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LE PARRAIN DE LA FAMILLE GAMBINO VICTIME D'UN GUET-APENS ?

15 Mars 2019, 18:05pm

Publié par Xav

La maison de Frank Cali
La maison de Frank Cali

L’assassinat de Francesco « Franky Boy » Cali met fin à une vingtaine d’années d’une certaine tranquillité de la part des familles de la Cosa Nostra, qui avaient opté pour une stratégie qui consistait à rester sous le radar du gouvernement fédéral pour continuer à prospérer dans l’ombre. Les familles de la Cosa Nostra ne voulaient plus de meurtre, plus de gros titres dans les médias Américain, désormais, l’usure, les rackets, les paris sportifs et la drogue sont leur gagne-pain. La corruption des forces de l’ordre et l’influence qu’ils ont encore sur les syndicats et les politiques sont encore plus redoutables qu’un meurtre. L'assasinat d’un Parrain de la Cosa Nostra, en pleine rue comme à la vieille époque, fait rentrer cette organisation criminelle dans une nouvelle ère, avec une énorme inquiétude de la part des agents fédéraux, qui sont persuadés que cette affaire va entrainer d’autres assassinats dans les rues de New-York. Nous en savons un peu plus sur le déroulement de cette fameuse soirée du 13 Mars, ou à 21h20, la Cosa Nostra a été rattrapée par ses anciens démons. Frank Cali était chez lui avec sa famille, quand son véhicule qui était garée devant son domicile, fut percutée par une camionnette qui venait d’effectuer une marche arrière. Cette manœuvre avait dû être effectuée intentionnellement pour attirer l’attention de Frank Cali. La scène qui fut filmée par les vidéos de surveillance du quartier, montre Frank Cali sortir de chez lui et se précipiter vers une individu habillé d’un sweat à capuche et d’une casquette de baseball. Le Parrain de la famille Gambino commença à parler quelques minutes avec ce dernier, une main dans sa poche, pour suggérer qu’il était armé. Le conducteur de la camionnette se pencha alors pour ramasser la plaque d’immatriculation de la voiture de Frank Cali qui s’était décollée et lui tendit d’un geste de la main. Frank Cali, le dos tourné rangea sa plaque dans le coffre de sa voiture et c’est à ce moment là que l’individu en profita pour lui tirer dessus à plusieurs reprises. Frank Cali essaya de s’échapper et se réfugia sous son véhicule, pendant que le tireur essaya de lui donner le dernier coup de grâce. Le chauffeur de la camionnette se retourna ensuite calmement et s’éloigna rapidement, avec son véhicule, des lieux du crime. Un assassinat effectué devant le domicile familial n’est pas tellement dans les habitudes de la Cosa Nostra, qui à une époque, essayait de respecter certaines règles, en laissant de côté les membres de la famille d’un mafieux en dehors de ses affaires. Mais aujourd’hui, les choses sont différentes et les personnes qui ont préparé ce meurtre, ont voulu laisser un message clair et précis. Quand on regarde la situation de l’extérieur, Frank Cali était le Parrain idéal pour gérer une famille aussi éminente que la famille Gambino. De nature discrète, il avait gravi un à un les échelons de cette organisation criminelle sans jamais tuer personne : « Il sera surement difficile à remplacer. Cela a surement du sens pour quelqu’un, mais pour qui ?. Si c’est interne à la famille, ce n’est pas la décision d’une seule personne, il y a eu forcément des consultations » déclara un agent fédéral

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE GAMBINO ASSASSINÉ DEVANT SON DOMICILE À STATEN-ISLAND

14 Mars 2019, 18:11pm

Publié par Xav

Francesco Cali
Francesco Cali

Coup de tonnerre à New-York, ou près de trente quatre ans après l’assassinat de Paul « Big Paulie » Castellano devant le Sparks Steack House de Manhattan, Francesco « Franky Boy » Cali, considéré comme le membre le plus influent de la famille Gambino, vient d’être assassiné devant son domicile de Staten Island, il avait cinquante trois ans. Mercredi soir, alors que Francesco Cali s’apprêtait à rentrer chez lui pour assister au repas familial, il fut touché à six reprises au torse et décédera par la suite à l'hôpital   A 21h20, la NYPD fut alertée d’un homicide qui avait eu lieu à Todt Hill à Staten Island. D’après les premières déclarations recueillis par les différents témoins de cette scène de crime, une camionnette de couleur bleu a été vu en train de quitter les lieux peu après les coups de feu. Salvatore, un voisin de cinquante huit ans, qui découvrait par la même occasion que Francesco Cali était un membre identifié de la Cosa Nostra, déclara aux journalistes présents, avoir entendu près de sept détonations. Se précipitant à la fenêtre, il stipula que la résonance des détonations faisait penser que les coups de feux provenaient de la même arme. Deux autres voisins qui ont refusé de donner leur nom, ont corroboré les descriptions effectuées par Salvatore. Francesco Cali est considéré depuis des années comme une étoile montante de la famille Gambino. Né à New-York de deux parents d’origine Sicilienne, Francesco Cali gravit un à un les échelons de la pègre jusqu’à devenir à la fin des années 2000, l’un des personnages les plus influent de la famille Gambino. Avec l’aide de son mentor, Domenico « Italian Dom » Cefalu, Francesco Cali orienta la famille Gambino, habituée à faire la une des médias, vers une nouvelle ère et imposa un cloisonnement de ses activités en formant un panel dit de sécurité de trois Capitaines pour protéger sa hiérarchie. Francesco Cali était marié avec Rosario Inzerillo, la sœur de Pietro Inzerillo, l’un des membres de la famille Inzerillo. Les Inzerillo, une famille historique de Cosa Nostra en Sicile, grande perdante de la guerre qu’elle mena contre la famille Corleone de Salvatore Riina, avait décidé de s’exiler, avec la bénédiction des Corleonais, aux Etats-Unis pour sauver leur peau. Depuis quelques années, la famille Inzerillo avait pu revenir faire du buisiness en Sicile mais sous certaines conditions. Aujourd’hui, la plupart de ses cadres sont nés aux Etats-Unis. Pietro surnommé « Tall Pete » et son frère Giovanni, deviendront par la suite des membres intronisés de la famille Gambino, et relanceront avec l’aide de Francesco Cali, le trafic de drogue entre les deux familles. En 2008, après l’opération Old Bridge lancée par le gouvernement fédéral contre des familles de la Cosa Nostra, Francesco Cali, qui était à cette époque, avait été identifié comme l’Underboss de la famille Gambino, avait été accusé de racket et condamné à un peu mois d’un an et demi de prison. Désormais la question que tout le monde se pose est : Qui a pu assassiner Francesco Cali. Les familles de la Cosa Nostra avaient depuis quelques années, décidé de faire du business sous le radar du FBI. Le meurtre était mauvais pour les affaires et pouvait amener les agents fédéraux à venir fouiner de trop près dans leurs activités. Même si Francesco Cali n’avait pas le statut de Parrain, qui est toujours détenu à titre honorifique par Peter Gotti depuis la prison fédérale de Terre-Haute, Francesco Cali était devenu le représentant numéro un de la famille Gambino sur tout le territoire Américain. Désormais le FBI va forcément essayer de savoir si cette assassinat a été orchestré par les quatre autres familles de New-York, les Genovese, les Bonanno, les Lucchese et les Colombo. L’assassinat de Francesco Cali pourrait être aussi bien une lutte interne dans la famille Gambino, en sachant que Gene Gotti, frère de John Gotti est sorti depuis peu d’une prison fédérale après avoir passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux. Ce meurtre crapuleux, effectué devant le domicile familial, pourrait être aussi l’œuvre d’un clan Sicilien, dont on sait que Francesco Cali entretenait certaines relations. Il y a quelques mois, un Associé de la famille Bonanno, Sylvester Zottola avait été abattu dans un Mac Donald’s du Bronx, mais cette affaire semble différent. Sylvester  Zottola avait été pris en grippe depuis des années par des individus qui voulaient à tout pris lui faire la peau. Des membres des Bloods seront arrêtés par la suite. Affaire à suivre...

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE COLOMBO : CARMINE PERSICO VIENT DE DÉCÉDER - PARTIE 2

10 Mars 2019, 18:03pm

Publié par Xav

Joseph Colombo
Joseph Colombo

Après le décès de Joseph Profaci, Joseph Magliocco devint le nouveau Parrain, mais son poste ne sera pas confirmé par la Commission, qui jugeait que ce dernier n’avait la carrure nécessaire pour gérer une famille de la Cosa Nostra, le poste reviendra alors à Joseph Colombo. Au début des années 1960, Carmine Persico était un personnage central de cette organisation criminelle, un individu admirait de son quartier natal. Carmine Persico qui était toujours vêtu d’un costume trois pièces, adorait arpenter les rues de Brooklyn avec son garde corps et son ami de longue date Huch McInstosh. De Red Hook à Park Slope, en passant à Bensonhurst, Carmine Persico était un peu le roi de Brooklyn. Le 19 mai 1963, alors que Carmine Persico conduisait sa voiture dans le Sud de Brooklyn, arrêté à un feu rouge, un camion s’arrêta à proximité. La bâche du véhicule s’ouvrit et Carmine Persico sera touché à plusieurs reprises, il s’en sortira miraculeusement. Blessé au bras et a la main gauche, ce dernier ne retrouvera jamais l’usage complet de sa main. Quelques mois plus tard, Carmine Persico sera inculpé par le gouvernement fédéral d’être le leader d’une équipe spécialisée dans le détournement de camions. Au final, le procès sera annulé, soit en raison d’une faute de procédure, soit la condamnation sera annulé en appel. Lors d’un cinquième procès, Carmine Persico sera finalement reconnu coupable. Libéré sous caution en attendant son verdict, ce dernier se présentera de nouveau devant le tribunal fédéral de Manhattan, pour cette fois-ci répondre d’une inculpation de prêt usuraire. Sur cet accusation, Carmine Persico sera finalement acquitté, le juge estimant que les articles de journaux ciblant ce dernier comme un membre de haut rang de la Cosa Nostra pouvaient être préjudiciables pour l’accusé. Le 28 Juin 1971, Joseph Colombo, organisa une

Carmine Persico
Carmine Persico

manifestation de défense des droits civils Italo-Américains à Colombus Circle, l’un des principaux lieux d’attraction de ville de New-York. Alors que le Parrain s’approchait du podium pour entamer un discours, il sera touché à plusieurs reprises à la tête et au cou, par Jérôme Johnson, un individu d’origine Africaine qui sera exécuté dans la foulée par des membres de la famille Colombo. Joseph Colombo survécu, mais son état n’était plus compatible avec la gérance d’une famille mafieuse. La famille Colombo cherchait un nouveau Parrain et se tourna alors très rapidement vers Carmine Persico. Mais ses débuts furent difficiles. Carmine Persico verra ses appels rejetés et devra commencer à purger une peine de huit années de prison pour détournement de fonds. Sa condamnation coïncidera avec la sortie de son frère Alphonse, qu’il nommera Acting Boss pour surveiller les intérêts de la famille dans le rue. Peu de temps après son emprisonnement, son rival, Joe Gallo, sera abattu lors de sa fête d’anniversaire, au Umberto Clam House dans la Little Italy. Carmine Persico ne sera jamais inculpé de ce meurtre, mais des documents judicaires prouveront par la suite, que ce dernier avait préparé cet assassinat, après en avoir conclu que Joe Gallo était l’un des commanditaires dans l’assassinat raté sur Joseph Colombo. A sa sortie de prison, Carmine Persico reprit activement son rôle de Parrain, mais cela sera une nouvelle fois de courte durée. En 1984, Carmine Persico était sur le coup de plusieurs chefs d’inculpations dans la cadre du procès dit le « Le procès Colombo ». Pour éviter une incarcération, Joseph Colombo devint un fugitif et placé sur la liste des dix personnes les plus recherchées par le FBI. Arrêté

Carmine Persico
Carmine Persico

en Février 1985, Carmine Persico avait pris refuge chez son cousin, Fred DeChristopher, dans sa maison de Long Island. On apprendra par la suite, que ce dernier aurait reçu une récompense de cinquante mille dollars pour avoir indiqué au FBI où se cachait Carmine Persico. Le procès sera expéditif pour le Parrain de la famille Colombo. Reconnu coupable, le juge fédéral condamnera Carmine Persico à trente neuf années de prison, tout en précisant : « Monsieur Persico vus êtes une tragédie. Vous êtes l’une des personnes les plus intelligente que j’ai pu voir dans ma vie ». Le juge avait été impressionné de voir Carmine Persico gérait entièrement de sa défense, conseillant ses propres avocats sur le déroulé de ce procès. Quelques mois plus tard, Carmine Persico fut inculpé dans le procès dit de la Commission. Rudolf Giuliani  procureur fédéral de New-York, avait réussi après des années d’enquête à faire arrêter les cinq Parrains de New-York, ainsi que des membres de leur hiérarchie. Paul « Big Paul » Castellano de la famille Gambino, Anthony « Fat » Tony Salerno de la famille Genovese, Carmine « Junior » Persico de la famille Colombo, Anthony « Tony Ducks » Corallo de la famille Lucchese et Philip » Rusty » Rastelli de la famille Bonanno étaient inculpés d’une multitude de racket tenant de la loi RICO, pouvant les amener à terminer leur vie derrière barreau, un vrai séisme dans le monde souterrain de la Cosa Nostra. Déjà condamné à près de trente neuf années de prison, Carmine Persico n’avait plus rien à perdre et décidera d'assurer sa défense. La stratégie du Parrain de la famille Colombo était de jouer de son charisme pour charmer le jury. Le dossier d’accusation reposait essentiellement sur des bandes magnétiques, des vidéos surveillance ou des enregistrements de membres de la Cosa Nostra. Carmine Persico essaya de remettre en cause la validité de ses pièces, mais malgré une performance qui sera jugé de « haute volée », Carmine Persico sera reconnu coupable et condamné à cent année de prison, portant sa peine au total à cent trente neuf années. Carmine Persico fut transféré dans la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à gérer la famille Colombo d’une main de fer. Carine Persico nomma Vittorio « Little Vic » Orena au poste d’Acting Boss. Mais ce dernier qui appréciait un peu trop son nouveau statut, essaya de renverser le pouvoir pour devenir le nouveau Parrain, la troisième guerre interne pouvait alors commencer. Cette guerre fut sanglante et empêcha pendant un moment la famille Colombo de retrouver un siège dans la Commission. De sa cellule, Carmine Persico gérait les manœuvres par l’intermédiaire de ses frères Alphonse et Théodore. Lors de son dernier procès, Carmine Persico avait essayé d’expliquer sa vie, ses principes dans un exposé oral face aux jurés. Reconnaissant qu’il purgeait déjà une lourde peine de prison et qu’il s’était caché pour éviter la justice, il déclara : « J’étais un peu fatigué d’aller en prison, fatigué d’être trainé dans les salles d’audence et que l’on puisse jugé mon nom et ma réputation ». Insistant sur le fait qu’il se sentait persécuté et injustement poursuivi en tant que Parrain de la Cosa Nostra, il avait ajouté : « Quand est ce que cela se terminera ? Quand cela va t’il s’arrêter ?. Quand allez vous me laisser tranquille ? ».

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE COLOMBO : CARMINE "THE SNAKE" PERSICO VIENT DE DÉCÉDER - PARTIE 1

9 Mars 2019, 18:04pm

Publié par Xav

Carmine Persico
Carmine Persico

L’une des figures les plus emblématique de la Cosa Nostra, Carmine « The Snake » Persico, Parrain de la famille Colombo, vient de décéder, il était âgé de quatre vingt cinq ans. Purgeant une peine de cent trente neuf années de prison, après sa condamnation suite au procès dit de la Commission en 1985, Carmine Persico était incarcéré depuis les trente six dernières années de sa vie, au pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Dernièrement, le Parrain de la famille Colombo, avait quitté la prison fédérale, pour aller se faire soigner dans un hôpital proche de son lieu d’incarcération, à l’hôpital Durham. La cause de son décès reste encore incertaine et son avocat, qui le défendait actuellement dans un procès contre le Bureau Fédéral des Prisons (BOP), affirma que son client était bien « décédé » stipulant simplement, que son état de santé : « s’était aggravé très rapidement », justifiant la décision de la direction de la prison fédérale de Butner, de transférer en urgence le Parrain de la famille Colombo vers l’hôpital le plus proche. Né le 8 Août 1933, Carmine Persico grandit à Park Slope et à Red Hook, deux quartiers à forte densité Italienne. Contrairement à beaucoup de gangsters issus de milieu pauvre, Carmine Persico provient de la classe moyenne et à reçu une éducation normale de la part de ses parents. Carmine Persico Sr travaillait dans un cabinet d’avocats à Manhattan, alors que sa mère, Susa Persico, était femme au foyer, et gérait tant bien que mal ses fils, l’ainé, Alphonse, Carmine et le plus jeune, Teddy. Tous les trois deviendront par la suite des membres de la Cosa Nostra, affiliés à la famille Colombo. Mais les quartiers de Brooklyn dans les années 1940 ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui. A cette époque, les gangsters défilaient dans les rues avec les grosses voitures, leur bijoux, sous les yeux ébahis des jeunes de Park Slope. Carmine Persico quitta rapidement le système scolaire et devint l’un des leader d’un gang rue, dénommé les « Garfield Boys ». Les Garfield Boys étaient des durs à cuire et n’hésitaient pas à utiliser la violence pour arriver à leurs fins. En 1951, Carmine Persico était âgé de dix sept ans et fit sa première rencontre avec la justice. Inculpé du meurtre d’un adolescent de son quartier, les accusations seront finalement abandonnées et Carmine Persico en sortira grandit, son respect renforcé. Les gangsters du quartier adoraient ce gamin, de nature tenace, qui avait su résister à la pression des services de police lors de son inculpation. A dix huit ans, Francesco « Frankie Shots » Abbatemarco, un Capitaine de la famille Profaci le prit sous son aile. A cette époque, Joseph Profaci était le Parrain de cette organisation criminelle, qui sera appelée quelques années plus tard, la famille Colombo. L’équipe de Francesco Abbatemarco était spécialisée dans les paris sportifs, l’usure, les cambriolages et les détournements de camions. Carmine Persico prit rapidement ses marques et devint un personnage incontournable. En récompense de sa loyauté et de sa faculté à ramener de l’argent, Carmine Persico sera intronisé dans la Cosa Nostra, il avait vingt et un ans, un âge relativement précoce. Au milieu des années 1950, les services de police suivaient de très près les activités illégales de Carmine Persico avec l’aide de Joseph « Crazy » Joe gallo et de ses frères Larry et Albert. Entre les années 1950 et les années 1960, Carmine Persico sera arrêté plus d’une douzaine de fois et inculpé dans près de vingt cinq affaires différentes. Les inculpations portées essentiellement sur des paris sportifs, des cambriolages, des tentatives de vol, des détournements de fonds ou encore d'une possession illégale d’armes à feux, mais jamais de meurtre. Sa réputation de tueur s’est accrue après le meurtre d’Albert Anastasia en octobre 1957, ou pendant un certain temps, les agences fédérales ont soupçonné Carmine Persico et les frères Gallo d’être à l’origine de cet assassinat. Mais le tournant décisif dans la carrière criminelle de Carmine Persico se passa en 1959, avec le meurtre de son mentor, Francesco Abbatemarco. Ce dernier, se déclarant endetté, avait décidé depuis quelques temps d’arrêter de rendre hommage au Parrain en exercice, Joseph Profaci. Après cet assassinat, Carmine Persico s’attendait récupérer les rackets de Francesco Abbatemarco, mais Joseph Profaci décidera au final de les attribuer à un autre Capitaine de sa famille. Carmine Persico était furieux et décidera d’agir. Avec l’aide des frères Gallo, ils enlèveront près de six Soldat ou des Capitaines, des proches de Joseph Profaci.  Le vieux Parrain, malade et affaibli, décidera de céder pour éviter qu’éclate une guerre interne dans la famille, mais Joseph Profaci avait une autre idée derrière la tête. Il persuada Carmine Persico de rejoindre son cercle très fermé, mais avant, il fallait éliminer les frères Gallo. En 1961, un sergent de police, qui rentra par hasard dans le Sahara Club, un bar de Brooklyn, interrompu deux hommes en train d’étrangler Lawrence « Larry » Gallo avec une corde a piano. Des informateurs viendront témoigner par la suite que Carmine Persico avait attiré Lawrence Gallo, mais ce dernier refusera de collaborer avec les autorités. Une guerre entre les deux factions, les Gallo et les Profaci allaient éclater, mais elle s’arrêta brusquement avec le décès de Joseph Profaci, nous étions en 1962.

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PROCÈS DE LA FAMILLE BONANNO : LE TÉMOIGNAGE DE STEVEN SABELLA REMIS EN CAUSE PAR LA DÉFENSE

9 Mars 2019, 08:41am

Publié par Xav

John Zancocchio
John Zancocchio

Steven Sabella, un ancien Associé de la famille Bonanno, est venu en début de semaine, apporter son témoignage contre l’un des accusés vedettes de ce procès, le Consigliere, John "Porky" Zancocchio, Au début des années 2010, Steven Sabella gérait plusieurs boites de striptease et côtoyait de temps en temps les membres de la famille Bonanno qui venaient en début ou en fin de soirée, pour y faire la fête ou boire un verre. Steven Sabella était identifié comme un Associé de la famille Bonanno, mais mise à part son supérieur, le Soldat Joseph « Joe Valet » Sabella, un individu qui n’a aucun lien de parenté avec ce dernier, Steven Sabella n’a jamais tellement cotoyé s’était jamais approché des pontes de la famille Bonanno. Un soir, alors que Steven Sabella travaillait dans l’un de ses clubs, John Zancocchio arriva avec Steven Sabella et le Capitaine, Gerard « Jerry » Chili. John Zancocchio était visiblement très énervée et n’appréciait pas tellement l’humour de Steven Sabella. John Zancocchio était selon des proches, contrarié par une rumeur à son encontre qui aurait été propagé par qui ? par Steven Sabella. Au bout d’un moment, et après une nouvelle mauvaise blague sur John Zancocchio ce dernier se retourna vers l’Associé de la famille Bonanno et le frappa dessus à plusieurs reprises. En tant qu’Associé, Steven Sabella, savait pertinemment qu’il était interdit de frapper un membre intronisé de la Cosa Nostra et mise à part se défendre pour éviter les coups, ce dernier ne pouvait pas faire grand chose. Nez ensanglanté, œil au beurre noir, lèvre fendue et des dents ébréchées, Steven Sabella était visiblement mal en point, mais les coups cessèrent quand Gerard Chili empêcha John Zancocchio de frapper l’Associé de la famille Bonanno  sur la têteavec une chaise. Quand le procureur demanda à Steven Sabella ce qu’il pensait de John Zancocchio : « Je ne peux plus le supporter ». Ce dernier ne témoigna pas tout de suite avec les autorités, il savait que dans ce milieu que collaborer avec les autorités, pouvaient mener à de gros problèmes, surtout que Steven Sabella avait des entreprises à gérer. Mais au fil des mois et après cette altercation, l’Associé de la famille Bonanno déclara qu’il avait perdu beaucoup d’argent avec ses différentes affaires et que son activité dans l’usure et les paris sportifs avaient baissé de régime depuis son altercation avec John Zancocchio. La défense essaya de discréditer le plus possible le témoin du gouvernement en déclarant au jury, que Steven Sabella avait spécifié aux autorités, lors de sa coopération, qu’il était dépendant à la cocaïne et qu’il en achetait en moyenne pour près de quatre cent dollars par semaine. Le but de cette manœuvre est particulièrement simple : Convaincre le jury que ce témoignage ne peut être crédible, surtout quand il provient d’un toxicomane. Les avocats s’attardèrent aussi sur les publications insultantes de Steven Sabella sur le profil Facebook de la fille de John Zancocchio. Des insultes, mais aussi des menaces sur l’actuel Consigliere de la famille Bonanno. Les publications ayant eu lieu pendant la coopération de Steven Sabella et quelques jours seulement avant l’ouverture de ce procès, les avocats ont demandé si son accord n’avait pas « été déchiré » face à un tel comportement. La réponse de Steven Sabella fut catégorique : « Non ce ne fut pas le cas ».

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PROCÈS DE LA FAMILLE BONANNO : LA DÉFENSE CONTRE-ATTAQUE

1 Mars 2019, 17:32pm

Publié par Xav

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Les plaidoiries de la défense ont commencé et l’avocate de Joseph Cammarano Jr, n’avait qu’un seul objectif, essayer de casser le mythe de la mafia. L’Acting Boss de la famille Bonanno qui fut exceptionnellement libéré de prison pendant son procès, ne doit pas être jugé en raison de  « son physique provenant d’un film de gangster » déclara son avocate. Cette dernière exhorta les jurés de la cour fédérale de Manhattan, de ne pas croire les « histoires fantaisistes » des procureurs fédéraux et de ses principaux témoins, alors que Joseph Cammarano Jr, paisible, l’écoutait attentivement à la table de la défense : « Il était une fois cette chose que l’on appelé mafia, mais pas aujourd’hui, désormais cela est fini » déclara t’elle, tout en continuant : « Le fait de paraître dans un tribunal habillé comme un gangster, ne fait pas de vous un membre identifié de la mafia. Ne soyez pas distrait, ne laissez pas votre vision que vous avez des films de gangsters, prendre le dessus sur vous ». Habillé d’un costume bleu marine, d’une chemise claire, les cheveux peignés en arrière, Joseph Cammarano pourrait être le portrait craché de de Billy Batts, joué par Frank Vincent dans le film de Martin Scorsese, Goodfellas, sauf que désormais la réalité a rattrapé la fiction. Joseph Cammarano Jr est identifié depuis des années, comme un membre intronisé de la Cosa Nostra, comme son père auparavant, Joseph Cammarano Sr. Inculpé de plusieurs charges fédérales, l’Acting Boss de la famille Bonanno a répondu facilement, à la sortie du tribunal, aux questions des journalistes, lui demandant si ce dernier ressemblait à un gangster : « Non » déclara t’il en rigolant : « Ce n’est pas de ma faute si je porte la carte de l’Italie sur mon visage ». Le discours des procureurs fédéraux est forcément différent. Pour ces derniers, Joseph Cammarano Jr et son acolyte, John « Porky » Zancocchio, identifié quant-à lui, comme l’actuel Consigliere de la famille Bonanno, ont « dirigé une organisation criminelle sophistiquée, qui utilisait l’intimidation, les menaces ou encore la violence pour arriver à leur fin ». Pour justifier de leurs propos, les procureurs fédéraux ont

John Zancocchio
John Zancocchio

commencé à faire appel à leur premier témoin, l’ancien Capitaine, Peter « Pug »

Lovaglio. Ce dernier viendra témoigner pendant plusieurs jours lors de ce procès, pour raconter son passé criminel dans la famille Bonanno. Dès les premières minutes de son interrogatoire, il identifia formellement Joseph Cammarano Jr comme l’actuel Acting Boss de cette organisation criminelle et déclara que sa nomination avait été effectuée dans un garage désaffecté à New-York. Il raconta aussi son long casier judiciaire, y compris ses condamnations pour blanchiments d’argent et fraude boursière. L’avocate de Joseph Cammarano Jr se jeta alors sur l’occasion, pour envoyer les premières salves contre cet ancien renégat : « Monsieur Lovaglio a déjà menti à maintes reprises, il n’est plus crédible », ajoutant que par le passé, il avait déjà aveuglé « un ancien officier à la retraite de la police de New-York ». Pour John Zancocchio cela fut quelque peut différent. Son avocat reconnaît que son client et deux autres individus non identifiés, avaient agressé Steven Sabella, mais c’était en raison des commentaires racistes qu’avaient fait l’objet le petit fils de John Zancocchio sur les réseaux sociaux : « Il ne l’a pas fait pour la famille Bonanno, mais pour la famile Zancocchio. Je peux comprendre que certains d’entre vous, vont penser qu’il n’aurait pas dû frapper cette personne, mais ce n’est pas un délit de racket » déclara son avocat.

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LE PROCÈS DE L'ACTING BOSS ET DU CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO VIENT DE COMMENCER

27 Février 2019, 18:07pm

Publié par Xav

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Après des longues semaines d’attente, le procès de Joseph « Joe C » Cammarano Jr et John « Porky » Zancocchio, considérés respectivement comme l’Acting Boss et le Consigliere de la famille Bonanno, vient de commencer à New-York. Les charges fédérales retenues contre les deux accusés sont larges et variées. Meurtre, extorsion, prêt usuraire, mais aussi le trafic de drogue, les deux mafieux risquent de terminer, en cas de culpabilité, leur vie derrière les barreaux. Joseph Camarrano Jr qui avait été incarcéré à l’issue de son arrestation en Janvier 2018, reste très confiant et pour cause, il sait que le principal témoin du gouvernement est Peter « Pug »  Lovaglio, un ancien Capitaine de la famille Bonanno. Individu paranoïaque et violent, Peter Lovaglio avait décidé de collaborer avec les autorités après une multitude d’infractions, dont l’agression du propriétaire du Takayama Suchi Lounge,un célèbre restaurant Japonais sur Page Avenue. Pour ce geste, ce dernier avait été rétrogradé au rang de Soldat, mais quelques jours plus tard, lors d’un contrôle de routine, Peter Lovaglio, visiblement alcoolisé, s’était vanté devant les policiers du NYPD qu’il était un membre intronisé de la Cosa Nostra et qu’il avait déjà passé plusieurs années de barreaux. Après cette dernière affaire, Peter Lovaglio pour sauver sa peau, décidera de coopérer avec le gouvernement fédéral. Peter Lovaglio avait déjà été utilisé comme témoin lors du procès de l'actuel Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino et son témoignage n'avait pas été jugé crédible par les jurés. Le deuxième témoin des procureurs est Steven Sabella, un ancien Associé de la famille Bonanno, qui décidera secrètement de passer un accord avec la justice Américaine, après avoir plaidé coupable de racket le 22 Janvier dernier. Mais ce nouveau témoin s’est collé en quelques jours l’étiquette d’un témoin peu crédible, après avoir insulté sur la page Facebook, la fille de John Zancocchio. Sur l’une de ses publications, Steven Sabella, insulta copieusement le physique du Consigliere de la famille Bonanno, tout en précisant : « J’espère que votre papa aura des couilles pour me retrouver un jour ». Ces commentaires injurieux portent un préjudice énorme pour les procureurs fédéraux, qui n’avaient pas besoin de ce genre d’actualité avant le démarrage du procès. Il est fort à parier que les avocats de la défense vont, avec ces commentaires, essayer de discréditer le plus possible Steven Sabella. Dès le démarrage du procès, l’avocat de John Zancocchio interpela alors le juge fédéral, indiquant que les procureurs fédéraux n’avaient pas fait le nécessaire, pour éviter que Steven Sabella insulte la famille de leur client sur les réseaux sociaux. Le juge fédéral rejeta la demande des avocats de la défense d’annuler le procès, mais ce dernier sait pertinemment que cette information risque d’être dévoilée de nouveau, lors de la comparution des témoins devant le tribunal. Les derniers procès de membres de la Cosa Nostra à New-York, se sont soldés majoritairement par des acquittements, faute à des témoins jugés peut crédibles par un jury populaire.

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RETOUR À LA CASE PRISON POUR UN SOLDAT DE LA FAMILLE COLOMBO

22 Février 2019, 10:40am

Publié par Xav

Ilario Sessa
Ilario Sessa

Ilario « Fat Larry » Sessa est un personnage assez atypique dans la Cosa Nostra. Agé de cinquante deux ans et vivant encore au domicile familial, le Soldat de la famille Colombo a la particularité d’avoir été intronisé au Métropolitan Center de New-York. Nous étions en 2010 et depuis des mois, la famille Colombo essayait désespérément d’introniser des nouveaux membres dont llario Sessa. La plupart des cérémonies mises en place, avaient été reportées à une date ultérieure voire annulées pour des raisons de sécurité. Après toutes ces tentatives, la famille Colombo pensait avoir trouvé l’emplacement idéal, le sous-sol de la maison du Soldat Emmanuel Favuzza, mais lors du trajet, des membres de la famille remarquèrent une surveillance plus étroite que d’habitude des fédéraux et la cérémonie fut alors une nouvelle fois annulée, au grand désarroi d’Ilario Sessa. En Janvier 2011, dans une manière de souhaiter la nouvelle année à la famille Colombo, les fédéraux lancèrent une opération de grande envergure sur cette organisation criminelle déjà très affaiblie. Les membres du panel de direction furent arrêtés et accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi Rico. Dans ces arrestations, il y avait aussi, des Capitaines, des Soldats, mais aussi des Associés comme Ilario Sessa. Incarcéré au Métropolitan Center, les mafieux de la famille Colombo étaient rassemblés dans une grande pièce sous surveillance vidéo, quand une scène surréaliste se passa. Les gangsters entourèrent Ilario Sassa qui était assis sur un banc afin de lui faire prêter serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Une fois la scène terminée, le mafieux intronisé se leva et salua un à un les gangsters présents, Ilario Sessa était désormais un Soldat de la famille Colombo. Cet initiation ne changera en rien le jugement de la justice fédéral, qui condamnera Ilario Sessa à quelques années de prison, rien de bien grave pour ce dernier, qui savait que le temps passé en prison faisait parti de la vie d’un membre de la Cosa Nostra. Par la suite, le Soldat de la famille Colombo fut relâché mais avec des restrictions très strictes sur sa liberté surveillée et le mafieux pour éviter tout problème avec la justice, décidera de travailler dans une concession automobile à Brooklyn, mais cela ne dura forcément qu’un temps. En effet, Ilario Sessa fut condamné cette semaine pour une violation de sa libération conditionnelle. Il y a quelques mois, les autorités fédérales avaient inculpé le mafieux d’avoir essayé, par le biais de téléphones jetables, de rentrer en communication avec des membres de la famille Colombo. La comparution devant la juge Kiyo Matsumoto, habituée de voir défiler dans son tribunal des membres de la Cosa Nostra, fut expéditive. Ilario Sessa qui dit, selon son avocat, souffrir de nombreux problèmes de santé, qui se seraient aggraver pendant son incarcération, fut condamné à un an et un jour de prison, une peine qu’il purge actuellement au Metropolitan Center de New-York. Lors de la dernière audience, l’avocat du Soldat de la famille Colombo, avait indiqué que son client était obèse, qu’il souffrait du lupus, de sténose de la colonne vertébrale, de diabète et de différentes maladies coronarienne. Il ajouta aussi par la même occasion qu’Ilario Sessa devait être opéré de toute urgence pour soulager des « douleurs atroces » et afin qu'il puisse retrouver une « certaine mobilité ». Pourtant selon les procureurs fédéraux, le Soldat de la famille Colombo n’avait pas l’air très malade, quand il s’était démène à plusieurs reprises pour essayer de trouver un moyen de communication avec les membres de la famille Colombo. Pourtant, à sa sortie de prison ses amis avaient essayé de remettre Ilario Sessa sur le droit chemin, en lui conseillant de s’investir dans sa nouvelle entreprise de voitures d'occasion et de gagner pour une fois, son argent légitiment. Mais la juge fédérale laissa dans son verdict, une seconde chance au Soldat de la famille Colombo. En effet, en condamnant Ilario Sessa à un an et un jour, ce dernier pourra prétendre dans les prochaines semaines à une énième demande de libération conditionnelle.

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QUAND UN ANCIEN REPENTI DE LA COSA NOSTRA CONTINUE A SEMER LA TERREUR DANS SON QUARTIER

10 Février 2019, 08:35am

Publié par Xav

On peut être un ancien Associé de la Cosa Nostra, collaborer avec la justice, et continuer à semer la terreur dans son même quartier d’origine et cela sans craindre la moindre attaque de son ancienne famille. Joseph et Greg Caponegro sont deux frères et ont la particularité d’avoir été à une époque, des Associés de la famille Genovese. Depuis l’État du New-Jersey, Joseph était plus débrouillard que son frère et faisait parti de l’équipe de Tino Fiumara, connu sous le pseudonyme de « T » ou de « The Greek », qui fut pendant des décennies, l’un des personnages les plus importants de la famille Genovese. Mais Joseph Caponegro n’avait pas la même carrure que son chef d’équipe et au début des années 2010, après diverses inculpations, il décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Sa coopération fut importante, très bénéfique pour la justice Américaine, qui arrivera à faire condamner près de vingt et un gangsters et même des responsables syndicaux corrompus à plusieurs années de prison. Pour son témoignage, Joseph Caponegro sera condamné à près de quatorze mois de prison, une peine qu’il jugera sévère, qu’il essayera de faire annuler en faisant appel, mais qu’il purgera bienau final. A sa sortie, Joseph Caponegro décidera non pas d’intégrer le programme de protection des témoins, mais de revenir dans son ancien quartier, dans le nord du New-Jersey, à Golden State. Pourquoi changer ses habitudes ? les frères Caponegro étaient persuadés, que la famille Genovese ne s’exposeraient pas à prendre le risque à les assassiner, sous peine de faire la une des médias Américains. Aujourd’hui les mentalités ont changé, le risque est certes toujours là, mais désormais les mafieux évitent les bains de sang qui peuvent faire ralentir le buisiness. Avec l’aide de son frère Greg, Joseph investira dans l’immobilier, achètera plusieurs maisons aux alentours de son quartier et les fera louer à des locataires ravis de pouvoir habiter dans un endroit aussi paisible, ils s’étaient trompés. Les frères Caponegro n’avaient rien perdu de leurs vieilles habitudes et dès qu’un résident avait du mal à payer son loyer, Joseph et Greg n’hésitaient pas à utiliser l’extorsion, les menaces verbales et la violence pour arriver à leur fin. Pour un couple qui ne payait pas son loyer à temps, Greg Caponegro les expulsa de force, les enferma à l’extérieur de la maison et leur proféra des menaces. Selon la police locale qui commença à enquêter sur les deux frères, les premières plaintes remonteraient à près de deux ans. Greg Caponegro en particulier, n’hésiterait pas à menacer de mort des femmes enceinte et même des enfants et cela pour quelques dollars. Joseph et Greg ont aussi menacé une femme qui refusait de vendre sa maison pour le compte des deux gangsters. Un autre locataire, vit son loyer augmenter du jour au lendemain, cela sans explication et devait désormais payer près de trois mille cinq cent dollars par mois. Lorsque le locataire voulu casser son bail, Greg Caponegro lui demanda vingt mille dollars de dédommagement. Refusant de payer les deux gangsters, Joseph et Greg auraient alors pénétré par effraction dans la maison de l’individu dans un but de récupérer l’argent de force. Ils enfermèrent l’homme et sa femme dans une pièce de la maison et les menacèrent de ramener leur chien de garde, un pitbull en cas de problème. Les locataires prirent peur et décidèrent de donner une partie leur économie, près de dix mille cinq cent dollars, pensant que les frères Caponegro allaient enfin se calmer. Quelques jours plus tard, le plus acharné des deux, Greg appela au domicile du couple et commença à les menacer de mort, leur rappelant par la même occasion qu’il avait déjà commis des assassinats et se vantant par la même occasion de sa fausse affiliation avec la famille Genovese : « Vous pouvez appeler la police d’État et même le FBI, je m’en tape. Je suis prêt à aller en prison. J’ai tellement d’argent qui sort de mon cul, que je paierai le meilleur avocat de l’État. La prison me fait pas peur, j’ai déjà effectué plus de six ans » déclara Greg Caponegro dans l’un de ses enregistrements. Quelques jours après ce dernier appel, les deux frères furent arrêtés et inculpés. Ils passeront devant un juge dans les prochaines semaines. 

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE PATRIARCA RENTRE DANS UNE MAISON DE TRANSITION

3 Février 2019, 08:01am

Publié par Xav

Edward Lato
Edward Lato

Edward « Eddie » Lato, un Capitaine de la famille Patriarca, vient de quitter le pénitencier fédéral de Fort Dix dans l’État du New-Jersey, pour intégrer une maison de transition à Pawtucket dans l’État du Rhode-Island. Inculpé en 2011 avec plusieurs membres de haut rang de la famille Patriarca, dont l’ancien Acting Boss, Anthony DiNunzio et l’ancien Parrain, Luigi « Baby Shacks » Manocchio, Edward Lato décidera de plaider coupable et sera condamné à neuf années de prison. Près de trois ans après son incarcération, Edward Lato fut inculpé avec les mafieux, Frank « Bobo » Marrapese et Alfred « Chippy » Scivola, dans une affaire de jeux illégaux. Décidant une nouvelle fois de plaider coupable, Edward Lato sera condamné cette fois-ci, à près de dix années de prison avec sursis et dix années de probation. Edward Lato aurait dû être libérable en Juillet prochain, mais un juge fédéral accepta son intégration dans un centre de réinsertion, ce qui lui permettra de pouvoir travailler tous les jours dans une entreprise de construction, la même qu’avant sa condamnation. Ce criminel endurci, qui compte près de trente deux arrestations pour dix huit condamnations prononcées depuis le début sa longue carrière criminelle, ne se réinsérera sans doute jamais dans la société et c’est pour cela que le FBI compte bien le surveiller encore de très près ces prochains mois. Car malgré sa liberté provisoire, Edward Lato est toujours sur le coup d’une enquête pour meurtre, celui de Kevin Hanrahan, un ancien tueur à gage de Providence, proche de l’ancien Parrain, Raymond Patriarca Jr. Robert DeLuca, ancien Capitaine de cette même famille et collaborateur de la justice, avait certifié lors de ses premiers témoignages sur cette affaire, que Kevin Hanrahan avait été assassiné par le Soldat Rocco « Shaky » Argenti, qui sera raccompagné par la suite à son travail par Edward Lato. Mais malgré ses déclarations et la convocation d’un grand jury, aucune inculpation n’avait eu lieu. Suite aux récentes condamnations de Francis « Cadillac Frank » Salemme à la prison à perpétuité pour meurtre et de Robert DeLuca à cinq années pour parjure, les fédéraux espèrent pouvoir relancer cette affaire et ont déjà ciblé trois personnalités du crime organisé dont Edward Lato. Ce dernier qui retournera dans quelques mois dans les rues de Providence, n’aura pas le droit à la moindre erreur et devra respecter à la lettre, les contraintes imposées sur sa liberté surveillée, sous peine de retourner en prison. Désormais âgé de soixante et onze ans, Edward Lato finira sans nul doute, comme à son habitude, à reprendre ses activités criminelles au sein du crime organisé, mais il n’est pas certains que ce dernier puisse avoir une place de choix dans la direction mafieuse. La famille Patriarca est divisée en deux factions, celle de Boston dans l’État du Massachussetts et une autre à Providence dans l’État du Rhode-Island. Edward Lato a toujours établi ses quartiers à Providence, alors que le Parrain actuel, Carmen « Big Cheese » DiNunzio vient quant-à lui de Boston. Carmen DiNunzio n’a pas attendu le retour d’Edward Lato pour réorganiser la famille et a déjà confirmé la présence de Matthew « Good Matty » Guglielmetti Jr en tant que nouvel Underboss. A ce jour, seul le poste d’Acting Boss est encore vacant, mais il est fort à parier qu’Anthony DiNunzio, frère de Carmen, qui est sorti d’une prison fédérale en Février 2018, puisse reprendre ses anciennes fonctions, à la fin de sa libération conditionnelle. 

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