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John Gotti : Le Don en Teflon - Deuxième Partie

16 Avril 2013, 17:53pm

Publié par Xav + A.S

John Gotti : Le Don en Teflon - Deuxième Partie

Deux jours après la mort de Paul Castellano, les capitaines et les responsables de la famille Gambino furent convoqués au restaurant que tenait Sammy Gravano le "Caesar's East" pas très loin du lieu ou Paul Castellano fut tué. Joe Gallo l'ancien "Consigliere" de la famille Gambino présidait la réunion. Le moment était venu pour John Gotti de se faire nommer à la tête de la famille mafieuse. Sa première décision fut de promouvoir Franck DeCicco comme "Underboss" et laisser les fonctions de "Consigliere" à Joe Gallo. Pour John Gotti ce dernier avait une présence rassurante, il connaissait la Cosa Nostra dans tous ses recoins et il pouvait calmer certains capitaines qui ne comprenaient pas trop ce qui avait pu se passer avec l'exécution de Paul Castellano. Un message fut passé aux autres familles de la Cosa Nostra, leur expliquant qu'une enquête était en cours pour savoir qui avait tué Paul Castellano et qu'une fois les tueurs retrouvés, il y aurait des représailles. La famille Gambino obtient de nouveau son siège à la Commission, mais cette dernière stipula qu'une règle avait été violée et qu'un jour la famille Gambino devrait répondre du meurtre de Paul Castellano.
A peine nommé Boss de la famille Gambino, John Gotti s'apprétait à être inculpé dans deux affaires. Le premier faisait suite à une agression qui s'était déroulée quelques mois avant le meurtre de Paul Castellano, le 11 septembre 1984. Ce jour là dans une rue de New-York, Romual Piecyk réparateur de réfrigérateur retrouva sa camionnette bloquée par une voiture garée en double file. La voiture appartenait à Frank Colleta un associé de la famille Gambino qui buvait un verre tranquillement avec John Gotti dans le bar "Cozy Corne". En colère de ne pas pouvoir passer, il sortit une batte de baseball et s'assit sur le véhicule de Frank Colleta. Ce dernier sortit du bar tranquillement et quand il vit Romual Piecyk assis sur son véhicule en train de le traiter de tous les noms. Ce dernier n’eut pas le temps d'utiliser sa batte de baseball qu'il fut frappé au visage. Romual Piecyk tomba par terre et Frank Colleta en profita pour faire les poches du pauvre réparateur encore abasourdi par ce qu'il venait de lui arriver. Il se releva péniblement et une bagarre éclata entre Frank Colleta et Romual Piecyk. John Gotti qui assistait à la scène depuis le bar, se précipita sur Romual Piecyk et le frappa très durement au visage. Une nouvelle fois à terre, John Gotti profita de dire ces quelques mots à Romual Piecyk : "Tu ferais mieux de partir d'ici avant qu'il ne t'arrive quelque chose de plus grave...". Romual Piecyk s'en alla mais ramena avec lui des agents de police jusqu'au bar. A l'intérieur John Gotti et Frank Colleta était assis en train de discuter et Romual Piecyk désigna les deux mafieux comme ces agresseurs. Les policiers arrêtèrent Frank Colleta et John Gotti. Au moment ou les policiers passèrent les menottes à John Gotti, ce dernier stupéfé de se faire arrêter interpela Romual Piecyk : "Tu ne sais pas qui je suis?", Romual Piecyk lui répondit sèchement "Non et je m'en fous". Quelques jours plus tard, Romual Piecyk témoigna devant un grand jury. John Gotti et Frank Colleta furent inculpés d'agression qualifiée et de vol. Il fallut attendre plus d'un an avant que l'affaire ne soit traitée par les tribunaux et pendant ce temps Romual Piecyk découvrit qui était réellement John Gotti. Il craignait maintenant pour sa vie, il s'arma d'un pistolet et déménagea loin de New-York avec sa femme. Une semaine avant l'ouverture du procès, un sergent de la police de New-York sonna chez Romual Piecyk pour lui parler de l'affaire. Romual Piecyk fut catégorique : "Je ne témoignerai pas", il raconta qu'il avait reçu plusieurs menaces téléphoniques et que les freins de camionnette avait été coupés à plusieurs reprises. A la veille du procès, Romual Piecyk parla avc un journaliste du "New York Daily News", il lui raconta qu'il ne "voulait pas causer d'ennui à John Gotti et qu'il ne témoignera jamais contre lui". Le jour du procès, Romual Piecyk arriva au tribunal avec des lunettes fumées, il ne voulait pas croiser le regard persistant de John Gotti lors du procès. A la barre des témoins, quand le procureur lui demanda de montrer du doigt dans la salle qui était son agresseur, Romual Piecyk répondit timidement : "Pour être parfaitement honnête, cela c'est passé il y a si longtemps, que je ne m'en souviens plus". John Gotti impeccablement vêtu se tenait au premier rang à coté de son avocat Bruce Cutler. Il souriait de voir l'équipe du procureur essayant de faire changer d'avis Romual Piecyk, mais ce dernier resta sur ses positions. Le juge fédéral décida alors de classer l'affaire. A l'enoncé du verdict, des cris joie se firent entendre dans le tribunal. John Gotti avait gagné sa première bataille contre le gouvernement Américain, mais cela ne faisait que commencer.
le 7 avril 1986, John Gotti et plusieurs membres de la famille Gambino dont son frère Gene furent accusés dans plusieurs affaires tenant de la loi RICO. Avant que le procès ne commence Armond Dellacroce un "soldat" de la famille Gambino qui avait disparu depuis la mort de son père Neil Dellacroce, fit savoir à son avocat qu'il plaidait coupable de toutes les charges retenues contre lui. Cette décision choqua profondément John Gotti qui n'acceptait en aucun cas qu'un membre de la famille Gambino plaide coupable pour pouvoir alléger sa peine de prison. Pour lui, un membre initié de la Cosa Nostra doit se présenter fièrement devant le juge, tout en niant la moindre participation au crime organisé et à la Cosa Nostra. Avant que le procès commence, John Gotti fut victime d'une tentative de meurtre. Le 13 avril 1986, John Gotti, Frank DeCicco et ses proches lieutenants devaient se rendre au club social "Veterans And Friends Club" à Bensonhurst. Ce club social était le quartier général d'un "Capitaine" très respecté dans la famille Gambino, Jimmy "Brown" Failla. Celui-ci contrôlait le ramassage des ordures pour la famille Gambino. Salvatore Gravano et Frank DeCicco arrivèrent sur les lieux. A l'intérieur la plupart des proches de John Gotti étaient déjà présents, tous attendaient l'arrivé du Boss de la famille Gambino. Pour patienter, la plupart jouaient aux cartes ou buvaient un verre. Depuis la mort de Paul Castellano, une certaine tension régnait dans la famille Gambino, mais aujourd'hui tout le monde était détendu. Le téléphone du club social résonna, au bout du fil c'était John Gotti pour indiquer qu'il ne pouvait pas venir mais qu'il rejoindrait toute son équipe plus tard. Frank Bellino un membre de la famille Lucchese entra dans le club social au même moment. Il voulait s'entretenir avec Frank DeCicco. Frank Bellino avait des soucis judiciaires et il sollicita son aide en demandant la carte de son avocat. Ce dernier ne l'avait pas sur lui, il se souvient qu'il l'avait laissé dans sa voiture. Une fois sortie, Franck DeCicco remarqua tout de suite un paquet suspect sous son véhicule et pour rigoler, il lança à Frank Bellino : "Tu as vu il y a une bombe sous ma voiture". Pourquoi se méfierait-il, c'était une règle absolue, la Cosa Nostra n'utilise pas de bombes. Une fois à l'intérieur du véhicule, Frank DeCicco se pencha vers sa boite à gant, c'est à ce moment là que la bombe explosa.
L’explosion était tellement puissante que plusieurs témoins pensèrent qu’un immeuble s’était écroulé. Tous les mafieux présents dans le club social sortirent sauf Jimmy « Brown » Failla et Daniel Marino qui restèrent à l’intérieur. Salvatore Gravano se précipita sur la voiture de Frank DeCicco, ce dernier était allongé par terre. Il essaya de le saisir pour l’écarter des flammes mais son bras traversa son corps. Tous ses membres étaient disloqués, l’explosion avait aspiré tout son sang. Salvatore Gravano rejoignit John Gotti dans un bar du centre ville pour lui expliquer la situation actuelle. Pour John Gotti c'était évident, l’exécution de Paul Castellano sans l’autorisation de la Commission ne fut pas appréciée par certaines familles de la Cosa Nostra. Mais qui pouvait être derrière cette tentative d’attentat. Vincent « The Chin » Gigante le Boss de la famille Genovese n’avait pas tellement apprécié que John Gotti passe au dessus de la Commission pour tuer Paul Castellano. Pour lui, si les membres initiés de la Cosa Nostra ne respectaient pas les règles mis en place depuis des décennies, cela deviendrait l’anarchie. John Gotti décida de mobiliser l’ensemble de la famille Gambino. Il voulait montrer aux autres familles de la Cosa Nostra que la famille Gambino était unie face à cet attentat manqué. Il était évident que les personnes qui avaient orchestré cette explosion voulait amputer la famille Gambino de sa hiérarchie. Frank Bellino le soldat de la famille Lucchese qui accompagnait Franck DeCicco à l’extérieur du club social, ressemblait fortement à John Gotti. John Gotti essaya de rassurer l’ensemble de la famille Gambino en leur disant que personne ne savait qui était derrière ce complot. John Gotti pensait entretenir des bonnes relations avec le Boss de la famille Genovese, Vincent « The Chin » Gigante. Avant cette agression, John Gotti avait demandé à ce que la Commission se réunisse. Il voulait que cette dernière officialise le siège de Vic Orena comme le Boss de la famille Colombo. Avec Joseph Massino, le patron de la famille Bonanno et Vic Orena, John Gotti voulait contrôler l’ensemble de la Commission avec ces trois votes. Vincent Gigante avait décidé de reporter cette décision à une prochaine séance. Le FBI enregistra une conversation d’une faction de la famille Genovese contrôlée par Louis « Bobby » Manna. Dans cet enregistrement, on pouvait entendre Louis Manna et plusieurs complices comploter pour tuer John Gotti.
Le 18 août 1986 le procès contre John Gotti s’ouvrit à New-York. L’équipe de procureurs menée par Diane Giacalone était très préoccupée par la sélection du jury. Elle ne voulait pas que certains se laissent influencer par l’équipe d’avocats de John Gotti. Diana Giacalone et John Gotti avaient grandi dans le même quartier de New-York et elle connaissait parfaitement le monde de la Mafia. Elle voyait tout les jours les mafieux avec leurs grosses cadillac se garer en double file, ne respectant jamais les lois et terrorisant tout le quartier par le racket des commerçants. Elle avait décidé de devenir procureur pour mettre ce genre d’individus derrière les barreaux. Bruce Cutler l’avocat de John Gotti commença sa plaidoirie désobligeante contre l’équipe de procureurs. Il montra que leur dossier était "pourri", traitant les témoins du gouvernement de "racaille", de "voyous" qui avaient purgé des peines de prisons pour des crimes « odieux ». Il déclara que John Gotti était un mari aimant, un grand père qui adorait ses petits enfants et qu’il était un chef de famille oui, mais seulement de la famille Gotti.
L’équipe de procureurs commença très mal leur entrée. Elle envoya son premier témoin, un dénommé Salvatore "Crazy Sal" Polisi qui fut complétement discridité quand Bruce Cutler apprit que ce dernier avait accordé une interview deux jours avant l'ouverture du procès. Il avait solicité un journaliste pour faire la promotion de son futur livre racontant sa vie dans la Mafia. Mais Diane Giacalone avait d'autres témoins, comme un associé très proche de John Gotti, Wilfried Johnson. La substitut du procureur n'hésita pas à le menacer de dévoiler son rôle d'informateur du gouvernement si celui-ci refusait de témoigner au procès, mais ce dernier refusa. Pour le punir, Diane Giacalone le transfèra au Métropoiltan Center, là ou John Gotti était incarcéré pendant son procès. Wilfried Johnson était détenu dans la partie réservée aux informateurs du gouvernement. Dans cette partie de la prison, il croisait régulièrement John Gotti derrière une vitre blindée qui sépare les deux unités, celle des détenus en attente de jugement et les témoins du gouvernement. Ce dernier compris que son associé et ancien ami l'avait trahi et chaque fois qu'il croisait Wilfired Johson, John Gotti lui sourit et imita l'envoi d'un baiser, le baiser de la mort. L'avocat de John Gotti, Bruce Cutler pouvait être confiant sur l'issue du procès. En effet, un juré avait été acheté 60000 $ par la famille Gambino. George Pape un des jurés avait une dépendance à l'alcool. Quand il comprit qu'il pouvait gagner beaucoup d'argent en aidant John Gotti, il n'hésita pas une seule seconde. Avec lui, John Gotti et les membres de la famille Gambino étaient sûr de s'en sortir. De plus les témoins du gouvernement étaient peu crédibles et Diane Giacalone le procureur comprit que le procès allait aboutir vers une déclaration de non-culpabilité pour John Gotti. Bruce Cultler dans sa plaidoirie finale face aux jurés pretexta que "Pendant sept mois, l'équipe de procureurs à essayé de vous convaincre de mettre en prison John Gotti. Mais je vais vous dire une chose ce dossier empeste, ce dossier est pourri, ça vous donne envie de dégueuler jusqu’à vos tripes. Sa vraie place se trouve ici"Il jeta le dossier à la poubelle devant le procureur Diane Giacalone complétement abasourdie par ce qu'il venait de se passer. Après plusieurs jours de délibération, le jury déclara John Gotti et tous les membres accusés non coupable de toutes les charges retenues contre eux. A la sortie du tribunal, John Gotti fût acclamé en héros par une foule qui scandait son nom. Il était surnommé le "Don en Teflon" par les médias par rapport à sa capacité d’éviter les "armes" du gouvernement pour le mettre en prison. En arrivant dans son quartier, il fut accueillit par un feux d'artifice, une immense fête fut célébrée au club social de John Gotti le "Ravenite" avec tous ses proches. Pendant ce temps Wilfried Johnson qui venait aussi d'être libéré par la justice Américaine, compris ce qu'il allait lui arriver. Il avait trahi plusieurs membres de la famille Gambino dont son chef John Gotti. Il avait été son ami à une époque, mais collaborer avec la justice entrainait automatiquement une sentence de mort. Depuis un moment, il ne cherchait plus à fuir, il savait que l'inévitable allait se produire de toute façon, un jour ou l'autre. Il avait refusé de faire parti du programme de protection des témoins et la famille Gambino aurait vite fait de retrouver sa trace. Le 29 août 1988, en début de matinée, Wilfred Johnson quitta son domicile pour aller travailler. En arrivant à sa voiture, il fut touché d'une vingtaine de balles à plusieurs endroits du corps, il mourut sur le coup.
Le 24 janvier 1989, John Gotti se promenait tranquillement dans une rue de SoHo, un quartier de New-York quand le FBI l'arrêta pour une affaire qui remontait à 1986. Son arrestation fût virulente et John Gotti fut plaqué contre une voiture avant d'être menoté. John Gotti souriant face à cette attitude lança au policier "Je prends les paris à trois contre un sur ce procès, c’est moi qui vais le gagner". L'agent du FBI véxé par cette reflexion lui répondit séchement "Oublie ça branleur et monte dans cette putain de voiture". Cette affaire n'avait rien de sensationnelle mais vu que John Gotti était inculpé, les médias se précipitèrent dessus. John O'Connor gérait le syndicat des charpentiers. Il avait découvert que des ouvriers non syndiqués rénovaient entièrement un restaurant. En colère face à cette situation, il demanda à plusieurs membres de son syndicat de saccager ce restaurant, mais ce qu'il ignorait c'est que cet endroit appartenait à la famille Gambino. Le FBI enregistra John Gotti dans son club social le "Ravenite" ordonner à des membres de sa famille de "péter la gueule" à John O'Connor. Cette mission fut "sous-traitée" à une bande de tueurs irlandais à la solde de la famille Gambino dénommée les "Westies". Mais ce qui devait être au départ une "simple" correction se termina par un règlement de compte en règle. John O'Connor fut touché par plusieurs balles aux jambes et aux fesses. Le procureur demanda au juge de garder John Gotti en prison sans possibilité de caution possible, prétextant que John Gotti faisait face à plus de vingt cinq ans derrière les barreaux et qu'il était une menace pour la société. Son avocat Bruce Cutler répliqua que John Gotti allait gagner son procès car les charges qui pesaient sur lui étaient faible. Le juge fixa la caution à 100000 $ qu'il paya sans sourciller. Le témoin vedette du procès était James McElroy un membre des "Westies". Il témoigna contre John Gotti pour espérer une réduction de sa peine de 60 ans de prison. James McElory, était un tueur à gage, il faisait le sale boulot pour le gang Irlandais et la famille Gambino. Pour lui c'était simple si son supérieur lui disait de tuer quelqu'un, il le tuait sans aucune hésitation. Il expliqua devant le jury qu'à 18 ans, il brisait une mâchoire pour 50$. Il raconta à la barre que l'ordre de tirer sur Jimmy O'Connor était venu de James "Jimmy" Coonan le chef des "Westies" très proche de John Gotti. Pendant le contre-interrogatoire, Bruce Cutler commença comme à son habitude à attaquer verbalement l'accusé. Il traita James McElroy de "mouchard", de "chien galeux". Il prétexta qu'il "ne connaissait pas du tout John Gotti, en faîte vous avez du le rencontrer dans vos rêves une fois drogué et alcoolisé comme à votre habitude ". Continuant sur sa lancée, Bruce Cutler essaya de déstabiliser le plus possible James McElroy. : "Si j'ai bien compris, vous n'avez honte de rien. Vous assassinez un type de plusieurs coups de couteaux au visage et vous ne le regrettez pas. Je vous parie que si on vous le demandait, vous tueriez tous ceux présents dans cette salle..". Sans aucune hésitation, il répondit sèchement : "Si on me disait de le faire, je le ferais...".
L'interrogatoire de Bruce Cutler amena à l'effet escompté. Le témoignage de James McElroy n'avait pas été jugé crédible par les jurés. Il était considéré comme un tueur à gage qui avait assassiné des dizaines de personnes. De plus il se vantait d'après plusieurs témoins de démembrer lui même ses victimes qu'il transportait dans un camion frigorifique. Il n'exprimait aucun remord et ne voulait qu'une chose retrouver sa liberté en faisant tomber le plus de monde possible. Le principal accusé dans cette affaire John O'Connor décida de revenir sur ses accusations. Pendant son interrogatoire, il déclara ne connaitre personne dans le tribunal et que John Gotti ne lui avait pas causé d'ennui. Le message était bien passé, John o'Connor savait que s'il témoignait contre John Gotti, il serait un homme mort. Après plusieurs jours de délibération et malgré les preuves irréfutables qui montraient clairement que John Gotti avait commandité le règlement de compte de John O'Connor, il fut une nouvelle fois acquitté. A l'énoncé du verdict, il poussa des hurlements de joies et embrassa son avocat sur les deux joues. Il célébra de nouveau son acquittement, en faisant une grande fête dans Mulbery Street. A cette soirée, il invita de nombreux journalistes à venir manger dans son club social le "Ravenite". Plusieurs d'entre eux avaient rapporté le quotidien de John Gotti pendant le procès. Selon certains médias, John Gotti était traité comme un véritable VIP. Des associés lui tenaient un parapluie quand il pleuvait, lui donner des mouchoirs pour qu'il s'essuie les mains. Grâce à ces affaires, John Gotti était devenu un des Parrains de la Cosa Nostra les plus connu, faisant même la couverture du "Time". Cette notoriété agacée plus particulièrement les autres chefs de la Cosa Nostra. La plupart étaient des parrains de l'ancienne génération, préférant vivre modestement. Pour eux leur organisation devait rester secrète. Les membres devraient faire leur buisiness dans l'ombre et non en se pavanant devant les médias. En devenant célèbre, John Gotti attisait tous les médias sur la Cosa Nostra, ce qui le mènerait à sa perte.