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John Gotti : Le Don en Teflon - Quatrième Partie

13 Mai 2013 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Gambino

John Gotti : Le Don en Teflon - Quatrième Partie

Quand John Gotti fut condamné à la prison à vie en juin 1992, il fut transféré dans la prison de "Marion" dans l’État de l’Illinois. En 1992, cette prison était considérée par les autorités Américaine comme la prison fédérale la plus répressive des États-Unis. A "Marion", les criminels les plus dangereux du pays y étaient incarcérés. John Gotti, même emprisonné, était encore le Boss et pour éviter que des informations circulent entre lui et la famille Gambino, il fut installé dans une partie de la prison la plus difficile, appelé isolement total. Sa cellule faisait moins de sept mètres carrés, elle était composée d'un lit en métal ou John Gotti pouvait s'allonger sur un fin matelas. La seule distraction pendant ses 23 heures d'enfermement, était une petite télé en noir et blanc ou était diffusé des programmes religieux et autres émissions sur la réhabilitation. Bien sûr John Gotti n'avait plus les privilèges que pouvait espérer un "Parrain" de la Cosa Nostra, mais malgré les conditions de détentions extrêmes, John Gotti restait encore le patron. Sa notoriété et son influence en faisaient un des détenus les plus craint par les autres prisonniers. La plupart n'hésitèrent pas par respect ou pour faciliter son confort dans ce milieu hostile, à lui donné un meilleur matelas. A "Marion" John Gotti était encore quelqu'un de très respecté, personne ne voulait avoir des histoires avec lui. En effet, qui oserait se frotter à un des parrains les plus puissants de la Cosa Nostra. La famille Gambino comptait plus de 200 membres actifs et des milliers d'associés, ce qui représentait une énorme force de frappe pour quiconque oserait se défier à elle. Jouant de sa notoriété, John Gotti essayait de dicter un peu sa loi envers les autres détenus pendant ses rares moments de détente à l'extérieur de sa cellule. Les prisonniers avaient pris l'habitude de s'écarter quand il le voyait arriver et surtout de ne jamais lui parler de sa vie dans le crime organisé.
En 1996, comme chaque jour, John Gotti profitait de son heure quotidienne de détente en sortant de sa cellule. Cela faisait déjà quatre années que John Gotti était incarcéré, sa vie de Boss de la Cosa Nostra avait laissé place à la routine habituelle dans l'univers carcéral. Il était toujours considéré comme le parrain de la famille Gambino, son fils John Gotti Jr gérait pour lui les affaires en dehors de la prison. John Gotti longeait les cellules, faisant les cent pas, il essayait de s'aérer un peu l'esprit. L'enfermement pouvait détruire n'importe quel prisonnier même le plus robuste et John Gotti en était conscient. Il savait que le but du gouvernement était de le détruire psychologiquement jusqu'à la fin de ses jours. Pendant sa promenade en dehors de sa minuscule cellule, John Gotti croisa Walter Johnson. Ce dernier connaissait parfaitement la réputation du chef de la famille Gambino. Walter Johnson était un ancien braqueur de banque, il venait d'être transféré récemment dans le pénitencier de "Marion" en raison de son comportement violent envers les autres détenus. John Gotti s'avança vers Walter Johnson mais ce dernier mis du temps à le laisser passer. Vexé par cette attitude, John Gotti lui hurla dessus "Fous moi le camp d'ici espèce de sale "nègre", tu ne sais pas qui je suis?". Walter Johnson savait qui était John Gotti, mais à "Marion", il ne faisait aucune différence entre les autres prisonniers, pour lui c'était un détenu qui portait une combinaison orange comme tout le monde dans cet établissement. Le lendemain de l'altercation, pendant leur moment de détente, Walter Johnson en profita pour frapper John Gotti au visage. Ce dernier surpris, tomba par terre et essaya de se défendre tant bien que mal avant que les gardiens n'arrivent pour les séparer. Les détenus étaient stupéfaits par ce qu'il venait d'arriver. John Gotti était le Boss de la famille Gambino et tout le monde était surpris de le voir se faire frapper. Emmené à l'infirmerie, il se fit soigner alors que que Walter Johnson fut placé à l'isolement. John Gotti refusa de dire aux surveillants ce qu'il s'était passé, dents serrés, mâchoire fermée, il prétexta seulement avoir trébuché. Pour les autorités pénitentiaires, l'incident était clos, mais pas pour John Gotti. C'était la première fois de sa vie qu'il se faisait frapper. Au fond de lui, il se sentait humilié. Il ne pouvait pas laisser cet incident sans conséquence, Walter Johnson devait payer.
Dans les prisons fédérales, un gang redouté par tous les détenus avait pris ses marques. A "Marion" celui-ci était très bien implanté et très bien organisé. Ce gang se dénomme les "Aryan Brotherhood". Il est considérée pas les autorités Américaines comme un des gangs les plus violents dans le milieu carcéral Américain. Même s'il ne représente que 1 % de la population carcérale, il est à lui seul responsable de plus de 25 % des meurtres commis dans les prisons Américaines. John Gotti pris alors contact avec un des leaders et lui proposa pas loin de 100 000 $ pour tuer Walter Johnson. Les membres de "L'Aryan Brotherhood" incarcéraient à "Marion" étaient tous d'accord pour effectuer ce contrat. Pour eux c'était de l'argent facile et tuer un détenu noir renforcerait leur suprématie. Mais il fallait d'abord que les chefs de ce gang emprisonnés dans différentes prisons aux Etats-Unis puissent donner leur accord. Plusieurs semaines s'écoulèrent avant que les dirigeants de l'"Aryan Brotherhood"acceptent finalement de tuer Walter Johnson. Maintenant, ce dernier était devenu une cible à abattre et John Gotti allait montrer devant tout le monde qu'on ne s'attaquait pas impunément à un Boss de la Cosa Nostra. Les autorités pénitentiaires furent mise au courant rapidement du contrat lancé par John Gotti sur Walter Johnson et décidèrent de protéger ce dernier en le mettant à l'isolement. Les autorités le mirent à l'isolement jusqu’à sa libération en conditionnelle qui devait intervenir quelques mois plus tard.
En 1998, John Gotti atteint d'un cancer de la gorge fut transféré au centre médical pour les prisonniers fédéraux a Springfield dans le Missouri. Il mourut le 10 juin 2002, il avait 61 ans.

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