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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2017

30 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Bonanno, #Genovese, #Lucchese, #Colombo, #DeCavalcante, #Philadelphie, #Detroit, #Outfit, #Patriarca, #Buffalo

Encore une année remplie de désillusions pour les procureurs fédéraux et les agences gouvernementales en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra. L’opération East Coast lancée contre plusieurs mafieux de hauts rangs, dont des Capitaines de la famille Genovese et l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, devait redorer le blason d’un bureau fédéral en perte de vitesse depuis quelques années sur ce sujet. Au jour d’aujourd’hui, cette affaire devient actuellement une affaire très difficile à gérer pour les procureurs fédéraux, qui n’espèrent qu’une seule chose, tourner le plus rapidement la page. Pourtant, tout avait bien commencé. Le FBI avait démontré par plusieurs mois d’enquête, que la famille de Philadelphie et en particulier son Parrain, Joseph Merlnio, avait effectué du buisiness avec la famille Genovese et ses Capitaines, Pasquale « Patsy » Parrello et Eugene « Rooster » O’Nofrio. Mais au fil des mois, les procureurs avaient remarqué que deux agents du FBI en charge de la surveillance du principal témoin, un Associé de la famille Genovese, John Rubio, avaient largement transgressé le cadre légal, ce qui mènera au licenciement de l’un de ses agents. Au final, les procureurs fédéraux embarrassés de remarquer leur principal témoin complètement discréditer avant même l’ouverture des procès, ont décidé de négocier des accords de plaidoyer très avantageux avec les principaux accusés. Surement vexé d’avoir été la cause d’une future débâcle, le FBI passe une nouvelle fois à l’offensive et cibla une famille, les Lucchese. La hiérarchie mafieuse fut inculpée de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO : le meurtre, le racket, l’extorsion, encore et toujours les mêmes délits. Ces arrestations ont prouvé une nouvelle fois, que les Parrains de la Cosa Nostra, même incarcérés dans de prisons fédérales, continuent à régner sur leur empire criminel. L’année 2018 sera sans doute une année charnière pour les agences gouvernementales dans leur lutte contre la Cosa Nostra. Les prochains procès définiront sans nul doute leur future stratégie, qui devra être dessiner très rapidement. En effet, alors que la justice Américaine enchaine les échecs contre les familles mafieuses, ces dernières profitent de cette situation pour se renforcer, pour se réorganiser. Laisser ces organisations criminelles la possibilité de respirer, leur permettent de pouvoir se reconstruire, même quand on pensait qu’une famille était défunte, comme la famille de Buffalo.

 

 

La famille Genovese :

 

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Peter « Petey Red » Dichiara
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 250
Associés : + 1000

 

L’année 2016 s’était mal terminée pour la famille Genovese. L’affaire East Coast couplée avec l’opération Shark, avait démontré des ramifications entre la Roll’s Royce du crime organisé aux Etats-Unis et la famille de Philaldephie, mais aussi une implatation encoe importante à New-York. En Mai dernier Pasquale « Patsy » Parrello, l’un des Capitaines incriminés dans l’affaire East Coast décidera de plaider coupable, profitant des offres assez avantageuses des procureurs fédéraux. En Août, Venero « Benny Eggs » Mangano, un membre emblématique de la famille Génovese, qui a longtemps servi dans le panel de direction, décédé de cause naturelle à l’âge quatre vingt quinze ans. On ne sait pas si ce mafieux de la vieille école jouait encore une part importante dans les décisions familiales, mais une chose est sûre, la hiérarchie de la famille Genvose n’a pas était une seule fois inquiété par les différentes opérations menées par les agences gouvernementales. Liborio « Barney » Bellomo serait toujours l’actuel Parrain, épaulé par Peter « Petey Red » DiChiara. Opérant depuis le quartier de Cherry Streets, les activités récentes et les aller-retours incessants dans le club social détenu par l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, confirment que ce dernier joue un rôle essentiel dans la structure de la famille Genovese. Pour les autres postes ? on attendra, la famille Genovese reste encore une famille très cloisonnée confirmant ainsi sa supériorité par rapport aux quatre autres familles New-Yorkaise. A noter qu’une partie de son équipe basée à Springfield dans l’État du Massachussetts, a subi les frais de l’opération East Coast.

 

 

La famille Gambino:

 

Peter Gotti
Peter Gotti

 

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Underboss : ?
Consigliere : ?

Street Panel : Joseph « Sonny « Juliano
                      Anthony Gurino          

Membres : + 200-250
Associés : + 1000

 

 

Sans l’inculpation en Décembre dernier du Capitaine, John « Johnny Boy » Ambrosi, la famille Gambino a relativement été épargnée cette année, la raison surement à son panel de rue se trouvant en dessous de la hiérarchie mafieuse, la protégeant ainsi des des inculpations sur des agences fédérales. Seulement, sur les trois Capitaines que composent ce panel, l’un d’entre eux, John Gambino est décédé en Novembre, laissant derrière lui, d’importante connexion avec les autres mafias italiennes dans le trafic de drogue. L’année dernière, on se posait la question pour savoir si Francesco Cali était devenu ou non le nouveau Parrain, à la place d’un Domenico Cefalu devenant vieillissant et préférant prendre sa retraite. Les informations qui ont découlé de l’affaire East Coast ont démontré qu’en réalité, Peter Gotti, qui était devenu le Boss de la famille Gambino au début des années 2000, occuperait toujours cette faction et ce malgré, son incarcération pour racket et une libération prévue en 2032. Dans un sens, il semble, que pour l’actuel hiérarchie mafieuse, dirigeait principalement par des membres d’origine Sicilienne, cette organisation ne semble par pour autant les contrariés. Peter Gotti est certes toujours le Parrain, un titre plus honorifique qu’autre chose, et ils savent qu’en cas d’opération d’envergure contre la famille Gambino, le Parrain sera toujours la cible prioritaire.

 

La famille Lucchese :

 

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

 

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph DiNapoli

Membres : + 100-130
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese était surement trop tranquille. Après l’opération East Coast, le FBI décida quelques mois plus tard d’inculper une grande partie de la hiérarchie mafieuse. Steven Crea, Matthew Madonna qui était déjà incarcéré, Joseph DiNapoli, ainsi que des Capitaines et des Soldats, furent accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le racket, l’extorsion et le meurtre. Cette opération avait confirmé en partie la hiérarchie actuelle de la famille Lucchese, qui avait eu beaucoup de mal à se reconstruire après la fin de l’ère Amuso/Casso, qui avait créé un climat délétère dans cette famille, qui avait toujours été habituée à une certaine stabilité. Justement, pendant des années, les agences gouvernementales pensaient que Vittorio Amuso, l’ancien Parrain, incarcéré à perpétuité pour plusieurs meurtres, avait décidé de laisser sa place à Steven Crea, cette opération infirma le contraire. Bien qu’incarcéré dans une prison fédérale de haute sécurité, Vittorio Amuso, n’aurait jamais voulu céder son titre de Parrain.

 

 

La famille Bonanno :

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

 

Parrain : Michael « The Nose » Mancuso
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano
Underboss : ?
Consigliere : Anthony « Fat Tony » Rabito

Membres : + 100-120
Associés : + 1000

 

En 2017, l’actualité liée à la famille Bonanno, s’est concentrée en grande partie sur une seule personne, le Capitaine Vincent « Vinny » Asaro. Visiblement très énervé d’avoir vu ce dernier se faire acquitter dans l’affaire dit de la Lufthansa, les procureurs fédéraux inculpèrent Vincent Asaro, d’incendie volontaire. Ce dernier qui avait décidé de plaider coupable por la première fois de vie, a finalement été condamné après de huit années de prison, signifiant sans nul doute, la fin de son parcours criminel. La famille Bonanno est en pleine restructuration. Il ne fait plus aucun doute pour le FBI que Michael Mancuso, Parrain de cette organisation criminelle, gérait une grande partie des affaires de la famille Bonanno, depuis une prison fédérale du Texas, par le biais de différents intermédiaires, dont son propre neveu, le Soldat Franck « Frankie Boy » Salerno. Les agences gouvernementales en sont conscientes, et avait décidé transférer ce dernier dans plusieurs pénitenciers fédéraux, d’abord à Danbury dans l’État du Connecticut et désormais à Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, pour essayer de couper les liens entre sa cellule et la famille Bonanno. Mais Michael Mancuso qui est actuellement incarcéré pour des histoires de meurtre, devrait sortir de prison très prochainement en 2019 et continue à réorganiser les rangs, en intronisant de nouveaux membres. L’un d’entre eux, qui a décidé de collaborer avec le FBI, Vincent Morena, a pu enregistrer sa « cérémonie » d’intronisation, mais aussi permettre au FBI d’arrêter le Capitaine Damiano Zummo. Cette opération lancée par le FBI en Novembre dernier, a permis de confirmer une présence assez significative de la famille Bonanno au Canada, notamment dans la région d’Ontario.

 

 

La famille Colombo :

 

Carmine Persico
Carmine Persico

 

Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazo
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Fareze

Membres : + 90-110
Associés : + 1000

 

La famille Colombo reste toujours la plus petite des quatre autres familles New-Yorkaise. Gérée depuis plusieurs décennies par Carmine Persico à partir du pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, la famille Colombo n’a vraiment pas fait parler d’elle cette année. Carmine Persico a essayé, avec l’aide de ses avocats, à plusieurs reprises de sortir de prison, sans succès. Quant-à son fils, Michael Persico, un Associé de la famille Colombo, il a été condamné à cinq années de prison pour racket. Ce dernier joue un rôle déterminant dans cette organisation criminelle et malgré son simple statut d’Associé, garde une réelle influence dans les rues.

 

La famille DeCavalcante :

 

Philip Abramo
Philip Abramo

 

Parrain : ?
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 50-80
Associés : + 1000

 

Depuis le décès de Giovanni « John » Riggi, l’ancien Parrain et de Francesco « Frank » Guarani  qui faisait office d'Acting Boss et futur successeur, il est très difficile d’avoir un aperçu de l’actuel hiérarchie de la famille DeCavalcante. Encore très bien implantée dans l’État du New-Jersey, malgré la présence significative des familles Lucchese, Genovese et Gambino dans cet État, elle reste une famille stable, qui va retrouver dans les prochaines années, des membres influents, qui avaient été incarcérés au début des années 2000 après de la défection de Vincent « Vinny » Palermo. Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street », un membre influent de la famille DeCavalcante au début des années 1990, sera libérable en Janvier 2018, après avoir purgé près de quinze années pour meurtre et racket et pourrait se présenter comme un candidat sérieux au poste suprême. Charles Marjuri, qui a toujours été intéressé au poste de Parrain, pourrait être aussi une possibilité. Cette année, le Soldat Jerry Balzano avait fait le tour des médias Américains, après avoir été filmé en train d’agresser physiquement un automobiliste, un peu trop collant à son gout. En Avril dernier, il plaidera coupable, sans aucune excuse aux victimes et sera prochainement condamné à une peine maximale de deux années dans une prison d’État.

 

 

La famille de Philadelphie :

 

Joseph Merlino
Joseph Merlino

 

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Steven « Handsome Steve » Mazzone
Underboss : ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 70-80
Associés : + 500-1000

 

Encore une année assez mouvementée pour la famille de Phialdelphie, qui va voir son Parrain, Joseph Merlino, comparaitre dans les prochaines semaines dans un tribunal fédéral, pour répondre des accusations portées contre lui suite à l’affaire East Coast. Cette opération avait chamboulé quelque peut les lignes, dans cette famille jugée pour avoir un goût très prononcé par la violence et ou les clans y sont monnaie courante. En effet, il s’est avéré que Joseph Merlino avait fait du buisness avec les familles New-Yorkaise et en particulier avec la famille Genovese, sans prévenir pour autant les membres de sa famille et donc effectuer un partage équitable des bénéfices suite à ces rackets. Pour le clan Narducci, représentant les membres de la vieille école, de l’ère Scarfo, l’attitude du Parrain est surement irresponsable, une chose que les proches de Joseph Merlino essayent de tempérer le plus possible. En effet, la moindre étincelle peut déclencher une guerre de clan intestine que la famille de Philaldephie connaît très bien. Joseph Merlino avec ce procès joue à quitte ou double. Ce dernier pourrait très bien se faire acquitter et ainsi renfoncer encore plus sa position au sein de la famille de Philadelphie. Par contre, s’il est condamné à une lourde peine de prison, il est très probable que certains de ses membres, comme George Borgesi, Phil Narducci ou encore Steve Mazzone puissent se positionner pour reprendre les rênes d’une famille qui a su regarnir ses rangs ces dernières années.

 

 

La famille Patriarca :

 

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

 

Parrain : ?
Acting Boss : Carmen « The Big Cheeze « DiNunzio
Underboss : ?
Consigliere : Matthew « Good Looking Matty »Guglielmetti

Membres : + 60-70
Associés : + 500

 

Cette année, la famille Patriarca a vu son Parrain, Peter « The Crazy Horse » Limone décédé de causes naturelles. Depuis plusieurs mois déjà, Peter Limone, qui était très affaibli par des problèmes de santé, avait laissé peu à peu son pouvoir à son Acting Boss, à Carmen DiNunzio. Ce dernier à déjà une très forte réputation dans la famille Patriarca. Libéré de prison en 2015 après avoir purgé quelques années pour corruption et racket, Carmen DiNunzio à la particularité d’être très apprécié par les membres des deux factions que composent la famille Patriarca, celle de Providence dans l’État du Rode-Island et celle de Boston dans l’État du Massachusetts, ou Carmen DiNunzio est originaire et ou est situé son club social le Gemini Social Club. Carme DiNunzio est accompagné de Matthew Guglielmetti du Rhode-Island, en tant que Consigliere qui vient de purger près de dix années de prison pour trafic de drogue. La hiérarchie de la famille Patriarca est en pleine reconstruction et devrait être définitive en 2018, avec la sortie prochain du frère de Carmen, Anthony DiNunzio, qui servait déjà d’Acting Boss à la famille quand son frère était incarcéré et nul doute qu’il jouera un rôle important dans le buisiness familial ces prochaines années. A noter, qu’Anthony Spagnalo, un autre Acting Boss de la famille Patriarca vient de sortir de prison, mais devrait être rétrogradé au rang de Capitaine.

 

 

La Outfit :

 

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

 

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-60
Associés : + 500

 

La Outfit continue à gagner de l’influence dans l’État de l’Illinois, en imposant une structure solide, qui lui permet de se préparer à des futures opérations du FBI. Les membres de sa hiérarchie, sont des individus ayant passé de nombreuses années derrière les barreaux et de ce fait, démontré leur loyauté envers la Cosa Nostra. Avec l’arrivée de Salvatore DeLaurentis, la Outfit de Chicago à su réorganiser ses rangs et apaiser certaines tensions qu’il pouvait y avoir avec la faction de Cicero gérait actuellement James « Jimmy » Inendino. De part son expérience et sa très bonne connaissance de la rue, Salvatore DeLaurentis avait repris sans forcer, le pouvoir à John « No Nose » DiFronzo devenant vieillissant et plus dans les capacités une structure criminelle aussi important que la Outfit. A ses côtés, Albert Verna considéré comme l’individu le plus dangereux de Chciago selon le FBI, a le respect nécessaire pour faire passer des messages aux membres de la Outfit dans les rues. Ne voulant pas complètement désorganisé la hiérarchie mise en place par John DiFronzo, Salvatore DiLaurentis, avait gardé Marco D’Amico au poste de Consigliere, après le refus de Joseph « Joe The Builder » Andriarchi pour des raisons de santé. Alors que l’année 2017 fut relativement tranquille, l’année 2018 promet d’être plus compliquée pour la Outfit. En effet, dernièrement, le nouveau directeur du FBI en place à Chicago, a assurer que la Outfit était bien une priorité des agents fédéraux, en sachant qu’Albert Vena avait déjà était dans le collimateur des agents fédéraux 2016, quand ces derniers avaient essayé de le relier à plusieurs meurtres crapuleux, sans succès.

 

 

La Famille de Détroit :

 

Jack Giacalone
Jack Giacalone

 

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » La Piana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo
Membres : 40-50
Associés : +1000

 

La famille de Détroit continue à être l’une des familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Dirigée par Jack « Jackie The Kid » Giacalone depuis le décès de Giacomo Tocco en 2014, ce dernier a pris dès sa prise de fonction des disponibilités pour être soulagé de la pression exercée par les autorités fédérales en s’entourant d’hommes de confiance. En Acting Boss, Peter Tocco continue à faire la relation entre le Parrain et les membres sur le terrain, en transmettant les messages sur un territoire assez vaste. En Underboss, Anthony LaPiana, un mafieux de la vieille école, un criminel en col blanc, qui a des ramifications jusqu’à Chicago avec la Outfit. En Consigliere, Anthony Palazzolo, qui avait repris les fonctions après le départ en retraite de Dominic « Uncle Dom » Bommarito, qui est décédé en Janvier dernier de causes naturelles. Quatre Capitaines sont actuellement en place et l’un d’entre eux, Giuseppe D’Anna, un membre de la faction Sicilienne est sortie d’une prison fédérale après avoir purgé quelques années pour extorsion et agression. La famille de Détroit est extrêmement cloisonnée et tenue par des liens du sang, rendant la collaboration avec les autorités fédérales encore plus difficile.

 

 

La Famille de Buffalo :

 

Stefano Magaddino
Stefano Magaddino

 

Parrain : Anthony Todaro / Frank BiFulco ?
Acting Boss : ?
Underboss : Joe Violi ?
Consigliere : Victor Sansanese ?
Membres : 20-40
Associés : +200

 

On l’a pensé défunte, anéanti depuis de nombreuses années et le décès de l’ancien Parrain Joseph Todaro Sr, avait donné très peu de chance à cette organisation criminelle de se reconstruire. La famille de Buffalo reste une famille historique de la Cosa Nostra. Le premier Boss en exercice, Stefano Magaddino devint un membre permanent de la Commission, lors de la création par Charles « Lucky » Luciano. Tout est parti d’une opération du FBI en Novembre dernier accompagné de la police Canadienne contre la famille Bonanno et des membres de la NDranghetta, la mafia Calabraise. Dans les personnes inculpées figuraient des membres de la famille de Buffalo, ce qui intrigua forcément les agences gouvernementales. Les conversations audios confirmèrent leur crainte, la famille de Buffalo serait encore très active. Quand Joseph Todaro Sr repris la famille dans les années 1980, la famille de Buffalo était déjà très affaiblie et renforça ainsi ses liens avec des membres de la mafia Calabraise, basée à Hamilton dans l’Ontario pour se renforcer. Quand Joseph Todaro Sr pris sa retraite en, il confia l’ensemble de ses affaires à son fils, Joseph Todaro Jr, propriétaire de plusieurs pizzerias dans la région de Buffalo. Préférant se légitimer il se serait très vite lui aussi retiré des affaires cette famille mafieuse, sans réelle certitude pour les agents fédéraux. Ce qui se passe aujourd’hui avec la famille de Buffalo peut aussi se produire avec d’autres familles de la Cosa Nostra qu’on croient défuntes depuis de nombreuses années, en Californie par exemple.

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ACTUALITÉ CHARGÉE POUR LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

10 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

George Borgesi et Damion Canalichio
George Borgesi et Damion Canalichio

En Juillet 2013, Damion Canalichio, un Soldat dans la famille e Philadelphie, avait été condamné à onze années de prison pour racket. Reconnu pour sa violence et son tempérament sulfureux, Damion Canalichio avait été enregistré à plusieurs reprises en train de menacer un individu qui devait de l’argent à la famille de Philadelphie : « Je vais te casser ta putain de tête » déclara t’il à un mauvais payeur. Lors de son procès, quand les procureurs lui demandèrent d’ou venait son argent et comment il avait fait pour acheter une maison de près de 235 000 dollars, ce dernier ne répondit pas : « Votre argent provient des prêts usuraires, des paris, de la menace et de la violence » conclu le procureur. Récemment, Damion Canalichio a quitté un pénitencier fédéral quelque part aux Etats-Unis, pour être transféré au Métropolitan Center de Philadelphie, pour comparaitre devant un juge fédéral ces prochains jours. Avant son inculpation en 2011 pour racket, Damion Canalichio purgeait déjà une condamnation de quatre années pour trafic de stupéfiants. Normalement, et il faudrait huit années depuis sa condamnation en 2013, pour que le Soldat de la famille de Philadelphie puisse effectuer une demande de libération conditionnelle. Mais son avocat joue actuellement sur le fait que son client est incarcéré depuis 2007 et qu’il pourrait alors depuis quelque temps demander une audience pour pouvoir être libéré plus rapidement. Damion Canalichio a été repéré par le FBI au début des années 1990. A cette époque, il servait de chauffeur à l’actuel Acting Boss de la famille de Philadelphie, Steven « Handsome Stevie » Mazzone. Pour être intronisé dans la Cosa Nostra, Damion Canalichio devait faire ses preuves, et pour prouver sa loyaut, il aurait été suspecté selon le FBI, d’avoir participé à l’assassinat d’un Soldat récalcitrant, John « Johnny Gongs » Casasanto, qui aurait selon certaines rumeurs, entretenu une relation amoureuse avec la femme de Joseph Merlino. Et quand est-il actuellement du Parrain de la famille de Philadelphie ?. Depuis avoir été éclaboussé dans l’affaire East Coast, Joseh Merlino avait payé près de cinq millions de dollars pour retrouver sa liberté, et se prépare à un procès qui devrait débuter le mois prochain. Alors qu’au départ, et vu l’ampleur des preuves accumulées, Joseph Merlino avait de grande chance de passer une nouvelle fois une longue partie de sa vie derrière les barreaux, des problèmes d’intégrité, visant deux agents fédéraux qui avaient participé à l’opération East Coast, vis à vis du principal témoin John Rubeo, ont fait que désormais, le

Parrain de la famille de Philadelphie, pourrait très bien se faire acquitter des charges retenues contre lui. Aujourd’hui, Joseph Merlino, qui a refusé à plusieurs reprises de plaider coupable, se prépare à célébrer les fêtes de Noël et de nouvelle année en famille, tout en profitant d'ajuster le mieux que possible la famille de Philadelphie. Et si Joseph Merlino était condamné ?, certains de ses proches, espèrent en profiter pour prendre du galon et pourquoi pas revenir dans la hiérarchie mafieuse. George Borgesi par exemple, libéré d’une prison fédérale en 2014, après avoir été acquitté de racket, il reprit grâce à l’aide de Joseph Merlino, ses galons de Capitaine, dans son ancien secteur dans le comté de Delaware. Une fois libre de toute contrainte avec la justice Américaine, George Borges reprit sans se cacher, ses activités criminelles au sein de la famille de Philadelphie, en se rapprochant de plus en plus d'un cercle très fermé entourant Joseph Merlino composé d'amis d'enfance et des mafieux d'influence, qui gèrent les affaire au jour le jour. Il n'est pas rare de le voir tout sourire, marcher dans les rues de Philadelphie,  accompagnées de Steven Mazzone ou encore avec Dominic Grande, un Soldat ayant une forte réputation de tueur à gage. George Borgesi voudrait surement récupérer ses anciennes fonctions, à une époque, ou il se trouvait tout en haut de la pyramide, en occupant le poste de Consigliere. L’actuel Capitaine de la famille de Philadelphie, veut se montrer en un individu incontournable dans cette organisation criminelle, encore en proie à certaines tensions entres les anciens membres de la faction Scarfo et les membres de la nouvelle génération, celle de Joseph Merlino. Cette semaine, ce dernier a appris par le biais de son avocat, que les procureurs fédéraux feront appel à l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Peter Lovaglio, un individu extrêmement violent, qui n’avait pas hésiter à aveugler le propriétaire d’un restaurant de Suchi, qui lui avait manqué de respect. Ne voulant pas retourner une nouvelle fois en prison et dépouiller de toute ses responsabilités par le Parrain Michael « The Nose » Mancuso, suite à cet incident, Peter Lovaglio, avait décidé de coopérer avec les autorités fédérales.

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UN TOURNANT DÉCISIF DANS L'OPÉRATION EAST COAST

7 Octobre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

L’opération East Coast lancée en grande pompe contre plusieurs familles de la Cosa Nostra en Août 2016, est devenu un boulet trop lourd à porter pour les procureurs fédéraux en charge de ce dossier. Pourtant, tout avait bien commencé. Après cinq années d’enquête, les agents fédéraux avaient arrêté près d'une quarantaine de membres ou Associés de la Cosa Nostra, dont des personnalités influentes, comme Pasquale « Patsy » Parrello et Eugene « Rooster » ONofrio, des Capitaines de la famille Genovese, mais aussi, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie. Ces années de surveillance avaient permis de constater une certaine proximité entre les familles New-Yorkaise et la famille de Philadelphie dans divers rackets. La plupart des informations retenues par les procureurs fédéraux, avaient été recueillies par un informateur, un Associé dans la famille Genovese, John Rubeo, leur pièce maitresse. Par sa proximité avec les différents accusés dans cette affaire, dont Pasquale Parrello et Joseph Merlino, John Rubeo avait enregistré pendant plusieurs années, des centaines d’heures de conversation entre différents mafieux. Aujourd’hui, les dossiers qui sont instruits contre des membres de la Cosa Nostra doivent être « blindés ». Désormais, les jurés ont du mal à accorder leur confiance à des informateurs, des anciens criminels, la plupart des tueurs confirmés, qui viennent « balancer » leurs anciens Associés, pour éviter une longue peine de prison. La moindre défaillance peut aboutir à des acquittements en règle et cela s’est déjà vu à plusieurs reprises cette année, notamment avec le procès du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro. Mais au final, cette affaire, qui fut à la base très médiatisée risque de se terminer dans une ambiance très particulière. Très rapidement, les agents fédéraux en charge de la surveillance de John Rubeo furent relevés de leur fonction. Le motif ?, les deux agent du FBI ont largement transgressé certaines règles, comme la fuite d’informations confidentielles à des spécialistes du crime organisé aux Etats-Unis. Alors que Pasquale Parrello, le Capitaine de la famille Genovese, accepta une offre de plaidoyer et sera condamné par la suite à près de sept années derrière les barreaux, Joseph Merlino et Eugene Onofrio ont décidé de tenter leur chance dans un procès, qui devrait début débuter en Janvier prochain. Cette affaire

John Rubeo
John Rubeo

repose en grande partie grâce aux enregistrements et au futur témoignage de John Rubeo et si ce dernier devient défaillant, alors les deux mafieux accusés ont de forte chance de se faire acquitter et les avocats de la défense en sont bien conscients. L’un des agents du FBI, en charge de la surveillance de John Rubeo a été dédouané. Le deuxième quant-à lui, a été suspendu, de mauvaise augure pour les procureurs fédéraux, qui espéraient compter sur l’affaire East Coast pour redorer leur blason. Les avocats de la défense essayent actuellement de cerner le plus possible la personnalité de John Rubeo pour essayer de le discréditer le plus possible. D’après ces derniers, l’Associé de la famille Genovese, aurait utilisé, tout au long de sa coopération avec le FBI, divers tranquillisants, comme le Xanax ou encore le OxyContin, des anxiolytiques qui peuvent rapidement altérés l’état général d’un individu et former certaines incohérences dans ces propos. La question que se pose actuellement la défense, est comment John Rubeo a t’il pu se procurer ces médicaments. Avec l’ordonnance d’un médecin, ? ou de manière illégale ?, John Rubeo étant connu pour ses nombreux trafics en tout genre. Deuxième problème, l’Associé de la famille Genovese est actuellement incarcéré pour sa sécurité et les avocats de la défense ont demandé d’avoir un double des enregistrements et des e-mails envoyés par John Rubeo pendant sa détention à ses proches, surtout pendant la période ou une enquête interne avait été lancée par le FBI contre les agents en charge de sa surveillance. Une partie de ses données aurait été effacées par les procureurs fédéraux, jugeant qu’ils n’avaient pas l’obligation, selon la loi en vigueur, de donner ce genre d’informations aux avocats de la défense. Mais le juge fédéral voit ce problème sous un autre angle et ordonna aux procureurs fédéraux de donner l’ensemble des pièces voulues aux avocats de la défense, pour éviter selon lui, que les jurés ne puissent pas se décider lors du verdict final.

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UN ANCIEN REPENTI DE LA COSA NOSTRA VIENT DE DÉCÉDER

2 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Ron Previte
Ron Previte

Ron Previte un ancien Soldat de la famille de Philadelphie, devenu un collaborateur du FBI, vient de décéder d’une crise cardiaque, il avait soixante treize ans. D’origine Sicilienne par son père et Napolitaine par sa mère, Ron Previte a vécu une partie d’enfance à Hammonton dans l’État du New-Jersey. A cette époque, cette ville, qui se situait à proximité d’Atlantic City et de ces nombreux Casinos, était gangrénée par les mafieux de la Cosa Nostra. Ron Previte aurait pu très bien suivre, comme la plupart de ses amis d’enfance, une autre vie, en « travaillant » dès le départ pour la Cosa Nostra, mais ce dernier passera le concours de police et intègrera la brigade criminelle de Philadelphie. De son enfance passée dans des quartiers malfamés, Ron Previte en a gardé certaines astuces, qui lui permirent en tant que policier d’État, de racketter des proxénètes, des trafiquants de drogue ainsi que des bookmakers, tous liés de près de ou de la loin à la pègre. Protégé par son insigne, Ron Previte gagnait beaucoup d’argent tous les mois, mais ce dernier en voulait toujours plus. Le problème, est que pour gagner encore plus, il fallait désormais s’affilier à des membres de la Cosa Nostra. Pour s’investir pleinement dans son nouveau buisiness, Ron Previte préféra quitter ses fonctions dans la police, pour s’intégrer plus facilement dans ce « nouveau monde ». Une fois libre de ses mouvements, Ron Previte essaya de se faire remarquer des membres de la Cosa Nostra, en devenant, grâce à sa carrure impressionnante, un agent de sécurité dans certains casinos d’Atlantic City. C’est en effet, à l’aide de ce nouveau travail, qu’il se fit remarquer des mafieux. Reconnu très rapidement comme un Associé très efficace en affaires, Ron Previte sera intronisé dans les années 1990 et ce malgré son passé dans la police d’État.

Ron Previte (à gauche), avec John Stanfa
Ron Previte (à gauche), avec John Stanfa

En raison de son physique imposant et intimidant, Ron Previte se décrivit facilement comme un « médecin légiste » du crime organisé, son rôle était simple, récupérer par la violence l’argent des mauvais payeurs, mais aussi assassiner si nécessaire : « Si un gars me doit de l’argent et qu’il ne me paye pas, je le tue, sinon comment je fais auprès de mes supérieurs ? » déclara t’il. A la fin des années 1990, pour d’obscure raison, Ron Previte décidera de porter un micro et d’enregistrer des mafieux de la famille Philadelphie dans certaines réunions. En 1998, un fantoche, qui servait de Parrain, Ralph Natale, fut emprisonné pour violation de conditionnelle. Quelques années plus tard, Joseph Merlino, le vrai Boss et certains cadres de la famille de Philadelphie, furent inculpés de racket de meurtre. Dans ces procès, le témoignage et le rôle de Ron Previte fut jugé « déterminant », surtout que ce dernier avoua ouvertement, qu’il avait adoré ce rôle, que c’était l’un des moments les plus « excitant » de sa vie. Après ces arrestations, la justice Américaine proposa à Ron Previte d’intégrer avec sa famille, le programme de protection des témoins, une chose que l’ancien Associé de la famille de Philadelphie refusa, préférant rester dans le Sud du New-Jersey, lieu ou il avait vécu une grande partie de son enfance. Rob Previte n’était pas du tout effrayé des risques sur sa vie venant des mafieux de la Cosa Nostra, pour ce dernier, cette organisation criminelle a perdu une grande partie de son honneur depuis les années 1990, déclarant que le : « Le respect et la loyauté, avait été remplacés par la tromperie et la trahison ». Alors même, si certains de ses anciens amis n’hésitent pas à le discréditer en l’insultant de « Fat Rat », il faut dire que les interventions télévisées de Ron Previte, parlant de la Cosa Nostra, irritaient fortement ses anciens collègues mafieux.

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POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ASSASSINER UNE PERSONNE RESTE FACILE

21 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Les procureurs fédéraux sont dans une impasse. L’affaire East Coast avait fait la une des médias Américains, démontrant la collaboration entre la famille Genovese et la famille de Philadelphie dans différents rackets. Mais après plusieurs mois, il s’est avéré que le principal témoin, John Rubio, un Associé de la famille Genovese avait été encadré par des agents fédéraux, qui n’hésitaient pas à transgresser les règles. Son témoignage dans un futur procès devenait de plus en plus problématique et les procureurs fédéraux ont alors essayé de négocier des accords de plaidoyer avec les différents mafieux inculpés. Certains, comme le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello, accepta l’offre. D’autres comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie Joseph Merlino, et un autre Capitaine de la famille Genovese, Eugene « Rooster » Onofrio ont refusé le moindre accord, pensant que les problèmes liés à cette affaire, pourraient leur être favorable par la suite, lors d’un futur procès fédéral. Il fallait dont pour les procureurs fédéraux de réagir le plus rapidement possible. Les derniers procès concernant des membres de la Cosa Nostra s’étaient soldés par plusieurs échecs, il fallait donc pour la justice Américaine de sortir leur pièce maitresse, les enregistrements audio. John Rubio a pu, à de nombreuses reprises, enregistrer différents membres de la Cosa Nostra en train de parler buisiness. Sur les milliers d’heure enregistrées, une conversation intéresse fortement l’équipe des procureurs en charge de ce dossier. C’était en 2014, on était encore loin de l’opération East Coast, mais Joseph Merlino, qui était sorti d’une prison fédérale il y a près de deux ans, mais encore en liberté conditionnelle, entamait déjà des rapprochements assez appuyés avec la famille Genovese, surtout avec le Capitaine Eugene Onofrio. Lors de cette réunion, qui devait se dérouler dans l’État de la Floride, vu qu’à cette époque, Joseph Merlino était très limité dans ses déplacements, Joseph Merlino expliquait à Eugene Onofrio comment tirer le meilleur parti d’un individu, en utilisant forcément la violence physique, voire le meurtre : « C’est simple d’assassiner quelqu’un. Vous lui faites croire que vous êtes son ami, que vous allez le conduire chez vous pour discuter et dans le véhicule vous lui tirez en plein tête ». Eugène Onofrio acquiesça : « Oui cela est très facile ». Des propos qui sont en total contradiction avec ceux effectués à sa sortie de prison auprès d’un journaliste. A cette époque, installé à Boca Raton, Joseph Merlino avait déclaré vouloir se retirer de ce milieu rempli de « rats », qu’il ne pourrait plus supporter une vie carcérale : « J'ai passé trop de temps derrière les barreaux, trop de temps à l'isolement. Se lever, manger et dormir à la même heure, je ne pourrai plus le supporter ». Les propos enregistrés sont tellement gênants pour les avocats de la défense, que ces derniers ont refusé tout commentaire. Seul l’avocat d’Eugène Onofrio demande aux procureurs fédéraux, que son client puisse être jugé séparément. Le Capitaine de la famille Genovese qui gère une équipe allant de Mulberry Street à Manhattan, serait grandement embarrassé, qu’il a peur que la réputation de Joseph Merlino puisse influencer négativement un jury : « le mettre dans « le même sac ». On est loin de l’attitude que pouvait avoir les deux mafieux, qui lors de cette même soirée, se vantaient d’être comme des « frères », des « frères » qui désormais ne veulent plus se voir, pour essayer de défendre leur peau.

 

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE DEMANDE À UN JUGE FÉDÉRAL DE CLASSER L'AFFAIRE

24 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph MerlinoLe Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino (voir photo), est-il sur le point de voir ses ennuis avec la justice s’arrêtaient dans les prochains jours ?. Alors que l’opération East Coast, avait révélé sa participation dans plusieurs rackets, avec l’aide complice de la famille Genovese, Joseph Merlino avait, contrairement à ses collègues mafieux, préféré tenter sa chance dans un procès fédéral, pour plusieurs raisons. La première, était que ce dernier avait toujours défendu son cas devant un jury populaire. La deuxième raison, est que John Rubio, un ancien Associé de la famille Genovese et principal informateur du gouvernement, avait vu sa crédibilité mise à mal à cause des agents du FBI chargés de sa protection. Pour Joseph Merlino et ses avocats, il y avait assez d’éléments, pour pouvoir essayer de se faire acquitter dans un procès fédéral, surtout, que les procureurs fédéraux venaient de lui proposer une peine dérisoire, s’il décidait de plaider coupable. Mais cette semaine, nouveau coup de théâtre. John Rubio, qui devrait témoigner dans le futur procès de Joseph Merlino, aurait effacé par mégarde, une partie des enregistrements effectués avec certains mafieux de la Cosa Nostra, en essayant d’effectuer une simple mise à jour de son téléphone. Alors bien sûr, ces enregistrements audio et vidéos, avaient déjà été transmis aux autorités compétentes dans cette affaire, mais les avocats de la défense, se défendent désormais, de ne pas pouvoir certifier avec exactitude, si ces enregistrements ont bien été effectués par John Rubio, et non pas par des agents fédéraux, qui ont montré dernièrement une certaine « légèreté » dans le suivi de ce dossier. Pour Joseph Merlino, cette nouvelle information tombe à pic. Le gouvernement fédéral lui avait proposé récemment une peine de deux années de prison s’il décidait de plaider coupable. Alors que Joseph Merlino risquait à la base près de vingt années de prison s’il était reconnu coupable, ce revirement de situation montre bien que les procureurs fédéraux, ne sont pas sereins sur le déroulement de ce procès. Avec cette nouvelle affaire, les avocats de la défense auraient une chance quasi certaine de faire acquitter leur client. Si le Parrain de la famille de Philadelphie était déclaré non-coupable, alors sa position au sein de son organisation criminelle, en serait fortement renforcée. De toute façon, Joseph Merlino a demandé, par le biais de ses avocats, d de déposer une requête, pour que son procès puisse avoir lieu non pas dans un tribunal fédéral New-Yorkais, mais à Philadelphie même, dans son « fief », près de ses amis et de sa famille, dans la ville ou pour lui, tout a commencé.

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LES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA SONT-ILS EN SÉCURITÉ EN PRISON ?

18 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Gambino, #Outfit, #Lucchese, #Philadelphie

A une époque, les membres de la Cosa Nostra incarcérés dans des prisons fédérales, géraient entièrement la vie à l’intérieur des murs. En réalité, le pénitencier n’était qu’un passage obligé, pour augmenter son respect, mais qui en réalité, n’était pas si terrible que ça, au vu de l’influence que pouvait avoir les mafieux auprès des autres détenus. Aujourd’hui, la situation a changé. Les prisons fédérales sont désormais « contrôlées » par des gangs, comme les Aryan Brotherhood, la mafia Méxicaine, les Blood ou encore les Crips, des organisations criminelles qui ont une très forte influence dans la vie quotidienne d’une prison. Actuellement, les membres de la Cosa Nostra incarcérés un peu partout aux Etats-Unis, continuent à se regrouper ensemble. Dans une prison, les tensions et les histoires de familles s’estompent généralement et très souvent, il n’est pas rare de voir des membres de plusieurs familles différentes se réunir, pour augmenter leur force face à tous ces nouveaux gangs.

John GottiQuand il fut condamné à la prison à perpétuité, John Gotti, ancien Parrain de la famille Gambino, fut incarcéré à l’USP Marion, une prison de sécurité maximale située dans l’État de l’Illinois. De part sa notoriété, John Gotti aimait jouer de son influence auprès des autres détenus et même si ce dernier était incarcéré près de vingt trois heures dans sa cellule. Pendant sa seule heure de détente, John Gotti longeait les allées de son quartier disciplinaire, faisant les cents pas pour essayer de s’aérer un peu les esprits. Généralement, quand les détenus le virent arriver, ils s’écartèrent par respect, mais aussi par peur des représailles, sauf Walter Johnson. Ce dernier mit du temps à laisser le passage au Parrain de la famille Gambino. John Gotti visiblement très énervé par cet affront, l’insulta : « Fous moi le camp d’ici espèce de sale nègre. Tu ne sais pas qui je suis ? ». Walter Johnson ne broncha pas, mais le lendemain, à la même heure de détente, ce dernier frappa John Gotti à plusieurs reprises. Ce dernier surpris, tomba, et essaya de se défendre tant bien que mal, avant que des gardiens ne viennent ne les séparer. Forcément, John Gotti refusera de donner l’identité de son agresseur, préférant se charger de cette affaire lui même. Mais dans son quartier disciplinaire, John Gotti était un peu isolé. Il demanda alors aux Aryan Brotherhood, de s’occuper de Walter Johnson pour près de cent mille dollars. Cette offre fut acceptée par ce gang, qui en plus de toucher de l’argent facilement, renforcerait leur respect, en assassinant un prisonnier Afro-Américaine. Mais les autorités, sentant une vengeance se préparer, mirent Walter Johnson à l’isolement, le temps que ce dernier, puisse être quelques mois plus tard être libéré de prison.

Al CaponeAu début des années 1930, Al Capone le célèbre Parrain de la Outfit, fut condamné à près de onze années dans un pénitencier fédéral. Au départ, ce dernier fut transféré dans la prison d’Atlanta, et une visite médicale de routine révéla syphilis, le début de la fin pour celui qui dirigeait Chicago d’une main de fer. Fragilisé psychologiquement, Al Capone fut transféré par la suite dans la célèbre prison d’AlCatraz. Alors que l’ancien Parrain de la Outfit était en train de prendre sa douche, il fut poignardé à plusieurs reprises avec une paire de ciseaux par un détenu. Il terminera par la suite à l'infirmerie de la prison. La Outfit de Chicago en voyant son Parrain dans un état psychologique aussi déplorable, avait décidé depuis quelques mois de retirer ce dernier des affaires, mais aussi de son soutient pendant son incarcération.

Vittorio AmusoVittorio « Vic » Amuso est le Parrain actuel de la famille Lucchese. Incarcéré depuis le début des années 1990 à une peine de perpétuité incompressible pour plusieurs charges tenant de la loi RICO dont le racket et le meurtre. Dès son incarcération, Vic Amuso n’a jamais voulu céder le pouvoir, préférant gérant les activités criminelles de la famille Lucchese derrière les barreaux, en s’aidant de différents Acting Boss. En 1995, Vittorio Amuso était incarcéré dans la prison fédérale de Terre Haute dans l’État de l’Indiana. Le Parrain de la famille Lucchese se sentait intouchable et n’hésitait pas à critiquer le comportement de Greg Scarpa Jr, un Soldat de la famille Colombo, fils de Greg Scarpa Sr, un important Capitaine de la Cosa Nostra, qui avait collaboré avec le FBI pendant de nombreuses années. Vittorio Amuso en avait assez du comportement de Greg Scarpa Jr, qui selon lui, se « pavanait » un peu trop, alors que son père avait trahi son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. Pendant une promenade avec d‘autres prisonniers, Vittorio Amuso alla au bout de sa pensée, quand il croisa Greg Scarpa Sr : « Votre père était un rat, vous devriez avoir honte ». Greg Scarpa Sr vit rouge immédiatement et sauta sur Vittorio Amuso pour lui assener plusieurs coups de poing. Le Parrain de la famille Lucchese terminera à l’infirmerie, la Commission de la Cosa Nostra réunit en urgence, décidera par la suite de lancer un contrat contre Greg Scarpa Jr. Ce dernier, qui décidera par la suite d’aider les autorités dans sa lutte contre le terrorisme, est toujours incarcéré dans une prison fédérale.

Giovanni StanfaGiovanni « John » Stanfa, ancien Parrain de la famille de Philadelphie, a été condamné en 1995 à la prison à perpétuité pour plusieurs meurtres. A début des années 2000, alors que dernier était incarcéré dans la prison de Leavenworth dans l’Etat du Kansas, Giovanni Stanfa qui s’accommodait facilement à la vie carcérale, venait de rentrer dans la cantine de la prison. Derrière lui, deux membres d’un gang Afro-Américain étaient en train de se parler. D’après certains témoins, présents ce jour là, ces deux individus se disputaient, quelque chose se tramait. Alors que l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie était attablé, l’un des deux individus s’avança rapidement vers Giovanni Stanfa, sorti quelque chose de sa poche, une boite de soda rafistolée en arme blanche. Plusieurs coups furent portés, Giovanni Stanfa s’écroula au sol, alors que l’individu en question répéta : « Je ne suis pas un rat, c’est vous le rat ». Avant que les gardiens ne puissent intervenir, Giovanni Stanfa se leva tranquillement, commença à sourire et déclara : « Vous êtres une honte ». Sans le savoir, ce dernier venait d’adresser le « baiser de la mort » à sa victime.

Anthony CassoAnthony « Gaspipe » Casso a longtemps servi d’Underboss de la famille Lucchese. Paranoïaque, violent et doté d’un égo surdimensionné, il aura, avec l’aide de Vittorio Amuso, semé le désordre dans cette organisation criminelle. Pour éviter la prison à perpétuité, Anthony Casso décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Mais sa coopération fut jugée désastreuse. De plus, Anthony Casso, profitera de sa protection par les agences gouvernementales, pour soudoyer certains gardiens de prison et agresser certains individus, comme Salvatore « Big Sal » Miciotta, un Sodat de la famille Colombo, qui avait décidé de collaborer avec les autorités. En attendant son verdict dans plusieurs affaires, Anthony Casso était incarcéré dans une aile de la prison spécialement dédiée aux différents informateurs du gouvernement. Après le diner, alors que Salvatore Miciotta jouait aux cartes avec d’autrs prisonniers, Anthony Casso arriva par derrière et essaya d’assommer l’ancien de la famille Gambino avec un gourdin de fortune. Vu la corpulence de Salvatore Miciotta, ce coup porté, ne le chatouilla à peine. Il se leva donc, agrippa Anthony Casso par le col de sa chemise et le jeta par terre, avant que les gardiens n’interviennent.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA TENTER SA CHANCE DANS UN PROCÈS FÉDÉRAL

8 Juin 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Un spectacle, Joseph Merlino (voir photoJoseph Merlino), l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, voudrait que son procès soit un spectacle, à son image. Ce dernier a préparé le terrain depuis quelques semaines,  avec l’aide de ses avocats, et veut faire la guerre au gouvernement fédéral, leur démontrant par ce refus de plaider coupable, leur incapacité à faire condamner une personne, qu'il soupçonne d'être à la tête d'une organisation criminelle, malgré un témoin coopérant et ce malgré, plusieurs années d’enquête. Joseph Merlino veut sans doute prendre sa revanche de son procès perdu au début des années 2000, qu’il l’avait vu condamner à quatorze années de prison pour racket, extorsion et jeux illégaux. Faire comprendre au gouvernement fédéral, que la surveillance accrue du FBI depuis sa sortie de prison en Mars 2011, n’avait strictement rien donné, que ces derniers avaient simplement perdu leur temps. Joseph Merlino joue à quitte ou double. Ce dernier a refusé récemment un accord de plaidoyer des procureurs fédéraux, qui lui proposait moins de deux années derrière les barreaux. En prenant le risque de défendre sa cause dans un procès fédéral, Joseph Merlino, pourrait être condamné, s’il est reconnu coupable, à près de vingt ans derrière les barreaux, mais si ce dernier est acquitté, alors sa position au sein de la famille de Philadelphie, sera grandement renforcée. Mais pour convaincre le jury, Joseph Merlino est prêt à sortir les grands moyens. Fini Edwin Jacobs Jr, son ancien avocat, un spécialiste de la défense des membres du crime organisé. Désormais le Parrain de la famille de Philadelphie, veut s’entourer de l’ancien avocat de John Gotti Jr, qui avait réussi à le faire acquitter dans une sombre histoire de meurtre en 2009, John Meringolo. Cette affaire, l’opération East Coast, avait fait énormément de bruit, quand elle fut révélée par les médias Américains en Août 2016. Il faut dire, la famille Genovese généralement discrète, qui fait du business avec Joseph Merlino, un Parrain de la Cosa Nostra, roulant en Rolls Royce, et portant des costumes haut de gamme, avec sa Rolex habituel, est un peu contradictoire. Au fil des mois, il fut révélé que le comportement des agents fédéraux, en charge de la surveillance du principal témoin, ne fut pas jugé exemplaire. Les procureurs fédéraux décidèrent alors d’offrir des accords de plaidoyer assez généreux, pour essayer de sortir de cette histoire sans encombre. Certains, comme Pasquale « Patsy » Parrello, accepta sans sourciller. D’autres par contre, sont toujours en phase de « négociation ». Joseph Merlino aurait pu très bien accepter un accord de plaidoyer, même s’il a l’habitude de dire, qu’il n’a jamais plaider coupable de sa vie, ce qui est juste. Le problème, est que ce dernier craignait qu’en plaidant coupable des accusations portées sur ses affaires New-Yorkaise, les procureurs fédéraux décidèrent par la suite de l’inculper dans des affaires distinctes dans les États du New-Jersey la Floride.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PRÊT À PLAIDER COUPABLE ?

28 Mai 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph MerlinoJoseph Merlino (voir photo), l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie est sur le point d’accepter « une offre qu’il ne peut pas refuser ». Inculpé dans l’affaire East Coast, Joseph Merlino s’est vu proposé une offre de plaidoyer de la part des procureurs fédéraux, acceptant de diminuer considérablement sa peine de prison, s’il avouait avoir participé, avec d’autres mafieux de New-York, dans des affaires de corruption et de fraude médicale. Mais le Parrain de la famille de la Philadelphie est toujours « très en colère ». En effet, les procureurs fédéraux ont refusé de négocier un accord sur des accusations d’escroquerie, qui pourraient allonger la peine de Joseph Merlino. Dernièrement, Brad Sirkin, un Associé de la Cosa Nostra, a décidé de plaider coupable d’avoir escroqué près de cent cinquante sept millions de dollars grâce à diverses fraudes. L’arnaque ultime, consistait à faire pression sur certains médecins de prescrire certaines crèmes cicatrisantes, sans savoir que derrière, des complices liés aux mafieux, travaillant dans les assurances, remboursaient sans sourciller, entre cinquante et cent dollars le tube de crème. Joseph Merino qui a passé près de quatorze années derrière les barreaux, pourrait être condamné, si l’accord de plaidoyer est accepté par le juge fédéral, entre quatre et cinq ans dans une prison fédérale, une broutille pour celui qui risquait à la base plus de vingt ans de prison. Âgé de cinquante cinq ans, Joseph Merlino, voulait dès le départ tenter sa chance dans un procès fédéral, se vantant même, que malgré ses nombreuses arrestations, il n’avait jamais négocié le moindre accord avec la justice Américaine, surtout que le principal témoin dans cette affaire, John Rubio, avait été discrédité par les agents fédéraux en charge de sa surveillance. Mais quatre ou cinq années dans une prison fédérale, pour une affaire qui avait fait la une des médias Américains pendant plusieurs jours, est aussi une véritable aubaine. Joseph Merlino renforcerait ainsi sa position au sein de la famille de Philadelphie, en encaissant une nouvelle peine d’emprisonnement. De plus, il pourrait toujours garder un œil sur les activités criminelles de la famille de Philadelphie, en demandant à certains de ses proches de prendre le pouvoir pendant son incarcération. Dans ce dossier, Joseph Merlino, avec Pasquale Parrello, un Capitaine de la famille Genovese, qui a récemment décidé de plaider coupable et le Soldat Eugene « Rooster » O’Nofrio, sont les éléments clés de ce dossier. Ce dernier aurait refusé une offre de plaidoyer de deux années de prison et prend le risque de défendre sa cause dans un procès fédéral.

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LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE REFUSE DE PLAIDER COUPABLE

29 Avril 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph MerlinoC’est surement une offre qu’ils ne pouvaient pas refuser. En Août dernier, plusieurs membres de la Cosa Nostra, dont le Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino, et le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello furent inculpés de racket, d’extorsion, de fraude à l’assurance et de trafic d’armes. Cette enquête qui aura duré près de cinq années, a pu être possible, grâce aux enregistrements effectuées par des agents du FBI sous couverture, ainsi que des Associés de la famille Genovese, qui avaient décidé de collaborer avec la justice Américaine. L’un d’entre eux, Ronald « The Beast » Mastrovincenzo, dénommé CW-1 décèdera en 2010. Le second John Rubio, dénommé UC-1, est rentré dans le programme de protection des témoins avant une future présentation devant un tribunal. Mais alors que ce dernier risquait sa vie tous les jours pour essayer de faire arrêter ses collègues mafieux, les agents de liaison du FBI, en charge de sa sécurité, auraient été selon une lettre envoyée par les procureurs fédéraux au juge fédéral en charge du dossier, d’une certaine légèreté. En effet, ces derniers n’auraient pas pu préserver certaines communications entre eux et John Rubio. De plus, un ou plusieurs agents du FBI, auraient transmis des informations confidentielles, à un criminologue renommé aux Etats-Unis. Le problème, est que cette affaire tient essentiellement sur le témoignage de l’Associé de la famille Genovese, et les procureurs fédéraux sont persuadés que les avocats de la défense vont profiter de la « brèche » ouverte par les agents du FBI, pour essayer de discréditer le plus possible le principal témoin. Les procureurs fédéraux en sont conscients et ne veulent surtout pas revivre une autre désillusion après l’acquittement du Capitaine de l famille Bonanno Vincent Asaro, en Novembre 2015. Alors même, s’ils espéraient incarcérer pour de bon le Parrain de la famille de Philadelphie, Joseph Merlino, derrière les barreaux, des preuves prouvant une certaine irrégularité dans cette affaire, font que les procureurs fédéraux sont obligés de proposer des accords de plaidoyer avantageux, pour essayer de sortir de cette affaire la tête haute. La plupart des accusés on très vite accepté les accords proposés par la justice Américaine, mais pour Joseph Merlino et Pasquale Parrello, rien n’est encore fait. Ce dernier qui risquait une quarantaine d’années de prison, pourrait au mieux voir sa peine se réduire de moitié, inacceptable pour ses avocats. Pour Joseph Merlino, il est hors de question de négocier, surtout qu’il est conscient qu’il y a une très forte probabilité qu’il soit acquitté s’il tente sa chance dans un procès. Cela est surtout stratégique. Joseph Merlino est le Parrain d’une famille en pleine réorganisation. S’il était incarcéré, il pourrait perdre sa place au profit d’un George Borgesi, qui récupère petit à petit ses galons, ou encore au profit de Phil Narducci, un membre de la vieille école, qui n’attend qu’une chose que Joseph Merlino soit hors course pour pouvoir reprendre les rènes de la familes.

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