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ANTHONY NICODEMO VA FINIR PAR SE DEFENDRE

21 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

ANTHONY NICODEMO VA FINIR PAR SE DEFENDRE

Anthony Nicodemo (voir photo) paraissait une nouvelle fois très calme et détendu en quittant la salle d’audience en milieu de semaine. Le Soldat de la famille de Philadelphie qui risque une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de Gino DePietro, en a profité, avant de retourner dans sa cellule, de sourire à sa famille présente dans la salle. Le procureur fédéral Brian Zarralo, va bientôt faire appel aux derniers témoins, avant que la défense ne prenne le relais avec le témoignage tant attendu d’Anthony Nicodemo, qui serait près selon certaines sources, à venir à la barre pour prendre sa propre défense. L’affaire semble très mal partie pour Anthony Nicodemo, qui fait face à de nombreuses preuves flagrantes de sa présence lors de l’assassinat de l’ancien Associé de la famille de Philadelphie. Comment va-t-il pouvoir expliquer, que son véhicule, une Honda Pilot a été aperçu par plusieurs témoins dans la même rue du meurtre et surtout, comment expliquer au jury que l’arme du crime utilisée pour abattre Gino DePietro, a été retrouvée dans le siège arrière de sa voiture. Mais la défense a tout prévu, et va jouer sur le fait que les procureurs fédéraux ont eu des doutes sur le tireur présumé dans cette affaire. En effet, pendant un moment, ils ont aussi soupçonné, Dominic Grande, un Associé de la famille de Philadelphie et un très bon ami d’Anthony Nicodemo, d’avoir lui-même exécuté le contrat pour surement gagner sa place dans la Cosa Nostra. Ce dernier, qui ne fut curieusement jamais interrogé par le FBI, n’a jamais été inquiété dans cette affaire et est toujours libre à l’heure actuelle. L’avocat d’Anthony Nicodemo, Brian McMonagle, a tenté en début de semaine dernière, de prouver au jury, que son client n’avais rien avoir avec ce meurtre. Pour lui, Anthony Nicodemo était au mauvais endroit, au mauvais moment, une pure coïncidence tout simplement. Oui le véhicule, la Honda Pilot était bien le sien, mais il fut obligé sous la menace d’un individu armé de « rouler » pour quitter le quartier ou avait eu lieu le meurtre. Ensuite, le présumé tireur quitta la voiture en laissant son arme derrière lui, le 357 Magnum utilisé pour abattre Gino DePietro. Une chose surprenante, que le jury aura surement du mal à comprendre, pourquoi, Anthony Nicodemo lors son arrestation, seulement quelques minutes après l’assassinat, n’avait pas signalé aux policiers présents à son domicile, qu’il avait été victime d’une agression. On peut comprendre, que étant un membre initié de la Cosa Nostra, Anthony Nicodemo n’est pas le genre d’individu à appeler la police en cas d’agression, préférant surement, régler ses problèmes par lui-même ou avec l’aide de sa « famille », mais si ce dernier se prépare a se défendre devant le tribunal, comment va-t-il expliquer ce comportement plus ou moins étrange ce jour là ?. En arrivant au domicile d’Anthony Nicodemo, la Honda Pilot, était garé derrière son domicile et le moteur était encore chaud. La porte d’entrée de la maison était ouverte, et malgré les nombreux appels de la police pour que le Soldat de la famille de Philadelphie sort de son domicile, Anthony Nicodemo ne réagissait pas. A un moment donné, le Sergent de police, Andrew Callaghan, rentra dans la maison et cria « Anthony, pourquoi ne pas sortir et rendre les choses plus faciles ? ». Quelques secondes plus tard, Anthony Nicodemo apparut devant la porte d’entrée, et se rendit sans difficulté. Menotté et placé dans un véhicule de police, il déclara seulement, qu’il travaillait dans sa maison et qu’il attendait sa femme et ses enfants. Le Sergent Andrew Callaghan, déclara devant le tribunal, qu’Anthony Nicodemo « suait abondamment » et qu’il pouvait « sentir son cœur battre à plein régime, comme s'il venait de courir un marathon ». Pour justifier de cette réaction, l’avocat d’Anthony Nicodemo demanda à Andrew Callaghan, si les policiers étaient armés, quand son client était sorti de chez lui, ce qu’il reconnu sans sourciller : « Les gens qui ont des armes braquées sur eux, ont tendance à transpirer n’est-ce pas ? » demanda l’avocat de la défense. Le Sergent Andrew Callaghan, stipula que cela était vrai, mais qu’Anthony Nicodemo était dans un « état de stress extrême ». Semer le doute, c’est ce qu’essaye à tout prix de créer Brian McMonagle, car le doute profite toujours à l’accusé. Mais si Anthony Nicodemo décidé de venir se défendre devant le tribunal, arriverait-il à garder son sang froid en contre-interrogatoire ?. Car les procureurs pourraient poser des questions très embarrassantes pour la défense. Par exemple, ils pourraient revenir sur sa condamnation pour jeux illégaux au début des années 2000, qui lui avait valu quelques mois dans une prison fédérale, mais aussi sur des meurtres liés à la Cosa Nostra, qui ne sont toujours pas résolus, comme l’assassinat du Soldat de la famille de Philadelphie, John « Johnny Gongs » Casasanto. Les autorités fédérales ont indiqué qu’ils espéraient enlever l’inculpation de meurtre à Anthony Nicodemo si ce dernier décidait de coopérer avec la justice. Pour l’instant, le Soldat de la famille de Philadelphie, respecte l’omerta, mais au fils des jours, la pression va être de plus en plus dur à supporter : « Il a une belle femme et deux jeunes enfants. Il ne veut peut pas faire sa vie avec eux ?, c’est un risque à prendre, mais pourquoi ? » déclara un journaliste.

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DEBUT DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

18 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

DEBUT DU PROCES CONTRE ANTHONY NICODEMO

Ce procès aurait pu être une formalité pour les procureurs fédéraux, en charge du meurtre d’un Associé de la famille de Philadelphie Gino DIPietro (Gino DiPietro collaborait bien avec la justice). Un assassinat commis en pleine rue, un jour de Décembre 2012, avec une arrestation effectuée par les services de police seulement quelques heures après le drame. Tous les indices, reliés automatiquement le Soldat de la famille de Philadelphie, Anthony Nicodemo (voir photo) comme le responsable de cet assassinat. Premier indice, le mafieux aurait utilisé son propre véhicule pour exécuter le contrat. Deuxièmement, l’arme du crime aurait été retrouvée dans la boite à gant du véhicule. Des preuves irréfutables qui pouvaient condamner pratiquement Anthony Nicodemo dans ce procès fédéral. Il fallut attendre plus d’un an, avant que le procès ouvre ses portes, et pendant tout ce temps, les procureurs et plusieurs spécialistes de la Mafia, se demandaient si Anthony Nicodemo n’allait pas finalement collaborer avec a justice pour éviter une longue peine de prison. Mais le Soldat de la famille de Philadelphie ne craqua pas, et prépara avec l’aide de son avocat Brian McMonagle, une ligne de défense plus ou moins surprenante. A l’ouverture du procès, face au jury, le procureur fédéral, Brian Zarallo, déclara que l’arme du crime, un 357 Magnum avait été retrouvée dans le propre véhicule d’Anthony Nicodemo, qu’un témoin, qui témoignera lors de ce procès, avait reconnu « formellement » le véhicule du Soldat de la famille de Philadelphie, une « Honda Pilot » quittait la scène de crime quelques secondes après l’assassinat. Bref de nombreuses preuves qui pourraient permettre au jury de condamner Anthony Nicodemo à la réclusion criminelle à perpétuité, pour un meurtre qui fut considéré par plusieurs journaux Américains, comme le « hit » le plus stupide organisé par la Cosa Nostra à Philadelphie. L’avocat de la défense, entama quand à lui, un « discours passionné » mélangeant « intrigue policière » et « séquestration », pour convaincre le jury que son client était tout simplement la « victime » dans cette affaire. Depuis son incarcération le jour du meurtre, Anthony Nicodemo n’avait pas parlé aux policiers, il n’avait donné aucune explication sur cet assassinat. C’est pour cela que Brian McMonagle créa la surprise en essayant de « broder » une histoire laissant supposer qu’Anthony Nicodemo avait été agressé le jour du meurtre par un individu non identifié. Une histoire qui ne semble pas très crédible, dans le sens ou si cela était vrai, pourquoi Anthony Nicodemo n’avait pas immédiatement, lors de son arrestation le jour du meurtre, déclarait aux policiers, qu’il avait été victime d’une agression ?. Mais pour le procureur fédéral, cette histoire ne tient pas debout, car les preuves contre Anthony Nicodemo sont accablantes. L’arme et le véhicule du tireur reliaient déjà le Soldat de la Cosa Nostra comme le coupable idéal pour cet assassinat, mais en plus de ces preuves, les policiers avaient retrouvé au domicile de l’accusé, un téléphone avec une carte prépayée. Après consultation, il s’avéra qu’Anthony Nicodemo avait passé quatre appels le jour du meurtre, avant l’assassinat et après l’homicide, des appels qui furent effectués vers un autre « téléphone jetable ». James Moone, un facteur qui travaillait dans le quartier le jour du meurtre, a déclaré à la barre, qu’il avait entendu six coups de feu et avait aperçu Gini DiPietro, allongé par terre à côté d’une camionnette : « Ses yeux étaient ouverts et il essayait de respirer » déclara James Moone. Il stipula avoir entendu deux coups de feux, puis il aperçu un individu en capuche noir s’approchait de la victime pour lui tirer à plusieurs reprises à bout portant. Lewis Houck, un deuxième témoin, affirma qu’il avait vu le tireur s’enfuir dans une Honda Pilot, dans une rue adjacente, le même véhicule qu’Anthony Nicodemo. Ce dernier avait eu le temps de révéler la plaque aux policiers, ce qui a permis d'arrêter très rapidement le Soldat de la famille de Philadelphie. D’après le procureur Brian Zarallo, le motif de l’assassinat reste inconnu, mais d’après plusieurs journalistes, Gino DiPietro avait décidé de collaborer avec la justice pour éviter une longue peine de prison pour trafic de drogue. Mais pour l’avocat de la défense, Anthony Nicodemo n’imaginait pas une seule seconde que « sa vie serait détruite » quand il se réveilla le 12 Décembre 2012. Il s’était levé normalement, avait conduit ses deux enfants à l’école. Après cela, il en avait profité pour faire des courses, puis avait fait un tour avec son véhicule personnel dans Iseminger Street, le lieu du crime, un quartier ou il avait vécu et ou ses parents vivaient, c’est d’ailleurs dans ce quartier, qu’il avait installé ses bureaux. Brian McMonagle déclara que son client avait été menacé par un individu armé toujours non-identifié, que ce dernier avait tiré sur Gino DiPietro et avait caché son arme dans le siège arrière de son véhicule. Pas très crédible… Mais pour son avocat, Anthony Nicodemo n’est pas aussi stupide pour prendre son propre véhicule personnel pour commettre un tel crime et cela en pleine journée. Mais pour les procureurs fédéraux, Anthony Nicodemo est bien capable de commettre ce genre de choses. Il y a quelques années déjà, il avait été soupçonné par le FBI d’avoir participé à l’assassinat d’un Soldat de fa famille de Philadelphie, John "Johnny Gongs" Casasanto. De plus, Anthony Nicodemo ne paraissait pas tellement bouleversé par sa comparution dans le tribunal pour un meurtre qu’il n’a pas soit disant commis... Vêtu d’une chemise blanche et d’une cravate, il écouta de temps en temps les réquisitoires de son avocat, se tournant par moment vers sa famille, présente dans le tribunal. Un comportement que certains spécialistes jugent « normal », car d’après eux, si Anthony Nicodemo est reconnu coupable de ce meurtre, il pourrait commencer à « parler » avec le gouvernement fédéral et si le Soldat de la famille de Philadelphie commence à devenir un « rat », alors, il pourrait entrainait l’arrestation de nombreux membres de la Cosa Nostra à Philadelphie. Une issue de secours que les procureurs fédéraux accepteraient volontiers, le dernier procès fédéraux contre Joseph Ligambi et George Borgesi, respectivement Boss et Consigliere de la famille mafieuse, s'était soldé par une défaite cuisante pour les procureurs (Cf : "Not Guity").

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UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PEUT DESORMAIS COMMENCER SA NOUVELLE VIE

4 Mai 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ANCIEN CAPITAINE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PEUT DESORMAIS COMMENCER SA NOUVELLE VIE

En Mai 2011, alors que plusieurs membres de la famille de Philadelphie étaient arrêtés pour des accusations de racket, Louis « Bent Finger Lou « Monacello (voir photo) fut un des rares mafieux à décider de collaborer. D’après ce dernier, cette décision de coopérer avec le FBI, n’a pas été prise pour éviter la prison (En plaidant coupable des charges retenues contre lui, Louis Monacello pouvait être condamné à cinq de prison au maximum), mais en raison des nombreux différends qu’il entretenait avec des membres de la famille mafieuse dont le Consigliere en exercice George « Georgie Boy » Borgesi, qui voulait selon lui le voir mort. Depuis son arrestation jusqu'en début d’année, Louis Monacello participa à deux procès fédéraux contre ses anciens Associés et même si son témoignage ne fut pas jugé « crédible » par la plupart des jurés, elle permit de mettre en lumière l’organigramme actuel de la Cosa Nostra à Philadelphie. Le premier procès s’était terminé par un verdict assez mitigé pour les procureurs fédéraux. Même si l’Underboss présumé de la famille, Joseph "Mousie" Massimino fut condamné à 16 ans de prison pour racket, mettant fin inévitablement à sa longue carrière criminelle (Cf : L’Underboss de la famille de Philadelphie condamné à 16 ans de prison), les procureurs fédéraux n’avaient pas réussi à obtenir les condamnations de Joseph « Uncle Joe » Ligambi, Acting Boss de l’organisation criminelle et de son neveu George Borgesi. Face à ce revers, ils avaient décidé d’intenter un deuxième procès pour les deux seuls accusés, avec les mêmes témoins. Mais le témoignage de Louis Monacello qui n’avait pas été jugé très concluant lors du premier procès, ne changea pas grand-chose au final pour le deuxième procès, qui se conclu par un verdict de non-culpabilité pour George Borgesi (Cf : « Not Guilty ») et d’un abandon des charges quelques jours plus tard pour Joseph Ligambi (Cf : Les procureurs annulent les poursuites contre l’actuel Parrain de la Cosa Nostra à Philadelphie). Mais malgré les échecs, la collaboration de Louis Monacello avec la justice Américaine devait être récompensée. En début de semaine, l’ancien Capitaine, se tenait devant le juge fédéral qui avait tenu les deux derniers procès contre les membres de son « ancienne famille » Eduardo Robreno. Pour sa coopération avec le bureau des procureurs, Louis Monacello a vu les charges retenues contre lui lors de son arrestation tout simplement abandonnées, seul un contrôle judiciaire s’étalant sur les trois prochaines années viendront « ennuyer » l’ancien mafieux. Devant la cours, Louis Monacello se montra très enthousiaste sur sa nouvelle vie : « J’ai décidé de totalement changer ma vie. Je ne veux plus rien avoir avec la Cosa Nostra, ni effectuer des activités illégales ». Depuis qu’il est rentré dans le programme de protection des témoins, Louis Monacello a trouvé un emploi légitime dans l’entreprise Américaine « ACN ». Il emménagea lui et sa famille dans son ancienne maison de vacances sur la côte dans le New-Jersey et promit au juge fédérale que dorénavant, il ne laisserait plus tomber sa fille. Pour le soutenir devant le tribunal, Leeanne Gabriel, son employeur dans la société « ACN » décrivit Louis Monacello comme un vendeur hors pair, obtenant pas loin de « quatre promotions » depuis son arrivée et qualifiant l’ancien Capitaine de la Cosa Nostra comme un de ses « meilleurs vendeurs » : « Il a su terminer de nombreux dossiers en un temps record » déclara Leeanne Gabriel devant la cours. Son nouveau travail a une similitude avec son ancien « job », l’argent coule à flot. L’année dernière, Louis Monacello avait déclaré devant un jury fédéral, qu’il donnait en moyenne près de 40000 dollars en liquide à Alyson Borgesi, un pourcentage des activités illégales de son mari qui à cette époque était emprisonné dans un pénitencier fédéral pour racket. Mais avoir repris les activités de George Borgesi avait des avantages niveau financier, mais aussi des inconvénients, car il avait semé la jalousie auprès de plusieurs membres de la famille dont le propre frère du « Georgie Boy », Anthony Borgesi. Une jalousie qui entraina inexorablement la chute de l'ancien Capitaine de la Cosa Nostra. Mais son témoignage lors du dernier procès, plein d’arrogance, ne fut pas tellement apprécié par les jurés, qui certains d’entre eux, considéraient Louis Monacello comme « un vantard égoïste », l’un des jurés l’ayant même qualifié de « Slimeball » (personne n’ayant aucune morale). Mais le juge fédéral Eduardo Robreno espère une chose en rendant ce verdict, que d’autre mafieux quittent leur vie dans la Mafia pour aider la justice dans sa lutte contre la Cosa Nostra. Jon Han le procureur fédéral qui a mené pendant ces deux dernières années la bataille contre la famille de Philadelphie relativise sur les mafieux qui viennent d’être acquittés : « La plupart vont continuer leur vie dans le crime organisé, ils ont pas l’intention d’en sortir. Heureusement pour Louis Monacello, la vie d’un gangster n’est pas le dernier chapitre de sa vie. »

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LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE EST DANS L'IMPASSE

16 Avril 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE EST DANS L'IMPASSE

Depuis l’abandon par les procureurs fédéraux des charges de racket contre Joseph Ligambi (voir photo) en Février dernier (Cf : Les procureurs fédéraux annulent les poursuites contre le Parrain de la Cosa Nostra à Philadelphie), ce dernier profite pleinement de sa vie de « semi-retraité », malgré le fait qu’il soit toujours d’après le FBI, l’Acting Boss en titre de la Mafia à Philadelphie. Plusieurs vidéos de surveillance prisent par le FBI et la police d’État, montre Joseph Ligambi, rouler tranquillement dans sa voiture dans les rues de la ville, ou en train d’effectuer ses courses dans un supermarché du coin. Joseph Ligambi qui a retrouvé sa maison familiale après trois longues années d’incarcération pendant les deux procès fédéraux, fait plus penser à un individu à la retraite, qu’un Boss d’une des familles de la Cosa Nostra les puissantes des Etats-Unis. Ce genre de comportement, pourrait d’après plusieurs spécialités du crime organisé, énervé certains membres de la famille de Philadelphie. Le territoire qu’occupe actuellement la Mafia Italienne, est menacé par plusieurs gangs, mais aussi par la Mafia Russe qui étend son pouvoir de jour en jour sur le sol Américain. A une époque, la Cosa Nostra, gagnait son argent grâce au monopole que pouvait avoir ces derniers sur le racket, sur le bâtiment avec le contrôle des syndicats, mais aussi et surtout grâce aux jeux et au prêt usuraire, mais cela est maintenant terminé. Pour certains membres de la Cosa Nostra, un Parrain « inactif » peut avoir des répercutions importantes sur les bénéfices engendrés par les Soldats et les Capitaines de la famille mafieuse : « Tout le monde veut gagner son argent dans la rue et le territoire est plus petit qu’avant » déclara un ancien policer à la retraite. Vu que les « Affranchis » ne sont plus prioritaires dans ce genre de domaine, ils doivent gagner leur argent d’une autre façon. La plupart des membres se tournent désormais dans les « Cybers-Cafés », dans la rénovation des maisons et immeubles, avec la réparation des façades et fenêtres, des planchers, une autre façon de gagner son argent. Car aujourd’hui, on ne sait plus trop qui donnent les ordres au sein de la Cosa Nostra à Philadelphie, plusieurs factions profitent d’ailleurs de l’instabilité qui se dégage actuellement pour essayer de prendre le pouvoir. La première étant celle de Joey Merlino, l’ancien Parrain de la famille de Philadelphie dans les années 1990 qui est sorti de prison en 2011 après avoir passé près de 14 ans derrière les barreaux. Même si ce dernier, réside actuellement dans l’État de Floride, certains se demandent, si l’ancien Boss ne tire pas les ficelles de la famille derrière son protégé, Steve "Handsome Stevie" Mazzone qui devint Acting Boss pendant les derniers procès fédéraux contre les membres de la famille de Philadelphie. La deuxième solution est la possibilité que Joseph Ligambi continue à diriger la famille, même si son « équipe » devient de plus en plus restreinte, avec l’interdiction de George Borgesi de côtoyer des membres de la Cosa Nostra pendant des années sous peine de retourner en prison. La dernière solution, est l’émergence des anciens bras droits de Nicodemo Scarfo, Parrain de la famille de Philadephie dans les années 1980. Ces derniers viennent de sortir de prison après avoir purgé plusieurs années dans des pénitenciers fédéraux et ne respectent pas tellement la nouvelle génération arrivait au pouvoir dans les années 1990. D’ailleurs la personne la plus en vue en ce moment est un ancien bras droit de Nicodemo Scarfo, Phil Narducci, qui a passé plus de 20 ans en prison pour plusieurs meurtres : « Un membre craint et respecté, qui n’a plus rien a prouvé » avait déclaré s Phil Leonetti, un ancien Underboss de la famille qui devint un collaborateur pour la justice en 1989 : « Cette situation, c’est une bombe à retardement », déclara un ancien Soldat de la famille : « S’ils ne s’entendent pas, alors il risque d’y avoir des corps dans la rue, j’ai déjà connu ça ». Et c’est ceux à quoi le FBI craint le plus, une lutte pour le pouvoir et des assassinats dans les rues, comme à l’époque de Nicodemo Scarfo. En attendant, les « Affranchis » en liberté, attendent de voir ce que vont donner les procès de Ron Galante, accusé de plusieurs tentatives de meurtres (Cf : Un Associé de la famille plaide non-coupable), mais aussi de l’issue du procès contre Anthony Nicodemo, accusé d’avoir assassiné l’ancien Associé de la famille de Philadelphie, Gino DePietro (Cf : Gino DePietro collaborait bien avec la justice). Ce dernier qui à de forte chance de terminer sa vie derrière les barreaux, pourrait « éventuellement » collaborer avec la justice pour ne pas terminer sa vie en prison.

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UN ANCIEN PARRAIN ACCUSE LA JUSTICE DE MAUVAIS TRAITEMENTS

4 Avril 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ANCIEN PARRAIN ACCUSE LA JUSTICE DE MAUVAIS TRAITEMENTS

De 1995 à 1999, Ralph Natale (voir photo) fut le Boss de la famille de Philadelphie. Il avait le titre de « Parrain », mais en réalité ce dernier servait de « pantin » à un membre plus respecté et beaucoup plus influent de la Cosa Nostra, Joseph Merlino (Joey Merlino veut se retirer de la Mafia). Conscient de cette supercherie, d’avoir le statut de Boss, mais ne pouvant prendre aucune décision, Ralph Natale, décida secrètement d’enregistrer ses anciens Associés lors de plusieurs réunions entre 1998 et 2000. Cette volonté de coopérer avec la justice, pouvait aussi venir du fait que Ralph Natale, qui fut arrêté une nouvelle fois pour trafic de drogue, pouvait l’amener à terminer sa vie derrière les barreaux. Les enregistrements de l’ancien Parrain ont permis de faire condamner plusieurs membres haut placés de la famille de Philadelphie dont Joseph Merlino, à 14 ans de prison pour racket fédéral. Pour le récompenser de sa collaboration, Ralph Natale fut condamné à 13 ans de prison en 2005 et libéré d’un pénitencier fédéral en 2011. Une fois sortie, l’ancien Parrain rentra tout naturellement dans le programme de protection des témoins avec sa famille, pour profiter « pleinement » de sa nouvelle vie. En début de semaine, une requête des ses avocats à un juge fédéral de Philadelphie, a fait reparler de l’ancien Boss dans les différents journaux à Philadelphie. En effet, le vieux mafieux, qui est aujourd’hui âgé de 79 ans se plaint d’avoir « subit » des mauvais traitements pendant son incarcération. Ce dernier qui est devenu pratiquement aveugle, attaque la justice Américaine de ne pas avoir pris en compte ses problèmes de santé pendant sa détention malgré ses nombreux « appels à l'aide ». Mais le juge Mary McLaughlin rejeta très rapidement les « allégations » des avocats de Ralph Natale. Pour justifier de son « rejet », le juge déclara que le recours de Ralph Natale devant la justice avait dépassé le délai de prescription réglementaire. Pour l’avocat de Ralph Natale, Conor Corcoran, son client pourrait faire appel de cette décision très prochainement, déclarant que le verdict était « ridicule ». Car pour lui, Ralph Natale qui a témoigné dans de nombreux procès entre 2000 et 2004, s’était plaint plusieurs fois aux procureurs et aux juges que sa « vue était défaillante », mais malgré cela, la justice était resté « indifférente » à ses plaintes. D’après sa belle fille, les services pénitenciers de l’État de Pennsylvanie ou Ralph Natale était incarcéré, avait toujours refusé de laisser sortir l'ancien Parrain, pour qu’il puisse être consulté par des spécialistes dans différents hôpitaux de la région, une injustice pour sa belle-fille, qui selon elle, aurait pu permettre à Ralph Natale de vivre correctement à l’heure d’aujourd’hui. Mais les procureurs fédéraux ont nié très fortement les allégations de la belle-fille de l’ancien Boss, déclarant que Ralph Natale avait été suivi médicalement pour ses problèmes de vue pendant son incarcération et qu’un spécialiste de la clinique « Mayo Clinic » (un établissement de soins américain de réputation mondiale) s’était même déplacé dans le pénitencier fédéral ou l’ancien Boss de Philadelphie était incarcéré. En attendant un prochain appel, Ralph Natale va continuer selon ses avocats « à vivre et profiter de ses petits-enfants » pour rattraper tout le temps perdu.

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QUELLE ISSUE POSSIBLE POUR LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE ?

3 Mars 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

QUELLE ISSUE POSSIBLE POUR LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE ?

Fin Janvier, les procureurs avaient décidé d’annuler les poursuites contre Joseph Ligambi, l’actuel Acting Boss de la famille de Philadelphie (Cf : Les procureurs annulent les poursuites contre le Parrain de la Cosa Nostra à Philadelphie), et depuis son retour, certains spécialistes s’attendent à une lutte pour le pouvoir au sein de la famille mafieuse. Pourtant, une fois libéré, Joseph Ligambi a repris ses vieilles habitudes, il est retourné dans sa maison à Packer Park, un quartier se situant dans le sud de Philadelphie, et a été aperçu à plusieurs reprises en train de rouler dans une Cadillac noire dernier cri. Mais l'’histoire de la Mafia à Philadelphie, montre que les derniers Parrains ont tous eu des fins tragiques. Deux ont été sauvagement assassinés (Angelo « Gentle Don » Bruno en 1980 et Philip « Chickenman » Testa en 1981) et les quatre autres ont terminé dans une prison fédérale, condamnés à des longues peine de prison. Mais d’après les autorités, Joseph Ligambi ne serait pas comme ces prédécesseurs. En effet, il aurait confié à plusieurs personnes, qu’il voulait seulement se passer l’été à Longport, une ville dans le New-Jersey et voyager en Floride quand l’hiver sera trop froid à Philadelphie. De plus, il est considéré comme un Parrain n'utilisant la violence qu'en dernier recourt. Depuis sa prise de pouvoir à la fin des années 1990, les autorités ont comptabilisé trois assassinats liés à la Cosa Nostra, Ronnie Turchi en 1999, Raymond "Long John" Martorano en 2002 et le meurtre de John "Johnny gongs" Casasanto en 2003: « Le problème pour ces gars là, c’est que ce n’est plus comme avant. Il y a une époque, vingt mafieux pouvaient se partager une « tarte » (une part) de quarante personnes, maintenant ta vingt gars, qui se battent pour une « tarte », qui est juste assez grande pour quatre ou cinq » déclara Steve LaPenta, un ancien détective à la retraite, qui a suivi pendant des années le crime organisé à Philadelphie. La Cosa Nostra a bien survécu aux multiples procès des procureurs contre ces membres. Malgré les condamnations de l’Underboss, Joseph "Mousie" Massimino à seize ans de prison (Cf : l’Underboss de la famille de Philadelphie condamné à seize ans de prison) pour racket et de différents Soldats à des courtes peines de prison, la hiérarchie de la famille qui est composée de George Borgesi comme Consigliere et de Joseph Ligambi ont su s’en sortir. Mais de nombreuses personnes se demandent encore qui dirige vraiment la Cosa Nostra. Joseph Merlino qui fut pendant plusieurs années le Parrain, est sorti de prison il y a quelques mois et maintenant en « semi-retraite » dans l’État de Floride. Mais certains spécialistes se demandent encore si ce dernier ne tiendrait pas encore un rôle significatif dans les affaires criminelles de la famille de Philadelphie. Il faut dire, que plusieurs « personnalités » sont aujourd’hui susceptibles de reprendre le pouvoir. Outre Joseph Merlino, on parle aussi de Phillip Narducci un mafieux de la « vieille école » qui serait capable de résoudre des conflits ou Steve "Handsome Stevie" Mazzone, qui selon le FBI gérait la famille pendant l’incarcération de Joseph Ligambi. Toujours d’après Steve LaPenta, la Cosa Nostra a perdu beaucoup de terrain par rapport aux criminels russes, qui avec leurs escroqueries sophistiquées gagnent des millions de dollars avec la délinquanceen "col blanc" et ont désormais un quasi contrôle sur plusieurs casinos de la Côte-Est. Avant la Cosa Nostra à Philadelphie était craint pour sa capacité à utiliser la violence n’ importe où et n’importe quand. Maintenant, une série de déconvenue ont « entaché » sa « suprématie » dans le crime organisé à Philadelphie. Par exemple, le dernier meurtre lié à la Mafia Italo-Américaine, se déroula en Décembre 2012, avec l’assassinat d’un Associé de la famille mafieuse, Gino DePietro, qui visiblement collaborait avec la justice Américaine (Cf :Gino Depietro collaborait bien avec la justice), par le Soldat Anthony Nicodemo. Cet assassinat, fut considéré par plusieurs journaux Américains, comme le « hit » le plus stupide organisé par la Cosa Nostra. En effet, le Soldat Anthony Nicodemo, fut arrêté trente minutes après le meurtre à son domicile. D’après la police, ce dernier aurait utilisé son propre véhicule, qui a été retrouvé devant sa maison, avec à l’intérieur l’arme du crime : « C’est un des crimes les plus stupide jamais réalisé. Personne ne va commette un meurtre et retourne chez lui directement avec le véhicule et l’arme qu’il a pu utiliser pendant l’assassinat » déclara un agent de police. Le procès d'Anthony Nicodemo, qui est maintenu sans caution possible se déroulera en Mai prochain, mais il est fort probable que ce dernier termine sa vie derrière les barreaux. Puis il y a eu les enregistrements du Soldat, Damion Canalichio qui fut condamné à onze ans et demi dans un pénitencier fédéral pour racket, lors du premier procès fin 2012. Dans ces enregistrements, on pouvait entendre ce dernier se plaindre d’un Associé de la famille de Philadelphie, qui causé beaucoup de problèmes dans le club social de Marty Angelina un Capitaine de la Cosa Nostra. Il traita ouvertement ce dernier de « putain junkie », ce qui montre une fois de plus, l’ambiance tendu entre les différents membres de la famille. Ironiquement, Damion Canalichio avait déjà été condamné par le passé, à deux reprises pour trafic de drogue. L’assassinat d’Angelo « Gentle Don » Bruno, le Parrain de la famille de Philadelphie de 1959 à 1980, a complètement changé l’image de la Cosa Nostra. A partir de ce moment là, plusieurs membres de cette même famille ont décidé de collaborer avec la justice. Cela a commencé avec Nicholas "Nicky Crow" Caramandi, un ancien tueur à gages à la solde Nicodemo Scarfo Sr, Andrew « Tommy Del » DelGiorno, un Capitaine très respecté, puis honte suprême pour une famille de la Cosa Nostra, Ralph Natale, qui fut le Parrain de 1995 à 1999, qui pour éviter une longue peine de prison décida de collaborer avec la justice. Aujourd’hui, le "respect" se calcule au nombre d'années de prison qu'on pu faire les membres de la Cosa Nostra et en leur capacité à "respecter l'omerta". Joseph Ligambi, l'Acting Boss, qui est âgé de 74 ans, aura passé près de douze ans derrière les barreaux, dix ans pour le meurtre de Frank "Frankie Flowers" D'Alfonso, dont sa condamnation fut annulée par la suite et deux ans pendant ces multiples procès de Mai 2011 à Décembre 2013. Son neveu, George Borgesi, considéré comme étant le Consigliere de la famille de Philadelphie, aura passé près de quatorze ans derrière les barreaux pour racket, comme son ami Joseph Merlino. D’après Phil Leonetti, un ancien Underboss de la famille qui devint un collaborateur pour la justice, l’homme à surveillé est bien Phil Narducci. Ce dernier, est aujourd’hui âgé de 52 ans, et a déjà passé plus de vingt ans derrière les barreaux, après sa condamnation en 1987 à quarante ans de prison. D’après le FBI, Phil Narducci a toujours considéré la « génération » de Joseph Merlino ou George Borgesi comme des « crétins » qui ont profité du vide crée par la condamnation de Nicodemo Scarfo Sr à la prison à perpétuité, pour se « hisser » au pouvoir.

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UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PLAIDE NON-COUPABLE

27 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

UN ASSOCIE DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE PLAIDE NON-COUPABLE

Ron Galati (voir photo), surnommé le « Don Corleone » de la réparation automobile dans le sud de Philadelphie a été accusé en début de semaine pour complot d’assassinat et intimidation de témoin par un grand jury. Présenté devant un juge fédéral, Ron Galati plaida non-coupable des accusations retenues contre lui, ce qui mis fin sans nul doute, à des spéculations comme quoi ce dernier s’apprêtait à coopérer avec la justice Américaine (Cf : Le changement d’avocat d’un Associé de la famille de Philadelphie, intrigue les accusés). Au départ, Ron Galati avait été arrêté pour fraude à l’assurance, une accusation passible d’une peine d’emprisonnement de six ans maximum dans un pénitencier fédéral, mais entre temps, l’Associé de la famille de Philadelphie fut accusé par la justice Américaine d’avoir engagé deux tueurs à gages pour tuer un témoin du gouvernement. Le problème pour lui, est ce que ces derniers ont été arrêtés par la police après avoir essayé d’assassiner le petit-ami de sa fille, Andrew Tuono, qui fut tiré dessus de trois balles dans le corps le 30 Novembre dernier à Atlantic City, mais qui survécut miraculeusement à ses blessures. Risquant de terminer leur vie derrière les barreaux, les deux individus avaient vite dénoncé Ron Galati comme étant l’investigateur de cette tentative de meurtre. Mais la police le soupçonna aussi d’avoir eu pour « projet d’abattre » Joseph Rao et son fils Joe, qu’il soupçonnait de collaborer avec la justice et de vouloir témoigner contre lui dans son procès pour fraude à l’assurance. Incarcéré en attendant son procès, Ron Galati, s’il est reconnu coupable, encours près de 30 ans derrière les barreaux, ce qui signifierait au vu de son âge avancé, une mort certaine en prison : « Ce type sait des choses sur moi sur une affaire d’assurance » aurait déclaré Ron Galati à un des tueurs à gages, Walker Mathews. Lui et son frère rencontrèrent peu avant Halloween Ron Galati et un de ses associés du nom de Jérôme Johnson, qui fut lui aussi inculpé dans cette affaire. Le rendez-vous avait été fixé juste en face du garage que gérait Ron Galati, l’ « American Collision Inc. ». Cette réunion avait été organisée par Jérôme Johnson, qui leur avait juste signalé que Ron Galiti avait « un problème » et qu’il voulait parler aux frères Mathews : « Ron Galati voulait que j’aille au garage que tenait Joseph Rao et que je lui tire deux balles dans la tête ». Toujours d’après Walker Mathews, ce dernier aurait demandé 20000 dollars pour chaque personne, chose que l’Associé de la famille de Philadelphie accepta tout de suite, en donnant même à l’un des frères un acompte de plusieurs milliers de dollars. Mais ce que Ron Galati ne savait pas, c’est que depuis plusieurs mois, une caméra était installée près de son garage et que l’entretien avec les deux individus fut filmé, une preuve cruciale qui sera bien évidement exploitée par les procureurs lors de son procès. Michael Romano l’inspecteur de police en charge du dossier contre Ron Galati passa des heures a scruté les moindres mouvements de l’Associé de la famille de Philadelphie, avant d’arriver à cette rencontre avec ces deux individus, une certaine victoire pour l’enquêteur, car même s’il n’y a pas de son sur la vidéo, cela pourra collaborer le témoignage des frères Mathews pendant le procès. Une fois l’accord passé entre Walker Mathews et Ron Galati, les deux frères partirent voir à l’intérieur de l’atelier de carrosserie de Joseph Rao et de son fils Joe pour « repérer » les lieux. Leur plan était simple, se faire passer pour un individu intéressé par une offre d’emploi comme laveur de voiture, que le garage Rao proposé. Walker Mathews, aurait donné un faux nom, un faux numéro et aurait attendu que Joseph Rao lui présente le secteur ou il allait travailler, pour tenir une embuscade et l’abattre avec un fusil de chasse. Interrogé par les policiers, Joseph Rao se souvint bien avoir eu dans sa boutique en « Octobre-Novembre », un homme « noir » qui était fortement intéressé par le poste que proposé le garage. Ce dernier était d’accord pour lui donner le boulot mais il avait déclaré à l’individu (Walker Mathews) qu’il devait d’abord en parler à son fils Joe, ce qui décala de quelques jours le contrat des frères Mathews et sans le vouloir sauva la vie à Joseph et Joe Rao. Quand les deux frères retournèrent au garage « Rao », la boutique était fermée par la police dans le cadre d’une enquête pour « fraude à l’assurance », et c’est à ce moment là, que d’après Walker Mathews, lui et son frère se concentrèrent sur le troisième contrat qu'avait demandé Ron Galati, celui du beau-fils, Andrew Tuono. Cela fait des années que la police de Philadelphie et le FBI suivent le « parcours criminel » de Ron Galati. D’après Louis "Finger Bent Lou" Monacello, un ancien Capitaine de la famille de Philadelphie qui témoigna lors du procès de Joseph Ligambi et George Borgesi (Louis Monacello continue son témoignage contre les membres de la famille de Philadelphie), Ron Galati faisait une copie des clés de ses clients dont il avait réparé les voitures pour pouvoir les voler et les revendre par la suite, un business qui fut très lucratif. Pendant des années, Ron Galati côtoya des « personnalités » du crime organisé, comme George Borgesi l’actuel Consigliere de la famille mafieuse, ou encore Joseph Merlino, qui d’après certains journalistes serait le Boss de la Cosa Nostra à Philadelphie (Cf : Joey Merlino veut se retirer de la Mafia). Depuis la Floride, ou ce dernier réside actuellement, l’ancien Parrain déclara au journaliste « La seule chose que connait Ron Galati sur moi, ce sont la couleur de mes cheveux ».

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LE TÉMOIN DU GOUVERNEMENT N’A AUCUN REGRET

5 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LE TÉMOIN DU GOUVERNEMENT N’A AUCUN REGRET

Il fut le témoin clé du gouvernement fédéral contre Joseph Ligambi et George Borgesi lors des deux derniers procès et dans une interview donnée à un journaliste couvrant l’actualité de la Mafia à Philadelphie, Louis Monacello (voir photo), l’ancien Capitaine de la famille mafieuse, n’exprime aucun « regret » d’avoir pu aider les procureurs dans leur tentative à faire condamner Joseph Ligambi et George Borgesi, même s’il reconnait être « content » que les procureurs ne continuent par les poursuites contre le Parrain actuel de la famille de Philadelphie (Cf : Louis Monacello continue son témoignage contre les membres de la Mafia de Philadelphie). Il est satisfait de cette situation, par pour Joseph Ligambi, mais il sait qu’en arrêtant les poursuites, il ne témoignera plus de nouveau contre ses anciens Associés. Toujours avec la même arrogance, il déclara au journaliste : « Dites leur (à Joseph Ligambi et George Borgesi, que je suis en train de me détendre sur la plage ». Ce dernier, avait déménagé avec sa famille, après avoir décidé de collaborer avec la justice. Mais Louis Monacello sait qu’il peut, même après avoir aidé le gouvernement fédéral, retourner en prison. En effet, il devrait comparaitre au printemps prochain devant le même juge fédéral, pour répondre à des accusations de racket, ou il avait décidé de plaider coupable pendant sa coopération. Même si, son témoignage pendant les deux procès, pourrait permettre à l’ancien Capitaine de la famille de Philadelphie, d’éviter la prison, le risque est toujours là, mais ce dernier ne se préoccupe pas de ça. Pour lui, aller en prison, n’a jamais été le problème et c’est ca pas pour cela qu’il avait décidé de collaborer avec la justice. Il devint un repenti, car il était persuadé que George Borgesi, qui en 2011, s’apprêtait à sortir de prison, aller lancer un contre lui. Même si son témoignage n’a pas permis à la justice de faire condamner les deux mafieux, il permit d’enfermer pendant près de 30 mois, Joseph Ligambi et George Borgesi après leur arrestation en Mai 2011 : « Ces deux gars voulaient me tuer, je pense qu’il était nécessaire qu’il soit enfermé pendant tout le procès » déclara t’il. Louis Monacello déclara que pendant que George Borgesi était en prison, il avait repris les activités de ce dernier dans les rues de Philadelphie. Mais la relation qu’il entretenait avec Joseph Ligambi et Marty Angelina un Capitaine de la famille mafieuse était de plus en plus tendue (Marty Angelina sera condamné par la suite, lors du premier procès à 57 mois de prison pour racket extorsion de fonds). Mais il parla aussi, de la relation qu’il entretenait avec Anthony Borgesi, le frère de George Borgesi qui selon lui le « poignardait toujours dans le dos », même si Louis Monacello à cette époque « soutenait son frère ». Il met ce comportement en raison de la « jalousie » que pouvait entretenir Anthony Borgesi envers ce dernier, après avoir repris les activités de son frère alors qu’il était incarcéré. La relation de Louis Monacello et Marty Angelina était tellement tendu, que « Bent Finger Lou » comme le surnommait ses amis, avait essayé de « casser la gueule » à Marty Angelina, en recrutant deux individus que l’un de ses Associés, Frank « Frankie The Fixer » DiGiacomo connaissait, sans savoir que ce dernier coopérait déjà à cette époque avec la justice (Cf : Le témoin de la défense ne fut pas aussi coopératif que prévu). L’autre problème, était que l’Acting Boss de la famille, Joseph Ligambi, n’était pas au courant de cette démarche lancée par Louis Monacello et qu’une violation d’une règle de la Cosa Nostra, pouvait entrainer automatiquement la mort pour ce dernier. Louis Monacello déclara une nouvelle fois que ce n’est pas la prison qu’il le décida à collaborer avec la justice. Selon lui, il risquait au maximum 6 ans de prison dans un pénitencier fédéral et il était « prêt » à faire son temps. Il déclara qu’en 2008, quand il avait été arrêté et condamné à plusieurs mois de prison, il avait refusé une offre de la police de les aider à mettre en prison ses collègues mafieux. Maintenant, il attend le verdict du juge fédéral Eduardo Robreno sur son cas et attend aussi de voir si Anthony Nicodemo, un Soldat de la famille de Philadelphie, accusé de meurtre il y a quelques mois et Ron Galati, qui fut accusé de tentative de meurtre, décident ou non de collaborer avec la justice : « J’ai fais beaucoup de mauvaises choses, mais je n’ai jamais tué personne » déclara t’il

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LES PROCUREURS ANNULENT LES POURSUITES CONTRE LE PARRAIN DE LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE

1 Février 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LES PROCUREURS ANNULENT LES POURSUITES CONTRE LE PARRAIN DE LA COSA NOSTRA A PHILADELPHIE

Après avoir rendu un verdict sans appel contre George Borgesi, l’actuel Consigliere de la famille de Philadelphie (Cf : « Not Guilty »), il ne restait plus qu’a Joseph Ligambi (voir photo), de recevoir un verdict sur les accusations restantes. Ce dernier, qui avait été acquitté de subornation de témoin, était toujours accusé de trois autres charges (une charge de complot et deux autres charges pour jeux illégaux), après que le jury, composé de onze femmes et un homme eurent rendu un verdict partiel contre lui (10 voix pour sa non-culpabilité et 2 autres indécis). Pour éviter un autre procès, les procureurs ont décidé en début de semaine d’annuler tout simplement les poursuites engagées contre le Parrain de la Mafia à Philadelphie. Il ne restait plus qu’au juge fédéral Eduardo Robreno, qui pouvait très bien retenter un troisième procès contre Joseph Ligambi, d’accepter la décision des procureurs fédéraux, et ce dernier accepta sans surprise. Joseph Ligambi qui était incarcéré depuis son arrestation en Mai 2011, et qui avait été refusé par deux fois une libération sous caution, fut donc libéré au petit matin, un soulagement pour son avocat Edwin Jacobs : « Pour une fois, je suis d’accord avec les procureurs fédéraux qui ont pris la meilleure des décisions" déclara t'il. La plupart des spécialistes du crime organisé ont déclaré, que les procureurs préféraient arrêter un procès qui coutait beaucoup d’argent au contribuable, pour retenter leur chance une prochaine fois. Mais si les procureurs fédéraux essayent de nouveau d’inculper la hiérarchie de la famille de Philadelphie, certains journalistes estiment, qu’ils leur fraudaient des témoins beaucoup plus crédibles, que ceux qu’ils ont utilisé tout le long du procès : « Il y avait très peu de preuves, et les témoins étaient des anciens criminels.Si le gouvernement fédéral avait fait témoigner des personnes plus crédibles, les choses auraient pu être différentes » déclara un juré qui préfèra garder l’anonymat. En libérant Joseph Ligambi et George Borgesi, la Cosa Nostra récupère deux « pointures », après la libération il y a quelques mois de Joey Merlino (Cf : Joey Merlino veut se retirer de la Mafia). George Borgesi, qui vient d’être libéré de prison, après avoir passé près de treize ans un pénitencier fédéral pour racket, sera en liberté surveillée pendant dix huit mois, avec l’interdiction formelle de côtoyer des membres de la Cosa Nostra, ou de quitter l’État de la Pennsylvanie sans une autorisation spéciale de son agent de probation. Ce retour dans les rues de Joseph Ligambi et George Borgesi, pourrait créer des tensions entre des mafieux très influents comme Steve "Handsome Stevie" Mazzone ou encore John Ciancaglini, qui d’après certains spécialistes, ne rêveraient que d’une seule chose prendre le pouvoir au sein de la Cosa Nostra. Mais cette « victoire » du côté de la défense, n’empêche pas certains journalistes à se demander si les poursuites pénales contre certains membres de la Mafia à Philadelphie vont pas bientôt recommencer. En effet, le Soldat Anthony Nicodemo arrêté pour le meurtre d’un Associé de la famille mafieuse, Gino DePietro (Cf : Gino DePietro collaborait bien avec la justice), risque la prison à perpétuité, si ce dernier est reconnu coupable de cet assassinat, qui fut jugé par les médias Américains, comme « Le meurtre le plus stupide effectué par la famille de Philadelphie ». Anthony Nicodemo, aurait utilisé son propre véhicule personnel pour commettre l’assassinat de Gino DePietro. En arrivant chez lui, le jour du meurtre, la police avait retrouvé, une arme dans sa voiture, ainsi que des fragments de douilles. Mais il y aussi l’arrestation il y a quelques semaines d’un Associé de la famille de Philadelphie, Ronald Galati, qui fut accusé de tentative d’assassinat sur un témoin du gouvernement. D’après plusieurs rumeurs, ce dernier ne souhaiterait pas terminer sa vie derrière les barreaux. Si ces derniers décidèrent de collaborer, alors ils pourraient surement donner des informations sur plusieurs assassinats non résolus, liés de près ou de loin à la famille de Philadelphie.

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« NOT GUILTY »

26 Janvier 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

« NOT GUILTY »

Après 3 semaines de délibération dans le procès contre Joseph Ligambi et George Borgesi (voir photo), respectivement Boss et Consigliere de la famille de Philadelphie, les jurés ont enfin réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Celui-ci, qui devait intervenir en début de semaine, avait finalement été retardé en raison des nombreuses chutes de neige dans la ville de Philadelphie. Et au final, ce verdict fut le deuxième revers consécutif pour les procureurs fédéraux, après un premier procès qui s’était déroulé en début d’année 2012. Le verdict fut sans appel, à l’"unanimité", le jury déclara « non-coupable » George Borgegesi de la seule charge de racket dont il était accusé, laissant entrainer des « hurlements » de joie dans la salle d’audience. Pour Joseph Ligambi qui était inculpé de quatre chefs d’inculpation, le verdict fut moins clément. Même s’il fut reconnu « non-coupable » de subornation de témoin, les jurés ont rendu un verdict « partiel » concernant les trois autres chefs d’inculpation, comprenant, le complot et deux accusations de jeux illégaux. Remonté par ce verdict, l’avocat de Joseph Ligambi, Edwin Jacobs Jr, déclara qu’il allait demander au tribunal de libérer son client sous caution, en attendant de recevoir le verdict final dans cette affaire. Le Parrain de la famille de Philadelphie, qui est âgé de 74 ans, est détenu sans caution possible dans un centre de détention, depuis son arrestation en Mai 2011. Pour George Borgesi, cela était différent, étant libérable depuis 2011, après avoir été condamné en 2000, à près de 14 ans de prison pour racket, il avait été gardé emprisonné en raison de son inculpation dans cette affaire en 2011. En recevant un verdict de non-culpabilité, il a été immédiatement libéré et pu sortir libre du tribunal fédéral, entouré de sa famille : « Merci, Merci » hurla le frère de George Borgesi, Anthony Borgesi, soupçonné par le FBI d’être un Soldat de la famille de Philadelphie. C’est la deuxième fois en moins d’un an, qu’un jury fédéral rejette les accusations lancées par les procureurs fédéraux contre Joseph Ligambi et George Borgesi : « Dieu merci » déclara la mère de George Borgesi, Many Borgesi, tout en serrant dans ses bras son fils, Anthony. Ces derniers avaient assisté à pratiquement tous les jours du procès, pour soutenir, celui qu’il déclarait comme étant la « bête noire » du gouvernement fédéral (Cf : Le Consigliere de la famille de Philadelphie fustige le gouvernement). Pour la femme de George Borgesi, Alyson Borgesi, qui fut nommée plusieurs fois dans ce tribunal comme « une complice » présumée dans les affaires de la famille de Philadelphie, elle laissa éclater sa joie à l’extérieur de la salle d’audience : « Une fois de plus, ils (les procureurs) n’ont pas réussi à faire condamné mon client », même si ce dernier semblait déçu que le jury n’est pas réussi à se mettre d’accord sur un verdict sur les trois autres chefs d’inculpation. « C’est une honte, les deux derniers jurés auraient pu aller dans le sens des dix autres, je ne comprends pas ». En effet, sur les accusations de complot, et de jeux illégaux, dix jurés sur douze, avaient prononcé un verdict de « non-culpabilité » pour Joseph Ligambi. Mais le grand perdant dans cette histoire, fut sans nul doute les procureurs fédéraux avec à leur tête Frank Labor qui déclara qu’il était forcément « décu », mais que cette affaire avait « perturbé » la Cosa Nostra dans la ville de Philadelphie. Quand le procureur fédéral, Frank Labor parle de "perturbation", il fait le rapprochement avec les condamnations lors du premier procès; à seize ans de prison de l'Underboss présumé de l’organisation, Joseph "Mousie" Massimino (Cf : L'Underboss de la famille de Philadelphie condamné à 16 ans de prison), mais aussi de la condamnation du Capitaine Anthony Staino (Cf : Anthony Staino condamné à 8 ans de prison) et de plusieurs autres Soldats, comme Damion Canalichio à de nombreuses années derrière les barreaux. L’avocat de George Borgesi, Christopher Warren, qui avait déjà réussi à faire acquitté lors du premier procès, un Capitaine de la famille mafieuse, Joseph « Scoop » Licata était vraiment heureux de ce verdict : « Ce fût un procès épuisant » déclara t’il, « J’ai hâte de me mettre au lit ». Les deux avocats de la défense avaient pendant tout le procès, attaqué le gouvernement fédéral, pour avoir appelé des témoins, qui étaient des anciens Associés des deux accusés, pour qui leur témoignage était très douteux. Avant de partir, Christopher Warren, lança un « pic » contre Louis Monacello, ancien bras droit de George Borgesi qui avait témoigné contre lui lors de ce dernier procès (Cf : Louis Monacello continue son témoignage contre la famille de Philadelphie) : "Là ou il habite désormais, cela doit être rempli de « trou du cul » comme lui" déclara t’il.

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