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UNE SEMAINE DE PROCÈS FAVORABLE POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ?

11 Février 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Le procès de Joseph Merlino continue avec le témoignage de John Rubeo, l’ancien Associé de la famille Genovese qui avait décidé de collaborer avec les autorités fédérales après une arrestation pour trafic de drogue. Ce témoignage est décisif, car John Rubeo était la pièce maitresse du gouvernement fédéral pour incriminer les différents accusés de l’opération East Coast. Le problème, c’est qu’au fil des mois, l’Associé de la famille Genovese était devenu un énorme problème à gérer. Désormais, le rôle des avocats de la défense, est de prouver que John Rubeo était un temoin peu crédible, un individu dangereux, qui avait enfreint les lois quand il était un Associé de la famille Genovese, mais aussi en tant que témoin du gouvernement. L’interrogatoire mené par l’avocat de Joseph Merlino fut clair, net, précis et a eu pour but de discréditer complètement John Rubeo devant les jurés. Sous les questions des avocats de l’actuel Parrain de la famille Philadelphie, John Rubeo avoua sous serment, d’avoir battu sa femme alors qu’il était sous protection du FBI. Avoir perçu près de cinq cent mille dollars de la part de l'agence gouvernementale, pendant ses années d’infiltration, qu’il a commis des dizaines d’infractions après avoir signé un accord de coopération avec les procureurs fédéraux. John Rubeo avoua aussi avoir menti aux agents du FBI et aux procureurs fédéraux de nombreuses fois, mais aussi d'avoir menti au Capitaine de la famille Genovese Pasquale Parrello, en continuant à vendre de la drogue pour compléter ses revenus. Sous le regard perplexe des procureurs fédéraux, qui savaient que John Rubeo avait déjà perdu toute crédibilité, l’ancien Associé de la famille Genovese s’est affiché et s'enfonça devant un jury médusé par toutes ces déclarations, confirmant une nouvelle fois, qu’il était un individu dangereux, malhonnête et qu’il ne voulait qu’une chose, ne pas terminer sa vie derrière les barreaux. Pour se défendre, John Rubeo essaya d’épingler Joseph Merlino comme une personne avide d'argent, sans grande surprise, mais aussi comme un homme volage, qui n’avait pas hésité à tromper sa femme pendant toute la durée de leur collaboration. Il faut être clair, Joseph Merlino n’est pas jugé pour adultère, mais cette déclaration n’a qu’un seul but, déstabiliser l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie pour qu’il dévoile sa réelle personnalité. Pour justifier ses propos, l’ancien Associé de la famille Genovese déclara que Joseph Merlino, avait « couché » avec une vendeuse de pharmacie, un dénommée « Zee » inculpé dans la fraude pharmaceutique lors de l’opération East Coast : « Ecoutez, il s’est fait attraper avec elle dans le même lit », déclara John Rubeo à la barre des témoins. La femme de Joseph Merlino, Deborah, présente dans le tribunal, visage marqué, ne broncha pas. Déstabilisé par cette révélation, l’avocat de Joseh Merlino, demanda de confirmer : « Il m’en a parlé oui. Il m’a même dit qu’il avait stoppé sa relation, car sa « goumada » commençait à envoyer des courriers à son domicile de Boca Raton et il avait peur que sa femme suspecte quelque chose ». Après une suspension accordée par la juge fédéral, la femme de Joseph Merlino sortie de la salle d’audience, accompagnée de Joseph Merlino, ce dernier demandant aux journalistes présents dans le tribunal de ne pas relayer cette information. Le lendemain des révélations apportées par John Rubeo sur la vie privée de Joseph Merlino, l'actuel Parrain de la famille de Philadelphie arriva au tribunal avec sa femme et salua un juré de son procès, qui attendait près de l’ascenseur : « Salut Sylvia ». Se faire interpeller par un Parrain de la Cosa Nostra peut glacer le sang à n’importe quel individu, mais la jurée a plutôt été « impréssionée » de sa « bravoure ». Elle raconta son échange au juge fédéral. Elle stipula que Joseph Merlino était entouré de plusieurs personnes, sans confirmer s’ils étaient des membres de la Cosa Nostra. Le juge confirma alors sa présence pendant le procès, tout en sermonnant le Parrain la famille de Philadelphie : « Monsieur Merlino, vous ne devez avoir aucun contact avec les jurés, même pour dire « Bonjour », est-ce que vous avez compris ? ». Joseph Merlino acquiesça.

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LE FBI A PAYÉ LES FÊTES DE NOËL DE LA COSA NOSTRA

3 Février 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese, #Philadelphie

Joseph Merlino et Eugene O'Nofrio
Joseph Merlino et Eugene O'Nofrio

Les fêtes de Noël ont toujours été une période très particulière pour les mafieux de la Cosa Nostra. Des enveloppes remplies de billets, des repas interminables devant des bonnes spécialités Italienne, mais c’est aussi une période propice pour les agences fédérales qui accroissent leur surveillance devant les clubs sociaux et les restaurant Italiens pour scruter le moindre mouvement suspect et remettre à jour leur organigramme. Avec l’opération East Coast, les agents fédéraux étaient persuadés de détenir l’affaire du siècle. Une relation entre la famille de Genovese et la famille de Philadelphie, cela ne s’était jamais vu dans l’histoire de la Cosa Nostra et la possibilité d’arrêter un Parrain et plusieurs pontes de la famille Genovese était une opportunité trop alléchante, il fallait donc sortir les gros moyens. Les agents fédéraux avaient un avantage, un informateur, un Associé de la famille Genovese, John Rubeo, qui avait décidé de coopérer avec les autorités et qui était prêt à enregistrer les mafieux en train de parler buisiness. Arrêté pour trafic de drogue, John Rubeo savait pertinemment que s’il ne faisait pas l’affaire en tant que témoin du gouvernement, il terminerait sa vie derrière les barreaux. John Rubeo avait une certaine influence et malgré son statut d’Associé, entretenait des bonnes relations avec des membres influents de la Cosa Nostra. Il savait notamment les rassembler à différentes occasions, à des endroits bien précis, comme au Four Seasons Restaurant : The Last Super, un restaurant huppé de New-York, très apprécié des mafieux de la Cosa Nostra et au Pasquale’s Rigoletto, le restaurant détenu par le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello. C’est dans ce lieu, où se mêle les gnocchis à la bolognaise et les fettuccine matriciana, que se déroula les repas de Noël entres les membres de la famille Genovese et Joseph Merlino. Pour qu’un Associé de la Cosa Nostra puisse montrer sa valeur aux membres intronisés et côtoyer des « personnalités » du crime organisé, il faut de l’argent beaucoup de liquidité. Montrer que dépenser près de vingt cinq mille dollars pour un repas rassemblant l’ensemble des acteurs de l’opération East Coast n’était pas un problème. Le FBI disposait des fonds nécessaires pour réunir tout le monde et pouvoir par la suite, lancer des inculpations contre les différents protagonistes. John Rubeo se passa pour l’intermédiaire. Il proposa à Pasquale Parrello de réunir plusieurs membres de la Cosa Nostra, dont Joseph Merlino et le Capitaine de la famille Genovese (en attente de jugement), Eugene « Rooster » O’Nofrio. C’est quelques jours avant les fêtes de noël, que près d’une vingtaine de membres et Associés de la Cosa Nostra, impliqués dans l’affaire East Coast, s’étaient réunis au Pasquale’s Rigoletto pour profiter de la bonne nourriture Italienne, mais aussi pour parler buisiness. Au total, l’addition fut salée, près de vingt cinq mille dollars de dépenser, une note qui fut payée par John Rubeo, prouvant ainsi, que malgré son statut d’Associé, il gagnait assez d’argent pour monter rapidement dans la hiérarchie mafieuse. Cette soirée fut un un triomphe pour le gouvernement fédéral. Elle leur permit de prouver que Joseph Merlino avait entamer des ramifications avec la famille Genovese dans plusieurs rackets. D’ailleurs, pour conclure cette soirée « arrosée », les trois principaux mafieux de cette affaire, Joseph Merlino, Eugene O'Nofrio et Pasquale Parrello se firent photographier ensemble, ironisant que cette photo « allait les faire arrêter », ils avaient vu juste. C’est en effet cette photo, qui fut présentée lors du procès de Joseph Merlino, qui se déroule actuellement dans un tribunal fédéral. L’avocat de la défense interrogea l’agent du FBI en charge de l’opération East Coast, lui demandant pourquoi le gouvernement fédéral avait payé une somme aussi conséquente pour un simple repas, réponse de l’intéressé : « Nous ne voulions pas au départ, mais c’est la somme que John Rubeo avait besoin ». L’avocat répliqua : « Pourquoi le contribuable doit payer une si lourde facture pour Joseph Merlino ? ». L’agent du FBI ironisa : « Il a toujours dit qu’il était fauché ». Ce fut ensuite au tour de John Rubeo de témoigner pendant plusieurs heures. Habillé du costume traditionnel d’un prisonnier fédéral, John Rubeo a passé le plus clair de son temps, à guider les interrogations des procureurs fédéraux sur certains enregistrements dévoilés aux jurés. Sur l’un d’entre eux, on pouvait entendre Joseph Merlno déclarait une certaine facilité pour assassiner un individu : « Tu le fais monter dans la voiture, tu te mets derrière et tu lui tires dans la tête ». John Rubeo certifia cet enregistrement, déclarant, qu’il avait été effectué dans un restaurant Italien, en compagnie d’Eugene O’Nofrio en 2014. Sur un autre enregistrement effectué entre Eugene O’Nofrio et John Rubeo, on pouvait entendre clairement le Capitaine de la famille Genovese, menaçait le beau-frère de John Rubeo, pour un versement de six cent dollars non effectué : « Je vais faire quoi avec lui ? Je dois lui arracher les yeux ? Je veux juste te dire qu’il a intérêt de me donner mes six cent dollars lundi ».

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LE PROCÈS DU PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VIENT DE COMMENCER

31 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Il a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, il est considéré par les agences gouvernementales comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, c’est désormais l’heure de vérité pour Joseph Melino. Son procès, découlant de l’affaire East Coast, avait été reporté de deux semaines pour raison médicale, mais dorénavant, le juge fédéral a décidé que Joseph Merlino était en pleine capacité pour se défendre et avait fixé son procès au mardi 30 Janvier, un procès qui devrait durer plusieurs semaines. Joseph Merlino peut tout perdre, mais peut aussi renforcer son respect au sein d’une famille en proie à des tensions entre certains membres. Pourtant, les procureurs fédéraux lui avaient proposé deux à trois ans derrière les barreaux s’il acceptait de plaider coupable, une peine dérisoire au vu de l’ampleur des charges qui avaient été retenues à la base, mais Joseph Merlino veut sans nul doute défier la justice Américaine, les ridiculiser une nouvelle fois aux yeux du grand public. Pour ses avocats, leur client a refusé de « plaider coupable », car selon lui, « il n’a rien fait de mal ». La sélection du jury a eu lieu ce lundi et l’affaire va se concentrer sur une seule personne, John Rubeo. Ce dernier était un Associé de la famille Genvoese, qui avait décidé de collaborer avec les autorités après une arrestation pour trafic de drogue. Sa coopération fut assez fructueuse, enregistrant des mafieux en train de parler business et reliant la famille Genovese avec la famille de Philadelphie dans certains business. Mais John Rubeo, au fil du temps, fut un boulet de plus en plus lourd à porter pour les agences gouvernementales. Il s’avéra très vite que deux agents du FBI en charge de sa surveillance, avaient transgressé certaines règles. L’un d’entre eux sera même exclu définitivement. Quelques semaines avant l’ouverture du procès, John Rubeo vit sa caution révoquée, après que le gouvernement fédéral ait appris que ce dernier avait des contacts très prononcés avec certains médias et que par la même occasion, il avait supprimé des enregistrements effectués pendant son infiltration. Dernièrement, on apprenait encore, que dans le programme de protection des témoins, John Rubeo avait été interpellé pour violence conjugale, en quelques mois sa crédibilité s’est effondré et le témoignage de l’ancien Associé de la famille Genovese risque de ne pas porter bien lourd devant un jury fédéral. Lors de la première journée d’audience, c’est un Joseph Merlino très souriant, détendu, rigolant avec certains médias Américains, leur conseillant de parier par exemple sur le prochain match des Eagles du Super Bowl, qui se présenta dans le tribunal fédéral. Pour ce dernier, les prochaines semaines de procès ne seraient qu’une formalité, pas besoin de stresser inutilement. Lors de sa première apparition, le procureur fédéral déclara au jury que cette affaire était un « cas de cupidité » : « Vous allez entendre Joseph Merlino parler de pigeons, de rats. Au final, Joseph Merlino ne s’est jamais débarrassé de ses problèmes ». Pour les avocats de la défense, Joseph Merlino est certes un « joueur dégénéré », qui a une seule faiblesse « demander de l’argent. John Rubeo a offert de l’argent à Joseph Merlino, il l’a pris, tout en stipulant qu’une fois que son restaurant marcherait, il ne l’oublierait pas ». Au final, son restaurant finira par fermer ses portes quelques mois plus tard. Continuant sur sa lancée, l’avocat de la défense déclara que les procureurs fédéraux feront appel à des criminels endurcis, qui ont décidé de coopérer avec les autorités fédérales « pour sauver leur peau ». Pourtant selon lui, Joseph Merlino avait décidé de déménager en Floride, à Boca Raton, pour vivre une vie tranquille avec sa famille, mais ses problèmes liés aux jeux étaient très vite revenus. Pour conclure cette première journée d’audience, les procureurs fédéraux firent appel à leur premier témoin, l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Peter Lovaglio qui identifia formellement Joseph Merlino comme un membre de la Cosa Nostra. Face a cette accusation, l’avocat de la défense demanda à Peter Lovaglio d’admettre aux jurés, qu’il n’avait jamais enregistré Joseph Merlino de parler d’affaires criminelles, mais qu’il avait été seulement contacté il y a seulement deux mois par les procureurs fédéraux, après leur avoir expliqué à ces derniers, qu’il avait déjà parlé à Joseph Merlino par le passé.

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JOSEPH MERLINO VOIT SON PROCÈS REPOUSSÉ D'UNE SEMAINE POUR RAISON MÉDICALE

14 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

La pression devenait-elle trop forte ? A quelques jours de l’ouverture de son procès, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, a été hospitalisé dans un hôpital de Boca Raton pour des douleurs thoraciques. Selon l’avocat de Joseph Merlino, Edwin Jacobs, spécialisé dans la défense des membres de la Cosa Nostra, son client s’était « présenté aux urgences de l’hôpital pour un essoufflement ». Selon ce dernier, les médecins ont alors décelé des « résultats anormaux » et deux « blocages significatifs ». Joseph Merlino qui est actuellement sous surveillance médicale, ne peut pas voyager pendant au moins deux semaines. Face à cette situation, le juge fédéral en charge de ce dossier, décida de repousser le procès du Parrain de la famille de la Philadelphie d’une semaine, pour permettre à ce dernier d’être en bonne santé pour pouvoir se défendre convenablement. Un autre accusé dans cette affaire, Eugene « Rosster » ONofrio, un Capitaine de la famille Genovese inculpé à côté de Joseph Merlino dans l’opération East Coast, avait vu lui aussi son procès repoussé à une date, qui reste encore à définir par le juge fédéral pour des raisons médicales. Selon ses avocats, la santé défaillante d’Eugene ONorfrio ne lui permet pas actuellement de pouvoir se présenter devant un tribunal fédéral pour répondre à des charges de rackets dont il est accusé et dont il risque près de vingt ans derrière les barreaux. Le juge, surement agacé de devoir repousser une nouvelle fois un procès d’une affaire qui commence à s’éterniser, à demander aux avocats du Capitaine de la famille Genovese, de se présenter une fois par mois dans son bureau, pour prendre une décision et ainsi fixer une date le plus rapidement possible.

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LE PROCÈS DU PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VA BIENTÔT COMMENCER

6 Janvier 2018 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie, #Genovese

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Le 16 Janvier prochain, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, va se présenter devant un tribunal fédéral à New-York, pour répondre à des accusations découlant de l’opération East Coast. Dès son arrestation Skinny Joey comme il est surnommé dans le milieu, avait payé une caution de cinq millions de dollars et avait pu alors profiter des fêtes de Noël et de fin d’année en famille. Les dernières ? au contraire, selon ses avocats, Joseph Merlino, reste très confiant. Il faut dire que depuis son intronisation dans la Cosa Nostra, le Parrain de la famille de Philadelphie, à su se forger une mentalité d'acier, en évitant plusieurs tentatives d’assassinat à son encontre, lors de la guerre interne qui avait éclaté au début des années 1990, avec l’ancien Parrain, Giovanni Staffa, mais aussi à des accusations de meurtre, dont il sera finalement acquitté. Avec l’opération East Coast, le gouvernement fédéral voulait arrêter cette mascarade qui dure depuis tant d’années et le faire incarcérer à perpétuité. Joseph Merlino à l’égo et le charisme nécessaire pour narguer et énerver les autorités fédérales. A sa sortie de prison en 2012, le Parrain de la famille à Philadelphie, s’était installé à Boca Raton, une station balnéaire située dans le comté de Palm Beach dans l’État de la Floride. D’emblée, il avait déclaré aux médias que sa vie dans la Cosa Nostra était « terminée », beaucoup trop de « rats » selon lui. Au final, quelques mois plus tard, il sera incarcéré pour une violation de libération conditionnelle et il ne faisait plus aucun doute pour les autorités fédérales, que Joseph Merlino avait bien repris les commandes de cette organisation criminelle. L’opération East Coast, comme toutes les affaires liées à la Cosa Nostra, avaient fait la une des médias Américains, mais malheureusement, elle est vite tombée à l’eau et faute à qui ? à des agents du FBI qui ont très largement transgressé le cadre légal, lors de la surveillance du principal témoin, John Rubeo, un Associé de la famille Genovese. Ce dernier pourtant, avait réalisé un énorme travail, risquant sa vie à plusieurs reprises en enregistrant durant des mois, des

conversations entre Joseph Merlino et deux Capitaines de la famille Genovese, Eugene « Rooster » ONofrio et Pasquale Parrello parlant tranquillement de racket. Mais aujourd’hui, ce témoin qui s’est vu récemment sa caution révoquée pour d’obscures raisons, est actuellement incarcéré dans un lieu tenu secret. Le témoignage d’un ancien repenti de la Cosa Nostra n’est plus tellement jugé crédible par les jurés. Pendant le procès de Joseph Merlino, celui de John Rubeo risque d’être très compliqué, et les avocats du Parrain de la famille de Philadelphie, spécialisés dans la défense des membres de la Cosa Nostra,  ne se priveront sans doute pas pour discréditer une fois de plus, ce témoin devenu trop gênant pour les procureurs fédéraux, mais aussi les agents du FBI qui viendront eux aussi témoigner à la barre. C’est surement pour cette raison, que Joseph Merlino refusa plusieurs offres de plaidoyer de la part de ces mêmes procureurs, qui lui avaient proposé une peine dérisoire pour classer cette affaire rapidement. Le Parrain de la famille de la Philadelphie sait pertinemment que dans cette affaire, il a une énorme carte à jouer et un nouvel acquittement pourrait voir réputation grandit dans sa famille. Du côté de la famille Genovese, on ne veut pas prendre de risque. L’un des accusés, le Capitaine, Eugène ONofrio, se défendra lui aussi dans un procès en fédéral, mais à une autre date. C’était une volonté du mafieux de ne pas vouloir se présenter à côté de Joseph Merlino, qui selon lui, dégage une image trop arrogante, trop flamboyante et qui pourrait l’entrainer dans sa chute. Eugene O’Nofrio a été intronisée dans une famille très cloisonnée et le style de vie de l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, il le connaît très bien avec John Gotti, l’ancien Boss des Gambino, qui avait la couverture du Times et attiré par la même occasion les autorités fédérales sur le business des familles New-Yorkaise. Selon ses avocats, ce n’est pas pour ce motif que leur client aura un procès séparé, mais seulement pour des raisons purement médicales, Eugne ONofrio veut être tout simplement en forme pour pouvoir se défendre convenablement, une demande qui fut acceptée par le juge fédéral en charge de ce dossier.

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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2017

30 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino, #Bonanno, #Genovese, #Lucchese, #Colombo, #DeCavalcante, #Philadelphie, #Detroit, #Outfit, #Patriarca, #Buffalo

Encore une année remplie de désillusions pour les procureurs fédéraux et les agences gouvernementales en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra. L’opération East Coast lancée contre plusieurs mafieux de hauts rangs, dont des Capitaines de la famille Genovese et l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, devait redorer le blason d’un bureau fédéral en perte de vitesse depuis quelques années sur ce sujet. Au jour d’aujourd’hui, cette affaire devient actuellement une affaire très difficile à gérer pour les procureurs fédéraux, qui n’espèrent qu’une seule chose, tourner le plus rapidement la page. Pourtant, tout avait bien commencé. Le FBI avait démontré par plusieurs mois d’enquête, que la famille de Philadelphie et en particulier son Parrain, Joseph Merlnio, avait effectué du buisiness avec la famille Genovese et ses Capitaines, Pasquale « Patsy » Parrello et Eugene « Rooster » O’Nofrio. Mais au fil des mois, les procureurs avaient remarqué que deux agents du FBI en charge de la surveillance du principal témoin, un Associé de la famille Genovese, John Rubio, avaient largement transgressé le cadre légal, ce qui mènera au licenciement de l’un de ses agents. Au final, les procureurs fédéraux embarrassés de remarquer leur principal témoin complètement discréditer avant même l’ouverture des procès, ont décidé de négocier des accords de plaidoyer très avantageux avec les principaux accusés. Surement vexé d’avoir été la cause d’une future débâcle, le FBI passe une nouvelle fois à l’offensive et cibla une famille, les Lucchese. La hiérarchie mafieuse fut inculpée de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO : le meurtre, le racket, l’extorsion, encore et toujours les mêmes délits. Ces arrestations ont prouvé une nouvelle fois, que les Parrains de la Cosa Nostra, même incarcérés dans de prisons fédérales, continuent à régner sur leur empire criminel. L’année 2018 sera sans doute une année charnière pour les agences gouvernementales dans leur lutte contre la Cosa Nostra. Les prochains procès définiront sans nul doute leur future stratégie, qui devra être dessiner très rapidement. En effet, alors que la justice Américaine enchaine les échecs contre les familles mafieuses, ces dernières profitent de cette situation pour se renforcer, pour se réorganiser. Laisser ces organisations criminelles la possibilité de respirer, leur permettent de pouvoir se reconstruire, même quand on pensait qu’une famille était défunte, comme la famille de Buffalo.

 

 

La famille Genovese :

 

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

 

Parrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Peter « Petey Red » Dichiara
Underboss : ?
Consigliere : ?

Membres : + 250
Associés : + 1000

 

L’année 2016 s’était mal terminée pour la famille Genovese. L’affaire East Coast couplée avec l’opération Shark, avait démontré des ramifications entre la Roll’s Royce du crime organisé aux Etats-Unis et la famille de Philaldephie, mais aussi une implatation encoe importante à New-York. En Mai dernier Pasquale « Patsy » Parrello, l’un des Capitaines incriminés dans l’affaire East Coast décidera de plaider coupable, profitant des offres assez avantageuses des procureurs fédéraux. En Août, Venero « Benny Eggs » Mangano, un membre emblématique de la famille Génovese, qui a longtemps servi dans le panel de direction, décédé de cause naturelle à l’âge quatre vingt quinze ans. On ne sait pas si ce mafieux de la vieille école jouait encore une part importante dans les décisions familiales, mais une chose est sûre, la hiérarchie de la famille Genvose n’a pas était une seule fois inquiété par les différentes opérations menées par les agences gouvernementales. Liborio « Barney » Bellomo serait toujours l’actuel Parrain, épaulé par Peter « Petey Red » DiChiara. Opérant depuis le quartier de Cherry Streets, les activités récentes et les aller-retours incessants dans le club social détenu par l’actuel Acting Boss de la famille Genovese, confirment que ce dernier joue un rôle essentiel dans la structure de la famille Genovese. Pour les autres postes ? on attendra, la famille Genovese reste encore une famille très cloisonnée confirmant ainsi sa supériorité par rapport aux quatre autres familles New-Yorkaise. A noter qu’une partie de son équipe basée à Springfield dans l’État du Massachussetts, a subi les frais de l’opération East Coast.

 

 

La famille Gambino:

 

Peter Gotti
Peter Gotti

 

Parrain : Peter « One Eye » Gotti
Acting Boss : Francesco « Frankie Boy » Cali
Underboss : ?
Consigliere : ?

Street Panel : Joseph « Sonny « Juliano
                      Anthony Gurino          

Membres : + 200-250
Associés : + 1000

 

 

Sans l’inculpation en Décembre dernier du Capitaine, John « Johnny Boy » Ambrosi, la famille Gambino a relativement été épargnée cette année, la raison surement à son panel de rue se trouvant en dessous de la hiérarchie mafieuse, la protégeant ainsi des des inculpations sur des agences fédérales. Seulement, sur les trois Capitaines que composent ce panel, l’un d’entre eux, John Gambino est décédé en Novembre, laissant derrière lui, d’importante connexion avec les autres mafias italiennes dans le trafic de drogue. L’année dernière, on se posait la question pour savoir si Francesco Cali était devenu ou non le nouveau Parrain, à la place d’un Domenico Cefalu devenant vieillissant et préférant prendre sa retraite. Les informations qui ont découlé de l’affaire East Coast ont démontré qu’en réalité, Peter Gotti, qui était devenu le Boss de la famille Gambino au début des années 2000, occuperait toujours cette faction et ce malgré, son incarcération pour racket et une libération prévue en 2032. Dans un sens, il semble, que pour l’actuel hiérarchie mafieuse, dirigeait principalement par des membres d’origine Sicilienne, cette organisation ne semble par pour autant les contrariés. Peter Gotti est certes toujours le Parrain, un titre plus honorifique qu’autre chose, et ils savent qu’en cas d’opération d’envergure contre la famille Gambino, le Parrain sera toujours la cible prioritaire.

 

La famille Lucchese :

 

Vittorio Amuso
Vittorio Amuso

 

Parrain : Vittorio « Vic » Amuso
Acting Boss : Matthew Madonna
Underboss : Steven « Wonderboy » Crea
Consigliere : Joseph DiNapoli

Membres : + 100-130
Associés : + 1000

 

La famille Lucchese était surement trop tranquille. Après l’opération East Coast, le FBI décida quelques mois plus tard d’inculper une grande partie de la hiérarchie mafieuse. Steven Crea, Matthew Madonna qui était déjà incarcéré, Joseph DiNapoli, ainsi que des Capitaines et des Soldats, furent accusés de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le racket, l’extorsion et le meurtre. Cette opération avait confirmé en partie la hiérarchie actuelle de la famille Lucchese, qui avait eu beaucoup de mal à se reconstruire après la fin de l’ère Amuso/Casso, qui avait créé un climat délétère dans cette famille, qui avait toujours été habituée à une certaine stabilité. Justement, pendant des années, les agences gouvernementales pensaient que Vittorio Amuso, l’ancien Parrain, incarcéré à perpétuité pour plusieurs meurtres, avait décidé de laisser sa place à Steven Crea, cette opération infirma le contraire. Bien qu’incarcéré dans une prison fédérale de haute sécurité, Vittorio Amuso, n’aurait jamais voulu céder son titre de Parrain.

 

 

La famille Bonanno :

 

Michael Mancuso
Michael Mancuso

 

Parrain : Michael « The Nose » Mancuso
Acting Boss : Joseph « Joe C» Cammarano
Underboss : ?
Consigliere : Anthony « Fat Tony » Rabito

Membres : + 100-120
Associés : + 1000

 

En 2017, l’actualité liée à la famille Bonanno, s’est concentrée en grande partie sur une seule personne, le Capitaine Vincent « Vinny » Asaro. Visiblement très énervé d’avoir vu ce dernier se faire acquitter dans l’affaire dit de la Lufthansa, les procureurs fédéraux inculpèrent Vincent Asaro, d’incendie volontaire. Ce dernier qui avait décidé de plaider coupable por la première fois de vie, a finalement été condamné après de huit années de prison, signifiant sans nul doute, la fin de son parcours criminel. La famille Bonanno est en pleine restructuration. Il ne fait plus aucun doute pour le FBI que Michael Mancuso, Parrain de cette organisation criminelle, gérait une grande partie des affaires de la famille Bonanno, depuis une prison fédérale du Texas, par le biais de différents intermédiaires, dont son propre neveu, le Soldat Franck « Frankie Boy » Salerno. Les agences gouvernementales en sont conscientes, et avait décidé transférer ce dernier dans plusieurs pénitenciers fédéraux, d’abord à Danbury dans l’État du Connecticut et désormais à Allenwood dans l’État de la Pennsylvanie, pour essayer de couper les liens entre sa cellule et la famille Bonanno. Mais Michael Mancuso qui est actuellement incarcéré pour des histoires de meurtre, devrait sortir de prison très prochainement en 2019 et continue à réorganiser les rangs, en intronisant de nouveaux membres. L’un d’entre eux, qui a décidé de collaborer avec le FBI, Vincent Morena, a pu enregistrer sa « cérémonie » d’intronisation, mais aussi permettre au FBI d’arrêter le Capitaine Damiano Zummo. Cette opération lancée par le FBI en Novembre dernier, a permis de confirmer une présence assez significative de la famille Bonanno au Canada, notamment dans la région d’Ontario.

 

 

La famille Colombo :

 

Carmine Persico
Carmine Persico

 

Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Andrew « Andy Mush » Russo
Underboss : Benjamin « The Claw » Castellazo
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Fareze

Membres : + 90-110
Associés : + 1000

 

La famille Colombo reste toujours la plus petite des quatre autres familles New-Yorkaise. Gérée depuis plusieurs décennies par Carmine Persico à partir du pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, la famille Colombo n’a vraiment pas fait parler d’elle cette année. Carmine Persico a essayé, avec l’aide de ses avocats, à plusieurs reprises de sortir de prison, sans succès. Quant-à son fils, Michael Persico, un Associé de la famille Colombo, il a été condamné à cinq années de prison pour racket. Ce dernier joue un rôle déterminant dans cette organisation criminelle et malgré son simple statut d’Associé, garde une réelle influence dans les rues.

 

La famille DeCavalcante :

 

Philip Abramo
Philip Abramo

 

Parrain : ?
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro

Membres : + 50-80
Associés : + 1000

 

Depuis le décès de Giovanni « John » Riggi, l’ancien Parrain et de Francesco « Frank » Guarani  qui faisait office d'Acting Boss et futur successeur, il est très difficile d’avoir un aperçu de l’actuel hiérarchie de la famille DeCavalcante. Encore très bien implantée dans l’État du New-Jersey, malgré la présence significative des familles Lucchese, Genovese et Gambino dans cet État, elle reste une famille stable, qui va retrouver dans les prochaines années, des membres influents, qui avaient été incarcérés au début des années 2000 après de la défection de Vincent « Vinny » Palermo. Philip Abramo surnommé « The King Of Wall Street », un membre influent de la famille DeCavalcante au début des années 1990, sera libérable en Janvier 2018, après avoir purgé près de quinze années pour meurtre et racket et pourrait se présenter comme un candidat sérieux au poste suprême. Charles Marjuri, qui a toujours été intéressé au poste de Parrain, pourrait être aussi une possibilité. Cette année, le Soldat Jerry Balzano avait fait le tour des médias Américains, après avoir été filmé en train d’agresser physiquement un automobiliste, un peu trop collant à son gout. En Avril dernier, il plaidera coupable, sans aucune excuse aux victimes et sera prochainement condamné à une peine maximale de deux années dans une prison d’État.

 

 

La famille de Philadelphie :

 

Joseph Merlino
Joseph Merlino

 

Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Steven « Handsome Steve » Mazzone
Underboss : ?
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi

Membres : + 70-80
Associés : + 500-1000

 

Encore une année assez mouvementée pour la famille de Phialdelphie, qui va voir son Parrain, Joseph Merlino, comparaitre dans les prochaines semaines dans un tribunal fédéral, pour répondre des accusations portées contre lui suite à l’affaire East Coast. Cette opération avait chamboulé quelque peut les lignes, dans cette famille jugée pour avoir un goût très prononcé par la violence et ou les clans y sont monnaie courante. En effet, il s’est avéré que Joseph Merlino avait fait du buisness avec les familles New-Yorkaise et en particulier avec la famille Genovese, sans prévenir pour autant les membres de sa famille et donc effectuer un partage équitable des bénéfices suite à ces rackets. Pour le clan Narducci, représentant les membres de la vieille école, de l’ère Scarfo, l’attitude du Parrain est surement irresponsable, une chose que les proches de Joseph Merlino essayent de tempérer le plus possible. En effet, la moindre étincelle peut déclencher une guerre de clan intestine que la famille de Philaldephie connaît très bien. Joseph Merlino avec ce procès joue à quitte ou double. Ce dernier pourrait très bien se faire acquitter et ainsi renfoncer encore plus sa position au sein de la famille de Philadelphie. Par contre, s’il est condamné à une lourde peine de prison, il est très probable que certains de ses membres, comme George Borgesi, Phil Narducci ou encore Steve Mazzone puissent se positionner pour reprendre les rênes d’une famille qui a su regarnir ses rangs ces dernières années.

 

 

La famille Patriarca :

 

Carmen DiNunzio
Carmen DiNunzio

 

Parrain : ?
Acting Boss : Carmen « The Big Cheeze « DiNunzio
Underboss : ?
Consigliere : Matthew « Good Looking Matty »Guglielmetti

Membres : + 60-70
Associés : + 500

 

Cette année, la famille Patriarca a vu son Parrain, Peter « The Crazy Horse » Limone décédé de causes naturelles. Depuis plusieurs mois déjà, Peter Limone, qui était très affaibli par des problèmes de santé, avait laissé peu à peu son pouvoir à son Acting Boss, à Carmen DiNunzio. Ce dernier à déjà une très forte réputation dans la famille Patriarca. Libéré de prison en 2015 après avoir purgé quelques années pour corruption et racket, Carmen DiNunzio à la particularité d’être très apprécié par les membres des deux factions que composent la famille Patriarca, celle de Providence dans l’État du Rode-Island et celle de Boston dans l’État du Massachusetts, ou Carmen DiNunzio est originaire et ou est situé son club social le Gemini Social Club. Carme DiNunzio est accompagné de Matthew Guglielmetti du Rhode-Island, en tant que Consigliere qui vient de purger près de dix années de prison pour trafic de drogue. La hiérarchie de la famille Patriarca est en pleine reconstruction et devrait être définitive en 2018, avec la sortie prochain du frère de Carmen, Anthony DiNunzio, qui servait déjà d’Acting Boss à la famille quand son frère était incarcéré et nul doute qu’il jouera un rôle important dans le buisiness familial ces prochaines années. A noter, qu’Anthony Spagnalo, un autre Acting Boss de la famille Patriarca vient de sortir de prison, mais devrait être rétrogradé au rang de Capitaine.

 

 

La Outfit :

 

Salvatore DeLaurentis
Salvatore DeLaurentis

 

Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : Marco D’Amico

Membres : + 40-60
Associés : + 500

 

La Outfit continue à gagner de l’influence dans l’État de l’Illinois, en imposant une structure solide, qui lui permet de se préparer à des futures opérations du FBI. Les membres de sa hiérarchie, sont des individus ayant passé de nombreuses années derrière les barreaux et de ce fait, démontré leur loyauté envers la Cosa Nostra. Avec l’arrivée de Salvatore DeLaurentis, la Outfit de Chicago à su réorganiser ses rangs et apaiser certaines tensions qu’il pouvait y avoir avec la faction de Cicero gérait actuellement James « Jimmy » Inendino. De part son expérience et sa très bonne connaissance de la rue, Salvatore DeLaurentis avait repris sans forcer, le pouvoir à John « No Nose » DiFronzo devenant vieillissant et plus dans les capacités une structure criminelle aussi important que la Outfit. A ses côtés, Albert Verna considéré comme l’individu le plus dangereux de Chciago selon le FBI, a le respect nécessaire pour faire passer des messages aux membres de la Outfit dans les rues. Ne voulant pas complètement désorganisé la hiérarchie mise en place par John DiFronzo, Salvatore DiLaurentis, avait gardé Marco D’Amico au poste de Consigliere, après le refus de Joseph « Joe The Builder » Andriarchi pour des raisons de santé. Alors que l’année 2017 fut relativement tranquille, l’année 2018 promet d’être plus compliquée pour la Outfit. En effet, dernièrement, le nouveau directeur du FBI en place à Chicago, a assurer que la Outfit était bien une priorité des agents fédéraux, en sachant qu’Albert Vena avait déjà était dans le collimateur des agents fédéraux 2016, quand ces derniers avaient essayé de le relier à plusieurs meurtres crapuleux, sans succès.

 

 

La Famille de Détroit :

 

Jack Giacalone
Jack Giacalone

 

Parrain : Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » La Piana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo
Membres : 40-50
Associés : +1000

 

La famille de Détroit continue à être l’une des familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Dirigée par Jack « Jackie The Kid » Giacalone depuis le décès de Giacomo Tocco en 2014, ce dernier a pris dès sa prise de fonction des disponibilités pour être soulagé de la pression exercée par les autorités fédérales en s’entourant d’hommes de confiance. En Acting Boss, Peter Tocco continue à faire la relation entre le Parrain et les membres sur le terrain, en transmettant les messages sur un territoire assez vaste. En Underboss, Anthony LaPiana, un mafieux de la vieille école, un criminel en col blanc, qui a des ramifications jusqu’à Chicago avec la Outfit. En Consigliere, Anthony Palazzolo, qui avait repris les fonctions après le départ en retraite de Dominic « Uncle Dom » Bommarito, qui est décédé en Janvier dernier de causes naturelles. Quatre Capitaines sont actuellement en place et l’un d’entre eux, Giuseppe D’Anna, un membre de la faction Sicilienne est sortie d’une prison fédérale après avoir purgé quelques années pour extorsion et agression. La famille de Détroit est extrêmement cloisonnée et tenue par des liens du sang, rendant la collaboration avec les autorités fédérales encore plus difficile.

 

 

La Famille de Buffalo :

 

Stefano Magaddino
Stefano Magaddino

 

Parrain : Anthony Todaro / Frank BiFulco ?
Acting Boss : ?
Underboss : Joe Violi ?
Consigliere : Victor Sansanese ?
Membres : 20-40
Associés : +200

 

On l’a pensé défunte, anéanti depuis de nombreuses années et le décès de l’ancien Parrain Joseph Todaro Sr, avait donné très peu de chance à cette organisation criminelle de se reconstruire. La famille de Buffalo reste une famille historique de la Cosa Nostra. Le premier Boss en exercice, Stefano Magaddino devint un membre permanent de la Commission, lors de la création par Charles « Lucky » Luciano. Tout est parti d’une opération du FBI en Novembre dernier accompagné de la police Canadienne contre la famille Bonanno et des membres de la NDranghetta, la mafia Calabraise. Dans les personnes inculpées figuraient des membres de la famille de Buffalo, ce qui intrigua forcément les agences gouvernementales. Les conversations audios confirmèrent leur crainte, la famille de Buffalo serait encore très active. Quand Joseph Todaro Sr repris la famille dans les années 1980, la famille de Buffalo était déjà très affaiblie et renforça ainsi ses liens avec des membres de la mafia Calabraise, basée à Hamilton dans l’Ontario pour se renforcer. Quand Joseph Todaro Sr pris sa retraite en, il confia l’ensemble de ses affaires à son fils, Joseph Todaro Jr, propriétaire de plusieurs pizzerias dans la région de Buffalo. Préférant se légitimer il se serait très vite lui aussi retiré des affaires cette famille mafieuse, sans réelle certitude pour les agents fédéraux. Ce qui se passe aujourd’hui avec la famille de Buffalo peut aussi se produire avec d’autres familles de la Cosa Nostra qu’on croient défuntes depuis de nombreuses années, en Californie par exemple.

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ACTUALITÉ CHARGÉE POUR LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

10 Décembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

George Borgesi et Damion Canalichio
George Borgesi et Damion Canalichio

En Juillet 2013, Damion Canalichio, un Soldat dans la famille e Philadelphie, avait été condamné à onze années de prison pour racket. Reconnu pour sa violence et son tempérament sulfureux, Damion Canalichio avait été enregistré à plusieurs reprises en train de menacer un individu qui devait de l’argent à la famille de Philadelphie : « Je vais te casser ta putain de tête » déclara t’il à un mauvais payeur. Lors de son procès, quand les procureurs lui demandèrent d’ou venait son argent et comment il avait fait pour acheter une maison de près de 235 000 dollars, ce dernier ne répondit pas : « Votre argent provient des prêts usuraires, des paris, de la menace et de la violence » conclu le procureur. Récemment, Damion Canalichio a quitté un pénitencier fédéral quelque part aux Etats-Unis, pour être transféré au Métropolitan Center de Philadelphie, pour comparaitre devant un juge fédéral ces prochains jours. Avant son inculpation en 2011 pour racket, Damion Canalichio purgeait déjà une condamnation de quatre années pour trafic de stupéfiants. Normalement, et il faudrait huit années depuis sa condamnation en 2013, pour que le Soldat de la famille de Philadelphie puisse effectuer une demande de libération conditionnelle. Mais son avocat joue actuellement sur le fait que son client est incarcéré depuis 2007 et qu’il pourrait alors depuis quelque temps demander une audience pour pouvoir être libéré plus rapidement. Damion Canalichio a été repéré par le FBI au début des années 1990. A cette époque, il servait de chauffeur à l’actuel Acting Boss de la famille de Philadelphie, Steven « Handsome Stevie » Mazzone. Pour être intronisé dans la Cosa Nostra, Damion Canalichio devait faire ses preuves, et pour prouver sa loyaut, il aurait été suspecté selon le FBI, d’avoir participé à l’assassinat d’un Soldat récalcitrant, John « Johnny Gongs » Casasanto, qui aurait selon certaines rumeurs, entretenu une relation amoureuse avec la femme de Joseph Merlino. Et quand est-il actuellement du Parrain de la famille de Philadelphie ?. Depuis avoir été éclaboussé dans l’affaire East Coast, Joseh Merlino avait payé près de cinq millions de dollars pour retrouver sa liberté, et se prépare à un procès qui devrait débuter le mois prochain. Alors qu’au départ, et vu l’ampleur des preuves accumulées, Joseph Merlino avait de grande chance de passer une nouvelle fois une longue partie de sa vie derrière les barreaux, des problèmes d’intégrité, visant deux agents fédéraux qui avaient participé à l’opération East Coast, vis à vis du principal témoin John Rubeo, ont fait que désormais, le

Parrain de la famille de Philadelphie, pourrait très bien se faire acquitter des charges retenues contre lui. Aujourd’hui, Joseph Merlino, qui a refusé à plusieurs reprises de plaider coupable, se prépare à célébrer les fêtes de Noël et de nouvelle année en famille, tout en profitant d'ajuster le mieux que possible la famille de Philadelphie. Et si Joseph Merlino était condamné ?, certains de ses proches, espèrent en profiter pour prendre du galon et pourquoi pas revenir dans la hiérarchie mafieuse. George Borgesi par exemple, libéré d’une prison fédérale en 2014, après avoir été acquitté de racket, il reprit grâce à l’aide de Joseph Merlino, ses galons de Capitaine, dans son ancien secteur dans le comté de Delaware. Une fois libre de toute contrainte avec la justice Américaine, George Borges reprit sans se cacher, ses activités criminelles au sein de la famille de Philadelphie, en se rapprochant de plus en plus d'un cercle très fermé entourant Joseph Merlino composé d'amis d'enfance et des mafieux d'influence, qui gèrent les affaire au jour le jour. Il n'est pas rare de le voir tout sourire, marcher dans les rues de Philadelphie,  accompagnées de Steven Mazzone ou encore avec Dominic Grande, un Soldat ayant une forte réputation de tueur à gage. George Borgesi voudrait surement récupérer ses anciennes fonctions, à une époque, ou il se trouvait tout en haut de la pyramide, en occupant le poste de Consigliere. L’actuel Capitaine de la famille de Philadelphie, veut se montrer en un individu incontournable dans cette organisation criminelle, encore en proie à certaines tensions entres les anciens membres de la faction Scarfo et les membres de la nouvelle génération, celle de Joseph Merlino. Cette semaine, ce dernier a appris par le biais de son avocat, que les procureurs fédéraux feront appel à l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Peter Lovaglio, un individu extrêmement violent, qui n’avait pas hésiter à aveugler le propriétaire d’un restaurant de Suchi, qui lui avait manqué de respect. Ne voulant pas retourner une nouvelle fois en prison et dépouiller de toute ses responsabilités par le Parrain Michael « The Nose » Mancuso, suite à cet incident, Peter Lovaglio, avait décidé de coopérer avec les autorités fédérales.

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UN TOURNANT DÉCISIF DANS L'OPÉRATION EAST COAST

7 Octobre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

L’opération East Coast lancée en grande pompe contre plusieurs familles de la Cosa Nostra en Août 2016, est devenu un boulet trop lourd à porter pour les procureurs fédéraux en charge de ce dossier. Pourtant, tout avait bien commencé. Après cinq années d’enquête, les agents fédéraux avaient arrêté près d'une quarantaine de membres ou Associés de la Cosa Nostra, dont des personnalités influentes, comme Pasquale « Patsy » Parrello et Eugene « Rooster » ONofrio, des Capitaines de la famille Genovese, mais aussi, Joseph Merlino, l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie. Ces années de surveillance avaient permis de constater une certaine proximité entre les familles New-Yorkaise et la famille de Philadelphie dans divers rackets. La plupart des informations retenues par les procureurs fédéraux, avaient été recueillies par un informateur, un Associé dans la famille Genovese, John Rubeo, leur pièce maitresse. Par sa proximité avec les différents accusés dans cette affaire, dont Pasquale Parrello et Joseph Merlino, John Rubeo avait enregistré pendant plusieurs années, des centaines d’heures de conversation entre différents mafieux. Aujourd’hui, les dossiers qui sont instruits contre des membres de la Cosa Nostra doivent être « blindés ». Désormais, les jurés ont du mal à accorder leur confiance à des informateurs, des anciens criminels, la plupart des tueurs confirmés, qui viennent « balancer » leurs anciens Associés, pour éviter une longue peine de prison. La moindre défaillance peut aboutir à des acquittements en règle et cela s’est déjà vu à plusieurs reprises cette année, notamment avec le procès du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro. Mais au final, cette affaire, qui fut à la base très médiatisée risque de se terminer dans une ambiance très particulière. Très rapidement, les agents fédéraux en charge de la surveillance de John Rubeo furent relevés de leur fonction. Le motif ?, les deux agent du FBI ont largement transgressé certaines règles, comme la fuite d’informations confidentielles à des spécialistes du crime organisé aux Etats-Unis. Alors que Pasquale Parrello, le Capitaine de la famille Genovese, accepta une offre de plaidoyer et sera condamné par la suite à près de sept années derrière les barreaux, Joseph Merlino et Eugene Onofrio ont décidé de tenter leur chance dans un procès, qui devrait début débuter en Janvier prochain. Cette affaire

John Rubeo
John Rubeo

repose en grande partie grâce aux enregistrements et au futur témoignage de John Rubeo et si ce dernier devient défaillant, alors les deux mafieux accusés ont de forte chance de se faire acquitter et les avocats de la défense en sont bien conscients. L’un des agents du FBI, en charge de la surveillance de John Rubeo a été dédouané. Le deuxième quant-à lui, a été suspendu, de mauvaise augure pour les procureurs fédéraux, qui espéraient compter sur l’affaire East Coast pour redorer leur blason. Les avocats de la défense essayent actuellement de cerner le plus possible la personnalité de John Rubeo pour essayer de le discréditer le plus possible. D’après ces derniers, l’Associé de la famille Genovese, aurait utilisé, tout au long de sa coopération avec le FBI, divers tranquillisants, comme le Xanax ou encore le OxyContin, des anxiolytiques qui peuvent rapidement altérés l’état général d’un individu et former certaines incohérences dans ces propos. La question que se pose actuellement la défense, est comment John Rubeo a t’il pu se procurer ces médicaments. Avec l’ordonnance d’un médecin, ? ou de manière illégale ?, John Rubeo étant connu pour ses nombreux trafics en tout genre. Deuxième problème, l’Associé de la famille Genovese est actuellement incarcéré pour sa sécurité et les avocats de la défense ont demandé d’avoir un double des enregistrements et des e-mails envoyés par John Rubeo pendant sa détention à ses proches, surtout pendant la période ou une enquête interne avait été lancée par le FBI contre les agents en charge de sa surveillance. Une partie de ses données aurait été effacées par les procureurs fédéraux, jugeant qu’ils n’avaient pas l’obligation, selon la loi en vigueur, de donner ce genre d’informations aux avocats de la défense. Mais le juge fédéral voit ce problème sous un autre angle et ordonna aux procureurs fédéraux de donner l’ensemble des pièces voulues aux avocats de la défense, pour éviter selon lui, que les jurés ne puissent pas se décider lors du verdict final.

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UN ANCIEN REPENTI DE LA COSA NOSTRA VIENT DE DÉCÉDER

2 Septembre 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Ron Previte
Ron Previte

Ron Previte un ancien Soldat de la famille de Philadelphie, devenu un collaborateur du FBI, vient de décéder d’une crise cardiaque, il avait soixante treize ans. D’origine Sicilienne par son père et Napolitaine par sa mère, Ron Previte a vécu une partie d’enfance à Hammonton dans l’État du New-Jersey. A cette époque, cette ville, qui se situait à proximité d’Atlantic City et de ces nombreux Casinos, était gangrénée par les mafieux de la Cosa Nostra. Ron Previte aurait pu très bien suivre, comme la plupart de ses amis d’enfance, une autre vie, en « travaillant » dès le départ pour la Cosa Nostra, mais ce dernier passera le concours de police et intègrera la brigade criminelle de Philadelphie. De son enfance passée dans des quartiers malfamés, Ron Previte en a gardé certaines astuces, qui lui permirent en tant que policier d’État, de racketter des proxénètes, des trafiquants de drogue ainsi que des bookmakers, tous liés de près de ou de la loin à la pègre. Protégé par son insigne, Ron Previte gagnait beaucoup d’argent tous les mois, mais ce dernier en voulait toujours plus. Le problème, est que pour gagner encore plus, il fallait désormais s’affilier à des membres de la Cosa Nostra. Pour s’investir pleinement dans son nouveau buisiness, Ron Previte préféra quitter ses fonctions dans la police, pour s’intégrer plus facilement dans ce « nouveau monde ». Une fois libre de ses mouvements, Ron Previte essaya de se faire remarquer des membres de la Cosa Nostra, en devenant, grâce à sa carrure impressionnante, un agent de sécurité dans certains casinos d’Atlantic City. C’est en effet, à l’aide de ce nouveau travail, qu’il se fit remarquer des mafieux. Reconnu très rapidement comme un Associé très efficace en affaires, Ron Previte sera intronisé dans les années 1990 et ce malgré son passé dans la police d’État.

Ron Previte (à gauche), avec John Stanfa
Ron Previte (à gauche), avec John Stanfa

En raison de son physique imposant et intimidant, Ron Previte se décrivit facilement comme un « médecin légiste » du crime organisé, son rôle était simple, récupérer par la violence l’argent des mauvais payeurs, mais aussi assassiner si nécessaire : « Si un gars me doit de l’argent et qu’il ne me paye pas, je le tue, sinon comment je fais auprès de mes supérieurs ? » déclara t’il. A la fin des années 1990, pour d’obscure raison, Ron Previte décidera de porter un micro et d’enregistrer des mafieux de la famille Philadelphie dans certaines réunions. En 1998, un fantoche, qui servait de Parrain, Ralph Natale, fut emprisonné pour violation de conditionnelle. Quelques années plus tard, Joseph Merlino, le vrai Boss et certains cadres de la famille de Philadelphie, furent inculpés de racket de meurtre. Dans ces procès, le témoignage et le rôle de Ron Previte fut jugé « déterminant », surtout que ce dernier avoua ouvertement, qu’il avait adoré ce rôle, que c’était l’un des moments les plus « excitant » de sa vie. Après ces arrestations, la justice Américaine proposa à Ron Previte d’intégrer avec sa famille, le programme de protection des témoins, une chose que l’ancien Associé de la famille de Philadelphie refusa, préférant rester dans le Sud du New-Jersey, lieu ou il avait vécu une grande partie de son enfance. Rob Previte n’était pas du tout effrayé des risques sur sa vie venant des mafieux de la Cosa Nostra, pour ce dernier, cette organisation criminelle a perdu une grande partie de son honneur depuis les années 1990, déclarant que le : « Le respect et la loyauté, avait été remplacés par la tromperie et la trahison ». Alors même, si certains de ses anciens amis n’hésitent pas à le discréditer en l’insultant de « Fat Rat », il faut dire que les interventions télévisées de Ron Previte, parlant de la Cosa Nostra, irritaient fortement ses anciens collègues mafieux.

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POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ASSASSINER UNE PERSONNE RESTE FACILE

21 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Les procureurs fédéraux sont dans une impasse. L’affaire East Coast avait fait la une des médias Américains, démontrant la collaboration entre la famille Genovese et la famille de Philadelphie dans différents rackets. Mais après plusieurs mois, il s’est avéré que le principal témoin, John Rubio, un Associé de la famille Genovese avait été encadré par des agents fédéraux, qui n’hésitaient pas à transgresser les règles. Son témoignage dans un futur procès devenait de plus en plus problématique et les procureurs fédéraux ont alors essayé de négocier des accords de plaidoyer avec les différents mafieux inculpés. Certains, comme le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello, accepta l’offre. D’autres comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie Joseph Merlino, et un autre Capitaine de la famille Genovese, Eugene « Rooster » Onofrio ont refusé le moindre accord, pensant que les problèmes liés à cette affaire, pourraient leur être favorable par la suite, lors d’un futur procès fédéral. Il fallait dont pour les procureurs fédéraux de réagir le plus rapidement possible. Les derniers procès concernant des membres de la Cosa Nostra s’étaient soldés par plusieurs échecs, il fallait donc pour la justice Américaine de sortir leur pièce maitresse, les enregistrements audio. John Rubio a pu, à de nombreuses reprises, enregistrer différents membres de la Cosa Nostra en train de parler buisiness. Sur les milliers d’heure enregistrées, une conversation intéresse fortement l’équipe des procureurs en charge de ce dossier. C’était en 2014, on était encore loin de l’opération East Coast, mais Joseph Merlino, qui était sorti d’une prison fédérale il y a près de deux ans, mais encore en liberté conditionnelle, entamait déjà des rapprochements assez appuyés avec la famille Genovese, surtout avec le Capitaine Eugene Onofrio. Lors de cette réunion, qui devait se dérouler dans l’État de la Floride, vu qu’à cette époque, Joseph Merlino était très limité dans ses déplacements, Joseph Merlino expliquait à Eugene Onofrio comment tirer le meilleur parti d’un individu, en utilisant forcément la violence physique, voire le meurtre : « C’est simple d’assassiner quelqu’un. Vous lui faites croire que vous êtes son ami, que vous allez le conduire chez vous pour discuter et dans le véhicule vous lui tirez en plein tête ». Eugène Onofrio acquiesça : « Oui cela est très facile ». Des propos qui sont en total contradiction avec ceux effectués à sa sortie de prison auprès d’un journaliste. A cette époque, installé à Boca Raton, Joseph Merlino avait déclaré vouloir se retirer de ce milieu rempli de « rats », qu’il ne pourrait plus supporter une vie carcérale : « J'ai passé trop de temps derrière les barreaux, trop de temps à l'isolement. Se lever, manger et dormir à la même heure, je ne pourrai plus le supporter ». Les propos enregistrés sont tellement gênants pour les avocats de la défense, que ces derniers ont refusé tout commentaire. Seul l’avocat d’Eugène Onofrio demande aux procureurs fédéraux, que son client puisse être jugé séparément. Le Capitaine de la famille Genovese qui gère une équipe allant de Mulberry Street à Manhattan, serait grandement embarrassé, qu’il a peur que la réputation de Joseph Merlino puisse influencer négativement un jury : « le mettre dans « le même sac ». On est loin de l’attitude que pouvait avoir les deux mafieux, qui lors de cette même soirée, se vantaient d’être comme des « frères », des « frères » qui désormais ne veulent plus se voir, pour essayer de défendre leur peau.

 

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