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RETOUR A LA CASE PRISON POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

28 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

RETOUR A LA CASE PRISON POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

En début de semaine, le juge Barclay Surrick, avait accordé une nouvelle audience aux procureurs fédéraux pour la violation de la liberté surveillée de Joey Merlino (voir photo), l’actuel parrain de la famille de Philadelphie. Vendredi dernier, le juge écouta pendant près de trois heures les discours des procureurs et des avocats de la défense, chacun d’entre eux, essayant de convaincre ce dernier de prendre la bonne décision sur Joey Merlino, et le juge a finalement décidé de suivre les conseils des procureurs fédéraux. Pour Barclay Surrick, l’actuel ou l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie, a bien violé les règles de sa libération conditionnelle, en ayant participé à une rencontre avec trois individus liés au crime organisé, dont le Capitaine John « Johnny Chang » Ciancaglini dans un bar à cigares à Boca Raton en Floride en Juin dernier. Le juge avait plusieurs solutions, et aurait très bien pu prolonger la liberté surveillée de Joey Merlino, mais ce dernier préféra le condamner à quatre mois de prison, une peine qu’il commencera à purger dans à peu près trente jours. Une peine qui une fois terminée, mettra fin à ses contraintes liées à sa liberté surveillé, mais cela peut être le moindre de ses problèmes. En effet, pendant l’audience, un détective de Broward County, qui témoigna contre Joey Merlino, affirma que ce dernier avait été enregistré une dizaine de fois pendant près de trois ans, dans des enquêtes lancées par la police d’État. Quand l’avocat de la défense Edwin Jacobs demanda au détective pourquoi la police surveillait son client, le procureur fédéral Taryn Merkyl, demanda une objection, qui fut accordée par le juge. En Mai dernier, lors d’une enquête lancée par le procureur fédéral, David Troyer, ce dernier avait demandé à Joey Merlino de s’expliquer sur ses revenus, et sur les importantes transactions financières qui avaient lieu sur son compte et celui d’un membre du crime organisé. En effet, ce dernier ne déclare aux autorités, qu’un salaire d’un simple employé dans une boite de publicité et la vie que peut mener Joey Merlino, habitant une très belle maison à Boca Raton, conduisant une voiture de luxe et ouvrant très prochainement un restaurant Italien à son nom, à de quoi préoccuper les procureurs fédéraux : « Il ne gagne presque rien, une somme presque dérisoire » déclara le procureur David Troyer. Joey Merlino était présent lors de l’audience, et resta impassible quand le juge Barclay Surrick rendit sa décision. Habillé d’un costume gris foncé, d’une chemise blanche, laissant apparaitre une montre de la marque Rolex , il préféra ne pas commenter l’issue de ce verdict et s’en alla avec sa femme et sa famille qui étaient présentes lors de l’audience La femme de Joey Merlino, Rita, se plaignait déjà de l'harcèlement des procureurs fédéraux contre son mari, une thèse qu’Edwin Jacobs rappela lors de son réquisitoire. Pour l’avocat de la défense, il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral, ne veut qu’une chose, mettre Joey Merlino en prison pour le restant de sa vie. Toujours d’après Edwin Jacobs, ces derniers n’ont toujours pas accepté, le fait que Joey Merlino puisse avoir été acquitté des meurtres dont il fut accusé au début des années 2000, il avait alors été condamné pour extorsion et purgea près de douze ans de prison dans un pénitencier fédéral, avant de sortir en 2011. De plus, il semble bizarre que pour lui, la citation à comparaitre puisse avoir été envoyée de Philadelphie, alors que Joey Merlino dépend du bureau de probations de l’État de Floride, cela montre bien pour lui, que les procureurs fédéraux vont tout faire pour rendre la vie impossible à son client. Edwin Jacobs admet quand même que son client avait « commis une erreur » en ne signalant pas à son agent de probation de sa rencontre avec John Ciancaglini, qui juge comme étant « fortuite ». Pour démontrer que cette entrevue n’était que le fruit du hasard, l’avocat de la défense fit appel à la femme de John Ciancaglini, Kathy. Cette dernière déclara que son mari lui avait raconté sa rencontre avec Joey Merlino, et qu’il était tellement gêné de le voir et par peur qu’il ait des ennuis avec la justice par la suite, il avait fait en sorte de l’éviter, sans succès. Mais pour le procureur fédéral, cela n’a rien d’une « rencontre fortuite » et demanda même pourquoi John Ciancaglini, n’est pas venu de lui-même témoigner à la barre pour prendre la défense son ami. Pour ce dernier, Joey Merlino devait être condamné car c’était une violation importante de sa liberté surveillée, de plus comment expliquer que John Ciancaglini, un Capitaine actif de la famille de Philadelphie, se retrouve dans un bar à cigares à Boca Raton, lieu ou Joey Merlino vit avec sa famille et un endroit ou il a ses habitudes, cela n’est pas très crédible…

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