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LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 2

23 Juillet 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 2

Aujourd'hui, la situation au sein de la pègre reste en suspens, Joseph Ligambi, après avoir été incarcéré près de deux ans, n'a plus la volonté à diriger la famille au vu de son âge avancé. Joseph Ligambi, veut maintenant profiter de sa "deuxième famille" et passer plus de temps dans sa résidence secondaire en Floride. De plus son avenir est encore suspend avec le procès pour meurtre du Soldat Anthony Nicodemo, qui selon les procureurs, aurait participé au meurtre de Gino DiPietro, un Associé de l'organisation criminelle et trafiquant de drogue notoire, qui était selon plusieurs sources en train de collaborer avec la justice. Le procès fut repoussé à une date ultérieure en raison d'une enquête lancé par le FBI sur une prétendue corruption de jury. Si Anthony Nicodemo est condamné à la prison à perpétuité, des spécialistes pensent qu'il pourrait collaborer avec la justice pour "sauver sa peau". Son témoignage pourrait résoudre plusieurs assassinats attribués à la Cosa Nostra à Philadelhpie et qui ne furent pas encore résolus. Raison de plus alors pour Joseph Ligambi de "profiter" de sa "retraite", tant qu'il encore temps. En Floride, Joseph Ligambi rencontrera surement l'ancien Parrain de l'organisation criminelle dans les années 1990, Joseph "Skinny" Merlino. Ce dernier qui vient de passer près quatorze années derrière les barreaux pour une charge de racket fédéral, a entamé une "nouvelle vie à Floride". Comment expliquer sa démarche ? certains spécialistes pensent que l'ancien Parrain est resté en Floride en attendant que les contraintes sur sa libération furent terminées. En effet, à sa sortie de prison, Joseph Merlino, était en résidence surveillée et avait pour interdiction de "côtoyer" des membres de la Cosa Nostra sous peine de revenir derrière les barreaux. Le fait de rester en Floride était la solution idéale, du fait que les membres de son ancienne famille avaient une présence très limité dans cet Etat voir inexistante. Aujourd'hui, ce dernier vit toujours en Floride avec sa femme et ses contraintes sont désormais terminées. Va t'il profiter alors de cette période de flottement au sein de la Cosa Nostra pour revenir reprendre la tête de la famille? Cela n'est pas si sur. En effet, Joseph Merlino avait déclaré à un journaliste lors d'une de ses rares interviews accordées à la presse, que le "milieu" était désormais remplit de "rats", la preuve, récemment, il avait mangé dans un restaurant avec un Soldat de la famille Gambino Nicholas "Nicky Skins" Stefanelli qui était "câblé". Joseph Merlino n'avait rien dit de spécial malgré l'insistance de l'ancien Soldat de la famille Gambino, mais cela était resté marqué dans la tête de l'ancien Parrain, qui ne veut plus retourner en prison. Puis un retour à Philadelphie, voudrait dire, travailler avec des membres de l'ancien régime Scarfo, qu'ils n'apprécient guère Joseph Merlino, comme Phil Narducci. Ce dernier est un individu extrêmement respecté dans la Cosa Nostra, ancien lieutenant de Nicodemo Scarfo Sr dans les années 1980, il avait été condamné en 1988 à plus de quarante ans de prison, pour plusieurs délits tenant de la loi Rico, une peine qu'il accepta sans broncher. Depuis sa sortie de prison en 2012, Phil Narducci aurait repris ses activités au sein de plusieurs boites de nuit contrôlées par la famille de Philadelphie. De nature très discrète, il refusa obstinément de parler aux journalistes qui essayèrent de l'interroger dans la rue, mais d'après ces derniers, il n'apprécierait pas la "jeune génération" de la famille, comme Joseph Merlino, Steve "Handsome Stevie" Mazzone, qui géra un peu les affaires de la famille lors du dernier procès, ou encore George Borgesi (voir photo à gauche), qu'il considère comme des "crétins", qui ont profité d'un vide dans la famille après la condamnation de Nicodemo Scarfo Sr pour se hisser au pouvoir. George Borgesi, neveu et Consgiliere de la famille de Philadelphie, a prouvé pendant ses années de prison, que les valeurs de la Cosa Nostra étaient bien ancrées en lui. Depuis sa condamnation pour racket fédéral au début des années 2000, il ne craqua pas et continua même de gérer à distance ses affaires. Son arrestation quelques mois avant son procès, l'avait rendu fou de rage, accusant la justice de le "harceler" lui et sa famille dans le but qu'il termine sa vie derrière les barreaux. Après un procès ou il fut acquitté de la seule charge de racket, il devint un homme libre et fut photographié à plusieurs reprises en train de faire des courses avec sa femme, accusée elle aussi d'avoir aidé son mari pendant sa détention, Alyson Borgesi (voir photo à droite) (Cf : La femme de George Borgesi dans le collimateur de la justice). Mais depuis sa libération, plusieurs personnes se demandent si le Consigliere en titre ne va pas profiter de la semi-retraite de son Oncle, Joseph Ligambi, avec qui il ne s'entend pas très bien, pour essayer de prendre le pouvoir. George Borgesi, est un individu très respecté, extrêmement craint, ayant une réputation de tueur, il pourrait se hisser facilement à la tête de la famille. Le seul problème pour lui, est qu'il est en libération conditionnelle pendant plusieurs années et le moindre contact avec des membres de la Cosa Nostra pourrait l'envoyer de nouveau en prison. Occuper le poste de Parrain, apporte sans nul doute des avantages pour un Affranchi, cela est la consécration de toute une vie après une intronisation au sein de la Cosa Nostra, mais elle apporte aussi de gros inconvénients. La pression exercée par le FBI depuis plusieurs années sur la famille, va braquer automatiquement l'attention sur le nouveau Boss. De plus une rivalité grandissante entre certains membres au sein de l'organisation peut entrainer en cas de mauvaise gestion, une guerre interne et causé par la même occasion le chaos dans les rues de Philadelphie et cette dernière a déjà connu ce genre de situation.

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LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 1

21 Juillet 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 1

Depuis près de trois ans, les informations relatives a la Cosa Nostra sont concentrées sur la famille de Philadelphie. Avant l'opération lancée par le FBI en Mai 2011, la famille de Philadelphie, était une organisation criminelle viable, bien structurée, comptant près d'une cinquantaine de membres et étant encore très actif dans plusieurs Etats aux Etats-Unis. De plus elle inspirait encore la crainte face aux autres familles, mais aussi face aux nombreux gangs très présents dans la ville de Philadelphie. A une époque pas si lointaine, cette dernière réglait ses comptes en utilisant le meurtre à la moindre occasion, du Parrain sanguinaire comme Nicodemo "Nicky" Scarfo Sr, qui sema la terreur dans les années 1980, elle connut aussi une vague de violence relative avec la nomination de Joseph Merlino comme Boss en Exercice, dans les années 1990. Avec l'arrivée de Joseph Ligambi (voir photo) au début des années 2000, surnommé "Oncle Joe" par les médias Américains, elle se fit plus discrète. Le nouvel Acting Boss restructura en profondeur une famille laissée au bord du gouffre après la condamnation de Nicodemo Scarfo Sr, en préférant rester dans l'ombre et n'utilisa la violence qu'en dernier recours. Le but de cette manoeuvre était simple, éloigner les services fédéraux loin de la famille pour engendrer le plus d'argent possible grâce au racket. Et c'est principalement à cause de ce délit qu'en Mai 2011, plusieurs membres de la famille de Philadelphie se firent arrêtés. Ce fut littéralement un coup de tonnerre, car la hiérarchie complète de cette organisation criminelle fut touchée, ainsi que divers Capitaines et Soldats. Joseph Ligambi qui fut accusé de plusieurs délits tenant de la loi Rico fut tout de suite incarcéré sans caution possible. Son neveu, et Consigliere en exercice de la famille, George Borgesi qui était incarcéré depuis 2001 dans une prison fédérale, fut lui aussi accusé des mêmes charges, car pour la justice, même en étant derrière les barreaux, il aurait continué à donner ses ordres de sa prison, grâce à l'aide de sa femme mais aussi de son ancien bras droit Louis Monnacello qui deviendra par la suite un témoin du gouvernement. Cette inculpation était encore plus rageante pour George Borgesi qui allait être libéré après une condamnation à près de 14 ans pour racket en 2001, un retour à la case départ. Pour l'Underboss, Joseph "Mousie" Massimino, cela était encore plus inquiétant. Ce dernier avait déjà passé plus de la moitié de sa vie d'adulte derrière les barreaux et une nouvelle condamnation pour racket signifierait sans nul doute une condamnation à mort. Fin 2012, après un procès de plusieurs semaines, un premier verdict tomba après plusieurs semaines de délibération et il fut assez mitigé pour les procureurs fédéraux. Joseph Ligambi fut reconnu non-coupable de plusieurs charges mais le jury était restait indécis sur trois chefs d'inculpations comprenant le complot et deux autres charges pour jeux illégaux. Pour George Borgesi cela fut identique, il fut déclaré de non coupable des trois quart des charges retenues contre lui, mais les jurés n'arrivaient pas réussi à se mettre d'accord sur la charge principale de racket. Pour Joseph Massimino, qui a toujours eu une attitude désinvolte lors du procès, se moquant ouvertement des procureurs et des différents témoins,fut condamné à seize ans de prison, ce qui mit fin indéniablement à sa longe carrière criminelle au sein de la Cosa Nostra (Cf : L'Underboss de la famille de Philadelphie condamné à seize ans de prison). Les procureurs fédéraux se démontèrent pas et refirent un procès contre les deux derniers accusés, Joseph Ligambi et George Borgesi en fin d'année 2013. Mais comment faire alors pour essayer cette fois-ci de faire condamner le Parrain et le Consigliere de la famille de Philadelphie ? Cela était simple, les procureurs allaient faire appel à des témoins qui n'avaient pas été appelés lors du premier procès. Ce fut le cas avec Anthony Aponick, un ancien Associé de la famille qui avait été dans la même prison fédérale que George Borgesi quand il était incarcéré au début de sa peine dans l'Etat de la Virginie. Mais pourquoi n'avoir fait appel à lui pendant le premier procès? car ce dernier en avait profité d'être protégé par le FBI pendant sa collaboration, pour braquer plusieurs banques, de plus pour certains avocats de la défense, l'ancien Associé de la famille Bonanno, avait une réputation de "toxicomane". Anthony Aponick ne fut donc pas jugé très crédible et son témoignage ne servit pas à grand chose et aida même en partie la défense, en démontrant que les procureurs ne savaient plus quoi faire pour faire condamner les deux accusés. Un jury qui était resté dans l'impasse lors du premier procès, le restera forcement si les procureurs ne changent pas de tactique et ce deuxième fut une copie du précèdent et malgré plusieurs jours de délibération, George Borgesi fut reconnu non coupable de racket. Emu, le Consigliere de la famille de Philadelphie remercia un à un les jurés présents dans le tribunal. Pour Joseph Ligambi, ces derniers étaient toujours dans l'impasse, et un troisième procès aurait pu entrainer des dépenses supplémentaires pour le contribuable. Les procureurs qui décidèrent avec l'accord du juge fédéral Eduardo Robredo d'annuler les poursuites contre l'Acting Boss de Philadelphie

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UN JURÉ RACONTE LE PROCES D'ANTHONY NICODEMO

15 Juin 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN JURÉ RACONTE LE PROCES D'ANTHONY NICODEMO

Après l’annulation du procès contre Anthony Nicodemo, un Soldat de la famille de Philadelphie, soupçonné d’avoir tué Gino DiPietro, un des jurés du procès accepta de parler à la presse : « Cette histoire de car-jacking était complètement absurde » déclara t’il (Cf : Annulation du procès contre Anthony Nicodemo). Cette déclaration montre clairement qu’un des jurés, avait trouvé l’explication de l’avocat de la défense complètement grotesque. Il faut dire qu’essayait de convaincre le jury qu’Anthony Nicodemo, un Soldat réputé de la famille de Philadelphie, soupçonné déjà de plusieurs meurtres, a pu être la victime malencontreuse d’un individu ayant tué Gino DiPietro, car il s’apprêtait à témoigner avec le gouvernement, était tout simplement aberrant pour la plupart des personnes présentes dans le tribunal. De plus pour le juré, il était évident que l’assassinat était lié à la Cosa Nostra, même si le juge fédéral avait interdit pendant le procès que les procureurs fassent toute relation avec le crime organisé. Le jury qui préféra rester anonyme, fut l’une des premières personnes qui furent rejetées pendant le procès par l’équipe de procureur : « Au cours des déclarations de son avocat (Brian McMonagle), j’ai pu remarquer que ce dernier portait un costume de luxe. De plus, sa montre devait couter plus chère que ma voiture acheté pourtant en 2011. J’ai alors compris, que cet avocat faisait de l’argent en défendant des « personnalités » du crime organisé et non avec des pauvres individus comme nous. » déclara de nouveau le juré. En portant le même raisonnement, il essaya de faire la même chose avec Anthony Nicodemo, en se demandant comment une personne, qui est incarcéré depuis plus d’un an, a pu avoir cet argent pour payer un avocat de la sorte : « J’ai vraiment eu des doutes à ce sujet ». Anthony Nicodemo était habillé beaucoup plus décontracté que son avocat, mais pouvait se permettre de changer d’habits tous les jours : « Je savais qu’il n’allait pas venir au tribunal en jean et baskets. Je me suis dis, s’ils (les procureurs) ont demandé à l’enfermer , c’est que c’était quelqu’un de violent et qui avait beaucoup d’argent ». Le juré stipula que pendant la sélection du jury, Anthony Nicodemo était souriant, mais que pendant le procès et surtout pendant la description du meurtre par les procureurs fédéraux, Anthony Nicodemo avait croisé plusieurs fois son regard et qu’il avait selon lui « un regard glacial. Il fut insensible aux détails racontés par les procureurs et par les témoignages troublants des témoins lors du procès. » . Le juré fut l’une des quatorze personnes choisies pour ce procès, le juge fédéral avait décidé d’opter pour seulement deux suppléants, ce qui entrainera l’annulation du procès par la suite. Mais le juré qui décida de témoigner dans la presse, fut rapidement rejeté par les procureurs fédéraux, ce qui ne l’empêcha pas d'entendre une grande partie de la thèse d’accusation et en particulier le témoignage de deux témoins clés, présents le jour du crime. L’un d’entre eux, était à quelques mètres seulement de Gino DiPietro, et put apercevoir très clairement, un individu avec une capuche s’approchait de la victime, avant de lui tirer dessus à plusieurs reprises. Le deuxième, quand à lui, put distinguer très clairement le véhicule du suspect, un Honda Pilot, moteur allumé, et donna très clairement le numéro de la plaque d’immatriculation à la police, ce qui permit d’arrêter Anthony Nicodemo mois d’une heure plus tard à son domicile. Le juré qui réside à Philadelphie et travaille comme consultant dans une entreprise, déclara qu’il n’était pas au courant du passé trouble d’Anthony Nicodemo et de sa relation présumée avec la Cosa Nostra. Même si ce dernier est persuadé aujourd’hui que ce meurtre fut lié avec le crime organisé, il ne comprit pas pourquoi le ministère public n’a put justifier ce crime comme étant lié à la Mafia Italienne. Une chose qui avait fortement contrarié le juré était l’image donnée par les médias Américains pour expliquer le renvoi du juré pendant le procès. Ils avaient déclarés que ce dernier avait été exclu car il avait lu quelque chose dans les journaux, hors ce n’est pas le cas, il stipula qu’il avait été « congédiée », car un membre de la famille de l’accusé l’avait reconnue dans la rue. Les procureurs ont préféré prendre les devant et demanda au juré de quitter le procès. En effet, d’après eux, cette dernière avait pris fortement position avec les accusations des procureurs, et ils avaient peur que la famille d’Anthony Nicodemo ne s’en prenne à lui à la sortie du tribunal : « Je pense que monsieur Nicodemo a fait une mauvaise chose, il a ensuite paniqué et il s’est fait prendre, cela arrive tous les jours. Je me suis vite rendu compte, que ce dernier était un gangster psychopathe, capable de commettre un meurtre et de continuer sa vie tranquillement après. » déclara t’il. Pour lui, il y a une chose troublante dans cette affaire, Antrhony Nicodemo fut arrêté le 12 Décembre 2012, dans le tarot Italien, la carte 12 signifie « Le Pendu » (voir photo), (Le pendu symbolise l'abnégation, le désintérêt pour les choses de ce monde, l'altruisme, le sacrifice, le renversement de la situation actuelle grâce à une décision personnelle, des idéaux atteints, la libération par le sacrifice).

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TIERCE GAGNANT POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

12 Juin 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

TIERCE GAGNANT POUR UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE

Ron Galati (voir photo), surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile dans le sud de Philadelphie a obtenu un « tiercé gagnant » en début de semaine, en étant inculpé d’une troisième charge fédérale. L’Associé de la famille de Philadelphie est déjà accusé de plusieurs délits, qui pourraient l’amener à terminer sa vie derrière les barreaux et sa volonté à ne pas coopérer avec le gouvernement surprenne quelque peu les procureurs. La première accusation dont il est accusé, est d’avoir engagé deux tueurs à gages pour tenter d’assassiner Joseph Rao et son fils Joe, propriétaire d’un garage de carrosserie et soupçonné par Ron Galati de collaborer avec le FBI. La deuxième, est d’avoir commandité la tentative de meurtre contre son ex beau-fils Andrew Tuono, qui fut tiré dessus à plusieurs reprises à Atlantic City, mais qui survécut miraculeusement. La troisième accusation arriva à la fin du mois de Mai, après une opération lancée par le FBI et la police d’Etat contre plusieurs personnes liées au crime organisé dont les fils, la femme et Ron Galati lui même. Incarcéré sans caution possible depuis son arrestation l’année dernière, l’Associé de la Cosa Nostra est accusé par la justice Américaine d’avoir comploté avec plusieurs individus, dans le but d’extorquer près de cinq millions de dollars à des compagnies d’assurance. En tout, pas loin de quarante et une personnes ont été inculpées et la plupart d’entre eux ont déjà décidé de collaborer avec la justice. Selon le bureau du procureur, l’un des témoins avait affirmé à la police, que Ron Galati se vantait de gagner énormément d’argent illégalement en fraudant plusieurs assurances. L’acte d’accusation stipula que ce dernier avait déjà été condamné pour ce genre de délit en 1995 et avait écopé de trente sept mois de prison dans un pénitencier fédéral, une peine de prison qui n’avait pas calmé pour autant Ron Galati. Les fraudes cumulées par lui et sa femme ont généré au couple pas loin de 1,2 millions de dollars sur plusieurs années, en général Ron Galati aurait gagné près de 250 dollars par semaine grâce à ses arnaques. Les demandes frauduleuses de remboursements ont été effectuées la plupart du temps par des clients ou des employés complices avec Ron Galati, la plupart des accidents étant le vandalisme, la collision du véhicule avec un objet, tout étant orchestré directement dans le garage que détenait l’Associé de la famille de Philadelphie, l’American Collision Inc, qui endommageait volontairement le véhicule pour toucher l’argent de l’assurance et le partageait avec le client, la voiture étant réparée gratuitement par la suite : « Ron Galati a inventé avec son équipe pendant plusieurs années, des scénarios d’accidents pour toucher illégalement l’argent des différents assurances » déclara un des procureurs en charge du dossier. Une des astuces favorites de Ron Galati, était le choc d’un véhicule avec un cerf, très présent dans les environs du garage de l’Associé de la Cosa Nostra. Ce dernier avait même stocké dans son garage, plusieurs carcasses de cerfs et plusieurs litres de sang de l’animal, qui étaient ensuite mis à l’intérieur du véhicule et pris en photo par le garage pour prouver l’accident auprès des assurances. Des fraudes qui avaient été révélées par Louis "Finger Bent" Monacello (Cf : Un ancien Capitaine de la famille de Philadelphie peut désormais commencer sa nouvelle vie), un ancien Capitaine de la famille de Philadelhie, qui avait témoigné dans le procès contre Joseph Ligambi et George Borgesi fin 2013. Louis Monaello avait déclaré pendant un des procès, que Ron Galati dans les années 1990, avait fait la copie d’une clé d'un véhicule appartenant à un de ses ses clients et qu’il avait ensuite donné à George Borgesi. Ce dernier avait ensuite tout simplement volé le véhicule et avait fait en sorte d’avoir une collision avec un autre véhicule appartenant lui aussi à un client de Ron Galati. Une fois les voitures endommagées, les individus en question, allaient voir l’Associé de la famille de Philadelphie pour faire réparer leur véhicule. Ce type d’arnaque avait fait augmenté considérablement les profits de l’ American Collision Inc et bien sur avait rapporté beaucoup d'argent à la famille de Philadelphie. De plus, toujours d’après Louis Monacello, Ron Galati avait trafiqué plusieurs documents pour gagner plusieurs appels d’offres venant de la ville de Philadelphie. Normalement, au vu des condamnations de Ron Galati et de la réputation qu’avait le garage auprès des autorités, l’American Collision Inc aurait être exclu de ce genre d’appels d’offres, mais curieusement, elle les gagna très facilement, car l’Associé de la famille de Philadelphie avec l’aide de sa « deuxième famille », avait beaucoup de relations. D’après le FBI, l’argent engendrait illégalement par Ron Galati, lui permettait de vivre une vie de « pacha », en organisant des repas somptueux dans différents restaurants Italiens de la ville. La plupart de ses anciens Associés, qui furent arrêtés il y a quelques semaines, avaient déclaré aux autorités que Ron Galati se prenait un peu comme « Don Corleone » et n’hésitait pas à utiliser plusieurs dialogues du film. C’est dans un de ces restaurants, que Ron Galati aurait menacé publiquement son ancien beau-fils, avant que celui-ci ne se fasse tirer dessus, ce restaurant qui appartenait à un ami du Consigliere de la famille de Philadelphie, George Borgesi (Cf : « Not Guilty ») a désormais fermé ses portes.

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ANNULATION DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

28 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

ANNULATION DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

Le discours de l’avocat d’Anthony Nicodemo (voir photo) dans le tribunal, fut jugé « très peu crédible » par les journalistes présents dans la salle. Il faut dire que Brian McMonagle s’efforça pendant plusieurs minutes à expliquer au jury que son client n’était que la victime dans cette affaire, que sa vie, avait basculé à cause d’un individu qui le prit en otage pour s’enfuir d’un meurtre crapuleux, ce 12 Décembre 2012 : « Il n’y a vraiment aucun moyen que le jury puisse croire une histoire pareil » avait déclaré un journaliste à la sortie du tribunal, et pourtant… Alors que la défense s’apprêtait à appeler son premier témoin, le juge fédéral Jeffrey Minehart a tout simplement décidé d’annuler le procès contre le Soldat de la famille de la Philadelphie. La raison ?, deux des jurés ont été exclus par le juge pour des motifs encore inconnus, et au même moment, on apprenait par les médias Américains, que la police de Philadelphie avait décidé d’ouvrir une enquête contre un des individus, et face à cette situation, le juge fédéral décida, avec l’avis des procureurs et de l’avocat de la défense d’annuler le procès, pour le rapporter à une date ultérieure. D’après la police, un des membres de la famille d’Anthony Nicodemo fut interrogé, car selon certaines sources, une conversation de ce dernier avec un membre de sa famille à la sortie de la salle d’audience, avait soulevé plusieurs préoccupations. L’un des jurés exclus dans ce procès, réside actuellement dans le sud de Philadelphie, un lieu à forte densité mafieuse et ou la Cosa Nostra à encore une énorme influence. Cela ne veut pas dire que forcément, cet individu avait été « acheté » dès le départ par des membres de la Cosa Nostra, mais cette conversation a soulevé plusieurs doutes à son sujet. Le juge fédéral, Jeffrey Minehart, n’a pratiquement rien dit sur ce qui venait de se passer, déclarant seulement, qu’une conférence aura lieu le 12 Juin prochain avec les procureurs en charge du dossier et plusieurs pistes étaient étudiées pour renforcer la protection des jurés lors du prochain procès. Les procureurs ont seulement déclaré que la prochaine fois, ils feront appel à six jurés suppléants au lieu de deux précédemment. Le prochain jury pourrait être aussi « séquestré » pendant toute la durée du procès et au pire des cas, les procureurs pourraient demander à juger l’affaire en dehors de la ville de Philadelphie. En attendant, Anthony Nicodemo qui est détenu sans caution possible depuis son arrestation, restera en prison dans l’attente d’un nouveau procès. Depuis quelques jours les procureurs, avaient essayé de démontrer, que même si le Soldat de la famille de Philadelphie n’avait pas « tiré sur la gâchette », il avait au moins participé à cet assassinat, en utilisant sa propre voiture comme véhicule de fuite : « Même s’il n’a pas tiré, il est aussi coupable que lui » avait déclaré le procureur fédéral, faisant référence à plusieurs reprises à Dominic Grande, un Associé de la famille de Philadelphie et ami de longue date d’Anthony Nicodemo, qui ne fut jamais inculpé dans cette affaire. Dernièrement, Brian Zarello, avait fait appel à un médecin légiste, Lissette Vega qui avait démontré que l’ADN d’Anthony Nicodemo et ses empreintes digitales avaient été retrouvées un peu partout dans son véhicule, une preuve qui aurait pu être « suffisante » pour faire condamner définitivement Anthony Nicodemo, mais d’après l’avocat de la défense, il était logique de retrouver ce genre de choses dans son propre véhicule, d’ailleurs l’emprunte digitale de Dominic Grande avait été retrouvée lui aussi sur le capot de la Honda Pilot. La tentative de l’avocat de la défense, de faire passer son client comme la victime dans cette affaire, était la seule solution possible face aux nombreux arguments et preuves développés par les procureurs pendant le procès. La question qui se pose actuellement, est comment va réagir Anthony Nicodemo par la suite ?, va-t-il coopérer ou continuer malgré tout à garder cette même ligne de défense qui pourrait l’entrainer sans nul doute à terminer sa vie derrière les barreaux.

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ANTHONY NICODEMO VA FINIR PAR SE DEFENDRE

21 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

ANTHONY NICODEMO VA FINIR PAR SE DEFENDRE

Anthony Nicodemo (voir photo) paraissait une nouvelle fois très calme et détendu en quittant la salle d’audience en milieu de semaine. Le Soldat de la famille de Philadelphie qui risque une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de Gino DePietro, en a profité, avant de retourner dans sa cellule, de sourire à sa famille présente dans la salle. Le procureur fédéral Brian Zarralo, va bientôt faire appel aux derniers témoins, avant que la défense ne prenne le relais avec le témoignage tant attendu d’Anthony Nicodemo, qui serait près selon certaines sources, à venir à la barre pour prendre sa propre défense. L’affaire semble très mal partie pour Anthony Nicodemo, qui fait face à de nombreuses preuves flagrantes de sa présence lors de l’assassinat de l’ancien Associé de la famille de Philadelphie. Comment va-t-il pouvoir expliquer, que son véhicule, une Honda Pilot a été aperçu par plusieurs témoins dans la même rue du meurtre et surtout, comment expliquer au jury que l’arme du crime utilisée pour abattre Gino DePietro, a été retrouvée dans le siège arrière de sa voiture. Mais la défense a tout prévu, et va jouer sur le fait que les procureurs fédéraux ont eu des doutes sur le tireur présumé dans cette affaire. En effet, pendant un moment, ils ont aussi soupçonné, Dominic Grande, un Associé de la famille de Philadelphie et un très bon ami d’Anthony Nicodemo, d’avoir lui-même exécuté le contrat pour surement gagner sa place dans la Cosa Nostra. Ce dernier, qui ne fut curieusement jamais interrogé par le FBI, n’a jamais été inquiété dans cette affaire et est toujours libre à l’heure actuelle. L’avocat d’Anthony Nicodemo, Brian McMonagle, a tenté en début de semaine dernière, de prouver au jury, que son client n’avais rien avoir avec ce meurtre. Pour lui, Anthony Nicodemo était au mauvais endroit, au mauvais moment, une pure coïncidence tout simplement. Oui le véhicule, la Honda Pilot était bien le sien, mais il fut obligé sous la menace d’un individu armé de « rouler » pour quitter le quartier ou avait eu lieu le meurtre. Ensuite, le présumé tireur quitta la voiture en laissant son arme derrière lui, le 357 Magnum utilisé pour abattre Gino DePietro. Une chose surprenante, que le jury aura surement du mal à comprendre, pourquoi, Anthony Nicodemo lors son arrestation, seulement quelques minutes après l’assassinat, n’avait pas signalé aux policiers présents à son domicile, qu’il avait été victime d’une agression. On peut comprendre, que étant un membre initié de la Cosa Nostra, Anthony Nicodemo n’est pas le genre d’individu à appeler la police en cas d’agression, préférant surement, régler ses problèmes par lui-même ou avec l’aide de sa « famille », mais si ce dernier se prépare a se défendre devant le tribunal, comment va-t-il expliquer ce comportement plus ou moins étrange ce jour là ?. En arrivant au domicile d’Anthony Nicodemo, la Honda Pilot, était garé derrière son domicile et le moteur était encore chaud. La porte d’entrée de la maison était ouverte, et malgré les nombreux appels de la police pour que le Soldat de la famille de Philadelphie sort de son domicile, Anthony Nicodemo ne réagissait pas. A un moment donné, le Sergent de police, Andrew Callaghan, rentra dans la maison et cria « Anthony, pourquoi ne pas sortir et rendre les choses plus faciles ? ». Quelques secondes plus tard, Anthony Nicodemo apparut devant la porte d’entrée, et se rendit sans difficulté. Menotté et placé dans un véhicule de police, il déclara seulement, qu’il travaillait dans sa maison et qu’il attendait sa femme et ses enfants. Le Sergent Andrew Callaghan, déclara devant le tribunal, qu’Anthony Nicodemo « suait abondamment » et qu’il pouvait « sentir son cœur battre à plein régime, comme s'il venait de courir un marathon ». Pour justifier de cette réaction, l’avocat d’Anthony Nicodemo demanda à Andrew Callaghan, si les policiers étaient armés, quand son client était sorti de chez lui, ce qu’il reconnu sans sourciller : « Les gens qui ont des armes braquées sur eux, ont tendance à transpirer n’est-ce pas ? » demanda l’avocat de la défense. Le Sergent Andrew Callaghan, stipula que cela était vrai, mais qu’Anthony Nicodemo était dans un « état de stress extrême ». Semer le doute, c’est ce qu’essaye à tout prix de créer Brian McMonagle, car le doute profite toujours à l’accusé. Mais si Anthony Nicodemo décidé de venir se défendre devant le tribunal, arriverait-il à garder son sang froid en contre-interrogatoire ?. Car les procureurs pourraient poser des questions très embarrassantes pour la défense. Par exemple, ils pourraient revenir sur sa condamnation pour jeux illégaux au début des années 2000, qui lui avait valu quelques mois dans une prison fédérale, mais aussi sur des meurtres liés à la Cosa Nostra, qui ne sont toujours pas résolus, comme l’assassinat du Soldat de la famille de Philadelphie, John « Johnny Gongs » Casasanto. Les autorités fédérales ont indiqué qu’ils espéraient enlever l’inculpation de meurtre à Anthony Nicodemo si ce dernier décidait de coopérer avec la justice. Pour l’instant, le Soldat de la famille de Philadelphie, respecte l’omerta, mais au fils des jours, la pression va être de plus en plus dur à supporter : « Il a une belle femme et deux jeunes enfants. Il ne veut peut pas faire sa vie avec eux ?, c’est un risque à prendre, mais pourquoi ? » déclara un journaliste.

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DEBUT DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

18 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DEBUT DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

Ce procès aurait pu être une formalité pour les procureurs fédéraux, en charge du meurtre d’un Associé de la famille de Philadelphie Gino DIPietro (Gino DiPietro collaborait bien avec la justice). Un assassinat commis en pleine rue, un jour de Décembre 2012, avec une arrestation effectuée par les services de police seulement quelques heures après le drame. Tous les indices, reliés automatiquement le Soldat de la famille de Philadelphie, Anthony Nicodemo (voir photo) comme le responsable de cet assassinat. Premier indice, le mafieux aurait utilisé son propre véhicule pour exécuter le contrat. Deuxièmement, l’arme du crime aurait été retrouvée dans la boite à gant du véhicule. Des preuves irréfutables qui pouvaient condamner pratiquement Anthony Nicodemo dans ce procès fédéral. Il fallut attendre plus d’un an, avant que le procès ouvre ses portes, et pendant tout ce temps, les procureurs et plusieurs spécialistes de la Mafia, se demandaient si Anthony Nicodemo n’allait pas finalement collaborer avec a justice pour éviter une longue peine de prison. Mais le Soldat de la famille de Philadelphie ne craqua pas, et prépara avec l’aide de son avocat Brian McMonagle, une ligne de défense plus ou moins surprenante. A l’ouverture du procès, face au jury, le procureur fédéral, Brian Zarallo, déclara que l’arme du crime, un 357 Magnum avait été retrouvée dans le propre véhicule d’Anthony Nicodemo, qu’un témoin, qui témoignera lors de ce procès, avait reconnu « formellement » le véhicule du Soldat de la famille de Philadelphie, une « Honda Pilot » quittait la scène de crime quelques secondes après l’assassinat. Bref de nombreuses preuves qui pourraient permettre au jury de condamner Anthony Nicodemo à la réclusion criminelle à perpétuité, pour un meurtre qui fut considéré par plusieurs journaux Américains, comme le « hit » le plus stupide organisé par la Cosa Nostra à Philadelphie. L’avocat de la défense, entama quand à lui, un « discours passionné » mélangeant « intrigue policière » et « séquestration », pour convaincre le jury que son client était tout simplement la « victime » dans cette affaire. Depuis son incarcération le jour du meurtre, Anthony Nicodemo n’avait pas parlé aux policiers, il n’avait donné aucune explication sur cet assassinat. C’est pour cela que Brian McMonagle créa la surprise en essayant de « broder » une histoire laissant supposer qu’Anthony Nicodemo avait été agressé le jour du meurtre par un individu non identifié. Une histoire qui ne semble pas très crédible, dans le sens ou si cela était vrai, pourquoi Anthony Nicodemo n’avait pas immédiatement, lors de son arrestation le jour du meurtre, déclarait aux policiers, qu’il avait été victime d’une agression ?. Mais pour le procureur fédéral, cette histoire ne tient pas debout, car les preuves contre Anthony Nicodemo sont accablantes. L’arme et le véhicule du tireur reliaient déjà le Soldat de la Cosa Nostra comme le coupable idéal pour cet assassinat, mais en plus de ces preuves, les policiers avaient retrouvé au domicile de l’accusé, un téléphone avec une carte prépayée. Après consultation, il s’avéra qu’Anthony Nicodemo avait passé quatre appels le jour du meurtre, avant l’assassinat et après l’homicide, des appels qui furent effectués vers un autre « téléphone jetable ». James Moone, un facteur qui travaillait dans le quartier le jour du meurtre, a déclaré à la barre, qu’il avait entendu six coups de feu et avait aperçu Gini DiPietro, allongé par terre à côté d’une camionnette : « Ses yeux étaient ouverts et il essayait de respirer » déclara James Moone. Il stipula avoir entendu deux coups de feux, puis il aperçu un individu en capuche noir s’approchait de la victime pour lui tirer à plusieurs reprises à bout portant. Lewis Houck, un deuxième témoin, affirma qu’il avait vu le tireur s’enfuir dans une Honda Pilot, dans une rue adjacente, le même véhicule qu’Anthony Nicodemo. Ce dernier avait eu le temps de révéler la plaque aux policiers, ce qui a permis d'arrêter très rapidement le Soldat de la famille de Philadelphie. D’après le procureur Brian Zarallo, le motif de l’assassinat reste inconnu, mais d’après plusieurs journalistes, Gino DiPietro avait décidé de collaborer avec la justice pour éviter une longue peine de prison pour trafic de drogue. Mais pour l’avocat de la défense, Anthony Nicodemo n’imaginait pas une seule seconde que « sa vie serait détruite » quand il se réveilla le 12 Décembre 2012. Il s’était levé normalement, avait conduit ses deux enfants à l’école. Après cela, il en avait profité pour faire des courses, puis avait fait un tour avec son véhicule personnel dans Iseminger Street, le lieu du crime, un quartier ou il avait vécu et ou ses parents vivaient, c’est d’ailleurs dans ce quartier, qu’il avait installé ses bureaux. Brian McMonagle déclara que son client avait été menacé par un individu armé toujours non-identifié, que ce dernier avait tiré sur Gino DiPietro et avait caché son arme dans le siège arrière de son véhicule. Pas très crédible… Mais pour son avocat, Anthony Nicodemo n’est pas aussi stupide pour prendre son propre véhicule personnel pour commettre un tel crime et cela en pleine journée. Mais pour les procureurs fédéraux, Anthony Nicodemo est bien capable de commettre ce genre de choses. Il y a quelques années déjà, il avait été soupçonné par le FBI d’avoir participé à l’assassinat d’un Soldat de fa famille de Philadelphie, John "Johnny Gongs" Casasanto. De plus, Anthony Nicodemo ne paraissait pas tellement bouleversé par sa comparution dans le tribunal pour un meurtre qu’il n’a pas soit disant commis... Vêtu d’une chemise blanche et d’une cravate, il écouta de temps en temps les réquisitoires de son avocat, se tournant par moment vers sa famille, présente dans le tribunal. Un comportement que certains spécialistes jugent « normal », car d’après eux, si Anthony Nicodemo est reconnu coupable de ce meurtre, il pourrait commencer à « parler » avec le gouvernement fédéral et si le Soldat de la famille de Philadelphie commence à devenir un « rat », alors, il pourrait entrainait l’arrestation de nombreux membres de la Cosa Nostra à Philadelphie. Une issue de secours que les procureurs fédéraux accepteraient volontiers, le dernier procès fédéraux contre Joseph Ligambi et George Borgesi, respectivement Boss et Consigliere de la famille mafieuse, s'était soldé par une défaite cuisante pour les procureurs (Cf : "Not Guity").

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UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PEUT DESORMAIS COMMENCER SA NOUVELLE VIE

4 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PEUT DESORMAIS COMMENCER SA NOUVELLE VIE

En Mai 2011, alors que plusieurs membres de la famille de Philadelphie étaient arrêtés pour des accusations de racket, Louis « Bent Finger Lou « Monacello (voir photo) fut un des rares mafieux à décider de collaborer. D’après ce dernier, cette décision de coopérer avec le FBI, n’a pas été prise pour éviter la prison (En plaidant coupable des charges retenues contre lui, Louis Monacello pouvait être condamné à cinq de prison au maximum), mais en raison des nombreux différends qu’il entretenait avec des membres de la famille mafieuse dont le Consigliere en exercice George « Georgie Boy » Borgesi, qui voulait selon lui le voir mort. Depuis son arrestation jusqu'en début d’année, Louis Monacello participa à deux procès fédéraux contre ses anciens Associés et même si son témoignage ne fut pas jugé « crédible » par la plupart des jurés, elle permit de mettre en lumière l’organigramme actuel de la Cosa Nostra à Philadelphie. Le premier procès s’était terminé par un verdict assez mitigé pour les procureurs fédéraux. Même si l’Underboss présumé de la famille, Joseph "Mousie" Massimino fut condamné à 16 ans de prison pour racket, mettant fin inévitablement à sa longue carrière criminelle (Cf : L’Underboss de la famille de Philadelphie condamné à 16 ans de prison), les procureurs fédéraux n’avaient pas réussi à obtenir les condamnations de Joseph « Uncle Joe » Ligambi, Acting Boss de l’organisation criminelle et de son neveu George Borgesi. Face à ce revers, ils avaient décidé d’intenter un deuxième procès pour les deux seuls accusés, avec les mêmes témoins. Mais le témoignage de Louis Monacello qui n’avait pas été jugé très concluant lors du premier procès, ne changea pas grand-chose au final pour le deuxième procès, qui se conclu par un verdict de non-culpabilité pour George Borgesi (Cf : « Not Guilty ») et d’un abandon des charges quelques jours plus tard pour Joseph Ligambi (Cf : Les procureurs annulent les poursuites contre l’actuel Parrain de la Cosa Nostra à Philadelphie). Mais malgré les échecs, la collaboration de Louis Monacello avec la justice Américaine devait être récompensée. En début de semaine, l’ancien Capitaine, se tenait devant le juge fédéral qui avait tenu les deux derniers procès contre les membres de son « ancienne famille » Eduardo Robreno. Pour sa coopération avec le bureau des procureurs, Louis Monacello a vu les charges retenues contre lui lors de son arrestation tout simplement abandonnées, seul un contrôle judiciaire s’étalant sur les trois prochaines années viendront « ennuyer » l’ancien mafieux. Devant la cours, Louis Monacello se montra très enthousiaste sur sa nouvelle vie : « J’ai décidé de totalement changer ma vie. Je ne veux plus rien avoir avec la Cosa Nostra, ni effectuer des activités illégales ». Depuis qu’il est rentré dans le programme de protection des témoins, Louis Monacello a trouvé un emploi légitime dans l’entreprise Américaine « ACN ». Il emménagea lui et sa famille dans son ancienne maison de vacances sur la côte dans le New-Jersey et promit au juge fédérale que dorénavant, il ne laisserait plus tomber sa fille. Pour le soutenir devant le tribunal, Leeanne Gabriel, son employeur dans la société « ACN » décrivit Louis Monacello comme un vendeur hors pair, obtenant pas loin de « quatre promotions » depuis son arrivée et qualifiant l’ancien Capitaine de la Cosa Nostra comme un de ses « meilleurs vendeurs » : « Il a su terminer de nombreux dossiers en un temps record » déclara Leeanne Gabriel devant la cours. Son nouveau travail a une similitude avec son ancien « job », l’argent coule à flot. L’année dernière, Louis Monacello avait déclaré devant un jury fédéral, qu’il donnait en moyenne près de 40000 dollars en liquide à Alyson Borgesi, un pourcentage des activités illégales de son mari qui à cette époque était emprisonné dans un pénitencier fédéral pour racket. Mais avoir repris les activités de George Borgesi avait des avantages niveau financier, mais aussi des inconvénients, car il avait semé la jalousie auprès de plusieurs membres de la famille dont le propre frère du « Georgie Boy », Anthony Borgesi. Une jalousie qui entraina inexorablement la chute de l'ancien Capitaine de la Cosa Nostra. Mais son témoignage lors du dernier procès, plein d’arrogance, ne fut pas tellement apprécié par les jurés, qui certains d’entre eux, considéraient Louis Monacello comme « un vantard égoïste », l’un des jurés l’ayant même qualifié de « Slimeball » (personne n’ayant aucune morale). Mais le juge fédéral Eduardo Robreno espère une chose en rendant ce verdict, que d’autre mafieux quittent leur vie dans la Mafia pour aider la justice dans sa lutte contre la Cosa Nostra. Jon Han le procureur fédéral qui a mené pendant ces deux dernières années la bataille contre la famille de Philadelphie relativise sur les mafieux qui viennent d’être acquittés : « La plupart vont continuer leur vie dans le crime organisé, ils ont pas l’intention d’en sortir. Heureusement pour Louis Monacello, la vie d’un gangster n’est pas le dernier chapitre de sa vie. »

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LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE EST DANS L'IMPASSE

16 Avril 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE EST DANS L'IMPASSE

Depuis l’abandon par les procureurs fédéraux des charges de racket contre Joseph Ligambi (voir photo) en Février dernier (Cf : Les procureurs fédéraux annulent les poursuites contre le Parrain de la Cosa Nostra à Philadelphie), ce dernier profite pleinement de sa vie de « semi-retraité », malgré le fait qu’il soit toujours d’après le FBI, l’Acting Boss en titre de la Mafia à Philadelphie. Plusieurs vidéos de surveillance prisent par le FBI et la police d’État, montre Joseph Ligambi, rouler tranquillement dans sa voiture dans les rues de la ville, ou en train d’effectuer ses courses dans un supermarché du coin. Joseph Ligambi qui a retrouvé sa maison familiale après trois longues années d’incarcération pendant les deux procès fédéraux, fait plus penser à un individu à la retraite, qu’un Boss d’une des familles de la Cosa Nostra les puissantes des Etats-Unis. Ce genre de comportement, pourrait d’après plusieurs spécialités du crime organisé, énervé certains membres de la famille de Philadelphie. Le territoire qu’occupe actuellement la Mafia Italienne, est menacé par plusieurs gangs, mais aussi par la Mafia Russe qui étend son pouvoir de jour en jour sur le sol Américain. A une époque, la Cosa Nostra, gagnait son argent grâce au monopole que pouvait avoir ces derniers sur le racket, sur le bâtiment avec le contrôle des syndicats, mais aussi et surtout grâce aux jeux et au prêt usuraire, mais cela est maintenant terminé. Pour certains membres de la Cosa Nostra, un Parrain « inactif » peut avoir des répercutions importantes sur les bénéfices engendrés par les Soldats et les Capitaines de la famille mafieuse : « Tout le monde veut gagner son argent dans la rue et le territoire est plus petit qu’avant » déclara un ancien policer à la retraite. Vu que les « Affranchis » ne sont plus prioritaires dans ce genre de domaine, ils doivent gagner leur argent d’une autre façon. La plupart des membres se tournent désormais dans les « Cybers-Cafés », dans la rénovation des maisons et immeubles, avec la réparation des façades et fenêtres, des planchers, une autre façon de gagner son argent. Car aujourd’hui, on ne sait plus trop qui donnent les ordres au sein de la Cosa Nostra à Philadelphie, plusieurs factions profitent d’ailleurs de l’instabilité qui se dégage actuellement pour essayer de prendre le pouvoir. La première étant celle de Joey Merlino, l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie dans les années 1990 qui est sorti de prison en 2011 après avoir passé près de 14 ans derrière les barreaux. Même si ce dernier, réside actuellement dans l’État de Floride, certains se demandent, si l’ancien Boss ne tire pas les ficelles de la famille derrière son protégé, Steve "Handsome Stevie" Mazzone qui devint Acting Boss pendant les derniers procès fédéraux contre les membres de la famille de Philadelphie. La deuxième solution est la possibilité que Joseph Ligambi continue à diriger la famille, même si son « équipe » devient de plus en plus restreinte, avec l’interdiction de George Borgesi de côtoyer des membres de la Cosa Nostra pendant des années sous peine de retourner en prison. La dernière solution, est l’émergence des anciens bras droits de Nicodemo Scarfo, Parrain de la famille de Philadephie dans les années 1980. Ces derniers viennent de sortir de prison après avoir purgé plusieurs années dans des pénitenciers fédéraux et ne respectent pas tellement la nouvelle génération arrivait au pouvoir dans les années 1990. D’ailleurs la personne la plus en vue en ce moment est un ancien bras droit de Nicodemo Scarfo, Phil Narducci, qui a passé plus de 20 ans en prison pour plusieurs meurtres : « Un membre craint et respecté, qui n’a plus rien a prouvé » avait déclaré s Phil Leonetti, un ancien Underboss de la famille qui devint un collaborateur pour la justice en 1989 : « Cette situation, c’est une bombe à retardement », déclara un ancien Soldat de la famille : « S’ils ne s’entendent pas, alors il risque d’y avoir des corps dans la rue, j’ai déjà connu ça ». Et c’est ceux à quoi le FBI craint le plus, une lutte pour le pouvoir et des assassinats dans les rues, comme à l’époque de Nicodemo Scarfo. En attendant, les « Affranchis » en liberté, attendent de voir ce que vont donner les procès de Ron Galante, accusé de plusieurs tentatives de meurtres (Cf : Un Associé de la famille plaide non-coupable), mais aussi de l’issue du procès contre Anthony Nicodemo, accusé d’avoir assassiné l’ancien Associé de la famille de Philadelphie, Gino DePietro (Cf : Gino DePietro collaborait bien avec la justice). Ce dernier qui à de forte chance de terminer sa vie derrière les barreaux, pourrait « éventuellement » collaborer avec la justice pour ne pas terminer sa vie en prison.

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UN ANCIEN PARRAIN ACCUSE LA JUSTICE DE MAUVAIS TRAITEMENTS

4 Avril 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ANCIEN PARRAIN ACCUSE LA JUSTICE DE MAUVAIS TRAITEMENTS

De 1995 à 1999, Ralph Natale (voir photo) fut le Boss de la famille de Philadelphie. Il avait le titre de « Parrain », mais en réalité ce dernier servait de « pantin » à un membre plus respecté et beaucoup plus influent de la Cosa Nostra, Joseph Merlino (Joey Merlino veut se retirer de la Mafia). Conscient de cette supercherie, d’avoir le statut de Boss, mais ne pouvant prendre aucune décision, Ralph Natale, décida secrètement d’enregistrer ses anciens Associés lors de plusieurs réunions entre 1998 et 2000. Cette volonté de coopérer avec la justice, pouvait aussi venir du fait que Ralph Natale, qui fut arrêté une nouvelle fois pour trafic de drogue, pouvait l’amener à terminer sa vie derrière les barreaux. Les enregistrements de l’ancien Parrain ont permis de faire condamner plusieurs membres haut placés de la famille de Philadelphie dont Joseph Merlino, à 14 ans de prison pour racket fédéral. Pour le récompenser de sa collaboration, Ralph Natale fut condamné à 13 ans de prison en 2005 et libéré d’un pénitencier fédéral en 2011. Une fois sortie, l’ancien Parrain rentra tout naturellement dans le programme de protection des témoins avec sa famille, pour profiter « pleinement » de sa nouvelle vie. En début de semaine, une requête des ses avocats à un juge fédéral de Philadelphie, a fait reparler de l’ancien Boss dans les différents journaux à Philadelphie. En effet, le vieux mafieux, qui est aujourd’hui âgé de 79 ans se plaint d’avoir « subit » des mauvais traitements pendant son incarcération. Ce dernier qui est devenu pratiquement aveugle, attaque la justice Américaine de ne pas avoir pris en compte ses problèmes de santé pendant sa détention malgré ses nombreux « appels à l'aide ». Mais le juge Mary McLaughlin rejeta très rapidement les « allégations » des avocats de Ralph Natale. Pour justifier de son « rejet », le juge déclara que le recours de Ralph Natale devant la justice avait dépassé le délai de prescription réglementaire. Pour l’avocat de Ralph Natale, Conor Corcoran, son client pourrait faire appel de cette décision très prochainement, déclarant que le verdict était « ridicule ». Car pour lui, Ralph Natale qui a témoigné dans de nombreux procès entre 2000 et 2004, s’était plaint plusieurs fois aux procureurs et aux juges que sa « vue était défaillante », mais malgré cela, la justice était resté « indifférente » à ses plaintes. D’après sa belle fille, les services pénitenciers de l’État de Pennsylvanie ou Ralph Natale était incarcéré, avait toujours refusé de laisser sortir l'ancien Parrain, pour qu’il puisse être consulté par des spécialistes dans différents hôpitaux de la région, une injustice pour sa belle-fille, qui selon elle, aurait pu permettre à Ralph Natale de vivre correctement à l’heure d’aujourd’hui. Mais les procureurs fédéraux ont nié très fortement les allégations de la belle-fille de l’ancien Boss, déclarant que Ralph Natale avait été suivi médicalement pour ses problèmes de vue pendant son incarcération et qu’un spécialiste de la clinique « Mayo Clinic » (un établissement de soins américain de réputation mondiale) s’était même déplacé dans le pénitencier fédéral ou l’ancien Boss de Philadelphie était incarcéré. En attendant un prochain appel, Ralph Natale va continuer selon ses avocats « à vivre et profiter de ses petits-enfants » pour rattraper tout le temps perdu.

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