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MAUVAISE SEMAINE POUR LA FAMILLE GAMBINO

28 Août 2021, 07:18am

Publié par Xav

Vincent Artuso, un Capitaine de la famille Gambino implanté dans l’État de la Floride, vient de décéder de causes naturelles, il avait soixante seize ans. Dès son adolescence, Vincent Artuso travaille dans la boulangerie familiale, un travail acharné qui permit, selon ses proches, à pouvoir payer les études de ses trois jeunes frères. Mais dans le Bronx, Vincent Artuso était connu aussi sous le pseudonyme de “Vinnie A”, gravitant autour du club social d’un Capitaine réputé de la famille Gambino, Frank “Frankie Loc” Locascio. Au début des années 1980, Vincent Artuso purgera une peine d’un an de prison pour histoire de trafic de drogue. A sa sortie et avant le décès de Paul Castellano, le gouvernement fédéral estime que Vincent Artuso aurait été intronisé dans la famille Gambino, placé sous la coupe de Frank Locascio, proche du clan Gotti, qui préparait l’un des assassinats les plus retentissant de la Cosa Nostra. Le 16 Décembre 1985, devant le restaurant populaire de Manhattan, le Sparks Steak House, une réunion d’affaire à lieu entre Paul Castellano et le clan Gotti, le but, essaye de résoudre un conflit qui risquait de dégénérer en guerre interne à l’intérieur de la famille Gambino. En pleine période de préparation de Noël, une équipe de tueurs, vêtus de blanc, de trench-coats et de chapkas noires se positionnèrent devant le restaurant. Cette équipe était composée de : Vincent Artuso, Salvatore Scala, Edward Lino et John Carneglia. À quelques pas de là se trouvait une équipe de secours composée prétendument de Dominick Pizzonia, Angelo Ruggiero et Anthony Rampino. Quand Paul Castellano sortit de son véhicule, Vincent Artuso et John Carneglia se rapprochèrent, mais seul John Carneglia tira à plusieurs reprises sur l’ancien Parrain de la famille Gambino, l’arme de Vincent Artuso s’étant enrayée.

Anthony Scotto, ancien Capitaine de la famille Gambino, vient de décéder à l’âge de quatre vingt sept ans. Originaire de Brooklyn, Anthony Scotto travailla dès son adolescence sur les docks de New-York, Anthony Scotto avait la particularité de s’être marié avec la fille d’Anthony Anastasio, neveu d’Albert Anastasio, célèbre Parrain de la famille Mangano, l’ancien nom de la famille Gambino. Intronisé dans la Cosa Nostra, il prend, à la mort d’Anthony Anastasio en 1963, le contrôle du Local 1814 de L’ILA (International Longshoreman's Association), qui à cette époque, était un important collecteur de fonds pour le parti démocrate. Très vite mis en lumière en raison de ses nombreuses relations avec certains politiciens locaux, Anthony Scotto devint très rapidement l’un des membres les plus influents de la famille Gambino. Mais à la fin des années 1970, tout s’écroule, Anthony Scotto est inculpé de plusieurs charges fédérales dont de corruption, de racket et condamné, en 1980, à cinq années de prison. Anthony Scotto a eu de la chance, la peine aurait pu être beaucoup plus lourde. Les procureurs avaient en effet demandé une peine de plus de vingt ans derrière les barreaux, mais le juge en décida autrement après avoir été “impressionné” de toutes les lettres de soutien, de nombreux politiques, qui pour la plupart, se portaient “garant” de son comportement avant sa condamnation. Pendant son incarcération, son équipe est gérée par l’un de ses anciens Soldats, Anthony “Sonny” Cicconne. Libéré de prison au milieu des années 1980, Anthony Scotto se fit plus discret. Le nouveau Parrain en exercice, John Gotti, décida de maintenir Anthony Ciccone comme Capitaine de l’ancien équipe de Scotto et de reléguer un peu ce dernier en arrière plan, ce qui ne dérangeait nullement Anthony Scotto, qui se concentra plus sur sa famille et dans des affaires plus légitimes. En 1993, il ouvrit le Fresco By Scotto, un restaurant en plein Manhattan, géré actuellement par fille, Rosanna Scotto.

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LES CLUBS SOCIAUX DANS LA COSA NOSTRA - PARTIE 1

21 Août 2021, 09:08am

Publié par Xav

Par définition, un club social est un lieu ou des personnes se rencontrent généralement autour d'un intêret, d'un métier ou d'une activité commune. Dans la Cosa Nostra, les mafieux se rencontrent aussi dans un club social mais pour parler de sujets plus spécifiques, l'extorsion, le racket voire le meurtre. Il faut dire qu'à New-York, les clubs sociaux sont une tradition pour les membres de la Cosa Nostra. A l’intérieur, les mafieux y vont pour boire un verre, jouer aux cartes, raconter leur vie, assister à des réunions entre membres de différentes familles, mais surtout, parler business. Sur la porte, est généralement marquée la fameuse phrase “Members Only”, déconseillant fortement les individus non affiliés à la Cosa Nostra d’y entrer pour boire un verre et même si ces derniers voulaient s’y aventurer, le prix des boissons étant tellement prohibitif, qu’ils repartent généralement aussitôt. C’est un peu une coutume pour les familles de la Cosa Nostra de se réunir dans ce genre d’endroit. Mais avec le renforcement de la surveillance opéré par les agences gouvernementales sur les familles mafieuses, celles-ci sont devenues plus rares, plus discrètes et certains des clubs sociaux, emblématiques, ont définitivement fermé leur porte. Petit tour d’horizon sur certains de ces clubs, qui ont fait et qui continuent à faire l’histoire de la Cosa Nostra aux États-Unis :

Le Palma Boys : Ce fameux club social était situé au 416 East 115th Street à East Harlem un quartier de Manhattan. Connu des autorités pour avoir été le repère de l’ancien Acting Boss de la famille Genovese, Anthony “Fat Tony” Salerno. A l'intérieur, ce dernier y gérait, depuis ce club social, une partie de ses business dans les quartiers de Harlem et du Bronx. Inculpé, en 1985, dans le procès dit de la “Commission”, Anthony Salerno sera condamné à près de cent ans de prison, il y décédera en 1992. Par la suite, le Palma Boys a fermé ses portes. Il avait été remplacé par une boutique avant de devenir, par la suite, une résidence privée.

Triangle Social Club : Ce club détenu par l’ancien Parrain de la famille Genovese, Vincent “The Chin” Gigante, se situait à Sullivan Street, dans un immeuble de six étages dans le Greenwich Village de New York et proche de l’appartement détenu par sa propre mère. A l’intérieur, l’endroit était minuscule, avec à peine une machine à expresso, mais elle servait aussi de “centre commande” pour Vincent Gigante, qui pouvait y donner ses ordres en toute discrétion. Passant la plupart du temps en robe de chambre pour plaider la folie et ainsi essayer de détourner la surveillance des fédéraux, Vincent Gigante avait en réalité toute sa tête. D’après Peter Savano, un ancien Associé de la famille Genovese, devenu un informateur du gouvernement, Vincent Gigante ne parlait que très rarement des activités criminelles de la famille dans la pièce principale de son club social. Un jour, il raconta qu'il fut convoqué au Triangle Social Club pour y parler d’un futur contrat. De nature paranoïaque, Vincent Gigante avait convié Peter Savano dans les toilettes du club, avait ouvert les robinets et lui avait chuchoté les directives à voix basse à son oreille. Vincent Gigante décèdera finalement en prison en 2005 et à ce jour, ce fameux club social est devenu une épicerie populaire.

The Motion Lounge : Ce club social était le repère de l’équipe de l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Dominic “Sonny Black” Napolitano. Connu du grand public pour avoir été l’un des protégés d’un agent infiltré du FBI, Joseph D. Pistone, qui en utilisant le pseudonyme de Donnie Brasco, infiltra en profondeur la famille Bonanno au début des années 1980. Situé au 420 Graham Avenue à Williamsburg à Brooklyn, The Motion Lounge a depuis longtemps fermé ses portes et cet endroit qui était à la base un quartier ouvrier, industriel, est devenu un quartier très prisé. Le club social est devenu un cabinet d’architectes.

Robert’s Lounge : Ancien repaire du célèbre Associé de la famille Lucchese, James “Jimmy The Gent” Burke, ce club social était à la base un endroit où les ouvriers du quartier y venaient pour se détendre en buvant un verre. Au fil des années le Robert’s Lounge est devenu sous contrôle de la famille Lucchese et est même devenu un “cimetière” personnel pour James Burke qui y enterrait les corps des personnes exécutées par lui et son équipe. Le Robert’s Lounge se situait au ​​114-45 Lefferts Boulevard à Ozone Park dans le Queens, proche de l’aéroport JFK, où s'est déroulé le fameux braquage dit de la “La Lufthansa”, orchestré par James Burke et son équipe. Ce braquage qui fit grand bruit à l'époque, rapporta des millions de dollars à la famille Lucchese. Le Robert’s Lounge à désormais fermé ses portes et est devenu un restaurant Caribéen.

Toyland Social Club : Ce club social était détenu par Nicholas “Nicky Glasses” Marangello ancien Underboss de la famille Bonanno au milieu des années 1970. Ce dernier avait un casier judiciaire depuis l’adolescence, purgeant à ses dix neuf ans, une peine de dix années de prison pour vol dans le pénitencier de Sing-Sing. Par la suite, il deviendra très influent dans les jeux d’argent. Situé au 94 Hester Street, à Manhattan, la “frontière” entre le Little Italy et Chinatown, le Toyland Social Club a très vite été pris d'assaut par le FBI, qui a enregistré et photographié une bonne partie des membres de la famille Bonanno. Fermé depuis de nombreuses années, ce club social est devenu désormais un salon de massage asiatique.

The Ravenite Social Club : Situé au 247 Mulberry Street à Manhattan, ce club social fut l’un des repères préférés de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Quelques jours après l’assassinat de Paul Castellano, près de deux cent membres et Associés de la famille Gambino se sont présentés au Ravenite pour présenter leur respect au nouveau Parrain. Par la suite, le FBI se rendit très vite compte que John Gotti utilisait un appartement au deuxième étage, juste au dessus du club, pour y organisait des réunions privées. Un micro sera installé et les enregistrements effectués seront par la suite dévastateur pour John Gotti qui sera condamné à la prison à perpétuité. Aujourd’hui, le Ravenite Social Club n’existe plus et a été remplacé par un magasin de chaussures. 

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DEMANDE DE LIBÉRATION REFUSÉE POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE GAMBINO

12 Août 2021, 16:34pm

Publié par Xav

Thomas “Huck” Carbonaro
Thomas “Huck” Carbonaro

Une juge fédérale vient de balayer d’un revers de la main la demande de libération d’un ancien protégé de Salvatore Gravano, le Soldat Thomas “Huck” Carbonaro. Il faut dire que la magistrate est reconnue pour n'avoir que très peu de compassion avec les mafieux de la Cosa Nostra et même si ces derniers présentent un “pléthore” de problèmes médicaux. Par exemple, cette même juge avait refusé l’année dernière, quelques mois avant son décès, une demande de libération exceptionnelle pour l’ancien Parrain de la famille Gambino, Peter Gotti, qui implorait la justice de laisser terminer sa peine au domicile de sa fille à Howard Beach. Incarcéré dans le pénitencier fédéral de Terre Haute dans l’État de l’Indiana, Peter Gotti décédera en Février 2021 à l’âge de quatre vingt et un an. Dans le cas de Thomas Carbonaro, celui-ci est légèrement différent. Ce dernier n’était qu’un simple Soldat dans la famille Gambino mais avec une réputation certaine de tueur à gage. Homme à tout faire dans l’équipe de Salvatore Gravano, Thomas Carbonaro avait essayé de remercier, à sa manière, son ancien Capitaine, en tentant de l’assassiner quand celui-ci était parti dans le programme de protection des témoins avec sa famille, caché dans une petite ville d’Arizona. Aujourd’hui âgé de soixante treize ans, Thomas Carbonaro est toujours incarcéré et purge sa peine de prison dans la prison fédérale d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, avec une date de libération possible en 2063.

Cette demande de libération avait été préparée par l’avocat de Thomas Carbonaro, jouant sur le fait que son client avait reçu une peine "disproportionnellement élevée", mais aussi que le Soldat de la famille Gambino souffrait d’une multitude de problèmes ne permettant par une incarcération convenable. La juge fédérale est revenue assez longuement sur ce dernier point, précisant un à un les divers problèmes de santé de Thomas Carbonaro, tout en précisant que selon le bureau du BOP (Fédéral Bureau Of Prisons), ce dernier “fonctionnait en grande partie de manière indépendante” et qu’il “recevait un traitement médical adéquat à sa pathologie”. La magistrate est allée beaucoup plus loin dans son argumentation, en précisant que même si l’avis du BOP avait été favorable à Thomas Carbonaro, elle aurait tout de même refusé cette demande de libération, justifiant sa décision sur “l’historique” et le “passif criminel” du Soldat de la famille Gambino : “Seule la peine maximale autorisée par la loi est adaptée dans ce cas. Thomas Carbonaro a montré toute sa vie sa volonté de tuer des personnes et il sera difficilement ré-adaptable dans la société”. 

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QUE DEVIENT LA FAMILLE DECAVALCANTE ? - PARTIE 2

6 Août 2021, 16:45pm

Publié par Xav

  Voici un aperçu de la plupart de ses membres, dont certains pourraient être rentrés dans la hiérarchie familiale depuis leur sortie de prison :

Charles “Big Ear” Majuri : Venant d’une longue lignée de mafieux du New-Jersey, son père Frank Majuri occupa pendant de nombreuses années le poste de Consigliere de la famille DeCavalcante, Charles Majuri a un casier judiciaire commençant depuis les années 1960. Charles Majuri gravit un à un les échelons de la famille mafieuse, jusqu'à en devenir un élément important, fiable et rapportant beaucoup d'argent. A la fin des années 1990, suite à l'incarcération de Giovanni Riggi, ce dernier forma un panel de trois capitaines composé de Vincent Palermo et de Girolamo Palermo et de Charles Majuri, ce qui ne lui convenait pas totalement. En effet, ce dernier se sentait un peu trahi et « criait sur tous les toits » qu’il ne recevait pas une part convenable des bénéfices par rapport aux deux autres Capitaines. Face à cette situation,Vincent Palermo prit l’initiative de lancer un contrat contre Charles Majuri et envoya trois Soldats, dont Anthony Capo, devant son domicile. Mais finalement après plusieurs jours d’attente, à guetter les moindres mouvements du vieux mafieux, le contrat fut annulé. Libéré de prison en 2009, Charle Majuri est considéré, depuis le décès de Francesco Guaracci, comme l'actuel Parrain de la famille DeCavalcante.

Frank "Goombah Frank” Nigro : Son nom est apparu lors des arrestations en 2015, mais avant cela, celui qui a été identifié par le Capitaine Charles Stango, comme l’actuel Consigliere de la famille DeCavalcante, était resté inconnu des agences gouvernementales. Toujours selon Charles Stango, celui-ci aurait fait “ses os”, assassiner quelqu’un, il y a plusieurs “lunes” avec Frank Nigro. Inculpé en même temps que Charles Stango de divers délits fédéraux, Frank Nigro verra par la suite les charges abandonnées.

 

Charles “Beeps” Stango : Connu des autorités fédérales pour des condamnations antérieures, dont un homicide en 1981, Charles Stango aurait été enregistré en train de planifier le meurtre d’un membre initié de la famille DeCavalcate, Luigi Oliveri, qui aurait manqué de respect à l’ancien Acting Boss de la famille DeCavalcante, Francesco Guaracci. Pour Charles Stango, l’individu en question devenait « hors de contrôle » et il devait soit « mourir » ou terminer « sa vie dans un fauteuil roulant », et en lui jetant par la même occasion de « l’acide sur le visage ». Il sera condamné à dix années de prison en 2017, une peine qu'il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Jesup dans l'État de la Géorgie

Philip “The King Of Wall Street” Abramo : Né à New-York, Philip Abramo est un criminel à col blanc d’où son surnom de « King Of Wall Street ». Intronisé dans la famille DeCavalcante, Philip Abramo est un membre très actif dans le prêt usuraire et la fraude immobilière. Grâce à ses relations avec les autres familles de New-York et en particulier la famille Gambino, il se rapprocha de John Gotti, qui n'hésita pas à se servir de Philip Abramo comme un membre de liaison entre les deux familles. D’après les procureurs fédéraux, pour prouver son amitié avec l'ancien Parrain emblématique de la Cosa Nostra, ce dernier aurait aussi participé au meurtre de Fred Weiss en 1989, mais aussi de l’Acting Boss de la famille DeCavalcante, John D’Amato en 1991. Opérant principalement depuis son domicile dans le quartier chic de Saddle River , Philip Abramo a fait gagner des millions de dollars à la famille DeCavalcante grâce aux fraudes boursières. En 1996 et en raison de cette fraude, celui qui venait d'être promu Capitaine sera condamné à quelques mois de prison dans un pénitencier fédéral, avant d’être libéré en 1998. En 1999, nouvelle opération contre la famille DeCavalcante et Phillip Abramo sera inculpé et condamné par la suite en 2003 à la prison à perpétuité pour racket et meurtre. Incarcéré actuellement au Métropolitan Center à New-York, son jugement fut renversé par une cour fédérale en 2008. Philip Abramo sortira de prison en Janvier 2018.
 

Giuseppe Schifilliti : Intronisé dans la famille DeCavalcante dans les années 1970, par le Parrain historique, Simone “Sam The Plumber” DeCavalcante, qui en fit très rapidement un Capitaine pour gérer les activités criminelles de la famille depuis la ville d'Elizabeth. Pino, comme il est surnommé par les membres de la famille, est une personnalité de haut rang chez les DeCavalcante, impliqué dans le racket et anciennement propriétaire d’un restaurant au bord de mer : By The Sea Too. Inculpé au début des années 2000 de plusieurs crimes fédéraux dont le meurtre de l’ancein Underboss de la famille DeCavalcante, Louis “Fat Lou” LaRosso et l’ancien Acting Boss Joseph D’Amato, Giuseppe Schifilliti sera condamné en 2003 à la prison à perpétuité avant qu’une cour fédérale ne rejette ce verdict cinq années plus tard.

Jerry Balzano : Le Soldat de la famille DeCavalcante a déjà un lourd passif dans le crime organisé. Intronisé pendant la gouvernance de Francesco Guarraci, Jerry Balzano a la particularité d’avoir géré plusieurs rackets dans différents États Américains, du New-Jersey, à New-York, en passant par la Floride. En 2011, il fut accusé d’avoir orchestré plusieurs rackets sur différentes entreprises dans l'État de la Floride. A New-York, il est très actif dans le trafic de cigarettes. Condamné à deux années de prison et quinze mille dollars d’amende, Jerry Balzano était en liberté conditionnelle, quand il fut filmé, en 2017 en train d’agresser un automobiliste sur une route du New-Jersey. Ce jour-là, de rage, Jerry Balzano, stoppa sa voiture en pleine voie rapide, sortit de son véhicule, et commença à agresser verbalement un automobiliste, qui à ses yeux, ne cessait de le provoquer depuis quelques minutes : « Vous voulez jouer c’est ça ? Je vais te couper les couilles moi. Tu veux me dépasser comme un dur ? ». Suite à cette altercation, Jerry Balzano sera condamné à près deux ans de prison avant de sortir en Février 2018.

Louis “Louis Eggs” Consalvo : Intronisé dans la famille DeCalvancante en Noël 1991, Louis Consalvo fut condamné en 2002, après avoir plaidé coupable, de bookmaking et d’avoir été l’un des tireurs dans l’assassinat de Louis LaRosso. Condamné entre vingt et vingt-cinq années de prison, Louis Consalvo sera finalement libéré d’un pénitencier fédéral en 2012 et sera nommé deux années plus tard au rang de Capitaine, reprenant ainsi l’équipage de Philip Abramo, à cette époque incarcéré. Comme Philip Abramo, Louis Consalvo est très apprécié des membres des familles New-Yorkaise et aurait détenu un club social pendant des années, avec son ami, le Soldat Gregory Rago en plein Manhattan à New-York.

Joseph “Tin Ear” Sclafani : Il est considéré comme un gangster de la vieille école chez les DeCavalcante, intronisé dans cette famille depuis le début des années 1980. Considéré comme un tueur à gages, impliqué dans plusieurs assassinats, Joseph Sclafani évitera les lourdes condamnations avant de se faire incarcérer à la fin des années 1990 à près de huit années prison suite au témoignage d’un ancien Associé, l’un de ses protégés, Ralph Guarino. Quelques mois avant son arrestation, il sera enregistré par ce même Ralph Guarino, en train de parler de la série télévisée très populaire à cette époque : The Sopranos. Joseph Sclafani parla en premier : "C'est quoi de cette putain de série, Les Sopranos. C'est supposé être nous ?". "Tu sais que tu es dans la série, ils ont mentionné ton nom" plaisanta Anthony Rotondo. Joseph Sclafani hésitait à le croire. "Ah ouais ?". Les mafieux se mirent à rire et Anthony Rotondo continua : "Ils disent, fais attention à ce mec (en rigolant). Chaque fois que tu regardes un épisode, tu reconnais quelqu'un, un soir c'était Corky (Gaetano "Corky" Vastola) par exemple".  

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QUE DEVIENT LA FAMILLE DECAVALCANTE ? - PARTIE 1

18 Juillet 2021, 07:59am

Publié par Xav

Sam DeCavalcante
Sam DeCavalcante

A la fin des années 1990, les fédéraux avaient un très bon aperçu sur la composition de la famille DeCavalcante, ainsi que sur leurs activités criminelles. A cette époque, nous savions, que Giovanni “John The Eagle” Riggi, était le Parrain et que malgré son incarcération, avait composé un panel de trois Capitaines expérimentés pour gérer le business des DeCavalcante dans la rue : Vincent “Vinny Ocean” Palermo, Girolamo “Jimmy” Palermo et Charles “Big Ear” Marjuri. Mais en Décembre 1999, le FBI lança une opération de grande envergure contre la famille DeCavalcante, arrêtant une multitude de ses membres, dont une partie de sa hiérarchie, tous inculpés d’un large panel d’accusations fédérales tenant de la loi RICO, dont le racket et le meurtre. Pour certains d’entre eux, la pression était trop forte et afin d’éviter une condamnation à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, décidèrent de collaborer avec la justice, le témoignage de ces repentis, en particulier celui de Vincent Palermo, scellera pour de bon l’avenir de certains membres de cette famille, qui seront pour la plupart condamner à des peines allant de vingt ans à la prison à vie. En 2003, Giovanni Riggi qui devait bientôt être libérable, fut accusé du meurtre d’un ancien partenaire d’affaire de John Gotti, Fred Wess. Face à la perspective de terminer sa vie derrière les barreaux, Giovanni Riggi plaida coupable et avoua même devant un tribunal fédéral avoir donné l’ordre de tuer l’ancien entrepreneur : « Nous avons convenu qu’il devait être assassiné. Face à cet accord, il a été tué » déclara t’il. Devenant très malade, le juge sera indulgent et repoussera sa date de sortie en 2012. Libéré de prison en Novembre 2012, Giovanni Riggi décédera de cause naturelle en Août 2015. A sa sortie, Giovanni Riggi se retira des affaires familiales, la famille étant dirigée à cette époque par l’un de ses anciens bras droit, Francesco “Frank” Guaracci qui décédera d’un cancer en 2016. 

Francesco Guaracci
Francesco Guaracci

Une année avant le décès de Francesco Guaracci, le FBI arrêta une dizaine de membres et Associés de la famille DeCavalcante. Parmi ces arrestations, il y avait le Capitaine Charles “Beeps” Stango, un Capitaine de la famille DeCavalcante âgé à cette époque de 71 ans, qui gérait son business depuis Las Vegas. Son fils, le Soldat Anthony Stango, et le Consigliere en exercice, Frank “Sheep” Nigro. Ces inculpations ont permis aux fédéraux d’en apprendre davantage sur une famille qui avait chamboulé son organisation et donc sa hiérarchie depuis quelques années. Charles Stango aurait été enregistré en train de planifier le meurtre d’un Soldat de la famille DeCavalcate, dénommé Luigi Oliveri, pour seul motif d'avoir manqué de respect à l’ancien à Francesco Guaracci. Pour Charles Stango, l’individu en question devenait « hors de contrôle » et il devait soit « mourir » ou terminer « sa vie dans un fauteuil roulant », et en lui jetant par la même occasion de « l’acide sur le visage ». Charles Stango révéla une information très intéressante pour les enquêteurs fédéraux, la famille DeCavalcante serait sous la « coupe » de la famille Gambino de New-York : « Nous travaillons avec les Gambino » déclara t-il à son fils par téléphone, un peu exaspéré. La famille de New-York est dirigée en ce moment par des Siciliens, et la famille DeCavalcante à la même particularité, Francesco Guaracci l’ancien Acting Boss était d’origine Sicilienne. Ce dernier, qui est arrivé aux États-Unis en 1980 en provenance de sa Sicile natale, a très vite rejoint les rangs de la famille DeCavalcante, en ouvrant le Ribera Social Club à Elizabeth dans le New-Jersey. De nature discrète, Francesco Guaracci ne fait que parler de lui en 2011, quand il est reconnu coupable et condamné à six mois de détention à domicile pour avoir essayé d'extorquer une pizzeria dans le New-Jersey. Quant-à Charles Stango, il plaidera coupable et sera condamné à dix années prison, une peine qu'il purge actuellement dans le pénitencier fédéral. Aujourd’hui et après le décès de Francesco Guaracci, le Parrain de la famille DeCavalcante n’est pas connu, mais une chose est sûre, celle-ci comporte encore une quarantaine de membres rattachés à au moins quatre Capitaines, éparpillés dans tout le New-Jersey.

Dernièrement, un ancien agent fédéral, Giovanni Rocco, ayant infiltré la famille DeCavalcante et permis les arrestations en 2015 de plusieurs membres dont Charles Stango et Frank Nigro, vient de publier un livre sur sa vie, dénommé : “Giovanni's Ring: My Life Inside the Real Sopranos”. Après avoir participé à l’enquête de fraude financière contre Nicodemo Scarfo Jr et Salvatore Pelullo, qui se soldera par des peines de trente années de prison pour les deux compères, Giovanni Rocco fut affecté par la suite à suivre un trafiquant de drogue, Associé à la famille DeCavalcante et ayant des liens avec les Bloods, James Heeney. Ce dernier opérait depuis la ville d’Elizabeth dans le New-Jersey, un fief de la famille DeCavalvante qui, à ce jour, garde une présence très significative. James Heeney était affilié au Soldat Luigi “Dog” Oliveri et le but de Giovanni Rocco était d’utiliser l’Associé de la famille DeCavalcante pour remonter vers des plus gros poissons. Giovanni Rocco demanda alors à “tester” un échantillon de deux cent grammes de cocaïne et pour prouver sa “bonne foi”, offrit à James Heeney plusieurs sacs de vêtements de luxe volés, contrefaits en réalité, que le FBI avait saisis et stockés dans un entrepôt. Cette subtile manœuvre permit à Giovanni Rocco d'avoir la confiance des mafieux et de monter un à un les échelons de la famille DeCavalcante, jusqu’à arriver à côtoyer Charles Stango. La suite nous la connaissons, grâce au formidable travail de Giovanni Rocco, plusieurs membres de la famille DeCavalcante seront inculpés et condamnés, mais l’ancien agent fédéral garde un goût assez amer de cette expérience. En effet, après cette opération, les agences gouvernementales ont mis un certains temps avant de faire déménager Giovanni Rocco d'Elizabeth, lieu ou se cacher l'agent fédéral avec famille avant de rentrer dans le programme de protection des témoins. Comme tout agent infiltré pendant plusieurs années dans une organisation criminelle, comme Joseph D. Pistonne chez les Bonanno, Giovanni Rocco se lia d’amitié avec Charles Stango et déclara qu’il avait eu pitié de lui en sachant qu’il allait l’envoyer en prison pendant des années. Il raconta aussi le stress au quotidien de cette infiltration et le risque permanent que ce dernier prenait pour éviter que sa famille se fasse repérer par les mafieux du coin. En 2014, soit un an avant la fin de cette opération, Giovanni Rocco se fait apostropher par Danny "Gooms" Bertelli, un Soldat de la famille Gambino qui effectuait la liaison avec la famille DeCavalcante. Giovanni Rocco avait caché sa vie familiale, se prétextant célibataire et voilà que Danny Bertelli le voit accompagné de plusieurs membres de sa famille, lors d’un match de football de sa fille. Pour essayer de se sauver, il raconta au Soldat de la famille Gambino, qu’il aidait une amie qui avait une fille dont le père était en prison. 

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QUAND LA MAFIA ALBANAISE VOULAIT FAIRE LA GUERRE A LA COSA NOSTRA

14 Juillet 2021, 17:20pm

Publié par Xav

Alex Rudaj
Alex Rudaj

La Cosa Nostra n'a plus la même "splendeur" d’antan, il n’empêche que cette dernière reste encore une organisation criminelle très structurée, qui effraie bon nombre de truands qui voudraient marcher sur ses plates de bandes. En effet, la Cosa Nostra Italo-Américaine a encore bon nombre de familles implantées un peu partout aux États-Unis et même si cette dernière utilise de moins en moins le meurtre pour arriver à ses fins, elle peut compter sur des membres qui ont prêté serment d’allégeance, de commettre des crimes pour le bien de cette organisation. Même si son influence à diminuer, la Cosa Nostra, arrive à garder son aura, et traite assez facilement avec d’autres mafias voire des gangs de rue implantées sur leur territoire. Malgré cela, certaines organisations criminelles ont tenté par le passé de tester les limites de différentes familles de la Cosa Nostra, pour savoir si cette dernière, qui a changé radicalement de stratégie ces dernières années, préférant prospérer dans l’ombre, serait prête à déclencher une guerre pour défendre ses positions, petit retour en arrière. Au début des années 1990, une organisation criminelle Albanaise dénommée « The Corporation » a commencé à prendre le contrôle de plusieurs clubs sociaux contrôlés certaines familles New-Yorkaise. Cette « mini mafia », était dirigée par Alex Rudaj  un individu déjà connu des services de police et identifié comme un ancien Associé de la famille Gambino.

Rao's restaurant
Rao's restaurant

Mais arrivé à un moment de sa carrière criminelle, Alex Rudaj voulait prendre son indépendance, et s’inspira de l’organisation hiérarchique mise en place par la Cosa Nostra, pour fonder sa propre famille. Généralement l’entente avec les Albanais et les mafieux Italiens a toujours été très cordiales. Ces derniers, de par leur influence avaient l’habitude d’utiliser les Albanais comme une force de frappe dans différentes affaires. Durement mais surement, Alex Rudaj accompagné par des individus d’origine Albanaise mais aussi Italiennes, la plupart Associés à des familles de la Cosa Nostra, commencèrent à se former pour tenter quelque chose d’invraisemblable, attaquer des clubs sociaux ou des lieux détenus par des membres de la Cosa Nostra. Au départ, ils commencèrent à travailler dans le comté de Westchester, avant de s’étendre dans le Queens et dans le Bronx, des endroits ou la Cosa Nostra a et encore aujourd'hui, une très grande influence. Pendant plusieurs années, ce qui était au début une petite équipe de truands, se transforma en une organisation criminelle gagnant son argent grâce au racket et à la violence. A l’été 2001, Alex Rudaj accompagné d’au moins six hommes, rentrèrent dans une salle de jeux contrôlée par la famille Lucchese, frappèrent le gérant à la tête et déclarèrent aux clients qui étaient en train de jouer clandestinement dans ce tripot : «Messieurs désormais cet établissement est fermé. Je le jure devant Dieu, que si je vois encore une personne ici, je le frapperais à mort ». Bizarrement, la famille Lucchese ne réagit pas tout de suite, ce sont plus les familles Bonanno et Gambino, qui étaient plus inquiétées de l’influence grandissante que prenait cette organisation criminelle. La tension fut à son paroxysme quand les Albanais essayèrent de rentrer de force dans le restaurant Italien Rao’s , connu pour avoir été le lieu de prédilection de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti. Alex Rudaj était venu au départ manger, mais en raison des dernières altercations avec les mafieux Italiens, il fut rejeté par le personnel car selon eux, le restaurant était plein. Ce dernier ne se dégonfla pas et revint quelques heures après avec près d'une douzaine d'hommes, prêt à rendre des comptes pour ce manque de respect. Pris de panique, le propriétaire lui trouva finalement une place de premier choix. Cet incident fut un message fort adressé aux mafieux Italiens. En attaquant un lieu « sacré », les Albanais leur disaient clairement « Montrez nous un peu de respect, ou on ira encore plus loin ». La famille Gambino comprit immédiatement le message.

Arnold « Zeke » Squitieri
Arnold « Zeke » Squitieri

A cette époque, l'Underboss de la famille Gambino, un membre de la vieille école dénommé, Arnold « Zeke » Squitieri, était visiblement très énervé et excédé que ces « malfrats de bas étage » puissent s’en prendre à une organisation aussi tentaculaire que la sienne et demanda un rendez-vous à Alex Rudaj pour résoudre ce conflit, qui pouvait à juste titre dégénérait en guerre dans les rues de New-York. La réunion se déroula dans une station essence, en pleine nuit. Arnold Squitieri ramena près de vingt hommes, tous armés de battes de baseball, barres de fer ou d'armes automatiques. Devant eux, Alex Rudaj était en infériorité numérique avec ses six hommes, se rendant compte qu’il avait devant lui une petite partie des effectifs de la Cosa Nostra et que si ces derniers déclaraient la guerre, son clan allait tout droit vers une défaite certaine. Arnold Squitieri commença à déclarer que désormais la « partie était terminée » pour les Albanais, qu’ils « étaient allés trop loin ». Mais l’un des lieutenants de The Corporation, braqua son arme sur l’Acting Boss de la famille Gambino et menaça par la même occasion de tirer sur les jerricanes d’essence. Prêt à tout faire sauter, les deux organisations criminelles reculèrent et décidèrent de quitter les lieux sans accord possible, la guerre allait bientôt éclater. Finalement c’est le FBI qui mit fin aux hostilités, en arrêtant une bonne partie de la famille Rudaj. Alex Rudaj et plusieurs des ses hommes furent inculpés de charges tenant de la loi RICO et condamnés à de longue peine de prison. En une seule arrestation, la famille Albanaise fut complètement détruite et n’existe plus au jour d’aujourd’hui. Arnold Squitieri fut lui aussi arrêté et condamné à sept ans de prison pour extorsion, jeux illégaux et évasion fiscale, mais contrairement à Alex Rudaj, la famille Gambino avait assez de membres « compétents » pour pouvoir le remplacer à son poste.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE LUCCHESE ESSAYE DE NEGOCIER UN ACCORD DE PLAIDOYER PLUSIEURS MOIS APRÈS SA CONDAMNATION

27 Juin 2021, 07:14am

Publié par Xav

Eugene Castelle
Eugene Castelle

Quand en Janvier 2018, le Capitaine de la famille Lucchese, Eugene Castelle fut inculpé de jeux illégaux, ce dernier a refusé une offre alléchante du gouvernement : Accepter de plaider coupable et passer entre huit et douze mois derrière les barreaux. Pourtant très à la mode pour certains membres de la Cosa Nostra, Eugene Castelle était parti du principe qu’un “plaider coupable” pouvait sûrement diminuer son respect au sein de la famille Lucchese et préféra tenter sa chance dans un procès fédéral. Manque de chance pour lui, un jury le fera condamner à plusieurs années prison, nous étions alors à quelques mois de la vague épidémique liée au coronavirus qui allait paralyser une grande partie du monde. Entre Mars et Avril 2020, le coronavirus commença à s’installer un peu partout aux États-Unis et notamment dans les prisons fédérales Américaines. A cette époque, le Capitaine de la famille Lucchese était en convalescence après avoir été soigné, en prison, pour une pneumonie, mais pour ses avocats et au vu de la période actuelle, il était nécessaire que leur client puisse être libéré de prison et confiné à domicile en attendant son appel. Une demande fut alors formulée et un juge fédéral décida alors de libérer sous caution, à hauteur de 500 000 dollars, Eugène Castelle, obligeant ainsi ce dernier de rester à domicile en attendant son procès en appel. Libéré le 1er Avril 2020, Eugene Castelle retournera finalement à la case prison, dans le pénitencier fédéral de Danbury huit mois plus tard, en Janvier 2021, une situation que le Capitaine de la famille Lucchese a du mal à accepter.

Eugene Castelle effectue depuis des mois, par le biais de ses avocats, de multiples demandes de libérations pour différentes causes plus ou moins valables. Mais au vu des nombreux échecs, Eugene Castelle a récemment effectué une demande assez surprenante, renégocier un accord de plaidoyer avec le gouvernement fédéral plusieurs mois après sa condamnation, du jamais vu. Pourtant et selon le Capitaine de la famille Lucchese, ce dernier aurait été “dupé” par son avocat, qui lui aurait donné de mauvaises informations sur sa peine réelle d’incarcération si celui-ci était reconnu coupable lors d’un procès. Eugene Castelle s’en mord actuellement les doigts, car s' il avait accepté ce plaider coupable, Eugene Castelle serait actuellement un homme libre. A la base son avocat lui avait dit qu’en cas d’échec lors d’un procès, il risquait au maximum trois ans et demi derrière les barreaux, mais dans un procès fédéral, le juge peut, s' il le souhaite, augmenter cette fourchette beaucoup plus haute avec comme simple justificatif, le passé criminel de l’accusé. Finalement, le juge condamnera Eugene Castelle à plus de six ans et demi de prison. Suite à ces accusations, le magistrat demanda à son ancien avocat de lui répondre dans les trente jours. Pour ce dernier, Eugene Castelle savait pertinemment qu’il risquait non pas au maximum 3 ans et demi mais en moyenne, près 5 ans et demi derrière les barreaux, mais qu’au final et malgré ses recommandations, il voulait tenter sa chance dans un procès. Essayant de se justifier, l’ancien avocat de la défense déclara que Eugene Castelle voulait ajouter un non-lieu à son palmarès, deux années après avoir été acquitté dans une affaire de racket avec plusieurs membres de la famille Lucchese.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE DÉTROIT DANS L'OBLIGATION DE PAYER SES IMPOTS SOUS PEINE D'ALLER EN PRISON

5 Juin 2021, 15:52pm

Publié par Xav

Jack “Jackie The Kid” Giacalone considéré par les autorités fédérales comme l’actuel Parrain de la famille de Détroit, avait la mine des mauvais jours, quand un tribunal fédéral de Détroit vient de l’obliger à commencer de rembourser près de 550 000 dollars d’impôts impayés depuis le début des années 2000. Le tribunal déclara que Jack Giacalone devait rapidement débourser une première tranche de 14 000 dollars, mais surtout d’indiquer aux autorités, les noms des personnes qui lui ont donné de l’argent ces dernières années, afin d’éviter de passer quelques années en prison. Cette histoire date d’il y a plus de vingt ans et un véritable bras de fer s’est engagé ces dernières années entre Jackie Giacalone et le gouvernement fédéral, qui a toujours nié d’avoir voulu refuser de payer ses impôts. Mais le spectre d’une condamnation plus importante, avec quelques années derrière les barreaux, planait de plus en plus au-dessus l’actuel Parrain de la famille de Détroit, qui âgé de soixante et onze ans, a décidé de trouver une solution amiable avec les procureurs. Cette semaine, lors d’une audience dite de conciliation, Jack Giacalone profita de cette occasion pour déclarer que les procureurs fédéraux insinuer que ce dernier avait enterré des milliers de dollars dans son jardin : “Ils pensent que j’ai de l’argent enfoui dans mon jardin, je pense qu’ils ont lu des articles vieux d’il y a plus de 30 ans”. Pour la défense, Jack Giacalone est un père de famille dévoué, qui essaye de survivre à un drame familial, tout en essayant de payer ses impôts avec un budget restreint. En effet, la fille de Jack Giacalone, l’actrice Chantel Giacalone a subi des lésions cérébrales irréversibles après avoir été soignée pour des problèmes d’allergies à Las Vegas en 2013. Suite à ce drame, l’État du Nevada avait dû débourser près de trente millions de dollars de préjudice, mais sans que Jack Giacalone ne touche le moindre centime dans cette histoire. Niant sa participation dans le crime organisé, les procureurs fédéraux sont tout de même revenus sur certaines anecdotes dévoilées par le Parrain en 2018, lors d’une déposition sous serment devant un juge. 

 

Lors de cette audience, il déclare avoir passé près de trois ans de prison à la fin des années 1980 pour une histoire de bookmaking : “J’ai fait mon temps, j’ai effectué toutes ces années et un an plus tard, je me suis fait de nouveau attrapé”. En 1992, il sera condamné à deux années de prison et à la suite d’accusations de fraude fiscale en relation avec son père Vito Giacalone, Jackie The Kid accepte de purger une année supplémentaire. En 2006, il sera de nouveau arrêté et accusé, avec des dizaines de membres de la famille de Détroit, d’avoir gagné des millions de dollars grâce aux jeux. Lors de ce procès, les procureurs avaient dépeint Jack Giacalone comme une personnalité de haut niveau dans la famille de Détroit, utilisant à souhait la menace pour parvenir à ses fins. Pour justifier leur propos, le gouvernement fédéral avait fait appel à un ancien Associé de la famille de Détroit, Don DeSerrano (qui décéda en Avril dernier à Las Vegas) qui déclara que Jack Giacalone l’avait menacé dans un Dinner de Détroit de lui rembourser rapidement une dette de plus de 300 000 dollars. Mais malgré ce témoignage, Jack Giacalone sera reconnu non-coupable, Toujours lors de cette audience, Jack Giacalone déclare ses problèmes financiers et les sommes déboursées pour subvenir au besoin du fils de sa fille, souffrant de sclérose en plaques : “Je suis sous l’eau depuis longtemps” déclara alors l’actuel Parrain de la famille de Détroit. 

 

Pourtant, les procureurs fédéraux sont revenus sur une petite histoire ou Jack Giacalone était parti avec sa famille en Italie. Lors de cette petite visite, ce dernier avait réservé un avion privé pour faire le tour du pays et s’était fait confisquer, par les douanes à l’aéroport, près de 10 000 dollars en liquide planqué dans ses bagages. Selon le Parrain de la famille de Détroit, ces seuls revenus seraient des gains sportifs, fluctuant selon les années, mais suite à des accusation venant des procureurs,  démontrant que Jack Giacalone déposait des versements régulier en liquide à la banque, les avocats de la défense sont intervenus en justifiant que rien ne prouvait que leur client ne cachait des revenus aux gouvernement fédéral. Suite à la décision du juge de contraindre Jack Giacalone de rembourser près de 14 000 dollars, le Parrain de la famille de Détroit, stipula qu’il demandera à un “ami cher” de lui prêter de l’argent, sans forcément préciser le nom de cette personne. Une prochaine audience devrait avoir lieu dans les prochaines semaines afin que le tribunal puisse déterminer si l’argent déclaré par Jack Giacalone lui appartenait réellement. 

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UN ANCIEN CONSIGLIERE DE LA FAMILLE GAMBINO VA JOUER SA LIBERTÉ DANS UN NOUVEAU PROCÈS FÉDÉRAL

30 Mai 2021, 09:38am

Publié par Xav

Après un revers judiciaire qui laissait supposer que l’ancien Consigliere de la famille Gambino, Frank « Frankie Loc » LoCascio, allait terminer sa vie derrière les barreaux, la décision d’une cour d’appel fédérale donne une dernière lueur d’espoir à Frank Locascio, qui jouera sa liberté dans un nouveau procès fédéral. Pourtant la décision donnée, en Décembre dernier, par le juge fédéral Leo Glasser, le même qui en 1992, avait fait condamner à John Gotti et Frank Locascio à la prison à perpétuité, ne donnait guère d’espoir d’un nouveau procès, demandé depuis des mois par l’équipe de la défense, qui voulait, ironiquement, faire appel à l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravano, pour aider leur client. Pour le magistrat, âgé de quatre-vingt douze ans et toujours en exercice, Salvatore Gravano est un menteur, tout en déclarant qu’il avait « découvert » ou « créé », des fausses anecdotes afin d’essayer de faire libérer Frank Locascio de prison. Toujours selon Leo Glasser, les écoutes avaient formellement indiqué que John Gotti avait donner l'ordre d’assassiner Louis DiBono car le Soldat de la famille Gambino lui avait manqué de respect en refusant de venir aux différentes convocations et surtout, ces écoutes avaient prouvé le silence assourdissant de Frank Locascio, qui n’a jamais prononcé un seul mot pour essayer de le sauver : “Par son silence, Frank Locascio a approuvé ce meurtre” déclara le juge Leo Glasser.

Dans un jugement unanime, très rare dans ce genre d’affaires liées au crime organisé, trois juges ont décidé que les nouvelles déclarations venant de Salvatore Gravano devaient être prises en compte, car ils pouvaient jouer sur “une future liberté” de Frank Locascio. Cette décision a rendu “fou de joie” Salvatore Gravano, qui, dans une déclaration de plusieurs pages,  stipula qu’il était heureux de pouvoir dire “une nouvelle fois la vérité” au juge fédéral Leo Glasser dans un nouveau procès : “J’espère que j’aurai l’occasion de dire ce que je sais à ce sujet. Frank Locascio n’a strictement rien à voir avec le meurtre de Louis DiBono. En réalité, c’est John Gotti qui nous a trahis et a menacé ses avocats de ne pas me poser des questions pendant le procès à ce sujet, car il savait que j’allais dire la vérité” stipula Salvatore Gravano. Alors qu’en 1992, Frank Locascio défendait ardemment la stratégie imposée par John Gotti, ajoutant même que “S’il y avait plus d’hommes comme John Gotti sur cette terre, nous aurions un meilleur pays”, désormais Frank Locascio espère s’appuyer sur le futur témoignage de celui qu’il qualifiait de “rat”, quand celui-ci avait décider de se retourner contre la famille Gambino, pour pouvoir enfin sortir de prison. Mais du côté de Salvatore Gravano, il n’y aucune rancune et ce dernier reste dans la même stratégie, dire la vérité sur cette affaire. De plus, il déclara que Frank Locascio, qui est désormais âgé de quatre-vingt huit ans, ne représentait plus un “réel problème”, plus une menace et pouvait terminer sa peine chez lui. 

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UN ANCIEN SOLDAT DANS L'EQUIPE DE SALVATORE GRAVANO ESSAYE DE RÉDUIRE SA PEINE DE PRISON

23 Mai 2021, 10:16am

Publié par Xav

Thomas Carbonaro (à droite)
Thomas Carbonaro (à droite)

Salvatore Gravano, ancien Underboss de la famille Gambino doit sans doute bien rigoler de la situation actuelle de l’un de ses anciens Associés. Ce dernier qui, depuis sa sortie de prison, fait le tour des médias Américains, a dû entendre parler de la demande de réduction de peine de Thomas “Huck” Carbonaro. Ce dernier a longtemps été un Soldat dans l’équipe de Salvatore Gravano quand celui-ci occupait le poste de Capitaine au sein de la famille Gambino. Dans son livre Underboss, Salvatore Gravano considère Thomas Carbonaro comme un tueur à gage, ayant des gros problèmes d'obésité, qui l’ont obligé à un moment à résoudre une situation plus que cocasse. Un soir, un Associé de la famille Gambino, Joe Paruta, avait commandé des tartes au restaurant ou Salvatore Gravano avait ses habitudes, le “Tali’s” un restaurant de Bensonhurst. Le problème est que Thomas Carbonaro avait profité de cette commande pour manger toutes les tartes, rendant furieux Joe Paruta qui demanda à Salvatore Gravano la permission de l'exécuter. Celui-ci, forcément, refuse et sauve la vie de Thomas Carbonaro qui par la suite aura très vite oublié cette petite anecdote.

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Quand Salvatore Gravano décide de coopérer avec le gouvernement fédéral, il rentre avec sa famille dans le programme de protection des témoins, le but étant bien entendu de protéger Salvatore Gravano de ses anciens “amis” de la famille Gambino. Le FBI le fit déménager en Arizona, sous une nouvelle identité et lui et sa famille créèrent une entreprise d'installation de piscine, en prenant le nom de Jimmy Moran. En 1997 il co-écrit avec Peter Maas le livre Underboss. Mais à force de se montrer devant les médias, Salvatore Gravano donnait des indications sur sa nouvelle localisation à la famille Gambino, qui n'avait toujours pas oublié sa désertion. A cette époque, John Gotti, malgré son incarcération, continuait à gérer les activités criminelles de la famille Gambino depuis sa prison, en s'appuyant sur son fils John Jr, qu'il nomma Acting Boss et son frère Peter qui prendra par la suite le relais. Mais même étant identifié comme un membre de la Cosa Nostra, Peter, pouvait continuer à voir John Gotti au pénitencier fédéral de Marion, c’est lors d'une conversation codée avec son frère, que Peter réussit à transmettre un message de la plus haute importance. Il lui raconta qu'un article était paru récemment, stipulant que Salvatore Gravano vivait avec sa famille en Arizona. John Gotti, très heureux d'apprendre cette nouvelle, donna l'ordre d'envoyer une équipe de tueurs pour exécuter le contrat, nous étions en 1999. Peter Gotti demande alors à Thomas « Huck » Carbonaro d'aller rendre visite à une vieille connaissance. Heureusement pour Salvatore Gravano, ce dernier se fera arrêter dans une histoire de trafic de stupéfiants avant que le contrat ne puisse être exécuté. Quant-à Thomas Carbonaro, il sera condamné en 2003 à soixante et un an de prison pour plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont pour avoir essayé d'assassiner son ancien mentor. 

Thomas Carbonaro
Thomas Carbonaro

Aujourd’hui âgé de soixante treize ans, Thomas Carbonaro est toujours incarcéré et purge sa peine de prison dans la prison fédérale d’Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, avec une date de libération possible en 2063. Cette semaine, par le biais de son avocat, Thomas Carbonaro a effectué une demande de réduction de peine auprès d’un juge fédéral, en essayant de réduire sa peine initialement prévue à soixante et un an à près de vingt-cinq ans, ce qui le rendrait libérable en 2028. Son avocat joue sur le fait que le Soldat de la famille Gambino a reçu une peine "disproportionnellement élevée" par rapport à d’autres accusés comme Peter Gotti ou encore le cousin de Salvatore Gravano, Edward Garafola, qui avaient reçu des peines moindre pour les mêmes accusation et même si ces derniers sont désormais décédés derrière les barreaux : “En condamnant mon client à une peine aussi sévère, le juge est allé au delà et très largements des premières recommandations qui prévoyait une peine de trente années de prison” déclara son avocat. Justifiant cette demande par le fait que Thomas Carbonaro, en dix huit années de prison, n’a eu reçu aucun rapport sur son comportement venant des services pénitentiaires, tout en déclarant que ce dernier souffrait de plusieurs problèmes cardiaques : “Mon client a un appareil dans la poitrine permettant de suivre son rythme cardiaque, il a déjà fait deux pneumonies et deux septicémies”. L’avocat de la défense ne demande pas, contrairement à ses collègues, une demande de libération immédiate mais simplement une réduction de peine, afin que Thomas Carbonaro puisse se projeter vers une date de sortie et enfin tourner la page de la famille Gambino.

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