Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LCN

UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE DEVENU VEDETTE DU PETIT ECRAN VA TEMOIGNER CONTRE SES ANCIENS SUPERIEURS

5 Mai 2013, 15:50pm

Publié par Xav + A.S

UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE DEVENU VEDETTE DU PETIT ECRAN VA TEMOIGNER CONTRE SES ANCIENS SUPERIEURS

Anthony Zoccolillo est une vedette du petit écran, il est une des stars de l’émission de télé réalité "Mama's Boy" diffusée sur la chaise NBC aux Etats-Unis. Mais maintenant cet ancien associé de la famille Genovese va être la vedette dans une affaire de drogue lié à la Mafia ou il jouait le rôle d'un informateur. Dans cette émission télé, Anthony Zoccolillo se vantait d'être un dessinateur hors pair : " Depuis que je suis enfant, mon rêve a toujours été de créer une bande dessinée". Dans une interview donnée à un magazine Américain, le journaliste lui demanda ce qu'il faisait en dehors du petit écran, Anthony Zoccolillo lui répondit : "J'essaye avec des amis de devenir un joueur professionnel de billard, une de mes autres passions". "Je donne l'impression d'être quelqu'un de froid et arrogant, mais je suis quelqu'un de très doux et très gentil. Je serais prêt à tout donner pour aider mes amis". Arrêté en automne dernier par le FBI dans une affaire de drogue, Anthony Zoccolillo accepta tout de suite d'enregistrer ses anciens complices pour éviter la prison. Anthony Zoccolillo était un associé dans l'équipe du soldat de la famille Genovese Salvatore "Sally KO" Larca qui opérait depuis le Bronx. Pour éviter toute poursuite, il enregistra son supérieur quand ce dernier lui expliqua qu'il comptait envoyer plusieurs kilos de drogue en Caroline du Nord. Cette affaire ressemble étrangement à celle d'Hector Pagan, une ancienne vedette de l'émission de télé réalité "Mob Wives" et ancien associé de la famille Bonanno. Hector Pagan avait enregistré son beau-père, Anthony Graziano dans plusieurs réunions avec des membres de la Mafia Italo-Américaine.

Lire la suite

John Gotti : Le Don en Teflon - Troisième Partie

5 Mai 2013, 10:51am

Publié par Xav + A.S

John Gotti : Le Don en Teflon - Troisième Partie

Quelques semaines plus tard, John Gotti nomma Franck LoCascio comme "Consigliere" et Salvatore Gravanno comme "Underboss". John Gotti devenait de plus en plus arrogant, il pensait dégagé une aura qui le protégait de toutes inculpations. Dans son livre "Underboss", Salvatore Gravano raconta une journée typique de John Gotti à la tête de la famille Gambino. "John Gotti se levait généralement vers onze heures, il enfilait un jogging et quittait sa maison pour aller directement à son club social" A l'intérieur, John Gotti avait accroché sa photo de lui en couverture du "Time". Dans le club Social, il y avait un véritable salon de coiffure, ou le coiffeur passait tous les jours. Un de ses associés lui préparait ses costumes fait sur mesure. John Gotti adorait s'habiller et il fallait que tout soit impeccable. Il dénigrait facilement certains membres de sa famille qui ne faisaient pas effort selon lui sur leur tenue vestimentaire. Une fois préparé, il partait directement dans son deuxième club social le Ravenite avant de terminer sa soirée dans les boites de nuit branchées de New-York. Pour Salvatore Gravano, John Gotti était "tombé amoureux de lui même", tous les médias s'acharnaient sur lui et John Gotti adorait ca. Il avait du charisme, du charme, et pour lui, il avait son "public" et il devait faire bonne figure devant lui. Il adorait se vanter devant les membres de sa famille qu'il avait perdu plus de 10000$ sur un match ou qu'il avait faillit raflé un pactole à cause d'un pari sportif. John Gotti voulait "changer l'image de la Cosa Nostra". Pour lui les Boss de la Cosa Nostra étaient ringards, car ils voulaient rester à l'écart des journalistes. Pour John Gotti, un Boss de la Cosa Nostra doit arriver au procès avec on costume, ses bijoux pour leur en mettre plein la vue. "Il ne faut pas arriver comme Tony Ducks (Anthony Corallo, Boss de la famille Lucchese) qui est arrivé à son procès déguisé en pauvre vieux pour apitoyer les jurés. Quand les gens vont au cirque, c'est pour voir des lions, des tigres, pas des clowns" disait-il.
Après tous ses procès perdus, le gouvernement Américain avait pris un gros coup sur la tête. Des millions dollars avaient été dépensés inutilement pour arriver finalement qu'à des acquittements. Une semaine après le verdict contre John O'Connor, le FBI se réunit dans un lieu tenu secret. Jules Bonavolonta un des patrons du FBI présida la réunion. Le plan était simple, il fallait investir tous les moyens possibles pour mettre John Gotti en prison définitivement. Il ne voulait pas que le FBI se disperse dans des affaires sans intérêt qui renforceraient le prestige de John Gotti. Pour les agents du FBI, les écoutes du "Ravenite", le club social de John Gotti allaient forcement mener à une condamnation pour le Boss de la famille Gambino. Le problème était que ce club social se situé en plein "Little Italy" et la moindre presence suspecte était tout de suite repérée. La première étape des agents du FBI était de s'installer avec une fourgonnette banalisée et de photographier toutes les personnes qui entraient et sortaient du "Ravenite". Salvatore Gravano l'ancien "Underboss" de la famille Gambino raconta à Peter Maas son biographe : "Quand j'étais au "Ravenite", j'étais persuadé que le club social était rempli de micros. J'en ai parlé à John en lui demandant pourquoi il continuait à venir en sachant que le "Ravenite" était en permanence contrôlé. Il m'a répondu qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il emmerdait le gouvernement". Face à cette surveillance, Gerald Shargel l'un des avocats de John Gotti déclara devant la presse que : "Le FBI s'acharnait contre son client avec des théories et non des preuves". Bruce Cutler le deuxième avocat de John Gotti dénonça "la chasse aux sorcières" mené par le gouvernement Américain contre son client. Ce dernier était tellement en admiration envers son client, qu'il copiait sa façon de s'habiller et se comportait comme un vrai "Affranchi". Pour les agents du FBI qui surveillaient les moindres faits et gestes de John Gotti, Bruce Cutler "arrivait au "Ravenite" et commençait à embrasser tout le monde, comme s'il mourait d'envie d'être lui aussi initié". Depuis plus d'un an et demi, un micro était dissimulé dans son club social, le "Ravenite". Mais les mafieux avaient pris l'habitude de ne jamais parler de leurs affaires dans leurs clubs associatifs. Des centaines d'heures d'enregistrement ne donnaient rien qui pouvait permettre d'inculper John Gotti. Mais une chose de bizarre préoccupait fortement les agents du FBI. La voix de John Gotti pouvait disparaitre des conversations pendant plusieurs heures.

Pour eux c'était évident que John Gotti allait dans un autre endroit pour parler des affaires de la famille Gambino. Situé au rez de chaussé d'un immeuble de Mulbery Street, le "Ravenite" avait sa propre entrée. Une deuxième entrée donnait sur des logements qui se situaient au dessus du club social. Un de ces appartements appartenait à Michael Cirelli, un ancien "Soldat" de la famille Gambino qui était décédé depuis des années. Sa femme vivait encore dedans et le FBI apprit par plusieurs témoins que l'ancien "Underboss" de la famille Gambino Neil Dellacroce y tenait certaines de ses réunions à l’intérieur. Pour les agents du FBI, il semblait logique que John Gotti y venait également pour discuter de sujets sensibles. Les services du procureur obtinrent l'autorisation d'y poser un micro. Quand la veuve partit rendre visite à sa famille en Floride pour "Thanksgiving", le FBI en profita pour s'introduire dans l'appartement et installer les micros à différents endroits. Les enregistrements dépassèrent tout ce que pouvait espérer le gouvernement. Le FBI avait passé plusieurs mois à écouter des bandes audio venant du "Ravenite" sans rien trouver, à part des infos sur des paris sportifs. En quelques jours d'écoute dans l'appartement de Nettie Cirilli, John Gotti s'identifiait clairement comme le Boss de la famille Gambino. Dans ces enregistrements, il déclarait avoir ordonné le meurtre de Roberto DiBernardo, Louis Milito et Louis DiBono. Grâce à ces enregistrements, le gouvernement avait les moyens d'inculper John Gotti pour plusieurs meurtres dont celui de Paul Castellano. Une bataille de territoire éclata donc alors entre les différents procureurs fédéraux. Ils savaient que cette affaire allait être fortement médiatisée. Après plusieurs mois de négociations, celle-ci fut confiée au District Est des procureurs Maloney et Gleeson. Aux États-Unis, pour inculper quelqu'un, il faut passer devant un grand jury qui a le pouvoir de mener une procédure contre plusieurs personnes. Celui ci fut convoqué en secret et elle décida d'inculper l'administration de la famille Gambino, John Gotti, Salvatore Gravano et Frank Locascio. Leur arrestation était prévue pour le 11 Décembre 1990 dans la nuit au "Ravenite" le club social de John Gotti.
Le 11 Décembre 1990, George Gabriel, le responsable de "l'escadron" en charge de la surveillance de la famille Gambino etait prêt. Le mandat d'arrêt en main, il quitta son bureau avec plusieurs agents vers le "Ravenite". C'était un moment crucial pour George Gabirle mais aussi pour le FBI en particulier, il ne fallait pas faire d'erreur. Si John Gotti s'en sortait encore une seule fois, il deviendrait alors invincible et tout le monde penserait que le gouvernement s'acharnait contre lui. Il faisait nuit quand les agents arrivèrent devant le club social de John Gotti. A l’extérieur, certains associés étaient en train de fumer tranquillement leur cigarette. Ils surveillaient sans aucun doute les différentes personnes qui s'approchaient du "Ravenite". Mais George Gabriel était connu de la famille Gambino, ce n'était pas la première fois qu'il venait ici et tout le monde savait qui il était. Il était déjà venu plusieurs fois pour discuter avec certains membres de la famille Gambino dont John Gotti. Une certaine relation s'était installée entre les agents du FBI en charge de la surveillance de la famille Gambino et les mafieux eux-mêmes. Pas de l'amitié, mais une certaine forme de respect. Les membres initiés savaient que ses agents n'étaient pas des "vulgaires flics de bas étages", qu'ils allaient droit au but.
John Gotti savait par son avocat qu'il allait bientôt se faire arrêter. Bruce Cutler l'avait interpellé à l'arrière de son club. Il lui avait proposé de plaider coupable de toutes les charges retenues contre lui, de faire un marché avec le procureur pour que sa peine de prison soit réduite. John Gotti lui avait lancé d'un ton agressif : "Tu sais à qui tu parles?. Je te le répète, personne dans la famille Gambino ne plaidera coupable". Le même jour, le FBI enregistra une conversation entre Franck Locascio et John Gotti dans l'appartement de Nettie Cirilli. Ce dernier se plaignait de son "Underboss" Salvatore Gravano et de l'importance qu'il prenait dans la famille Gambino. Il dénigrait son bras droit, en racontant qu'il avait liquidé plusieurs membres de la famille Gambino pour reprendre leurs affaires. Il laissait supposer qu'il pouvait lancer un contrat contre lui s'il ne changeait pas d'attitude envers la "borgata", la famille. Il parla aussi de la prison de "Marion" (Prison Fédérale dans l'Etat de L'Illinois), il racontait que s'il était condamné, le gouvernement ne le lui ferait pas de cadeaux. Il l'enfermerait vingt trois heures par jour dans une cellule avec seulement un coup de fil par nuit. Il répondit clairement qu'il "préférait mourir dans une cage et qu'il enterrerait ses enculés. Je serai Cosa Nostra jusqu’à ce que je meure. Que ça se passe dans une heure, cette nuit ou dans cent ans, je serai toujours Cosa Nostra".
Dans le livre de Fabrizio Calvi "FBI : L'histoire du bureau par ses agents", George Gabriel raconta comment il avait procédé à l'arrestation de John Gotti. Il entra dans le club social, celui-ci était bonde. La plupart des personnes présentes buvaient un verre au bar, d'autres discutaient à une table. John Gotti avait ordonné à ses "capitaines" de se montrer au moins trois fois par semaine au "Ravenite". George Gabriel essaya par le brouhaha ambiant de se faire entendre. "Vous savez qui je suis, je connais la plupart d'entre vous. Je veux parler à John Gotti", "Il est au font du club, répondit un membre de la famille Gambino". A l'arrière du club, John Gotti était assis à une table avec Salvatore Gravano et Franck Locascio en train de jouer aux cartes. Détendu face à la présence des agents du FBI, il décida de ne pas les suivre tant qu'il n'avait pas bu un dernier expresso. Les agents n'ont rien pu dire et ils ont laissé John Gotti faire son "numéro" devant tout le monde. Une fois terminé, il savait qu'à sa sortie les journalistes seraient déjà présents pour le filmer. Il sortit sourire aux lèvres, face aux médias avant de monter tranquillement dans une voiture de police. Une semaine après son arrestation, un de ses avocats, Gerald Shargel réclama les enregistrements du FBI affirmant que son client avait le droit à un procès équitable. Le juge Léo Glasser, refusa de libérer sous caution les trois accusés affirmant que "Libérer les accusés pouvait compromettre la sécurité des habitants". John Gotti, Franck Locascio et Salvatore Gravano furent incarcérés dans une partie du "Metropolitan Center" la plus privative, appelée "Isolement Total". Ils n'avaient aucun contact entre eux, ni avec les autres détenus. Ils étaient enfermés vingt trois heures par jour dans leur cellule. D'après Salvatore Gravano "Tout le huitième étage est au régime sécurité maximum, mais l'IT c'est le maximum du maximum. Il parait que la prison fédérale la plus dure du pays, c'est "Marion", mais ca ne pouvait pas être pire qu'ici. Ca grouillait de cafards, de rats, de tout ce que vous voulez". Les avocats des accusés reçurent un coup de massue sur la tête quand ils apprirent la décision du juge Léo Glasser. Ils ont interdiction de représenter leur client. En effet, la plupart d'entre eux, avaient été enregistrés en train de "conseiller" la famille Gambino pour déjouer les enquêtes de la justice. De ce fait ils s'étaient rendus inéligibles pour le procès. En sortant du palais de justice, les avocats encore abasourdis par la décision du juge glissèrent aux journalistes présents : "Nous sommes très fiers de la manière dont nous avons défendus ces hommes".
Le 02 juin, le juge convoqua les trois accusés pour leur faire écouter les bandes secrètes que détenait le FBI. Dans ces enregistrements, on pouvait entendre clairement John Gotti déblatérer sur Salvatore Gravano. Les enregistrements montraient John Gotti essayant de se faire passer pour un Boss indulgent face à Salvatore Gravano qui ne faisait que selon lui que demander des autorisations pour liquider certaines personnes. Pour John Gotti, Salvatore Gravano était en train de créer une autre famille dans la famille Gambino. Dans le tribunal, alors que les accusés écoutaient les enregistrements, John Gotti resta impassible, seuls ses doigts tapoter sur la table. Pour Salvatore Gravano c'était autre chose, son visage devint livide, ses yeux devinrent vitreux, il était très en colère. L'équipe de procureurs avait réussi leur coup et elle pouvait maintenant se concentrer à faire "changer de camp" Salvatore Gravano. Ce dernier supportait de moins en moins depuis quelques temps le comportement de John Gotti. Pour Salvatore Gravano, le boss de la famille Gambino était trop médiatisé, il braquait tous les médias sur les activités de la famille mafieuse. John Gotti devenait de plus en plus égocentrique, ne prenant des décisions que pour faire plaisir à son "public". John Gotti avait l'intention de tout mettre sur le dos de son "bras droit" et faire passer Salvatore Gravano comme un chien enragé, un tueur dégénéré. Il voulait que Salvatore Gravano soit condamné à sa place car selon lui la "Cosa Nostra" avait besoin de John Gotti.
La sélection du jury fut fastidieuse, la plupart des jurés étaient effrayés de participer au procès de John Gotti. Les médias avaient une grande influence sur l'impact du procès, laissant sous entendre que John Gotti allait être impliqué dans six meurtres supplémentaires. Le juge Léo Glaser énervé par cette attitude avait même l'intention de déplacer le procès dans un autre État provoquant la colère des avocats de John Gotti et de ce dernier. John Gotti déclara à l'un deux : "Il va le déplacer ou ce putain de procès ? A Stuttgart?" puis pendant une interruption de séance, il en profita pour se moquer d'un des procureurs, il lança à ses avocats "A quand remonte la dernière fois que ce connard s'est lavé les cheveux?". Le parquet avait dû prendre toutes ses précautions. Le jury devint anonyme, et ses membres avaient été isolés du monde extérieur. Le procès s'ouvrit le 12 février 1992 dans un climat de tension extrême. A son premier jour, les agents du FBI George Gabriel et Lewis Schiliro essayèrent de décrire l'organisation de la famille Gambino et d'expliquer les différentes bandes enregistrées dans le "Ravenite" et dans l'appartement de Nettie Cirilli. Ensuite venait le tour de Deena Milito, en larme elle essaya d'expliquer la relation qu'elle entretenait avec son père Louis Milito, un soldat de la famille Gambino exécuté sous les ordres de John Gotti et très proche de son bras droit Salvatore Gravano. Le jury entendit ensuite les enregistrements ou John Gotti affirmait clairement avoir ordonné l'ordre d'exécuter Roberto Dibernardo, Louis DiBono et Louis Milito. Sur cet enregistrement, John Gotti blâmait Salvatore Gravano d'avoir insisté auprès de lui pour exécuter ses anciens amis. Mais il fallut attendre le 12 mars 1992 pour entendre le témoin vedette dans ce procès en la présence de Salvatore Gravano. Ce dernier après plusieurs semaines de réflexion décida de collaborer avec le gouvernement en échange d'une remise de peine. Son témoignage allait être dévastateur pour John Gotti. Il connaissait tout de la Cosa Nostra et était surtout concerné de près ou de loin par toutes les activités de son ancien Boss.
Le 12 mars 1992, Salvatore Gavano rentra dans le tribunal sous escorte policière,un silence de mort régnait dans la salle. Des émissaires de John Gotti avaient essayé de faire venir sa femme dans le tribunal pour le destabiliser mais cette dernière refusa de venir. Assis à la barre des témoins, il prêta serment. John Gotti fixa son ancien bras droit d'un regard glacial, mais ce dernier ne baissa pas les yeux et calmement il répondit aux questions du juge Leo Glasser. Le contre-interrogatoire mené par l'équipe d'avocats de John Gotti fut cinglant. Ils comparèrent Salvatore Gravano à un "tueur en série", un "maniaque" prêt à tout pour s'en sortir et que le gouvernement avait conclut un accord avec lui pour une peine maximale de 20 ans de prison pour dix neuf meurtres. Les jurés avaient commencé leur délibération au 1er avril. Certains médias pensaient que le jury allait mettre plusieurs jours à trouver un verdict dans cette affaire, il leur avait fallu seulement que quatorze heures. Quand le juge Léo Glasser demanda au jury de lire le verdict, un des jurés se leva et déclara : "Nous le jury déclarons à l'unanimité les accusés John Gotti et Franck Locascio coupables de toutes les charges retenues contre eux". John Gotti resta de marbre alors que plusieurs membres de la famille Gambino et de sa famille proche crièrent au scandale. John Gotti glissa ces quelques mots à l'oreille de son avocat "Ne t'inquiètes pas cela ne fait que commencer". Ils furent immédiatement emmenés tous les deux par les US Marshalls qui les accompagnèrent jusqu’à leur cellule. Il ne restait plus qu'à attendre maintenant la determination de leur peine que le juge Léo Glasser fixa au 23 juin. Debout devant le juge Léo Glasser, ce dernier demanda si les accusés avaient quelque chose à dire. John Gotti répondit négativement de la tête alors que Franck Locascio en profita pour dire : "Je voudrais simplement dire que je suis innocent. Je suis seulement coupable d'être un bon ami à John Gotti". Léo Glasser rendit alors la sentence en condamnant les deux accusés à des peines de prison à vie aucune possibilité de libération conditionnelle à purger dans un établissement fédéral. John Gotti fut transféré dans la prison de "Marion" dans l’État de l'Illinois alors que Frank Locascio fut transféré dans la prison de "Terre-Haute" dans l'Indiana.

Lire la suite

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO RETOURNE EN PRISON POUR VIOLATION DE SA LIBERTE CONDITIONNELLE

5 Mai 2013, 09:58am

Publié par Xav + A.S

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO RETOURNE EN PRISON POUR VIOLATION DE SA LIBERTE CONDITIONNELLE

Gerard “Gerry” Chilli, un capitaine renommé de la famille Bonanno qui dirige une équipe de mafieux dans le nord de la Floride, a été arrêté pour violation de sa liberté conditionnelle. Gerard “Gerry” Chilli était sortit de prison récemment après avoir purgé une peine pour extorsion. Ce dernier après avoir eu l'autorisation de son agent de probation pour prendre des vacances en dehors de la Floride, décida de partir voir des "vieux amis" à New-York. A son arrivé à l'aéroport, Gerard Chili était surveillé par des agents du FBI. Ces derniers virent le capitaine de la famille Bonanno monter dans la voiture d'Anthony "Fat Tony" Rabito, un membre important de la famille Bonanno qui avait servi de "Consigliere" pendant plusieurs années (voir Une Nouvelle hiérarchie pour la famile Bonanno : Partie 2). Anthony "Fat Tony" Rabito était lui aussi en conditionnelle et son agent de probation lui avait interdit de côtoyer des membres du crime organisé. Non seulement, les agents du FBI voyaient Gerard Chili monter dans la voiture d'Anthony Rabito, mais ils le virent quelques heures plus tard discuter avec Peter Lovaglio, un autre capitaine de la famille Bonanno, lui aussi en probation. De retour en Floride, Gerard “Gerry” Chilli fut arrêté par le FBI et les procureurs fédéraux décidèrent de l'inculper pour violation de sa conditionnelle. Il devra retourner à New-York dans quelques semaines, cette fois-ci pour répondre à ces accusations devant un tribunal fédéral. D'après certaines informations, les 3 membres de la famille Bonanno, risquent de retourner une nouvelle fois derrière les barreaux.

Lire la suite

UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 2

4 Mai 2013, 17:44pm

Publié par Xav + A.S

UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 2

Le meurtre de Ralph Pizzolo, entraina plusieurs arrestations au sein de la famille Bonanno. Michael "The Nose" Mancuso, un capitaine très respecté qui remplaçait Vincent Basciano fut condamné à une peine de 15 ans de prison pour avoir admis sa culpabilité dans cet assassinat. En raison des nombreuses arrestations, la famille Bonanno décida de nommer Salvatore "Sal Iron Worker" Montagna. Âgé seulement de 36 ans, il fut désigné pour gérer au quotidien les affaires de la famille Bonanno. A cause de son jeune âge, les médias Américains lui donnèrent comme surnom "Bambino Boss". Salvatore "Sal Iron Worker" Montagna était né à Montréal, mais il passa une grande partie de son enfance, en Sicile, pus précisément à Castellammare del Golfo, lieu ou le "Parrain" historique de la famille Bonanno, Joseph Bonanno naquit. Quand il revint à New-York, il ouvrit une usine de métallurgie "Matrice Steel". Il était très peu connu des autorités. Il fut initié à la fin des années 1990 et devint un soldat dans l'équipe du capitaine Patrick "Patty from the Bronx" DeFilippo. Quand ce dernier fut condamnée à plus de 30 ans de prison pour meurtre, Salvatore Montagna fut promu "Acting Capo". De 2003 à 2006, fut une période très trouble pour la famille Bonanno, elle était pratiquement dévastée par les informateurs. Elle décida de changer en profondeur la réorganisation de la famille. Elle décida de mettre sa faction Sicilienne au pouvoir. Les Siciliens ou les "Zips" comme ils étaient surnommés par les autres membres de la famille Bonanno opéraient dans le "Bronx". La plupart de ses "soldats" avaient passé une grande partie de leur vie en Sicile. Pour plusieurs spécialistes, les "Zips" respectaient davantage les règles de la Cosa-Nosta. Malgré son jeune âge, Salvatore Montagna était considéré comme le responsable de cette faction et c'est pour cela qu'il fut nommé "Acting Boss" sous les ordres de Vincent Basciano qui était incarcéré. Salvatore Montagna essayait le plus possible de rester sous le "radar" du FBI. il résidait avec sa famille dans une modeste maison à Elmont dans le Long Island. Sa seule condamnation remontait à 2002. Arrêté avec son capitaine Patrick "Patty from the Bronx" DeFilippo pour jeux illégaux et prêt usuraire, il refusa de répondre devant un grand jury sur ses liens avec la famille Bonanno. Il avait refusé d'expliquer ce qu'était un "wiseguy", un affranchi. Sa seule réponse était qu'il avait entendu cette expression dans "Les Soprano" ou dans "Le Parrain". Il insista devant le grand jury en répondant que sa "mémoire était mauvaise" et qu'"il ne se souvenait même plus de la date de son mariage". Tout en rigolant il demanda au procureur de ne pas confier cette réponse à sa femme, Francesca Montagna, de peur de la vexer. Condamné pour parjure, il plaida coupable et fut condamnée à de la probation pendant 5 ans. Son avocat Joseph Mure raconta aux journalistes à la sortie du tribunal "Ce que raconte le gouvernement à son sujet est totalement faux. Je le connais personnellement comme étant un honnête travailleur et un bon père de famille".
Alors qu'il était "Acting Boss" de la famille Bonanno, le gouvernement n'arrivait pas à l'impliquer dans la moindre affaire. Mais sa condamnation pour parjure permit à l'USCIS, le Service de la Citoyenneté et de l'Immigration des États-Unis de l'extrader vers le Canada. Arrêté le 6 avril 2009 dans son entreprise "Matrice Steel", il fut détenu en attente de son extradition. Les autorités Américaines avaient expulsé Salvatore Montagna parce qu'il avait commis un crime alors qu'il avait sa carte verte depuis moins de cinq ans, ce qui constituait une violation de la loi Américaine sur l'immigration. Le gouvernement Américain profita de cette occasion pour le renvoyer vers son pays d'origine, le Canada et de le retirer des affaires de la famille Bonanno. Une fois arrivé dans son pays natal, la Mafia Italienne basé au Canada surnommé "La famille Rizzuto" était en plein conflit. Vito Rizzuto le parrain en exercice avait été arrêté en 2006 à cause du témoignage de Joseph Massino et condamné à une peine de 10 ans de prison pour sa participation dans l'assassinat de 3 capitaines de la famille Bonanno en 1981. Depuis son arrestation, une guerre interne avait éclaté dans la famille "Rizzuto" et plusieurs proches du parrain furent abattus. Le 28 décembre 2009 son fils, Nicolo avait été tué froidement dans la rue. Le 20 mai 2010 Paolo Renda son "Consigliere" disparaissait, on ne retrouvera jamais son corps. Le 10 Novembre 2010, son père Nicolo Rizzuto Sr, avait été abattu par un sniper dans sa propre maison. Cela était maintenant évident, l’incarcération de Vito Rizzuto dans une prison fédérale au États-Unis (Florence, Colorado) profitait à des membres de la pègre Italienne de régler leurs comptes avec la faction "Sicilienne" qui était au pouvoir depuis de nombreuses années. Plusieurs spécialistes du crime organisé s'interrogèrent aussi sur le rôle de Salvatore Montagna dans ces assassinats. En effet la famille Rizzuto avait toujours été très proche de la famille Bonanno.
Salvatore Montagna profita donc de ce mouvement de léthargie dans la Mafia Italienne pour essayer de prendre le pouvoir. Selon un journaliste Canadien : «Dès son arrivée à Montréal, Salvatore Montagna avait rencontré des gens d'affaires importants de la communauté italienne pour leur rappeler qu'ils n'avaient pas payé leurs dû depuis longtemps aux familles. Il avait également des liens avec New York, évidemment, mais aussi avec des familles de l'Ontario. Donc c'est quelqu'un qui a aussi des appuis». Mais son ascension au sein de la Mafia italienne au Canada fut de courte durée. Son corps avait été retrouvé le 24 Novembre 2011 dans la ville de Repentigny, au Québec. Celui-ci avait été criblé de balles, Vito Rizzuto incarcéré au moment du meurtre pouvait être selon certains journalistes à l'origine de cet assassinat. Pour plusieurs personnes, Salvatore Montagna "n'avait pas les reins assez solides malgré le fait qu'il avait des alliés très important au sein de la famille Bonanno"
Quand Salvatore Montagna fut extradé vers le Canada, la famille Bonanno décida de nommer Vincent " Vinny TV "Badalamenti comme "Acting Boss". Vincent Badalamenti était propriétaire d'un magasin d’électronique dans Brooklyn et il contrôlait un club social en plein Bensonhurst. Très peu connu lui aussi aussi des autorités, il gérait au quotidien les affaires de la famille Bonanno avec Nicholas "Nicky Mouth" Santora comme "Underboss" et Anthony "Fat Tony' Rabito comme "Consigliere". En janvier 2012, il fut accusé avec Nicholas "Nicky Mouth" Santora d'extorquer plusieurs restaurants et bars dans Brooklyn et Manhattan. Ces inculpations avaient été possibles grâce à Hector Pagan, l'ex-beau-fils d'Anthony Graziano, l'ancien "Consigliere" de la famille Bonanno. En Avril 2012 Vincent " Vinny TV "Badalamenti plaida coupable et fut condamné à une peine de 18 mois de prison qu'il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Fort Dix dans le New-Jersey. Il sera libérable le 16 mai 2013. Nicholas "Nicky Mouth" Santora plaida lui aussi coupable et avait été condamné à une peine de 2 ans de prison.
D'après le journaliste Américain spécialisé dans la Mafia Italo-Américaine, Jerry Capeci. La famille Bonanno nomma 3 capitaines pour gérer la famille. Les 3 mafieux en question sont : Anthony "Fat Anthony" Rabito, Vincent Asaro, et Thomas DiFiore. Le premier était déjà connu des autorités pour avoir été le "Consigliere" pendant plusieurs années de la famille Bonanno. Anthony "Fat Anthony" Rabito est quelqu'un de très respecté. Il avait été initié en 1974 et il a toujours infirmé aux médias qu'il était un homme d'affaire et non un gangster. Il est propriétaire de plusieurs restaurants et bars dans New-York. En 2005, il avait été arrête pour paris illégaux, prêt usuraire, corruption et possession d'armes. En 2007, il avait aussi été inculpé de racket, d'extorsion, fraude boursière et de trafic de drogue. En 2009, il fût libéré de prison mais sa période de probation lui interdisait de fréquenter des endroits ou se réunissaient des membres de la famille Bonanno. Cette liste comprenait le "Rao" à Harlem, le "Bamonte" à Williamsburg, le "Parkside Restaurant" à Corona et le "Don Peppe" à Ozone Park. "J'ai mangé toute ma vie dans ces restaurants. J'avais l'habitude d'y aller 3 à 4 fois par semaine" raconta Anthony "Fat Anthony" Rabito à un de ses amis "Dans un sens ça me fera économiser de l'argent". Continuant à critiquer le gouvernement : "Le gouvernement me considère comme un criminel. Je suis un proxénète?, Je suis un joueur?, je suis rien de cela". Vincent "Viny" Asaro est un capitaine de la famille Bonanno. Condamné à 12 ans de prison en 1998 pour corruption d'entreprise, il est depuis sortit et serait malgré son âge encore actif dans la famille Bonanno. Son fils Jerome« Jerry »Asaro est aussi un capitaine dans cette même famille. On sait très peu de chose sur Tommy D" DiFiore Thomas âgé de 70 ans. La famille Bonanno n'a pas encore nommé officiellement un nouveau "Boss" depuis l'arrestation de Joseph Massino en 2004.

Lire la suite

UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 1

29 Avril 2013, 17:23pm

Publié par Xav + A.S

UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 1

De 1991 à 2004, les Bonanno était la seule famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis à ne pas avoir son Boss en prison. Le parrain de cette famille à cette époque était Joseph Massino. Mais en 2004, il fût accusé de plusieurs meurtres et décida de collaborer avec la justice (voir article Joe Massino "The Last Don"). Mais depuis que Joseph Massino devint un informateur, de nombreux capitaines se succédèrent pour essayer de gérer au quotidien les affaires de la famille Bonanno.

Entre 2003 et 2004 : Joseph Massino était en train de collaborer avec le FBI, mais personne dans la famille Bonanno était au courant que leur propre "Parrain" était devenu un "rat". Elle nomma donc Anthony "Tony Green" Urso comme "Acting Boss". Ce dernier était un ami fidèle de Joseph Massino, c'était un capitaine très respecté de la famille Bonanno et il servait de chauffeur occasionnellement au "Parrain" lors de ses déplacements. Mais sa relation avec Salvatore Vitale, ex beau frère de Joseph Massino était très tendu. Salvatore Vitale n'aimait pas trop qu'Anthony Urso puisse avoir une relation aussi étroite avec le "Boss" de la famille Bonanno et plusieurs fois il essaya de trouver des prétextes pour lancer un contrat contre lui . Arrêté en 2004 pour plusieurs affaires (meurtres et racket), Anthony Urso envoya une lettre au juge fédéral Nicholas Garaufis pour demander sa clémence. Il risquait une peine de plus de 20 ans de prison et à 69 ans, il savait qu'il pouvait mourir derrière les barreaux. C'est son avocat qui écrivit sa lettre, car le mafieux ne savait ni lire ni écrire. Dans celle-ci, il raconta "Je ne suis pas le tireur dans cette affaire (en référence à l'assassinat de Anthony "Boots" Tomasulo dont il était accusé) ni dans les autres affaires dalleurs. J'essaye depuis la mort de ce jeune homme de combattre mes démons qui sont toujours en moi". Le juge ne répondit pas à sa lettre, Nicholas Garaufis n'avais sans doute pas apprécié les derniers enregistrements qu'il venait d'entendre. En effet dans ces enregistrements, Anthony Urso prétendait que le famille Bonanno devait exécuter les enfants des membres qui avaient décidé de collaborer avec le gouvernement pour essayer d'arrêter selon lui le "fléau" qui rongeait la famille Bonanno. Anthony Urso décida finalement de plaider coupable et fût condamner à purger une peine de 20 ans de prison dans un établissement fédéral. Il se libérable en 2020.


Entre 2004 et 2009 : Quand Anthony Urso fût incarcéré, la famille Bonanno n'avait toujours pas nommé un nouveau Boss à la tête de la famille. C'est alors que Vincent "Vinny Gorgeous" Basciano, un autre capitaine de la famille Bonanno fût nommé "Acting Boss". Vincent Basciano était un capitaine très respecté de la famille Bonanno, son équipe était basé dans le Bronx. Il détenait depuis plusieurs années un salon de beauté dénommé "Hello Gorgeous" d'ou son surnom. Il était aussi très proche de Joseph Massino. Quand Vincent Basciano devint Acting Boss, le gouvernement Américain avait employé les grands moyens contre plusieurs membres de la famille Bonanno. Plusieurs de ses membres et son administration furent inculpés dans plusieurs affaires. En colère face à cette situation, Vincent Basciano en voulait à une personne en particulier, le procureur général en charge du dossier contre la famille Bonanno, Greg Andres. Quelques mois avant son arrestation, il envoya un message à Joseph Massino qui était incarcéré au Métropolitan Center en attendant son procès. Il voulait son autorisation pour lancer un contrat contre le procureur général. Ce dernier lui répondit et fit passer la réponse par l'intermédiaire d'un détective privé qui venait visiter Joseph Massino pendant sa détention et qui servait de "messager"pour la famille Bonanno. Dans son message, Joseph Massino voulait savoir si Greg Andres était "irrespectueux" envers la famille Bonanno et "ou il se rendait quand il mangeait à l’extérieur". Vincent Basciano avait tout prévu. Il voulait tuer le procureur dans le restaurant "Campagnola" ou Greg Andres avait ses habitudes. Il voulait exécuter le contrat lui même, pour soit disant montrer l'exemple devant les autres membres de la famille Bonanno. D'après Dominick Cicale un ancien "soldat" de la famille Bonanno qui avait décidé de collaborer avec la justice, Vincent Basciano avait prévu de rentrer dans le restaurant avec une casquette de baseball et d'exécuter froidement le procureur pendant son repas devant sa femme. Le problème était que le lieu ou devait être commis le meurtre appartenait à Dominick "Quiet Dom"Cirillo le "Consigliere" de la famille Genovese. Finalement, avant qu'il puisse effectuer le contrat, Vincent Basciano fut inculpé dans plusieurs affaires tenant de la loi Rico (racket et meurtre). Il fût incarcéré au Métropolitan Center en plein centre de Manhattan, la ou se trouvait justement son Boss, Joseph Massino. Pendant son incarcération, Vincent Basciano ne se doutait pas le moindre instant que Joseph Massino était en train de collaborer avec le FBI. Ce dernier en profita pour enregistrer secrètement Vincent Basciano pendant les rares moments ou il se trouvait avec son ancien bras droit. Dans ces enregistrements, Vincent Basciano reparla du procureur Greg Andres et de la volonté de celui-ci de lancer un un contrat contre lui : "Ce procureur, il a détruit la famille Bonanno, il a détruit toute notre vie. On devrait en faire un exemple en l’exécutant". Quand le gouvernement Américain apprit qu'un procureur général pouvait être exécuté, elle décida d'incarcérer Vincent Basciano dans la partie la plus dure du Métropolitan Center, appelé "Isolement Total". L'Acting Boss de la famille Bonanno était maintenant complétement isolé des autres détenus. Il était enfermé plus de 23h dans sa cellule, sans aucune possibilité d'être en contact avec sa propre famille. Ce type d’incarcération était normalement réservé aux terroristes, mais pour le gouvernement Vincent Basciano était devenu un réel danger. Quelques mois plus tard, il sera condamné à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle pour racket et meurtre, mais le gouvernement Américain n'en n'avait pas terminé avec lui.
En 2007, Vincent Basciano fût de nouveau inculpé pour le meurtre d'un associé de la famille Bonanno, Ralph "Randy" Pizzolo. Déjà condamné à la prison à vie, l'équipe de procureurs voulait maintenant que Vincent Basciano soit exécute par injection létal pour ce crime. Nicholas Garaufis le juge fédéral qui avait déjà condamné plusieurs membres de la famille Bonanno dont leur ancien Boss Joseph Massino et qui allait présider ce procès critiqua ouvertement le gouvernement de cette décision. "Cette homme sert déjà une peine de prison à vie. Essayer d'intenter un nouveau procès pour le faire condamner cette fois ci à la peine de mort, entrainerait des coûts encore plus important". Mais le gouvernement était persuader d'arriver à faire condamner à mort Vincent Basciano, pour eux, il avait un dossier solide. Pour cela, il voulait utiliser un témoin clé, Joseph Massino qui deviendra un des premiers Boss de la Cosa Nostra à témoigner dans un procès. Ils utilisèrent aussi les enregistrements entre Joseph Massino et Vincent Basciano. Dans ces derniers, on pouvait entendre clairement Vincent Basciano parler du meurtre de Ralph "Randy" Pizzolo : "J'ai donné l'ordre pour le tuer. Tu veux savoir pourquoi ?. Car c'est un gamin qui est très dangereux. Il n'écoute jamais rien et il est complétement stupide. Je pense que cette execution va en calmer certains". Ralph "Randy" Pizzolo avait été éxécuté le 30 novembre 2004 dans une zone industrielle de Williamsburg. Le procès s'ouvrit début 2011, la première personne à témoigner à la barre fût Anthony Cicale, un soldat très proche de Vincent Basciano : "J'étais un peu comme son protégé" déclara t'il, "Ralph Pizzolo a été tué, car Vincent Basciano en avait décidé ainsi tout simplement". Il raconta aussi les différents "tests" que lui faisait subir Vincent Basciano : "Il était toujours en train de me tester. Il m'avait trainé dans un bar le "Bartinis Club" à Forest Hills. Il avait demandé à sa maitresse de frotter sa jambe contre la mienne et de flirter avec moi pour voir ma réaction". Le témoin vedette en la personne de Joseph Massino arriva à la barre. Quand le procureur lui demanda qui avait décidé de tuer Ralph Pizzolo, il n'hésita pas une seconde : "Ce type au costume gris assis là m'a dit qu'il l'avait fait tuer","Il m'a dit que c'était une pourriture, un rat, un fouteur de merde, un sale gamin". Il indiqua aussi qu'il avait instauré un code entre lui et Vincent Basciano. Ce dernier était prêt selon lui à tuer n'importe qui s'il le désirait, il devait simplement utiliser le mot "Jocko" et le nom de la cible. Le 16 mai 2011, Vincent Basciano fût reconnu coupable d'avoir ordonner le meurtre de Ralph Pizzolo. Il ne restait plus qu'au jury de déterminer sa peine. Pour que Vincent Basciano soit condamné à mort, il fallait que le vote des jurés soit unanime. Le 1er Juin 2011, les jurés décidèrent de condamner une nouvelle fois Vincent Basciano à la prison à vie. Le jury prétexta que les témoins du gouvernement avaient eux aussi commis des actes horribles et qu'ils étaient pour la plupart pas emprisonnés. Vincent Basciano quitta sa cellule du Métropolitan Center à Manhattan pour être incarcéré dans la prison "Supermax" dans le Colorado. Cette prison surnommée "l'Alcatraz des Rocheuses" est un établissement fédéral de haute sécurité ou les pires criminels des États y sont incarcérés en isolement total. Vincent Basciano est détenu dans le "Bloc H" réservé aux terroristes, "l'enfer sur terre" d'après le gouvernement Américain. Mais d'après les responsables l'établissement, il s'adapterait très bien à sa nouvelle vie en prison "Vincent Basciano est une personne qui a un mental. Il faut être très fort psychologiquement pour résister à ce genre de situation" raconta un des gardiens de Supermax.

Lire la suite

L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE COLOMBO CONDAMNE A 33 MOIS DE PRISON

27 Avril 2013, 15:45pm

Publié par Xav + A.S

L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE COLOMBO CONDAMNE A 33 MOIS DE PRISON

Le juge fédéral Kiyo Matsumoto, a reçu une salve d'applaudissements à l'énoncé du verdict contre Andrew "Andy Mush" Russo. Le juge a en effet décidé de condamner l'actuel "Acting Boss" de la famille Colombo à une peine de 33 mois de prison. Andrew Russo risquait une peine beaucoup plus longue mais comme ses autres collègues mafieux, il prétexta être trop vieux et trop malade pour être incarcéré. Emprisonné depuis 2011, il sera libérable dès le mois de Mai. "Votre grand père sera bientôt de retour parmi vous" déclara Kiyo Matsumoto à la famille d'Andrew Russo présente dans la salle dont sa petite fille qui hurla de joie après le discours du juge. Indiquant que celui-ci avait une grande famille et qu'il devait songer maintenant à quitter sa vie dans le crime organisé pour s'occuper de ses enfants et petits-enfants. Andrew Russo avait été arrête le 22 janvier 2011 lors d'une grande opération orchestré par le FBI. Elle avait permis d'arrêter plus de 127 personnes liées de près ou de loin à la Mafia Italo-Américaine. La famille Colombo avait subit un énorme revers ce jour là. Plusieurs de ses membres et associés ainsi que l'administration toute entière avaient été arrêtés. Benjamin "La Griffe" Castellazzo l'"Underboss" avait été condamné à une peine de 63 mois de prison alors que le même juge avait condamné Richard Fusco le "Consigliere" actuel de la famille Colombo à une peine d'emprisonnement de 4 mois à purger dans un hôpital fédéral. Ce dernier avait été pendant tout le procès incapable d'entendre la moindre chose même en étant équipé d'un casque sans fil. Il prétextait en effet être sourd depuis des années. Quelques semaines plus tard, le juge Kiyo Matsumoto était furieuse quand elle avait appris par plusieurs témoins , que Richard Fusco avait quitté la salle d'audience en riant avec sa famille après avoir feint la surdité pendant tout le procès.
A l'énoncé du verdict, l'avocat d'Andrew Russo salua la décision du juge. "Mon client est quelqu'un de paisible, il veut passer le reste de sa vie entouré de sa famille". Mais le procureur général se demande encore de quelle famille s'agit-elle. Dans les derniers enregistrements, Andrew Russo promettait de remettre sur "pied" la famille Colombo. Lors de son arrestation en Janvier 2011, il n'avait pas hésité à initier un nouveau membre dans le Métropolitan Center, la prison ou il était incarcéré. Le procureur Elizabeth Geddes expliqua devant la presse : "La famille Colombo n'est pas une organisation communautaire. Ils n'ont qu'un seul but, se faire de l'argent".

Lire la suite

INITIATION DANS LA COSA NOSTRA

26 Avril 2013, 17:14pm

Publié par Xav + A.S

INITIATION DANS LA COSA NOSTRA

Pour certains associés d'origine Italienne, rentrer dans la Cosa Nostra est le couronnement de toute une vie, le privilège d'être une personne que l'on devra considérer avec respect et honneur. Mais l'intronisation d'un associé dans la Mafia est soumise à plusieurs règles. On ne rentre pas dans une famille de la Cosa Nostra aussi facilement que dans un "gang". La Cosa Nostra reste avant toute chose une "société secrète" et toute divulgation d'appartenance à une famille mafieuse est passible de la mort.
Le passage pour devenir un membre à part entière de la Cosa Nostra se fait par une cérémonie d'intronisation. Le futur initié est piqué au doigt, son sang versé sur une image sainte qui est ensuite brulée. Pendant que l'image est en train de se consumer dans ses mains, celui-ci prête serment de fidélité à sa nouvelle "famille". Pour le nouveau membre, "la "Cosa Nostra" passe avant tout, avant sa famille, avant son pays, avant Dieu.
Contrairement à d'autres organisations criminelles, le nombre de membre est très limité. Le nom des nouvelles recrues doit être approuvé par l'ensemble des familles de la Commission (familles de New-York plus la Outfit de Chicago).De nouveaux membres sont initiés seulement en remplacement de membres défunts. Les deux parents du futur initié doivent être de sang Italien et ne pas avoir travaillé pour les autorités judiciaires. A une époque seul le père comptait.
Pendant plusieurs décennies, peu d'informations circulaient sur le processus d'intégration d'un nouveau membre dans une famille de la Cosa Nostra.En 1963, Joseph Valachi devient le premier répenti de l'histoire de la Mafia aux Etats-Unis. Pendant sa déclaration devant le comité du Sénat McClellan, il raconte son initiation dans la famille Maranzano.
"Je me suis assis à une table. Il y avait un pistolet et un couteau en face de moi. Salvatore Maranzano me dit de me lever, il prononce quelques mots en Italien puis Joe Bonanno me pique le doigt. Une goutte de sang surgit et elle est versée sur une image sainte. Salvatore Maranzano prononce alors en Italien " Ce sang signifie que nous sommes maintenant une famille. Tu vivras avec le pistolet et le couteau et tu mourras avec ces armes."
Après plusieurs années d'enquête, le FBI parvient en 1989, à placer deux micros dans le plafond d'une maison située 34 Guild Street à Medford dans le Massachusetts, près de Boston. Raymond Patriarca Jr (Ancien Boss de la famille Patriarca en Nouvelle-Angleterre) préside la cérémonie de quatre nouveaux membres. Cela constitue une preuve irréfutable d'un rituel d'entrer dans une famille Mafieuse. D'après l'agent du FBI Thomas A. Hughes, la famille Patriarca a perdu beaucoup de prestige après l'enregistrement de cette cérémonie.
Les repentis deviennent de plus en plus nombreux et certains racontent leur initiation dans un livre. Ce fut le cas de Jimmy Fratianno ancien Boss de la famille de Los Angeles et de Salvatore "Sammy The Bull" Gravano ancien Underboss de la famille Gambino.
Depuis quelques années, l'amélioration des technologies a permis de renforcer la surveillance auprès des différentes familles, notamment grâce à l'enregistrement des conversations faites de façon de plus en plus discrète. Le 10 novembre 2007, John Perna fut intronisé dans la famille Lucchese. La cérémonie se déroule tout simplement dans la maison de vacance de Joseph Perna le frère de John et en présence de Ralph Perna le père, un puissant "Capitaine" de la famille Lucchese (Ralph Perna Sr a fils, Ralph Jr, John et Joseph . Tous les trois ont été initiés dans la famille Lucchese). Le FBI enregistre une conversation entre les deux frères ou John demande des conseils à son frère Joseph sur sa façon de se présenter face aux membres de la "Cosa Nostra".
John Perna : "Disons que je dois me présenter... A quelqu'un... Euh... A un membre de la famille Gambino"
Joseph Perna : "Je suis John Perna, un "amico nostra" (ami à nous)de la famille Lucchese"
John Perna : "Amico Nostra?"
Joseph Perna : "On peut aussi dire "un ami à nous" mais la plupart préfère qu'on le dise en Italien"
Le 12 Janvier 2011, l'associé de la famille Colombo Ilario “Fat Larry” Sessa est intronisé derrière les barreaux du Métropolitan Center. Il devait déjà être initié le 7 décembre 2010 dans la maison du "soldat" Emanuel Favuzza avec 3 autres membres mais la cérémonie fut annulée à cause de la présence du FBI. Pour Ilario Sesse être initié dans la Cosa Nostra était un rêve de gamin. Ce jour là, plusieurs membres et associés de cette même famille furent arrêtes et confinés dans la "salle d'admission" du Métropolitan Center. Dans la nuit du 12 Janvier l'"Acting Boss" de la famille Colombo Andrew "Andy Mush" Russo profita de cette occasion pour faire de Ilario “Fat Larry” Sessa un membre à part entière de la Cosa Nostra. La pièce était pourtant sous surveillance vidéo.Pour l'avocat d'Ilario Sessa, Vincent Romano, "Cela est tiré par les cheveux... Je ne pense pas que les accessoires utilisés pour une intronisation soit présent dans la salle d'admission...". Pourtant cette information provient de Reynold Maragni un ancien "capitaine" de la famille Colombo devenu un repenti qui assista à cette "cérémonie".
Cela rappelle l'intronisation dans la famille Lucchese de Michael "Baldy Mike" Spinelli. En 1993 il est initié dans les toilettes du Métropolitan Center par l'ancien Underboss qui devint repenti Anthony Casso. A la place de l'image sainte, les mafieux avaient utilisé du papier toilette.

Lire la suite

LE GOUVERNEMENT NE DEMANDERA PAS LA PEINE DE MORT POUR JOEL CACACE

26 Avril 2013, 09:39am

Publié par Xav + A.S

LE GOUVERNEMENT NE DEMANDERA PAS LA PEINE DE MORT POUR JOEL CACACE

Joel "Joe Waverly" Cacace est un capitaine de la famille Colombo connu pour avoir un tempérament très brutal, ce qui lui valu d'être très respecté dans la famille Colombo. Il aurait été impliqué selon le FBI dans plusieurs assassinats. Pour la famille Colombo, Joel Cacace est quelqu'un de confiance, qui ne trahirait jamais la famille. C'est pour cela qu'il fut nommé comme "Acting Boss" au début des années 2000, comme une récompense de sa loyauté à l'égard de la famille Colombo. Mais en 2003, les ennuis commencèrent à arriver pour Joel Cacace. Il fut arrêté par le FBI pour plusieurs affaires (assassinats, racket et extorsion). Il plaida coupable en 2004 et fut condamné à une peine de 20 ans de prison à purger dans un établissement fédéral. En 2008, alors qu'il était incarcéré, il fut de nouveau accusé d'avoir commandité le meurtre de Ralph Dols, un agent de police. Cette affaire remontait à plusieurs années, Joel Cacace aurait lancé un contrat contre Ralph Dols car il se sentait humilié qu'une personne d'origine "latino", policier de surcroit puisse se permettre de sortir avec son ancienne épouse. Le 25 août 1997, Dino Calabro et Dino Saracino deux associés de la famille Colombo avaient tendu une embuscade à Ralph Dols alors qu'il sortait tranquillement de son domicile. Une fois le contrat effectué, Dino Calabro et Dino Saracino furent initiés dans la famille Colombo. La Mafia Italo-Américaine interdit de façon générale l'attaque contre les forces de l’ordre ou les civils mais la famille Colombo restait une exception à la règle. Carmine Persico le Boss actuel de la famille Colombo avait déjà lancé un contrat contre le procureur William Aronwald. Le contrat avait été "bâcle" et c'était le père du procureur qui avait été tué à sa place. Le meurtre de Ralph Dols, un agent de police du NYPD choqua la population de New-York. Une fois Joel Cacace arrêté, le gouvernement prépara son dossier et déclara qu'il était prêt à demander une condamnation à mort pour ce crime.
En 2008, les meurtriers présumés, Dino Saracino et Dino Calabro furent arrêtés. Le dernier décida pour éviter une longue peine de prison de collaborer avec la justice. Il accusa un troisième participant dans ce meurtre en la personne de Thomas Gioeli. Ce dernier était un membre important de la famille Colombo et Dino Calabro l'accusa d'avoir participé à l'assassinat de Ralph Dols. Thomas Gioeli avait repris la relève de Joel Cacace en tant qu'"Acting Boss" lors de son arrestation en 2003. Quand il fut accusé du meurtre de Ralph Dols, il était déjà en attente de jugement pour plusieurs crimes. En mai 2012, le procès de Dino Saracino et Thomas Geoli s'ouvrit à New-York. Le témoin vedette fût Dino Calabro qui décida de témoigner à la barre. Le contre interrogatoire de Dino Calabro fut cinglant. L'avocat de la défense prétendit que Dino Calabro était un homme qui battait couramment sa femme et qu'il tuait des animaux pour le plaisir. Au final, les deux mafieux furent acquittés du meurtre de Ralph Dols, le témoignage de Dino Calabro ne fût pas jugé très convainquant par le jury. Le procureur général Eric Holder qui avait réclamé au départ à ce que Joel Cacace soit condamné à la peine de mort revint sur sa décision. Il demanda aux procureurs en charge du dossier contre Joel Cacace de ne pas demander la peine de mort contre l'ancien "Acting Boss" de la famille Colombo qui était toujours en attente de jugement dans cette affaire. Il justifia sa décision en pretextant que "Personne ne devait faire face à la peine de mort s'il n'existait pas des preuves médico-légales contre le suspect et que les témoins du gouvernement n'étaient pas jugés crédibles par les jurés".
En attendant, Joel Cacace reste incarcéré au Metropolitan Center. S'il était déclaré non coupable d'avoir commandité le meurtre de Ralph Dols, il serait libérable en 2020.

Lire la suite

DENNIS DELUCIA CONDAMNE A 36 MOIS DE PRISON

23 Avril 2013, 17:17pm

Publié par Xav + A.S

DENNIS DELUCIA CONDAMNE A 36 MOIS DE PRISON

Dennis DeLucia, un capitaine de la famille Colombo a été condamné à 36 mois de prison pour extorsion à purger dans un établissement fédéral. Il avait été arrête en janvier 2011 en même temps que toute l'administration de la famille Colombo. Dennis "Fat Dennis" DeLucia pouvait être condamné à plus de 46 mois de prison mais sa fille qui venait de révéler son homosexualité, a écrit une lettre qu'elle envoya au juge fédéral Kiyo Matsumoto pour soutenir son père. Dans celle-ci, elle prétendait que son père l'avait aidé dans cette dure épreuve et qu'elle espérait que sa peine de prison pour extorsion soit réduite pour qu'il puisse passer le plus temps possible avec "son petit fils". "Mon père à toujours été une personne très machiste. A la maison, c'était les femmes qui faisaient le repas et qui nettoyaient la table. Il ne m'a jamais laissé tombé quand je lui ai avoué mon homosexualité. Il a toujours été fier de moi". Dennis DeLucia avait refusé de plaider coupable de toutes les accusations retenues contre lui, ce qui avait énervé la plupart des membres de la famille Colombo. Le juge fédéral Kiyo Matsumoto le condamna finalement à une peine plus légère, il déclara que Dennis DeLucia avait donné de l'argent à une association s'occupant des enfants de détenus mais qu'"Une dizaine d'année derrière les barreaux n'avait pas changé la mentalité de Dennis DeLucia par rapport au crime organisé". Dennis DeLucia emprisonné depuis 2011 pourrait être libérable d'ici 2 mois.

Lire la suite

BARTOLOMEO VERNACE RECONNU COUPABLE

20 Avril 2013, 10:20am

Publié par Xav + A.S

BARTOLOMEO VERNACE RECONNU COUPABLE


Bartolomeo Vernace un capitaine de la famille Gambino vient d'être reconnu coupable des meurtres de Richard Godkin et John D'Agnese. Il aura fallu attendre plus de 30 ans avant que le principal tueur dans cette affaire ne soit jugé. Les assassinats avaient eu lieu le 11 avril 1981 au ShamRock's Bar dans le Queen. Il était 2h30 du matin et malgré l'heure avancée de la nuit, le bar était bondé. Frank Ricardi et une femme étaient en train de boire un verre tranquillement au bar. Un homme arriva et accidentellement renversa son verre sur la robe de la compagne de Frank Ricardi. Ce dernier se mis en colère et agrippa violemment l'homme par le col. John D'Agnese un des propriétaires séparèrent tant bien que mal les deux hommes et demanda à Frank Ricardi de s'en aller avant qu'il n'appelle la police. Frank Ricardi était furieux de ce manque de respect à son encontre et hurla avant de quitter le bar : "Je serais de retour".
Une vingtaine de minutes plus tard, Frank Ricardi et deux complices entrèrent dans le bar. Ils essayèrent de se frayer un chemin jusqu'à John D'Agnese qui était entrain de jouer tranquillement dans le fond de son bar au flipper. Richard Richardi s'approcha de John D'Agnese et lui tira une seule balle à bout portant dans le visage, ce dernier s'écroula instantanément sur le sol. Richard Godkin le deuxième propriétaire du bar essaya de venir en aide à son ami mais lui aussi fut exécute de plusieurs balles dans le corps. Les meurtriers profitèrent de la cohue générale pour s'enfuir tranquillement dans les rues de New-York.
Il fallut attendre plusieurs années avant que les meurtriers présumés ne soient arrêtés grâce à la volonté d'un détective à la retraite dénommé William Gill. Ce dernier interrogea plusieurs témoins, des barmans et des clients qui étaient présents au moments des faits. Grâce à ces témoignages, ils permirent d'identifier trois suspects. Le premier était connu comme Frank"Le Geech" Ricardi, le deuxième était Ronnie "Le Juif» qui s'averra être Ronnie Barlin et un troisième suspect connu sous le nom de «Pepe». Frank Riccardi avait été identifié clairement par le barman qui le connaissait très bien car c'était un très bon client. Ronnie Barlin était un délinquant notoire et grâce aux photographies lors de ses arrestations, il avait été reconnu par plusieurs clients. Mais qui était le dernier protagoniste de cette affaire, connu sous le nom de "Pepe". Grâce aux multiples photos de surveillance, le dénommé "Pepe" fut identifié comme étant Bartolomeo Vernace. Les enquêteurs décidèrent d'interroger sa femme Jacqueline Vernace, mais cette dernière ne fut pas très coopérative. Elle se souvenait plus très bien ou se trouvait son mari à cette époque prétextant qu'elle était trop malade pour aider les enquêteurs. En 1998 les trois suspects furent arrêtés par la police mais ils furent acquittés en 2002 des meurtres de Richard Godkin et John D'Agnese.
En 2011, Bartolomeo Vernace fut accusé de nouveau des meurtres de Richard Godkin et John D'Agnese. Frank Ricardi étant décédé depuis des années, il était le seul dans cette affaire à être encore inculpé. Depuis ces quelques années, Bartolomeo Vernace était devenu un membre initié de la Cosa Nostra. Il dirigeait même depuis 2008 avec deux autres capitaines, un comité chargé de contrôler les affaires de la famille Gambino pendant que le Boss de la famille Peter Gotti était emprisonné. L'arrestation de Bartolomeo Vernace fut possible grâce aux témoignages d'un ancien barman qui avait refusé de collaborer avec le gouvernement mais aussi de Linda Gotti le fille de Peter Gotti et nièce de John Gotti l'ancien parrain de la famille Gambino. Pour Patrick Sullivan le barman, il avait refusé de collaborer avec le gouvernement par crainte pour sa vie "Ces gens là, ils sont capables de vous tuer pour un verre renversé. Vous imaginez ?". Pour Linda Gotti, cela était différent. Elle était la petite amie de John D'Agnese, elle avait refusé de parler avec la police à cause de sa famille. Maintenant elle voulait témoigner pour selon elle, se faire pardonner et tourner la page définitivement avec le crime organisé. Son père purge actuellement une peine à perpétuité dans la prison fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana. Pour certains journalistes, "Linda Gotti ne s'était jamais remise que son petite amie avait pu être tué pour quelque chose d'aussi stupide".
A l'ouverture du procès, Bartolomeo Vernace refusa de s'habiller normalement et préféra laisser sa combinaison orange de prisonnier. Kristin Mace le procureur en charge du dossier déclara que "La violence, la peur et le mensonge devait cesser". L'avocat de Bartolomeo Vernace, Charles Carnesi déclara que son client avait déjà été acquitté pour la même affaire quelques années auparavant et que la Mafia ne tuait jamais des civils car selon lui, "c'était mauvais pour les affaires". Mais le jury fut convaincu par les témoignages accablants de Linda Gotti et Patrick Sullivan. Bartolomeo Vernace fut reconnu coupable des meurtres de Richard Godkin et John D'Agnese. Emprisonné depuis 2011, Bartolomeo Vernaca avait refusé une "offre" du gouvernement. Il lui avait proposé de plaider coupable de toutes les charges retenues contre lui et d'être condamné à une peine de 12 années de prison dans un établissement fédéral mais ce dernier avait refusé. A l’énoncé du verdict Bartolomeo Vernace se contenta de hausser les épaules. Son avocat déclara à la sortie du tribunal, devant les journalistes : "Je ne remettrais jamais en cause le verdict d'un jury. Mais nous allons de nouveau examiner le dossier et analyser toutes nos options".

Lire la suite

<< < 10 20 30 40 50 60 70 80 90 91 92 > >>