Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LCN

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNE A 11 ANS DE PRISON POUR TRAFIC DE DROGUE

25 Août 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Bonanno

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNE A 11 ANS DE PRISON POUR TRAFIC DE DROGUE

John « Big Man » Venizelos (voir photo), aurait surement rêvé d’être un membre initié de la Cosa Nostra, mais il n’a jamais pu rentrer dans la famille Bonanno à cause de ses origines, ce qui ne l’empêcha pas de faire gagner à la famille mafieuse énormément d’argent grâce au trafic de drogue, une chose qui est normalement interdite dans les règles de la Cosa Nostra. La famille Bonanno, avait déjà été sanctionnée par le passé par les autres familles mafieuses, pour sa volonté de gager de l’argent grâce au trafic de drogue. En raison de son implication, elle perdit pendant plusieurs années son siège à la Commission, un organe qui comprend à l’heure actuelle les cinq familles de New-York et l’Outfit de Chicago, qui se réunissent pour résoudre les conflits des différentes familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Avec l’arrivée de Joseph Massino à la tête de la famille Bonanno, au début des années 1990, elle regagna de nouveau sa place. Mais même si les peines relatives au trafic de drogue sont importantes, cela engendre des millions de dollars et John Venizelos avait beaucoup de contact dans ce domaine, dont l’un des plus gros trafiquants de drogue au Canada, Associé avec la famille Rizzuto, les Hells-Angels et les Cartels Mexicains, Jimmy Cournoyer. Ce dernier était un peu un « baron de la drogue » , et distribuait à lui seul la plus grande partie de la marijuana à New-York. Les deux hommes s’entendaient très bien et l’argent coulait à flot pour John Venizelos qui vivait une vie de millionnaire, s’habillait en vêtement de luxe, roulait en voiture de sport, et dirigeait une célèbre boite de nuit en plein New-York, le « Jaguars 3 ». Mais comme tout Associé, et malgré sa fortune, John Venizelos devait rendre des comptes à la famille Bonanno et en particulier au Soldat Vincent « Vinny Green » Faraci, qui prenait à son plus grand plaisir une bonne partie de ses bénéfices. Ce dernier connait très bien le monde de la nuit, à une époque, il dirigeait le « Crazy Horse Too Strip Club » à Las Vegas, et il savait qu’avec John Venizelos, la boite de nuit le « Jaguar 3 » tournerait à merveille. Mais le problème de Vincent Faraci, c’est qu’il oubliait de déclarer une grosse partie de ses revenues au FISC Américain, ce qui l’emmènera à être condamné à une peine allant de 15 à 21 mois de prison en Juillet 2013. Cette même année, John Venizelos fut arrêté pour trafic de drogue, dans une opération de grande envergure lancé par lancée par la DEA. C’était le début d’un cauchemar pour l’Associé de la famille Bonanno. Lors de la fouille de son domicile, plus de 100 000 dollars en liquide furent saisies, ainsi que plusieurs armes avec le numéro de série enlevé et avec toutes ses preuves, il risquait une peine de prison à vie incompressible dans une prison fédérale Américaine. Face à cette situation, John Venizelos ne se démonta pas et d’après la DEA, il commença grâce à sa libération sous caution, à menacer les individus qui pouvaient témoigner contre lui avec l’aide de plusieurs membres de la famille Bonanno. La première étape fut d’envoyé grâce à un téléphone portable crypté des messages à plusieurs de ses Associés, expliquant qu’un « important fond d’argent » était « ouvert » pour « menacer » les individus qui pouvaient témoigner contre lui. Malheureusement pour John Venizelos, les téléphones portables furent à leur tour interceptés par les agents fédéraux, ce qui décida l’Associé de la famille Bonanno de plaider coupable des accusations retenues contre lui, évitant alors une peine de prison à perpétuité. En décidant d’avouer ses crimes, John Venizelos accepta une peine de onze ans de prison dans un pénitencier fédéral. Devant le tribunal, ou il arriva pour entendre son verdict, l’Associé de la famille Bonanno arriva en tenue chic, portant des lunettes avec une monture en écaille de plusieurs milliers de dollars, mais son attitude fut complètement différente par rapport à sa première présentation devant un juge fédéral lors de son arrestation en 2013 : « Je ne vendrai plus rien. Je suis sobre et clean depuis des mois et je peux me rendre compte des erreurs que j’ai pu faire ». Mais le juge fédéral Raymond Dearie, essaye de le mettre en garde : « Si vous revenez de nouveau, cela va être beaucoup plus dur pour vous. Vous avez des amis louches, faites vous en de nouveaux ». Le procureur fédéral Loretta Lynch qui avait instruit l’affaire déclara dans un communiqué à la sortie du tribunal : « Monsieur Venizelos a utilisé la violence et l’intimidation pour assouvir sa position de leader dans ce trafic de stupéfiants. Cette condamnation montre notre volonté de poursuivre les trafiquants de drogue qui inondent notre communauté de stupéfiants, en particulier contre des personnes qui ont suivi une vie dans le crime organisé. »

Partager cet article