la réputation de cloisonner sa hiérarchie et de semer les pistes. Au milieu des années 1980, les procureurs avaient inculpé les différents Parrains de la pègre New-Yorkaise dans le Procès dit de la Commission. A cette époque, le procureur fédéral, qui deviendra par la suite le Maire de New-York, Rudolph Giuliani, était persuadé qu'Anthony « Fat Tony » Salerno occupait le poste de Parrain de la famille Genovese, alors qu'en réalité, elle était dirigée par Vincent « The Chin » Gigante. Il faut dire que Vincent Gigante était prêt à lancer un contrat contre les membres qui osaient citer son nom et avaient donner pour consigne aux mafieux de la famille Genovese, de se toucher le menton pour se référer à lui. Liborio Bellomo essaye d’organiser sa famille dans le même principe. Selon le FBI, le Parrain de la famille Genovese ne se mêle pas aux membres de sa famille sur le terrain et utilisait depuis 2016, Peter DiChiara comme messager. Ce dernier alors, transmettait les informations de la rue venant des Soldats et des Capitaines de la famille Genovese à Liborio Bellomo, qui donnait alors ses ordres à son Acting Boss. Peter DiChiara n'était pas le mafieux le plus prolifique de la famille Genovese, mais de part son expérience, il savait la boucler, un avantage que Liborio Bellomo appréciait. La stratégie de l'actuel Parrain de la famille Genovese est claire, ce dernier veut éviter à tout prix les pressions exercées par les agences gouvernementales. Peter DiChiara rencontrait de nombreux problèmes de santé depuis quelques années et son décès pourrait changer les règles.

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LE FBI A PAYÉ LES FÊTES DE NOËL DE LA COSA NOSTRA

3 Février 2018, 08:23am

Publié par Xav

Joseph Merlino et Eugene O'Nofrio
Joseph Merlino et Eugene O'Nofrio

Les fêtes de Noël ont toujours été une période très particulière pour les mafieux de la Cosa Nostra. Des enveloppes remplies de billets, des repas interminables devant des bonnes spécialités Italienne, mais c’est aussi une période propice pour les agences fédérales qui accroissent leur surveillance devant les clubs sociaux et les restaurant Italiens pour scruter le moindre mouvement suspect et remettre à jour leur organigramme. Avec l’opération East Coast, les agents fédéraux étaient persuadés de détenir l’affaire du siècle. Une relation entre la famille de Genovese et la famille de Philadelphie, cela ne s’était jamais vu dans l’histoire de la Cosa Nostra et la possibilité d’arrêter un Parrain et plusieurs pontes de la famille Genovese était une opportunité trop alléchante, il fallait donc sortir les gros moyens. Les agents fédéraux avaient un avantage, un informateur, un Associé de la famille Genovese, John Rubeo, qui avait décidé de coopérer avec les autorités et qui était prêt à enregistrer les mafieux en train de parler buisiness. Arrêté pour trafic de drogue, John Rubeo savait pertinemment que s’il ne faisait pas l’affaire en tant que témoin du gouvernement, il terminerait sa vie derrière les barreaux. John Rubeo avait une certaine influence et malgré son statut d’Associé, entretenait des bonnes relations avec des membres influents de la Cosa Nostra. Il savait notamment les rassembler à différentes occasions, à des endroits bien précis, comme au Four Seasons Restaurant : The Last Super, un restaurant huppé de New-York, très apprécié des mafieux de la Cosa Nostra et au Pasquale’s Rigoletto, le restaurant détenu par le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello. C’est dans ce lieu, où se mêle les gnocchis à la bolognaise et les fettuccine matriciana, que se déroula les repas de Noël entres les membres de la famille Genovese et Joseph Merlino. Pour qu’un Associé de la Cosa Nostra puisse montrer sa valeur aux membres intronisés et côtoyer des « personnalités » du crime organisé, il faut de l’argent beaucoup de liquidité. Montrer que dépenser près de vingt cinq mille dollars pour un repas rassemblant l’ensemble des acteurs de l’opération East Coast n’était pas un problème. Le FBI disposait des fonds nécessaires pour réunir tout le monde et pouvoir par la suite, lancer des inculpations contre les différents protagonistes. John Rubeo se passa pour l’intermédiaire. Il proposa à Pasquale Parrello de réunir plusieurs membres de la Cosa Nostra, dont Joseph Merlino et le Capitaine de la famille Genovese (en attente de jugement), Eugene « Rooster » O’Nofrio. C’est quelques jours avant les fêtes de noël, que près d’une vingtaine de membres et Associés de la Cosa Nostra, impliqués dans l’affaire East Coast, s’étaient réunis au Pasquale’s Rigoletto pour profiter de la bonne nourriture Italienne, mais aussi pour parler buisiness. Au total, l’addition fut salée, près de vingt cinq mille dollars de dépenser, une note qui fut payée par John Rubeo, prouvant ainsi, que malgré son statut d’Associé, il gagnait assez d’argent pour monter rapidement dans la hiérarchie mafieuse. Cette soirée fut un un triomphe pour le gouvernement fédéral. Elle leur permit de prouver que Joseph Merlino avait entamer des ramifications avec la famille Genovese dans plusieurs rackets. D’ailleurs, pour conclure cette soirée « arrosée », les trois principaux mafieux de cette affaire, Joseph Merlino, Eugene O'Nofrio et Pasquale Parrello se firent photographier ensemble, ironisant que cette photo « allait les faire arrêter », ils avaient vu juste. C’est en effet cette photo, qui fut présentée lors du procès de Joseph Merlino, qui se déroule actuellement dans un tribunal fédéral. L’avocat de la défense interrogea l’agent du FBI en charge de l’opération East Coast, lui demandant pourquoi le gouvernement fédéral avait payé une somme aussi conséquente pour un simple repas, réponse de l’intéressé : « Nous ne voulions pas au départ, mais c’est la somme que John Rubeo avait besoin ». L’avocat répliqua : « Pourquoi le contribuable doit payer une si lourde facture pour Joseph Merlino ? ». L’agent du FBI ironisa : « Il a toujours dit qu’il était fauché ». Ce fut ensuite au tour de John Rubeo de témoigner pendant plusieurs heures. Habillé du costume traditionnel d’un prisonnier fédéral, John Rubeo a passé le plus clair de son temps, à guider les interrogations des procureurs fédéraux sur certains enregistrements dévoilés aux jurés. Sur l’un d’entre eux, on pouvait entendre Joseph Merlno déclarait une certaine facilité pour assassiner un individu : « Tu le fais monter dans la voiture, tu te mets derrière et tu lui tires dans la tête ». John Rubeo certifia cet enregistrement, déclarant, qu’il avait été effectué dans un restaurant Italien, en compagnie d’Eugene O’Nofrio en 2014. Sur un autre enregistrement effectué entre Eugene O’Nofrio et John Rubeo, on pouvait entendre clairement le Capitaine de la famille Genovese, menaçait le beau-frère de John Rubeo, pour un versement de six cent dollars non effectué : « Je vais faire quoi avec lui ? Je dois lui arracher les yeux ? Je veux juste te dire qu’il a intérêt de me donner mes six cent dollars lundi ».

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ARRESTATIONS DANS LA FAMILLE GENOVESE : LE FILS DU ODDFATHER ARRÊTÉ

13 Janvier 2018, 08:47am

Publié par Xav

Vincent Esposito
Vincent Esposito

Steven Arena, Frank Giovinco, Frank Cognetta et Vincent Esposito, quatre membres présumés de la famille Genovese, ont été arrêtés en fin de semaine et inculpés de diverses charges fédérales tenant de la loi RICO, dont l’extorsion et la fraude. L’un des accusés, Vincent Esposito, à la particularité d’être le fils de l’ancien Parrain de la famille Genovese , Vincent « The Chin » Gigante. Ce dernier qui a géré la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, de 1981 jusqu’à son décès en 2005, avait pendant plusieurs années, berné les enquêteurs en charge de sa surveillance, en se promenant dans les rues de New-York en peignoir de bain, pour se faire passer pour une personne inapte mentalement à se faire juger devant un tribunal fédéral. En réalité, Vincent Gigante gérait un empire criminel tentaculaire, lui rapportant des centaines de millions de dollars par an. De nature discrète, il avait échappé au procès dit de la Commission, un procès qui avait vu les Parrains des cinq familles New-Yorkaise se faire inculper et condamner à des peines de prison à perpétuité. A cette époque, les agents fédéraux n’avaient pas conscience de l’influence de Vincent Gigante, qui pour rester sous le radar du FBI, avait ordonné aux membres de sa famille de ne jamais prononcer son nom sous peine de mort et demandait plutôt à ces derniers de se toucher le menton pour se référencer à lui. Les procureurs fédéraux avaient inculpé Anthony « Fat Tony » Salerno, son Acting Boss, pensant à tort, que le vieux gangster gérait la famille Genovese. Pendant des années, le rôle de Vincent Eposito dans cette organisation criminelle n’a jamais été clair. Associé ? Membre intronisé ?, les agents fédéraux savaient qu’il jouait un rôle certain dans divers rackets, mais n’a jamais eu la certitude de sa position au sein de la hiérarchie mafieuse. Selon l’acte d’accusation, Vincent Esposito a extorqué pendant des années, un syndicat d’une section locale basée dans l’agroalimentaire. Vincent Esposito a été formée à la bonne écolé et connaît parfaitement les techniques utilisées par les membres de la Cosa Nostra pour voler de l’argent. L’agent récalcitrant au début, s’est vu menacer à plusieurs reprises de mort et de violence physique, avant d’accepter de donner mensuellement une partie de son salaire, ainsi que les avantages liés à sa fonction, pour éviter de perdre son emploi. Les mafieux demandaient même à cet individu de détourner de l’argent de sa propre section syndicale. Selon les procureurs fédéraux, ils ont désormais la preuve, que Vincent Esposito joue un rôle déterminant dans les affaires quotidiennes de la famille Genovese, qui d’après eux, s’est vanté à différents Associés de la famille Genovese, d’avoir une très bonne influence auprès de la hiérarchie mafieuse. Toujours selon les procureurs fédéraux, des enregistrements ont été effectués par un proche collaborateur de Vincent Esposito pendant près de six mois. Ne voulant pas donner sa position exacte dans l’esquicher mafieux, les procureurs fédéraux ont seulement stipulé qu’il « viendra témoigner lors d’un futur procès ». La fouille de la maison de Vincent Esposito a aussi été très fructueuse. En effet, en plus de trouver plusieurs caches d’arme à feux ainsi que des coups de poing Américain, les agents fédéraux ont aussi déniché près d’un million de dollars en liquide. Au sous-sol de la maison, les agents fédéraux ont aussi découvert une liste comprenant l’ensemble des membres intronisés de la famille Genovese, qui va permettre aux agences gouvernementales d’avoir un très bon aperçu de la composition actuelle d’une famille encore extrêmement cloisonnée. Cette anecdote rappelle sans nul doute, une histoire qui s’était déroulée avec le fils de John Gotti, John Gotti Jr. Dans les années 1990, John Gotti, incarcéré à perpétuité dans le pénitencier fédéral de Marion, avait décider de nommer Acting Boss son propre fils, pour gérer les affaires familiales. Lors de son arrestation pour plusieurs charges de racket quelques années plus tard, les fédérux avaient trouvé dans la maison de John Gotti Jr, une liste très exhaustive des membres intronisés de la famille Gambino, avec à cote leur identité, le montant versé lors de son mariage. Cette liste lui avait valu le surnom de Dumbdfella dans le monde souterrain de la Cosa Nostra et avait rendu furieux John Gotti, qui fulminait dans sa cellule. Pour revenir à la famille Genovese, les différents accusés ont comparu devant un juge fédéral et ont décidé de plaider non coupable. Vincent Esposito s’il est déclaré coupable, risque une quarantaine d’années de prison.

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LE PROCÈS DU PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA BIENTÔT COMMENCER

6 Janvier 2018, 08:47am

Publié par Xav

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Le 16 Janvier prochain, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, va se présenter devant un tribunal fédéral à New-York, pour répondre à des accusations découlant de l’opération East Coast. Dès son arrestation Skinny Joey comme il est surnommé dans le milieu, avait payé une caution de cinq millions de dollars et avait pu alors profiter des fêtes de Noël et de fin d’année en famille. Les dernières ? au contraire, selon ses avocats, Joseph Merlino, reste très confiant. Il faut dire que depuis son intronisation dans la Cosa Nostra, le Parrain de la famille de Philadelphie, à su se forger une mentalité d'acier, en évitant plusieurs tentatives d’assassinat à son encontre, lors de la guerre interne qui avait éclaté au début des années 1990, avec l’ancien Parrain, Giovanni Staffa, mais aussi à des accusations de meurtre, dont il sera finalement acquitté. Avec l’opération East Coast, le gouvernement fédéral voulait arrêter cette mascarade qui dure depuis tant d’années et le faire incarcérer à perpétuité. Joseph Merlino à l’égo et le charisme nécessaire pour narguer et énerver les autorités fédérales. A sa sortie de prison en 2012, le Parrain de la famille à Philadelphie, s’était installé à Boca Raton, une station balnéaire située dans le comté de Palm Beach dans l’État de la Floride. D’emblée, il avait déclaré aux médias que sa vie dans la Cosa Nostra était « terminée », beaucoup trop de « rats » selon lui. Au final, quelques mois plus tard, il sera incarcéré pour une violation de libération conditionnelle et il ne faisait plus aucun doute pour les autorités fédérales, que Joseph Merlino avait bien repris les commandes de cette organisation criminelle. L’opération East Coast, comme toutes les affaires liées à la Cosa Nostra, avaient fait la une des médias Américains, mais malheureusement, elle est vite tombée à l’eau et faute à qui ? à des agents du FBI qui ont très largement transgressé le cadre légal, lors de la surveillance du principal témoin, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese. Ce dernier pourtant, avait réalisé un énorme travail, risquant sa vie à plusieurs reprises en enregistrant durant des mois, des

conversations entre Joseph Merlino et deux Capitaines de la famille Genovese, Eugene « Rooster » ONofrio et Pasquale Parrello parlant tranquillement de racket. Mais aujourd’hui, ce témoin qui s’est vu récemment sa caution révoquée pour d’obscures raisons, est actuellement incarcéré dans un lieu tenu secret. Le témoignage d’un ancien repenti de la Cosa Nostra n’est plus tellement jugé crédible par les jurés. Pendant le procès de Joseph Merlino, celui de John Rubeo risque d’être très compliqué, et les avocats du Parrain de la famille de Philadelphie, spécialisés dans la défense des membres de la Cosa Nostra,  ne se priveront sans doute pas pour discréditer une fois de plus, ce témoin devenu trop gênant pour les procureurs fédéraux, mais aussi les agents du FBI qui viendront eux aussi témoigner à la barre. C’est surement pour cette raison, que Joseph Merlino refusa plusieurs offres de plaidoyer de la part de ces mêmes procureurs, qui lui avaient proposé une peine dérisoire pour classer cette affaire rapidement. Le Parrain de la famille de la Philadelphie sait pertinemment que dans cette affaire, il a une énorme carte à jouer et un nouvel acquittement pourrait voir réputation grandit dans sa famille. Du côté de la famille Genovese, on ne veut pas prendre de risque. L’un des accusés, le Capitaine, Eugène ONofrio, se défendra lui aussi dans un procès en fédéral, mais à une autre date. C’était une volonté du mafieux de ne pas vouloir se présenter à côté de Joseph Merlino, qui selon lui, dégage une image trop arrogante, trop flamboyante et qui pourrait l’entrainer dans sa chute. Eugene O’Nofrio a été intronisée dans une famille très cloisonnée et le style de vie de l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, il le connaît très bien avec John Gotti, l’ancien Boss des Gambino, qui avait la couverture du Times et attiré par la même occasion les autorités fédérales sur le business des familles New-Yorkaise. Selon ses avocats, ce n’est pas pour ce motif que leur client aura un procès séparé, mais seulement pour des raisons purement médicales, Eugne ONofrio veut être tout simplement en forme pour pouvoir se défendre convenablement, une demande qui fut acceptée par le juge fédéral en charge de ce dossier.

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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2017

30 Décembre 2017, 08:34am

Publié par Xav

Encore une année remplie de désillusions pour les procureurs fédéraux et les agences gouvernementales en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra. L’opération East Coast lancée contre plusieurs mafieux de hauts rangs, dont des Capitaines de la famille Genovese et l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, devait redorer le blason d’un bureau fédéral en perte de vitesse depuis quelques années sur ce sujet. Au jour d’aujourd’hui, cette affaire devient actuellement une affaire très difficile à gérer pour les procureurs fédéraux, qui n’espèrent qu’une seule chose, tourner le plus rapidement la page. Pourtant, tout avait bien commencé. Le FBI avait démontré par plusieurs mois d’enquête, que la famille de Philadelphie et en particulier son Parrain, Joseph Merlnio, avait effectué du buisiness avec la famille Genovese et ses Capitaines, Pasquale « Patsy » Parrello et Eugene « Rooster » O’Nofrio. Mais au fil des mois, les procureurs avaient remarqué que deux agents du FBI en charge de la surveillance du principal témoin, un Associé de la famille Genovese, John Rubio, avaient largement transgressé le cadre légal, ce qui mènera au licenciement de l’un de ses agents. Au final, les procureurs fédéraux embarrassés de remarquer leur principal témoin complètement discréditer avant même l’ouverture des procès, ont décidé de négocier des accords de plaidoyer très avantageux avec les principaux accusés. Surement vexé d’avoir été la cause d’une future débâcle, le FBI passe une nouvelle fois à l’offensive et cibla une famille, les Lucchese. La hiérarchie mafieuse fut inculpée de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO : le meurtre, le racket, l’extorsion, encore et toujours les mêmes délits. Ces arrestations ont prouvé une nouvelle fois, que les Parrains de la Cosa Nostra, même incarcérés dans de prisons fédérales, continuent à régner sur leur empire criminel. L’année 2018 sera sans doute une année charnière pour les agences gouvernementales dans leur lutte contre la Cosa Nostra. Les prochains procès définiront sans nul doute leur future stratégie, qui devra être dessiner très rapidement. En effet, alors que la justice Américaine enchaine les échecs contre les familles mafieuses, ces dernières profitent de cette situation pour se renforcer, pour se réorganiser. Laisser ces organisations criminelles la possibilité de respirer, leur permettent de pouvoir se reconstruire, même quand on pensait qu’une famille était défunte, comme la famille de Buffalo.

 

 

La famille Genovese :

 

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Peter « Petey Red » Dichiara
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 250
Associés : + 1000

 

L’année 2016 s’était mal terminée pour la famille Genovese. L’affaire East Coast couplée avec l’opération Shark, avait démontré des ramifications entre la Roll’s Royce du crime organisé aux Etats-Unis et la famille de Philaldephie, mais aussi une implatation encoe importante à New-York. En Mai dernier Pasquale « Patsy » Parrello, l’un des Capitaines incriminés dans l’affaire East Coast décidera de plaider coupable, profitant des offres assez avantageuses des procureurs fédéraux. En Août, Venero « Benny Eggs » Mangano, un membre emblématique de la famille Génovese, qui a longtemps servi dans le panel de direction, décédé de cause naturelle à l’âge quatre vingt quinze ans. On ne sait pas si ce mafieux de la vieille école jouait encore une part importante dans les décisions familiales, mais une chose est sûre, la hiérarchie de la famille Genvose n’a pas était une seule fois inquiété par les différentes opérations menées par les agences gouvernementales. Liborio « Barney » Bellomo serait toujours l’actuel Parrain, épaulé par Peter « Petey Red » DiChiara. Opérant depuis le quartier de Cherry Streets, les activités récentes et les aller-retours incessants dans le club social détenu par l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, confirment que ce dernier joue un rôle essentiel dans la structure de la famille Genovese. Pour les autres postes ? on attendra, la famille Genovese reste encore une famille très cloisonnée confirmant ainsi sa supériorité par rapport aux quatre autres familles New-Yorkaise. A noter qu’une partie de son équipe basée à Springfield dans l’État du Massachussetts, a subi les frais de l’opération East Coast.

 

 

La famille Gambino:

 

Peter Gotti
Peter Gotti

 

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Underboss : ?
Consigliere : ?

Street Panel : Joseph « Sonny « Juliano
                      Anthony Gurino          

Membres : + 200-250
Associés : + 1000

 

 

Sans l’inculpation en Décembre dernier du Capitaine, John « Johnny Boy » Ambrosi, la famille Gambino a relativement été épargnée cette année, la raison surement à son panel de rue se trouvant en dessous de la hiérarchie mafieuse, la protégeant ainsi des des inculpations sur des agences fédérales. Seulement, sur les trois Capitaines que composent ce panel, l’un d’entre eux, John Gambino est décédé en Novembre, laissant derrière lui, d’importante connexion avec les autres mafias italiennes dans le trafic de drogue. L’année dernière, on se posait la question pour savoir si Francesco Cali était devenu ou non le nouveau Parrain, à la place d’un Domenico Cefalu devenant vieillissant et préférant prendre sa retraite. Les informations qui ont découlé de l’affaire East Coast ont démontré qu’en réalité, Peter Gotti, qui était devenu le Boss de la famille Gambino au début des années 2000, occuperait toujours cette faction et ce malgré, son incarcération pour racket et une libération prévue en 2032. Dans un sens, il semble, que pour l’actuel hiérarchie mafieuse, dirigeait principalement par des membres d’origine Sicilienne, cette organisation ne semble par pour autant les contrariés. Peter Gotti est certes toujours le Parrain, un titre plus honorifique qu’autre chose, et ils savent qu’en cas d’opération d’envergure contre la famille Gambino, le Parrain sera toujours la cible prioritaire.

 

La famille Lucchese :

 

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

 

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph DiNapoli

Membres : + 100-130
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese était surement trop tranquille. Après l’opération East Coast, le FBI décida quelques mois plus tard d’inculper une grande partie de la hiérarchie mafieuse. Steven Crea, Matthew Madonna qui était déjà incarcéré, Joseph DiNapoli, ainsi que des Capitaines et des Soldats, furent accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le racket, l’extorsion et le meurtre. Cette opération avait confirmé en partie la hiérarchie actuelle de la famille Lucchese, qui avait eu beaucoup de mal à se reconstruire après la fin de l’ère Amuso/Casso, qui avait créé un climat délétère dans cette famille, qui avait toujours été habituée à une certaine stabilité. Justement, pendant des années, les agences gouvernementales pensaient que Vittorio Amuso, l’ancien Parrain, incarcéré à perpétuité pour plusieurs meurtres, avait décidé de laisser sa place à Steven Crea, cette opération infirma le contraire. Bien qu’incarcéré dans une prison fédérale de haute sécurité, Vittorio Amuso, n’aurait jamais voulu céder son titre de Parrain.

 

 

La famille Bonanno :

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

 

Parrain : Michael « The Nose » Mancuso
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano
Underboss : ?
Consigliere : Anthony « Fat Tony » Rabito

Membres : + 100-120
Associés : + 1000

 

En 2017, l’actualité liée à la famille Bonanno, s’est concentrée en grande partie sur une seule personne, le Capitaine Vincent « Vinny » Asaro. Visiblement très énervé d’avoir vu ce dernier se faire acquitter dans l’affaire dit de la Lufthansa, les procureurs fédéraux inculpèrent Vincent Asaro, d’incendie volontaire. Ce dernier qui avait décidé de plaider coupable por la première fois de vie, a finalement été condamné après de huit années de prison, signifiant sans nul doute, la fin de son parcours criminel. La famille Bonanno est en pleine restructuration. Il ne fait plus aucun doute pour le FBI que Michael Mancuso, Parrain de cette organisation criminelle, gérait une grande partie des affaires de la famille Bonanno, depuis une prison fédérale du Texas, par le biais de différents intermédiaires, dont son propre neveu, le Soldat Franck « Frankie Boy » Salerno. Les agences gouvernementales en sont conscientes, et avait décidé transférer ce dernier dans plusieurs pénitenciers fédéraux, d’abord à Danbury dans l’État du Connecticut et désormais à Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, pour essayer de couper les liens entre sa cellule et la famille Bonanno. Mais Michael Mancuso qui est actuellement incarcéré pour des histoires de meurtre, devrait sortir de prison très prochainement en 2019 et continue à réorganiser les rangs, en intronisant de nouveaux membres. L’un d’entre eux, qui a décidé de collaborer avec le FBI, Vincent Morena, a pu enregistrer sa « cérémonie » d’intronisation, mais aussi permettre au FBI d’arrêter le Capitaine Damiano Zummo. Cette opération lancée par le FBI en Novembre dernier, a permis de confirmer une présence assez significative de la famille Bonanno au Canada, notamment dans la région d’Ontario.

 

 

La famille Colombo :

 

Carmine Persico
Carmine Persico

 

Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazo
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Fareze

Membres : + 90-110
Associés : + 1000

 

La famille Colombo reste toujours la plus petite des quatre autres familles New-Yorkaise. Gérée depuis plusieurs décennies par Carmine Persico à partir du pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, la famille Colombo n’a vraiment pas fait parler d’elle cette année. Carmine Persico a essayé, avec l’aide de ses avocats, à plusieurs reprises de sortir de prison, sans succès. Quant-à son fils, Michael Persico, un Associé de la famille Colombo, il a été condamné à cinq années de prison pour racket. Ce dernier joue un rôle déterminant dans cette organisation criminelle et malgré son simple statut d’Associé, garde une réelle influence dans les rues.

 

La famille DeCavalcante :

 

Philip Abramo
Philip Abramo

 

Parrain : ?
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 50-80
Associés : + 1000

 

Depuis le décès de Giovanni « John » Riggi, l’ancien Parrain et de Francesco « Frank » Guarani  qui faisait office d'Acting Boss et futur successeur, il est très difficile d’avoir un aperçu de l’actuel hiérarchie de la famille DeCavalcante. Encore très bien implantée dans l’État du New-Jersey, malgré la présence significative des familles Lucchese, Genovese et Gambino dans cet État, elle reste une famille stable, qui va retrouver dans les prochaines années, des membres influents, qui avaient été incarcérés au début des années 2000 après de la défection de Vincent « Vinny » Palermo. Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street », un membre influent de la famille DeCavalcante au début des années 1990, sera libérable en Janvier 2018, après avoir purgé près de quinze années pour meurtre et racket et pourrait se présenter comme un candidat sérieux au poste suprême. Charles Marjuri, qui a toujours été intéressé au poste de Parrain, pourrait être aussi une possibilité. Cette année, le Soldat Jerry Balzano avait fait le tour des médias Américains, après avoir été filmé en train d’agresser physiquement un automobiliste, un peu trop collant à son gout. En Avril dernier, il plaidera coupable, sans aucune excuse aux victimes et sera prochainement condamné à une peine maximale de deux années dans une prison d’État.

 

 

La famille de Philadelphie :

 

Joseph Merlino
Joseph Merlino

 

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Steven « Handsome Steve » Mazzone
Underboss : ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 70-80
Associés : + 500-1000

 

Encore une année assez mouvementée pour la famille de Phialdelphie, qui va voir son Parrain, Joseph Merlino, comparaitre dans les prochaines semaines dans un tribunal fédéral, pour répondre des accusations portées contre lui suite à l’affaire East Coast. Cette opération avait chamboulé quelque peut les lignes, dans cette famille jugée pour avoir un goût très prononcé par la violence et ou les clans y sont monnaie courante. En effet, il s’est avéré que Joseph Merlino avait fait du buisness avec les familles New-Yorkaise et en particulier avec la famille Genovese, sans prévenir pour autant les membres de sa famille et donc effectuer un partage équitable des bénéfices suite à ces rackets. Pour le clan Narducci, représentant les membres de la vieille école, de l’ère Scarfo, l’attitude du Parrain est surement irresponsable, une chose que les proches de Joseph Merlino essayent de tempérer le plus possible. En effet, la moindre étincelle peut déclencher une guerre de clan intestine que la famille de Philaldephie connaît très bien. Joseph Merlino avec ce procès joue à quitte ou double. Ce dernier pourrait très bien se faire acquitter et ainsi renfoncer encore plus sa position au sein de la famille de Philadelphie. Par contre, s’il est condamné à une lourde peine de prison, il est très probable que certains de ses membres, comme George Borgesi, Phil Narducci ou encore Steve Mazzone puissent se positionner pour reprendre les rênes d’une famille qui a su regarnir ses rangs ces dernières années.

 

 

La famille Patriarca :

 

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

 

Parrain : ?
Acting Boss : Carmen « The Big Cheeze « DiNunzio
Underboss : ?
Consigliere : Matthew « Good Looking Matty »Guglielmetti

Membres : + 60-70
Associés : + 500

 

Cette année, la famille Patriarca a vu son Parrain, Peter « The Crazy Horse » Limone décédé de causes naturelles. Depuis plusieurs mois déjà, Peter Limone, qui était très affaibli par des problèmes de santé, avait laissé peu à peu son pouvoir à son Acting Boss, à Carmen DiNunzio. Ce dernier à déjà une très forte réputation dans la famille Patriarca. Libéré de prison en 2015 après avoir purgé quelques années pour corruption et racket, Carmen DiNunzio à la particularité d’être très apprécié par les membres des deux factions que composent la famille Patriarca, celle de Providence dans l’État du Rode-Island et celle de Boston dans l’État du Massachusetts, ou Carmen DiNunzio est originaire et ou est situé son club social le Gemini Social Club. Carme DiNunzio est accompagné de Matthew Guglielmetti du Rhode-Island, en tant que Consigliere qui vient de purger près de dix années de prison pour trafic de drogue. La hiérarchie de la famille Patriarca est en pleine reconstruction et devrait être définitive en 2018, avec la sortie prochain du frère de Carmen, Anthony DiNunzio, qui servait déjà d’Acting Boss à la famille quand son frère était incarcéré et nul doute qu’il jouera un rôle important dans le buisiness familial ces prochaines années. A noter, qu’Anthony Spagnalo, un autre Acting Boss de la famille Patriarca vient de sortir de prison, mais devrait être rétrogradé au rang de Capitaine.

 

 

La Outfit :

 

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

 

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-60
Associés : + 500

 

La Outfit continue à gagner de l’influence dans l’État de l’Illinois, en imposant une structure solide, qui lui permet de se préparer à des futures opérations du FBI. Les membres de sa hiérarchie, sont des individus ayant passé de nombreuses années derrière les barreaux et de ce fait, démontré leur loyauté envers la Cosa Nostra. Avec l’arrivée de Salvatore DeLaurentis, la Outfit de Chicago à su réorganiser ses rangs et apaiser certaines tensions qu’il pouvait y avoir avec la faction de Cicero gérait actuellement James « Jimmy » Inendino. De part son expérience et sa très bonne connaissance de la rue, Salvatore DeLaurentis avait repris sans forcer, le pouvoir à John « No Nose » DiFronzo devenant vieillissant et plus dans les capacités une structure criminelle aussi important que la Outfit. A ses côtés, Albert Verna considéré comme l’individu le plus dangereux de Chciago selon le FBI, a le respect nécessaire pour faire passer des messages aux membres de la Outfit dans les rues. Ne voulant pas complètement désorganisé la hiérarchie mise en place par John DiFronzo, Salvatore DiLaurentis, avait gardé Marco D’Amico au poste de Consigliere, après le refus de Joseph « Joe The Builder » Andriarchi pour des raisons de santé. Alors que l’année 2017 fut relativement tranquille, l’année 2018 promet d’être plus compliquée pour la Outfit. En effet, dernièrement, le nouveau directeur du FBI en place à Chicago, a assurer que la Outfit était bien une priorité des agents fédéraux, en sachant qu’Albert Vena avait déjà était dans le collimateur des agents fédéraux 2016, quand ces derniers avaient essayé de le relier à plusieurs meurtres crapuleux, sans succès.

 

 

La Famille de Détroit :

 

Jack Giacalone
Jack Giacalone

 

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » La Piana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo
Membres : 40-50
Associés : +1000

 

La famille de Détroit continue à être l’une des familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Dirigée par Jack « Jackie The Kid » Giacalone depuis le décès de Giacomo Tocco en 2014, ce dernier a pris dès sa prise de fonction des disponibilités pour être soulagé de la pression exercée par les autorités fédérales en s’entourant d’hommes de confiance. En Acting Boss, Peter Tocco continue à faire la relation entre le Parrain et les membres sur le terrain, en transmettant les messages sur un territoire assez vaste. En Underboss, Anthony LaPiana, un mafieux de la vieille école, un criminel en col blanc, qui a des ramifications jusqu’à Chicago avec la Outfit. En Consigliere, Anthony Palazzolo, qui avait repris les fonctions après le départ en retraite de Dominic « Uncle Dom » Bommarito, qui est décédé en Janvier dernier de causes naturelles. Quatre Capitaines sont actuellement en place et l’un d’entre eux, Giuseppe D’Anna, un membre de la faction Sicilienne est sortie d’une prison fédérale après avoir purgé quelques années pour extorsion et agression. La famille de Détroit est extrêmement cloisonnée et tenue par des liens du sang, rendant la collaboration avec les autorités fédérales encore plus difficile.

 

 

La Famille de Buffalo :

 

Stefano Magaddino
Stefano Magaddino

 

Parrain : Anthony Todaro / Frank BiFulco ?
Acting Boss : ?
Underboss : Joe Violi ?
Consigliere : Victor Sansanese ?
Membres : 20-40
Associés : +200

 

On l’a pensé défunte, anéanti depuis de nombreuses années et le décès de l’ancien Parrain Joseph Todaro Sr, avait donné très peu de chance à cette organisation criminelle de se reconstruire. La famille de Buffalo reste une famille historique de la Cosa Nostra. Le premier Boss en exercice, Stefano Magaddino devint un membre permanent de la Commission, lors de la création par Charles « Lucky » Luciano. Tout est parti d’une opération du FBI en Novembre dernier accompagné de la police Canadienne contre la famille Bonanno et des membres de la NDranghetta, la mafia Calabraise. Dans les personnes inculpées figuraient des membres de la famille de Buffalo, ce qui intrigua forcément les agences gouvernementales. Les conversations audios confirmèrent leur crainte, la famille de Buffalo serait encore très active. Quand Joseph Todaro Sr repris la famille dans les années 1980, la famille de Buffalo était déjà très affaiblie et renforça ainsi ses liens avec des membres de la mafia Calabraise, basée à Hamilton dans l’Ontario pour se renforcer. Quand Joseph Todaro Sr pris sa retraite en, il confia l’ensemble de ses affaires à son fils, Joseph Todaro Jr, propriétaire de plusieurs pizzerias dans la région de Buffalo. Préférant se légitimer il se serait très vite lui aussi retiré des affaires cette famille mafieuse, sans réelle certitude pour les agents fédéraux. Ce qui se passe aujourd’hui avec la famille de Buffalo peut aussi se produire avec d’autres familles de la Cosa Nostra qu’on croient défuntes depuis de nombreuses années, en Californie par exemple.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE GENOVESE RECONNU COUPABLE

22 Décembre 2017, 08:53am

Publié par Xav

Richard Valentini
Richard Valentini

En quittant le tribunal, menottes aux poignets, escorté par les US-Marshall, Richard Valentini, un Associé de la famille Genovese, a dû très certainement regretter pendant quelques minutes, d’avoir refusé un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Son procès, était le premier contre les membres inculpés dans l’affaire East Coast et Richard Valentini avait voulu jouer sur le fait que cette opération du FBI avait pris une tournure assez dramatique pour les procureurs fédéraux, pour essayer de se faire acquitter. Le résultat de ce procès était donc important, car même si Richard Valentini, est un Associé lambda de la Cosa Nostra, se trouvant au bas de la pyramide de la famille Genovese, elle allait donner, aux futur accusés, dont le Capitaine de la famille Genovese, Eugène « Rooster » O’Nofrio et le Parrain de la famille de Philadelphie, un premier aperçu de la stratégie des procureurs fédéraux dans ce dossier. Ce procès n’avait duré que quelque jours et s’était plus orienté vers les activités illégales de la famille Genovese dans la ville de Springfield, une petite bourgade dans l’État du Massachussetts, qui a la particularité d’être depuis de nombreuses années, gangrénée par la famille Genovese. Dans ce procès, les procureurs fédéraux avaient forcément laissé de côté leur témoin phare, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese, la pièce maitresse de ce dossier qui a été fortement affaibli depuis quelques mois. Ce dernier n'interviendra que dans les procès de Joseph Merlino et Eugene O’Nofrio, il ne fallait donc surement pas pour les procureurs fédéraux, dévoiler les premières réactions de ce témoin, très surveillé, qui auraient été forcément analysées par les avocats de la défense. Le procès de Richard Valentini avait rapidement mis en évidence, grâce à des enregistrements, le racket organisé de l’équipe de Springfield sur des entreprises de son secteur, mais la culpabilité de Richard Valentini avait été difficile à obtenir. En effet, le principal témoin, un chef d’entreprise, dont la famille Genovese réclamait des sommes exorbitantes chaque mois, n’avait pas dépeint Richard Valentini comme un individu violent, mais simplement comme un récolteur de dettes, un messager, qui travaillait pour Ralph Santaniello, un Soldat de la famille Genovese, qui était au centre de tous les sujets. Les avocats de Richard Valentini avaient donc essayé de montrer aux jurés une image « rassurante » de leur client, tant bien que mal, car le passif criminel de Richard Valentini était surement trop lourd à porter. A l’énoncé du verdict, le mot « Guilty » raisonna deux fois dans le tribunal. Coupable de conspiration de racket et coupable d’extorsion. Richard Valentini sera de nouveau présenté dans le même tribunal, dans quelques semaines, pour recevoir l’énoncé de sa peine, il risque jusqu'à vingt ans de prison.

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LE PROCÈS CONTRE L'ÉQUIPE DE SPRINGFIELD A COMMENCÉ

17 Décembre 2017, 08:43am

Publié par Xav

Richard Valentini
Richard Valentini

Lors de l’opération East Coast, cinq membres présumés de la famille Genovese, opérant depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts avaient été arrêtés. Au fil des mois, les procureurs fédéraux dans l’embarras, face à des gros problèmes de procédure, proposèrent des accords de plaidoyer assez avantageux à certains mafieux, dont les membres de la famille Genovese. Quatre d’entre eux, décideront de plaider coupable, sauf un, Richard Valentini. C’est en homme libre après avoir payé une caution lors de son arrestation, que l’Associé de la famille Genovese se présenta pour la première journée de son procès, avec un risque passer près de vingt années derrière les barreaux. Le premier jour des audiences, les procureurs fédéraux ont essayé de dépeindre, Richard Valentini, comme un acteur criminel important dans la ville de Springfield, qui n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins, comme avec Craig Morel. Ce dernier était le propriétaire de Towing Unlimited, une entreprise de remorquage, spécialisée par la même occasion dans la ferraille. Craig Morel, avait décidé de collaborer avec les autorités fédérales en 2013, après avoir été racketté à plusieurs reprises, par le Soldat de la famille Genovese Ralph Santaniello, qui vient récemment de plaider coupable et son Associé Giovanni « Johnny Cal » Calabrese. Selon Craig Morel, les deux membres de la Cosa Nostra, l'auraient menacé de lui tirer dessus, s’il ne versait pas près de cinquante mille 

Ralph Santaniello
Ralph Santaniello

dollars hebdomadaires, en hommage à la famille Genovese. Pour faire passer le message, ce jour là, Ralph Santaniello lui avait frappé au visage. Craig Morel était un ancien policier, qui s’était fait licencier dans les années 1990 pour des problèmes de conduite. En devenant propriétaire de sa propre entreprise, il avait déjà eu l’habitude de se faire racketter par les membres de la famille Genovese. La présence de cette famille mafieuse dans cet État était tellement forte, que Craig Morel, n’avait pas été très étonné quand il vit débarquer, quelques jours après avoir ouvert son entreprise, Francesco Depersola, un Soldat des Genovese, accompagné de politiciens locaux corrompus, lui demandant de reverser entre 2000 et 5000 dollars par mois à Adolfo Bruno : « Je savais que cet argent allait dans les poches d’Aldolfo, qui demandait un droit de passage sur son territoire » déclara Craig Morel à la barre des témoins. Ce dernier ressentait beaucoup de respect envers Adolfo « Big Al » Bruno, qu’il n’hésitait pas à le considérer comme un « gentleman ». Toujours selon Craig Morel, l'ancien Capitaine de la famille Genovese n’hésitait pas à donner des places à « lui et à sa mère », pour aller voir le concert d’un ténor Italien, Andrea Bocelli. Après son assassinat, il avait affaire selon lui, à des « individus vicieux et violents ». Impassible, Richard Valentini écoutait tranquillement, son nom n’avait été alors que mentionné qu’une seule fois par Craig Morel, qui avait expliqué à la barre des témoins, que Richard Valentini, était venu par la suite, comme collecteur, pour récupérer les indemnités hebdomadaires de Ralph Santaniello.

Adolfo Bruno
Adolfo Bruno

Un jour, Richard Valentini n’avait récolté que 500 dollars, contre les 5000 dollars promis à la base, ce qui avait rendu furieux Ralph Santaniello, qui avait de nouveau débarqué dans l’entreprise Craig Morel pour demander des comptes. Selon les enregistrements dévoilés par les procureurs, on pouvait entendre claire Craig Morel, qui était équipé d’un dispositif audio, remettre en cause l’état actuel de la famille Genovese à Springfield, expliquant, qu’elle n’avait plus rien à voir aux anciennes valeurs inculquées par Adolfo Bruno. La tension était montée encore plus d’un cran, quand Craig Morel, ne comprenait pas pourquoi il se faisait racketter alors qu’il n’avait aucune origine Italienne.  L’avocat de Richard Valentini essaya de dépeindre son client comme une personne « bienveillante », qui a toujours essayé « d’apaiser les tensions », entre Craig Morel et le Soldat de la famille Genovese Ralph Santaniello, une chose que les enregistrements confirment, mais qu’à moitié. Selon les procureurs fédéraux, Richard Valentini n’avait pas utilisé la « manière douce » pour demander à Craig Morel, de verser en plus de ses versements hebdomadaires, près de 20 000 dollars d’arriérés au Capitaine de la famille Genovese, Albert Calvanese.

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COMMENT FONCTIONNE ACTUELLEMENT LE FBI DANS SA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA

2 Novembre 2017, 08:22am

Publié par Xav

Joseph Valachi
Joseph Valachi

Son combat au quotidien contre le terrorisme international, a forcé le FBI à changer sa stratégie dans sa bataille contre les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Entre les années 1980 et les années 1990, près de trois cent cinquante agents fédéraux et une centaine de policiers du NYPD, étaient affectés à la simple surveillance des cinq familles New-Yorkaise. Après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, près de soixante quinze pourcent des agents travaillant dans la lutte contre le crime organisé, ont été réaffectés dans l’anti-terrorisme. A une époque pas si lointaine, un escadron de plusieurs agents, étaient en charge de la surveillance de la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Aujourd’hui, ces équipes ont fusionné. Un bataillon d’agents gérait la surveillance des familles Gambino et Lucchese, alors qu’une deuxième équipe gérait quant-à elle les activités criminelles des Genovese, Bonnano et Colombo. Cette répartition fut une une véritable aubaine pour les familles mafieuses. La baisse d’effectif permit à ces organisations criminelles de pouvoir se réorganiser tranquillement, mais surtout, de se cloisonner encore plus, tout en continuant à gérer leur business tranquillement. Les agences fédérales, conscientes du problème, sont aujourd’hui dans l’obligation de lancer des opérations « coup de poing », pour essayer de redorer leur blason et montrer surtout, que la lutte contre le crime organisé implanté sur le territoire Américain, reste une priorité nationale. En quelques années, plusieurs arrestations, fortement médiatisées, ont eu lieu contre les familles de la Cosa Nostra. Les opérations Old Bridge, New Bridge ou encore East Coast, ont été lancées en grosse pompe pour des résultats très décevants. Le jour des

inculpations, on pouvait voir devant les caméras de télévision, les mafieux défiler un à un, sortant d’un tribunal fédéral de New-York, pour entrer dans un fourgon pénitencier, les amenant vers le Métropolitan Center de New-York, sans savoir que les peines qui découleront de ces arrestations seront anecdotiques. Pourtant, les médias Américains jouaient sur les mêmes « Unes », plus ou moins sensationnelles : « La Cosa Nostra décimée », ou encore jouant sur la survie de certaines familles, déjà en proie à des difficultés en matière d’organisation depuis quelques années. Prenons l'exemple de la famille Colombo. En 2011, le FBI avait, après plusieurs années d’enquête, arrêté Andrew « Andy Mush », Benjamin « The Claw » Castellazzo et Richard « Ritchie Nerves » Fusco, considérés respectivement comme, l’Acting Boss, l’Underboss et le Consigliere de la famille Colombo. Suite à ces arrestations, la survie de la famille Colombo avait été longtemps remis en cause. Avec une quatre vingtaine de membres dit actifs, une opération lancée sur sa hiérarchie déjà très instable, était propice à une implosion et pourtant. Une nouvelle fois, les peines furent dérisoires et depuis 2011 que se passe t’il ?. plus aucune arrestation et pendant ce temps là, dans l’ombre, la famille Colombo se réorganise et surtout se renforce tranquillement. En plus de la baisse d’effectif, les agents fédéraux rencontrent aussi une autre difficulté. Quand Joseph Valachi, un ancien Soldat de la famille Genovese, prit la parole devant la Commission d’enquête McClellan en 1963, pour reconnaître

publiquement l’existence de la Cosa Nostra, comme une organisation mafieuse implantée

Andrew Russo
Andrew Russo

dans plusieurs États aux Etats-Unis, sa parole fut signe « d’évangile ». Aujourd’hui, le nombre de repentis de la Cosa Nostra est tellement important, que leur parole peut être remis très rapidement en cause par un jury populaire. Alors même si ces derniers peuvent relater devant un tribunal, des faits pouvant faire incarcérer définitivement la plupart des accusés inculpés, leur témoignage est désormais minutieusement analysé par les avocats de la défense. La Cosa Nostra est une organisation structurée, hiérarchisée, fonctionnement de manière pyramidale. Même si la « tête est coupée », les familles mafieuses savent se réorganiser facilement, pour qu’une instance, appelée « panel de décision » puisse se former en attendant la nomination d’un nouveau Parrain. La Cosa Nostra est adepte de ce genre de pratique. La famille Gambino, utilise ce genre de fonctionnement pour non pas, remplacer un Boss, mais pour le protéger. Ainsi, trois Capitaines expérimentés, ayant fait leur preuve, par des peines d’emprisonnement et pour leur expérience, sont ainsi positionnés en dessous de la hiérarchie mafieuse, pour être les messagers entre le terrain et la tête pensante de la famille. Alors, le Parrain, est peut-être un peu déconnecté de ce qui passe sur son vaste territoire, mais sa protection envers les agences fédérales est considérablement augmentée. Il est fort de constater que depuis quelques années, l'influence de la Cosa Nostra n’a été réduite non pas par les opérations lancées contre les agences fédérales, mais par l'émergence des gangs de rue, des cartels Sud-Américains et l'augmentation constante des autres mafias. Présente encore il y a quelques années sur la Côte-Ouest, les familles de la Cosa Nostra qui étaient implantées dans la région, sont désormais pratiquement défuntes. Sur la Côte-Est, la Cosa Nostra, à encore une influence considérable dans certains secteurs. Dans le bâtiment, dans l’industrie, mais plus encore dans la gestion des déchets, un grand classique, les familles mafieuses gardent les mêmes pratiques utilisées depuis leur existence, il y a plus d’un siècle. Car ce qui compte aujourd'hui pour ces mafieux, qui sont rentrés désormais dans une nouvelle génération c'est de faire du business et rien que du business. Ils savent pertinemment que l’omerta, la règle sacrée établie par leurs anciens est pratiquement révolue, mais le principal pour eux restent de jouer sur cette « aura » que peut encore avoir cette organisation criminelle pour étendre leur territoire, encore et toujours et même si cela ne dure qu'un temps.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE GENOVESE OPÉRANT DEPUIS LA VILLE DE SPRINGFIELD PLAIDE COUPABLE

30 Octobre 2017, 07:00am

Publié par Xav

Ralph Santaniello
Ralph Santaniello

Springfield, une petite ville tranquille dans l’État du Massachusetts. Pourtant cette petite bourgade se trouvant à plusieurs heures de New-York, a toujours été un « laboratoire criminel » pour la famille Genovese  Très bien implantée depuis de nombreuses années, elle a longtemps été gérée par Adolfo Bruno, un Capitaine de la vieille école, qui sera assassiné en 2003, pour des rumeurs, qui ne seront jamais avérées, d'une éventuelle collaboration avec le FBI, mais surtout, d'avoir gardé une partie de l'argent, qui devait rentrer dans les poches de la hiérarchie New-Yorkaise. Après ce meurtre, l’équipage de la Genovese à Springfield fut gérée par Anthony Arillota, avant que ce dernier décide de collaborer avec la justice Américaine en 2010. Depuis ce jour, et selon les procureurs fédéraux, cette équipe qui était auparavant extrêmement respecté, n’a strictement plus rien à voir : « Ces gars là sont une blague totale. Avant il y avait une sorte de fierté pour les mafieux de travailler avec quelqu’un qui inspirait le respect. Aujourd’hui, nous avons des voleurs de bas étage, des trafiquants de drogue sur qui on ne peut pas faire confiance ». Dans l’affaire East Coast, Ralph Santaniello, un Soldat de la famille Genovese fut inculpé de bookmaking et de prêt usuraire, des délits qui lui rapporteraient selon les agents fédéraux, près de cinq cent mille dollars par an. La position de Ralph Santaniello dans l’équipage de Springfield est stratégique. Cousin et bras-droit de l’actuel Capitaine de la famille Genovese, Albert Cavanese, Ralph Santaniello est aussi selon les agents du FBI, un très bon homme de main, prêt à utiliser la violence physique pour recouvrir les dettes des mauvais payeurs. Il y a quelques années, il avait plaidé coupable d’avoir fracassé une bouteille de bière sur la tête d’un individu lors d’une soirée. Mais les paris sportifs, c’est vraiment la grande spécialité de Ralph Santaniello. Avec l’aide de sa propre mère et de plusieurs Associés de la famille Genovese, il avait, au début des années 2000, montait un énorme réseau de bookmaking dans les environs de Springfield, lui rapportant des dizaines de milliers de dollars tous les mois. Dans l’affaire East Coast, le Soldat de la famille Genovese est de nouveau inculpé des mêmes délits. Condamné par le passé à deux années de prison pour bookmaking, ce dernier sait pertinemment que s’il est déclaré coupable, il risque de terminer de longues années derrière les barreaux. L’opération East Coast lancée contre plusieurs familles de la Cosa Nostra, devait être l’affaire qui allait pouvoir relancer la « machine de guerre » des agences fédérales dans sa lutte contre le crime organisé. Mais encore une fois, après de nombreux dysfonctionnements  les procureurs fédéraux ont été dans l’obligation de proposer des offres de plaidoyer assez avantageuses aux différents mafieux inculpés, pour essayer de tourner la page au plus vite. Ralph Santaniello fut l’un d’entre eux et après avoir pesé le « pour et le contre » avec l’aide de ses avocats, ce dernier serait prêt à plaider coupable très prochainement. Les détails sur cet accord n’ont pas encore filtré, mais nous savons désormais que les inculpations des membres de l’équipe de Springfield sont venues grâce à l’aide d’un propriétaire d’une entreprise de remorquage. Ce dernier, déclara qu’à une époque, il avait accepté de payer les « hommages » à Adolfo Bruno en échange de sa protection avec un virement hebdomadaire, mais suite à son assassinat le chef d’entreprise décidera d’arrêter de payer la nouvelle hiérarchie installée. Les menaces verbales et physiques devinrent alors omniprésentes. Un soir, alors que la victime dans cette affaire, sortait tranquillement de chez lui, il fut accueilli « gentiment » par Albert Cavanese et Ralph Santaniello. Ce dernier commença à frapper le chef d’entreprise à plusieurs reprises, en lui ordonnant de « rembourser ses dettes » s’il ne voulait pas voir sa « tête tranchée » et son « corps enterré dans un bois ». Paniqué, le chef d’entreprise se rapprocha alors de la police du Massachusetts qui avec l’aide des agents fédéraux, accepta de le prendre sous leur protection, en échange de sa collaboration. Pour régler le différend entre les mafieux, une certaine somme d’argent fut donnée au chef d’entreprise par des agents fédéraux. En inscrivant un certain climat de confiance, ce dernier pouvait alors enregistrer et filmer Ralph Santaniello en train de parler tranquillement de ces différents rackets.

 

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE INCULPÉ D'ÉVASION FISCALE

14 Octobre 2017, 09:51am

Publié par Xav

Salvatore DeMeo
Salvatore DeMeo

Cinq ans de probation pour racket prêt usuraire, ce n’était visiblement pas assez pour les procureurs fédéraux, encore effarés du verdict rendu contre Salvatore « Sallie » DeMeo, un Soldat de la famille Genovese en Août dernier. En Décembre 2016, le FBI avait frappé la famille Genovese avec l’opération Shark Bait. Au total, une douzaine d’arrestations contre des individus affiliés de près ou de loin à la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis. Le jour des arrestations, la photo de Salvatore DeMeo, de part sa position au sein de la famille Genovese, le haut de l’affiche. Selon les procureurs fédéraux, ce dernier, avec l’aide de plusieurs Associés, auraient engendré des millions de dollars après avoir utilisé des faux sites de paris, la plupart basés au Costa Rica, pour soutirer de l’argent à des individus avides de miser sur différentes compétitions sportives. En plus de ses activités de paris illégaux, Salvatore DeMeo, aurait prêtait à des taux exorbitants, de l’argent à des individus au bord de la faillit, rendant selon les procureurs fédéraux, « impossible le moindre remboursement ». Pour tous ces délits, Salvatore DeMeo sera condamné à près cinq années de probations, après un accord de plaidoyer, une petite « tape sur les doigts » pour un criminel multirécidiviste, mais au moindre délit, Salvatore DeMeo pouvait retourner en prison. Les procureurs fédéraux ont donc essayé depuis quelques mois, de chercher la moindre faille et ont trouvé que ce dernier avait oublié de déclarer près de deux millions de dollars aux impôts, après avoir vendu différentes propriétés à Brooklyn entre 2013 et 2014, des bâtiments qui appartenaient à son père décédé au début des années 1990 et qui aurait rapporté au Capitaine de la famille Genovese près de dix huit millions de dollars. Pour les procureurs fédéraux, Salvatore DeMeo a de nouveau commis un délit et sera bientôt inculpé d’évasion fiscale, après une comparution devant un tribunal fédéral New-Yorkais, jeudi prochain. Selon les procureurs fédéraux, les nouvelles charges fiscales, ne sont pas liées à l’opération Shark Balt, mais ils rappellent tout de même, l’adhésion de « longue date » de Salvatore DeMeo à la famille Genovese. Dans une déclaration commune, les procureurs fédéraux ont stipulé, que le vieux mafieux avait utilisé une multitude de stratagèmes pour éviter de se faire arrêter par le FBI. En effet, Salvatore DeMeo aurait versé des centaines de millions de dollars à des entreprises « amis », dans le bâtiment. Un million de dollars pour une entreprise de plomberie, près de trois cent cinquante cinq mille dollars pour une autre société du BTP et la plus grosse partie, pour qui ?, pour la hiérarchie de la famille Genovese.

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