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UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 1

29 Avril 2013 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Bonanno

UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 1

De 1991 à 2004, les Bonanno était la seule famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis à ne pas avoir son Boss en prison. Le parrain de cette famille à cette époque était Joseph Massino. Mais en 2004, il fût accusé de plusieurs meurtres et décida de collaborer avec la justice (voir article Joe Massino "The Last Don"). Mais depuis que Joseph Massino devint un informateur, de nombreux capitaines se succédèrent pour essayer de gérer au quotidien les affaires de la famille Bonanno.

Entre 2003 et 2004 : Joseph Massino était en train de collaborer avec le FBI, mais personne dans la famille Bonanno était au courant que leur propre "Parrain" était devenu un "rat". Elle nomma donc Anthony "Tony Green" Urso comme "Acting Boss". Ce dernier était un ami fidèle de Joseph Massino, c'était un capitaine très respecté de la famille Bonanno et il servait de chauffeur occasionnellement au "Parrain" lors de ses déplacements. Mais sa relation avec Salvatore Vitale, ex beau frère de Joseph Massino était très tendu. Salvatore Vitale n'aimait pas trop qu'Anthony Urso puisse avoir une relation aussi étroite avec le "Boss" de la famille Bonanno et plusieurs fois il essaya de trouver des prétextes pour lancer un contrat contre lui . Arrêté en 2004 pour plusieurs affaires (meurtres et racket), Anthony Urso envoya une lettre au juge fédéral Nicholas Garaufis pour demander sa clémence. Il risquait une peine de plus de 20 ans de prison et à 69 ans, il savait qu'il pouvait mourir derrière les barreaux. C'est son avocat qui écrivit sa lettre, car le mafieux ne savait ni lire ni écrire. Dans celle-ci, il raconta "Je ne suis pas le tireur dans cette affaire (en référence à l'assassinat de Anthony "Boots" Tomasulo dont il était accusé) ni dans les autres affaires dalleurs. J'essaye depuis la mort de ce jeune homme de combattre mes démons qui sont toujours en moi". Le juge ne répondit pas à sa lettre, Nicholas Garaufis n'avais sans doute pas apprécié les derniers enregistrements qu'il venait d'entendre. En effet dans ces enregistrements, Anthony Urso prétendait que le famille Bonanno devait exécuter les enfants des membres qui avaient décidé de collaborer avec le gouvernement pour essayer d'arrêter selon lui le "fléau" qui rongeait la famille Bonanno. Anthony Urso décida finalement de plaider coupable et fût condamner à purger une peine de 20 ans de prison dans un établissement fédéral. Il se libérable en 2020.


Entre 2004 et 2009 : Quand Anthony Urso fût incarcéré, la famille Bonanno n'avait toujours pas nommé un nouveau Boss à la tête de la famille. C'est alors que Vincent "Vinny Gorgeous" Basciano, un autre capitaine de la famille Bonanno fût nommé "Acting Boss". Vincent Basciano était un capitaine très respecté de la famille Bonanno, son équipe était basé dans le Bronx. Il détenait depuis plusieurs années un salon de beauté dénommé "Hello Gorgeous" d'ou son surnom. Il était aussi très proche de Joseph Massino. Quand Vincent Basciano devint Acting Boss, le gouvernement Américain avait employé les grands moyens contre plusieurs membres de la famille Bonanno. Plusieurs de ses membres et son administration furent inculpés dans plusieurs affaires. En colère face à cette situation, Vincent Basciano en voulait à une personne en particulier, le procureur général en charge du dossier contre la famille Bonanno, Greg Andres. Quelques mois avant son arrestation, il envoya un message à Joseph Massino qui était incarcéré au Métropolitan Center en attendant son procès. Il voulait son autorisation pour lancer un contrat contre le procureur général. Ce dernier lui répondit et fit passer la réponse par l'intermédiaire d'un détective privé qui venait visiter Joseph Massino pendant sa détention et qui servait de "messager"pour la famille Bonanno. Dans son message, Joseph Massino voulait savoir si Greg Andres était "irrespectueux" envers la famille Bonanno et "ou il se rendait quand il mangeait à l’extérieur". Vincent Basciano avait tout prévu. Il voulait tuer le procureur dans le restaurant "Campagnola" ou Greg Andres avait ses habitudes. Il voulait exécuter le contrat lui même, pour soit disant montrer l'exemple devant les autres membres de la famille Bonanno. D'après Dominick Cicale un ancien "soldat" de la famille Bonanno qui avait décidé de collaborer avec la justice, Vincent Basciano avait prévu de rentrer dans le restaurant avec une casquette de baseball et d'exécuter froidement le procureur pendant son repas devant sa femme. Le problème était que le lieu ou devait être commis le meurtre appartenait à Dominick "Quiet Dom"Cirillo le "Consigliere" de la famille Genovese. Finalement, avant qu'il puisse effectuer le contrat, Vincent Basciano fut inculpé dans plusieurs affaires tenant de la loi Rico (racket et meurtre). Il fût incarcéré au Métropolitan Center en plein centre de Manhattan, la ou se trouvait justement son Boss, Joseph Massino. Pendant son incarcération, Vincent Basciano ne se doutait pas le moindre instant que Joseph Massino était en train de collaborer avec le FBI. Ce dernier en profita pour enregistrer secrètement Vincent Basciano pendant les rares moments ou il se trouvait avec son ancien bras droit. Dans ces enregistrements, Vincent Basciano reparla du procureur Greg Andres et de la volonté de celui-ci de lancer un un contrat contre lui : "Ce procureur, il a détruit la famille Bonanno, il a détruit toute notre vie. On devrait en faire un exemple en l’exécutant". Quand le gouvernement Américain apprit qu'un procureur général pouvait être exécuté, elle décida d'incarcérer Vincent Basciano dans la partie la plus dure du Métropolitan Center, appelé "Isolement Total". L'Acting Boss de la famille Bonanno était maintenant complétement isolé des autres détenus. Il était enfermé plus de 23h dans sa cellule, sans aucune possibilité d'être en contact avec sa propre famille. Ce type d’incarcération était normalement réservé aux terroristes, mais pour le gouvernement Vincent Basciano était devenu un réel danger. Quelques mois plus tard, il sera condamné à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle pour racket et meurtre, mais le gouvernement Américain n'en n'avait pas terminé avec lui.
En 2007, Vincent Basciano fût de nouveau inculpé pour le meurtre d'un associé de la famille Bonanno, Ralph "Randy" Pizzolo. Déjà condamné à la prison à vie, l'équipe de procureurs voulait maintenant que Vincent Basciano soit exécute par injection létal pour ce crime. Nicholas Garaufis le juge fédéral qui avait déjà condamné plusieurs membres de la famille Bonanno dont leur ancien Boss Joseph Massino et qui allait présider ce procès critiqua ouvertement le gouvernement de cette décision. "Cette homme sert déjà une peine de prison à vie. Essayer d'intenter un nouveau procès pour le faire condamner cette fois ci à la peine de mort, entrainerait des coûts encore plus important". Mais le gouvernement était persuader d'arriver à faire condamner à mort Vincent Basciano, pour eux, il avait un dossier solide. Pour cela, il voulait utiliser un témoin clé, Joseph Massino qui deviendra un des premiers Boss de la Cosa Nostra à témoigner dans un procès. Ils utilisèrent aussi les enregistrements entre Joseph Massino et Vincent Basciano. Dans ces derniers, on pouvait entendre clairement Vincent Basciano parler du meurtre de Ralph "Randy" Pizzolo : "J'ai donné l'ordre pour le tuer. Tu veux savoir pourquoi ?. Car c'est un gamin qui est très dangereux. Il n'écoute jamais rien et il est complétement stupide. Je pense que cette execution va en calmer certains". Ralph "Randy" Pizzolo avait été éxécuté le 30 novembre 2004 dans une zone industrielle de Williamsburg. Le procès s'ouvrit début 2011, la première personne à témoigner à la barre fût Anthony Cicale, un soldat très proche de Vincent Basciano : "J'étais un peu comme son protégé" déclara t'il, "Ralph Pizzolo a été tué, car Vincent Basciano en avait décidé ainsi tout simplement". Il raconta aussi les différents "tests" que lui faisait subir Vincent Basciano : "Il était toujours en train de me tester. Il m'avait trainé dans un bar le "Bartinis Club" à Forest Hills. Il avait demandé à sa maitresse de frotter sa jambe contre la mienne et de flirter avec moi pour voir ma réaction". Le témoin vedette en la personne de Joseph Massino arriva à la barre. Quand le procureur lui demanda qui avait décidé de tuer Ralph Pizzolo, il n'hésita pas une seconde : "Ce type au costume gris assis là m'a dit qu'il l'avait fait tuer","Il m'a dit que c'était une pourriture, un rat, un fouteur de merde, un sale gamin". Il indiqua aussi qu'il avait instauré un code entre lui et Vincent Basciano. Ce dernier était prêt selon lui à tuer n'importe qui s'il le désirait, il devait simplement utiliser le mot "Jocko" et le nom de la cible. Le 16 mai 2011, Vincent Basciano fût reconnu coupable d'avoir ordonner le meurtre de Ralph Pizzolo. Il ne restait plus qu'au jury de déterminer sa peine. Pour que Vincent Basciano soit condamné à mort, il fallait que le vote des jurés soit unanime. Le 1er Juin 2011, les jurés décidèrent de condamner une nouvelle fois Vincent Basciano à la prison à vie. Le jury prétexta que les témoins du gouvernement avaient eux aussi commis des actes horribles et qu'ils étaient pour la plupart pas emprisonnés. Vincent Basciano quitta sa cellule du Métropolitan Center à Manhattan pour être incarcéré dans la prison "Supermax" dans le Colorado. Cette prison surnommée "l'Alcatraz des Rocheuses" est un établissement fédéral de haute sécurité ou les pires criminels des États y sont incarcérés en isolement total. Vincent Basciano est détenu dans le "Bloc H" réservé aux terroristes, "l'enfer sur terre" d'après le gouvernement Américain. Mais d'après les responsables l'établissement, il s'adapterait très bien à sa nouvelle vie en prison "Vincent Basciano est une personne qui a un mental. Il faut être très fort psychologiquement pour résister à ce genre de situation" raconta un des gardiens de Supermax.

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