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UN FUTUR CONFLIT INTERNE DANS LA FAMILLE BONANNO ?

6 Avril 2015, 08:43am

Publié par Xav

UN FUTUR CONFLIT INTERNE DANS LA FAMILLE BONANNO ?

Les procureurs fédéraux appuyés par le juge fédéral Nicholas Garaufis en sont certains, ils ont évité une guerre interne au sein de la famille Bonanno. Il y a quelques semaines, John Palazzolo (voir photo) , un Soldat de la famille Bonanno âgé de 77 ans, a été arrêté par des agents du FBI pour violation de sa libération conditionnelle. Le vieux mafieux qui a été libéré d’une prison fédérale en 2012, après y avoir purgé près de dix années pour tentative de meurtre, avait obligation de ne jamais rencontrer ses anciens collègues mafieux. John Palazzolo a été présenté alors dans la journée précédant son arrestation devant le juge fédéral Nicholas Garaufis ou les procureurs fédéraux ont expliqué leur crainte d’un futur conflit qui pourrait éclater dans la famille Bonanno, un chose assez surprenante. Depuis Juin 2013, la famille mafieuse a nommé un nouveau Parrain à sa tête, Michael « The Nose » Mancuso, un Boss qui est incarcéré dans un pénitencier fédéral après une condamnation à quinze années de prison pour meurtre et qui sera libérable dès 2019. Sur le papier, cette organisation criminelle a trouvé depuis plusieurs années une certaine stabilité. Thomas « Tommy D » DiFiore, considéré comme l’Acting Boss de la famille, a été condamné récemment à vingt et un mois de prison pour complot, mais sera un homme libre avant cet été. Michael Mancuso n’a pas tellement touché à la hiérarchie de la famille. Même si son autorité dans la rue est très importante, sa capacité de manœuvre du fait de son incarcération reste limité. Sur le papier, le Consigliere reste encore Anthony « Fat Tony » Rabito , un individu condamné à des petites peines de prison, sa dernière condamnation datant de 2010, après avoir purgé près de trente trois mois pour divers rackets. Ce dernier reste encore un mafieux a la carrure importante et essaye rester le plus possible sous le radar du FBI, contrairement à l’Underboss actuel de la famille Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, un mafieux multirécidiviste. Connu pour avoir été dans l’équipe du célèbre Capitaine Dominick « Sonny Black » Napolitano pendant l’infiltration de l’agent du FBI Joseph D. Pistone, Nicholas Santora a pendant ses dernières années montré sa capacité à se faire condamner à plusieurs reprises pour diverses infractions allant, de violation à sa libération conditionnelle ou différents complots. Comme dans toute organisation criminelle, des tensions peuvent très bien ressurgir entre des membres mécontents de leur sorts pour diverses raisons, cela ce fut le cas récemment à Chicago avec la Outfit. Le problème dans une famille dirigée par des individus incarcérés et que certaines personnes peuvent essayer d’en profiter pour prendre le pouvoir. Pendant l’incarcération de John Palazzolo, ce dernier fut rétrogradé au rang de Soldat et à sa libération et même après avoir attendu plusieurs années, John Palazzolo s’exaspérait et commencer à rager de ne pas pouvoir reprendre son titre de Capitaine durement gagné avant sa condamnation. Quelques semaines avant son arrestation, le Soldat de la famille Bonanno a été vu par des agents fédéraux sur le parking d’un restaurant en compagnie du Consigliere en exercice, Anthony Rabito. Cette méthode de communication est assez classique pour les membres de la Cosa Nostra, préférant les réunions nocturnes que des rencontres en plein jour. De plus, d’après les agents fédéraux, John Palazzolo avait rencontré un proche collaborateur du Parrain en exercice, il était donc clair pour eux que le Soldat de la famille Bonanno essayait d’activer ses réseaux et de passer en force pour reprendre le contrôle de son ancien secteur dans le Queens. Ces rencontres suspectes ont été un prétexte pour les procureurs fédéraux pour arrêter John Palazzolo avant de plus gros problèmes. Dans le tribunal, le juge fédéral demanda si Michael Mancuso dirigeait encore bien la famille Bonanno : « Malheureusement oui » déclara la procureure fédérale Nicole Argentie. Cette dernière expliqua que John Palazzolo avait perdu « beaucoup d’influence » et qu’il était visiblement « énervé » par cette situation. L’avocat du Soldat de la famille Bonanno Flora Edwards déclara que cette rencontre était surement « fortuite » et expliquant les nombreux problèmes de santé dont peut souffrir son client. Par précaution, le juge fédéral Nichoals Garaufis préféra incarcérer John Palazzolo en attendant une prochaine audience : « Je pensais qu’un individu de votre âge, avec autant de problèmes de santé, préférerait avoir une vie plus tranquille » ironisa le juge fédéral.

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LA OUTFIT AJUSTE LES DERNIERS DÉTAILS DE SON ORGANISATION

4 Avril 2015, 08:27am

Publié par Xav

LA OUTFIT AJUSTE LES DERNIERS DÉTAILS DE SON ORGANISATION

Ces derniers mois, la Outfit de Chicago s’orienta vers une nouvelle hiérarchie. Salvatore « Solly D » DeLaurentis, un Capitaine très respecté et qui était utilisé depuis quelques temps pour résoudre les conflits interne dans la famille, remplaça John « No Noze » DiFronzo, qui était en place depuis de nombreuses années, mais en raison de ses problèmes de santé, n’avait plus les « facultés » nécessaires pour tenir son rang. Salvatore DeLaurentis essaya de mettre sa marque et changea certaines personnes de place. John « Dodu » Matassa Jr fut nommé Underboss à la place de Joseph « Joe The Builder » Andriarchi qui prit le titre de Consigliere. Mais en réalité, ce dernier fait face lui aussi à certains problèmes de santé et préfère selon certains spécialistes, garder son rôle de Capitaine, Marco « The Mover » D’Amico qui tenait le poste sous John « No Noze » DiFronzo fut alors rappelé à la rescousse. Marco D’Amico a un passé trouble dans cette organisation, n’hésitant pas en plaidant coupable en 1995, de révéler son appartenance à la Cosa Nostra. Alors qu’il fut inculpé de bookmaking, Marco D’Amico essaya de provoquer les procureurs en leur demandant que ces derniers prouvent son appartenance dans la Outfit de Chicago. Mais face aux nombreux témoins prêts à témoigner dans son procès, il décida de faire machine arrière et admit son appartenance à la Mafia, il enfreignait alors une règle élémentaire de la Cosa Nostra. Avec cet accord, il fut condamné à près de quinze ans de prison et fut libéré de prison en 2005, la même année que Salvatore DeLaurentis et reprit tranquillement ses activités dans la famille. En réalité, pour que tout se passe et que la transition se fasse dans les règles, Joseph Andriarchi, qui est un proche de l’ancien Parrain, John DiFronzo joua le rôle de « Conseiller » entre les différents membres avant que la hiérarchie ne se mette définitivement en place. Homme d’expérience, qui connait parfaitement les ficelles de son organisation et ne tenant qu’une condamnation pour cambriolage en 1968, Joseph Andriacchi a servi depuis plusieurs années différents postes à responsabilité au sein de la Outfit, passant de Consigliere à Underboss, tout en gérant une équipe active à Elmwood Park, un quartier à forte densité Italienne, et lieu proche de sa résidence familiale. Quand Joseph Andriacchi fut nommé Consigliere par Salvatore DeLaurentis, Marco D’Amico a d’après les autorités judiciaires très mal pris sa « rétrogradation » au sein de l’organisation. Connu pour son fort caractère, Marco D’Amico se plaignit de sa situation auprès de différents membres : « Il pensait qu’il pouvait faire aussi bien que Joe (Andriacchi), il estimait être mis de côté » déclara une source policière. Après avoir pensé a tord que le poste d’Underboss avait été donné au Capitaine John « Dodu » Matassa Jr, le FBI pense que finalement il serait occupé par l’ancien protégé de Michael Sarno, un ancien Capitaine de la célèbre ville de Cicero emprisonné à vie, Salvatore Cataudella qui aurait repris les rênes. Ce dernier avait été soupçonné dans le meurtre de l’ancien Underboss de la Outfit, Anthony « Little Tony » Zizzo disparu en 2006, et avait évité par la même occasion une tentative d’assassinat orchestré par des membres de la famille, qui en voulant tuer Salvatore Cataudella, avait tiré sur Gerry Dhamer, un employé dans une entreprise de plomberie. Le nouveau Parrain, Salvatore DeLaurentis, veut s’entourer de gens fiables, qui ont su démontrer dans leur parcours criminel, soit en faisant de la prison ou au nombre d’argent rapportait pour la famille, qu’ils ont les épaules assez large pour tenir des fonctions importantes. Pour gérer les activités criminelles de la Outfit, Salvatore DeLaurentis continua à faire confiance à James « Jimmy I » Inendino, Capitaine sous John DiFronzo, qui gère la ville de Cicero depuis la condamnation de Michael Sarno. Albert « Albie The Falcon » Verna, ancien protégé de Joseph Lombardo superviserait le « WestSide » vers Grand Avenue. Daniel Marino qui vient de sortir d’une maison de transition gérerait Lake County, alors que Rudy « Chin » Fratto qui a purgé récemment une peine d’un an pour fraude, superviserait quant-à lui le Nord-Est de l’État.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNÉ A 7 ANS ET DEMI DE PRISON

1 Avril 2015, 04:49am

Publié par Xav

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO CONDAMNÉ A 7 ANS ET DEMI DE PRISON

Dans la famille Asaro, après le père Vincent, Capitaine de la famille Bonanno qui risque de terminer sa vie en prison après son inculpation dans le célèbre vol de la « Lufthansa », je voudrai le fils, Jérôme. Âgé de cinquante deux ans, le Capitaine de la famille Bonanno a déjà un lourd passif dans la crime organisé. Poussé par son père a devenir un membre initié de la Cosa Nostra, Jérôme « Jerry » Asaro (voir photo) fut ironiquement promu Capitaine des Bonanno au début des années 2000, alors que son père qui avait été rétrogradé au rang de Soldat pour plusieurs mésententes avec la hiérarchie, devint un membre de son équipe. En 2010, et après avoir vu une multitude de membres de la famille Bonanno collaborer ou condamner à de longue peine de prison, Jérôme Asaro s’en sorti « relativement bien », car il fut condamné à trente mois de prison pour divers racket. En Janvier 2014, avec plusieurs membres initiés de la famille Bonanno dont son père, il fut accusé de plusieurs charges fédérales, allant de l’incendie volontaire, du vol de la « Lufthansa » au meurtre d’un Associé de la famille Lucchese, Paul Katz. Ce dernier travaillait avec James « Jimmy The Gent » Burke, immortalisé par Robert De Niro dans le film de Martin Scorsese « Les Affranchis ». Devenant de plus en plus soupçonneux, Jimmy Burke qui travaillait en étroite collaboration avec Vincent Asaro, convoqua Paul Katz à une réunion dans un magasin de bonbons détenu par un membre de la Mafia, dans la nuit du 06 Août 1969. Cette nuit là, rappela sa fille dans le tribunal, « ma mère avait supplié mon père de rester à la maison. Il n’est jamais revenu ». Jimmy Burke était persuadé que Paul Katz collaborait avec le FBI et quand l’Associé de la famille Lucchese arriva sur les lieux de la réunion, il fut étranglé par Vincent Asaro avec une chaine pour chien. Une fois décédé, Paul Katz fut enterré au sous-sol de la maison de Jimmy Burke qu’il détenait dans le Queens, mais plusieurs années plus tard, face à des recherches du FBI, il fut déplacé dans un autre lieu non identifié, non pas par Vincent Asaro qui avait commis ce meurtre, mais par son fils Jérôme. En Octobre dernier, après avoir décidé de plaider non-coupable en première instance, il revint sur sa décision il y a quelques semaines et avoua avoir exhumé le corps de Paul Katz, pour éviter une enquête plus approfondie du FBI. Stupéfaction en Juin 2013, quand le FBI procéda à des recherches pour retrouver le cadavre de Paul Katz sur Liberty Avenue. Vincent Asaro était paniqué et avec l’aide d’un Associé de la famille, fit des allers-retours sous le nez des agents du FBI pour savoir ce qu’il se passait. « Quand ils ont tué mon père, ils ont tué ma famille » déclara la voix encore tremblante par l’émotion de Lisa Katz à la juge fédérale Allyne Ross. Jérôme Asaro qui était présent à cette audience ne broncha pas une seule seconde, préférant présenter des excuses à sa famille plutôt qu’a la famille de Paul Katz. Tenant dans une urne les cendres de son père dans sa main, Lisa Katz déclara que quand des personnes demandaient comment était décédé son père, elle déclarait toujours qu’il était mort dans un accident d’avion. La juge fédérale Allyne Ross, qui venait de condamner quelques jours auparavant Thomas « Tommy D » DiFiore, l’Acting Boss de la famille Bonanno à une peine de vingt et mois de prison pour complot, ne prit pas de gants pour condamner Jérôme Asaro à une peine de sept ans et demi de prison dans un pénitencier fédéral. « Il n’a pas tué Paul Katz lui-même, mais il a aidé son père à éviter qu’il soit condamner pour ce meurtre » déclara la procureure fédérale Nicole Argentieri, ajoutant que Jérôme Asaro, faisait parti de « la nouvelle génération de mafieux de la famille Bonanno ».

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VINGT ET UN MOIS DE PRISON POUR L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE BONANNO

29 Mars 2015, 06:26am

Publié par Xav

VINGT ET UN MOIS DE PRISON POUR L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE BONANNO

Hypoglycémie, problème de stress, de peau, de vision, de reins. Voici une liste assez détaillée que les avocats de Thomas DiFiore actuel Acting Boss de la famille Bonanno ont révélée à la juge fédérale mardi dernier, pour essayer alléger la peine encourue par leur client. Arrêté en Janvier 2014, avec différents membres de la famille Bonanno qui furent impliqués dans le case de la « Lufthansa », Thomas DiFiore avait réussi en Septembre dernier à dissocier son affaire des membres qui eux étaient vraiment impliqués dans ce vol historique, qui se déroula dans les années 1970 et qui fut immortalisé dans le film de Martin Scorsese, « Les Affranchis ». Pendant les délibérations, les avocats cherchaient à faire condamner Thomas DiFiore à quatorze mois de prison, ceux qui équivaut à la peine purgée par l’Acting Boss de la famille Bonanno depuis son arrestation en janvier 2014, mais la juge fédérale, Allyne R. Ross, le condamna à vingt et un mois dans un pénitencier fédéral, il sera donc libérable dans près de sept mois : « Monsieur DiFiore a subi de nombreux problèmes de santé pendant son incarcération, que j’ai pris en compte. Mais j’ai du tenir aussi compte de la conduite criminelle de l’accusé qui était assez grave » déclara la juge fédérale. Vêtu de la tenue classique des prisonniers se tenant au Métropolitan Center de New-York, de cheveux lissés en arrière et regardant la juge derrière sa grosse monture de lunettes, Thomas DiFiore a tenu à l’a remercier de ce verdit assez clément et d’avoir surtout pris en compte ses nombreux problèmes de santé, ajoutant qu’il avait perdu assez de temps en prison et qu’il allait désormais profiter de ses petits enfants. L’un des avocats de Thomas DiFiore déclara que l’accord de plaidoyer de son client, avait permis à la juge de plus considérer ses antécédents médicaux, mais expliquant que malgré cela, sa détention avait considérablement aggravé son problème de diabète. Son avocat en profita d’ailleurs pour critiquer très sévèrement les soins administrés par le centre de détention fédéral. Il expliqua que son client était suivi pour un diabète de « type 2 » et que le personnel médical avait « tardé » à lui donner sa piqure d’insuline lundi dernier. De plus, l’Acting Boss de la famille Bonanno devaient effectuer plusieurs scanners pour ses reins et pour ses yeux, et qu’aucune date n'avait encore été fixée. Les procureurs fédéraux ont rappelé d’ailleurs que pour un individu qui souffrait de diabète, Thomas DiFiore avait aussi profité de son incarcération pour commander et manger des aliments non autorisés pour sa maladie, comme des « Des Pringles, du piment Jalepeno, du fromage, du beurre d’arachide ou encore des friandises Hershey » qui avaient pour seul but selon eux, augmenter son taux de diabète, pour que ce dernier puisse être libéré sous caution pour raison de santé. La juge fédérale proposa à ce que Thomas DiFiore termine sa peine de prison dans un centre médical fédéral, comme par exemple à Springfield dans l’État du Massachusetts. Mais étrangement, le deuxième avocat de Thomas DiFiore, Steve Zissou, a jugé qu’un « déplacement » serait « contre productif » en raison de « son stress ». Les procureurs voulaient le faire condamner à au minimum à vingt et un mois, demandant même à la juge fédéral de prononcer une peine plus sévère, jusque vingt sept mois. Le procureur fédéral, Alicyn Cooley, avait déclaré dans le tribunal que l’accusation de complot visant Thomas DiFiore, découlait d’une affaire datant de 2013. Pendant cette période, un Associé de la famille Bonanno avait prêté de l’argent à un propriétaire d’une station de lavage, affilié à la famille Gambino. Mais ce prêt ne fut pas approuvé par la direction de la famille et l’individu en question ne put récupérer son argent. Finalement avec l’aide de Vincent Asaro, l’emprunt de l’Associé de la famille Bonanno fut finalement remboursé, près de trente mille dollars, mais partagé de façon non équitable pour Thomas DiFiore. En effet, pour lui, sur les trente mille dollars, près de dix mille allèrent pour Vincent Asaro, dix mille pour son fils Jérôme, Acting Capitaine de la famille, six mille pour l’Associé de la famille Bonanno et « seulement » quatre mille pour Thomas DiFiore, qui n’hésita pas à montré son mécontentement : « Je me suis énervé avec lui la dernière fois, il a pris quinze mille dans cette affaire. Je vais le tuer » avait lâché Vincent Asaro un individu qui infiltrait la famille Bonanno à cette époque.

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"POUR ÉVITER LA PRISON, LES MAFIEUX SOUFFRENT TOUJOURS DE MALADIES GRAVES"

25 Mars 2015, 05:45am

Publié par Xav

En 2013, dans un enregistrement révélé par les procureurs fédéraux, on pouvait entendre Thomas « Tommy D » DiFiore (voir photo à gauche) qui était âgé à cette époque de soixante dix ans, « engueuler » un Capitaine craint et respecté de sa famille, Vincent « Vinny » Asaro, pour une histoire de prêt : « Si cela ne tenait qu’à moi, vous n’auriez rien eu » avait déclaré Thomas DiFiore, visiblement très énervé ce jour là, par l’attitude de Vincent Asaro qui avait selon lui mal partagé ses bénéfices. Le Capitaine de la famille Bonanno déclarant même que l’ancien Boss, Joseph Massino, connu pour sa rigueur très « militaire » était comme « Saint-Anthony » comparait à lui. Deux ans plus tard, les deux mafieux sont incarcérés au Métropolitan Center de New-York, après leur arrestation dans l’affaire dit de la « Lufthansa ». Thomas DiFiore, qui approche des soixante douze ans, se morfond au fond de sa cellule, et a adopté une attitude complètement différente que lors des enregistrements, dans un seul but, être libéré sous caution. L’actuel Acting Boss de la famille Bonanno, avec l’aide de son avocat avait plaidé à plusieurs reprises ses nombreux problèmes de santé, liés à son diabète, et qui nécessitent selon eux, une sortie pour mieux se préparer à son futur procès. Alors qu’il y a encore deux ans, ce dernier parlait d’argent, ou encore de trafics illicites, maintenant les seuls mots qui sortent de sa bouche sont : « insuline et statine ». Thomas DiFiore, fait partit des nombreux vieux mafieux qui défilent dans le tribunal fédéral de Brooklyn depuis des années, équipés de leur dialyse ou de leur tube à oxygène, dans l’espoir qu’un juge bienveillant puisse être compatissant et les libérer le plus rapidement de prison. Refusé à plusieurs reprises, Thomas DiFiore va de nouveau comparaitre devant un juge fédéral mardi prochain, mais cette fois ci, pour recevoir son verdict dans cette affiare. Dans une note adressée au tribunal, son avocat stipule que son client avait besoin de soins à intervalle régulier. Toutes les douze heures, il doit prendre ses médicaments pour sa pression artériel, son diabète, mais aussi de l’aspirine pour les douleurs dont d’après son avocat, il souffre à longueur de journée. D’après l’agent du FBI, Belle Chen, la technique adoptée par les mafieux n’est pas nouvelle, mais elle s’est amplifiée avec le temps. Pour elle, avant les familles de la Cosa Nostra, utilisaient très souvent les assassinats pour remettre de l’ordre et arriver à tuer les différents témoins qui voulaient collaborer contre eux, avant qu’ils ne témoignent. Aujourd’hui, cela est différent. Ils savent, d’après cette dernière, qu’un témoin qui rentre dans le programme de protection des témoins est quasiment hors d’atteinte et que commettre un meurtre, amplifierait la surveillance des agences gouvernementales contre eux. Cette méthode, de se faire passer malade est donc une solution toute simple pour éviter la prison et purger plutôt leur peine en résidence surveillée. Ce mois-ci par exemple, plusieurs mafieux de la famille DeCavalcante âgés pour la plupart de plus de soixante cinq ans ont été inculpés pour plusieurs charges fédérales et ont été libérés sous caution, en raison de leur âgé avancé et de leur problème de santé. Autre exemple, Bartolomeo Vernace, un Capitaine de la famille Gambino qui fut pendant un moment dans le panel de décision de la famille, avait demandé à être libéré sous caution, en raison lui aussi, de ses nombreux problèmes de santé. Il avait énuméré avec l’aide de son avocat, tous les médicaments qu’il devait prendre, allant du diltiazem pour ses artères, au Amaryl pour son diabète. Finalement, il fut reconnu coupable de meurtre et sera condamné à la prison à perpétuité. Mais par moment, les juges fédéraux ont des mauvaises surprises. Par exemple, Nicky Rizzo, un Soldat de la famille Colombo âgé de quatre vingt sept ans, avait été condamné à six mois de détention dans un hôpital fédéral, prétextant avant son verdict, qu'il souffrait de plusieurs cancers (vessie et prostate), qu'il avait de grande difficulté pour marcher et qu’il utilisait même une pompe pour uriner. A la barre, Nicky Rizzo, gémissait de douleurs, faisant même répéter la juge fédérale en raisons selon lui de sa surdité. Pour le procureur fédéral, le comportement du mafieux était « une blague », mais la juge fédérale Kiyo Matsumoto rendit un verdict très léger en raison de ses problèmes de santé, mais aussi en raison de sa vie familiale qui fut dévastée après la perte en quelques années de trois enfants. Après le verdict, Nicky Rizzo, quitta la salle d’audience, dos vouté, boitillant, surement soulagé. Quelques jours plus tard, une surveillance du FBI pu confirmer que le Soldat de la famille Colombo avait « sur-joué » lors de sa dernière audience. En effet, ce fut un Nicky Rizzo marchant normalement, qui fut aperçu par les agents fédéraux en train de sortir d’un club social détenu à cette époque par l’Acting Boss de la famille Bonanno, Vincent « Vinny TV » Badalamenti. Quelques jours plus tard, Nicky Rizzo perdit tous ses « avantages » et fut incarcéré immédiatement. Ce n’est pas la première fois que la juge fédérale, Kiyo Matsumoto, se fait « avoir » par les vieux mafieux en « détresse » au grand détriment des procureurs fédéraux qui soupirent à chaque fin d’audience. En effet, l’ancien Consigiliere de la famille Colombo décédait aujourd’hui, avait lui aussi énuméré, une liste de longue maladie : perte de mémoire, insuffisance rénale etc… Risquant deux ans de prison, la juge fut touchée par ce vieux bonhomme qui avait l’air si « inoffensif », et le plaça en résidence surveillée. Que ne fut sa surprise, quand elle apprit que Richard Fusco à la sortie du tribunal, s’était ouvertement moquée d’elle et que d’après les journalistes, ils avaient constaté que ses problèmes de santé s’étaient « considérablement améliorés » dès sa sortie. Thomas Gioeli, l’ancien Acting Boss de la famille Colombo quifut condamné en Mars 2014, à dix huit années de prison pour différents crimes, avait lui aussi déclarait lors de son procès, qu’il était « trop malade » pour faire de la prison : « Je n’ai plus de dents, je n’arrive plus à mâcher ma nourriture, je m’étouffe fréquemment. J’ai des prothèses aux genoux et aux hanches ». En rendant son verdict, le juge fédéral Brian M. Cogan, avait déclaré que les problèmes de Thomas Gioeli étaient bien réels, mais que les pénitenciers fédéraux offraient des « services de soins décents ». Incarcéré actuellement avec le Parrain de la famille Colombo, Carmine « The Snake » Persico dans la prison fédérale de Butner en Caroline du Nord, Thomas Gioeli, avait fait parler de lui dernièrement pour avoir attaqué le gouvernement fédéral, après une chute accidentelle dans les douches de sa prison. En parlant des s

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LES MEMBRES DE LA FAMILLE DECAVALCANTE LIBÉRÉS SOUS CAUTION

24 Mars 2015, 06:07am

Publié par Xav

LES MEMBRES DE LA FAMILLE DECAVALCANTE LIBÉRÉS SOUS CAUTION

Début Mars, le FBI lança une opération dans plusieurs États contre différents membres de la famille DeCavalcante. Ces arrestations qui ont pu être menées grâce à l’aide d’un agent du FBI qui infiltra la famille mafieuse pendant près de deux ans, révéla que la famille DeCavalcante encore très active, avait des relations très étroites avec la famille Gambino de New-York. Le principal accusé dans cette affaire, Charles Stango, un Capitaine des DeCavalcante domicilié dans l’État du Nevada, avait été enregistré à différentes reprises en train de préparer le meurtre d’un membre initié de sa famille, qui avait manqué de respect à l’actuel Acting Boss, Francesco « Frank Milk » Guaracci. Charles Satango à une réputation de tueur. Au début des années 1980, il avait été condamné à près de vingt cinq années de prison pour avoir tué un Associé de la famille DeCavalcante, qui avait tenté d’arnaquer un Capitaine de la famille Genovese, Tino « T » Fiumara. Charles Stango accepta sa peine sans broncher. Il fut libéré d’une prison fédérale en 2012 et déménagea très rapidement à Las Vegas. Malgré les nombreuses années d’incarcération, Charles Stango reprit ses activités au sein de la Cosa Nostra et fut promu Capitaine. De sa nouvelle résidence, il resta en contact régulier avec les membres de son équipe basée à Elizabeth dans le New-Jersey, dont son fils Anthony Stango, un membre initié de la famille DeCavalcante. Les autres accusés dans cette affaire, dont le Consigliere en exercice Frank Nigro, étaient accusés de différentes charges, allant du complot, au trafic de drogue passant par la contrebande de cigarettes. Deux de ses membres, Frank Nigro âgé de soixante douze ans et le Soldat Paul Colella âgé de soixante huit ans, ont comparu devant le juge fédéral Mark Falk, pour une demande de libération sous caution. Bien entendu, le procureur fédéral en charge de cette affaire, James Donnelly, demanda au juge de garder enfermer ces individus, jugeant qu’ils étaient des « membres clés » de la famille DeCavalcante, et qu’ils pouvaient même de chez eux « ordonner » des assassinats avec un simple appel téléphonique : « Rien ne vas les arrêter » déclara t’il. Le juge, était d’accord sur le principe d’une éventuelle dangerosité des membres présents dans son tribunal, mais il déclara qu’un confinement « strict et sévère » à leur domicile pouvait empêcher ce genre de choses d’arriver. Après avoir payé une caution de près de deux cent cinquante mille dollars, les deux accusés seront alors cloitrés à domicile, avec des « des horaires de visite » allant de 9 heures au matin à 18 heures au soir maximum. De plus, le juge accepta que leur téléphone fixe puisse être sous écoute à tout moment, pour éviter que les deux accusés ne puissent commettre un crime à distance. Frank Nigro a d’après le FBI remplaçait depuis quelques années, l’ancien Consigliere Stefano « Steve The Truck Driver » Vitabile, condamné pour plusieurs meurtres à la prison à perpétuité, mais actuellement libre depuis qu’une cour fédérale avait cassé sa précédente condamnation. D’après la justice Américaine, Charles Stango avait eu « l’autorisation » par Frank Nigro, de planifier le meurtre du membre de la famille DeCavalcante qui avait manqué de respect à l’actuel Acting Boss. Deux solutions étaient alors possible pour le Capitaine de la famille DeCavalcante. la première était de faire appel à des membres des bikers locaux pour commettre l'assassinat. La deuxième solution était d'utiliser des membres de son équipe dont Paul Colella. Anthony Stango quant-à lui, se présenta en fin de journée. Le Soldat des DeCavalcante est accusé d’avoir essayé de vendre pour près de cent mille dollars de cocaïne et d’avoir avec l’aide de son père essayé d’ouvrir une agence d’escort pour clients fortunés. Le procureur déclara que par le passé, Anthony Stango avait démontré un « mépris total » pour les autorités, mais son avocat présent lui aussi lors de l’audience, demanda la clémence du juge en raison des nombreux problèmes de santé dont souffre actuellement le mafieux. En effet, d’après Gary Mizzone, son client pèse plus de 160 kilos et souffre de diabète de type 2, une incarcération pourrait nuire gravement à sa santé : « Il est seulement dans une affaire de drogue et de prostitution et les seules preuves sont des déclarations virulentes avec son père » ironisa son avocat. Comme pour les accusés qui s’étaient présentés devant lui en début de journée, le juge fédéral fixa la caution d’Anthony Stango à cent cinquante mille dollars et préconisa le confinement à domicile 24h/24, pour éviter le moindre problème. Le mafieux, qui paya sa caution sns aucune difficulté, sortit libre du tribunal.

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UN SOLDAT DE LA OUTFIT REFUSE DE COOPERER AVEC LE FBI

21 Mars 2015, 09:01am

Publié par Xav

UN SOLDAT DE LA OUTFIT REFUSE DE COOPERER AVEC LE FBI

En Août dernier, Robert Panozzo Sr (voir photo), un Soldat de la Outfit de Chicago, avait été arrêté avec plusieurs de ses associés pour différents cambriolages, tentative d’assassinat et trafic de drogue. La spécialité de Robert Panozzo Sr était l’invasion de domicile. Il arrivait la nuit avec son équipe dans des maisons ou il avait par avance fait un repérage pendant plusieurs jours et séquestrait les personnes à l’intérieur. Le problème est que le soldat de la Outfit a un tempérament très violent et certains cambriolages pouvaient terminer très rapidement dans la violence, comme ce membre d’un gang hispanique qui eu l’oreille arrachée car il répondait aux questions de Robert Panozzo Sr en Espagnol. Grâce à un informateur qui travaillait avec le Soldat de la Outfit, la police de Chicago et le FBI posa des caméras et des micros dans une maison que Robert Panozzo Sr avait prévu de cambrioler, pour le prendre en flagrant délit, les preuves furent donc accablantes. Actuellement incarcéré en attendant son procès, il fut révélé que Robert Panozzo Sr, refusa à plusieurs reprises les « sirènes » de la justice Américaine pour coopérer contre les membres de son organisation : « Il leur a dit clairement d’aller se faire foutre. Ils ont eu trois ou quatre conversations qui ont duré moins de cinq minutes » déclara un membre de la police. Robert Panozzo Sr est un Soldat de l’équipe d’Albert « Albie The Falcon » Vena, un redoutable Capitaine de la Outfit, connu pour sa grande dangerosité et qui vient d’augmenter de galons depuis la nomination de Salvatore « Solly D » DeLaurentis à la tête de cette organisation criminelle. Tous les deux étaient des proches de Joseph « Joey The Clown » Lombardo, un ancien membre important de la Outfit qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité pour plusieurs meurtres. Pouvant être condamné à la prison à vie, Robert Panozzo Sr , risque aussi d’être accusé de nouvelles charges fédérales, dont l’agression d’un individu qui devait des milliers de dollars à la famille. De plus, la police de Chicago et le FBI auraient espéré que Robert Panozzo Sr puisse coopérer, pour résoudre certaines affaires de meurtres non encore résolues et dont la Outfit reste le principal suspect, comme le meurtre d'une femme âgée en 1987 et pour l'assassinat de Sam Taglia, un Associé de la famille, qui aurait volé de l’argent à plusieurs membres de organisation. Son corps avait été retrouvé atrocement mutilé. Pour cette première affaire, le FBI avait affirmé que Robert Panozzo Sr s'était vanté d'avoir tué cette dame après lui avoir forcé de lui donner tous ses biens. Il l'aurait ensuite poussé dans les escaliers de son immeuble ou elle serait décédée suite à ses blessures. La deuxième affaire se portait principalement sur l'assassinat de Sam Taglia. Après sa disparition, les enquêteurs avaient exploré plusieurs pistes, et avaient toujours soupçonné très fortement Albert Vena d’avoir participé à cet assassinat. Ce dernier avait été directement accusé dans cette affaire pour plusieurs raisons. La première, est que lors de son arrestation, Albert Vena avait foncé avec son véhicule sur les policiers qui stationnaient devant chez lui. Deuxièmement, la femme de l'Associé de la Outfit avait déclaré que Albert Verna avait quitté son domicile avec son mari la veille de sa disparition, une chose assez troublante, mais le Soldat de la Outfit fut acquitté. Pour essayer de relancer l'affaire, les policiers sont allés rendre visite à Robert Panozzo Sr en prison et ont commencé à parler de cette histoire, mais ce dernier resta muet. En faisant pression sur le Soldat de la Outfit, le FBI espérait faire chuter Albert Verna les procureurs fédéraux n'avaient toujours pas digéré son acquittement il y a plusieurs années. Albert Vena un mafieux de petite taille, avait fait reparler de lui lors du procès de Steve Mandell, un ancien policer de Chicago devenu un Associé de la Outfit. Ce dernier avait voulu assassiné un de ses concurrents, mais n’avait pas pu commettre ce meurtre car il était sur le territoire d’Albert Vena et commettre un meurtre sans son une autorisation préalable du mafieux, équivaut à une peine de mort immédiate. D’après la police, Albert Vena est une « version améliorée » d’Anthony Spilotro, ancien Soldat de la Outfit opérant à Las Vegas, connu pour avoir été interprété par Joe Pesci dans le film Casino de Martin Scorsese. Depuis 2012, il fut photographié à plusieurs reprises en train de manger en compagnie de Robert Panozzo Sr au restaurant La Scrola, ancien repère de Joey Lombardo, Albert Vena est considéré comme « La personne la plus dangereuse » de Chicago d’après les autorités.

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ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 2

18 Mars 2015, 06:19am

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ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 2

Au Canada, la famille Rizzuto qui est majoritairement composée de membres d’origines Siciliennes, ont depuis plusieurs mois et même après la mort du Parrain Vito Rizzuto, continué à faire la « guerre » au clan Calabrais. Ces derniers avaient profité d’un vide laissé après l’incarcération de leur Parrain emblématique, emprisonné dans une prison fédérale Américaine pour reprendre le pouvoir. A son retour, la vengeance fut inéluctable et plusieurs meurtres continuent encore au jour d'aujourd'hui à se produire. A l’inverse, les familles de New-York ont depuis quelques années décidé de travailler avec les autres Mafias Italiennes. L’opération Old-Bridge en Février 2008 avait révélé que la famille Gambino plus en particulier, avait repris contact avec certaines familles de Cosa Nostra en Sicile et en particulier avec la famille Inzerillo pour le trafic de la drogue (Pourtant interdit dans la Cosa Nostra Italo-Américaine). La famille Inzerillo, grande perdante de la guerre qui les opposait à l’époque au clan Corléonais dans les années 1970, avait contraint plusieurs de ses membres à s’exiler aux États-Unis pour éviter de se faire tuer. Salvatore Riina, qui était à cette époque le Capo di tutti capi de Cosa Nostra en Sicile était très clair sur ce clan mafieux : « D'eux, il ne doit rien rester, même pas la semence ». Mais pour la Mafia Italo-Américaine, une solution était envisageable et pouvait éviter que les derniers membres périssent aux mains des Corleonais. L’accord entre les cinq familles de New-York et Cosa Nostra en Sicile, était simple, la famille Inzerillo n’étaient plus la bienvenue sur le continent Italien. Plusieurs années plus tard et avec l’accord de Bernardo Provenzano (arrêté en 2006) Parrain des Parrains de Cosa Nostra en Sicile qui succéda à Salvatore Riina, puis avec l’aide de Salvatore Lo Piccolo (arrêté en 2007), quelques membres de la famille Inzerillo revinrent en Sicile à certaines conditions. La plupart, comme Pietro « Tall Pete » Inzerillo, sont devenus des membres initiés de la famille Gambino, mais c’est bien Giovanni Inzerillo, né à New-York et fils du défunt Parrain, Salvatore, assassiné en 1981 par les Corléonais qui dirigerait les opérations. Entrepreneur en construction, Giovanni retourna en Sicile au début des années 2000 pour d’après le FBI, relancer le trafic de drogue entre la Mafia Italo-Américaine et Cosa Nostra en Sicile. Pour continuer ses affaires, il s’aida d’un allié proche, membre important de la famille Gambino, Franck « Franky Boy » Cali. Ce dernier qui sert d’Underboss de la famille Gambino, est marié avec la sœur d’un des fils du clan Inzerillo, pour le FBI, il ne faisait plus aucun doute que Frank Cali jouait « d’ambassadeur » entre les deux continents. Comme à son habitude, les arrestations furent médiatisées, la plupart des médias Américains prétendant même que la famille Gambino « était rayée de la carte ». Mais au final, les peines furent dérisoires. Frank Cali, fut condamné à seize mois de prison, Domenico « Sicilian Dom » Cefalu, Parrain de la famille Gambino fera deux ans de prison. Pour la plupart des individus arrêtés comme Giovanni Inzerillo, ils seront acquittés des charges retenues contre eux. Des condamnations qui ne furent pas tellement à la hauteur des arrestations qui aura monopolisé le FBI et la police Italienne. En 2014, pendant l'opération New-Bridge, des Associés de la famille Gambino et Bonanno furent arrêtés avec des membres de la 'Ndrangheta, la Mafia Calabraise, pour avoir essayé d’exporter des tonnes de drogue dans différents pays d’Europe et aux États-Unis. Raphael Loupoi, propriétaire d’une boulangerie à Bensonhurst dénommée « Royal Crown Bakery » avait des liens étroits avec Raphael Valente, un membre imminent de la Mafia Calabraise, installé aux États-Unis. Ces arrestations démontrent encore une fois que la Mafia Italo-Américaine, essaye de renouer des contacts avec ses « cousines » Italiennes pour essayer de se faire de l’argent. Encore très active dans la construction, les familles de la Cosa Nostra ont démontré qu’elle avait encore une très grande influence dans le contrôle des docks de New-York et du New-Jersey, mais aussi dans le ramassage des ordures. En Juin 2014, l‘Associé de la famille Genovese, Carmine « Papa Smurf » Franco fut condamné à un an et un jour de prison pour sa participation dans le contrôle de plusieurs boites travaillant dans l’industrie des déchets. Avec l’aide de membres de la famille, il utilisa la menace et l’intimidation auprès des différents chefs d'entreprise, pour que ces derniers reversent un pourcentage des bénéfices à la hiérarchie de la famille Genovese. Il se révéla par la suite que Carmine Franco avait déjà été interdit par la justice Américaine d'exercer dans les activités liées au ramassage des ordures, on ne perd pas les vieilles habitudes. Le même mois, le Soldat Stephen « Beach » Depiro, montra la présence significative de la famille Genovese dans le port de Newark. Les mafieux détournaient toujours des milliers de marchandises en provenance des docks et menacèrent les différents ouvriers qui refusaient de payer la « prime de Noël » aux membres de la famille. Cette habitude vieille de plusieurs dizaines d’années, a toujours été très appliquée par les membres de la Cosa Nostra dans n’importe quel domaine d’activité Dernièrement encore, Gregorio Gigliotti, un Associé de la famille Genovese, travaillant pour le Capitaine Anthony Federici, a été accusé avec sa femme d’avoir voulu importer près de cinquante cinq kilos de cocaïne venant d'Italie. Après des mois d’enquête, il fut révélé que Gregorio Gigliotti avait des liens avec certains membres de la 'Ndrangheta, encore et toujours.

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PLUSIEURS ARRESTATIONS DANS LA FAMILLE DECAVALCANTE

15 Mars 2015, 08:44am

Publié par Xav

PLUSIEURS ARRESTATIONS DANS LA FAMILLE DECAVALCANTE

Dans l’État du New-Jersey, malgré les présences significatives des cinq familles de New-York, la principale organisation criminelle très bien implantée reste la famille DeCavalcante. Après avoir été très rapidement déclarée « morte » par les autorités fédérales au début des années 2000, et cela en raison des nombreuses arrestations et des différents membres qui avaient décidé de collaborer avec la justice. Force est de constater qu’au début de l’année 2015, la famille DeCavalcante a su regarnir ses rangs et se reconstruire pour atteindre plus d’une soixantaine de membres et aurait même étendu ses affaires dans certains quartiers de New-York et dans d’autres États, comme au Nevada. En fin de semaine dernière, cette famille qui se révéla relativement discrète depuis plusieurs années, fit parler d’elle, quand le FBI lança une opération contre différents membres de cette organisation criminelle. Près d’une dizaine de membres portant des surnoms évocateurs comme « Knuckles » ou encore « Whitey » furent arrêtés pour différentes charges fédérales tenant de la loi RICO; comme la tentative de meurtre, la contrebande de médicaments et pour prostitution. Cette opération qui commença en 2012, grâce à l’aide d’un agent infiltré, se concentra sur l’équipe de Charles « Bips » Stango, un Capitaine de la famille DeCavalcante âgé de 71 ans, qui réside actuellement à Las Vegas. Connu des autorités fédérales pour des condamnations antérieur, dont un homicide en 1981, Charles Stango aurait été enregistré en train de planifier le meurtre d’un membre initié de la famille DeCavalcate, qui aurait manqué de respect à l’actuel Acting Boss (Francesco Guaracci). Pour Charles Stango, l’individu en question devenait « hors de contrôle » et il devait soit « mourir » ou terminer « sa vie dans un fauteuil roulant », et en lui jetant par la même occasion de « l’acide sur le visage ». Pour le Capitaine de la famille DeCavalcante, il y avait plusieurs solutions pour commettre cet assassinat. Soit il le planifiait lui-même, grâce à des membres de son équipe basés à Elizabeth dans le New-Jersey, en faisant démolir par exemple l’entreprise que détenait l'individu en question, une solution parmis tant d'autres. Soit payer près de vingt cinq mille dollars deux membres d’un gang de motard, proche de la famille Italienne, qui s’occupait généralement du sale boulot pour cette organisation criminelle. Cette deuxième méthode, intéressait fortement Charles Stango qui déclarait que les services de police ne les relieraient certainement pas à ce meurtre. Selon lui, il aurait stipulé à l’agent infiltré, qu’il avait eu la permission de placer ce contrat par Frank Nigro âgé de 72 ans, Consigliere actuel de la famille, qui fut lui aussi arrêté dans cette affaire. Dans un enregistrement dévoilé par les procureurs fédéraux lors de la comparution des différents accusés, on pouvait entendre Charles Stango déclarait avoir « fais ses os (tuer quelqu’un) » avec Frank Nigro, « il y a des dizaines d’années ». Quand il n’est pas « concentré » a trouver une solution pour commettre un assassinat, Charles Stango conseille son fils, Anthony, membre de la famille DeCavalcante, qui réside dans le New-Jersey : « Tu sais Anthony, seul les ours et les lions survivent, les porcs eux, sont abattus ». Les procureurs ironisent en disant que les dialogues sont dignes d’un script des « Sopranos », sauf que la réalité est bien plus surprenante que la fiction. Récemment, Charles Stango et son fils ont parlé d’un projet d’une « entreprise » proposant les services d’ « escort » à différents clients fortunés : « Vous devez vous protéger, vous devez faire autre chose que les autres ne font pas » déclara t’il. Au total, une dizaine de personnes furent arrêtés. Les Associés, James Henney, Rosario Pali ont été accusés de trafic de drogue, alors que Luigi Oliveri a été accusé quant-à lui de contrebande de cigarettes. Lors d’une entrevue téléphonique avec l’agent infiltré, Charles Stango révéla une information très intéressante pour les enquêteurs fédéraux, la famille DeCavalcante serait sous la « coupe » de la famille Gambino de New-York : « Nous travaillons avec les Gambino » déclara t’il, un peu exaspéré. La famille de New-York est dirigée en ce moment par des Siciliens, et la famille DeCavalcante à la même particularité. L’Acting Boss actuel serait en effet, Francesco Guaracci, surnommé « Milk » ou encore « Frank Milk » dans les enregistrements. Ce dernier qui est arrivé aux États-Unis en 1980 en provenance de sa Sicile natale, a très vite rejoint les rangs de la famille DeCavalcante, en ouvrant le Ribera Social Club à Elizabeth dans le New-Jersey. En 2011, il avait été reconnu coupable et condamné à six mois de détention à domicile pour avoir essayé d’extorqué une pizzeria dans le New-Jersey. Les accusés dans cette affaire sont actuellement détenus sans caution possible, jusqu’à une prochaine audience, qui déterminera si le juge fédéral en charge du dossier décide oui ou non de les libérer en attendant leur procès.

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ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 1

14 Mars 2015, 08:17am

Publié par Xav

ANALYSE DE LA COSA NOSTRA ITALO-AMÉRICAINE - PARTIE 1

A la fin des années 1960, la justice Américaine était dans l’impasse, et ne savait plus quoi faire pour lutter contre les familles de la Cosa Nostra. Il faut dire qu’à cette époque, le FBI était encore dirigé par John Edgar Hoover jusqu’à sa mort en 1972, et la lutte contre les familles de la Cosa Nostra n’était pas en réalité sa priorité. Les Parrains des différentes organisations géraient leurs familles d’une main de fer et engendraient des millions de dollars par an, grâce au racket et aux meurtres. La puissance des ces organisations criminelles étaient tellement forte que le gouvernement décida de lancer son arme secrète, la loi RICO. Crée spécialement pour lutter et démanteler le crime organisé et en particulier les familles de la Cosa Nostra. Cette loi définit le racket d'une manière très large en englobant le meurtre, l'enlèvement, le jeu etc... Le fait qu’un individu appartient à une entreprise criminelle, constitue un crime sous la loi RICO, et de ce fait les Parrains des différentes familles qui étaient tellement intouchables autrefois, peuvent désormais être condamnés pour des charges fédérales commises par leurs différents Soldats. Une fois que la loi RICO est devenue une loi fédérale au début des années 1970, les familles mafieuses qui étaient très bien implantées dans la plupart des Etats Américains, ont commencé à subir une pression considérable de la part de la justice Américaine. Les Parrains de la Cosa Nostra qui avaient structurés leur famille de façon très hiérarchisée pour éviter les condamnations, ont du revoir leur méthode de fonctionnement pour éviter des arrestations massives au sein de leur organisation. Une famille de la Cosa Nostra fonctionne de façon pyramidale. Le Parrain qui se trouve tout en haut de cette pyramide, supervise les activités criminelles de sa borgata, accompagné d’un Underboss et d’un Consigliere. En dessous, plusieurs Capitaines qui sont dispatchés dans plusieurs secteurs, gèrent quant-à eux les Soldats, les membres initiés de cette organisation, qui eux supervisent les Associés, les membres non-initiés, qui ne sont pas obligatoirement d’origine Italienne, et qui peuvent être plusieurs centaines. Les membres initiés prêtent serment d’allégeance à l’organisation, respectant des règles très strictes, qui peuvent être, si elles ne sont pas honorées, entrainer la mort sans le moindre avertissement. En agissant de manière pyramidale, les Soldats qui sont en bas de l’échelon, protègent ainsi leurs supérieurs de toutes poursuites pouvant les faire condamner à de lourdes peines de prison. L’avantage d’une loi fédérale pouvant entrainer des importantes condamnations et que la Cosa Nostra a vu la plupart de ses membres commencer à collaborer avec la justice Américaine, ce qui entraina une meilleure connaissance de cette Mafia, jugée encore impénétrable il y a encore des dizaines d’années. Dans les années 1980, la Cosa Nostra a subi deux grosses déconvenues, qui démontra que cette Mafia était de plus en plus hermétique. Pendant plusieurs années, l’agent du FBI, Joseph D. Pistonne, infiltra deux familles de la Cosa Nostra. Il commença son infiltration par l’intermédiaire de Jilly Greca de la famille Colombo, puis par la suite avec Benjamin « Lefty » Ruggiero, de la famille Bonanno, jusqu'à être à la porte de devenir un membre initié de la Cosa Nostra. Sa mission une fois révélée par les autorités judiciaires, entraina une série de meurtres au sein de la famille Bonanno, ces derniers voulant effacer la honte de s’être fait infiltrer pendant des années par un agent fédéral. Cette opération fut un énorme coup de massue pour la famille mafieuse, qui perdit par la suite sa place dans la Commission, (Organe comprenant les différents chefs de la Cosa Nostra aux États-Unis, qui règlent les affaires des différentes familles implantées et encore actives). En 1985, les inculpations dans le procès dit de « La Commission » furent aussi dévastatrices pour la Cosa Nostra, car pour la première fois dans l’histoire de la Mafia Américaine, les différents Parrains des cinq familles de New-York, accompagnés de leur bras droit furent inculpés et condamnés à des longues peines de prison, mettant ainsi fin au mythe du Parrain intouchable, trônant en haut de la pyramide et qui ramassait des millions de dollars grâce au meurtre et au racket. La famille Bonanno qui venait de subir de nombreuses arrestations face à l’opération Donnie Brasco, fut curieusement épargnée par cette enquête et en profita pour se réorganiser tranquillement, une grossière erreur de la part de la justice Américaine. Ces déconvenues ont poussé les différentes familles à changer de manière très stricte le « recrutement » des nouveaux membres initiés. Les futurs Soldats sont aujourd’hui triés sur le volet, mais cela n’empêche pas certains de devenir très rapidement des collaborateurs de justice. Car le problème est qu’une ancienne génération de mafieux, de la vieille école, a été remplacés par une nouvelle génération, moins susceptible de suivre à la lettre les règles de la Cosa Nostra. Au début des années 1990, la famille Gambino par l’intermédiaire de John Gotti, le Parrain emblématique qui fit la couverture du « Times », décida de « changer » l’image de cette organisation criminelle. Les conséquences pour la famille Gambino furent dramatiques et entraina la chute de John Gotti, mais aussi de plusieurs de ses membres en raison du témoignage de son ancien Underboss, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano. La Cosa Nostra, cette organisation qui « vivait » dans l’ombre, n’avait pas l’habitude d’être exposée en plein jour, sous le feu des projecteurs et il fallut attendre la fin de « l’ère Gotti » pour que la famille Gambino puisse reprendre de sa « splendeur d’antan ». Comment ces familles mafieuses qui ont subi pendant des années des attaques répétées du gouvernement fédéral ont pu au jour d’aujourd’hui se reconstruire ? La raison est simple. La Cosa Nostra a su se restructurer petit à petit en profitant allégrement de la baisse des effectifs destinée à sa surveillance, transféré vers le contrôle du terrorisme international. La plupart des familles de la Cosa Nostra ont su s’adapter très facilement aux nouvelles méthodes de racket et sont devenues de plus en plus cloisonnées, pour éviter que la hiérarchie soit affectée par les arrestations. Par exemple, quand Joaquin Garcia, un agent spécial du FBI qui infiltra pendant les années 2000, la famille Gambino et le Capitaine Gregory « Greg » DePalma sous le pseudonyme de Jack Falcone, il raconta que les autres Capitaines (plus d’une dizaine au total) n’étaient pas au courant des activités criminelles des différentes équipes. Cette technique orchestrée par les nouveaux Parrains évitent de ce fait que si un mafieux décidait de collaborer, les informations soient extrêmement limitées.

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