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Articles avec #lucchese tag

ANIELLO MIGLIORE ANCIEN HOMME FORT DE LA FAMILLE LUCCHESE VIENT DE DÉCÉDER

11 Octobre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Aniello Migliore
Aniello Migliore

L’ancien Acting Boss de la famille Lucchese, Aniello « Neil » Migliore est décédé, il avait quatre vingt cinq ans. Aniello Migliore a longtemps vécu tranquillement sous le radar du gouvernement fédéral, à Oyster Bay, une petite ville Américaine située dans le comté de Nassau. Aniello Migliore avait alors comme voisin Anthony « Tony Ducks » Corallo, l’influent Parrain, qui pendant des années, dirigea la famille Lucchese de façon pacifique. Mais au milieu des années 1980, le procès dit de « La Commission » décima une bonne partie des hiérarchies des cinq familles New-Yorkaise, dont Anthony Corallo, qui sera condamné à la prison à perpétuité. De sa cellule, le vieux Parrain voulait que sa famille perdure avec un nouveau Parrain en liberté, mais la chose n’était pas si simple et les candidats à ce poste, peu recommandables. Anthony Corallo voulait éviter une guerre interne, mais aussi satisfaire certaines factions de la famille, qui auraient pu se rebeller faute d’un choix favorable. Après plusieurs consultations, il donna finalement sa bénédiction à Vittorio « Vic » Amuso, Capitaine de l’ancienne équipe de Christopher « Christie Tick » Furnari, pour prendre ses nouvelles fonctions, sans savoir que ce choix entrainera l’une des périodes les plus sombre de la famille Lucchese. Paranoïaque et ayant un goût prononcé pour la violence, Vittorio Amuso, accompagné de son Underboss Anthony Casso, fit régner la terreur envers les membres de la famille, condamnant à mort, pour des prétextes farfelus, le moindre individu qui osait se mettre sur leur chemin. A cette époque, Aniello Migliore venait de sortir de prison après avoir passé trois années derrière les barreaux et attendait un procès pour racket qui sera finalement annulée en appel plusieurs mois plus tard. Anielo Migliore était un Capitaine très apprécié, influent, qui gênait beaucoup Vittorio Amuso. Il était très riche et avait des intérêts financiers dans plusieurs restaurants New-Yorkais, possédant aussi différentes entreprises qu’ils géraient comme un vrai homme d’affaire, de manière légitime. Son réseau tentaculaire, en fit l’un des mafieux les plus influent dans le domaine du bâtiment, en particulier dans le carrelage et le marbre. Vittorio Amuso, malgré son statut de Parrain, jalousait Aniello Migliore qui était très respecté auprès des autres familles New-Yorkaise. Alfonse « Little Al » D’Arco, ancien Acting Boss de la famille Lucchese, devenu informateur, avait déclaré qu’au milieu des années 1970, lorsque les « livres étaient fermés », une « exception a été faite pour Aiello Migliore qui fut amené dans un autre État Américain, intronisé et ramené à New-York afin d'intégrer la famille Lucchese. Les autorités prévenaient régulièrement que Vittorio Amuso voulait s’en prendre à sa vie et qu’un contrat en cours, mais Aniello Migliore ignora complètement les avertissements effectués par les fédéraux et continua son train de vie comme si de rien n’était. En Avril 1992, Anielo Migliore qui fêtait dans un restaurant l’anniversaire de la petite fille de l’un de ses Associés, fut pris pour cible par plusieurs hommes armés au bord d’un véhiculé, qui lui tirèrent dessus à plusieurs reprises. Touché à la tête et à la poitrine, Anielo Migliore survécut miraculeusement. Cette attaque fut signée de la griffe de Vittorio Amuso, qui de plus en plus paranoïaque, pensait que Anielo Migliore voulait prendre sa place de Boss.

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE DANS LE COLLIMATEUR DES PROCUREURS FÉDÉRAUX

12 Septembre 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Metropolitan Center de New-York
Metropolitan Center de New-York

Alors que le procès contre les membres de la famille Lucchese se rapproche à grand pas, les procureurs fédéraux sont désormais prêts à dégainer l’artillerie lourde, en diffusant des enregistrements incriminant directement le Soldat Christopher Londonio dans plusieurs rackets. La clé de cette affaire reste l’assassinat de Michael Meldish, mais le gouvernement fédéral a énormément du mal à relier Steven « WonderBoy » Crea et Matthew Madonna, des anciens cadres de la famille Lucchese dans ce meurtre crapuleux. Mais même si les preuves manquent dans ce dossier et même si la plupart des témoins ont été discrédités, les procureurs fédéraux peuvent toujours compter sur les enregistrements effectués sur Christopher Londonio qui leur ont fourni une multitude d’informations. Alors non, Christopher Londonio n’est pas un informateur du gouvernement, mais le Soldat de la famille Lucchese à eu tendance ces derniers moi à parler un peu trop souvent auprès de n’importe qui, une situation qui affligea nettement les autres accusés dans cette affaire. Ce dernier n’a jamais parlé ouvertement du meurtre de Michael Meldish, mais Christopher Londonio en a profité pour se vanter, auprès de certaines personnes, sur son pédigrée criminel, fait d’extorsion, de racket, de violence et de tentative de meurtre. Le rôle potentiel de ses cassettes pourrait énormément jouer lors de ce procès et pourrait par la même occasion, rendre un accord avec les procureurs fédéraux encore plus difficiles à obtenir. En effet, il y a un moins d’un mois, Steven Crea Jr avait signé un accord de plaidoyer lui obtenant une peine maximale de treize années de prison. Steven Crea Sr, Matthew Madonna avait refusé toute offre, préférant tenter leur chance dans un

Michael Meldish
Michael Meldish

procès fédéral, âgé respectivement de soixante douze ans et quatre vingt trois ans, les deux mafieux savent pertinemment qu’un accord signifierait automatiquement une mort assurée derrière les barreaux. Pourtant Christopher Londonio était prêt à accepter un accord prévoyant une peine maximale de trente années de prison, mais cet accord était suspendu à la décision de Steven Crea et Matthew Madonna qui forcément, ont refusé respectivement des offres de dix huit ans et vingt ans dans un pénitencier fédéral. Malgré un début d’affaire difficile, les procureurs fédéraux sont désormais sur une pente ascendante et ont très bien compris que le maillon faible dans la famille Lucchese n’était autre que le Soldat Christopher Londonio, alors ces derniers en profitent pour le discréditer le plus possible. Dans un enregistrement qui sera dévoilé lors du procès, on peut entendre clairement Christopher Londonio menacer des mauvais payeurs : « Tu sais quoi ? Je vais te retrouver et te frapper, il y a que comme ça que tu comprendras ». Dans une autre conversation enregistrée, il dit à la même personne « Je vais te défoncer le crâne ». Les enregistrements sont nombreux, à croire que Christopher Londonio n’a jamais pris conscience que communiquer avec un téléphone cellulaire lui procuré un risque de se faire écouter par les agences gouvernementales. En plus des écoutes téléphoniques, Christopher Londonio s’est fait enregistré à différentes reprises par l’un de ses Associés, Joseph Foti. Ce dernier, surement aigri que Christopher Londonio n’ait jamais prononcé son nom pour une future intronisation, réussit à faire parler le Soldat de la famille Lucchese sur ses activités illégales, mais jamais sur l’assassinat de Michael Meldish.

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STEVEN CREA JR PLAIDE COUPABLE

17 Août 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Steven Crea Jr
Steven Crea Jr

Après avoir été pratiquement blanchi par un ancien agent du FBI, Jeremiah Hanafin, reconverti en professionnel dans l’examen polygraphique, le fameux détecteur de mensonge, Steven Crea Jr, qui est actuellement en liberté sous caution, vient de passer un accord avec les procureurs fédéraux. Cet accord de plaidoyer assez avantageux pour le Capitaine de la famille Lucchese prévoit une peine maximale de treize années de prison pour des accusations de racket et d’extorsion. En décomptant ses quatorze mois passés depuis son arrestation au Métropolitan Center de New-York, Steven Crea Jr pourra espérer une libération anticipée en 2028, il aura alors cinquante six ans. Mais dans toute affaire fédérale, seule le juge peut décider ou non de suivre les réquisitions des procureurs et le magistrat, qui est ancien procureur fédéral, qui lutta pendant de nombreuses années sur plusieurs dossiers de membres de la Cosa Nostra, est loin d’être un tendre avec cette organisation criminelle. Mais pour sa défense, Steven Crea Jr pourra compter sur la certaine légèreté de certains témoins du gouvernement fédéral, dont Frank Pasqua III, un Associé de la famille Lucchese, qui à la base était le témoin principal dans cette affaire et qui fut discrédité par la suite par le même juge, comme un mythomane doublé d’un toxicomane. A la base, Steven Crea Jr aurait pu obtenir un accord avec les procureurs fédéraux encore plus avatangeux, s’il avouait sa participation dans l’assassinat de Michael Meldish, mais ce dernier refusa, par peur d’incriminer des membres de la famille Lucchese, dont son père Steven « Wonderboy » Crea, inculpé lui aussi dans cette affaire. Surtout que Steven Crea Jr a toujours gardé, depuis son arrestation, la même ligne de conduite en affirmant à différentes reprises qu’il n’a jamais participé à ce meurtre crapuleux. D’ailleurs, lors du détecteur de mensonge, Jeremiah Hanafin avait posé la question à Steven Crea Jr, si ce dernier avait demandé au Soldat, Christopher Londonio et à son Associé Terrence Caldwell d’assassiner Michael Meldish, sa réponse négative ne fut pas « jugé comme un signe de duperie » déclara le spécialiste. Devant un jury fédéral cette accusation de meurtre n’aurait pas tenu longtemps, mais il restait encore cette inculpation de racket, qui pouvait le faire condamner à minimum vingt années de prison s’il était reconnu coupable et rien n’était gagné selon la défense. Condamner un membre de la Cosa Nostra sur des charges fédérales de racket et plus « simple » que sur un assassinat, surtout que les procureurs fédéraux avaient l’intention de faire appel à des nouveaux témoins qui auraient pu relier facilement Steven Crea Jr dans ses délits. La peur d’entendre des enregistrements incriminant formellement le mafieux, ainsi que l’arrivée d’un nouveau témoin, le Soldat John Pennisi, qui fut dernièrement des déclarations très convaincantes, poussèrent la défense et Steven Crea Jr a accepté cet accord. De plus avec cet accord, qui donnera une condamnation maximale de cinq années pour l’accusation de racket et huit années pour l'accusation d'extorsion, donne une opportunité à Steven Crea Jr de sortir de prison relativement jeune. Pour son père, ancien Underboss de la famille Lucchese, cela est beaucoup plus compliqué. Steven Crea va surement tenter sa chance dans un procès fédéral, avec l’espoir que ses avocats puissent discréditer les témoins du gouvernement. A ce jour, un accord de plaidoyer n’est pas à l’ordre du jour, surtout qu’il y aurait aussi un risque que Steven Crea termine sa vie derrière les barreaux s’il acceptait les mêmes conditions contractuelles que son fils.

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LE TÉMOIGNAGE D'UN ANCIEN BRAQUEUR REMET EN CAUSE LA DÉFENSE D'UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE

9 Août 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Christopher Londonio
Christopher Londonio

L’affaire portée contre plusieurs membres de la famille Lucchese sur l’assassinat de Michael Meldish, tient désormais essentiellement sur les déclarations faites par le Soldat Christopher Londonio à l’un de ses codétenus, devenu un informateur pour le gouvernement fédéral. Le témoin en question est loin d’être un inconnu de la justice Américaine. David Evangelista est un braqueur multirécidiviste, qui a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux et par la même occasion un adepte de plusieurs drogues, un toxicomane qui est actuellement l’homme clé des procureurs fédéraux dans ce dossier. Selon les déclarations de David Angelista, alors que Christopher Londonio était incarcéré au Métropolitan Center de New-York, il reçu une visite plutôt inattendue, celle de sa mère qui l’attendait au parloir pour échanger sur le fond de cette affaire. La mère de Christopher Londonio, qui selon les autorités, est bien au courant de l’affiliation de son fils avec la Cosa Nostra, lui aurait déclaré que Steven Crea et son fils, Steven Crea Jr venaient d’être libérés sous caution, ce qui rendit fou furieux Christopher Londonio. Le Soldat de la famille Lucchese ne comprenait pas comment les Crea avaient pu être libérés sous caution, en sachant qu’ils étaient autant impliqués que lui dans l’assassinat de Michael Meldish. C’est visiblement très énervé, agacé, que Christopher Londonio en arrivant dans sa cellule, commença à se confier à David Eganlista, qui vit une opportunité pour sortir plus rapidement de prison en racontant cette petite histoire aux autorités. Pour l’avocat de Christopher Londonio, le témoignage de David Evangelista n’est que pure fantaisie et pour le prouver, ce dernier se base sur les mails envoyés entre Christopher Londonio et sa mère sur la même période depuis la messagerie privée du Métropolitan Center de New-York, des courriers qui montreraient que les déclarations de David Evangelista sont contradictoires et fausses. Dans l’un des e-mails, la mère de Christopher Londonio aurait averti son fils que Steven Crea Sr et Steven Crea Jr avaient vu leur première demande de libération sous caution refusée, remettant ainsi en cause complètement le témoignage de David Evangelista, qui stipulait une visite de sa mère au Métropolitan Center de New-York. Un autre courrier envoyé cette-fois ci à la femme de Christopher Londonio, Ann Meldish, l’ex-femme de Michael Meldish, montre que le Soldat de la famille Lucchese n’était pas du tout au courant de la situation des Crea dans cette affaire. Malgré que le fait que les mafieux inculpés soient incarcérés dans la même prison, les membres de la famille Lucchese avaient été dispatchés dans différents quartiers du Métropolitan Center de New-York. Alors que les procureurs fédéraux avaient déclaré que Christopher Londonio et David Evangelista étaient des compagnons de cellule, des documents qui seront présentés le jour du procès, prouveront selon l’avocat du Soldat de la famille Lucchese, que les déclarations effectuées par les procureurs fédéraux sont mensongères. De plus, une fois qu’un détenu du Métropolitan Center a terminé sa visite au parloir, il s’écoule un laps de temps non négligeable, ou celui-ci doit attendre des fois plusieurs heures avant d'être ramené en cellule. Selon l’avocat de Christopher Londonio, en imaginant que la scène que raconte David Evangelista se soit réellement déroulée, il est fort probable que son client aurait profité de cette attente, pour murement réfléchir sur les conséquences de raconter des détails pouvant l'incriminer à un détenu lambda.

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PLUSIEURS INTERROGATIONS SUR L'ASSASSINAT D'UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE LUCCHESE

26 Juillet 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Le domicile de Vincent Zito
Le domicile de Vincent Zito

L’assassinat d’un Associé affilié à la famille Lucchese en Octobre dernier, Vincent Zito, reste encore un mystère. Lorsque Vincent Zito, connu des autorités pour ses activités d’usurier et d’extorqueur, avait été retrouvé tué par balle dans sa maison de Sheepshead Bay à Brooklyn, les services de police avaient tout d’abord pensé qu’il s’agissait d’un suicide. Mais rapidement et après des constatations d’ordre médicale, les autorités étaient désormais persuadées qu’il était en effet très difficile de se tirer soit même deux balles dans la tête et ont alors conclu que Vincent Zito avait été assassiné. Très rapidement, les services de police se sont concentrés sur les activités d’Anthony Pandrella, un Associé de la famille Gambino et ami de longue date de Vincent Zito. En effet, le quartier de Sheepshead Bay était filmé en permanence et les agents fédéraux accompagnés des services du NYPD ont remarqué que le jour du meurtre de Vincent Zito, Anthony Pandrella avait été vu en train de rentrer et de sortir tranquillement du domicile de l’ancien Associé de la famille Lucchese. Ce détail intrigua fortement les forces de police qui décidèrent d’arrêter et d’inculper Anthony Pandrella de vol qualifié et du meurtre de Vincent Zito. Anthony Pandrella qui habitait à moins de deux kilomètres de l'Associé de la famille Lucchese aurait même laissé sa propre arme sur les lieux du crime et son ADN aurait été retrouvé sur la gâchette. Cet assassinat crapuleux aura sans doute sa place dans le classement des meurtres les plus stupides orchestrés par des individus affiliés à la Cosa Nostra avec celui de Francesco Cali, mais il y a quelques semaines, un retournement de situation inattendu relança cette affaire. En effet, il fut avéré que deux jours avant le meurtre de Vincent Zito, celui-ci avait écrit un dernier testament qui léguait l’ensemble de ses biens à ses deux filles et ignorait par la même occasion, complètement son fils avec lequel il vivait au moment de son décès. Dans ce testament qui fut présenté à la justice un mois après l’inculpation d’Anthony Pandrella, il est stipulé que le domicile de Sheppshead Bay revenait à ses deux filles pour une valeur marchande de près de 1,2 millions de dollars. Le fait de déshériter entièrement Joseph Zito laissa les enquêteurs assez perplexes et pour éviter de s’orienter vers une nouvelle erreur judiciaire, les services de police essayèrent d’explorer de nouveau l’agenda de Joseph Zito, qui ne laissa rien de particulier. Lors de l’arrestation d’Anthony Pandrella, Joseph Zito avait assisté à la comparution de l’Associé de la famille Gambino devant un tribunal et avait juste déclaré qu’il « espérait » qu’Anthony Pandrella « puisse vivre le plus longtemps possible afin qu’il puisse pourrir en prison ». Lors d’une dernière interview attribuée à un journal Américain, Joseph Zito avait déclaré que c’était son propre fils, Vincenzo, qui rentrait de l’écolé, avait retrouvé son grand-père étendu sur le sol de son salon. L’avocat d’Anthony Pandrella va surement insister sur le fait que cet assassinat aurait pu être exécuté par des membres de la famille de Vincent Zito, mais un appel téléphonique d’Anthony Pandrella effectué auprès d’un Capitaine de la famille Gambino, George Lombardozzi, quelques heures après ce meurtre intrigue fortement les enquêteurs En attendant, Anthony Pandrella reste incarcéré sans caution possible et risque selon la juridiction de l’État de New-York, la peine de mort s’il est reconnu coupable. 

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UN SOLDAT DE LA FAMILLE LUCCHESE RECONNU COUPABLE

6 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Matthew Madonna et Joseph DiNapoli
Matthew Madonna et Joseph DiNapoli

Le procès d’Eugene Castelle s’est terminé avec des précisions de John Pennisi, sur l’organisation des équipes dans la famille Lucchese. Quand le Parrain actuel Vittorio Amuso était encore en liberté, le crew de Brooklyn était l’un des plus influents, mais avec son incarcération, les autres équipes implantées dans New-York ont commencé à prendre de l'envergure, ce fut le cas de l'équipe du Bronx. Rapidement, ils prirent le contrôle de la famille et même si Vittorio Amuso restait sur le papier le Parrain, Steven « WonderBoy » Crea ou encore Matthew Madonna étaient tellement respectés dans les rangs des Lucchese, que Vittorio Amuso ne pouvait qu'approuver cette nouvelle réorganisation. Mais au fil des années, l'ancienne équipe de Brooklyn, pour exister et essayer d’apporter une certaine influence dans les activités criminelles de la famille, garda son siège dans son quartier d’origine, mais opérait le plus souvent à Staten-Island : « Nous étions la faction de Brooklyn, mais nos affaires étaient concentrées essentiellement à Staten-Island » déclara John Pennisi. Ce dernier, qui au fil des jours du procès d’Eugene Castelle, se révéla comme un individu solide, très convainquant, continua à raconter sa vie dans la famille Lucchese. Il raconta qu’en 2013, le jour de l’anniversaire de sa femme, il fut appelé pour se rendre dans une maison de Staten-Island. Le moment tant attendu était arrivé, John Pennisi savait qu’il allait être intronisé dans la Cosa Nostra, mais comment faire ?. En effet, malgré le fait que John Pennisi sentait une certaine euphorie de pouvoir être initié dans la famille Lucchese, surement un rêve de gosse, cela tombait aussi un jour qui était l’un des plus importants pour sa femme. Mais John Pennisi savait pertinemment qu’il était impossible de déroger aux règles établies de la Cosa Nostra, c’était la vie qu’il avait choisie et s’en alla de chez lui pour se rendre à ce fameux rendez-vous. Arrivé sur place, il fut accueilli par plusieurs membres de la famille Lucchese qui l’accompagnèrent au sous-sol de la maison. Matthew Madonna, Acting Boss de la famille, présidait la cérémonie et lui demanda de s’asseoir. En face, sur une table se trouvait une arme à feux, un couteau, une photo d’un saint, un cendrier et un briquet. Matthew Madonna lui demanda de quel doigt il allait tirer sur la gâchette. John Pennisi montra son index et Eugene Castelle aka Eugene Castellucci se leva et lui piqua son doigt : « Mon sang coulait sur l’image sainte et ils m’ont demandé d’éteindre les flammes en me frottant les mains. En suite Matthew Madonna m’a dit que je si je devais trahir un membre de la famille, mon âme brulerait comme le saint qui brûle actuellement ». Lors de ce procès, Eugene Castelle, qui écoutait attentivement les propos de John Pennisi, ne broncha pas. Son témoignage fut implacable et il fallut seulement quelques heures aux jurés pour faire condamner Eugene Castelle de jeux illégaux et de conspiration de racket. Le Soldat de la famille Lucchese pourrait faire face à une vingtaine d'année derrière les barreaux lors de son verdict prévu en Septembre prochain. En attendant, Eugene Castelle a eu la possibilité de pouvoir être libéré sous caution en attendant de recevoir sa peine de prison. Reconnu non-coupable d'aucun crime violent, le juge fédéral accepta sa mise en liberté après qu'Eugene Castelle ait pu mettre sa maison sous caution pour près de 500 000 mille dollars. Son avocat déclara que lors de la prochaine audience, il essayera de convaincre le juge de ne pas être trop sévère avec son client, justifiant que de faire condamner Eugene Castelle pour jeux illégaux serait incompréhensible, alors que le gouvernement Américain aurait l'ambition dans les prochains mois à légaliser le plus possible les jeux d'argent.

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DE SA PRISON LE PARRAIN DE LA FAMILLE LUCCHESE AURAIT CHANGÉ UNE PARTIE DE SA HIÉRARCHIE

1 Juin 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Michael DeSantis
Michael DeSantis

A quelques mois du procès contre une partie des membres les plus influents de la famille Lucchese, un changement de sa hiérarchie aurait eu lieu récemment par le Parrain Vittorio « Vic » Amuso. Matthew Madonna, qui récemment s’était vu refusé une demande de libération sous caution, a laissé sa place d’Acting Boss à un fidèle de Vittorio Amuso, Michael « Big Mike » DeSantis. Ce changement de direction inattendu dans cette famille mafieuse, aurait permis selon un témoin du gouvernement, d’éviter un bain de sang dans les rangs de la famille Lucchese et donc une guerre interne entre factions. En effet, malgré son incarcération à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, Vittorio Amuso, actuel Parrain de la famille Lucchese, garderait encore et à la grande surprise, un certain pouvoir dans les rues de New-York. Récemment, Vittorio Amuso à une nouvelle fois changé de lieu d’incarcération et se retrouve cette fois-ci dans une prison du Maryland, dans le pénitencier fédéral de Cumberland. Changer d’endroit pour un membre de la Cosa Nostra n’a rien d’étonnant surtout pour un Parrain. Le but du bureau fédéral des prisons, le BOP, étant de casser les contacts entre détenus, mais aussi avec les services pénitenciers, dont certains gardiens seraient susceptibles d’aider plus facilement certains membres influents. Surtout que récemment, le gouvernement fédéral et le BOP ont appris que Vittorio Amuso utiliserait des messages codés pour donner ses ordres aux membres de la famille Lucchese et qu’il profiterait de son gendre, 

Joseph DiBenedetto
Joseph DiBenedetto

comme messager. Toutes ces informations sont parvenues grâce à la coopération de John Pennisi, un Soldat de la famille Lucchese, intronisé en 2013, qui est venu apporter son témoignage cette semaine dans le procès d’Eugene « Boopsie » Castelle, un Soldat vétéran. Selon John Pennisi, Vittorio Amuso aurait donné son approbation pour modifier à sa façon la hiérarchie de sa famille. Le but de cette manœuvre était de dépouiller la faction du Bronx de toute responsabilité et de redonner du pouvoir aux factions alliées de Vittorio Amuso, se trouvant à Staten-Island et à Brooklyn. Pour John Pennisi, une fois que le Parrain de la famille Lucchese avait donné son accord, c’était qu’une question de temps avant que les assassinats ne soient exécutés, Vittorio Amuso était persuadé que Steven Crea, Matthew Madonna et Joseph DiNapoli ne céderaient pas le pouvoir aussi facilement : « Nous aurions assassiné des membres de l’équipe du Bronx » déclara t’il calmement et « les cibles étaient déjà bien choisis ». Cette manœuvre avait pour but de laisser les alliés de Vittorio Amuso, dont Michael DeSantis de s’installer tranquillement à la tête de la famille. Ce dernier est loin d’être un inconnu pour les autorités fédérales et avait activement participé à la guerre interne entre Vittorio Amuso et une partie de ses membres de la fin des années 1980 jusqu’au début des années 1990. C’est Michael DeSantis qui avait accueilli personnellement Alphonse « Little Al » D’Arco ancien Acting Boss à l’hôtel Kimberley, pour une réunion d’urgence. Michael DeSantis qui portait ce jour là un gilet pare-balle et une arme à feux, avait fait retentir la sonnette d'alarme à Alphonse D’Arco qui quitta rapidement les lieux et se rendit le lendemain aux autorités fédérales pour commencer à coopérer avec le gouvernement. John Pennisi déclara qu’il avait appris l’existence de ce projet quand il reçu un appel d’un autre loyaliste de Vittorio Amuso, le Capitaine Patrick « Paty Red » Dellorusso, qui remplacerait Steven Crea au poste d’Underboss si ce dernier se voyait perdre son procès. Au poste de Consigliere,

Eugene Castelle
Eugene Castelle

Andrew DeSimone, fils de Salvatore « Sally Bo » DeSimone, a remplacé Joseph DiNapoli depuis que ce dernier ait récemment accepté un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Andrew DeSimone reste à ce jour, le seul membre de la faction du Bronx à avoir un poste dans la hiérarchie mafieuse. Un jour, Patrick Dellorusso demanda à John Pennisi de contacter Joseph DeBenedetto, afin de relancer les discussions avec son beau-père sur un éventuel changement dans la direction mafieuse. Pour John Pennisi, il était clair que Vittorio Amuso voulait une nouvelle fois créer un climat de terreur dans ses rangs, pour reprendre un contrôle total sur sa famille. John Pennisi déclara que la famille Lucchese comptait près de sept équipages éparpillés entre les États de New-York et du New-Jersey. Le Bronx compterait deux équipes, de même pour le Long-Island, une équipe basée à Manhattan, une autre à Brooklyn et la dernière dans le New-Jersey, très bien implantée avec les Perna. Un jour John Pennisi, qui n’avait pas d’ennuis avec la justice, entra au siège du FBI à Manhattan et commença à coopérer. Malgré son jeune âge, John Pennisi était fatigué de cette vie, de cette pression permanente et raconta aux autorités fédérales qu’il avait remarqué à plusieurs reprises une voiture garée devant chez lui avec deux types à l’intérieur. Inquiet, John Pennisi se rappela de la phrase d’Eugene Castelle, qui lui avait indiqué un jour comment la famille Lucchese faisait pour « liquider » des individus : « La première chose qu’ils font, c’est de maitriser votre vie. A quelle heure vous arrivez à votre maison, à quelle heure vous partez. Ou vous allez manger, ou vous allez travailler. Ils vont savoir tout de vous rapidement pour exécuter plus facilement le contrat ».

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DEMANDE DE LIBÉRATION SOUS CAUTION REFUSÉE POUR L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE LUCCHESE

12 Mai 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Matthew Madonna
Matthew Madonna

En Mai 2017, la hiérarchie de la famille Lucchese fut arrêtée et inculpée de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont l’assassinat de Michael Meldish. L’un d’entre eux, Matthew Madonna, considéré comme l’actuel Acting Boss de la famille Lucchese, s’est vu cette semaine refusé une demande de libération sous caution. Matthew Madonna, ancien trafiquant de drogue est un personnage central, précieux pour la famille Lucchese, qui a su prouvé tout au long de sa carrière criminelle, qu’il dédierait sa vie à la Cosa Nostra. Cette énième demande de libération sous caution intervient quelques mois après la la sortie sous caution de Steven Crea Jr, qui elle fut acceptée. Jouant sur les défaillances des procureurs fédéraux dans cette affaire et sur la crédibilité des futurs témoins, les avocats de Matthew Madonna pensaient que l'âge avancé de Matthew Madonna et une caution de 250 000 dollars, allait convaincre le juge de le libérer du Métropolitan Center de New-York. Mais le juge fédéral ne se laissa pas duper aussi facilement  Alors même s’il confirma que Matthew Madonna n’avait que très peu de chance de fuir, ses nombreux antécédents criminels démontrent qu’il pourrait toujours être néfaste à la communauté. Pourtant son employeur, propriétaire de l’entreprise Big Geyser, une structure spécialisée dans les boissons non alcoolisées, était prêt à payer entièrement sa caution, pour que Matthew Madonna, âgé de quatre vingt trois ans puisse reprendre son travail. Met cet élément ne convainc pas le juge fédéral, qui stipula dans son rapport, que malgré un emploi légitime dans cette même entreprise, Matthew Madonna avait déjà été condamné par le passé pour jeux illégal. L’un des principaux témoins du gouvernement est Frank Pasqua III, un Associé de la famille Lucchese, un trafiquant de drogue notoire, qui en plus de vendre une multitude de produits illégaux, était lui même un consommateur accrus de certaines substances. Dès son arrestation, Frank Pasqua III donna des éléments d’informations sur l’assassinat de l’ancien chef du Purple Gang, Michael Meldish. Son père, Frank

Michael Meldish
Michael Meldish

Pasqua Jr est un Soldat de la famille Lucchese et cette particularité, permis à Frank Pasqua III, malgré son statut d’Associé de la Cosa Nostra, de s’approcher de certains membres et de les enregistrer.

Mais ces déclarations aux enquêteurs, furent incohérentes voire mensongères. Il certifia que Christopher Londonio, Un Soldat de la famille Lucchese, l’un des principaux accusés dans cette affaire, aujourd’hui incarcéré, avait joué le rôle de chauffeur, alors que son propre père, présent le jour du crime, avait lui même exécuté le contrat. Mais ces déclarations ne seront jamais confirmées et Frank Pasqua III n’aura jamais réussit à enregistrer son père avouait personnellement le meurtre de Michael Meldish. Dans cette histoire, c’est la parole de l’informateur contres les accusés et au des antécédents judiciaires et des problèmes de drogue de Frank Pasqua III, sa parole ne tiendrait jamais devant un jury populaire. Les procureurs fédéraux en sont conscients, surtout que le juge fédéral en charge de cette affaire avait, lors d’une audience préliminaire, sévèrement recadré les procureurs, qui essayèrent de se justifier comme ils le pouvaient. Les accusés présents lors de cette audience et les avocats de la défense ont très vite compris que la possibilité de gagner ce procès était grande et refusèrent le moindre accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Ces derniers expliquèrent que Frank Pasqua III n’essayait pas de tromper qui que ce soit, mais qu’il avait « mal interprété certains propos ». Mais les procureurs fédéraux auraient un autre témoin, un ancien voisin de cellule de Christopher Londonio, qui lui aurait certifié lors de son incarcération, qu’il était l’un des protagonistes dans le meurtre de Michael Meldish, exécuté selon lui, pour ne pas avoir « respecté » la direction de la famille Lucchese. Ce nouveau témoignage venu de nul part est un peu curieux. En effet, Christopher Londonio, était en détention provisoire pour le meurtre de Michael Meldish et il semble surprenant, qu’un membre de la Cosa Nostra puisse se confier aussi facilement à un détenu lambda, qui n’a aucun lien avec cette organisation criminelle, à part pour flatter son égo. Les avocats de la défense ont tout de suite répliqué, en déclarant que le détenu en question, était un voleur de banque et un toxicomane. Les procureurs fédéraux affirment disposer de plusieurs preuves prouvant que Matthew Madonna avait ordonné l’ordre de Michael Meldish. Mais Matthew Madonna en tant qu’Acting Boss, n’a pas pu prendre la décision tout seul et la décision à dû être prise en concertation avec les autres membres de la direction, dont Steven Crea, le Parrain encore officiel, mais incarcéré, Vittorio « Vic » Amuso, n’aurait plus tellement d’influence dans cette organisation criminelle. Cette affaire, qui semblait solide au départ, semble s’étouffer petit à petit et risque d’être un nouvel échec cuisant pour les procureurs fédéraux, qui risquent sans nul doute, dans les prochaines semaines, proposer des accords de plaidoyer assez avantageux aux différents accusés.

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ALFONSO D'ARCO ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE LUCCHESE VIENT DE DÉCÉDER - PARTIE 3

6 Avril 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

Alfonso D'Arco
Alfonso D'Arco

Après avoir manqué l’assassinat de Peter Chiodo, Alfonso D’Arco avait été un peu mis sur la touche. De sa cellule, Vittorio Amuso était furieux etdécidera d’encadrer la direction de la famille, en demandant à Steven « Wonderboy » Crea, Salvatore « Sal » Avellino et à Frank « Big Frank » Lastorino d’assister Alfonso D’Arco dans ses taches quotidiennes. Ce dernier accepta cette réorganisation sans bronché, mais une convocation dans une chambre de l’hôtel Kimberly pour une réunion d’urgence, laissa Alfonso D’Arco perplexe sur les intentions réelles de Vittorio Amuso et d’Anthony Casso. Frank Lastorino et Salvatore Avellino étaient présents ainsi que le Soldat Mike DeSantis, qui curieusement portait un gilet pare-balle. De plus, Alfonso D’Arco remarqua qu’une arme avait été déposée dans la salle de bain à proximité des protagonistes, qui au fil des minutes, devenaient de plus en plus nerveux. Alfonso D’Arco connaissait ses mises en scène par cœur. Il avait participé à plusieurs assassinats pour le compte de la famille Lucchese et il était persuadé qu’il venait de tomber dans un guet-apens. Frank Lastorino faisait des aller-retours sans cesse dans la chambre, laissant penser qu’il attendait quelqu’un ou le bon moment pour passer à l’acte. De plus Frank Lastorino ne quittait pas des yeux Alfonso D’Arco et quand il passait devant la salle de bain, son regard se portait de plus en plus sur l’arme posée sur un meuble, laissant présagé à Alfonso D’Arco, que celui qui allait se munir du pistolet allait le descendre. Dans un instinct de survit, Alfonso D’Arco s’échappa de la chambre, prit l’ascenseur le plus proche et quitta l’hôtel le plus rapidement possible. Pour la première fois de sa vie, Alfonso D’Arco avait peur. Il savait que le duo Amuso/Casso étaient prêts

Frank lastorino
Frank Lastorino

à tuer des civils pour éviter les poursuites judiciaires et l’Acting Boss de la famille Lucchese voulait mettre sa famille à l’abri. Désormais, il voulait mettre hors d’état de nuire ce couple paranoïaque et la seule solution était de rompre son serment d’allégeance à la Cosa Nostra et de collaborer pour la première fois de sa longue carrière criminelle avec les autorités fédérales. Son témoignage fut capital, précieux voire impressionnant. Nullement impressionné, Alfonso D’Arco témoignera lors du procès de Vittorio Amuso. Calmement, l’ancien Acting Boss de la famille Lucchese raconta dans les moindres détails la folie meurtrière de Vittorio Amuso et d’Anthony Casso. Il déclara comment le Parrain de la famille Lucchese avait déclaré la guerre à sa faction du New-Jersey, qui était gérée à cette époque par le Capitaine, Anthony « Tumac » Accetturo. Vittorio Amuso réclamait 50 % des recettes de l’équipage du New-Jersey. Après le refus d’Anthony Accetturo, ce dernier sera rétrogradé au rang de Soldat et le reste des membres convoqués, dans le sous-sol d’une maison de Brooklyn pour être informé de la nouvelle chaine de commandement. Mais les mafieux du New-Jersey refuseront cette invitation, pensant que cette réunion allait se terminer par un traquenard. Vittorio Amuso enragé par ce manque de respect, décidera d’assassiner tous les membres de cette faction, en utilisant avec cette fameuse phrase « Whack Jersey ». Le procès de Vittorio Amuso dura près d’un mois, mais il fallut sept heures seulement aux jurés pour déclarer coupable le Parrain de la famille Lucchese et le faire condamner à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Alfonso D’Arco viendra aussi par la suite témoigner contre Anthony Casso. L’ancien Acting Boss de la famille Lucchese attendait ce procès avec impatience, il avait hâte de faire enfermer Anthony Casso pour de bon. En plus de son témoignage, il y avait aussi celui de Peter Chiodo, qui était devenu un témoin fédéral et qui était désormais prêt physiquement pour planter le dernier clou dans le cercueil d’Anthony Casso. Face aux preuves accumulées et face à la collaboration de deux anciens membres de la famille Lucchese, Anthony Casso décidera lui aussi de rompre son serment allégeance à la Cosa Nostra et de coopérer avec les procureurs fédéraux. Mais contrairement à Alfonso D’Arco et Peter Chiodo, qui avaient décidé définitevement de tourner la page sur leur passé criminel, Anthony Casso profitait encore de son statut pour berner les autorités et faire du trafic en prison. Face à ce comportement, l’ancien Underboss de la famille Lucchese sera exclu du programme de protection des témoins et condamné à plusieurs centaines d’années de prison. Alfonso D’Arco continuera quant-à lui à venir collaborer différents procès contre des membres de la Cosa Nostra. Témoin exemplaire, il terminera sa vie dans le programme de protection des témoins avec sa famille, loin de New-York.

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ALFONSO D'ARCO ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE LUCCHESE VIENT DE DÉCÉDER - PARTIE 2

30 Mars 2019 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese

C’était une époque instable. Le duo Amuso/Casso respectivement Boss et Underboss faisaient régner la terreur dans la famille Lucchese. La moindre suspicion pouvait entrainer un contrat et personne n’était épargné. La première cible fut Michael Pappadio. Ce dernier n’était pas n’importe qui, c’était un Capitaine très puissant, gagnant près d’un million de dollars par an dans le racket des vêtements. Possédant une résidence de plus de deux millions de dollars dans le Queens, des appartements à New-York et même dans l'État de la Floride, Michael Pappadio était un peu jalousé par la direction dont Anthony Casso qui le soupçonnait de ne verser que le strict minimum sur ses business et pire encore de collaborer avec les autorités. Une première réunion houleuse avait eu lieu entre Anthony Casso et Michael Pappadino en présence de Vittorio Amuso. Refusant de céder ses affaires, le Capitaine de la famille Lucchese avait fini par claquer la porte. Sans aucune preuve formelle sur une éventuelle collaboration, Vittorio Amuso décidera de placer un contrat sur sa tête, qui sera confié à Alfonso D’Arco. Michael Pappadio fut emmené dans la boulangerie de Salvatore Avellino, un autre Capitaine de la famille Lucchese. Une fois à l’intérieur, Michael Pappadio fut frappé

Michael Pappadio
Michael Pappadio

à plusieurs reprises par Alfonso D’Arco et George Zapolla. Il aura fallu plusieurs balles avant que Michael Pappadio qui avait une carrure assez imposante, ne flanche et ne tombe à terre. Anthony Casso était rentré dans une forme de paranoïa extrême et voyait des membres collaboraient de tous les côtés. En 1989, Vittorio Amuso et Anthony Casso se fixèrent sur Anthony DiLapi. Ce dernier était un Capitaine originaire du Bronx et comme Michael Pappadio très actif dans l’industrie vestimentaire. Respecté et apportant énormément d’argent à la famille Lucchese, Anthony DiLapi faisait parti intégrante de cette organisation criminelle sous Anthony Corallo, qui l’avait aidé à prendre plusieurs rackets dans la ville de New-York. Le problème est qu’Anthony DiLapi était originaire du Bronx et le couple Casso/Amuso, se méfiaient de quiconque appartenant à cette

Anthony DiLapi
Anthony DiLapi

faction. Se sentant menacé, Anthony DiLapi déménagea sur la côte Ouest Américaine, à Los Angeles. Ce déménagement non autorisé par la direction de la famille Lucchese convainc Vittorio Amuso de lancer un contrat sur sa tête, qu’il confia alors à Alfonso D’Arco. Avec l’aide de deux détectivités corrompus du NYPD, Stephen Caracappa et Louis Eppolito, Alphonso D’Arco localisa le domicile d’Anthony DiLapi. Après des journées de surveillance et pour éviter de se faire repérer, Alfonso D’Arco demanda alors à son fils, Joseph de faire ses « os », d’exécuter un contrat pour le compte de la famille Lucchese. L’assassinat d’Anthony DiLapi fera la une des journaux Américains et la photo de ce meurtre restera dans les anales de la Cosa Nostra. Son corps sera retrouvé sur le dos, criblé de plusieurs balles dans le corps. Comme son père auparavant, Joseph D’Arco avait tué pour la famille Lucchese. La prochaine cible fut Bruno Facciolo. Ce dernier était lui aussi un Capitaine, un proche de l’équipe Vario, de Paul et de son frère Peter. Il aurait été l'un des protagonistes dans l'assassinat de Thomas DiSimone, un célèbre Associé de la famille Lucchese rendu célèbre pour son interprétation de Joe Pesci dans le film de de Martin Scorsese, Goofellas. Stephen Caracappa et Louis Eppolito  avaient certifié à Anthony Casso que Bruno Facciolo commençait à collaborer avec les autorités. Le contrat fut une nouvelle fois confié à Alfonso D’Arco, mais ce dernier qui connaissait personnellement Bruno Facciolo, le sous-traita à Louis Daidone. Le but était d’attirer Bruno Facciolo qui était devenu méfiant et très faible physiquement et lui mettre un canari mort dans sa boucher pour laisser passer un message. Bruno Facciolo fut attiré dans un garage détenu par Louis

Bruno Facciolo
Bruno Facciolo

Daidone, mais avant de rentrer à l’intérieur, Bruno Facciolo essaya de s’échapper avant de se faire rattraper de force. Ce dernier sera poignardé à plusieurs reprises avant de faire se faire tirer dessus, Bruno Facciolo était devenu la huitième personne assassinée de la famille Lucchese en même pas dix huit mois et à l’instar des individus précédente, il s’avéra par la suite que Bruno Facciolo ne collaborait pas avec les services de police. L’affaire « Windows Case » lancée par les procureurs fédéraux au début des années 1990 chamboula fortement les familles de la Cosa Nostra. Après le procès dit de la Commission en 1985, les procureurs fédéraux s’était aperçus, après des années d'enquête, que les cinq familles de New-York, utilisaient un syndicat corrompu pour l’obtention d’un contrat de près de 150 millions de dollars pour le changement des fenêtres. Le principal syndicat qui régissait certains aspects des logements de New-York était la Housing Authority, qui à cette époque était complètement infiltré par quatre des cinq familles de New-York. Ce contrôle quasi totale leur permettait de toucher en moyenne entre un et deux dollars pour chaque remplacement de fenêtre. Dans la famille Lucchese, les accusés furent Vittorio Amuso, Anthony Casso, qui décideront de devenir des fugitifs pour éviter leur

Peter Chiodo
Peter Chiodo

arrestation et Peter Chiodo. Pour passer les messages et les directives aux membres de la famille, Vittorio Amuso nommera Alfonso D’Arco comme Acting Boss, mais cette nomination ne sera que temporaire. Malgré leur statut de fugitif le couple Amuso/Casso continuait à faire régner la terreur à distance. Relâché sous caution en attendant son procès, Peter Chiodo continua ses activités au sein de la famille Lucchese, mais il n’en fallut pas plus à Vittorio Amuso et Anthony Casso pour penser que leur Capitaine allait décider de collaborer avec la justice. Le 08 Mai 1991, Peter Chiodo était en train de faire réparer sa voiture dans un garage de Staten-Island, c’était en milieu d’après midi, quand une voiture avec deux individus à l’intérieur commencèrent à tirer sur Peter Chiodo, le touchant à douze reprises, aux bras, aux jambes et au torse. Grâce à sa corpulence, Peter Chiodo s'en sorti miraculeusement. Furieux, Vittorio Amuso et Anthony Casso engagèrent une autre équipe de tueurs pour « terminer le travail », mais la surveillance policière à l’hôpital était très importante, empêchant les mafieux de la famille Lucchese d’exécuter le contrat. Alfonso D’Arco qui avait supervisé cette tentative de meurtre, fut convoqué à l’hôtel Kimberly pour une réunion d’urgence, nous étions en Septembre 1991. 

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