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LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DANS L'INCERTITUDE

26 Décembre 2014 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DANS L'INCERTITUDE

La famille de Philadelphie est en pleine incertitude et des conflits internes pourraient très bien ressurgir dans les mois qui arrivent. La raison ? des tensions règnent entre certains membres de la famille, qui veulent pour la plupart avoir une place importante dans le comité de décision d’une des familles les pus violentes de la Cosa Nostra aux États-Unis. A l’heure actuelle, elle serait dirigée par Joseph « Joey » Merlino (voir photo), depuis l’État de la Floride. Mais ce dernier, qui vient d’être condamné à près de quatre mois de prison pour avoir enfin ses contraintes liées à sa liberté surveillée (Voir article : retour à la case prison pour le Parrain de la famille de Philadelphie), n’a pas la possibilité au jour d'aujourd'hui, de pouvoir résoudre les conflits et gérer comme il le faut sa famille. D’après le FBI, en raison de ses difficultés, Joey Merlino, a demandé à un de ses proches Steven « Stevie Handsome » Mazzone de gérer les activités courantes et surtout essayer de résoudre les conflits grandissants entre les membres. Libéré d’une prison fédérale en 2008 et âgé de cinquante ans, Steven Mazzone reste une personne influente, respectée et assez charismatique pour savoir résoudre ce genre de problèmes. Pour l’aider à sa tache, une autre personne, proche de Joey Merlino est la pour le seconder, il s’agit de John « Johnny Chang » Ciancaglini, qui aurait été promu au poste d’Underboss. Le problème, est que certains membres, qui ont eux aussi passé de nombreuses années en prison pour divers crimes fédéraux, ne sont pas satisfaits de l’actuelle gestion de la famille. L’un de ses membres, Phil Narducci, un ancien lieutenant de Nicodemo Scarfo Sr pourrait s'avérer une « menace » pour Joey Merlino. Libéré d’une prison fédérale en 2012, il y avait passé près de vingt quatre ans, après avoir été condamné en 1988 pour plusieurs meurtres. Extrêmement respecté et âgé d’une cinquantaine d’année, « Phil Narducci est un tueur de sang froid » selon le FBI et sa parole compte encore. Contraint lui aussi à des contraintes très strictes sur sa liberté surveillé, il aurait pris le contrôle de plusieurs boîtes de nuit avec l’aide de son neveu, des établissements contrôlés par la famille de Philadelphie. Capitaine d’une équipe composée de plusieurs individus, indépendant, il continue tout de même à verser une part de ses bénéficies à Steven Mazzone, « par principe » d’après le gouvernement fédéral. D’après la justice Américaine, Phil Narducci n’est pas en très bon terme avec les amis de Joey Merlino, qu’il considère comme des « crétins » qui ont semé la pagaille dans la famille après la condamnation de Nicodemo Scarfo Sr à une peine de prison à perpétuité. Alors qu’il était incarcéré, Phil Narducci a pu voir à ses dépends, comment Joey Merlino avait semé la terreur pour prendre le pouvoir au début des années 1990. Une série d’assassinats contre l’entourage de l’ancien Parrain John « Giovanni » Stanfa avait été lancé, qui se termina après la condamnation de ce dernier à une peine de prison à perpétuité en 1994. La famille de Philadelphie ne trouva qu’une certaine stabilité qu’au début des années 2000, quand l’ancien Acting Boss Joseph « Uncle Joe » Ligambi, fut promu pour gérer les activités criminelles de la famille. De nature discrète et plus posé que ses prédécesseurs, Joseph Ligambi, réorganisa de fond en comble la « borgata » en s’appuyant sur des individus à forte personnalité et proche de Joey Merlino, comme l’ancien Consigliere, George « Georgie Boy » Borgesi. Ce dernier qui fut condamné en 2001, à une longue peine de prison pour racket et libéré en 2014, est mécontent de sa place actuelle au sein de la hiérarchie mafieuse. Geroge Borgesi aimerait reprendre une partie de son secteur qui fut donné à John Ciancaglini, mais Steven Mazzone refusa à plusieurs reprises, considérant qu’il avait « trop de choses à prouver » et que ses excès de colère peuvent perturber les activités criminelles de la famille de Philadelphie. Après son acquittement en Janvier 2014, Joseph Ligambi, se retira petit à petit de la famille, préférant profiter de sa « retraite » avec sa vraie famille entre ses différentes résidences à Philadelphie et en Floride. Pour certains, il occuperait encore le poste de Consgiliere, mais pour d’autre, ce dernier laisserait sa place très volontiers si quelqu’un l’a voulait, et cela pour être le cas, avec le retour de Joseph « Chickie » Ciancaglini. Membre initié de la Cosa Nostra depuis les années 1960, Joseph Ciancaglini, fut condamné à quarante cinq ans de prison pour le meurtre du Capitaine, Frank « Barracuda Frank » Sindone en 1988, une peine qu’il accepta sa peine sans broncher. Depuis début Décembre, Joseph Ciancaglini fut transféré dans une maison de transition à Philadelphie, pour une libération prévue en Mars 2015 : « Joseph Ciancaglini est vénéré dans le crime organisé. Ceux qui sont au pouvoir actuellement, travaillaient pour lui quand ils étaient plus jeunes. Il a toujours eu la réputation d’être un tueur, puis il a fait plus de vingt cinq ans de prison sans sourciller » déclara une source judiciaire. L’ancien Capitaine de la famille de Philadelphie aura lui aussi des contraintes très strictes liées à sa liberté surveillée, mais une place de Consigliere dans la famille de Philadelphie lui serait complètement ouverte si ce dernier voulait le poste. Aujourd’hui le père et le fils, sont susceptibles de faire des affaire ensemble, une première depuis plus de trente ans. A l’égard de tout le respect qu’il a pu accumuler avec ses années d’incarcération, personne dans la famille ne pourrait s’opposer à un poste dans la « hiérarchie ». De plus d’après la justice Américaine, depuis quelques semaines énormément d’argent ont été transité dans sa direction, le signe d’un futur retour ?.

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UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE N'A PLUS LES MOYENS POUR SE DÉFENDRE

20 Décembre 2014 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE N'A PLUS LES MOYENS POUR SE DÉFENDRE

Malgré une grosse performance de son avocat lors du dernier procès, Ron Galati (voir photo), surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile dans le Sud de Philadelphie, avait été reconnu coupable en Octobre dernier, d’avoir commandité la tentative d’assassinat contre son ex beau-fils Andrew Tuono et sur un garagiste concurrent qui collaborait avec la justice Américaine, Joseph Rao et son fils (Voir Article : « Guilty »). Aujourd’hui, Ron Galati qui est âgé de soixante quatre ans, est toujours incarcéré au Curran-Fromhold Correctional Facility de Philadelphie, ou il attend « paisiblement » la date de son prochain procès pour une fraude à l’assurance, qui lui aurait rapporté d’après les procureurs fédéraux près de cinq millions de dollars. Alors que Ron Galati, risque une peine entre vingt et trente ans de prison après avoir été reconnu coupable lors de son dernier procès, ce qui équivaut au vu de son âge avancé à une condamnation à mort, le ministère public lui a notifié par écrit, qu’il serait aussi jugé pour cette nouvelle affaire. Les procureurs fédéraux accusent Ron Galati d’avoir avec l’aide de membres de la famille de Philadelphie, endommagé plusieurs véhicules volontairement, pour que les clients puissent réparer leurs voitures dans son garage. Le plan était simple, Ron Galati faisait un double des clés quand un client venait chez lui pour faire quelques travaux sur son véhicule. Une fois la voiture sortie, Ron Galati distribuait les clés à des membres de la Cosa Nostra, pour que ces derniers puissent les voler en toute sécurité, généralement en pleine nuit. Une fois à l’intérieur, ils en profitaient pour les endommager volontairement, pour par la suite, toucher une partie des bénéfices liés aux activités de l’Associé de la famille de Philadelphie. Avec ce stratagème, les bénéfices de l’Américan Collision Inc, la garage de Ron Galati, avaient considérablement augmenté : « Ron Galati a inventé avec son équipe pendant plusieurs années, des scénarios d’accidents pour toucher illégalement l’argent des différents assurances » déclara un des procureurs en charge du dossier. L’une d’entre elle, outre le vol des véhicules, consistait à « simuler » un accident avec un cerf, très présents dans les environs. Ron Galati avait même stocké dans son garage, plusieurs carcasses de l'animal et plusieurs litres de sang qui étaient ensuite mis à l’intérieur du véhicule et pris en photo par le garage pour prouver l’accident auprès des assurances. Les dégâts occasionnés étaient généralement très importants, et les assurances remboursaient sans sourcilier Ron Galati des dommages effectués. Pour la famille de l'Associé de la famille de Philadelphie, ce nouveau procès ne changera rien, ce dernier se préparant déjà à passer le reste de sa vie en prison, en fait le plus gros problème pour Ron Galati dans cette affaire, et que son avocat Anthony Voci, brillant orateur, ne pourra pas le défendre. Ce dernier avait déclaré peu après le nouveau procès, que l’Associé de la famille de Philadelphie, n’avait plus les ressources nécessaires pour faire appel à lui, qu’il avait perdu beaucoup d’argent ces derniers temps en frais de justice, et que pour le prochain procès, son ancien client ferait appel à un avocat commis d’office. Lors de sa présentation devant le juge en charge de cette affaire, Jeffrey Minehart, Ron Galati, déclara qu’il demandait l’aide du gouvernement fédéral pour pouvoir le défendre, se justifiant que ses « revenus modestes »,soit près de 1100 dollars par mois de revenus grâce à son activité, plus 1000 dollars par mois de supplément en raison d'une location de terrain, ne permettaient pas de pouvoir s'offrir les services d'un avocat. Mais pour les procureurs, l’Associé de la famille de Philadelphie n’a peut être pas les revenues nécessaires pour se faire assister par le meilleur avocat du pays, mais il a bien les moyens de se défendre. D’après eux, les contribuables ne devraient pas payer la défense d’une personne qui a gagné des millions de dollars en enfreignant la loi à plusieurs reprises, les autorités affirmèrent même que Ron Galati avait encaissé personnellement près d’un million de dollars de chèques venant de l’assurance. Le fils de l’accusé, Ron Galati Jr, que les autorités avaient soupçonné d’être très actif dans cette escroquerie, déclara à la presse : « Il n’a plus d’argent. Lors du dernier procès, ce sont des membres de notre famille et des amis qui nous avaient prêté de l’argent ». Des propos qui peuvent paraitre contradictoires avec les enregistrements passés lors du dernier procès, ou on pouvait entendre Ron Galati, donner près de vingt mille dollars en cash à des tueurs à gages pour faire assassiner son ex beau-fils Andrew Tuono. L’Associé de la famille de Philadelphie a-t-il vraiment des problèmes d’argent, ou veut-il préserver les intérêts de sa famille, complètement décomposée, depuis que sa fille,Tiffany Galati, avait témoigné contre lui lors de son dernier procès pour tentative d’assassinat.

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LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DE RETOUR AUX AFFAIRES ?

12 Décembre 2014 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DE RETOUR AUX AFFAIRES ?

Depuis quelques semaines, l’attention des médias se porte sur l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie Joey Merlino, qui se fit condamner à une peine de quatre mois de prison pour avoir enfreint ses contraintes de liberté surveillée, une peine qu’il commencera à purger début Janvier. Pour le FBI, ile ne fait aucun doute que Joey Merlino gère les activités de la famille mafieuse depuis la Floride, en s’appuyant sur un de ses fidèles lieutenants Steve « Handsome Stevie » Mazzone (voir photo), qui depuis la Philadelphie essaye de transmettre les ordres de l’actuel Parrain. Essayer, car depuis la sortie de prison de George « Georgie Boy » Borgesi (voir photo), une certaine tension règne à l’intérieur de la famille de Philadelphie. L’ancien Consigliere, devait sortir de prison en Juillet 2012, mais quelques mois avant sa libération, le gouvernement fédéral l’attaqua de nouveau dans de nouvelles accusations, qui pouvaient l’amener à terminer sa vie derrière les barreaux. Finalement après une longue bataille judiciaire, qui dura pratiquement près de deux ans avec deux procès distincts, George Borgesi, fut finalement acquitté et libéré d’une prison fédérale en Janvier 2014. Une liberté certes, mais qui reste très surveillée, en raison d’une contrainte de libération conditionnelle très stricte s’étalant sur plusieurs années. A la moindre activité illégale ou au moindre contact avec un membre du crime organisé, George Borgesi pourrait retourner en prison pour plusieurs mois. On aurait pu croire, qu’après treize années d’incarcération, le mafieux qui arrive dans sa cinquantième année, pourrait enfin profiter de sa vie et de sa nouvelle femme, rencontré alors qu’il était incarcéré dans un pénitencier fédéral en Caroline du Nord, mais pour le FBI, George Borgesi, tramerait dans l’ombre pour rependre une partie de ses affaires, au grand détriment de plusieurs membres de la famille. A la différence de Joseph « Uncle Joe » Ligambi, l’ancien Acting Boss, qui depuis sa sortie de prison, est rentré dans une semi-retraite, profitant de sa famille et voyageant entre ses domiciles de Philadelphie et de Floride, George Borgesi aurait fait passé le message à Steve Mazzone, qu’il aimerait reprendre une partie de ses activités à Delaware County. Le seul problème, est qu’aujourd’hui ce secteur est contrôlé par un Capitaine réputé de la famille de Philadelphie, ami de Joey Merlino, John « Johnny Chang » Ciancaglini. C’est ce dernier, qui rencontra l’actuel Parrain dans un bar à cigares à Boca Raton en Floride en Juin dernier, ce qui permit au FBI de le faire condamner. C’est aussi lui aussi, qui attendait devant le tribunal fédéral de Philadelphie, le verdict de son ami fin Octobre, une fidélité sans faille qui remonte à plusieurs années. Les demandes répétées de George Borgesi pour reprendre ses activités dans ce secteur furent toujours refusées par la hiérarchie actuelle de la famille, ce qui a le don d’agacer très fortement l’intéressé. D’après sa famille, George Borgesi est devenu énervé et très perturbé, il ne comprend pas en effet une telle décision venant de personnes qu’il connait depuis tout jeune. A la fin des années 1990, après la guerre et la condamnation à perpétuité contre le Parrain John Stanfa, ce fut Joey Merlino qui fut nommé nouveau Boss de la famille, et il nomma dans la foulé, Steve Mazzone comme Underboss et George Borgesi comme Consigliere. Cependant avec le retournement de Ralph Natale, plusieurs membres de la famille de Philadelphie furent condamnés à de longue peine de prison. Ce fut le cas de Joey Merlino, condamné en Juin 1999 à quatorze années de prison pour racket en 2001, ensuite ce fut au tour de George Borgesi d’être condamné à quatorze ans pour racket, alors que Steve Mazzone sera condamné à plusieurs années de prison pour différentes charges fédérales. Le premier à retrouver la liberté dans cette histoire fut Johnny Ciancaglini en 2006, après avoir purgé près de six années dans un pénitencier fédéral pour des accusations tenant de la loi RICO. Steve Mazzone sortira en 2007, Joey Merlino quittera sa maison de transition en 2012, pour s’installer en Floride, alors que George Borgesi ne sortira qu’en 2014. Pendant toutes ces années, ce fut Joseph Ligambi qui essaya de réorganiser la famille, en lui donnant une certaine stabilité, en adoptant un profil plus discret, pour essayer d’attirer le moins possible les agents fédéraux dans les affaires de la famille. D’après l’ancien Capitaine devenu collaborateur de justice, Louis « Finger Bent Lou » Monacello, George Borgesi a toujours eu une relation très tendue avec son Oncle, Joseph Ligambi, et même quand celui-ci était incarcéré, mais sa réputation de tueur en faisait un membre respecté de l’organisation et sa parole avait encore beaucoup de valeur. Mais pour certains spécialistes, Steve Mazzone pense que Goerge Borgesi a « trop de choses à prouver » et que ses excès de colère peuvent perturber les activités criminelles de la famille de Philadelphie. De plus, il pense que la période actuelle est inappropriée. En effet, avec la récente condamnation de Joey Merlino, Steve Mazzone a peur que les agents fédéraux se concentrent de nouveau sur la famille. La meilleure solution d’après lui, est d’attendre un meilleur moment pour tout remettre sur la table.

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DANS LA FAMILLE CIANCAGLINI, JE DEMANDE LE PÈRE

15 Novembre 2014 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

DANS LA FAMILLE CIANCAGLINI, JE DEMANDE LE PÈRE

Joseph « Chickie » Ciancaglini (voir photo), un membre de longue date de la famille de Philadelphie et père de Joseph, John et Michael tous les trois initiés dans la Cosa Nostra, va bientôt sortir de prison. Condamné à quarante cinq ans dans un pénitencier fédéral pour meurtre et racket en 1988, Joseph Ciacaglini, qui est aujourd’hui âgé de quatre vingt ans, vient de rentrer dans une maison de transition, pour une libération prévue en début d’année 2015. Sa peine de prison fut très importante, car ce dernier qui est un membre initié de la famille de Philadelphie depuis les années 1960, avait participé au meurtre d’un Capitaine, Frank « Barracuda Frank » Sindone, en 1980, petit retour en arrière. A cette époque, une certaine tension régnait dans les rangs de la famille. Plusieurs membres en avaient assez du comportement d’Angelo « Gentleman Don » Bruno, qui gérait selon eux mal les affaires. Il faut dire qu’Angelo Bruno occupait le poste de Parrain depuis 1959, mais ces derniers temps, le Boss de la famille avait pris une décision qui le mena à sa perte. A la fin des années 1980, Atlantic City, le « Las Vegas » de la côte Est engendrait des millions de dollars à la famille de Philadelphie. Étant sur le « terrain » d’Angelo Bruno, aucune famille de la Cosa Nostra, pouvait empiéter dans les affaires du vieux Parrain sans son consentement. Le problème était que les cinq familles de New-York pensaient qu’Atlantic City était beaucoup trop « gros » pour la famille de Philadelphie, et face à certaines pressions, Angelo Bruno décida que ces dernières pouvaient faire des affaires sur son territoire, qui devenait alors désormais « ouvert », comme la Floride. Pour Angelo Bruno, il était impossible de « contrer » les cinq familles, elles étaient beaucoup plus importantes que la sienne, et siégeant à la Commission depuis des années, il savait qu’il ne servait à rien d’avoir des ennuis avec une telle force de frappe. Mais certains membres de sa famille, furent très énervés face à cette attitude, et décidèrent de mener un complot dans l’optique d’assassiner Angelo Bruno. Plusieurs membres de haut rang, dont le Consigliere d’Angelo Bruno, Antonio Caponicro, et les Capitaines, Frank « Barracuda Frank » Sindone et John Simone, un Capitaine opérant principalement dans le New-jersey, alla voir directement le Parrain de la famille Genovese, qui à cette époque, était Frank « Funzy » Tieri. Ce dernier leur déclara, que la Commission était d’accord pour qu’Angelo Bruno se fasse liquider, mais en réalité, cela était une ruse du Parrain de la famille Genovese, qui espérait fortement qu’un conflit interne éclate dans Philadelphie après ce meurtre non autorisé, pour pouvoir « grignoter » un peu du terrain. L’assassinat d’Angelo Bruno, se déroula comme convenu en 1980, mais quand la Commission apprit la nouvelle, elle lança d’office, une série de contrats contre les assaillants, qui furent tous exécutés à quelques semaines d’intervalles. Joseph « Chickie » Ciancaglini, devait s’occuper de celui de Frank Sindone, qui fut assassiné dans une ruelle le 29 Octobre 1980, de trois balles dans la tête. D’après le FBI, Joseph Ciancaglini et son ami et Capitaine, Salvatore « Chuckie » Merlino, (père de Joey Merlino), forcèrent Frank Sindone de revenir à Philadelphie, (ce dernier étant parti se cacher en Californie, quand il apprit qu’un contrat avait été lancé sur sa tête), prétextant que son affaire était finie, qu’il ne risquait plus rien. Cela était bien sur un stratagème, pour l’attraper et le tuer plus facilement. D’après, un membre de la famille de Philadelphie, Frank Sindone supplia les deux mafieux de ne pas l’exécuter, mais, un contrat lancé de la Commission et non exécuté, pouvait entrainer la mort pour Joseph Ciancaglini et Salvatore Merlino. Pour Joseph Ciancaglini, cela était le « boulot », il avait participé à plusieurs assassinats, et n’avait plus aucune pitié, de plus, dans un sens il aimait, ça, il avait déjà tué une victime avec des pics à glace. En arrivant dans la prison fédérale ou il fut incarcéré pour ce meurtre, Joseph Ciancaglini constata que les membres de sa propre famille étaient déchirés dans la guerre qu’opposé le Parrain John Stanfa et une faction rivale menée par Joey Merlino. Pour apaiser les tensions, Joseph « Joey Chang » Ciancaglini, fut nommé Underboss par John Stanfa, mais il fut brutalement criblé de balles en 1993. Ce dernier survécut miraculeusement, mais sa carrière dans la Mafia de Philadelphie était terminée. Pour se venger, John Stanfa, assassina Michael « Mikey Chang » Ciancaglini en Août 1993, ce dernier mourrut dans les bras de Joey Merlino, qui survécut quant-à lui à l’attaque, en ne prenant qu’une seule balle dans les fesses. De sa cellule, Joseph « Chickie » Ciancaglini, resta impuissant mais prit parti quand même pour la faction à John Stanfa. D’après son fils, John « Johnny Chang » Ciancaglini, qui lui n’avait pas pris parti dans ce conflit avait déclaré que son père lui avait dit : « Les seules personnes qui ont été visées dans cette affaire, c’est ma famille. Regardez mon fils, il n’est plus capable de marche et de manger correctement et mon autre fils est dans une boite. »

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RETOUR A LA CASE PRISON POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

28 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

RETOUR A LA CASE PRISON POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

En début de semaine, le juge Barclay Surrick, avait accordé une nouvelle audience aux procureurs fédéraux pour la violation de la liberté surveillée de Joey Merlino (voir photo), l’actuel parrain de la famille de Philadelphie. Vendredi dernier, le juge écouta pendant près de trois heures les discours des procureurs et des avocats de la défense, chacun d’entre eux, essayant de convaincre ce dernier de prendre la bonne décision sur Joey Merlino, et le juge a finalement décidé de suivre les conseils des procureurs fédéraux. Pour Barclay Surrick, l’actuel ou l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie, a bien violé les règles de sa libération conditionnelle, en ayant participé à une rencontre avec trois individus liés au crime organisé, dont le Capitaine John « Johnny Chang » Ciancaglini dans un bar à cigares à Boca Raton en Floride en Juin dernier. Le juge avait plusieurs solutions, et aurait très bien pu prolonger la liberté surveillée de Joey Merlino, mais ce dernier préféra le condamner à quatre mois de prison, une peine qu’il commencera à purger dans à peu près trente jours. Une peine qui une fois terminée, mettra fin à ses contraintes liées à sa liberté surveillé, mais cela peut être le moindre de ses problèmes. En effet, pendant l’audience, un détective de Broward County, qui témoigna contre Joey Merlino, affirma que ce dernier avait été enregistré une dizaine de fois pendant près de trois ans, dans des enquêtes lancées par la police d’État. Quand l’avocat de la défense Edwin Jacobs demanda au détective pourquoi la police surveillait son client, le procureur fédéral Taryn Merkyl, demanda une objection, qui fut accordée par le juge. En Mai dernier, lors d’une enquête lancée par le procureur fédéral, David Troyer, ce dernier avait demandé à Joey Merlino de s’expliquer sur ses revenus, et sur les importantes transactions financières qui avaient lieu sur son compte et celui d’un membre du crime organisé. En effet, ce dernier ne déclare aux autorités, qu’un salaire d’un simple employé dans une boite de publicité et la vie que peut mener Joey Merlino, habitant une très belle maison à Boca Raton, conduisant une voiture de luxe et ouvrant très prochainement un restaurant Italien à son nom, à de quoi préoccuper les procureurs fédéraux : « Il ne gagne presque rien, une somme presque dérisoire » déclara le procureur David Troyer. Joey Merlino était présent lors de l’audience, et resta impassible quand le juge Barclay Surrick rendit sa décision. Habillé d’un costume gris foncé, d’une chemise blanche, laissant apparaitre une montre de la marque Rolex , il préféra ne pas commenter l’issue de ce verdict et s’en alla avec sa femme et sa famille qui étaient présentes lors de l’audience La femme de Joey Merlino, Rita, se plaignait déjà de l'harcèlement des procureurs fédéraux contre son mari, une thèse qu’Edwin Jacobs rappela lors de son réquisitoire. Pour l’avocat de la défense, il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral, ne veut qu’une chose, mettre Joey Merlino en prison pour le restant de sa vie. Toujours d’après Edwin Jacobs, ces derniers n’ont toujours pas accepté, le fait que Joey Merlino puisse avoir été acquitté des meurtres dont il fut accusé au début des années 2000, il avait alors été condamné pour extorsion et purgea près de douze ans de prison dans un pénitencier fédéral, avant de sortir en 2011. De plus, il semble bizarre que pour lui, la citation à comparaitre puisse avoir été envoyée de Philadelphie, alors que Joey Merlino dépend du bureau de probations de l’État de Floride, cela montre bien pour lui, que les procureurs fédéraux vont tout faire pour rendre la vie impossible à son client. Edwin Jacobs admet quand même que son client avait « commis une erreur » en ne signalant pas à son agent de probation de sa rencontre avec John Ciancaglini, qui juge comme étant « fortuite ». Pour démontrer que cette entrevue n’était que le fruit du hasard, l’avocat de la défense fit appel à la femme de John Ciancaglini, Kathy. Cette dernière déclara que son mari lui avait raconté sa rencontre avec Joey Merlino, et qu’il était tellement gêné de le voir et par peur qu’il ait des ennuis avec la justice par la suite, il avait fait en sorte de l’éviter, sans succès. Mais pour le procureur fédéral, cela n’a rien d’une « rencontre fortuite » et demanda même pourquoi John Ciancaglini, n’est pas venu de lui-même témoigner à la barre pour prendre la défense son ami. Pour ce dernier, Joey Merlino devait être condamné car c’était une violation importante de sa liberté surveillée, de plus comment expliquer que John Ciancaglini, un Capitaine actif de la famille de Philadelphie, se retrouve dans un bar à cigares à Boca Raton, lieu ou Joey Merlino vit avec sa famille et un endroit ou il a ses habitudes, cela n’est pas très crédible…

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LE JUGE AUTORISE UNE NOUVELLE AUDIENCE CONTRE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

23 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LE JUGE AUTORISE UNE NOUVELLE AUDIENCE CONTRE L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Le juge Barclay Surrick a tranché et a finalement accordé une nouvelle audience pour les procureurs fédéraux, concernant la supposée violation conditionnelle de l’actuel ou ancien Parrain de la famille de Philadelphie, Joey Merlino. En début de mois, ce fut un Joey Merlino (voir photo), sourire aux lèvres, accompagnées de ses avocats, qui se présentèrent dans un tribunal fédéral, son retour à Philadelphie après pratiquement quatorze années d’absence, fut « célébré » par une multitude de journalistes qui l’attendaient près du tribunal pour pouvoir photographier les moindres instants. Quand il fut libéré de la prison de Terre Haute dans l’État de l’Indiana, ou il terminait de purger sa peine, Joey Merlino, s’était exilé avec sa famille à Boca Raton en Floride pour commencer une nouvelle vie, loin de la Cosa Nostra. Mais quelques mois avant la fin de ses contraintes liées à sa libération conditionnelle terminées, il fut accusé par la justice Américaine d’avoir enfreint à deux reprises les règles de sa liberté surveillée. La première fois, les procureurs fédéraux ont accusé Joey Merlino de ne pas avoir voulu répondre à des questions, dans une enquête concernant des étranges transferts d’argent sur son compte avec celui d’un membre du crime organisé. La deuxième fois, il fut accusé d’avoir participé à une réunion dans un bar à cigare à Boca Raton, avec John « Johnny Chang » Ciancaglini, un Capitaine de la famille de Philadelphie et proche allié de l’ancien Parrain, ainsi que deux individus que Joey Merlino aurait fait connaissance pendant son séjour dans une maison de transition en 2011. La nouvelle comparution de Joey Merlino avec ses avocats, qui devrait se dérouler ce vendredi, va permettre aux procureurs de détailler plus précisément les charges retenues contre lui. Le juge Barclay Surrick, n’a pas spécifié pourquoi il avait suivi les réquisitoires des procureurs, mais a seulement déclaré que le motif d’ajournement délivré par les avocats de la défense Edwin Jacobs Jr. et Michael Myers, était « hors sujet ». En effet, ces derniers avaient trouvé étrange que le gouvernement fédéral, avait émis une convocation à comparaitre à Joey Merlino seulement quelques jours avant sa fin de liberté surveillé, pour des infractions commises plusieurs mois auparavant. Mais les procureurs fédéraux avaient prétexté que si cela avait été aussi long, c’était à cause d’Edwin Jacobs, l’un des avocats de l’ancien Parrain, qui avait demandé à un Juge, un délai supplémentaire dans cette affaire. Lors de cette nouvelle audience, plusieurs questions qui intriguent fortement les procureurs pourront être posées à Joey Merlino. L’une d’entre elle, et comment ce dernier, qui a passé près de douze années dans une prison fédérale, peut vivre dans une maison luxueuse à Boca Raton en Floride avec sa famille, conduire un 4X4 dernier cri et ouvrir très prochainement un restaurant Italien à son nom de plusieurs centaine de milliers de dollars, alors que Joey Merlino, n’est « qu’un simple » salarié dans une entreprise de publicité. Pour les procureurs, il est évident que Joey Merlino a gardé des contacts très étroits avec plusieurs membres de la famille de Philadelphie. Outre, John Ciancaglini, Steve « Handsome Stevie » Mazzone, qui aurait occupé le poste d’Acting Boss pendant le procès de Joseph Ligambi et de George Borgesi (Cf : La Cosa Nostra à Philadelphie est dans l’impasse) l’année dernière, un des membres les plus influent de la famille est toujours resté très proche de Joey Merlino. Toujours d’après les procureurs, Joey Merlino toucherait régulièrement de l’argent provenant des revenus de la famille dont une partie des bénéfices des prêts usuraire et des jeux illégaux, une masse d’argent qui lui permettrait de vivre confortablement avec sa fille à Boca Raton, tout en restant éloigné du FBI.

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DELIBERATION EN COURS POUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

17 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DELIBERATION EN COURS POUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Cela faisait pratiquement quatorze ans que Joseph Merlino (voir photo) n’était pas retourné à Philadelphie. La dernière fois qu’il avait traversé la ville, c’était en 2001 dans un convoi fédéral, qui l’emmenait directement vers la prison de haute sécurité de Marion dans l’État de l’Illinois. Quand il fut libéré de prison en 2011, Joey Merlino « s’exila » avec sa famille en Floride, à Boca Raton, pour commencer une « nouvelle vie » loin de cette ville qui l’avait amené à être ce qu’il est devenu aujourd’hui, un membre initié et important de la Cosa Nostra à Philadelphie. C’est entouré de ses avocats, Edwin Jacobs Jr. et Michael Myers, que Joey Merlino se présenta dans le tribunal fédéral, le même qui l’avait condamné en 2001, a près de quatorze ans pour racket. Cette audience qui ne dura que moins de deux heures, sous la présidence du juge Barclay Surrick, devait déterminer s'il fallait lancer une procédure de violation de libération conditionnelle contre l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie, accusé d’avoir en Juin dernier, fréquenté des individus impliqués dans le crime organisé, dont le Capitaine John « Johnny Chang » Ciancaglini, ou s’il fallait tout simplement classer l’affaire. Pour convaincre le juge, les procureurs fédéraux et les avocats de la défense, avaient le droit chacun leur tour à un temps de parole. Pour Edwin Jacobs, connu pour ne défendre que des membres de la Cosa Nostra, son client, à radicalement changé de vie, désormais, il vivait heureux avec sa famille en Floride, et il ne viendrait à Philadelphie que pour certaines occasions, comme le défilé de la nouvelle année, un spectacle que Joey Merlino appréciait énormément. De plus, pour ce dernier, sa vie dans le crime organisé est désormais du passé, et il travaille à plein temps pour une boite de marketing et fait également du bénévolat dans un centre de désintoxication. Pour Edwin Jacobs, les procureurs fédéraux « harcèlent » son client, en le suivant partout : « Je pense que les agents du FBI ont mieux à faire que de suivre mon client dans un bar à cigare » déclara t’il. Mais le discours des procureurs fédéraux est complètement différent. Pour le procureur fédéral David Troyer, Joey Merlino « n’a pas un emploi du temps aussi surchargé » et il considère toujours ce dernier comme un membre « actif » de la famille de Philadelphie. Mais la question sur le rendez-vous présumé avec les autres accusés n’a jamais été soulevée pendant les débats, l’avocat de la défense Edwin Jacobs, préférant se concentrer sur les questions techniques. Pour ce dernier, il n’est pas normal que son client n'ai reçu la convocation que le 2 Septembre dernier, pour une affaire qui remonte à quelques mois auparavant. Mais le procureur fédéral s’énerva et commenta les propos d’Edwin Jacobs « d’absurdes », car si la convocation avait été si longue à être envoyée, c’est à cause d’un délai accordé aux avocats de la défense pour préparer cette audience : « Le tribunal lui a accordé un délai supplémentaire pour préparer son dossier et il en profite désormais pour en tirer à son avantage. Il faut vraiment être culotté » déclara le procureur fédéral David Troyer. Joseph Merlino écoutait très silencieusement, le procureur fédéral et son avocat se « chamailler » sur des problèmes d’ordre juridique. Vêtu d’un costume sombre, couplé d’une chemise bleue et d’une cravate fleurie, il ressemblait étrangement au célèbre Parrain de la famille Gambino au début des années 1990, John Gotti. Une partie de sa famille et plusieurs de ses amis étaient assis derrière lui pour le soutenir dont Kathy Ciancaglini, la femme de John Ciancaglini, accusé dans cette affaire, qui était assise à coté de la femme de Joey Merlino, alors que son mari, un Capitaine de la famille de Philadelphie, avait été vu par des journalistes assis sur un banc à proximité du tribunal. Quand les photographes ont remarqué sa présence et qu'ils ont commencé à avancer sur lui, ce dernier n’hésita pas à se réfugier dans une boulangerie à proximité. Au final, le juge fédéral déclara qu’il se prononcerait à une date ultérieure. S’il accepte la démarche des procureurs, alors une autre audience aura lieu pour parler plus en détails des accusations portées contre Joey Merlino, ce dernier risquerait alors au maximum une peine de douze mois dans une prison fédérale ou une prolongation de sa liberté surveillée. Par contre, s’il suit le réquisitoire des avocats, Joey Merlino, sortirait libre du tribunal et libre de toutes contraintes judiciaire.

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L'ANCIEN PARRAIN DE RETOUR A PHILADELPHIE

14 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

 L'ANCIEN PARRAIN DE RETOUR A PHILADELPHIE

Pour le FBI et les procureurs fédéraux, Joey « Skinny » Merlino (voir photo) est toujours le Parrain officiel de la famille de Philadelphie. Pour ses avocats, ce dernier, depuis sa sortie de prison, après avoir purgé près de douze ans pour racket, est un homme nouveau, qui a préféré faire sa nouvelle vie en Floride loin de ses anciens amis. Et pourtant, quelques mois avant la date de fin mettant à terme à ses conditions de liberté surveillée, Joey Merlino avait été surpris dans un bar à cigare à Boca Raton, ville ou ce dernier s’était installé depuis quelques années. Rien de dramatique vous allez dire, le problème est qu’a l’intérieur se trouvait, John « Johnny Chang » Ciancaglini, un Capitaine réputé de la famille de Philadelphie et deux individus, Brad Sirkin et Frank Fiori. Brad Sirkin a déjà eu par le passé des condamnations pour fraude électronique et blanchiment d’argent alors que Frank Fiori, est connu des autorités pour des affaires de fraude. Pour les avocats de Joey Merlino, cette rencontre est tout simplement le « fruit du hasard », leur client ne se permettrait pas de retourner en prison à seulement quelques mois de sa réelle liberté. Mais pour les procureurs fédéraux, cette rencontre n’est pas fortuite, et elle prouve bien que Joey Merlino, se moque de ses restrictions en matière de liberté surveillée et qu’il continue à « gérer » la famille de Philadelphie depuis la Floride. Mais les avocats de la défense, Edwin Jacobs Jr. et Michael Myers ont déclaré que la citation à comparaitre n’a pas été délivrée à temps par le gouvernement fédéral et que normalement au jour d’aujourd’hui, Joey Merlino n’est plus contraint à rendre des comptes à son agent de probation. Car une chose bizarre, l’infraction supposée de Joey Merlino s’était déroulée en Juin dernier, et la citation à comparaitre ne fut seulement délivré que le 2 septembre dernier, soit seulement quelques jours avant sa fin de mise en liberté surveillé. Ce document déliré aux avocats de Joey Merlino, fait apparaitre deux infractions. La première, accuse l’ancien ou l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie d’avoir refusé de répondre aux questions des procureurs, sur d’importante transaction financière qu’il aurait pu avoir avec un membre du crime organisé. Joey Merlino avait alors prétexté le cinquième amendement. Lors de sa condamnation en 2001, Joey Merlino avait été condamné à une amande de près de 300000 dollars au gouvernement fédéral, une somme qu’il n’a évidemment jamais remboursée. Mais depuis sa libération, ce dernier vit dans une villa luxueuse avec toute sa famille à Boca Raton et côtoie régulièrement les restaurants haut de gamme, ce qui a le don d’énerver les procureurs fédéraux. De plus, ils s’interrogent sur les revenues de Joey Merlino. Comment, un individu qui prétend avoir quitté sa vie dans le crime organisé, qui est un simple employé dans une entreprise de marketing, peut avoir un train de vie aussi important. La deuxième infraction est bien la rencontre avec des criminels supposés dans le bar à cigare et le gouvernement fédéral est prêt à montrer des photographies de Joey Merlino à cette rencontre avec les individus en question. L’un d’entre eux, John « Johnny Chang » Ciancaglini, est bien connu du FBI, sa famille, ayant toujours eu des liens très étroits avec la Cosa Nostra. Le « patriarche », Joseph « Chickie » Ciancaglini est un ancien Capitaine de la famille mafieuse, qui purge actuellement une peine de prison pour plusieurs meurtres, il sera libérable de prison en 2015. Son fils, Joseph « Joey Chang » Ciancaglini, un allié de Joey Merlino, fut pendant un moment l’Underboss de John Stanfa. Mais une guerre éclata entre la faction Merlino et celle du Parrain, et Joseph Ciancaglini fut criblé de balles dans un restaurant qu’il possédait, mais survécut miraculeusement. D’après la police, Joey Merlino aurait été le commanditaire de cette tentative de meurtre. Son deuxième fils, Michael « Michey Chang » Ciancaglini, lui aussi allié de Joey Merlino, fut tué pendant la guerre Stanfa/Merlino.

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"GUILTY" !!

5 Octobre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

"GUILTY" !!

Malgré la grosse performance de l’avocat de la défense dans ce procès, il n’aura fallu que cinq heures au jury, pour déclarer coupable Ron Galati, un Associé de la famille Philadelphie, de la tentative de meurtre contre Andrew Tuono et de fraude fiscale. Aucune date n’a été fixée par le juge fédéral, pour la fixation de la peine, mais Ron Galati qui est aujourd’hui âgé de 64 ans, risque au maximum près de vingt ans derrière les barreaux. D’après les journalistes présents dans le tribunal, Anthony Voci, son avocat, va essayer de convaincre le juge de faire condamner son client au maximum à une peine de vingt années dans un pénitencier fédéral, mais le fait que Ron Galati soit un récidiviste ne joue pas en sa faveur, et il pourrait très certainement terminer sa vie derrière les barreaux : « Nous ne sommes pas surpris, mais forcément très déçus » déclara Anthony Voci à la sortie du tribunal, alors que la famille de l’Associé de la famille de Philadelphie fut complètement « dévastée » par ce verdict, en particulier la sœur jumelle de Ron Galati, Renée : « Je n’arrive pas y croire. C’est une chose que mon frère n’est pas capable de faire » déclara t’elle. Le jury composé de dix femmes et deux hommes ont pensé différemment et ont préféré croire la version du procureur fédéral Jason Richardson, alors que le réquisitoire de l’avocat de la défense, avait selon plusieurs spécialités semé le doute dans le tribunal. En effet, selon ce dernier, « oui » Galati était bien coupable d’avoir orchestré la tentative de meurtre contre Andrew Tuono, mais ce n’était pas Ron Galati, mais sa fille Tiffany, une « personne arrogante et sans scrupule » qui avait « engagé » Ronald Walker, un des tireurs qui deviendra par la suite un témoin du gouvernement, une personne qu’elle connaissait très bien, pour se débarrasser de son petit-ami qui devenait de plus en plus « violent », et de mettre ce meurtre sur le dos de son père, déjà connu depuis des années par les services de police, comme étant une personne ayant des liens très étroits avec la Cosa Nostra. Mais cette version n’a pas été retenue par le jury car les témoignages des différents témoins du procureur fédéral étaient accablants. Car même si les preuves physiques manquées dans cette affaire, il y avait le témoignage de Ronald Walker, l’un des tireurs, arrêté quelques minutes seulement après la tentative de meurtre, mais aussi celui d’Alvin Matthews, son complice, qui racontèrent tous les deux que Ron Galati, leur avait proposé près de 20000 dollars pour effectuer le contrat. Pour ces derniers, l’Associé de la famille de Philadelphie, voulait voir Andrew Tuono « mort », car il avait une influence néfaste sur sa fille et « l’éloigner » d’après lui de sa famille. Mais la relation qu’entretenait Ron Galati avec sa fille, n’était pas aussi merveilleuse que l’on pouvait le croire. D’après Tiffany Galati qui témoigna dans ce procès, son père « l’harcelait » d’appels téléphoniques, près de « douze appels par jour », une attitude que Tiffany Galati ne supportait plus et avait depuis quelques temps, commençait à couper les ponts avec son père et les membres de sa famille. Mais pour Anthony Voci, ces témoignages venaient pour la plupart, d’individus dangereux, multi récidivistes, qui ne voulaient qu’éviter la prison, ne veulent rien dire, car aucune preuve matérielle reliait Ron Galati à cette tentative de meurtre : « Nous avons livré une bataille difficile. Mais chaque fois que vous avez une affaire de complot avec plusieurs témoins, il y a toujours des problèmes » déclara Anthony Voci à la sortie du tribunal. Ce dernier déclara, qu’il était quand même confiant quand les jurés avaient commencé à délibérer, surtout que peu de temps après, le président du jury avait envoyé une note au juge fédéral, prétextant être dans une « impasse ». En effet, deux jurés n’étaient pas d’accord sur la culpabilité de Ron Galati, mais le juge fédéral avait demandé aux douze personnes de se « mettre d’accord » sur un verdict. Mais après ce verdict, plusieurs spécialistes s’interrogent sur l’attitude que pourrait avoir Ron Galati, une fois sa peine validée par le juge fédéral. La première des solutions et la plus probable, serait que Ron Galati avec l’aide de son avocat, essaye de négocier une peine en dessous du maximum autorisé pour la tentative de meurtre, pour la fraude, mais aussi pour l’arnaque à l’assurance, une affaire qui sera jugée plus tard devant un tribunal d’Etat. La deuxième solution, dont plusieurs journalistes en parlent depuis son arrestation, serait que l’Associé de la famille de Philadelphie, collabore avec le gouvernement fédéral. En effet, les relations qu’il entretenait avec Joseph Merlino, le Boss actuel de la Cosa Nostra à Philadelphie, avec George Borgesi et Joseph Ligambi, actuel Consigliere et Acting Boss, peuvent intéresser les procureurs. Car pour ces derniers, il ya encore des crimes liés à la Cosa Nostra qui ne furent pas encore résolus, et le témoignage de Ron Galati, même s’il n’est pas un membre initié, pourrait faire condamner pour de bon, la hiérarchie actuel de la Cosa Nostra. Mais pour la famille Galati, il y a trop de doutes sur cette affaire pour que Ron Galati puissent être condamné, et ils sont persuadés qu’un procès en appel, pourra faire acquitter ce dernier : « Je suis dans un brouillard. C’est mon frère jumeau, c’est comme si j’avais perdu un membre » déclara sa sœur jumelle Renée Galati. Elle déclara que Vicky Galati, la femme de l’accusé, avait fêté leur quarantième anniversaire de mariage toute seule, sans son mari et sans sa fille, Tiffany, reniée depuis que cette dernière aida le gouvernement pour faire condamner son père.

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VERDICT ATTENDU POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

29 Septembre 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

VERDICT ATTENDU POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Les plaidoiries finales vont commencer ce lundi matin dans le procès contre Ron Galati, un Associé de la famille de Philadelphie accusé de deux tentatives de meurtre. Le jury composé de dix femmes et deux hommes commenceront très certainement les délibérations en fin de journée. Ron Galati qui a finalement décidé de ne pas se présenter à la barre pour donner une explication face à ses accusations, risque jusqu’à trente ans de prison, ce qui équivaut au vu de son âge avancé à une condamnation à mort. Le témoignage le plus important dans ce procès est revenu à la fille de Ron Galati, Tiffany, qui en témoignant pendant près de trois heures contre son père, a essayé de convaincre le jury que ce dernier était bien le commanditaire de la tentative de meurtre orchestrée contre son petit ami, Andrew Tuono (voir photo). Car dans ce procès, le témoignage des différents individus qui furent engagés par Ron Galati a été complètement discrédité par l’avocat de la défense, Anthony Voci. Ce dernier, a usé de tout son talent pour semer le doute dans la tête des jurés, en déclarant que les individus en question avaient décidé de témoigner seulement pour éviter la prison, qu’ils étaient et resteraient des criminels endurcis, qui enfreindraient de nouveau la loi une fois sortie de prison. Mais il a aussi réussi à semer le doute sur le témoignage de Tiffany Galati, en se demandant quelles étaient les réelles motivations du témoignage contre son propre père, car en réalité, c’était son ex petit-ami, un individu violent qui l’insultait souvent qui fut criblé de balles et non cette dernière. De plus la personnalité de Tiffany Galati fut complètement passée au crible, l’avocat de la défense étant revenu point par point sur les parties importantes de sa vie, la perte de son premier enfant, le refus par une juge d’avoir la garde de son deuxième enfant, qui pour une mère est une chose assez rare, la relation avec son ancien petit ami, un criminel notoire, connu depuis plusieurs années par les services de police. Cette technique d’interrogatoire avait un seul but, montrer au jury que Tiffany Galati, qui même si cette dernière n’a pas de casier judiciaire, n’est pas une personne crédible en raison des nombreuses zones d’ombre qui entourent son passé. Mais la question la plus importante dans ce procès est de savoir pourquoi des individus ont voulu attenter à la vie d’Andrew Tuono. Dans son allocution d’ouverture, le procureur fédéral Richardson, avait déclaré que la réponse était « simple ». Pour ce dernier Ron Galati avait demandé plusieurs fois à sa fille de rompre avec son petit-ami, et quand cette dernière refusa, il décida de s’occuper de cette affaire par lui-même, en engageant plusieurs tueurs à gages. L’un des individus engagés par Ron Galati, Ronald Walker, avait déclaré à la barre des témoins, que l’Associé de la famille de Philadelphie, lui avait proposé près de 20 000 dollars pour s’occuper de ce contrat et qu’une avance lui avait même été donnée quelques jours seulement avant la tentative de meurtre. Mais grâce à un contre-interrogatoire impeccable d’Anthony Voci, ce dernier a pu démontrer quelques incohérences dans l’histoire raconté par Ronald Walker. Il démontra que Tiffany Galati avait déjà demandé à ce dernier de « nuire » à son ex-mari, le père de son fils dont elle n’a pas eu la garde. De plus, le fait que Tiffany Galati se soit échappée la nuit du meurtre, en se sauvant dans son véhicule, sans prévenir les services de police, a fait penser qu’elle savait ce qu'il allait se passer ce soir là devant le domicile d’Andrew Tuono. Pour Anthony Voci, Tiffany Galati est « une petite princesse gâtée et manipulatrice ». Mais dans la plaidoirie finale qui commencera ce lundi, la question posée par le procureur sera simple. Pourquoi les trois individus qui ont essayé d’exécuter le contrat contre Andrew Tuono auraient menti en déclarant que c’était bien Ron Galati qui les avait engagé pour cette tentative de meurtre. Mais pour l’avocat de la défense, cela peut être aussi probable que cela soit Tiffany Galati qui est engagée les trois individus pour se débarrasser de son petit-ami qui devenait de plus en plus violent. En effet, elle connaissait déjà par le passé les tueurs à gages et elle aurait pu créer un scénario monté de toute pièce en racontant aux policiers que c’était son père qui était derrière ce meurtre et en demandant aux trois individus de dire la même chose pour sauver leur peau en cas d’arrestation. Car Ron Galati à un lourd passif dans le crime organisé et son témoignage aurait pu être remis en cause très facilement par un procureur, mais l’attitude de sa fille le soir de la tentative de meurtre, ne plaide pas en sa faveur et peut semer le doute au jury.

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