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DANS LA FAMILLE GALATI, JE VOUDRAIS LA FILLE !

26 Septembre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DANS LA FAMILLE GALATI, JE VOUDRAIS LA FILLE !

En début de semaine, les procureurs fédéraux ont fait appel à leur dernier témoin, celui qui pourrait d’après certains spécialistes faire pencher la balance du côté du gouvernement fédéral, car ce n’est autre que la fille de Ron Galiti, Tiffany, qui s‘est présentée à la barre. Son père, Ron Galati (voir photo), identifié depuis des années comme un Associé de la famille de Philadelphie et gérant du garage American Collision Inc, est accusé par la justice Américaine, d’avoir commandité le meurtre de son ex-beau fils Andrew Tuono et de Joseph Rao, le propriétaire d’un garage concurrent, qui coopérait avec le gouvernement fédéral. Le témoignage de Tiffany Galati, arrive à moment déterminant du procès, ou les procureurs fédéraux qui avaient fait appel tout au début aux témoignes des différents tireurs à gages présumés dans cette affaire, avaient vu l’avocat de la défense Anthony Voci, essayer de discréditer les témoins du gouvernement, prétextant que ces derniers mentaient pour éviter une longue peine de prison. Pour Tiffany Galati, cela est différent. Son témoignage est jugé beaucoup plus crédible, car elle n’a aucun casier judiciaire, le seul problème est la relation qu’elle entretenait avec Andrew Tuono, un criminel notoire, connu depuis de nombreuses années par les services de police. En acceptant de témoigner contre son père, elle coupa les ponts définitivement avec sa famille, elle n’a donc à ce jour, plus aucun rapport avec sa mère et son frère Ron Galati Jr, suspectaient eux aussi dans une affaire de fraude à l’assurance, qui sera jugée plus tard devant un tribunal d’État. La fille de l’Associé de la famille de Philadelphie, est apparue très énervée, et très volontaire quand elle se présenta à la barre des témoins. : « Il y avait des balles qui sifflaient de partout, On ne m'’avait jamais tiré dessus auparavant » déclara Tiffany Galati quand elle raconta la nuit, ou deux individus essayèrent de tuer son petit ami. Pour cette dernière, si Andrew Tuono a été criblé de balles, c’est à cause du comportement de son père envers ce dernier, un homme qu’elle considère comme « autoritaire » et « beaucoup trop protecteur » envers ses enfants. Son père voulait que sa fille quitte son petit ami, à cause du comportement violent que pouvait avoir Andrew Tuono sur Tiffany Galati, quand elle refusa, elle déclara que son père avait fait en sorte de « couper les ponts » pour elle. Pendant son témoignage, Ron Galati, qui est détenu sans caution possible depuis son arrestation, écouta silencieusement sa fille en train de le mettre en relation avec la tentative d’assassinat orchestrée contre son petit ami, très détendu, il glissa seulement quelques mots à l’oreille de son avocat. Anthony Voci, l’avocat de Ron Galati, essaya de déstabiliser Tiffany Galati, en lui demandant pourquoi, cette dernière n’avait pas réussi à avoir la garde de son premier enfant, qui était revenu à son père. Sans s’énerver, cette dernière déclara, que son père gagnait plus d’argent qu’elle, et que par sécurité, son fils était resté avec son ancien mari : « Je lui avais demandé de l’argent, mais il a jamais voulu m’aider. Pourtant il y avait plus de vingt mille dollars sur son compte » déclara t’elle. Les plaidoiries finales devraient avoir lieux lundi prochain et il est signalé que Ron Galati ne devrait pas se défendre lui-même à la barre, son avocat déclara même au juge fédéral, Joseph Rodriguez, que son témoignage devrait durer moins d’une journée. Après le témoignage de sa fille, Andrew Tuono son ex beau-fils, arriva à la barre de témoins et déclara qu’il s’était « engueulé » plusieurs fois avec Ron Galati, mais aussi avec sa mère, en raison de la relation extrêmement tendue qu’il entretenait avec Tiffany Galati. Il confirma par ailleurs avoir insulté la mère de Tiffany Galati de « morceau de merde », mais nia avoir « harcelé » par plusieurs appels téléphoniques effectués au domicile de Ron Galati et de sa femme, prétextant seulement que c’était une « tentative » pour essayer de résoudre le conflit entre Tiffany Galati et sa mère : « Tiffany pleurait tout le temps, cette situation devenait insupportable » déclara t’il à la barre. A cause de toutes ces disputes, Tiffany Galati avait fait une fausse couche, et pour mettre en cause directement son père dans la perte de son enfant, cette dernière avait photographié « un fœtus partiellement développé dans les toilettes », car pour elle, si elle en est arrivée là, c’est à cause de son père, qui lui mettait la pression sur son petit ami, ce qui lui causa des montées de stress.

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DEBUT DU PROCES POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

20 Septembre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DEBUT DU PROCES POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Après des mois d’attente, ou la justice Américaine espérait que Ron Galati (voir photo) se retourne contre ses anciens partenaires, le procès de l’Associé de la famille de Philadelphie a enfin commencé en début de semaine dans un tribunal fédéral. Ron Galati est jugé pour avoir commandité le meurtre de son ex-beau fils, Andrew Tuono, criblé de balle devant sa maison à Atlantic City, mais qui survécut miraculeusement et pour avoir lancé un contrat contre un de ses concurrents, qui collaboraient avec le gouvernement fédéral contre ce dernier, Joseph Rao et son fils. Après un premier réquisitoire, ou le procureur fédéral, Jason Richardson, déclara que le procès était « simple à comprendre », ce dernier stipula que dans cette affaire, Ron Galati voulait voir mort son ex beau-fils Andrew Tuono, car il ne « l’aimait pas » tout simplement. Pendant son discours devant le jury, le procureur fédéral, devait faire attention à ce qu’il disait, car l’avocat de Ron Galati, avait obtenu par le juge fédéral, le droit que les relations que pouvait entretenir son client avec la Mafia de Philadelphie, ne soient pas divulgués dans ce procès, les procureurs devaient alors se contenter seulement des deux tentatives d’assassinat, une chose pas évidente pour convaincre les jurés. Mais les procureurs fédéraux avaient en leurs possessions, les suspects présumés dans cette affaire, ceux qui furent engagés par Ron Galati pour commettre les meurtres, Ronald Walker, Alvin Matthews et Jérôme Johnson et les témoignages et les nouvelles preuves, vont pouvoir montrer au jury comment s’était déroulé la tentative d’assassinat contre Andrew Tuono. Le premier a arriver à la barre, fut Ronald Walker, un individu âgé de quarante neuf ans, déjà connu des services de police pour des affaires de drogue, de vol et d’agression, qui une fois arrêté, avait décidé de coopérer avec la justice : « J’ai tiré quatre fois et non trois fois comme ont pu déclarer certains journalistes » stipula Ronald Walker » et lorsque le procureur lui demanda pourquoi il avait tiré « que » quatre fois, il répondit calmement « car il n’y avait plus assez de balles ». Ronald Walker, déclara qu’il avait été embauché par Ron Galati, une personne qu’il connaissait déjà très bien pour avoir travaillé ensemble il y a plusieurs années, pour 20000 dollars. Une fois une partie de l’argent en poche, Ronald Walker, demanda à deux de ses amis, Alvin Matthews et Jérôme Johnson de participer au contrat, et pendant plusieurs semaines, ils essayèrent de trouver une solution pour commettre le meurtre en toute discrétion. Ronald Walker est un récidiviste dans ce genre de délits, car il fut aussi engagé par Ron Galati, pour assassiner Joseph Rao et son fils, deux employés d’un garage concurrent qui coopéraient avec le FBI, un contrat qui ne fut jamais exécuté, en effet, le FBI avait décidé de mettre sous protection les deux individus après voir entendu vent des menaces qu’encouraient le père et le fils. Mais pour l’avocat de la défense Anthony Voci, les procureurs ont « amplifié » cette histoire, qui reste selon lui, qu’un simple « conflit familial entre père et fille » rien de plus. Une explication un peu simpliste, mais d’après plusieurs spécialistes, Anthony Voci va se concentrer sur la crédibilité des témoins du gouvernement, et les faire passer pour des menteurs, des individus sans scrupules, qui seraient prêts à tout, pour éviter la prison, car en réalité les preuves manquent dans ce procès et Ron Galati en est bien conscient. Pour ce dernier, Andrew Tuono a été la cible de tireurs oui, mais qui ne furent pas engagés par lui même, car pour l'Associé de la famille de Philadelphie, son ex beau-fils avait beaucoup d’ennemis, de plus aucune preuve physique ne le relie à cette tentative d’assassinat. En effet, ce procès fédéral est entièrement construit sur la parole des trois accusés, et le fait de discréditer les témoins du gouvernement, pourrait faire pencher la balance du côté de l’Associé de la famille de Philadelphie, le contre-interrogatoire promet donc d’être explosif, car l’avocat de la défense n’a strictement rien à perdre. Ronald Walker continua à parler au procureur en face de Ron Galati assis devant lui, qui resta impassible aux accusations portées contre son ancien Associé : « Il m’a dit qu’il avait un problème avec un gars et qu’il voulait que je m’en occupe » tout en essayant de faire deviner à Ronald Walker que le contrat était pour Andrew Tuono. Ron Galati avait conseillé à son ancien Associé de se présenter devant le domicile d’Andrew Tuono et de tirer plusieurs balles dans la tête de la victime. Mais en plus de tuer l’individu, Ron Galati avait demandé cette fois-ci à Ronald Walker et ces acolytes se débarrasser du corps après la fusillade, une chose que l’intéressé ne voulait pas tellement faire. Ronald Walker déclara qu’il arriva un soir devant le domicile d’Andrew Tuono à Atlantic City, lui et son ami Alvin Mathews, attendaient dans une ruelle proche de la maison, tapis dans l’ombre. Au bout d’un moment, Andrew Tuono sortit de la maison avec la fille de Ron Galati, Tiffany, qui viendra témoigner plus tard dans le procès. Ronald Walker s’approcha de la victime, et lui cria « Hey mon gars, je veux te parler », Andrew Tuono se retourna et se fit toucher de quatre balles dans le corps. Andrew Tuono, blessé, couché au sol, criait « Appelez le 911, appelez la police », mais par « malchance », quand Ronald Walker et son ami ont voulu quitté la scène de crime, un policier qui patrouillait dans le coin, arriva sur les lieux du crime et arrêta facilement les deux individus. Avant de terminer son témoignage devant le tribunal, Ronald Walker déclara que l’attitude de Tiffany Galati, la fille de l’accusé dans ce procès, était pour le moins surprenante. En effet, cette dernière, ne paniqua pas lors de la fusillade, et se précipita dans sa BMW avant de partir tranquillement de la scène de crime : « Elle n'était pas du tout paniquée, comme-ci elle savait ce qu’il allait se passer » déclara Ronald Walker.

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L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE RISQUE DE RETOURNER EN PRISON

12 Septembre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE RISQUE DE RETOURNER EN PRISON

En Décembre 2001, Joseph Merlino (voir photo), qui a cette époque était le Boss de la famille de Philadelphie, est condamné à 14 ans de prison pour racket et trafic de drogue. Une grande partie de son incarcération, il le passa à l’USP Marion dans l’État de l’Illinois, un pénitencier fédéral extrêmement dur, ou le Boss de la famille Gambino au début des années 1990, John Gotti, était incarcéré. Pendant les dernières années de son emprisonnement, Joseph Merlino, fut transféré dans la prison fédérale de Terre-Haute dans l’Indiana, avant sa libération le 15 Mars 2011. Pendant ses années de détention, la famille de Philadelphie fut dirigée par plusieurs Acting Boss, laissant présager la rumeur que Joseph Merlino malgré son emprisonnement était encore bien le Patron. Un Acting Boss est un membre important et respecté de la famille mafieuse. Généralement, il est nommé par le Boss lui-même, alors que ce dernier est incarcéré voir malade, pour continuer à surveiller et à gérer les activités de la famille dans la rue et de relayer les ordres et les messages du Parrain de sa cellule jusqu’aux autres membres. Le fait de tourner de cette façon, montre clairement que la famille de Philadelphie n’avait pas décidé de changer son organigramme une fois l’incarcération de Joseph Merlino, pour eux, malgré la longue peine d’emprisonnement, le Parrain était toujours le même. Une fois sortie de prison, Joseph Merlino était en liberté surveillée pendant plusieurs années et ses contraintes de libération conditionnelle sont très importantes, avec pour interdiction de côtoyer des membres appartenant au crime organisé et de s’impliquer quoiqu’il se passe dans des activités criminelles, sous peine de retourner en prison. Pendant un moment, Joseph Merlino séjournait dans une maison de tradition en Floride, avant de pouvoir de nouveau emménager avec sa famille à Boca Raton, une ville dans le comté de Palm Beach en Floride. Joseph Merlino avait choisi la Floride, car il voulait profiter pleinement de sa nouvelle vie, et se tenir éloigné, comme il le dit lui-même de la Mafia à Philadelphie ou « l’endroit est infesté de rats ». Mais malgré son éloignement de sa ville natale, le FBI a toujours supposé que Joseph Merlino était encore en contact régulier avec des anciens membres de son équipe comme Steve « Handsome » Mazzone qui fut Acting Boss pendant le procès de Joseph Ligambi et George Borgesi, mais aucune preuve n’arrivèrent jusqu’aux agents fédéraux pour pouvoir le coincer. Les apparitions de Joseph Merlino furent rares, ce dernier essayait de respecter le plus possible ses contraintes liées à sa libération conditionnelle et avait même pour projet d’ouvrir un restaurant à Boca Raton. D’après plusieurs sources, le Parrain de la famille de Philadelphie, avait pour intention d’ouvrir un restaurant Italien « haut de gamme » en s’appuyant de l’aide de plusieurs de ses Associés. Car le problème est que Joseph Merlino est un ancien criminel condamné, pour pouvoir obtenir une licence d’alcool en Floride, il faut avoir un casier judiciaire vierge vierge, l’appui de plusieurs personnes pour ce projet est donc primordial. Mais celui qui voulait ne plus retourner dans son ancienne ville, va devoir y retourner de force, sous peine de terminer derrière les barreaux. En effet, le Boss de la famille de Philadelphie va devoir expliquer à un juge fédéral, pourquoi il a rencontré en Juin dernier, des membres de la famille mafieuse, dont le Capitaine John « Johnny Chang » Ciancaglini, dans un bar à cigare à Boca Raton. Le 18 Juin 2014, deux agents du FBI qu surveillaient Joseph Merlino, virent ce dernier rentrer dans un véhicule non identifié. Après une filature, il s’aperçut que la voiture s’arrêta devant le bar à cigare. Après être rentrés à l’intérieur, ils aperçurent Joseph Merlino, en train de discuter avec Capitaine John Ciancaglini, un membre déjà identifié depuis plusieurs années comme étant un membre important de la Cosa Nostra à Philadelphie, mais aussi de Brad Sirkin et Frank Fiori. Brad Sirkin a déjà eu par le passé des condamnations pour fraude électronique et blanchiment d’argent alors Frank Fiori, est connu des autorités pour des affaires de fraude. L’avocat de Joseph Merlino, Edwin Jacobs Jr, qui est aussi l’avocat de Joseph Ligambi, détailla à la presse, que son client allait donner une « explication » au juge fédéral en charge du dossier, R. Barclay Surrick : « Cela n’a pas de sens, pourquoi risquerait-il d’aller discuter avec John Ciancaglini, alors qu’il pourrait retourner en prison » déclara son avocat. Plusieurs options s’offrent au juge fédéral. La première, serait de donner raison à Joseph Merlino et de classer l’affaire, ce dernier continuerait alors sa vie normalement, en sachant que ses contraintes liées à sa libération conditionnelle se terminent en fin de semaine. Deuxième solution, le juge fédéral peut ordonner que sa liberté surveillé soit prolongée, limitant alors de nouveau sa capacité à rencontrer des personnes et à voyager librement. Troisième solution, le juge peut décider de mettre en prison Joseph Merlino pendant plusieurs mois, comme il le fit pour les autres accusés dans cette affaire, qui furent condamnés à des peines allant de quatre à six mois de prison.

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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA TENTER SA CHANCE LORS D'UN PROCÈS FÉDÉRAL

9 Septembre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA TENTER SA CHANCE LORS D'UN PROCÈS FÉDÉRAL

Depuis plusieurs mois, le gouvernement fédéral n’espérait qu’une chose, que Ron Galati saute le pas et qu'il devient à un témoin pour le gouvernement, mais ce dernier en a décidé autrement. L’Associé de la famille de Philadelphie, qui est âgé de soixante quatre ans, risque la prison à perpétuité sans possibilité de libération sur parole, est accusée par la justice d’extorsion et de deux tentatives de meurtres et malgré toutes les preuves accumulées contre lui, sans compter le témoignage de sa propre fille lors du prochain procès, Ron Galati a décidé de tenter sa chance devant un jury fédéral. Cette information met fin à plusieurs spéculations qui voyaient l’Associé de la famille de Philadelphie, coopérer avec la justice, en raison de ses contacts réguliers avec plusieurs membres de la Mafia dont Joseph Ligambi, Joey Merlino et George Borgesi. Son garage, l’American Collision Inc, a toujours été un repère pour les membres de la famille de Philadelphie, qui profitaient de cet endroit pour gagner de l’argent et sortir de prison plus rapidement, grâce aux emplois proposés par Ron Galati. Depuis plusieurs mois son avocat, Anthony Voci Jr, avait toujours déclaré que son client ne voulait pas collaborer avec le gouvernement fédéral et qu’il était non-coupable de toutes les accusations retenues contre lui : « Je ne sais rien au sujet de quiconque » aurait même déclaré Ron Galati à des membres de sa famille. Son avocat tente depuis quelque temps, par tous les moyens possibles, de ne pas cataloguer son client comme un membre présumé de la Mafia, il voudrait que les procureurs ne lui collent pas une étiquette pendant le procès d'un Associé présumé de la famille de Philadelphie, car cela pourrait donner dès le départ une mauvaise image au jury. Il voudrait que Ron Galati soit jugé comme un citoyen normal, qui tente de se défendre dans un procès fédéral quelconque. En fin de semaine dernière; Ron Galati fut escorté par des Us-Marshals, du Métropolitan Center de Philadelphie ou il est incarcéré depuis pratiquement deux ans, à la cour fédérale, ou va se dérouler son prochain procès. Vêtu d’un costume vert de prisonnier, il plaida de nouveau non-coupable des accusations de tentative de meurtre contre son ancien beau-fils Andrew Tuono et d’une autre tentative d’assassinat contre Joseph Rao et son fils, un concurrent direct de l’Associé de la famille de Philadelphie, qui collaborait avec le gouvernement fédéral. Le problème pour l’accusé, est que les deux tueurs à gages engagés par ce dernier, ont déjà plaidé coupable et l’ont désigné comme l’investigateur de ces deux tentatives de meurtres, de plus ils viendront témoigner dans le prochain procès. Des preuves tellement accablantes, que plusieurs se demandent encore pourquoi Ron Galati n’a pas tout de suite décider de collaborer avec le FBI. Ce dernier, malgré plusieurs années au service de la famille de Philadelphie, n’a jamais été intronisé, et son témoignage aurait pu permettre à la justice Américaine d’inculper une nouvelle fois, Joseph Ligambi, George Borgesi et d’autres membres de la famille mafieuse, qu’il essaye de faire condamner depuis pratiquement deux ans. Cette affaire fait un peu penser à celle d’Anthony Nicodemo, un Soldat de la famille de Philadelphie, inculpé du meurtre de Gino DiPietro, exécuté jour de Décembre 2012 en pleine rue et devant de nombreux témoins (Cf : Début du procès contre Anthony Nicodemo). Les preuves contre ce dernier furent aussi dévastatrices, mais Anthony Nicodemo avait décidé de continuer à plaider non-coupable et de tenter sa chance dans un procès, qui fut annulé pour tentative de corruption de jurés en Mai dernier (Cf : Annulation du procès contre Anthony Nicodemo). Ron Galati a toujours d’après le gouvernement fédéral, aimé sa vie de gangster, pour le procureur fédéral Richardson, l’Associé de la famille de Philadelphie, aurait appelé plusieurs fois Joseph Ligambi, alors que ce dernier était incarcéré dans un établissement fédéral pendant son procès pour racket, il y a plus d’un an : « Le 28 janvier 2014, soit deux jours seulement après sa libération, suite à l’annulation de son procès, Joseph Ligambi a été vu en train de rentrer dans le garage l’American Collision Inc. De plus, des transactions financières ont été effectuées à Joseph Ligambi et à George Borgesi par des Associés de Ron Galati, qui remettaient l’argent à des membres de la famille de Philadelphie » déclara le procureur fédéral. L’avocat de Ron Galati veut verrouiller le passé de son client et demande aux procureurs fédéraux de ne pas parler pendant le procès de la condamnation de Ron Galati à trente sept mois de prison pour fraude à l’assurance en 1995, une affaire qui avait déjà montré les liens très étroits qu’entretenait Ron Galati avec la Cosa Nostra. Parler de ces anciennes histoires, cela pourrait donner une mauvaise image à l’Associé de la famille de Philaldelphie, qui à cette époque, travaillait déjà avec Ronald Walker et Alvin Matthews, les deux tueurs à gages présumés, qui furent payés par Ron Galati pour commettre les assassinats d’Andrew Tuono, de Joseph Rao et son fils.

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UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DANS L'IMPASSE

29 Août 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DANS L'IMPASSE

Quelques jours avant son arrestation pour meurtre au début des années 1990, John Gotti, le célèbre Parrain de la famille Gambino à la fin des années 1980, avait déclaré que : « Toujours avec moi, il y aurait la Cosa Nostra, jusqu'à la fin » et avait même menacé les membres de sa famille de possible représailles, si ces derniers décidaient de plaider coupables lors d'un procès. En Juin 1996, James « Little Jimmy » Ida, Consigliere de la famille Genovese, refusa une offre du gouvernement fédéral, qui lui proposait une peine de quinze ans de prison pour plusieurs meurtres et racket. Pour le mafieux, il était impossible de traiter avec les fédéraux et préféra respecter l’omerta, il sera finalement à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Récemment, il y avait encore John Franzese, un des plus célèbres gangsters de New-York, ancien Consigliere de la famille Colombo, qui à l’âge de 91 ans fut condamné en 2011 à huit ans de prisons pour extorsion. Pendant son procès, se dernier joua même la provocation de s’endormir pendant le réquisitoire du procureur fédéral. Aujourd’hui, la mentalité des membres de la Cosa Nostra évolue, et face à la possibilité de terminer leur vie derrière les barreaux, certains n’hésitent pas à rompre leur serment fait pendant leur initiation. En début de semaine, Ron Galati (voir photo), un Associé de la famille de Philadelphie, surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile, va surement d’après certaines sources, commencer à collaborer avec la justice Américaine. Originaire du Sud de Philadelphie, une zone à forte densité mafieuse, Ron Galati avait toujours rêvé d’être un gangster, son film préféré était d’ailleurs « Les Affranchis » de Martin Scorsese. En ouvrant un garage automobile, ce dernier commença plusieurs trafics et se lia d’amitié avec plusieurs mafieux du coin comme Joseph « Skinny » Merlino ou encore Joseph « Uncle Joe » Ligambi, respectivement Boss et Acting Boss de la famille de Philadelphie. Mais depuis son arrestation par le FBI, il y a plusieurs mois, Ron Galati voit la vie d’une autre façon. Il faut dire que l’Associé de la famille de Philadelphie est accusé des tentatives de meurtre de Joseph Rao et son fils Joe, responsable d’un garage voisin et soupçonné par Ron Galati de coopérer avec le FBI, de la tentative d’assassinat contre son ex beau-fils, Andrew Tuono et la dernière inculpation arriva plusieurs semaines après son arrestation, ou il fut accusé d’extorsion avec différents Associés. Des accusations qui peuvent amener Ron Galati à terminer sa vie derrière les barreaux, car depuis des années, le gouvernement fédéral a pu accumuler des centaines de preuves. Il y a d’abord des enregistrements, ou on pouvait entendre clairement Ron Galati proférer des menaces contre son ex-beau fils : « Je vais le tuer moi-même, je vais l’étrangler. Je vais lui retirer ses yeux, je vais le frapper en plein front avec cette chose (Ron Galati brandissait selon un témoin un pic à glace) ». Mais pour son avocat Anthony Voci, son client n’a aucune raison de coopérer, d’ailleurs il avait plaidé non-coupable en Février dernier (Un Associé de la famille de Philadelphie plaide non-coupable). Mais le témoignage de Ron Galati pourrait s’avérer très intéressant pour les procureurs fédéraux, car ce dernier connait beaucoup d’informations sur Joseph Ligambi et Joseph Merlino, et même si « Uncle Joe » a échappé aux griffes de la justice Américaine en étant acquitté lors de deux procès fédéraux, il n’en reste pas moins dans le collimateur des procureurs. D’après ces derniers, le garage de Ron Galati, a toujours été un repère d’Affranchis, qui avaient la possibilité d’avoir un travail facile en sortant de prison, car avoir un boulot permettait aux mafieux incarcérés de pouvoir être libérés en conditionnel. En 1992, pour sortir de prison de prison plus rapidement, Joey Merlino avait obtenu un travail dans e garage grâce à l’aide de Ron Galati. En 2011, alors que Joseph Ligambi fut incarcéré, Ron Galati lui envoya plusieurs fois de l’argent sur son compte de prison, pour ce dernier, se faire bien voir auprès du Boss pouvait lui permettre d’obtenir son « bouton » (être initié dans la Cosa Nostra). Pendant des années, Ron Galati avait aidé George Borgesi, l’actuel Consigliere de la famille de Philadelphie, en faisant un double des clés de ses clients qui venaient faire réparer leurs voitures. Une fois les clés en possession, George Borgesi et ses Associés allaient tranquillement voler les voitures pour les revendre par la suite. C’est dans ce contexte que le FBI voudrait que Ron Galati coopère avec eux, l’Associé de la famille de Philadelphie, même n’étant pas initié, a pu pendant sa carrière criminelle, rencontrer des membres importants de la Cosa Nostra. De plus une mauvaise nouvelle est tombée cette semaine pour Ron Galati, sa fille Tiffany a décidait de témoigner contre son propre père et pourrait devenir un témoin clé du gouvernement dans ce procès.

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LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 2

23 Juillet 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 2

Aujourd'hui, la situation au sein de la pègre reste en suspens, Joseph Ligambi, après avoir été incarcéré près de deux ans, n'a plus la volonté à diriger la famille au vu de son âge avancé. Joseph Ligambi, veut maintenant profiter de sa "deuxième famille" et passer plus de temps dans sa résidence secondaire en Floride. De plus son avenir est encore suspend avec le procès pour meurtre du Soldat Anthony Nicodemo, qui selon les procureurs, aurait participé au meurtre de Gino DiPietro, un Associé de l'organisation criminelle et trafiquant de drogue notoire, qui était selon plusieurs sources en train de collaborer avec la justice. Le procès fut repoussé à une date ultérieure en raison d'une enquête lancé par le FBI sur une prétendue corruption de jury. Si Anthony Nicodemo est condamné à la prison à perpétuité, des spécialistes pensent qu'il pourrait collaborer avec la justice pour "sauver sa peau". Son témoignage pourrait résoudre plusieurs assassinats attribués à la Cosa Nostra à Philadelhpie et qui ne furent pas encore résolus. Raison de plus alors pour Joseph Ligambi de "profiter" de sa "retraite", tant qu'il encore temps. En Floride, Joseph Ligambi rencontrera surement l'ancien Parrain de l'organisation criminelle dans les années 1990, Joseph "Skinny" Merlino. Ce dernier qui vient de passer près quatorze années derrière les barreaux pour une charge de racket fédéral, a entamé une "nouvelle vie à Floride". Comment expliquer sa démarche ? certains spécialistes pensent que l'ancien Parrain est resté en Floride en attendant que les contraintes sur sa libération furent terminées. En effet, à sa sortie de prison, Joseph Merlino, était en résidence surveillée et avait pour interdiction de "côtoyer" des membres de la Cosa Nostra sous peine de revenir derrière les barreaux. Le fait de rester en Floride était la solution idéale, du fait que les membres de son ancienne famille avaient une présence très limité dans cet Etat voir inexistante. Aujourd'hui, ce dernier vit toujours en Floride avec sa femme et ses contraintes sont désormais terminées. Va t'il profiter alors de cette période de flottement au sein de la Cosa Nostra pour revenir reprendre la tête de la famille? Cela n'est pas si sur. En effet, Joseph Merlino avait déclaré à un journaliste lors d'une de ses rares interviews accordées à la presse, que le "milieu" était désormais remplit de "rats", la preuve, récemment, il avait mangé dans un restaurant avec un Soldat de la famille Gambino Nicholas "Nicky Skins" Stefanelli qui était "câblé". Joseph Merlino n'avait rien dit de spécial malgré l'insistance de l'ancien Soldat de la famille Gambino, mais cela était resté marqué dans la tête de l'ancien Parrain, qui ne veut plus retourner en prison. Puis un retour à Philadelphie, voudrait dire, travailler avec des membres de l'ancien régime Scarfo, qu'ils n'apprécient guère Joseph Merlino, comme Phil Narducci. Ce dernier est un individu extrêmement respecté dans la Cosa Nostra, ancien lieutenant de Nicodemo Scarfo Sr dans les années 1980, il avait été condamné en 1988 à plus de quarante ans de prison, pour plusieurs délits tenant de la loi Rico, une peine qu'il accepta sans broncher. Depuis sa sortie de prison en 2012, Phil Narducci aurait repris ses activités au sein de plusieurs boites de nuit contrôlées par la famille de Philadelphie. De nature très discrète, il refusa obstinément de parler aux journalistes qui essayèrent de l'interroger dans la rue, mais d'après ces derniers, il n'apprécierait pas la "jeune génération" de la famille, comme Joseph Merlino, Steve "Handsome Stevie" Mazzone, qui géra un peu les affaires de la famille lors du dernier procès, ou encore George Borgesi (voir photo à gauche), qu'il considère comme des "crétins", qui ont profité d'un vide dans la famille après la condamnation de Nicodemo Scarfo Sr pour se hisser au pouvoir. George Borgesi, neveu et Consgiliere de la famille de Philadelphie, a prouvé pendant ses années de prison, que les valeurs de la Cosa Nostra étaient bien ancrées en lui. Depuis sa condamnation pour racket fédéral au début des années 2000, il ne craqua pas et continua même de gérer à distance ses affaires. Son arrestation quelques mois avant son procès, l'avait rendu fou de rage, accusant la justice de le "harceler" lui et sa famille dans le but qu'il termine sa vie derrière les barreaux. Après un procès ou il fut acquitté de la seule charge de racket, il devint un homme libre et fut photographié à plusieurs reprises en train de faire des courses avec sa femme, accusée elle aussi d'avoir aidé son mari pendant sa détention, Alyson Borgesi (voir photo à droite) (Cf : La femme de George Borgesi dans le collimateur de la justice). Mais depuis sa libération, plusieurs personnes se demandent si le Consigliere en titre ne va pas profiter de la semi-retraite de son Oncle, Joseph Ligambi, avec qui il ne s'entend pas très bien, pour essayer de prendre le pouvoir. George Borgesi, est un individu très respecté, extrêmement craint, ayant une réputation de tueur, il pourrait se hisser facilement à la tête de la famille. Le seul problème pour lui, est qu'il est en libération conditionnelle pendant plusieurs années et le moindre contact avec des membres de la Cosa Nostra pourrait l'envoyer de nouveau en prison. Occuper le poste de Parrain, apporte sans nul doute des avantages pour un Affranchi, cela est la consécration de toute une vie après une intronisation au sein de la Cosa Nostra, mais elle apporte aussi de gros inconvénients. La pression exercée par le FBI depuis plusieurs années sur la famille, va braquer automatiquement l'attention sur le nouveau Boss. De plus une rivalité grandissante entre certains membres au sein de l'organisation peut entrainer en cas de mauvaise gestion, une guerre interne et causé par la même occasion le chaos dans les rues de Philadelphie et cette dernière a déjà connu ce genre de situation.

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LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 1

21 Juillet 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 1

Depuis près de trois ans, les informations relatives a la Cosa Nostra sont concentrées sur la famille de Philadelphie. Avant l'opération lancée par le FBI en Mai 2011, la famille de Philadelphie, était une organisation criminelle viable, bien structurée, comptant près d'une cinquantaine de membres et étant encore très actif dans plusieurs Etats aux Etats-Unis. De plus elle inspirait encore la crainte face aux autres familles, mais aussi face aux nombreux gangs très présents dans la ville de Philadelphie. A une époque pas si lointaine, cette dernière réglait ses comptes en utilisant le meurtre à la moindre occasion, du Parrain sanguinaire comme Nicodemo "Nicky" Scarfo Sr, qui sema la terreur dans les années 1980, elle connut aussi une vague de violence relative avec la nomination de Joseph Merlino comme Boss en Exercice, dans les années 1990. Avec l'arrivée de Joseph Ligambi (voir photo) au début des années 2000, surnommé "Oncle Joe" par les médias Américains, elle se fit plus discrète. Le nouvel Acting Boss restructura en profondeur une famille laissée au bord du gouffre après la condamnation de Nicodemo Scarfo Sr, en préférant rester dans l'ombre et n'utilisa la violence qu'en dernier recours. Le but de cette manoeuvre était simple, éloigner les services fédéraux loin de la famille pour engendrer le plus d'argent possible grâce au racket. Et c'est principalement à cause de ce délit qu'en Mai 2011, plusieurs membres de la famille de Philadelphie se firent arrêtés. Ce fut littéralement un coup de tonnerre, car la hiérarchie complète de cette organisation criminelle fut touchée, ainsi que divers Capitaines et Soldats. Joseph Ligambi qui fut accusé de plusieurs délits tenant de la loi Rico fut tout de suite incarcéré sans caution possible. Son neveu, et Consigliere en exercice de la famille, George Borgesi qui était incarcéré depuis 2001 dans une prison fédérale, fut lui aussi accusé des mêmes charges, car pour la justice, même en étant derrière les barreaux, il aurait continué à donner ses ordres de sa prison, grâce à l'aide de sa femme mais aussi de son ancien bras droit Louis Monnacello qui deviendra par la suite un témoin du gouvernement. Cette inculpation était encore plus rageante pour George Borgesi qui allait être libéré après une condamnation à près de 14 ans pour racket en 2001, un retour à la case départ. Pour l'Underboss, Joseph "Mousie" Massimino, cela était encore plus inquiétant. Ce dernier avait déjà passé plus de la moitié de sa vie d'adulte derrière les barreaux et une nouvelle condamnation pour racket signifierait sans nul doute une condamnation à mort. Fin 2012, après un procès de plusieurs semaines, un premier verdict tomba après plusieurs semaines de délibération et il fut assez mitigé pour les procureurs fédéraux. Joseph Ligambi fut reconnu non-coupable de plusieurs charges mais le jury était restait indécis sur trois chefs d'inculpations comprenant le complot et deux autres charges pour jeux illégaux. Pour George Borgesi cela fut identique, il fut déclaré de non coupable des trois quart des charges retenues contre lui, mais les jurés n'arrivaient pas réussi à se mettre d'accord sur la charge principale de racket. Pour Joseph Massimino, qui a toujours eu une attitude désinvolte lors du procès, se moquant ouvertement des procureurs et des différents témoins,fut condamné à seize ans de prison, ce qui mit fin indéniablement à sa longe carrière criminelle au sein de la Cosa Nostra (Cf : L'Underboss de la famille de Philadelphie condamné à seize ans de prison). Les procureurs fédéraux se démontèrent pas et refirent un procès contre les deux derniers accusés, Joseph Ligambi et George Borgesi en fin d'année 2013. Mais comment faire alors pour essayer cette fois-ci de faire condamner le Parrain et le Consigliere de la famille de Philadelphie ? Cela était simple, les procureurs allaient faire appel à des témoins qui n'avaient pas été appelés lors du premier procès. Ce fut le cas avec Anthony Aponick, un ancien Associé de la famille qui avait été dans la même prison fédérale que George Borgesi quand il était incarcéré au début de sa peine dans l'Etat de la Virginie. Mais pourquoi n'avoir fait appel à lui pendant le premier procès? car ce dernier en avait profité d'être protégé par le FBI pendant sa collaboration, pour braquer plusieurs banques, de plus pour certains avocats de la défense, l'ancien Associé de la famille Bonanno, avait une réputation de "toxicomane". Anthony Aponick ne fut donc pas jugé très crédible et son témoignage ne servit pas à grand chose et aida même en partie la défense, en démontrant que les procureurs ne savaient plus quoi faire pour faire condamner les deux accusés. Un jury qui était resté dans l'impasse lors du premier procès, le restera forcement si les procureurs ne changent pas de tactique et ce deuxième fut une copie du précèdent et malgré plusieurs jours de délibération, George Borgesi fut reconnu non coupable de racket. Emu, le Consigliere de la famille de Philadelphie remercia un à un les jurés présents dans le tribunal. Pour Joseph Ligambi, ces derniers étaient toujours dans l'impasse, et un troisième procès aurait pu entrainer des dépenses supplémentaires pour le contribuable. Les procureurs qui décidèrent avec l'accord du juge fédéral Eduardo Robredo d'annuler les poursuites contre l'Acting Boss de Philadelphie

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UN JURÉ RACONTE LE PROCES D'ANTHONY NICODEMO

15 Juin 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN JURÉ RACONTE LE PROCES D'ANTHONY NICODEMO

Après l’annulation du procès contre Anthony Nicodemo, un Soldat de la famille de Philadelphie, soupçonné d’avoir tué Gino DiPietro, un des jurés du procès accepta de parler à la presse : « Cette histoire de car-jacking était complètement absurde » déclara t’il (Cf : Annulation du procès contre Anthony Nicodemo). Cette déclaration montre clairement qu’un des jurés, avait trouvé l’explication de l’avocat de la défense complètement grotesque. Il faut dire qu’essayait de convaincre le jury qu’Anthony Nicodemo, un Soldat réputé de la famille de Philadelphie, soupçonné déjà de plusieurs meurtres, a pu être la victime malencontreuse d’un individu ayant tué Gino DiPietro, car il s’apprêtait à témoigner avec le gouvernement, était tout simplement aberrant pour la plupart des personnes présentes dans le tribunal. De plus pour le juré, il était évident que l’assassinat était lié à la Cosa Nostra, même si le juge fédéral avait interdit pendant le procès que les procureurs fassent toute relation avec le crime organisé. Le jury qui préféra rester anonyme, fut l’une des premières personnes qui furent rejetées pendant le procès par l’équipe de procureur : « Au cours des déclarations de son avocat (Brian McMonagle), j’ai pu remarquer que ce dernier portait un costume de luxe. De plus, sa montre devait couter plus chère que ma voiture acheté pourtant en 2011. J’ai alors compris, que cet avocat faisait de l’argent en défendant des « personnalités » du crime organisé et non avec des pauvres individus comme nous. » déclara de nouveau le juré. En portant le même raisonnement, il essaya de faire la même chose avec Anthony Nicodemo, en se demandant comment une personne, qui est incarcéré depuis plus d’un an, a pu avoir cet argent pour payer un avocat de la sorte : « J’ai vraiment eu des doutes à ce sujet ». Anthony Nicodemo était habillé beaucoup plus décontracté que son avocat, mais pouvait se permettre de changer d’habits tous les jours : « Je savais qu’il n’allait pas venir au tribunal en jean et baskets. Je me suis dis, s’ils (les procureurs) ont demandé à l’enfermer , c’est que c’était quelqu’un de violent et qui avait beaucoup d’argent ». Le juré stipula que pendant la sélection du jury, Anthony Nicodemo était souriant, mais que pendant le procès et surtout pendant la description du meurtre par les procureurs fédéraux, Anthony Nicodemo avait croisé plusieurs fois son regard et qu’il avait selon lui « un regard glacial. Il fut insensible aux détails racontés par les procureurs et par les témoignages troublants des témoins lors du procès. » . Le juré fut l’une des quatorze personnes choisies pour ce procès, le juge fédéral avait décidé d’opter pour seulement deux suppléants, ce qui entrainera l’annulation du procès par la suite. Mais le juré qui décida de témoigner dans la presse, fut rapidement rejeté par les procureurs fédéraux, ce qui ne l’empêcha pas d'entendre une grande partie de la thèse d’accusation et en particulier le témoignage de deux témoins clés, présents le jour du crime. L’un d’entre eux, était à quelques mètres seulement de Gino DiPietro, et put apercevoir très clairement, un individu avec une capuche s’approchait de la victime, avant de lui tirer dessus à plusieurs reprises. Le deuxième, quand à lui, put distinguer très clairement le véhicule du suspect, un Honda Pilot, moteur allumé, et donna très clairement le numéro de la plaque d’immatriculation à la police, ce qui permit d’arrêter Anthony Nicodemo mois d’une heure plus tard à son domicile. Le juré qui réside à Philadelphie et travaille comme consultant dans une entreprise, déclara qu’il n’était pas au courant du passé trouble d’Anthony Nicodemo et de sa relation présumée avec la Cosa Nostra. Même si ce dernier est persuadé aujourd’hui que ce meurtre fut lié avec le crime organisé, il ne comprit pas pourquoi le ministère public n’a put justifier ce crime comme étant lié à la Mafia Italienne. Une chose qui avait fortement contrarié le juré était l’image donnée par les médias Américains pour expliquer le renvoi du juré pendant le procès. Ils avaient déclarés que ce dernier avait été exclu car il avait lu quelque chose dans les journaux, hors ce n’est pas le cas, il stipula qu’il avait été « congédiée », car un membre de la famille de l’accusé l’avait reconnue dans la rue. Les procureurs ont préféré prendre les devant et demanda au juré de quitter le procès. En effet, d’après eux, cette dernière avait pris fortement position avec les accusations des procureurs, et ils avaient peur que la famille d’Anthony Nicodemo ne s’en prenne à lui à la sortie du tribunal : « Je pense que monsieur Nicodemo a fait une mauvaise chose, il a ensuite paniqué et il s’est fait prendre, cela arrive tous les jours. Je me suis vite rendu compte, que ce dernier était un gangster psychopathe, capable de commettre un meurtre et de continuer sa vie tranquillement après. » déclara t’il. Pour lui, il y a une chose troublante dans cette affaire, Antrhony Nicodemo fut arrêté le 12 Décembre 2012, dans le tarot Italien, la carte 12 signifie « Le Pendu » (voir photo), (Le pendu symbolise l'abnégation, le désintérêt pour les choses de ce monde, l'altruisme, le sacrifice, le renversement de la situation actuelle grâce à une décision personnelle, des idéaux atteints, la libération par le sacrifice).

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TIERCE GAGNANT POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

12 Juin 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

TIERCE GAGNANT POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Ron Galati (voir photo), surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile dans le sud de Philadelphie a obtenu un « tiercé gagnant » en début de semaine, en étant inculpé d’une troisième charge fédérale. L’Associé de la famille de Philadelphie est déjà accusé de plusieurs délits, qui pourraient l’amener à terminer sa vie derrière les barreaux et sa volonté à ne pas coopérer avec le gouvernement surprenne quelque peu les procureurs. La première accusation dont il est accusé, est d’avoir engagé deux tueurs à gages pour tenter d’assassiner Joseph Rao et son fils Joe, propriétaire d’un garage de carrosserie et soupçonné par Ron Galati de collaborer avec le FBI. La deuxième, est d’avoir commandité la tentative de meurtre contre son ex beau-fils Andrew Tuono, qui fut tiré dessus à plusieurs reprises à Atlantic City, mais qui survécut miraculeusement. La troisième accusation arriva à la fin du mois de Mai, après une opération lancée par le FBI et la police d’Etat contre plusieurs personnes liées au crime organisé dont les fils, la femme et Ron Galati lui même. Incarcéré sans caution possible depuis son arrestation l’année dernière, l’Associé de la Cosa Nostra est accusé par la justice Américaine d’avoir comploté avec plusieurs individus, dans le but d’extorquer près de cinq millions de dollars à des compagnies d’assurance. En tout, pas loin de quarante et une personnes ont été inculpées et la plupart d’entre eux ont déjà décidé de collaborer avec la justice. Selon le bureau du procureur, l’un des témoins avait affirmé à la police, que Ron Galati se vantait de gagner énormément d’argent illégalement en fraudant plusieurs assurances. L’acte d’accusation stipula que ce dernier avait déjà été condamné pour ce genre de délit en 1995 et avait écopé de trente sept mois de prison dans un pénitencier fédéral, une peine de prison qui n’avait pas calmé pour autant Ron Galati. Les fraudes cumulées par lui et sa femme ont généré au couple pas loin de 1,2 millions de dollars sur plusieurs années, en général Ron Galati aurait gagné près de 250 dollars par semaine grâce à ses arnaques. Les demandes frauduleuses de remboursements ont été effectuées la plupart du temps par des clients ou des employés complices avec Ron Galati, la plupart des accidents étant le vandalisme, la collision du véhicule avec un objet, tout étant orchestré directement dans le garage que détenait l’Associé de la famille de Philadelphie, l’American Collision Inc, qui endommageait volontairement le véhicule pour toucher l’argent de l’assurance et le partageait avec le client, la voiture étant réparée gratuitement par la suite : « Ron Galati a inventé avec son équipe pendant plusieurs années, des scénarios d’accidents pour toucher illégalement l’argent des différents assurances » déclara un des procureurs en charge du dossier. Une des astuces favorites de Ron Galati, était le choc d’un véhicule avec un cerf, très présent dans les environs du garage de l’Associé de la Cosa Nostra. Ce dernier avait même stocké dans son garage, plusieurs carcasses de cerfs et plusieurs litres de sang de l’animal, qui étaient ensuite mis à l’intérieur du véhicule et pris en photo par le garage pour prouver l’accident auprès des assurances. Des fraudes qui avaient été révélées par Louis "Finger Bent" Monacello (Cf : Un ancien Capitaine de la famille de Philadelphie peut désormais commencer sa nouvelle vie), un ancien Capitaine de la famille de Philadelhie, qui avait témoigné dans le procès contre Joseph Ligambi et George Borgesi fin 2013. Louis Monaello avait déclaré pendant un des procès, que Ron Galati dans les années 1990, avait fait la copie d’une clé d'un véhicule appartenant à un de ses ses clients et qu’il avait ensuite donné à George Borgesi. Ce dernier avait ensuite tout simplement volé le véhicule et avait fait en sorte d’avoir une collision avec un autre véhicule appartenant lui aussi à un client de Ron Galati. Une fois les voitures endommagées, les individus en question, allaient voir l’Associé de la famille de Philadelphie pour faire réparer leur véhicule. Ce type d’arnaque avait fait augmenté considérablement les profits de l’ American Collision Inc et bien sur avait rapporté beaucoup d'argent à la famille de Philadelphie. De plus, toujours d’après Louis Monacello, Ron Galati avait trafiqué plusieurs documents pour gagner plusieurs appels d’offres venant de la ville de Philadelphie. Normalement, au vu des condamnations de Ron Galati et de la réputation qu’avait le garage auprès des autorités, l’American Collision Inc aurait être exclu de ce genre d’appels d’offres, mais curieusement, elle les gagna très facilement, car l’Associé de la famille de Philadelphie avec l’aide de sa « deuxième famille », avait beaucoup de relations. D’après le FBI, l’argent engendrait illégalement par Ron Galati, lui permettait de vivre une vie de « pacha », en organisant des repas somptueux dans différents restaurants Italiens de la ville. La plupart de ses anciens Associés, qui furent arrêtés il y a quelques semaines, avaient déclaré aux autorités que Ron Galati se prenait un peu comme « Don Corleone » et n’hésitait pas à utiliser plusieurs dialogues du film. C’est dans un de ces restaurants, que Ron Galati aurait menacé publiquement son ancien beau-fils, avant que celui-ci ne se fasse tirer dessus, ce restaurant qui appartenait à un ami du Consigliere de la famille de Philadelphie, George Borgesi (Cf : « Not Guilty ») a désormais fermé ses portes.

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ANNULATION DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

28 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

ANNULATION DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

Le discours de l’avocat d’Anthony Nicodemo (voir photo) dans le tribunal, fut jugé « très peu crédible » par les journalistes présents dans la salle. Il faut dire que Brian McMonagle s’efforça pendant plusieurs minutes à expliquer au jury que son client n’était que la victime dans cette affaire, que sa vie, avait basculé à cause d’un individu qui le prit en otage pour s’enfuir d’un meurtre crapuleux, ce 12 Décembre 2012 : « Il n’y a vraiment aucun moyen que le jury puisse croire une histoire pareil » avait déclaré un journaliste à la sortie du tribunal, et pourtant… Alors que la défense s’apprêtait à appeler son premier témoin, le juge fédéral Jeffrey Minehart a tout simplement décidé d’annuler le procès contre le Soldat de la famille de la Philadelphie. La raison ?, deux des jurés ont été exclus par le juge pour des motifs encore inconnus, et au même moment, on apprenait par les médias Américains, que la police de Philadelphie avait décidé d’ouvrir une enquête contre un des individus, et face à cette situation, le juge fédéral décida, avec l’avis des procureurs et de l’avocat de la défense d’annuler le procès, pour le rapporter à une date ultérieure. D’après la police, un des membres de la famille d’Anthony Nicodemo fut interrogé, car selon certaines sources, une conversation de ce dernier avec un membre de sa famille à la sortie de la salle d’audience, avait soulevé plusieurs préoccupations. L’un des jurés exclus dans ce procès, réside actuellement dans le sud de Philadelphie, un lieu à forte densité mafieuse et ou la Cosa Nostra à encore une énorme influence. Cela ne veut pas dire que forcément, cet individu avait été « acheté » dès le départ par des membres de la Cosa Nostra, mais cette conversation a soulevé plusieurs doutes à son sujet. Le juge fédéral, Jeffrey Minehart, n’a pratiquement rien dit sur ce qui venait de se passer, déclarant seulement, qu’une conférence aura lieu le 12 Juin prochain avec les procureurs en charge du dossier et plusieurs pistes étaient étudiées pour renforcer la protection des jurés lors du prochain procès. Les procureurs ont seulement déclaré que la prochaine fois, ils feront appel à six jurés suppléants au lieu de deux précédemment. Le prochain jury pourrait être aussi « séquestré » pendant toute la durée du procès et au pire des cas, les procureurs pourraient demander à juger l’affaire en dehors de la ville de Philadelphie. En attendant, Anthony Nicodemo qui est détenu sans caution possible depuis son arrestation, restera en prison dans l’attente d’un nouveau procès. Depuis quelques jours les procureurs, avaient essayé de démontrer, que même si le Soldat de la famille de Philadelphie n’avait pas « tiré sur la gâchette », il avait au moins participé à cet assassinat, en utilisant sa propre voiture comme véhicule de fuite : « Même s’il n’a pas tiré, il est aussi coupable que lui » avait déclaré le procureur fédéral, faisant référence à plusieurs reprises à Dominic Grande, un Associé de la famille de Philadelphie et ami de longue date d’Anthony Nicodemo, qui ne fut jamais inculpé dans cette affaire. Dernièrement, Brian Zarello, avait fait appel à un médecin légiste, Lissette Vega qui avait démontré que l’ADN d’Anthony Nicodemo et ses empreintes digitales avaient été retrouvées un peu partout dans son véhicule, une preuve qui aurait pu être « suffisante » pour faire condamner définitivement Anthony Nicodemo, mais d’après l’avocat de la défense, il était logique de retrouver ce genre de choses dans son propre véhicule, d’ailleurs l’emprunte digitale de Dominic Grande avait été retrouvée lui aussi sur le capot de la Honda Pilot. La tentative de l’avocat de la défense, de faire passer son client comme la victime dans cette affaire, était la seule solution possible face aux nombreux arguments et preuves développés par les procureurs pendant le procès. La question qui se pose actuellement, est comment va réagir Anthony Nicodemo par la suite ?, va-t-il coopérer ou continuer malgré tout à garder cette même ligne de défense qui pourrait l’entrainer sans nul doute à terminer sa vie derrière les barreaux.

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