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DES ASSOCIÉS DE LA COSA NOSTRA SOUPÇONNÉS DE L'ASSASSINAT DE JAMES BULGER ? - PARTIE 2

9 Novembre 2018, 17:15pm

Publié par Xav

Fotios Geas
Fotios Geas

Fotios Geas a depuis son adolescence, toujours gravité autour des membres de la Cosa Nostra. Étant d’origine Grecque par ses parents, devenir un membre à part entière était impossible, mais Fotios Geas savait qu’a son époque, un Associé de la Cosa Nostra pouvait avoir autant d’influence qu’un simple Soldat. Pour se montrer dans le milieu, il n’y avait qu’une solution, rapporter de l’argent et garder la bouche fermée, des choses que Folios et son frère, Ty Geas, maitrisaient à la perfection. Vol, racket et même le meurtre, les frères Geas étaient un peu les hommes à tout faire des membres de la Cosa Nostra et en particulier de la famille Genovese, bien implantée dans la ville de Springfield, le lieu de naissance de Fotios Geas. Rapidement, ce dernier se rapprocha d’un membre très en vue de la famille Genovese au début des années 2000, le Soldat, Anthony Arillotta. Pour gérer les activités criminelles depuis Springfield, la hiérarchie de la famille Genovese avait demandé à un Capitaine expérimenté, Adolfo « Big Al » Bruno d’administrer une équipe de Soldats et d’Associés, dans un seul but, remplir les poches de la direction. Mais au fil des années, la hiérarchie de la famille Genovese commençait à être mécontente de la tournure des évènements. Les enveloppes devenaient de plus en plus légères et une rumeur se propagea rapidement dans les rangs des familles New-Yorkaise : « Et si Adolfo Bruno renseignait les agents du FBI ? ». Sans la moindre preuve, la famille Genovese, pourtant si discrète, n’hésita pas une seule seconde et pas le biais de son Acting Boss, Arthur « Little Al » Nigro, lança un contrat contre son Capitaine. Celui-ci fut confié à Anthony Arillotta, qui en tant que Soldat, le sous-traita à son homme de main favori, Fotios Geas. L’Associé de la famille Genovese ne prit aucun risque et demanda à l’une de ses connaissances, Frank Roche d’exécuter ce contrat pour dix mille dollars. En Novembre 2003, la veille de son cinquante-huitième anniversaire, Adolfo Bruno qui venait de quitter un club social après sa partie de carte habituelle du dimanche soir, fut interpellé par un individu masqué. Ce dernier s’approcha d’Adolfo Bruno et lui tira à plusieurs reprises, dans la poitrine et dans la tête. Il fallut près de trois ans aux autorités, pour appréhender le coupable de ce meurtre, Frank Roche, qui décidera rapidement de collaborer avec la justice. Pour les autorités fédérales, il était clair qu’Anthony Arillotta qui avait pris la place d’Angelo Bruno après ce meurtre, fut l’un des protagonistes dans cette affaire. Après le témoignage de Frank Roche, le gouvernement fédéral avait assez d’éléments pour arrêter et inculper, Anthony Arillota et les frères Geas de racket et de meurtre. Le Soldat de la famille Genovese décidera très rapidement de collaborer, soit disant, déçu de voir les frères Geas décidaient de plaider non-coupable de l’assassinat d’Aldolfo Bruno. Avec les témoignages de Frank Roche et d’Anthony Arillotta, la condamnation de Fotios Geas ne fut qu’une simple formalité, perpétuité incompressible dans un établissement fédéral de haute sécurité, à Hazelton dans l’État de l’Oklaoma.

 

Paul DeCologero
Paul DeCologero

Les agents du BOP et les fédéraux étaient persuadés qu’un deuxième complice avait accompagné Fotios Geas dans sa folie meurtrière. Rapidement, un autre individu fut identifié, bien connu des autorités fédérales, il avait la particularité d’être lui aussi un Associé de la Cosa Nostra, plus particulièrement de la famille Patriarca, Paul DeCologero. Considéré comme une personne violente, Paul DeCologero avait rejoint au début des années 1990 le crew de Robert « Bobby Russo » Carrozza, un Capitaine de la famille Patriarca, qui avait fait parti d’une faction rebelle pour faire partir l’ancien Parrain, Raymond Patriarca Jr. L’équipe de Robert Carrozza était spécialisée dans le racket et le trafic de drogue et Paul DeCologero avait pour consigne de voler et de kidnapper les trafiquants de drogue qui devaient de l’argent à la famille Patriarca. C’est pendant cette période, que Paul DeCologero commença à se faire un nom et montrer aux yeux de tous, qu’il était prêt à tuer pour la Cosa Nostra. En 1997, l’occasion se présenta, quand les dirigeants de la famille mafieuse lui demandèrent d’assassiner Aislin Silva. Âgée de dix neuf ans, cette jeune femme n’avait strictement rien à voir avec les activités de la Cosa Nostra, son seul défaut fut d’avoir côtoyé les mauvaises personnes. Profitant de sa gentillesse, Paul DeCologero et ses Associés squattaient de temps en temps son appartement pour diverses fêtes et lors d’une soirée, avaient réussi à dissimuler des armes dans son appartement. Le problème, c’est qu’une perquisition de la police fédérale avait révélé cette cache d’armes et désormais les membres de la Cosa Nostra n’avaient qu’une seule crainte, que Aislin Silva collabore avec les autorités. Cette dernière sera alors assassinée et son corps démembré. Quelques années plus tard et grâce aux informations d’un informateur, les restes de son corps furent retrouvés dans une fausse peu profonde, dans un bois derrière une école primaire, en 2006. L’informateur du gouvernement témoignera par la suite, que les Associés de Paul DeCologero avaient essayé le soir du meurtre, de faire prendre à Aislin Silva une dose importante d’héroïne, lui faisant croire qu’il s’agissait de la cocaïne, en « espérant » que cette dernière succombe d’une overdose. Mais Aislin Silva résista et les Associés de Paul DeCologero seront obligés de l’étrangler par la suite. Cet acte criminel odieux rattrapa Paul DeCologero en 2006 qui fut inculpé de racket, trafic de drogue, falsification de témoins et de meurtre. Après un procès qui aura duré près d’un mois, Paul DeCologero sera reconnu coupable et condamné à près de vingt cinq ans de prison. Incarcéré au pénitencier fédéral d'Hazelton, il est libérable en Août 2026.

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DES ASSOCIÉS DE LA COSA NOSTRA SOUPÇONNÉS DE L'ASSASSINAT DE JAMES BULGER ? - PARTIE 1

3 Novembre 2018, 09:19am

Publié par Xav

James Bulger
James Bulger

Pour un prisonnier du calibre de James « Whitey » Bulger, changer de prison est une chose assez courante. Ces transferts ont plusieurs intérêts pour le gouvernement fédéral et pour le BOF. Couper les habitudes du détenu envers les autres prisonniers et avec le personnel de la prison, qui peut, vu la notoriété de James Bulger lui accorder certains privilèges ou autres avantages et aussi en raison de son âge avancé et de son passé criminel, le transfert de James Bulger aurait pu être effectué surtout pour des raisons de sécurité ou pour des problèmes de comportement. Ancien chef du Winter Hill Gang, célèbre organisation criminelle d’origine Irlandaise et Italienne, opérant depuis Boston, James Bulger était à la fois, un criminel endurci qui commanditait des assassinats et un racketteur professionnel, mais aussi un collaborateur du FBI pendant des années, fournissant une multitude d’informations à leur agent de terrain, John Connolly. Mais au milieu des années 1990 tout s’écroula pour James Bulger, qui pour échapper aux autorités, décida de devenir un fugitif, pendant près de dix sept ans. Après son arrestation à Santa Monica en Californie, James Bulger fut inculpé et reconnu coupable par la suite à deux peine d’emprisonnement à vie pour racket et meurtre. Depuis sa condamnation en 2014, James Bulger avait commencé à purger sa peine de prison au pénitencier fédéral de Coleman dans l’État de la Floride. Coleman est un complexe de haute sécurité comportant plusieurs niveaux de sécurité. La particularité de cette prison fédérale est son quartier d’isolement, ou les anciens flics, membres de gang ou tout simplement des informateurs, peuvent se déplacer librement et sont en sécurité vis à vis des autres détenus. James Bulger qui malgré son statut criminel, avait une très forte réputation de collaborateur et pour sa sécurité avait été transféré dans cette partie de la prison, appelée Coleman II. En Octobre dernier, James Bulger quitta le pénitencier de Coleman, pour être transféré à plus de deux mille kilomètres de la Floride, dans l’État de l'Oklahoma, dans la prison fédérale d'Hazelton. Comme pour la plupart des pénitenciers fédéraux, l’USP Hazelton était surpeuplé et connaissait depuis plusieurs mois une vague de violence, faisant de cette prison fédérale, l’une des plus malfamées des Etats-Unis avec un taux d’homicide les plus élevé du pays. C’est dans ces conditions que James Bulger, désormais âgé de quatre vingt neuf ans et se déplaçant en fauteuil roulant, fut incarcéré avec la population générale de la prison. Moins de vingt quatre heures après son arrivée, James Bulger fut retrouvé « inconscient » sur son lit. Il était entre six heure et huit heure du matin et généralement les portes des cellules sont déverrouillées pour permettre aux prisonniers de pouvoir se présenter au réfectoire, laissant ainsi la possibilité à des détenus de régler leur compte. Très rapidement, il fut constaté que l’ancien chef du Winter Hill Gang avait été assassiné, battu à mort par au moins deux détenus, sa langue à moitié arrachée, laissant supposer que James Bulger avait été assassiné en raison de son ancienne collaboration avec les autorités fédérales. A l’USP Hazelton, des détenus ayant la particularité de détester des « balances » est assez élevée, comme dans toutes les prisons Américaines, mais le BOF, aidé du FBI visèrent en particulier, une partie de la population de la prison, des détenus ayant des relations avec le crime organisé. Des membres de la Cosa Nostra incarcérés à Hazelton, il y en a quelques uns, des membres intronisés très peu, plutôt des Associés. L’un d’entre eux intéressa plus particulièrement la direction de la prison et le FBI, un détenu qui avait déclaré à plusieurs reprises, sa haine farouche contre les « rats » et « les tueurs de femmes », un dénommé Fotios « Freddy » Geas. 

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LA COSA NOSTRA : LE RETOUR AUX FONDAMENTAUX - PARTIE 2

17 Octobre 2018, 15:56pm

Publié par Xav

Gene Gotti
Gene Gotti

Les Gotti qui ont régné en maitre pendant des années, ont perdu de leur splendeur. Alors oui et certainement, le frère de John Gotti, Peter, incarcéré après une condamnation pour racket et libérable en 2032, aurait gardé le titre de Parrain, mais actuellement âgé de soixante dix huit ans, il est fort à parier que ce dernier termine sa vie derrière les barreaux. Dans la famille Gotti, il y aussi Gene, qui vient d’être libéré d’une prison fédérale après avoir passé près de vingt neuf ans derrière les barreaux pour trafic de drogue. Frank Cali, qui a toujours voulu tourner définitivement la page de l’ère de Gotti, sera obligé de prendre en compte le statut assez privilégié de Gene Gotti dans la famille Gambino, qui pendant toute ces années derrière les barreaux, aura respecté jusqu’au bout, son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. La prison, Frank Cali l’a connaît aussi. De nature plus discrète, il n’aura passé que dix huit mois en prison, après avoir plaidé coupable d’extorsion, une condamnation découlant de l’opération East Coast. Nous étions en 2008 et à cette époque, l'affaire East Coast avait fait trembler les familles New-Yorkaise et par la même occasion avait confirmé les ramifications très avancées entre la famille Gambino et Cosa Nostra en Sicile : « La famille Gambino fonctionne encore très bien » déclara l’agent du NYPD : « Jeux de hasard, vente frauduleuse de médicaments, usure, racket, contrôle des syndicats liés à la constructions et pleins d’autres délits. La seule chose que la famille Gambino ne veut surtout pas, c’est de retourner dans les journaux ou à la télévision » déclara ce même agent. Les Gambino veulent s’inspirer d’une autre famille New-Yorkaise, surnommée la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Cette organisation criminelle extrêmement cloisonnée se livrent aux mêmes activités que les Gambino, mais dans cette famille, il est très fréquent que les propres Soldats ne sachent même pas le nom complet du Capitaine avec qui ils travaillent et n’aurait aucune relation avec la direction. Le but est simple, sécurisé encore plus le circuit d’information, empêchant la hiérarchie d’être mise en difficulté. Mais rester prudent ne suffit cependant toujours pas. En Janvier dernier, les procureurs fédéraux ont arrêté l’Acting Boss de la famille Bonanno, Joseph « Joe C » Cammarano Jr et l’ont inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le complot d’assassinat, l’extorsion, le trafic de drogue ou encore le prêt usuraire. Le mafieux âgé de cinquante huit ans vient d’une famille entièrement dévouée à la Cosa Nostra.  Son père, Joseph Cammarano

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Sr, était un membre haut placé de la famille Bonanno et décèdera d’une crise cardiaque à l’âge de soixante dix sept ans, alors qu’il purgeait une peine de dix années de prison dans l’établissement fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Dans l’un des derniers enregistrements dévoilés par les autorités fédérales, James Cammarano Sr avait demandé à un Capitaine, James Tartaglione, qui collaborait avec le FBI : « d’assassiner les rats et les familles des informateurs ». James Cammarano Jr avait essayé de reprendre les reines de la famille Bonanno, avec l’appui du Parrain Michael Mancuso, qui vient d’intégrer une maison de transition, mais cette prise de pouvoir n’aura duré que trois ans. Selon certains témoignages, la plupart des membres de la famille Bonanno sont encore marqués de l’opération Donnie Brasco et James Cammarano Jr, n’avait qu’une crainte, se faire enregistrer. La famille Lucchese à elle aussi était touchée en Mai dernier, lorsque l’actuel Acting Boss, Steven « WonderBoy » Crea a été inculpé de racket et de meurtre, aux cotés de près de dix sept membres et Associés, dont son fils, le Capitaine, Steven Crea Jr. Aujourd’hui, à New-York, comme dans d’autres États Américains, il est de plus en plus difficile d’obtenir un prêt à la banque, pour acheter une maison, ou tout simplement créer son entreprise. Les règles sont strictes et à moins d’avoir un certain portefeuille, les banques ne donnent plus de l’argent aussi facilement, une aubaine pour les mafieux de la Cosa Nostra, qui font du prêt usuraire, une grosse rentrée d’argent non négligeable. Les jeux et les paris sportifs ont aussi gagné du terrain. L’arrivé d’internet et des nouvelles technologies, ont demandé aux mafieux de se lancer dans les nouvelles technologies. Les joueurs désertent de plus en plus les tripots clandestins et préfèrent miser sur des sites frauduleux ou les côtes proposées, sont beaucoup plus avantageux. A New-York, on a coutume de dire, que le ciment est considéré comme « l’or Italien ». Encore aujourd’hui, les mafieux de la Cosa Nostra négocient encore avec différents syndicats liés à la construction, dans un but de gagner de l’argent sur chaque bâtiment construit, mais aussi de récupérer des emplois « no-show ». A une époque pas si lointaine, les règles d’intronisation dans la Cosa Nostra étaient strictes. Le futur membre intronisé devait être de parent Italien, par le père et par la mère, mais aussi avoir eu l’obligation de faire ses « preuves », de tuer pour la famille. Aujourd’hui, les nouveaux membres n’ont pas le même calibre qu’à l’âge d’or de la Cosa Nostra et quand une famille est décimée par les

arrestations, elle ré-intronise à tour de bras, comme chez les Colombo : « Récemment ils ont initié près de six membres, sans en parler aux autres familles », déclara l’agent du NYPD. Pour se sécuriser encore plus, les familles mafieuses ont délaissé les quartiers populaires de Little Italy à Manhattan, ou de Bensonhurst à Brooklyn. Les mafieux ne vivent plus là et s’écartent le plus possible de leur business  Alors oui, il est certains que les membres de la Cosa Nostra ont toujours une part des bénéfices dans certains restaurants longeant la Little Italy, mais désormais le business se fait ailleurs. Désormais, les familles de la Cosa Nostra, sont aujourd’hui d’accord sur une seule chose, le meurtre est mauvais pour le business. Auparavant, les repentis qui témoignaient contre de membres de la Cosa Nostra se cachaient, craignant chaque jour pour leur vie, aujourd’hui, ils se montrent ouvertement dans médias. De Chris Paciello, un ancien Associé de la famille Bonanno et des Gambino, qui vient d’ouvrir une discothèque à Miami, de Salvatore Gravano, qui sortit de prison, continue par moment, à signer son livre autobiographique Underboss, les anciens collaborateurs sont désormais libre comme l’air. 

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LA COSA NOSTRA : LE RETOUR AUX FONDAMENTAUX - PARTIE 1

14 Octobre 2018, 08:46am

Publié par Xav

Il y a trente trois ans, à Manhattan, quelques jours avant Noël. Les rues étaient bondées, les passants profitaient des derniers instants avant les fêtes pour effectuer leurs derniers achats. Paul « Big Paulie » Castellano, quant-à lui, arrivait avec son chauffeur est garde du corps, Thomas Blotti, pour une ultime réunion dite de « conciliation ». Le but de ce diner était simple, éviter un bain de sang qui pourrait être néfaste au business , dans une famille en proie à une rébellion interne provenant d’un Capitaine assez ambitieux, John Gotti. Alors que le Parrain de la famille Gambino arrivait devant le Sparks Steak House, lieu très apprécié des hommes d’affaires New-Yorkais, l’équipe Gotti était prête à agir, elle était prête à tourner définitivement une nouvelle page dans l’histoire de la Cosa Nostra. La suite vous la connaissez, mais elle entrainera dans les années qui suivent une série de poursuites contre les les cinq familles de New-York, changeant radicalement son image d’organisation secrète. Aujourd’hui, les familles New-Yorkaise sont revenues aux fondamentaux : Le silence, la discrétion et encore et toujours le buisiness. Fini les apparitions dans les médias Américains ou sur les couvertures spécialisées dans la presse people. Terminer les réunions hebdomadaires avec les Capitaines et les Soldats, dans des clubs sociaux bourrés de micros. Désormais, les hiérarchies mafieuses ont décidé de se terrer dans l’ombre, pour se reconstruire et prospérer de nouveau, mais désormais sous le radar du gouvernement fédéral. Plus de fusillade dans les rues de New-York, plus de guerre entre faction. Au lieu de cela, les actuelles directions de la Cosa Nostra ont donné des consignes très strictes à leurs équipes : Garder la tête basse et rapporter de l’argent dans les business classiques de la mafia : le racket, le prêt usuraire, les jeux illégaux, le contrôle des syndicats, mais aussi le trafic de drogue. A une époque pas si lointaine, dans certains quartiers de New-York contrôlés par les familles de la Cosa Nostra, les personnes faisaient la queue dehors pour accéder à des tripots clandestins. Désormais, les paris sportifs se font depuis internet, sur des sites frauduleux où l’argent est directement versé sur des comptes offshores, laissant le traçage difficile à suivre pour les autorités fédérales. Les familles de la Cosa Nostra acculées dans les années 1980, ont profité des attentats terroristes de New-York en 2001 et du rapatriement de la plupart des agents fédéraux qui étaient chargés de la surveillance de familles mafieuses, pour être désormais affectés au terrorisme international, pour se renforcer, se restructurer. Aujourd’hui, les réunions de la Commission sont rares voire inexistantes. Auparavant, l’intronisation des nouveaux membres de la Cosa Nostra devaient avoir eu l’aval des autres familles, désormais, ces dernières fonctionnent de manière beaucoup plus indépendantes. Les hiérarchies mafieuses ne veulent plus s’exposer, elles veulent se sécuriser le plus possible et certaines familles, comme les Gambino, ont établi un panel de protection de trois Capitaines

expérimentés, pour relayer les messages entre les membres de la famille et la direction : « Tout le monde est susceptible d’être un rat » déclara un agent du NYPD qui continue à surveiller les affaires de la Cosa Nostra : « Vous ne pouvez plus faire confiance à personne ». Les Capitaines et les Soldats évitent de se réunir en groupe, afin d’être moins vulnérables aux écoutes téléphoniques ou à la photo surveillance. On va prendre l’exemple de la famille Gambino. Cette organisation criminelle a radicalement changé sa stratégie. L’un des personnages les plus importants de cette famille se dénomme Francesco « Franky Boy » Cali, un gangster d’origine Sicilienne, qui est l’exact opposé de John Gotti : « C’est simple, ne ne le voit jamais », déclara ce même agent. Âgé de cinquante trois ans, vivant à Staten-Island avec sa famille, il entretient des liens très étroits avec certains membres influents de Cosa Nostra en Sicile, dont les Inzerillo. La famille Inzerillo, grande perdante de la guerre qui les opposait à l’époque au clan Corléonais dans les années 1970, avait contraint plusieurs de ses membres à s’exiler aux États-Unis pour éviter de se faire tuer. Salvatore Riina, qui était à cette époque le Capo di tutti capi de Cosa Nostra en Sicile était très clair sur ce clan mafieux : « D'eux, il ne doit rien rester, même pas leur semence ». Toujours bien vivante, la famille Inzerillo ont renforcé leur activité dans le trafic de drogue, l’héroïne en particulier, avec l’aide des Gambino et de Frank Cali. Ce dernier en a profité pour renforcer ses effectifs par des « zips », en référence aux mafieux d’origine Sicilienne, travaillant désormais pour les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Contrairement à John Gotti, qui adorait parler avec l’ensemble de ses proches collaborateurs dans des clubs sociaux, Frank Cali ne communique qu’avec une poignée de Capitaines, ce fameux panel mise en place par les Gambino pour protéger sa hiérarchie.

 

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LA DURE REALITE DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 2

20 Juillet 2018, 17:16pm

Publié par Xav

James Tartaglione
James Tartaglione

James Tartaglione était un ancien Capitaine de la famille Bonanno qui en 2003, lors d'une énorme vague d'arrestations lancée sur cette organisation criminelle, décidera de collaborer avec la justice. Lors d'un procès contre plusieurs membres de la Cosa Nostra, il expliqua en détail les différences que pouvaient avoir certains membres de la mafia. « Il y a des personnes qui sont initiés dans la Cosa Nostra qui sont très intelligentes et qui gagnent énormément d'argent. Ils savent comment rapporter des millions de dollars à la famille. La plupart d'entre eux gèrent des entreprises légales. Ensuite, vous avez les « durs » , qui une fois sortie de prison, pourraient tuer une personne sur une simple demande de leur supérieur » déclara t'il. Il n'est pas évident pour les autorités de savoir combien touche un Soldat ou un capitaine d'une famille de la Cosa Nostra. La plupart cache leurs revenus pas seulement aux autorités fiscales qui pourraient saisir une partie de leurs biens, mais le plus souvent à leur propre famille mafieuse. Les familles de la Cosa Nostra sont très hiérarchisées et marche de façon pyramidale. Un simple Associé va verser un pourcentage de ses bénéfices à son supérieur direct qui majoritairement est un Soldat de la famille. Ce dernier, doit rendre lui aussi des comptes en versant un pourcentage de ses gains à son Capitaine, qui ce dernier après avoir accumulé tout l'argent, donne une partie à la hiérarchie de la famille. Le pourcentage des bénéfices que doit reverser un membre de la Cosa Nostra n'est pas vérifiable, cela varie d'une famille à une autre. Les Parrains de chaque famille touchent une prime de Noël de chacun de leurs membres. Paul Castellano qui était le Boss de la famille Gambino dans les années 1980, réclamait dix mille dollars à chacun de ses vingt capitaines. John Gotti n'exigeait quant-à lui « que » trois mille dollars. En décembre 2003, Vincent Basciano qui venait d'être nommé Acting Boss par Joseph Massino, discuta avec Anthony Urso et James Tartaglione. Vincent Basciano déclara : «Comme j'ai dis à Tony (Anthony Urso), je ne vais pas taxer les membres qui font le « boulot » (les membres qui exécutaient les contrats). Je laisse ceux qui ramènent de l'argent pour la famille, me reverser une partie ». James Tartaglione souligna lors de cette soirée, qu'il fallait des gens avec des compétences différentes pour former une famille unie : « Vous avez besoin de choses différentes pour faire une bonne « soupe » déclara t'il. Pour terminer cette partie, une dernière anecdote sur deux Soldats de la famille Genovese, Carmine Russo et Elio Albanese. Les deux hommes étaient connus des autorités comme étant des « voleurs professionnels ». Mais malgré tout l'argent récolté, les deux mafieux avaient encore du mal à joindre « les deux bouts » et pourtant Carmine Russo vivait encore chez sa mère dans Mulberry Street. Pour eux, tout était bon pour gagner de l'argent. Par exemple, Lors du 04 juillet, le jour de la fête nationale aux États-Unis, Carmine Russo et Elio Albanese vendaient à des individus des feux d'artifice. Mais leurs petites escroqueries ne durèrent que quelques années. Carmine Russo fut arrêté et condamné à 57 mois de prison dans un pénitencier fédéral, le juge le condamnera aussi à une amende de sept mille cinq cent dollars. Mais Carmine Russo faisait face comme à son habitude, à de grosses difficultés financières et demanda au juge, s’il pouvait payer son amende en plusieurs fois, à hauteur de 50 dollars tous les mois.

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LA DURE REALITE DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 1

20 Juillet 2018, 17:09pm

Publié par Xav

 

Frank LoCascio et Richard Martino
Frank LoCascio et Richard Martino

Richard « Richie From The Bronx » Martino s'habille en Hugo Boss, porte des chaussures Prada et conduit une grosse berline de marque Mercedes. Il possède par la même occasion plusieurs maisons dans les villes d'Harrison et de Southampton dans l’État du New-Jersey. D’après le gouvernement fédéral, Richard Martino a passé les dix dernières années à gérer des entreprises de communication. Grâce à ses talents et une certaine force de persuasion, il gagna près de 100 millions de dollars en quelques années, des revenues nettes estimés à près de dix millions de dollars par an.  John « Johnny Beano » Setaro n'a pas terminé ses études et il gérait il y a encore très récemment un fast-food dans New-York. Il porte généralement des vêtements soignés mais assez décontractes. Il vit dans une modeste maison dans le quartier de Franklin Square à New-York. D'après les autorités, ses revenus n’excèdent pas plus de deux mille quatre cent dollars par mois. Malgré leur différence, Richard Martino et John Setaro ont tous les deux un point commun, ils sont des membres initiés de la famille Gambino. Ces deux personnalités très différentes l’une de l’autre, montrent quelque chose d’assez frappante dans cette organisation criminelle. Certains membres gagnent des millions de dollars avec le racket ou en contrôlant des entreprises légitimes et d'autres ont du mal à terminer les fins de mois et sont très souvent endettés. Dans plusieurs films basés sur la mafia, les gangsters sont toujours bien habillés, avec plusieurs bijoux aux doigts. Mais dans la réalité, cela est différent. La plupart des membres intronisés de la Cosa Nostra, ont du mal à payer leurs impôts, ou même de faire un simple plein de course. Une des règles de la Cosa Nostra stipule qu'un membre doit reverser un pourcentage de ses bénéfices à ses supérieurs. D'après certains journalistes, plusieurs Soldats ont déjà été obligés d'emprunter à des usuriers pour pouvoir rendre hommage à leur Capitaine. « Vous savez, il n'y a pas beaucoup d'avantages sociaux à être un membre de la Cosa Nostra, les heures sont longues et il y un grand risque de terminer un jour ou l'autre en prison pendant des années » déclara Gerald L. Shargel l'avocat de la famille Gotti. Pour plusieurs experts, la

John Setaro
John Setaro

Cosa Nostra est répartie en deux groupes : Les « Salariés » et « les Gros Bras ». Les premiers, généralement sont des criminels en col blanc et gagnent énormément d'argent grâce aux rackets des entreprises et sont très réactifs dans le domaine des nouvelles technologies. Les deuxièmes, sont utilisés par les familles mafieuses pour récupérer de l'argent aux mauvais payeurs ou exécuter des contrats. Pour les procureurs fédéraux, Richard Martino est un « Salarié ». Très vite il s'associa avec Salvatore LoCascio (Fils De Frank Locascio, ancien Consigliere de John Gotti) un capitaine de la famille Gambino dans l'ouverture d'un site pornographique. Le plan était simple. Les visiteurs payés avec leur carte de crédit pour avoir accès à du contenu pornographique, mais le site prélevait un abonnement tous les mois sans que la plupart des consommateurs ne soient au courant. Cette escroquerie rapporta des centaines de millions de dollars à la famille Gambino. Ils escroquèrent aussi de nombreux clients ayant des forfaits téléphoniques en les faisant s'inscrire à des « services premiums » qui leur donnaient accès à différents services, comme leur horoscope ou l’accès à certains sites pornographiques très privés. En 2004, Richard Martino fut inculpé de racket fédéral, et fut condamné en 2006 à neuf années de prison, il est sortie depuis d’un pénitencier fédéral en Juillet 2014. Pete Savino était un ancien associé de la famille Genovese qui décida de collaborer avec la justice. Pour le FBI, ce dernier était un criminel à col blanc ou un "Salarié". Il était le patron d'une entreprise d'installation de fenêtre à New-York. Dans les rapports du FBI, John Setaro est considéré comme un des « Gros Bras » de la famille Gambino. Dans une conversation enregistrée par le FBI, John Setaro déclarait qu'il détestait son travail de bookmaker, en ajoutant que s'il allait en prison, c'était essentiellement à cause de son travail d’usurier et de dur à cuire, qui lui collait trop à la peau. D'après le gouvernement fédéral, John Setaro aurait participé au meurtre de Thomas et RoseMarie Uva en 1992, mais sans preuve directe, il ne sera jamais inquiété dans cette affaire. En 2007, il plaida coupable d'extorsion et fut condamné à quarante et un mois de prison.

 

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LA COSA NOSTRA TOUJOURS PRÉSENTE DANS LES DOCKS DE NEW-YORK ET DU NEW-JERSEY - PARTIE 2

11 Juillet 2018, 16:30pm

Publié par Xav

Pasquale « Patty » Falcetti Sr
Pasquale « Patty » Falcetti Sr

Récemment, le Waterfront Commission Of New-York Harbor, a eu dans le collimateur un autre membre du ILA (International Longshoremen Association), Frank Ferrara qui aurait détourné près de 355 000 dollars pour le compte de qui ?, pour la famille Genovese. Pourtant l’ILA se défend que le crime organisé ne représente plus une menace pour les quais de New-York et du New-Jersey et parle même d'harcèlement de la part des autorités : « Aujourd’hui, les quais reposent sur des artisans et des dockers hautement qualifiés. Nous voulons simplement travailler, mais les polices de New-York et du New-Jersey inventent des délits fantaisistes, déclarant qu’on offre des emplois No-Show et par la même occasion traitent les travailleurs honnêtes comme des criminels » déclara l’un de leur porte-parole. Depuis des années, l’ILA demande à l’État du New-Jersey de faire supprimer le Waterfront Commission, arguant que cette commission entravait la négociation entre les différents syndicats du front de mer, mais un juge de Newark empêcha toute manœuvre de la part de cet État, stipulant qu’il était dans « l’intérêt public que la commission puisse poursuivre son travail d’enquête et de réglementation ». On retourne sur Frank Ferrara. Il s’avéra très rapidement que cet individu avait des liens très étroits avec un Capitaine de la famille Genovese Pasquale « Patty » Falcetti Sr, qui a déjà été accusé d’avoir extorqué les frais de pensions de plusieurs dockers avec l’aide de Andrew Gigante arrêté en Janvier dernier. Identifiés comme des membres de la Cosa Nostra, les membres de l’ILA ont pourtant eu l'interdiction de s’associer avec ce genre d’individus, mais Frank Ferrara entretenait une amitié depuis des années avec Andrew Gigante. Mais les preuves contre le docker étaient trop importantes, les agents du FBI avaient même réussi à intercepter plusieurs appels entre Frank Ferrara et Pasquale Falcetti Sr.  Pour défendre son client, l'avocat de Frank Ferrara à écrit au Waterfront Commission Of New-York Harbor, déclarant que son client n’avait jamais été accusé de commettre des actes répréhensibles depuis le début de sa carrière : « En près de quarante ans, Frank Ferrara n’a jamais détourné la moindre cargaison ». L’ancien chef de la criminalité dans le New-Jersey approuve totalement le travail effectué par la commission, justifiant que la plupart des extorsions orchestrées sur les docks de New-York et du New-Jersey étaient dûs à des associations mafieuses soigneusement bien placées. Pour ce denier le grand public ne prend pas conscience du problème car « il n’y a pas de corps dans les rues », donc aucun article dans les journaux. Pour le grand public, l’image de la Cosa Nostra restant insatiablement collée avec le meurtre, or cette organisation criminelle n'utilise pas le meurtre pour extorquer et racketter les docks par son influence envers les syndicats. Pour justifier ses propos, il se basa sur la dernière enquête effectuée par la Waterfront Commission, qui stipule qu’au moins quinze membres de la Cosa Nostra, venant de sept familles différentes étaient impliqués au jour le jour sur ces extorsions, sans compter toutes les connexions annexes : « Sur les docks, vous ne pouvez pas effectuer le moindre mouvement sans que le fils, la fille, le gendre, le neveu, le cousin ou le filleul d’un membre intronisé de la Cosa Nostra ne soit au courant de ce que vous faites » déclara t’il.

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LA COSA NOSTRA TOUJOURS PRÉSENTE DANS LES DOCKS DE NEW-YORK ET DU NEW-JERSEY - PARTIE 1

8 Juillet 2018, 07:04am

Publié par Xav

Les Docks du New-Jersey
Les Docks du New-Jersey

Le Huck Finn sur Morris Avenue est un restaurant typique du New-Jersey, ou les habituelles omelettes et hamburgers partagent les salades à la grecque, les sandwichs au thon et bien sûr, le fameux meatlof. Mais ce restaurant avait aussi fait l’affiche en Octobre 2005, non pas pour sa très bonne cuisine, mais pour une découverte macabre. En effet à cette époque, une voiture de marque Acura, était stationnée depuis plusieurs semaines sur le parking du restaurant, sans avoir éveillé le moindre soupçon de la part des clients et des propriétaires. Mais au bout d’un moment, une odeur nauséabonde se dégagea du véhicule, la police qui arriva sur les lieux, découvrit alors le corps en décomposition d’un homme, celui de Lawrence Ricci, un Capitaine de la famille Genovese. Ce dernier était un habitué des lieux. Connu des autorités depuis des années, il contrôlait pour cette famille mafieuse, une partie des docks du New-Jersey. Membre influent et respecté, il utilisait, d’après les autorités fédérales, la section locale International Longshoremen Association pour perpétrer ses crimes. Ce syndicat est l’un des principaux représentant des dockers sur la côte Est des Etats-Unis et Lawrence Ricci profitait de son influence envers certains syndicalistes, pour détourner des centaines de milliers de dollars par mois pour le compte de

Lawrence Ricci
Lawrence Ricci

la famille Genovese. Mais en Février 2005, une enquête de plusieurs mois, permit aux procureurs fédéraux d’inculper Lawrence Ricci, qui se retrouva alors accusé de fraude et d’extorsion. Très rapidement, et comme cela arrive souvent dans les affaires liées à des membres de la Cosa Nostra, les procureurs fédéraux proposèrent des accords de plaidoyer aux différents accusés, une offre que Lawrence Ricci rejeta en bloc. Ce refus de vouloir plaider coupable, énerva profondément la hiérarchie de la famille Genovese, qui lui avait pourtant demandé expressément d’accepter cette offre avec les procureurs fédéraux, afin d’éviter d’incriminer par la suite d’autres mafieux. Suite à ce refus, le procès de Lawrence Ricci et de deux de ses Associés devaient se dérouler en Octobre 2015, mais ce dernier ne se présenta pas le jour de l'ouverture de son procès, il avait disparu depuis quelques jours sans laisser de trace. Le juge fédéral décidera d’émettre un mandat d’arrêt contre le Capitaine Genovese, sans savoir que Lawrence Ricci se trouvait dans le coffre d’une petite voiture Japonaise, une balle dans le crâne. Au final, les deux Associés impliqués avec Lawrence Ricci seront acquittés et personne ne sera inculpé de l’assassinat du Capitaine de la famille Genovese. Mais ce meurtre avait confirmé une nouvelle fois l’omniprésence de la Cosa Nostra dans cet État, surtout dans le port du New-Jersey. Plus d’une décennie après l’assassinat de Lawrence Ricci, rien n’a changé et le gouvernement fédéral est formel, la Cosa Nostra est encore bien présente dans les docks de New-York et du New-Jersey Depuis Janvier 2017, près de dix dockers ont été licenciés par le Waterfront Commission Of New-York Harbor, l’agence de réglementation. Dernièrement encore, un docker du New-Jersey, qui supervisait l’entretien des conteneurs frigorifiques a été licencié pour ses liens

Stephen DePiro
Stephen DePiro

présumés avec un autre Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patty » Falcetti Sr : « Les ports ont toujours été un cadre idéal pour le crime organisé et l’a toujours été. Il y a tellement d’argent impliqué dans ce domaine, que cela attire forcément toutes les convoitises » déclara un ancien agent fédéral. Après le meurtre de Lawrence Ricci, la direction de la famille Genovese le remplaça rapidement par Stephen « Beach » DePiro. Au regard de son casier judiciaire, aucun crime violent n’est à signalé, mais son influence sur les docks du New-Jersey est très importante et les agences fédérales en étaient bien conscientes, il fallait donc frapper au plus vite. En 2011, le Soldat de la famille Genovese a été accusé d’avoir utilisé l’intimidation et la violence pour contrôler une partie des docks du New-Jersey. De plus, le gouvernement fédéral stipula que Stephen DePiro recevait chaque année les « primes de Noël » que les dockers reversaient aux membres de la Cosa Notra pendant les fêtes. Stepfen DePiro ne fit pas la la même erreur que son prédécesseur, Lawrence Ricci et décidera de plaider coupable et sera condamné à près de trois ans et demi derrière les barreaux. Mais cette condamnation ne changea pas grand chose : « Vous espérez toujours que chaque condamnation apportera une amélioration, mais des personnes du calibre de Stephen DePiro ne partent pas aussi facilement » déclara ce même agent fédéral. Pour l’International Longshoremen Association, la Cosa Nostra n’a plus d’influence sur les docks de la côte Est, sauf que l’agence de règlementation continue d’intenter des poursuites contre des membres de ce syndicat. Et alors que la famille Genovese aurait encore une influence certaine sur ce syndicat, il s’est révélé récemment que certains dockers avaient des liens avec une autre famille, les Colombo.

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COMMENT FONCTIONNE ACTUELLEMENT LE FBI DANS SA LUTTE CONTRE LA COSA NOSTRA

2 Novembre 2017, 08:22am

Publié par Xav

Joseph Valachi
Joseph Valachi

Son combat au quotidien contre le terrorisme international, a forcé le FBI à changer sa stratégie dans sa bataille contre les familles de la Cosa Nostra aux Etats-Unis. Entre les années 1980 et les années 1990, près de trois cent cinquante agents fédéraux et une centaine de policiers du NYPD, étaient affectés à la simple surveillance des cinq familles New-Yorkaise. Après les attentats terroristes du 11 Septembre 2001, près de soixante quinze pourcent des agents travaillant dans la lutte contre le crime organisé, ont été réaffectés dans l’anti-terrorisme. A une époque pas si lointaine, un escadron de plusieurs agents, étaient en charge de la surveillance de la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Aujourd’hui, ces équipes ont fusionné. Un bataillon d’agents gérait la surveillance des familles Gambino et Lucchese, alors qu’une deuxième équipe gérait quant-à elle les activités criminelles des Genovese, Bonnano et Colombo. Cette répartition fut une une véritable aubaine pour les familles mafieuses. La baisse d’effectif permit à ces organisations criminelles de pouvoir se réorganiser tranquillement, mais surtout, de se cloisonner encore plus, tout en continuant à gérer leur business tranquillement. Les agences fédérales, conscientes du problème, sont aujourd’hui dans l’obligation de lancer des opérations « coup de poing », pour essayer de redorer leur blason et montrer surtout, que la lutte contre le crime organisé implanté sur le territoire Américain, reste une priorité nationale. En quelques années, plusieurs arrestations, fortement médiatisées, ont eu lieu contre les familles de la Cosa Nostra. Les opérations Old Bridge, New Bridge ou encore East Coast, ont été lancées en grosse pompe pour des résultats très décevants. Le jour des

inculpations, on pouvait voir devant les caméras de télévision, les mafieux défiler un à un, sortant d’un tribunal fédéral de New-York, pour entrer dans un fourgon pénitencier, les amenant vers le Métropolitan Center de New-York, sans savoir que les peines qui découleront de ces arrestations seront anecdotiques. Pourtant, les médias Américains jouaient sur les mêmes « Unes », plus ou moins sensationnelles : « La Cosa Nostra décimée », ou encore jouant sur la survie de certaines familles, déjà en proie à des difficultés en matière d’organisation depuis quelques années. Prenons l'exemple de la famille Colombo. En 2011, le FBI avait, après plusieurs années d’enquête, arrêté Andrew « Andy Mush », Benjamin « The Claw » Castellazzo et Richard « Ritchie Nerves » Fusco, considérés respectivement comme, l’Acting Boss, l’Underboss et le Consigliere de la famille Colombo. Suite à ces arrestations, la survie de la famille Colombo avait été longtemps remis en cause. Avec une quatre vingtaine de membres dit actifs, une opération lancée sur sa hiérarchie déjà très instable, était propice à une implosion et pourtant. Une nouvelle fois, les peines furent dérisoires et depuis 2011 que se passe t’il ?. plus aucune arrestation et pendant ce temps là, dans l’ombre, la famille Colombo se réorganise et surtout se renforce tranquillement. En plus de la baisse d’effectif, les agents fédéraux rencontrent aussi une autre difficulté. Quand Joseph Valachi, un ancien Soldat de la famille Genovese, prit la parole devant la Commission d’enquête McClellan en 1963, pour reconnaître

publiquement l’existence de la Cosa Nostra, comme une organisation mafieuse implantée

Andrew Russo
Andrew Russo

dans plusieurs États aux Etats-Unis, sa parole fut signe « d’évangile ». Aujourd’hui, le nombre de repentis de la Cosa Nostra est tellement important, que leur parole peut être remis très rapidement en cause par un jury populaire. Alors même si ces derniers peuvent relater devant un tribunal, des faits pouvant faire incarcérer définitivement la plupart des accusés inculpés, leur témoignage est désormais minutieusement analysé par les avocats de la défense. La Cosa Nostra est une organisation structurée, hiérarchisée, fonctionnement de manière pyramidale. Même si la « tête est coupée », les familles mafieuses savent se réorganiser facilement, pour qu’une instance, appelée « panel de décision » puisse se former en attendant la nomination d’un nouveau Parrain. La Cosa Nostra est adepte de ce genre de pratique. La famille Gambino, utilise ce genre de fonctionnement pour non pas, remplacer un Boss, mais pour le protéger. Ainsi, trois Capitaines expérimentés, ayant fait leur preuve, par des peines d’emprisonnement et pour leur expérience, sont ainsi positionnés en dessous de la hiérarchie mafieuse, pour être les messagers entre le terrain et la tête pensante de la famille. Alors, le Parrain, est peut-être un peu déconnecté de ce qui passe sur son vaste territoire, mais sa protection envers les agences fédérales est considérablement augmentée. Il est fort de constater que depuis quelques années, l'influence de la Cosa Nostra n’a été réduite non pas par les opérations lancées contre les agences fédérales, mais par l'émergence des gangs de rue, des cartels Sud-Américains et l'augmentation constante des autres mafias. Présente encore il y a quelques années sur la Côte-Ouest, les familles de la Cosa Nostra qui étaient implantées dans la région, sont désormais pratiquement défuntes. Sur la Côte-Est, la Cosa Nostra, à encore une influence considérable dans certains secteurs. Dans le bâtiment, dans l’industrie, mais plus encore dans la gestion des déchets, un grand classique, les familles mafieuses gardent les mêmes pratiques utilisées depuis leur existence, il y a plus d’un siècle. Car ce qui compte aujourd'hui pour ces mafieux, qui sont rentrés désormais dans une nouvelle génération c'est de faire du business et rien que du business. Ils savent pertinemment que l’omerta, la règle sacrée établie par leurs anciens est pratiquement révolue, mais le principal pour eux restent de jouer sur cette « aura » que peut encore avoir cette organisation criminelle pour étendre leur territoire, encore et toujours et même si cela ne dure qu'un temps.

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MON PÈRE, CE GANGSTER

22 Juillet 2017, 06:12am

Publié par Xav

Lana, Renée et Jennifer Graziano
Lana, Renée et Jennifer Graziano

Elles sont nées dans la Cosa Nostra, dans un monde ou la violence et l’argent côtoient une règle fondamentale de ce milieu, le silence. Lana Graziano est la fille de d’Anthony « TG » Graziano ancien Consigliere de la famille Bonanno. Malgré le fait que son père avait une image de tueur, de dur à cuire, cette dernière garde encore un très bon souvenir de son enfance : « Je suis reconnaissante envers mon père d’avoir la tête dure. Cela me permet de mieux gérer certaines situations. Mon père m’a donné tout son amour. Alors que j’étais à l’école, je changeais de voiture tous les six mois et j’avais vingt ou trente dollars par jour dans mes poches » déclara t’elle. Mais ce luxe avait un prix : « Il voulait contrôler tout ce que je faisais. Il arrêtait pas de me dire de ne jamais parler au téléphone. Il était vraiment dominateur ». Les relations avec son père se sont très vite détériorées suite à sa participation dans l’émission Mob Wives. A cause de cette télé-réalité, son père sera même rétrogradé au sein de la famille Bonanno. Dans certaines mafias Italienne, les femmes peuvent avoir un rôle prédominant, il n’est pas rare de voir certaines épouses reprendre les rênes d’une famille après l’incarcération de leur mari. Dans la Cosa Nostra Italo-Américaine, les mentalités sont très différentes, beaucoup plus conservatrices. Alors même si la vie d’une épouse peut être façonnée par la mafia, elles ne sont pas autorisées pour autant à rejoindre leur mari autour d’une table de réunion. Selon Lana Graziani  ils vivent plus dans l’angoisse. La peur de voir, une vie remplie de richesse s’arrêter du jour au lendemain après l’arrestation ou la condamnation du mentor de la famille, pour donner suite à une certaine « pauvreté ». Mais même si les femmes sont exclues des affaires familiales, elles peuvent néanmoins, à leur manière, retranscrire les valeurs de l’omerta dans leur domicile familial. L’une d’entre elle, dénommé Patricia est la fille d’un ancien mafieux de la Cosa Nostra, décédait dans une prison fédérale il y a quelques

Victoria Gotti et John Gotti
Victoria Gotti et John Gotti

années. Bien qu’elle a continué ses études dans le droit, elle rigole par moment de la manière comment son père gérait son buisiness : « Un jour je lui ai demandé, comment il pouvait assassiner une personne. Il m’a répondu sèchement » : « Tu préfères que je les laisse paralyser ? ». Dans un sens, pour elle, son père avait raison, ils avaient choisi cette vie et ces conséquences, le meurtre faisait parti de leur quotidien tout simplement. L’histoire de Victoria Gotti est particulièrement intéressante. Fille de l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, cette dernière s’est toujours considérée comme « un garçon manqué », une fille dans un monde d’hommes qui étaient tous impliqués de près ou de loin à la Cosa Nostra. Selon Victoria Gotti, son père a toujours été « très proche » d’elle, jusqu'à sa mort dans une prison fédérale en 2002. Elle déclara avoir hérité de son caractère, d'être très forte dans l’adversité. Malgré le fait qu’il fut un Parrain ayant ordonné une multitude de contrats, Victoria Gotti a réussi à garder le meilleur de lui, comme sa faculté à être très à l’aide avec les médias. John Gotti adorait ça. Au détriment des autres familles mafieuses, John Gotti aimait se pavaner devant les caméras, il aura même réussi à faire la couverture du Times. C’est avec cette particularité que Victoria Gotti en profita pour apparaître dans une émission de télé-réalité dénommée Growing Up Gotti, ou on peut suivre la vie de Victoria Gotti avec ses trois fils, provenant de son mariage avec Carmine Agnello, un Soldat de la famille Gambino. John Gotti n’a jamais tellement apprécié ce dernier, mais étant le mari de sa fille et le père de ses trois petits-enfants, il était obligé de le faire rentrer dans le buisiness. Un jour, alors que Victoria Gotti rendait visite au pénitencier fédéral de Marion dans l’État de l’Illinois, l’ancien Parrain de la famille Gambino essayait de faire comprendre à sa fille, que Carmine Agnello le trompait avec sa secrétaire. Dans ce monde, le fait d’avoir une maitresse est autorisée, Paul Castellano ancien Parrain de la famille Gambino qui sera assassiné par John Gotti, dira même qu’« avoir une maitresse est un style, cela va avec la montre et la voiture ». Mais Victoria Gotti décidera par la suite de divorcer, pour ne pas subir cette humiliation permanente. Aujourd’hui, elle continue à vivre de sa célébrité et à respecter encore les règles inculquées pendant sa jeunesse, comme le fait ne jamais avouer le moindre délit aux autorités, d’ailleurs, elle n’a jamais reconnu au jour d’aujourd’hui que son père était en fin de compte, un criminel.

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