LES PROCUREURS RACONTENT LA VIE DE NICODEMO SCARFO JR DANS LA COSA NOSTRA LORS DE SON PROCES
Le procès de Salvatore Pelullo et de Nicodemo Scarfo Jr (voir photo) arrive déjà à sa septième semaine, et pour les procureurs, il est temps de raconter en détail la vie très mouvementée du Capitaine de la famille Lucchese. Ce dernier qui est aujourd’hui âgé de 47 ans est accusé par la justice Américaine d’avoir racketté avec l’aide de son associé, près de 12 millions de dollars pendant plusieurs années à une société cotée en bourse dénommée, « FirstPlus » se trouvant au Texas (Cf : le procès de Nicodemo Scarfo Jr continue). Nicodemo Scarfo Jr est le fils d’un ancien Boss de la famille de Philadelphie dans les années 1980, un Parrain connu des autorités comme étant un des Boss de la Cosa Nostra les plus sanguinaires, Nicodemo Scarfo Sr. Ce dernier qui est aujourd’hui âgé de 84 ans, purge actuellement une peine de prison à perpétuité dans le centre médical fédéral de Butner en Caroline du Nord, qui malgré son incarcération, fut au centre des débats qui se déroulèrent en milieu de semaine : « Vous savez que mon client avait faillit se faire tuer en 1989 ? » déclara l’avocat de Nicodemo Scarfo Jr, Michael Riley, à son propre agent de probation, Sharon O'Brien. L’avocat de la défense, faisait référence à la tentative d’assassinat orchestré par des membres de la famille de Philadelphie, contre le fils de l’ancien Parrain, le soir d’Halloween dans le restant Dante & Luigi (Cf : La femme d’un Capitaine de la famille Lucchese admet avoir fraudé le fisc Américain). Cette tentative de meurtre envers Nicodemo Scarfo Jr, envoyait un message clair, la famille de Philadelphie en avait assez de l’ère Scarfo, car pour les autorités, le fils du célèbre Parrain avait l’intention de prendre le pouvoir après l’incarcération de son père. De sa prison fédérale ou il était incarcéré, Nicodemo Scarfo Sr pris alors les devants et demanda à la famille Lucchese de New-York, d’initier son fils dans leur rang. La technique employée par l’avocat de Nicodemo Scarfo Jr est de démontrer au jury que son client a toujours eu des ennuis avec la justice, non pas parce qu’il est un membre de la Cosa Nostra, mais en raison de son nom de famille. En effet, les procureurs fédéraux ont toujours considéré son père comme étant un « psychopathe » ayant un penchant important pour la « violence » et toujours d'après son avocat, si son client a faillit être assassiné en 1989, c'est en raison notamment, des nombreux ennemis que pouvait avoir son père à cette époque.. Toujours d’après Michael Riley, les procureurs ont fait planer le « spectre » de la Mafia pour essayer de rendre ce procès plus « spectaculaire », car selon lui, sans ce sujet, cette affaire serait tombée à l'eau. Contre-attaque des procureurs qui déclarèrent que Nicodemo Scarfo Jr, utilisait ses relations au sein de la Cosa Nostra, pour arriver à ses fins et détourner des millions de dollars de l’entreprise « FirstPlus », mais ironiquement, dans les enregistrements audio que passèrent ces derniers pendant le procès, ce sont plus Salvatore Pelullo, l’Associé de Nicodemo Scarfo Jr, qui était en train de se vanter de ses « relations » présumées avec plusieurs familles de New-York et qui menaçait à nombreuses reprises différents individus de l’entreprise. Le procès contre les deux mafieux pourraient prendre des mois, et en attendant, Salvatore Pelullo et de Nicodemo Scarfo Jr sont incarcérés sans caution possible. Si le jury décidait de les reconnaitre coupable, les deux accusés risqueraient jusqu’à près de trente ans dans un pénitencier fédéral. Dans cette affaire, Nicodemo Scarfo Sr et l’ancien Boss de la famille Lucchese, Vittorio "Vic" Amuso, incarcérés tous les deux dans des prisons fédérales, furent accusés par la justice Américaine, d’avoir aidé Nicodemo Scarfo Jr à prendre le contrôle de la société. Les deux anciens Parrains ne furent pas poursuivis, étant condamnés tous les deux à des peines de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, la justice Américaine avait préféré ne pas les poursuivre, pour ne pas engendrer des frais de justice supplémentaires. Mais malgré cela, les procureurs ont voulu démontré que Nicodemo Scarfo Jr, ainsi que son Associé, Salvatore Pellulo étaient partis rendre visite plusieurs fois à Nicodemo Scarfo Sr, qui était à cette époque, incarcéré dans une prison fédérale à Atlanta dans l’État de Géorgie. D’après les procureurs, l’ancien Parrain a conseillé à plusieurs reprises son fils, sur le rachat de la société « First Plus » et dans la manière dont ou il pouvait se faire de l’argent en vidant les caisses de l’entreprise. Nicodemo Scarfo Sr, en a aussi profité pour donner son point de vue dans plusieurs lettres adressées à son fils, sur certains membres de la famille Lucchese, implantés dans l’État du New-Jersey, comme Ralph Perna et les frère Tacceta (Michael et Martin Taccetta). D’après le FBI, Nicodemo Scarfo Jr est un membre de la famille Lucchese, faisant ses affaires principalement dans cet État, mais ce dernier doit rendre des comptes à un homme, Ralph Perna, un Capitaine très influent et très respecté de la famille mafieuse. Ralph Perna avait repris les affaire de Michael et Martin Tacceta, qui pendant des années, contrôlaient les affaires de la famille Lucchese dans le New-Jersey avant que ces derniers ne soient condamnés à des lourdes peines de prison pour racket. La particularité de Ralph Perna, c’est qu’il a fortement impliqué ses fils, John et Joseph Perna dans ses affaires illégales (John et Joseph Perna seront initiés dans la famille Lucchese le 10 Novembre 2007, dans une cérémonie qui s’était déroulé dans la maison familiale de Ralph Perna : Cf : Initiation dans la Cosa Nostra), ce qui pouvait créer certaines tensions entre la famille Perna et Nicodemo Scarfo Jr. Dans cette lettre, Nicodemo Scarfo Sr mettait en garde son fils sur ses « collègues » mafieux : « Mon cher fils, Ralph Perna et les Tacceta sont des rats, et les plus jeune (John et Joseph PErna) sont des rats qui ont été glorifiés et qui sait ce qu’ils vont faire plus tard, car ce sont des menteurs ». Le procureur fédéral se moqua un peu de cette lettre envoyée par l’ancien Parrain, car pour lui, ce dernier à toujours pris l’habitude de considérer les personnes avec qui il faisait affaire comme des « rats ».
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