Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LCN

PROCÈS DE LA FAMILLE BONANNO : LE TÉMOIGNAGE DE STEVEN SABELLA REMIS EN CAUSE PAR LA DÉFENSE

9 Mars 2019, 08:41am

Publié par Xav

John Zancocchio
John Zancocchio

Steven Sabella, un ancien Associé de la famille Bonanno, est venu en début de semaine, apporter son témoignage contre l’un des accusés vedettes de ce procès, le Consigliere, John "Porky" Zancocchio, Au début des années 2010, Steven Sabella gérait plusieurs boites de striptease et côtoyait de temps en temps les membres de la famille Bonanno qui venaient en début ou en fin de soirée, pour y faire la fête ou boire un verre. Steven Sabella était identifié comme un Associé de la famille Bonanno, mais mise à part son supérieur, le Soldat Joseph « Joe Valet » Sabella, un individu qui n’a aucun lien de parenté avec ce dernier, Steven Sabella n’a jamais tellement cotoyé s’était jamais approché des pontes de la famille Bonanno. Un soir, alors que Steven Sabella travaillait dans l’un de ses clubs, John Zancocchio arriva avec Steven Sabella et le Capitaine, Gerard « Jerry » Chili. John Zancocchio était visiblement très énervée et n’appréciait pas tellement l’humour de Steven Sabella. John Zancocchio était selon des proches, contrarié par une rumeur à son encontre qui aurait été propagé par qui ? par Steven Sabella. Au bout d’un moment, et après une nouvelle mauvaise blague sur John Zancocchio ce dernier se retourna vers l’Associé de la famille Bonanno et le frappa dessus à plusieurs reprises. En tant qu’Associé, Steven Sabella, savait pertinemment qu’il était interdit de frapper un membre intronisé de la Cosa Nostra et mise à part se défendre pour éviter les coups, ce dernier ne pouvait pas faire grand chose. Nez ensanglanté, œil au beurre noir, lèvre fendue et des dents ébréchées, Steven Sabella était visiblement mal en point, mais les coups cessèrent quand Gerard Chili empêcha John Zancocchio de frapper l’Associé de la famille Bonanno  sur la têteavec une chaise. Quand le procureur demanda à Steven Sabella ce qu’il pensait de John Zancocchio : « Je ne peux plus le supporter ». Ce dernier ne témoigna pas tout de suite avec les autorités, il savait que dans ce milieu que collaborer avec les autorités, pouvaient mener à de gros problèmes, surtout que Steven Sabella avait des entreprises à gérer. Mais au fil des mois et après cette altercation, l’Associé de la famille Bonanno déclara qu’il avait perdu beaucoup d’argent avec ses différentes affaires et que son activité dans l’usure et les paris sportifs avaient baissé de régime depuis son altercation avec John Zancocchio. La défense essaya de discréditer le plus possible le témoin du gouvernement en déclarant au jury, que Steven Sabella avait spécifié aux autorités, lors de sa coopération, qu’il était dépendant à la cocaïne et qu’il en achetait en moyenne pour près de quatre cent dollars par semaine. Le but de cette manœuvre est particulièrement simple : Convaincre le jury que ce témoignage ne peut être crédible, surtout quand il provient d’un toxicomane. Les avocats s’attardèrent aussi sur les publications insultantes de Steven Sabella sur le profil Facebook de la fille de John Zancocchio. Des insultes, mais aussi des menaces sur l’actuel Consigliere de la famille Bonanno. Les publications ayant eu lieu pendant la coopération de Steven Sabella et quelques jours seulement avant l’ouverture de ce procès, les avocats ont demandé si son accord n’avait pas « été déchiré » face à un tel comportement. La réponse de Steven Sabella fut catégorique : « Non ce ne fut pas le cas ».

Lire la suite

PROCÈS DE LA FAMILLE BONANNO : LA DÉFENSE CONTRE-ATTAQUE

1 Mars 2019, 17:32pm

Publié par Xav

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Les plaidoiries de la défense ont commencé et l’avocate de Joseph Cammarano Jr, n’avait qu’un seul objectif, essayer de casser le mythe de la mafia. L’Acting Boss de la famille Bonanno qui fut exceptionnellement libéré de prison pendant son procès, ne doit pas être jugé en raison de  « son physique provenant d’un film de gangster » déclara son avocate. Cette dernière exhorta les jurés de la cour fédérale de Manhattan, de ne pas croire les « histoires fantaisistes » des procureurs fédéraux et de ses principaux témoins, alors que Joseph Cammarano Jr, paisible, l’écoutait attentivement à la table de la défense : « Il était une fois cette chose que l’on appelé mafia, mais pas aujourd’hui, désormais cela est fini » déclara t’elle, tout en continuant : « Le fait de paraître dans un tribunal habillé comme un gangster, ne fait pas de vous un membre identifié de la mafia. Ne soyez pas distrait, ne laissez pas votre vision que vous avez des films de gangsters, prendre le dessus sur vous ». Habillé d’un costume bleu marine, d’une chemise claire, les cheveux peignés en arrière, Joseph Cammarano pourrait être le portrait craché de de Billy Batts, joué par Frank Vincent dans le film de Martin Scorsese, Goodfellas, sauf que désormais la réalité a rattrapé la fiction. Joseph Cammarano Jr est identifié depuis des années, comme un membre intronisé de la Cosa Nostra, comme son père auparavant, Joseph Cammarano Sr. Inculpé de plusieurs charges fédérales, l’Acting Boss de la famille Bonanno a répondu facilement, à la sortie du tribunal, aux questions des journalistes, lui demandant si ce dernier ressemblait à un gangster : « Non » déclara t’il en rigolant : « Ce n’est pas de ma faute si je porte la carte de l’Italie sur mon visage ». Le discours des procureurs fédéraux est forcément différent. Pour ces derniers, Joseph Cammarano Jr et son acolyte, John « Porky » Zancocchio, identifié quant-à lui, comme l’actuel Consigliere de la famille Bonanno, ont « dirigé une organisation criminelle sophistiquée, qui utilisait l’intimidation, les menaces ou encore la violence pour arriver à leur fin ». Pour justifier de leurs propos, les procureurs fédéraux ont

John Zancocchio
John Zancocchio

commencé à faire appel à leur premier témoin, l’ancien Capitaine, Peter « Pug »

Lovaglio. Ce dernier viendra témoigner pendant plusieurs jours lors de ce procès, pour raconter son passé criminel dans la famille Bonanno. Dès les premières minutes de son interrogatoire, il identifia formellement Joseph Cammarano Jr comme l’actuel Acting Boss de cette organisation criminelle et déclara que sa nomination avait été effectuée dans un garage désaffecté à New-York. Il raconta aussi son long casier judiciaire, y compris ses condamnations pour blanchiments d’argent et fraude boursière. L’avocate de Joseph Cammarano Jr se jeta alors sur l’occasion, pour envoyer les premières salves contre cet ancien renégat : « Monsieur Lovaglio a déjà menti à maintes reprises, il n’est plus crédible », ajoutant que par le passé, il avait déjà aveuglé « un ancien officier à la retraite de la police de New-York ». Pour John Zancocchio cela fut quelque peut différent. Son avocat reconnaît que son client et deux autres individus non identifiés, avaient agressé Steven Sabella, mais c’était en raison des commentaires racistes qu’avaient fait l’objet le petit fils de John Zancocchio sur les réseaux sociaux : « Il ne l’a pas fait pour la famille Bonanno, mais pour la famile Zancocchio. Je peux comprendre que certains d’entre vous, vont penser qu’il n’aurait pas dû frapper cette personne, mais ce n’est pas un délit de racket » déclara son avocat.

Lire la suite

LE PROCÈS DE L'ACTING BOSS ET DU CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO VIENT DE COMMENCER

27 Février 2019, 18:07pm

Publié par Xav

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Après des longues semaines d’attente, le procès de Joseph « Joe C » Cammarano Jr et John « Porky » Zancocchio, considérés respectivement comme l’Acting Boss et le Consigliere de la famille Bonanno, vient de commencer à New-York. Les charges fédérales retenues contre les deux accusés sont larges et variées. Meurtre, extorsion, prêt usuraire, mais aussi le trafic de drogue, les deux mafieux risquent de terminer, en cas de culpabilité, leur vie derrière les barreaux. Joseph Camarrano Jr qui avait été incarcéré à l’issue de son arrestation en Janvier 2018, reste très confiant et pour cause, il sait que le principal témoin du gouvernement est Peter « Pug »  Lovaglio, un ancien Capitaine de la famille Bonanno. Individu paranoïaque et violent, Peter Lovaglio avait décidé de collaborer avec les autorités après une multitude d’infractions, dont l’agression du propriétaire du Takayama Suchi Lounge,un célèbre restaurant Japonais sur Page Avenue. Pour ce geste, ce dernier avait été rétrogradé au rang de Soldat, mais quelques jours plus tard, lors d’un contrôle de routine, Peter Lovaglio, visiblement alcoolisé, s’était vanté devant les policiers du NYPD qu’il était un membre intronisé de la Cosa Nostra et qu’il avait déjà passé plusieurs années de barreaux. Après cette dernière affaire, Peter Lovaglio pour sauver sa peau, décidera de coopérer avec le gouvernement fédéral. Peter Lovaglio avait déjà été utilisé comme témoin lors du procès de l'actuel Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino et son témoignage n'avait pas été jugé crédible par les jurés. Le deuxième témoin des procureurs est Steven Sabella, un ancien Associé de la famille Bonanno, qui décidera secrètement de passer un accord avec la justice Américaine, après avoir plaidé coupable de racket le 22 Janvier dernier. Mais ce nouveau témoin s’est collé en quelques jours l’étiquette d’un témoin peu crédible, après avoir insulté sur la page Facebook, la fille de John Zancocchio. Sur l’une de ses publications, Steven Sabella, insulta copieusement le physique du Consigliere de la famille Bonanno, tout en précisant : « J’espère que votre papa aura des couilles pour me retrouver un jour ». Ces commentaires injurieux portent un préjudice énorme pour les procureurs fédéraux, qui n’avaient pas besoin de ce genre d’actualité avant le démarrage du procès. Il est fort à parier que les avocats de la défense vont, avec ces commentaires, essayer de discréditer le plus possible Steven Sabella. Dès le démarrage du procès, l’avocat de John Zancocchio interpela alors le juge fédéral, indiquant que les procureurs fédéraux n’avaient pas fait le nécessaire, pour éviter que Steven Sabella insulte la famille de leur client sur les réseaux sociaux. Le juge fédéral rejeta la demande des avocats de la défense d’annuler le procès, mais ce dernier sait pertinemment que cette information risque d’être dévoilée de nouveau, lors de la comparution des témoins devant le tribunal. Les derniers procès de membres de la Cosa Nostra à New-York, se sont soldés majoritairement par des acquittements, faute à des témoins jugés peut crédibles par un jury populaire.

Lire la suite

RETOUR À LA CASE PRISON POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE COLOMBO

22 Février 2019, 10:40am

Publié par Xav

Ilario Sessa
Ilario Sessa

Ilario « Fat Larry » Sessa est un personnage assez atypique dans la Cosa Nostra. Agé de cinquante deux ans et vivant encore au domicile familial, le Soldat de la famille Colombo a la particularité d’avoir été intronisé au Métropolitan Center de New-York. Nous étions en 2010 et depuis des mois, la famille Colombo essayait désespérément d’introniser des nouveaux membres dont llario Sessa. La plupart des cérémonies mises en place, avaient été reportées à une date ultérieure voire annulées pour des raisons de sécurité. Après toutes ces tentatives, la famille Colombo pensait avoir trouvé l’emplacement idéal, le sous-sol de la maison du Soldat Emmanuel Favuzza, mais lors du trajet, des membres de la famille remarquèrent une surveillance plus étroite que d’habitude des fédéraux et la cérémonie fut alors une nouvelle fois annulée, au grand désarroi d’Ilario Sessa. En Janvier 2011, dans une manière de souhaiter la nouvelle année à la famille Colombo, les fédéraux lancèrent une opération de grande envergure sur cette organisation criminelle déjà très affaiblie. Les membres du panel de direction furent arrêtés et accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi Rico. Dans ces arrestations, il y avait aussi, des Capitaines, des Soldats, mais aussi des Associés comme Ilario Sessa. Incarcéré au Métropolitan Center, les mafieux de la famille Colombo étaient rassemblés dans une grande pièce sous surveillance vidéo, quand une scène surréaliste se passa. Les gangsters entourèrent Ilario Sassa qui était assis sur un banc afin de lui faire prêter serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Une fois la scène terminée, le mafieux intronisé se leva et salua un à un les gangsters présents, Ilario Sessa était désormais un Soldat de la famille Colombo. Cet initiation ne changera en rien le jugement de la justice fédéral, qui condamnera Ilario Sessa à quelques années de prison, rien de bien grave pour ce dernier, qui savait que le temps passé en prison faisait parti de la vie d’un membre de la Cosa Nostra. Par la suite, le Soldat de la famille Colombo fut relâché mais avec des restrictions très strictes sur sa liberté surveillée et le mafieux pour éviter tout problème avec la justice, décidera de travailler dans une concession automobile à Brooklyn, mais cela ne dura forcément qu’un temps. En effet, Ilario Sessa fut condamné cette semaine pour une violation de sa libération conditionnelle. Il y a quelques mois, les autorités fédérales avaient inculpé le mafieux d’avoir essayé, par le biais de téléphones jetables, de rentrer en communication avec des membres de la famille Colombo. La comparution devant la juge Kiyo Matsumoto, habituée de voir défiler dans son tribunal des membres de la Cosa Nostra, fut expéditive. Ilario Sessa qui dit, selon son avocat, souffrir de nombreux problèmes de santé, qui se seraient aggraver pendant son incarcération, fut condamné à un an et un jour de prison, une peine qu’il purge actuellement au Metropolitan Center de New-York. Lors de la dernière audience, l’avocat du Soldat de la famille Colombo, avait indiqué que son client était obèse, qu’il souffrait du lupus, de sténose de la colonne vertébrale, de diabète et de différentes maladies coronarienne. Il ajouta aussi par la même occasion qu’Ilario Sessa devait être opéré de toute urgence pour soulager des « douleurs atroces » et afin qu'il puisse retrouver une « certaine mobilité ». Pourtant selon les procureurs fédéraux, le Soldat de la famille Colombo n’avait pas l’air très malade, quand il s’était démène à plusieurs reprises pour essayer de trouver un moyen de communication avec les membres de la famille Colombo. Pourtant, à sa sortie de prison ses amis avaient essayé de remettre Ilario Sessa sur le droit chemin, en lui conseillant de s’investir dans sa nouvelle entreprise de voitures d'occasion et de gagner pour une fois, son argent légitiment. Mais la juge fédérale laissa dans son verdict, une seconde chance au Soldat de la famille Colombo. En effet, en condamnant Ilario Sessa à un an et un jour, ce dernier pourra prétendre dans les prochaines semaines à une énième demande de libération conditionnelle.

Lire la suite

QUAND UN ANCIEN REPENTI DE LA COSA NOSTRA CONTINUE A SEMER LA TERREUR DANS SON QUARTIER

10 Février 2019, 08:35am

Publié par Xav

On peut être un ancien Associé de la Cosa Nostra, collaborer avec la justice, et continuer à semer la terreur dans son même quartier d’origine et cela sans craindre la moindre attaque de son ancienne famille. Joseph et Greg Caponegro sont deux frères et ont la particularité d’avoir été à une époque, des Associés de la famille Genovese. Depuis l’État du New-Jersey, Joseph était plus débrouillard que son frère et faisait parti de l’équipe de Tino Fiumara, connu sous le pseudonyme de « T » ou de « The Greek », qui fut pendant des décennies, l’un des personnages les plus importants de la famille Genovese. Mais Joseph Caponegro n’avait pas la même carrure que son chef d’équipe et au début des années 2010, après diverses inculpations, il décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Sa coopération fut importante, très bénéfique pour la justice Américaine, qui arrivera à faire condamner près de vingt et un gangsters et même des responsables syndicaux corrompus à plusieurs années de prison. Pour son témoignage, Joseph Caponegro sera condamné à près de quatorze mois de prison, une peine qu’il jugera sévère, qu’il essayera de faire annuler en faisant appel, mais qu’il purgera bienau final. A sa sortie, Joseph Caponegro décidera non pas d’intégrer le programme de protection des témoins, mais de revenir dans son ancien quartier, dans le nord du New-Jersey, à Golden State. Pourquoi changer ses habitudes ? les frères Caponegro étaient persuadés, que la famille Genovese ne s’exposeraient pas à prendre le risque à les assassiner, sous peine de faire la une des médias Américains. Aujourd’hui les mentalités ont changé, le risque est certes toujours là, mais désormais les mafieux évitent les bains de sang qui peuvent faire ralentir le buisiness. Avec l’aide de son frère Greg, Joseph investira dans l’immobilier, achètera plusieurs maisons aux alentours de son quartier et les fera louer à des locataires ravis de pouvoir habiter dans un endroit aussi paisible, ils s’étaient trompés. Les frères Caponegro n’avaient rien perdu de leurs vieilles habitudes et dès qu’un résident avait du mal à payer son loyer, Joseph et Greg n’hésitaient pas à utiliser l’extorsion, les menaces verbales et la violence pour arriver à leur fin. Pour un couple qui ne payait pas son loyer à temps, Greg Caponegro les expulsa de force, les enferma à l’extérieur de la maison et leur proféra des menaces. Selon la police locale qui commença à enquêter sur les deux frères, les premières plaintes remonteraient à près de deux ans. Greg Caponegro en particulier, n’hésiterait pas à menacer de mort des femmes enceinte et même des enfants et cela pour quelques dollars. Joseph et Greg ont aussi menacé une femme qui refusait de vendre sa maison pour le compte des deux gangsters. Un autre locataire, vit son loyer augmenter du jour au lendemain, cela sans explication et devait désormais payer près de trois mille cinq cent dollars par mois. Lorsque le locataire voulu casser son bail, Greg Caponegro lui demanda vingt mille dollars de dédommagement. Refusant de payer les deux gangsters, Joseph et Greg auraient alors pénétré par effraction dans la maison de l’individu dans un but de récupérer l’argent de force. Ils enfermèrent l’homme et sa femme dans une pièce de la maison et les menacèrent de ramener leur chien de garde, un pitbull en cas de problème. Les locataires prirent peur et décidèrent de donner une partie leur économie, près de dix mille cinq cent dollars, pensant que les frères Caponegro allaient enfin se calmer. Quelques jours plus tard, le plus acharné des deux, Greg appela au domicile du couple et commença à les menacer de mort, leur rappelant par la même occasion qu’il avait déjà commis des assassinats et se vantant par la même occasion de sa fausse affiliation avec la famille Genovese : « Vous pouvez appeler la police d’État et même le FBI, je m’en tape. Je suis prêt à aller en prison. J’ai tellement d’argent qui sort de mon cul, que je paierai le meilleur avocat de l’État. La prison me fait pas peur, j’ai déjà effectué plus de six ans » déclara Greg Caponegro dans l’un de ses enregistrements. Quelques jours après ce dernier appel, les deux frères furent arrêtés et inculpés. Ils passeront devant un juge dans les prochaines semaines. 

Lire la suite

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE PATRIARCA RENTRE DANS UNE MAISON DE TRANSITION

3 Février 2019, 08:01am

Publié par Xav

Edward Lato
Edward Lato

Edward « Eddie » Lato, un Capitaine de la famille Patriarca, vient de quitter le pénitencier fédéral de Fort Dix dans l’État du New-Jersey, pour intégrer une maison de transition à Pawtucket dans l’État du Rhode-Island. Inculpé en 2011 avec plusieurs membres de haut rang de la famille Patriarca, dont l’ancien Acting Boss, Anthony DiNunzio et l’ancien Parrain, Luigi « Baby Shacks » Manocchio, Edward Lato décidera de plaider coupable et sera condamné à neuf années de prison. Près de trois ans après son incarcération, Edward Lato fut inculpé avec les mafieux, Frank « Bobo » Marrapese et Alfred « Chippy » Scivola, dans une affaire de jeux illégaux. Décidant une nouvelle fois de plaider coupable, Edward Lato sera condamné cette fois-ci, à près de dix années de prison avec sursis et dix années de probation. Edward Lato aurait dû être libérable en Juillet prochain, mais un juge fédéral accepta son intégration dans un centre de réinsertion, ce qui lui permettra de pouvoir travailler tous les jours dans une entreprise de construction, la même qu’avant sa condamnation. Ce criminel endurci, qui compte près de trente deux arrestations pour dix huit condamnations prononcées depuis le début sa longue carrière criminelle, ne se réinsérera sans doute jamais dans la société et c’est pour cela que le FBI compte bien le surveiller encore de très près ces prochains mois. Car malgré sa liberté provisoire, Edward Lato est toujours sur le coup d’une enquête pour meurtre, celui de Kevin Hanrahan, un ancien tueur à gage de Providence, proche de l’ancien Parrain, Raymond Patriarca Jr. Robert DeLuca, ancien Capitaine de cette même famille et collaborateur de la justice, avait certifié lors de ses premiers témoignages sur cette affaire, que Kevin Hanrahan avait été assassiné par le Soldat Rocco « Shaky » Argenti, qui sera raccompagné par la suite à son travail par Edward Lato. Mais malgré ses déclarations et la convocation d’un grand jury, aucune inculpation n’avait eu lieu. Suite aux récentes condamnations de Francis « Cadillac Frank » Salemme à la prison à perpétuité pour meurtre et de Robert DeLuca à cinq années pour parjure, les fédéraux espèrent pouvoir relancer cette affaire et ont déjà ciblé trois personnalités du crime organisé dont Edward Lato. Ce dernier qui retournera dans quelques mois dans les rues de Providence, n’aura pas le droit à la moindre erreur et devra respecter à la lettre, les contraintes imposées sur sa liberté surveillée, sous peine de retourner en prison. Désormais âgé de soixante et onze ans, Edward Lato finira sans nul doute, comme à son habitude, à reprendre ses activités criminelles au sein du crime organisé, mais il n’est pas certains que ce dernier puisse avoir une place de choix dans la direction mafieuse. La famille Patriarca est divisée en deux factions, celle de Boston dans l’État du Massachussetts et une autre à Providence dans l’État du Rhode-Island. Edward Lato a toujours établi ses quartiers à Providence, alors que le Parrain actuel, Carmen « Big Cheese » DiNunzio vient quant-à lui de Boston. Carmen DiNunzio n’a pas attendu le retour d’Edward Lato pour réorganiser la famille et a déjà confirmé la présence de Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr en tant que nouvel Underboss. A ce jour, seul le poste d’Acting Boss est encore vacant, mais il est fort à parier qu’Anthony DiNunzio, frère de Carmen, qui est sorti d’une prison fédérale en Février 2018, puisse reprendre ses anciennes fonctions, à la fin de sa libération conditionnelle. 

Lire la suite

PHIL NARDUCCI ARRÊTÉ ET INCULPÉ D'EXTORSION

2 Février 2019, 08:24am

Publié par Xav

Phil Narducci
Phil Narducci

Après avoir passé près de vingt cinq années derrière les barreaux, Phil Narducci retourna à Philadelphie et intégra très rapidement l’équipage de Joseph « Joe Punge « Pungitore.  L’équipe de Joseph Pungitore est essentiellement composée de membres de la vieille école, de l’ère Scaro, qui pour la plupart d’entre eux, ont encore à ce jour, une rancune assez tenace contre les dirigeants actuels de la famille de Philadelphie, qu’ils considèrent comme des « crétins » qui ont profité d’un vide laissé après l’incarcération de Nicodemo Scarfo Sr pour se hisser au pouvoir. Après tant d’années derrière les barreaux, Phil Narducci retrouvait les rues de Philadelphie avec une certaine carrure, avec un respect accumulé après vingt cinq années passés dans un pénitencier fédéral, en gardant la bouche fermée. Les Narducci à Philadelphie ce sont pas n’importe qui. Le patriarche Frank, était déjà un Capitaine craint et respecté, un conspirateur dans la mort de l’ancien Parrain, Philip Testa, un assassinat qu’il payera de sa vie près d’un an plus tard, abattu de plusieurs balles dans le corps et par qui ? par Salvatore Testa, fils de Philip Testa. Phil Narducci et son frère Frank surnommé « Windows » ont suivi les traces de leur père, montant un à un les échelons de la pègre. Reconnus comme des racketteurs hors pair, pouvant ramener énormément d'argent à la famille de Philadelphie, Phil en particulier était aussi réputé pour être un tueur à gages très apprécié par la direction mafieuse. Mais le parcours criminel de Phil Narducci s'arrêta brusquement, quand il fut inculpé et condamné à la fin des années 1980, à près de quarante années de prison pour racket fédéral. A sa sortie, il y avait de forte chance qu'il reprenne ses activités au sein de la pègre, mais curieusement Phil Narducci commença à s'investir dans d'autres projets. Avec l’aide de ses proches, il essaya de devenir un homme d'affaire légitime, en investissant son argent dans des restaurants, dans des discothèques ou encore dans l’immobilier, le but était d’avoir une source de revenue saine, lui permettant de pouvoir naviguer sous le radar du gouvernement fédéral, le temps que ses contraintes liées à sa liberté conditionnelle soient levées. Mais au fil des années et pendant que le Parrain Joseph Merlino, subissait une certaine pression de la part des fédéraux, Phil Narducci vit son influence augmentée au sein de la famille. La plupart le voyant comme un candidat potentiel, après la mise en place par Joseph Merlino, d'un panel de contrôle après sa condamnation découlant de l’opération East Coast. Cette semaine, coup de théâtre, Phil Narducci, pourtant si discret, fut arrêté et inculpé par le gouvernement fédéral d’extorsion. D’après les procureurs fédéraux, qui se sont précipités sur cette affaire, la victime extorquée, qui décidera par la suite de collaborer avec le FBI, déclara qu'il avait été menacé à plusieurs reprises par un Associé de Phil Narducci, dénommé Jimmy Gallo, mais aussi par le mafieux en lui même. Tout est parti d’un prêt qu’accorda Phil Narducci à cet individu, qui à la base était de vingt mille dollars, mais qui avec les intérêts imposés par le mafieux, monta très rapidement à près de de cent quinze mille dollars. En plus de devoir rembourser sa dette totalement, Phil Narducci, aurait imposé des versements mensuels, à date fixe, de l’argent qui aurait été récolté par la suite par Jimmy Gallo. Mais l’individu en question, qui avait des gros problèmes financiers, avait du mal à rembourser Phil Narducci, qui visiblement énervé, demanda alors à Jimmy Gallo d’intervenir. Au départ les menaces furent nettes et précises. Dans des enregistrements dévoilés par la suite par les procureurs fédéraux, Jimmy Gallo déclara à la victime que Phil Narducci avait assassiné entre huit et douze personnes et qu’il était nécessaire pour sa sécurité, de payer ses dettes. Mais vu que les menaces verbales ne fonctionnaient pas, Phil Narducci se serait déplacé en personne, pour agresser physiquement cet individu en lui fracassant sa tête contre le pare brise d’un véhicule. Ce dernier comprit alors le message et finira par payer. Mais deux mois plus tard, la victime était de nouveau en retard dans ses paiements, ce qui rendit Jimmy Gallo hors de lui : « Arrête de jouer avec lui, tu comprends ?. Quand ce gars (Phil Narducci), se présentera chez toi avec un masque de ski, tu diras « Oh non » et ce sera la dernière chose que tu diras dans ta putain de vie. Tu ne sais pas qui il est ?, Tu n’arrives pas à comprendre qu’il a été impliqué dans plusieurs meurtre ? ». La première comparution des deux accusés devant un juge fédéral fut expéditive. Phil Narducci et Jimmy Gallo furent maintenus en détention provisoire, avant une nouvelle comparution qui sera fixée à une date ultérieure.

Lire la suite

LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDE L'ABANDON DES POURSUITES

26 Janvier 2019, 08:46am

Publié par Xav

John Zancocchio
John Zancocchio

Inculpé il y a près d’un an, John « Porky » Zancocchio, l’actuel Consigliere de la famille Bonanno n’a désormais que deux objectifs : faire annuler les poursuites à son encontre et humilier par la même occasion l’équipe de procureurs. Le jour de son arrestation et lors de sa première comparution devant un juge fédéral, John Zancocchio avait eu la chance de pouvoir être libéré sous caution, alors que l’Acting Boss en service, Joseph Cammarano Jr restait quant-à lui, enfermé au Métropolitan Center. Mais le Consigliere de la famille Bonanno n’a jamais tellement voulu respecter les règles imposées par le magistrat, qui lui imposait un confinement à domicile, en plus de la surveillance électronique. John Zancocchio était certes cloitré chez lui, mais le confort d’une maison était plus appréciable qu’une cellule du Métropolitan Center et cela pouvait lui permettre aussi de pouvoir préparer sa défense plus sereinement. Mais John Zancocchio avait d’autres idées en tête, il voulait gouter de nouveau à la liberté. L’occasion se présenta quand il fut autorisé exceptionnellement à sortir de chez lui, pour assister à la veillée funéraire de sa tante décédée. Cette sortie fut acceptée, mais sous certaines conditions. Le Consigliere de la famille Bonanno devait se présenter à l’église puis au funérarium pour y présenter ses hommages et retourner directement par la suite à son domicile. Mais pendant cette journée, John Zancocchio transgressa très largement les règles imposées. Ce jour là, des agents fédéraux avaient été postés, pour surveiller les moindres faits et gestes du gangster. Ces derniers connaissaient parfaitement la personnalité de John Zancocchio et ils étaient persuadés que le gangster allait profiter de cette occasion pour saluer certains membres de la famille Bonanno et ils ont eu raison. Les photographies prises ce jour là furent édifiantes. John Zancocchio fut surpris à plusieurs reprises en train de quitter son domicile de Staten-Island, pour y aller faire des courses, se promener avec des membres de sa famille, mais aussi, pour visiter des endroits fréquentés par des membres de la Cosa Nostra. Par exemple, à l’heure du déjeuner, John Zancocchio en profita pour aller manger an Denino’s, un restaurant très apprécié de membres de la famille Bonanno ou pour aller boire un verre, en fin de soirée, au Bella Mama Rose. Face à autant d’éléments à charge, John Zancocchio se retrouva devant un juge fédéral, en comparution immédiate et sa caution fut révoquée. Mais après quelques semaines d’incarcération, le Consigliere de la famille Bonanno commença à se plaindre de ses conditions de détention, jugeant qu’elles n’étaient pas adaptées à ses problèmes de santé.

Par le biais de ses avocats, il déclara aussi que la nourriture servie en prison était remplie de « sucre » et de « sel » et que cela pouvait aggraver nettement sa condition physique. Après une nouvelle demande de libération sous caution, le juge fédéral accepta à la surprise générale de libérer une nouvelle fois sous caution John Zancocchio, qui très heureux après avoir retrouvé sa liberté, en profita dès sa sortie du tribunal, pour manger un hot-dog bien garni. Aujourd’hui, John Zancocchio a compris la leçon et se fixe désormais sur sa défense. Avec l’aide de ses avocats, il demanda au juge fédéral d’annuler tout simplement les poursuites à son encontre, après avoir appris que les procureurs fédéraux avaient transmis à l’un des futurs témoins du gouvernement, des enregistrements et certains documents jugés confidentiels. Ces informations ne concernaient pas John Zancocchio, mais plutôt Peter « Pug » Lovaglio, qui viendra témoigner lors de ce procès. Ce dernier n’est pas n’importe qui et connaît parfaitement John Zancocchio. Ancien Capitaine de la famille Bonanno, considéré comme un individu violent et paranoïaque, Peter Lovaglio avait déjà témoigné lors du procès de Joseph Merlino, mais son témoignage n’avait pas été jugé crédible par les jurés. Les procureurs fédéraux savent pertinemment que Peter Lovaglio est un témoin « peu fiable » et veulent sans nul doute, le préparer le mieux possible, en lui donnant des informations sur ses anciennes condamnations, afin de pouvoir adapter son témoignage le moment voulu. Le gouvernement fédéral sait que les avocats de la défense vont jouer sur la personnalité assez contrastée de Peter Lovaglio, condamné à plusieurs reprises pour divers rackets et faits de violence. Pour les avocats de la défense, la « conduite » du bureau du procureur est « inacceptable » et ne permet pas à leur client d’avoir un « procès équitable ». Les procureurs fédéraux, dans l'embarras, ont jugé que cette procédure était « classique » dans une affaire concernant des membres de la Cosa Nostra. 

Lire la suite

LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE DE DÉTROIT VIENT DE DÉCÉDER

18 Janvier 2019, 17:00pm

Publié par Xav

Anthony Palazzolo
Anthony Palazzolo

Il était l’un des derniers mafieux encore en vie à pouvoir apporter des éléments de réponse sur le meurtre de James « Jimmy » Hoffa, mais finalement, il se peut que cette disparition encore non résolue, restera pour toujours dans les annales de la Cosa Nostra. Anthony « Tony Pal » Palazzolo, qui occupait le poste de Consigliere de la famille de Détroit, vient de décéder de causes naturelles, il avait soixante dix huit ans. Il faut savoir une chose, aux Etats-Unis, la famille de Détroit reste une organisation criminelle respectée et très cloisonnée. La plupart de ses membres sont tenus par des liens très étroits, de sang ou de mariage, laissant la possibilité de collaborer avec les autorités très difficile. Anthony Palazzolo était avant tout un criminel à col blanc, connu des autorités fédérales pour une multitude d’infractions et soupçonnés dans plusieurs assassinats. Tony Pal, comme il était surnommé dans le milieu, préférait rester dans l’ombre, faire son son business sous le radar du FBI, un gangster de la vieille école, discret et capable de monter des rackets de plusieurs centaines millions de dollars. Mais en 2012, coup de tonnerre pour la famille de Détroit, une organisation criminelle peut habituée à faire la une des médias. L’ancien Underboss, Anthony « Tony Z » Zerilli, qui était tombé en disgrâce depuis sa sortie de prison en 2008, revendiquait à certains médias Américains, connaître l’emplacement du corps de Jimmy Hoffa et sous-entendait par la même occasion, qu'Anthony Palazzolo avait participé à ce meurtre. Après ce témoignage, Anthony Palazzolo fut alors marqué au fer rouge par les autorités fédérales qui ont accentué sa surveillance. Par la suite, Anthony Zerilli, déclara qu’Anthony « Tony Jack » Giacalone, l’Oncle de l’actuel Parrain, Jack « Jackie « The Kid « Giacalone, lui avait certifié qu’Anthony Palazzolo faisait parti de « l’équipe » pour assassiner le célèbre syndicaliste des Teamsters, qu'il servait ce jour là en tant que chauffeur. La parole d‘Anthony Zerilli, avait certes fait la une de certains médias Américains, mais elle avait été jugée peu crédible par le gouvernement fédéral, jugeant que le mafieux aigri de sa situation, n'avait pas accepté sa rétrogradation après sa sortie de prison et qu'il voulait se venger. Cette exposition temporaire n'aura finalement pas eu d'impact réelle sur cette organisation criminelle. Gérant ses activités depuis le Sud de Détroit, Anthony Palazzolo était aussi connu sous le surnom de « Butterly » pour sa nature à être très difficile à attraper, ce qui avait conduit le FBI à infiltré l’une de ses équipes au début des années 1990. Cette infiltration permettra au gouvernement fédéral de faire condamner Tony Pal à quelques années de prison pour blanchiment d'argent et permettront aussi de cerner plus en profondeur le personnage, en levant certains doutes. A la base, les agents fédéraux pensaient avoir fait le plus difficile, en mettant un système d'enregistrement sur un membre de l'équipe d'Anthony Palazzolo. Ils pensaient surement que les enregistrements audio allaient permettre au FBI d'en savoir plus sur ce personnage jugé très discret et ne communiquant qu'avec des gestes de la main. Il aura fallut attendre plusieurs mois et une soirée festive pour en apprendre plus sur Anthony Palazzolo. Ce soir là, l'ancien Consigliere de la famille de Détroit alla droit au but et déclara que la ville de Détroit lui « appartenait » et que « personne » ne pouvait faire quelque chose « sans que ses gars n’en soient informés ». Un agent du FBI, qui surveilla la famille de Détroit pendant des années, qui est désormais en retraite, désigna Anthony Palazzolo comme un individu « difficile à cerner » et que son éventuelle participation dans la disparition de Jimmy Hoffa, donnait un aperçu du respect que la « vieille garde » de la Cosa Nostra pensait à son sujet.

Lire la suite

UN SOLDAT DE LA OUTFIT PLAIDE COUPABLE

13 Janvier 2019, 08:04am

Publié par Xav

Robert Panozzo Sr
Robert Panozzo Sr

En Août 2014, plusieurs Associés de la Outfit, dont le Soldat, Robert Panozzo Sr avaient été inculpés de cambriolages, tentative d’assassinat et de trafic de drogue. La spécialité de Robert Panozzo Sr était l’invasion de domicile. Il arrivait la nuit avec son équipe dans des maisons ou il avait par avance fait un repérage pendant plusieurs jours et séquestrait les personnes à l’intérieur. Le problème est que le soldat de la Outfit a un tempérament très violent et certains cambriolages pouvaient mal se terminer. Un jour, alors que le Soldat de la Outfit cambriolait une maison d’un membre d’un cartel, Robert Panozzo Sr dégoupilla et arracha l’oreille à l’un des individus. Le motif ?, le Soldat de la Outfit n’avait pas apprécié que le dealer puisse répondre à ses questions en Espagnol. Après avoir lui arraché l’oreille, l’individu fut forcément plus conciliant et répondit rapidement aux questions de Robert Panozzo Sr, en indiquant les différentes cachettes de la maison, ce qui lui permit de récupérer près de vingt cinq kilos de cocaïne et deux voitures de grosses cylindrées. L’enquête pour pouvoir arrêter Robert Panozzo Sr et ses complices dura près de dix mois et fut possible grâce à un informateur infiltré dans le groupe du Soldat de la Outfit. En effet, c’est lors de ce dernier cambriolage et grâce aux informations de leur informateur, que Robert Panozzo Sr fut arrêté en flagrant délit par les autorités, qui en avaient même profité pour les filmer et les enregistrer pendant leur cambriolage. Lors de son arrestation, Robert Panozzo Sr refusa à plusieurs reprises les sirènes du gouvernement, qui lui proposa de coopérer contre les membres de son organisation criminelle en échange de sa liberté : « Il nous a dit clairement d’aller se faire foutre. On a eu quatre ou cinq conversations avec lui qui ont duré moins de cinq minutes » déclara un agent du FBI. Car même si Robert Panozzo était un suspect intéressant pour le FBI, au vu de son statut criminel et de son affiliation avec la Outfit de Chicago, le gouvernement fédéral voulait un « plus gros morceau », en la personne d’Albert « Albie The Falcon » Vena. A l’époque de ces arrestations, il était le Capitaine de Robert Panonzzo Sr et supervisait les opérations de la Outfit depuis Grand Avenue. Considéré comme une version améliorée d’Anthony Spilotro, il est pour les autorités fédérales, l'un des individus

Albert Vena
Albert Vena

les plus dangereux de Chicago. Pendant l'enquête contre Robert Panozzo Sr, il avait été photographié à plusieurs reprises avec son Soldat, en train de manger lors de leur réunion hebdomadier au restaurant La Scrola. Albert Vena est un individu violent, qui a une haine féroce envers toute forme d'autorités et soupçonné dans plusieurs assassinats. Pour justifier

de sa dangerosité, les autorités avaient rappelé l’arrestation d’Albert Vena quand il fut accusé du meurtre de Sam Taglia, un Associé de la Outfit. En arrivant chez lui en voiture, Albert Vena avait foncé sur les policiers présents devant son domicile. Cela fait désormais quatre années que Robert Panozzo Sr est incarcéré au Métropolitan Center de Chicago, une attente assez longue qui montre sans doute la volonté des procureurs fédéraux de vouloir négocier un accord de plaidoyer avec le Soldat de la Outfit, plutôt que de lancer un nouveau procès contre un membre de la Cosa Nostra. Robert Panozzo Sr est un habitué de ce genre de procédé, quand en 2006, après avoir plaidé coupable, il avait été condamné à sept années de prison pour plusieurs cambriolages orchestrés dans des maisons luxueuses de la banlieue Nord de Chicago. Aujourd’hui, Robert Panozzo Sr a plaidé coupable des mêmes faits et forcément en acceptant l’accord des procureurs, la peine est plus importante, mais elle évite au Soldat de la Outfit de terminer sa vie derrière les barreaux. Robert Panozzo Sr accepta alors de recevoir une peine de dix huit années de prison, mais en raison de son incarcération depuis son arrestation et des réductions de peine, ce dernier pourrait être libéré sous caution dans quatre ans et demi.

Lire la suite