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Articles avec #divers tag

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

18 Août 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Bonanno, #Lucchese

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

UNE LIBERTÉ SOUS SURVEILLANCE POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO :

Ils ont beau avoir été acquittés dans un procès fédéral, il n’en reste que la liberté des membres de la famille Bonanno, reste un problème de taille pour les procureurs fédéraux. En Mai dernier, le procès contre Le Capitaine Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, des Acting Capo, Vito Badamo et Ernest Aiello et du Soldat Anthony « Skinny » Santoro fut tout simplement annulé, faute à un jury qui n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Les procureurs fédéraux qui venaient de subit une cuisante défaite avec l’acquittement du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro en Novembre dernier, ont réfléchi plusieurs jours avant de décider de lancer ou non un nouveau procès contre les membres de la famille Bonanno. Nouveau procès dit forcément libération sous caution. En effet, un procès qui fut annulé, permet aux membres de la famille Bonanno incarcérés depuis leurs arrestations de pouvoir permettre une libération anticipée. Outre Nichoals Santora et Anthony Santoro, qui rstent incarcérés au Métropolitan Center, en raison d’une caution trop élevée (1 million de dollar pour Nicholas Santora, et 500 000 mille dollars pour Anthony Santoro), Vito Badamo et Ernest Aiello ont pu quant-à eux retrouver la liberté, à certaines conditions. Les deux mafieux, ont pour interdiction de rencontrer des membres du crime organisé, en particulier des membres de la famille Bonanno : « Qui fait partit de la Cosa Nostra ? » demanda ironiquement l’avocat d’Ernest Aiello, en déclarant que son client avait pour habitude de fréquenter la pâtisserie Fortunato Brothers Cafe, un établissement qui servirait aussi de repère aux membres de la famille Bonanno : « Si votre client, y va et reste seulement quelques minutes, je suis d’accord. Le problème se pose s’il y reste plus d’une heure pour discuter » déclara le juge fédéral. Pareil pour Vito Badamo. Si ce dernier croise un membre du la famille Bonanno, il peut le « saluer » mais pas « discuter avec », insista de nouveau le juge : « Les procureurs ne sont pas même pas capables de nous communiquer une liste d’individus qu’il ne faut pas côtoyer » déclara l’avocat d’Ernest Aiello, stipulant que son client avait peur d’être incarcéré pour avoir discuté avec un individu dans une boulangerie Italienne

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE LUCCHESE PLAIDE COUPABLE :

En décidant de ne pas incriminer Carmine Avelino (voir photo), un Capitaine de la famille Lucchese dans plusieurs délits, Michael Capra lui a sans nul doute, enlevé une belle épine du pied. Sans aucune preuve tangible, les procureurs savaient pertinemment qu’un procès contre le Capitaine de la famille Lucchese risquait d’être compliqué, un accord de plaidoyer était donc inéluctable. Carmine Avelino voulait aller au procès, mais l’accord proposé par les procureurs était tellement alléchant, que ce dernier accepta de suite. En acceptant de plaider coupable d’extorsion, ce dernier sera condamné au maximum à une peine de deux années et demi de prison, alors qu'à la base, le mafieux pouvait être condamné à près de vingt années derrière les barreaux. Âgé de soixante douze ans, Carmine Avelino continuera sans nul doute à sa sortie de prison ses activités criminelles au sein de la famille Lucchese, surtout qu'avec les remises de peine, il deviendra très vite un homme libre. Devant le tribunal, Carmine Avelino déclara qu’il avait demandé aux frères Capra, Michael et Daniel, des Associés de la Cosa Nostra, d’utiliser la menace physique et verbale pour récupérer pas loin de 100 000 dollars au près d’un individu qui restera non identifié. Lorsque le juge fédéral demanda si Carmine Avelino appartenait à la famille Lucchese, son avocat interpella coupa net la parole du juge, en déclarant que son client aurait préféré qu’on parle plutôt des activités de son client au sein de plusieurs associations communautaires, tout en demandant au juge un petit peu de compassion dans son verdict, Carmine Avelino souffrirait de la maladie de la Parkinson.

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QUAND LA COSA NOTRA ESSAYE DE VENDRE DES TABLEAUX DE GRANDS MAITRES - PARTIE 1

3 Août 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie, #Divers, #Patriarca

QUAND LA COSA NOTRA ESSAYE DE VENDRE DES TABLEAUX DE GRANDS MAITRES - PARTIE 1

On a souvent parlé ces derniers mois, du célèbre casse de la Lufthansa, orchestré par des membres de la familles Lucchese, qui rapportèrent près de six millions de dollars à la Cosa Nostra en 1978. Mais un vol aussi spectaculaire eut lieu au début des années 1990, quand des Associés et membres supposés de la Cosa Nostra, décidèrent de cambrioler le Isabella Stewart Gardner Museum (voir photo) de Boston, la nuit de de la célèbre fête Irlandaise, la Saint-Patrick, en 1990. Vers 1h30 du matin, deux individus armés, déguisés en policiers, attachèrent les gardes de sécurité et volèrent pour près de cinq cent million de dollars de tableaux de grand maitres, des Degas, des Manet, des Vermeer et des Rembrants. A ce jour, aucune personne ne fut arrêtée, aucun tableau ne fut récupéré, et malgré vingt six années après ce fameux vol, la Cosa Nostra reste le principal suspect. Dernièrement, un ancien Capitaine de la famille de Philadelphie, dénommé Robert « Bobby » Luisi Jr, qui est disparu dans le programme de protection de témoin, donna de nouvelles indications sur ce fameux braquage. Robert Luisi Jr a eu un parcours atypique dans la Cosa Nostra. Fils de Robert Luisi Sr, assassiné par la famille Patriarca au milieu des années 1990, ce dernier passa l’entière de sa vie criminelle à Boston, une ville ou le crime organisée est très bien implanté Le problème, est que sa « candidature » pour devenir un membre intronisé, fut bloquée par un Capitaine de la famille Patriarca. Pour cela, Robert Luisi Jr, sera intronisé dans la famille de Philadelphie au milieu des années 1990, tout en continuant son activité de trafiquant de drogue, toujours depuis Boston. En 1998, ce dernier fut promu au rang de Capitaine, mais une année plus tard tout bouscula. Robert Luisi Jr fut accusé et inculpé de trafic de drogue. La drogue peut rapporter énormément d’argent aux membres de la Cosa Nostra, mais elle peut aussi amener des longues peines de prison, aux membres qui voudraient s’adonner à ce trafic et Robert Luisi Jr en était conscient. Pour éviter une peine à rallonge, ce dernier décidera de témoigner contre la famille de Philadelphie et contre son Parrain, Joseph Merlino. Aujourd’hui, la vie de Robert Luisi Jr est complètement différente. Vivant dans un État du Sud, l’ancien gangster s’est rapproché de la religion, en devenant pasteur. Mais ce dernier est toujours disponible pour donner des informations sur son ancienne vie. Dernièrement, il révéla que les deux individus ayant perpétré le cambriolage du Isabella Stewart Gardner Museum, n’était autre que Robert Guarente et Robert « The Cook » Gentille. Robert Luisi Jr connaissait très bien les deux Associés de la Cosa Nostra, l’ancien Capitaine de la famille de Philadelphie voulait même créer une nouvelle famille à Boston, en nommant Robert Guarente comme Underboss et Robert Gentile comme Consilgiere. A l’époque du vol, Robert Luisi Jr, déclara que Robert Guarante l’avait sondé à plusieurs reprises sur la manière de vendre des tableaux de grands maitres, lui certifiant que la plupart d’entre eux, étaient cachés sous une dalle en béton, dans une maison en Floride. Robert Guarente qui purgeait au début des années 2000, une peine de prison pour trafic de cocaïne, décèdera en 2004, en ne donnant jamais et malgré la pression du FBI, la localisation exacte des différents tableaux.

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« QUAND IL Y A DE L'ARGENT EN JEU LA COSA NOSTRA EST TOUJOURS PRÉSENTE »

10 Juillet 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

« QUAND IL Y A DE L'ARGENT EN JEU LA COSA NOSTRA EST TOUJOURS PRÉSENTE »

« Quand il y a de l'argent en jeu, vous trouverez toujours des membres du crime organisé » déclara le procureur fédéral Elie Honig. Ce dernier qui est à la tête d’une équipe d'une centaine d’hommes, à pour seul but de lutter contre les cartels de la drogue, les politiciens corrompus, les gangs de rues, les criminels à col blanc, et bien sûr les familles de la Cosa Nostra. Elie Honig les connaît déjà très bien, et a par le passé, fait condamner certains membres importants, comme Danny Marino de la famille Gambino, ou encore Ciro Perrone (voir photo) de la famille Genovese. Mais son travail ne s’arrête pas aux cinq familles de New-York, mais son rôle est aussi de surveiller les activités de la famille DeCavalcante dans le New-Jersey et la famille de Philadelphie. Depuis plusieurs années, les meurtres liés à la Cosa Nostra se font plus rare. La raison ?, toute est une question d’affaire. En effet, un assassinat crapuleux, voire une disparition suspecte, attire inévitablement l’attention des agences fédérales. De plus, un mafieux, à moins de chance de coopérer avec la justice Américaine s’il fait face à une peine de quelques mois de prison pour extorsion, au lieu d’une incarcération à vie pour meurtre. Alors même si le futur initié qui prête serment à la Cosa Nostra, jure d'utiliser son arme pour la famille, il n'est pas rare qu'un membre de la Cosa Nostra n'assassine personne dans sa carrière criminelle. Avec sa position actuelle, Elie Honig ne va plus dans les salles d’audience pour essayer de faire condamner les membres du crime organisé, mais reste parfaitement conscient de l’évolution des membres de la Cosa Nostra, en particulier dans les nouvelles technologies : « Aujourd’hui, leur but est de gagner de l’argent en restant chez eux ». En Mai dernier, une opération fut lancée par le FBI et par ses services, contre la famille Genovese, l’opération Fistful. L’enquête révéla que des membres de la Cosa Nostra gagnaient des millions de dollars grâce aux paris sportifs, effectués non pas dans des bars clandestins comme à une époque, mais sur internet. Mais outre les paris, l'enquête révéla que la famille Genovese était encore très actif dans les prêts usuraire. L’un des individus, Domenico Pucillo, un Associé de la famille Genovese qui est propriétaire de plusieurs entreprises, dont Tri-State Cashing, avait lancé une vaste opération de prêt usuraire, en utilisant les comptes de ses sociétés pour prêter de l’argent à des individus à des taux exorbitants, rapportant près de 1,3 millions de dollars par an à la famille Genovese : « Ce fut comme si il avait mis en place une institution financière, pour pouvoir gérer leur entreprise criminelle » déclara le procureur fédéral, avec une pointe d’admiration. Généralement, les membres de la Cosa Nostra demandent aux individus demandant un prêt, pratiquement deux à trois points par semaine. Par exemple pour dix milles dollars, ce dernier devra rembourser aux membres de la mafia, près de trois cent dollars par semaine, en plus de la somme initiale. Domenick Pucillo réclamait uniquement des paiements par chèques, qu’il encaissait sur le compte de sa société, il demandait même aux parieurs en manque d’argent, de signer des chèques partiellement remplis, pour que l’Associé puisse rajouter par la suite le montant qu’il désire. L’argent gagnait, remonté automatiquement cers le haut, vers le Soldat Vito Alberti et vers le Capitaine Charles Tuzzo, qui seront eux aussi arrêtés. Pour le procureur fédéral Elie Honig, il est évident que la famille Genovese reste la famille de la Cosa Nostra la plus discrète et la plus avisée : « Ces gars la, ne lâchent jamais rien », en faisant référence à Charles Tuzzo qu’il connaissait déjà depuis les années 1980. Mais pour Elie Honig, l’histoire qu’il le marquera à jamais, sera sans nul doute celle de Ciro Perrone, un Capitaine de la famille Genovese qui avait repris l'équipe d'une légende de cette borgata, Matthew « Matty The Horse » Ianniello. Âgé de quatre vingt sept ans, Ciro Perrone gérait d’une main de fer une opération de jeux et de prêt usuraire dans son club social d’Ozone Park, installé dans une ancienne boucherie, ou depuis son restaurant le Don Pepe. Ciro Peronne était vraiment un gangster de la vielle école et n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins. Sa méthode de recouvrement, était forcément moins sophistiquée que Domenick Pucillo, mais tout aussi efficace. En effet, Cirone Perrone envoyait des membres de son équipe, armée de batte de baseball, pour recouvrir les dettes des mauvais payeurs, et l’argent remontait tout aussi efficacement. Le Capitaine de la famille Genovese sera condamné à cinq années de prison en 2008 et sortira au bout de trois ans, il décèdera l’année de sa libération, en 2011.

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FRAPPER UN MEMBRE DE LA COSA NOSTRA ENTRAINE T-IL FORCÉMENT LA MORT ? - PARTIE 1

11 Juin 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Une règle fondamentale de la Cosa Nostra, est de ne jamais manquer de respect à un membre intronisé, ou pire encore, de lui porter la main dessus sous peine de mort. Mais dans certaines situations, cette règle fut plus ou moins appliquée et cela pour différentes raisons :

- En 1974, soit deux ans avant la mort du Parrain des Parrains de la Cosa Nostra, Carlo Gambino, ce dernier s'en alla manger dans un restaurant traditionnel Italien avec des amis, lieu ou il avait ses habitudes. Ce restaurant était aussi un lieu de rencontre pour les Affranchis des cinq familles de New-York. Ce soir là, Carlo Gambino était assis à la même table, quand il fit la rencontre du Capitaine de la famille Colombo Dominick « Mimi » Scialo, un membre de nature violente, soupçonné d’avoir participé à plusieurs meurtres. Attablé quelques mètres plus loin, Dominick Scialo, qui ce soir là était alcoolisé, remarqua très vite Carlo Gambino et s’avança alors vers le Parrain. Au lieu de lui présenter ses respects, Dominick Scialo commença à l’insulter en public, : « Tu es un putain de vieil homme, tu te prends pour qui sérieusement ? ». Préférant la négociation à la violence, Carlo Gambino resta calme et tenta de le calmer, mais sans le savoir Dominick Scialo venait de signer son arrêt de mort. Quelques jours plus tard, son corps sera retrouvé sous le béton d’un club social de Brooklyn.

- Dans les prisons fédérales Américaines, les membres des différentes familles de la Cosa Nostra, sont souvent rassemblés ensemble et gèrent un peu leur quartier à leur manière. Ce jour là, un Capitaine de la famille de Détroit, Paddy Polizzi commença à avoir une violente dispute avec Vinny Aloi. Ce dernier est lui aussi un membre intronisé, mais il avait la particularité à cette époque, d’être l’Acting Boss de la famille Colombo, mais il était aussi le filleul du Parrain de la famille Gambino, Carlo Gambino. Cette dispute qui avait commencé par des insultes, continua par des coups, jusqu’au moment ou Paddy Polizzi gifla Vinny Aloi au visage. Cette altercation eut lieu dans la « salle à manger », ou les membres de la Cosa Nostra se réunissaient pour jouer aux cartes ou encore manger de la bonne charcuterie Italienne. Ces derniers savaient que Paddy Polizzi venait de transgresser une des règles fondamentales de la Cosa Nostra, et que forcémement, ce dernier venait de signer son arrêt de mort, mais il y avait un problème. Des réunions eurent lieu en secret dans l’enceinte de la prison, et il se décida, que s’il devait avoir un règlement de compte, cela devait se passer à l’extérieur de la prison et non à l’intérieur. En effet, un bain de sang, aurait poussé les autorités à transférer les membres de la Cosa Nostra dans différents pénitenciers, éparpillés un peu partout aux Etats-Unis, loin des affaires. Finalement, Paddy Polizzi fut autorisé « à vivre », mais les personnes qui s’associèrent à lui par la suite dans des affaires, prenaient le risque d’être mises de côté par les membres de la Cosa Nostra.

- Conte et George Zappola sont deux Soldats de la famille Lucchese, deux tueurs à gages, qui viennent de sortir de prison après y avoir passé près de vint années derrière les barreaux. Condamnés en 1994 pour avoir assassiné James D. Bishop, un syndicaliste qui commençait à collaborer avec les autorités fédérales, les deux membres de la famille Lucchese avaient décidé à la base, de plaider coupable pour réduire une peine de prison à perpétuité. Le problème, pour que l’accord soit accepté, il fallait que tous les membres de la famille Lucchese accusés dans cette affaire, acceptent le plaidoyer des procureurs fédéraux, mais Salvatore Avelino, un Capitaine dans cette même famille, refusait obstinément tout accord avec le gouvernement fédéral. Lors d’une réunion organisée par les avocats de la défense avec les différents accusés, George Conte saisit par le col Salvatore Avelino et lui ordonna de plaider coupable, sinon il le « tuait devant tout le monde », un compromis qui sera finalement accepté quelques heures plus tard.

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ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

7 Mai 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

 TOUJOURS EN ATTENTE D'UN VERDICT :

Mardi dernier, les jurés au procès des membres de la famille Bonanno, n’étaient toujours pas arrivés à se mettre d’accord sur un verdict. Le jury a demandé à revoir plusieurs preuves présentées pendant le procès. Ils ont demandé à visionner de nouveau, les photos de surveillance prises par les agents fédéraux. Ils ont aussi demandé à réécouter des enregistrements entre Anthony Santoro, Vito Badamo et un Associé de la famille Bonanno, Nicholas Bernhard. Mais ce qui pourrait être un bon signe pour les avocats de la défense, le jury a aussi demandé de revoir le mandat de perquisition lors de l’arrestation d’Anthony Santoro. Ce détail a son importance dans cette affaire. En effet, pendant le procès, un agent de police qui avait participé à la fouille de la maison du Soldat de la famille Bonanno, n’avait pas demandé pendant la perquisition, à qui appartenait la maison. La technique employée par les avocats de la défense était simple, essayer de convaincre le juré que les armes à feux trouvées lors de la perquisition du domicile, n’appartenait pas forcément à Anthony Santoro, mais à d’autres individus logeant cette maison. Dernier élément, les jurés ont demandé de relire le témoignage d’un ancien Capitaine renégat, James « Louie » Tartaglione, qui était venu lors de son procès parler de son ancienne vie dans la Cosa Nostra, sans pour autant « enfoncer » les accusés, ce dernier avait même avoué, ne pas les « pas avoir connu personnellement ». Généralement, dans les procès contre les membres de la Cosa Nostra, un verdict qui se prolonge n’est jamais bon signe pour les procureurs fédéraux. En cas de nullité, un énorme travail devra être effectué par les autorités fédérales, pour changer de stratégie dans leur lutte contre la Cosa Nostra.

LES PERSICO, UNE HISTOIRE DE FAMILLE :

Persico, ce nom à New-York rythme avec la Cosa Nostra, avec le pouvoir, le meurtre et la prison. Carmine « The Snake », le patriarche, est encore à ce jour le Parrain officiel de la famille Colombo, et ce malgré une peine d’emprisonnement à vie, qu’il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Carmine Persico, avait trois frères, tous liés à la famille Colombo. Mais il a aussi trois fils, Alphonse surnommé « Little Allie Boy », MIchael et Lawrence. Le premier, a longtemps servi comme l’Acting Boss de la famille Colombo, mais cumulant les peines de prison, il terminera finalement sa vie derrière les barreaux, après avoir été reconnu coupable en 2005 du meurtre de l’ancien Underboss de la famille Colombo, William « Wild Bill » Cutolo. Le second jouerait, d’après le FBI, un rôle essentiel dans le contrôle de la famille Colombo. Michael Persico (voir photo) aurait été intronisé dans les années 1980, même si cette information ne sera jamais confirmée par le gouvernement fédéral, d’ailleurs Michael Persico s’est toujours vanté d’avoir aucun lien avec le crime organisé. Mais lors d’un enregistrement, on pouvait entendre clairement l’emblématique Underboss de la famille Colombo John « Sonny » Franzese déclarait : « Michael ne doit pas être un Affranchi, il fait un autre travail pour nous » on poussait le FBI à s’intéressé de plus près aux activités de Michael Persico. En 2010, il fut arrêté et accusé de racketter une entreprise de camionage. Incarcéré, il fut de nouveau accusé d’avoir été un membre actif dans l’assassinat de Ralph Scopo pendant la guerre interne qui éclata dans la famille Colombo au début des années 1990. Mais en Juin 2012, les procureurs fédéraux proposèrent une offre à Michael Persico qu'il ne pouvait pas refuser. Il plaidait coupable des accusations de racket et il oubliait l’histoire avec Ralph Scopo, mais Michael Persico devait purger une peine de quatre ans dans un pénitencier fédéral. Le troisième Lawrence, n’a jamais été intronisé dans la famille Colombo, même si le FBI revendique clairement son statut d’Associé. Souffrant de troubles bipolaire, Lawrence Persico, avait décidé de quitter sa vie dans le crime organisé, après avoir été condamné à vingt et un mois de prison pour racket au début des années 2000. En raison de ses problèmes psychologique, Lawrence a selon le FBI, plus aucun contact avec sa famille et enchainerait les petits boulots. Des photos de surveillance ont d’ailleurs montré Lawrence Persico en train de travailler pour une pizzeria de Brooklyn.

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QUAND COSA NOSTRA VOULAIT ASSASSINER L'ANCIEN GOUVERNEUR DE NEW-YORK

16 Mars 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

QUAND COSA NOSTRA VOULAIT ASSASSINER L'ANCIEN GOUVERNEUR DE NEW-YORK

Cosa Nostra avait-il planifié l’assassinat de l’ancien gouverneur de New-York Mario Cuomo (voir photo) ? Selon Maurizio Avola, Soldat de cette organisation criminelle, devenu repenti, Cosa Nostra, aurait préparé un commando pour assassiner l’ancien homme fort de la ville de New-York, lors de l'un de ses déplacements en Italie, pour une semaine de diverses réunions, en particulier dans la ville de Messine, en Novembre 1992. Maurizio Avola condamné à plusieurs peines de prison à perpétuité, était un ancien tueur à gages. Dénommé « Occhi di Ghiaccio » ou « yeux de glace » par ses anciens Associés, il aurait été impliqué selon la police Italienne dans le meurtre de plus de quatre vingt individus tout au long de sa carrière criminelle. Détenu dans une prison de haute sécurité quelque part en Italie, ce dernier sera libérable en 2019, en raison de sa coopération avec les autorités Italiennes. Maurizio Avola déclara qu’après l’assassinat des juges anti-mafia, Giovanni Falcone le 23 Mai 1992 et Paolo Borselino le 19 Juillet 1992, Cosa Nostra avait l’intention d’intensifier sa guerre contre l’État Italien, en commettant différents attentats : « L’objectif » déclara t’il, « était de cibler des politiciens ou des membres de l’institution, pour envoyer un message clair ». Quand la visite de Mario Cuomo fut confirmée, le Parrain de Maurizio Avola, Aldo Ercolano (Il purge actuellement une peine de prison à perpétuité) lui déclara que « le gouverneur serait une excellent cible ». En essayant d’assassiner une personnalité politique des Etats-Unis, Cosa Nostra, voulait démontrer sa force de frappe, et surtout envoyer un avertissement aux personnes qui essaieraient de s’attaquer à elle. : « Mario Cuomo était un symbole en Amérique, qui lors de sa gouvernance a vu plusieurs Parrains de la Cosa Nostra à New-York, arrêtés et emprisonnés. Sa mort aurait envoyé un signal fort là bas, ne vous dressez jamais devant la mafia » stipula Maurizio Avola. Avant son arrivée, Maurizio Avola prépara une équipe de tueurs, une dizaine d’hommes armées de fusils d’assauts Kalachnikov et d’explosifs, une technique bien particulière fortement utilisée par Cosa Nostra, pour une attaque qui devait avoir lieu au cœur de la ville. Tout était prêt, mais quelques jours avant l’attentat, le contrat fut annulée : « Mario Cuomo avait une très grosse sécurité, il y avait beaucoup de gardes du corps, un véhicule blindé, c’était impossible pour nous d’intervenir ». Selon un magistrat de Palerme, une enquête est bien ouverte sur le projet d’assassinat de Mario Cuomo, mais certains détails devaient rester confidentiels. L’avocat de Maurizio Avola déclara que son client pouvait éclaircir certaines zones d’ombres et qu’il pouvait aider les enquêteurs à résoudre cette affaire : « Comprendre pourquoi la mafia voulait éliminer un gouverneur de New-York, pourrait nous voir la vraie violence des Parrains, qui à cette époque, menait une vraie guerre contre l’État Italien ». Un procureur de Palerme stipula : « A cette époque, Cosa Nostra se sentait invincible. Les États-Unis, ont déjà étroitement collaboré avec la police Italienne dans sa lutte contre la mafia. Si Cosa Nostra a décidé d’annuler le contrat quelques jours avant la date prévue, c’est qu’il ne pouvait pas se permettre, en raison de leur image, de laisser un travail à moitié fini »

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PETITE CONVERSATION ENTRE AMIS...

27 Janvier 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

PETITE CONVERSATION ENTRE AMIS...

Les restaurants sont toujours des moyens pour les membres de la Cosa Nostra, de se réunir, pour y parler famille, buisiness, et autres discussions que les agents fédéraux feraient tout leur possible pour y participer. Ce jour là, dans un restaurant Italien du New-Jersey dénommé le LaGriglia, le FBI avait réussi à avoir une information capitale. Grâce à l’aide d’un informateur, il savait que la famille de Philadelphie, connue de tous pour sa violence, et la famille Gambino, se réunissaient pour résoudre un litige. Face à cette situation, le FBI avait réussi à mettre en place des vidéos de surveillance, mieux encore, il avait à la table des mafieux, l’informateur en question, qui doté d’un dispositif d’enregistrement, pouvait être les « oreilles » des agents fédéraux. A table, deux familles étaient représentées, la famille de Philadelphie, et la famille Gambino. Sur la table, les bouteilles de vin, étaient accompagnés des meilleurs mets, pour un repas qui aura duré près de cinq heures. Cette rencontre avait été dévoilée, pendant la mise en inculpation de plusieurs membres de la famille de Philadelphie en 2013. Étaient présents ce jour là, du côté de Philadelphie, le Capitaine Joseph « Scoops » Licata (voir photo), l’ancien Acting Boss, Joseph « Uncle Joe » Ligambi, et le Capitaine Anthony Staino. Aux mafieux de New-York, Joseph Licata était fier de présenter Joseph Ligambi comme « leur nouvel Acting Boss ». Du côté de la famille Gambino, John Gambino, qui ferait parti actuellement d’un « panel de sécurité » et le Soldat Nicholas « Nicky Skins » Stefanelli, qui sans que les mafieux ne le sachent, avaient décidé quelques mois précédemment, de collaborer avec la justice Américaine après avoir été arrêté pour trafic de drogue. Pendant ce repas, Joseph Licata, commença à discuter des critères d’adhésion dans la Cosa Nostra, sujet sensible en ce moment dans ce milieu fort cloisonné, les collaborateurs pullulant de plus en plus dans chaque famille : « Si nous ne le connaissons pas depuis le début ou que plusieurs de nos membres ne nous le recommandent pas, nous ne faisons rien ». Pour la famille de Philadelphie, il faut absolument sécuriser les intronisations, en ne prenant que des membres « surs », qui ne décideront pas à la moindre arrestation, de collaborer avec les autorités : « C’est la seule façon de survivre. Vous avez besoin de qualité, pas de quantité » rétorqua John Gambino, « Nous ne voulons aucune ordure », déclara de nouveau Joseph Licata. Lors des enregistrements, on pouvait bien entendre que cette discussion, était un sujet iessentiel entre les deux familles. Toujours d’après Joseph Licata, cette « sécurisation » avant l’intronisation des membres dans la Cosa Nostra, est la seule façon pour « rester droit » : « Si on se mélange avec des ordures (des rats), ils vous frapperont au visage par la suite. Même si le gars en question d’argent, ce n’est plus le problème, maintenant il est question de fraternité ». Pour le FBI, il est clair, que ce repas est une réunion d’affaire entre deux familles de la Cosa Nostra. Mais pour les avocats de la défense, ce diner était plus, un « repas entre amis vieillissant », pour « se remémorer la bonne époque ». Pour les enquêteurs, le nombre de collaborateurs a considérablement augmenté ces dernières années, en raison du progrès de la justice Américaine avec les lois contre le crime organisé. En effet, la loi RICO a fait que les peines encourues sont de plus en plus importantes, et la plupart des membres de la Cosa Nostra, ne sont plus enclin à terminer leur vie derrière les barreaux. Le programme de protection des témoins, permet aux mafieux, d’avoir une seconde chance, une nouvelle vie avec leur famille, avec une nouvelle identité dans un autre État. Mais cette tendance à changer de vie, n’est pas évidente pour tout le monde. La plupart, sont habitués à un mode vie « agréable », et plusieurs d’entre eux, préfèrent tenter leur chance dans un procès, en jouant sur les mêmes excuses, l’état de santé et la vieillesse. Les « Goodfellas » sont devenus les « Odfellas » et à chaque procès, les membres de la Cosa Nostra, arrivent avec l’équipement médical adapté, en espérant qu’un jury concilient, puisse les acquitter de tous leurs délits. Pour l’ancien Capitaine de la famille Gambino, « Michael « Mikey Scars » DiLeonardo, qui décidé de coopérer avec les autorités, la Cosa Nostra n’est plus ce qu’elle était : « Ceci est censé être une société secrète. Normalement, l’Omerta signifie être un homme, prendre soin de ses propres problèmes, de pas demander de grâce, de ne pas plaider coupable des crimes dont on est accusé ».

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ET PENDANT CE TEMPS LÀ

20 Janvier 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

ET PENDANT CE TEMPS LÀ

UN SOLDAT DE LA FAMILLE DECAVALCANTE CONDAMNÉ A SIX ANS DE PRISON :

Anthony « Whitey » Stango (voir photo), identifié par la justice Américaine comme un soldat de la famille DeCavalcante, a été condamné à six années de prison, après avoir plaidé coupable d’avoir vendu près de soixante dix mille dollars de cocaïne, mais aussi d’avoir planifié un système de « prostitution haut de gamme » à Toms River. Cette condamnation découle, d’une opération lancée contre la famille DeCavalcante en Mars dernier. Anthony Stango est le fils de Charles « Bips » Stango, un Capitaine de la Cosa Nostra, qui avait déménagé depuis plusieurs années du New-Jersey, pour s’installer dans l’État du Nevada. Cette affaire avait révélé, que ce dernier donnait des conseils à son équipe et à son fils, qui les mettait en « garde » de ne pas tomber dans la « cupidité » face à l’argent récolté grâce à la vente de cocaïne. Mais Charles Stango, qui a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, ne donnait pas que des conseils, mais aussi des ordres. Selon les procureurs fédéraux, le Capitaine de la famille DeCavalcante, aurait essayé de planifier l’assassinat d’un Soldat, Luigi Oliveri, qui aurait manqué de respect à l’actuel Acting Boss, Francesco Guarraci. Avec l’accord de l’actuel Consilgiere, Arthur Nigro, il aurait fait appel à un gang de motards, allié de la famille DeCavalcante, pour effectuer le contrat. Après avoir reçu son verdict, Anthony Stango exprima des regrets : « Je regrette profondément ce que j’ai pu faire. J’espère devenir par la suite un meilleur père ». Son avocat, Gary Mazzone, a déclaré que son client avait « échoué dans la notoriété entourant le crime organisé », n’hésitant même pas à traiter son père « d’aliéné », l’accusant de ne pas s’être occupé suffisamment de son fils. Le procureur fédéral déclara quant-à lui, que Anthony Stango avait déjà un « passif » dans le crime organisé, accumulant les cambriolages, les violations de probation ainsi que les chèques sans provision.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ

L’ANCIEN CONSIGLIERE DE LA FAMILLE GAMBINO EST DÉSORMAIS UN HOMME LIBRE :

En 2008, le FBI lança l’opération Old Bridge contre la famille Gambino. Plusieurs membres de sa hiérarchie furent arrêtés et inculpés de divers charges de racket. Le Consigliere en exercice de la famille Gambino à cette époque, Joseph « Jo Jo » Corozzo (voir photo) fut accusé de plusieurs charges fédérales, dont le trafic de drogue, le racket, mais aussi d’avoir extorqué une entreprise détenue par Joseph Vollaro, un Associé de la famille mafieuse, qui collaborait depuis quelques temps avec la justice Américaine. Quelques mois après son arrestation, Joseph Corozzo négocia avec l’aide de ses avocats un accord de plaidoyer, qui permit à l’ancien Consilgiere de la famille Gambino, de se voir abandonné les charges de trafic de drogue et d’être condamné seulement à quarante six mois de prison. En 2011, soit quelques semaines avant sa libération, Joseph Corozzo, fut inculpé de nouveau, d’avoir orchestré la distribution avec l’aide d’une équipe de Soldats, de la marijuana, de la cocaïne et de l’extasie, qui rallongera au final sa peine de cinq années supplémentaires. Incarcéré dans la prison fédérale de Fort Dix dans le New-Jersey, Joseph Corozzo perdit ses galons de Consgiliere, et fut rétrogradé au rang de Capitaine. Début Janvier, ce dernier sortit d’une maison de transition et est désormais libre de circuler librement dans les rues de New-York. La famille Corozzo a des liens très fort avec la famille Gambino. Son frère Nicholas, surnommé « Little Nick », fut lui aussi arrêté pendant l’opération Old Bridge et condamné à treize ans et demi de prison, qu’il purge actuellement dans le pénitencier de haute sécurité, d’ADX Florence dans l’État du Colorado. Le fils de Joseph Corozzo, est un avocat spécialisé dans la défense des membres de la Cosa Nostra, il avait même défendu son père pendant les différents procès.

ET PENDANT CE TEMPS LÀ

LE FILS DE L’ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE PATRIARCA PLAIDE COUPABLE DE TRAFIC DE DROGUE :

Louis DiNunzio, âgé de vingt neuf ans est un membre de la famille Patriarca, mais il a aussi la particularité d’être le fils de l’ancien Acting Boss, actuellement incarcéré, Anthony DiNunzio (voir photo). La famille Patriarca qui a vu plusieurs de ses membres condamnés à des courtes peines de prison, est en pleine reconstruction, et à commencé, depuis la libération de Carmen « The Big Cheese » DiNunzio à réorganiser ses équipes. Louis DiNunzio, a selon les procureurs fédéraux, avec l’aide de ses Associés, distribué en grande quantité plusieurs kilos de marijuana entre l’État de la Californie et l’État de du Massachussetts. Le FBI était remonté vers Louis DiNunzio après avoir vu sur différents forums sur internet, que la drogue vendue par le Soldat de la famille Patriarca, était considéré comme « très énergisante ». En décidant de plaider coupable, Louis DiNunzio risque au maximum vingt et un mois de prison, mais ces derniers temps, le juge fédéral qui va devoir rendre un verdict dans les prochains jours, a vu arriver sur son bureau de nombreuses lettres de soutient. La première, émane directement du grand-père de Louis DiNunzio, Michael Uva, qui dans sa lettre, décrit Louis DiNunizo comme « une bonne personne, qui a fait une erreur de jeunesse ». Sa mère quant-à elle, déclara que son fils travaille désormais dans le domaine de la construction, et que les trois semaines d’incarcération, qu’il avait effectué dès son arrestation, avait « changé sa vie ».

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LA COSA NOSTRA SE VEUT UN REMPART AU TERRORISME INTERNATIONAL - PARTIE 2

13 Janvier 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

LA COSA NOSTRA SE VEUT UN REMPART AU TERRORISME INTERNATIONAL - PARTIE 2

En raison de sa violence, mais aussi de sa collaboration avec les autorités fédérales, Gregory Scalpa Jr fut transféré dans la prison de haute sécurité, à ADX Florence dans l’État du Colorado. Ce pénitencier est considéré par tous les spécialistes, comme « l’enfer carcéral sur terre », ou les pires détenus des Etats-Unis, souvent les chefs d’organisation criminelle ou les terroristes y sont incarcérés près de vingt trois heures trente par jour. Lors de son emprisonnement, Gregory Scalpa Jr fit connaissance avec Terry Nichols. Ce dernier avait été condamné à une peine de prison à perpétuité sans espoir de libération conditionnelle, pour avoir été l’un des organisateurs de l’attentat d’Oklahoma City en 1995 faisant plus d’une centaine de victimes. A cette époque, Gregory Scarpa Jr était désireux de faire réduire sa peine de prison. En effet, le Soldat de la famille Colombo ne comprenait pas pourquoi les informations données au FBI au début des années 1990, ne lui avait pas permis une réduction de peine. Lors de sa condamnation à quarante ans de prison en 1999, les procureurs fédéraux avaient fustigé la collaboration du Soldat de la famille Colombo, prétextant que c’était « une arnaque », qui n’avait abouti à « aucune condamnation ». A ADX Florence, les détenus ont le droit généralement à une « heure de détente » en dehors de leur cellule de béton, ou ils peuvent entre autre « se dégourdir » les jambes, dans un enclos entouré de murs et de barbelés. C’est pendant ce « moment de détente », que Gregory Scarpa Jr fit connaissance avec Terry Nichols. Les différentes conversations entre les deux hommes ont permis de créer un certain climat de confiance. Lors d’une conversation, Terry Nichols déclara que des explosifs avaient été cachés à son domicile et qu’il pourrait être utilisés pour « célébrer le dixième anniversaire des attentats ». Au bout de quelques mois, Gregory Scarpa Jr se décida de prendre contact avec les responsables de la prison. Le Soldat de la famille Colombo déclara alors aux autorités compétentes, qu’il savait ou Terry Nichols avait caché plusieurs explosifs dans son ancienne maison. Mais curieusement, le FBI ne prit pas en compte les informations dévoilées par Gregory Scarpa Jr. Ce fut seulement après plusieurs lettres envoyées par le Soldat de la famille Colombo à des représentants du Congrès Américain, que les agents fédéraux décidèrent finalement de fouiller l’ancien domicile de Terry Nichols et de trouver grâce aux informations, les explosifs cachés sous un vide sanitaire. Pour tester la crédibilité de Gregory Scarpa Jr, ce dernier passera au détecteur de mensonge qui ne sera au final pas « jugé crédible » par les agents fédéraux. En effet, le FBI était persuadé que des connaissances de Gregory Scarpa Jr aurait pu poser les explosifs dans l’ancienne maison de Terry Nichols, pour espérer avoir une réduction de peine par la suite, mais les traces ADN du terroriste présumé seront finalement retrouvées par la suite sur les explosifs, créditant de ce fait les propos du Soldat de la famille Colombo. Il fallut attendre une dizaine d’années, pour que Gregory Scarpa Jr puisse recevoir un verdict favorable dans cette affaire. Pendant tous ce temps, les procureurs fédéraux avaient essayé de convaincre un juge fédéral que le Soldat de la famille Colombo ne pouvait pas être jugé crédible en raison de ces nombreuses condamnations. Mais la raison principale, était que le FBI était très embarrassé, qu’un membre de la Cosa Nostra ai pu découvrir ce genre d’informations à la place de leurs agents. En début de mois, le juge fédéral Edward Korman statua sur une éventuelle réduction de peine de prison. Pour ce dernier, il est évident que le gouvernement fédéral a fait en sorte « d’étouffer la collaboration » de Gregory Scarpa Jr, en raison de sa volonté de « témoigner » contre un ancien agent fédéral qui avait servi de « relais » entre les autorités et Gregory Scarpa Sr, Lindley DeVecchio. Ce dernier avait été jugé en 2006, d’avoir aidé le père de Gregory Scarpa Jr, dans l’assassinat de quatre personnes pendant les guerres internes de la famille Colombo dans les années 1980 jusqu’au début des années 1990. Même si l’agent fédéral sera par la suite acquitté des charges retenues contre lui, pour le juge, il ne fait aucun doute que Lindley DeVecchio, a donné des informations permettant d’assassiner des « adversaires » de Gregory Scalpa Sr. Le juge Edward Korman avait déjà présidé le procès de l’ancien Acting Boss de la famille Colombo, Vittorio « Vic » Orena au début des années 1990 (Vittorio Orena sera condamné à une peine de prison à perpétuité) et la mauvaise conduite de Lindley DeVecchio avait déjà été soulevé pendant ce procès. Face à cette situation, le juge accorda une remise de peine de dix années à Gregory Scarpa Jr, en récompense de son aide auprès de la justice Américaine. Le fils de l’un des tueurs les plus redoutables de la Cosa Nostra, sera libérable en 2025, il aura alors soixante quatorze ans.

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LA COSA NOSTRA SE VEUT UN REMPART AU TERRORISME INTERNATIONAL - PARTIE 1

10 Janvier 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

LA COSA NOSTRA SE VEUT UN REMPART AU TERRORISME INTERNATIONAL - PARTIE 1

La Cosa Nostra s’est toujours vantée de pouvoir mieux défendre la ville de New-York des attaques terroristes que le gouvernement fédéral. En effet, en Décembre 1941, après l’attaque de Pearl Harbor par l'aviation Japonaise, les services secrets Américains avaient commencé à prendre des contacts avec certains mafieux de la Cosa Nostra pour protéger le port de New-York. Le gouvernement Américain était persuadé que l'incendie (qui sera jugé accidentel quelques années plus tard) du célèbre paquebot Le Normandie avait été orchestré par les sous-marins Allemand. A cette époque, Charles « Lucky » Luciano était emprisonné après avoir été condamné à trente cinq années de prison pour avoir été à la tête d’un énorme réseau de prostitution. Au début de sa peine, le célèbre Parrain était incarcéré dans le célèbre pénitencier de Sing Sing, puis ensuite dans le « Country Club » de Dannemora, ou Charles Luciano passait ses journées à manger du caviar et du champagne, tout en continuant à diriger son empire criminel. Pour aider à sécuriser le port de New-York, Charles Luciano fut transféré dans une prison encore « plus agréable » à Great Meadow, ou il put aider le gouvernement Américain, en échange par la suite d’une libération anticipée. L’influence de Charles Luciano pour arrêter les sabotages reste incertaine, mais Charles Luciano sera de nouveau appelé quelques mois plus tard, pour prendre contact avec les mafieux de Cosa Nostra en Sicile pour aider le débarquement futur des Alliés sur l’île. En Novembre dernier, Giovanni Gambino, (Il est le fils de John Gambino qui servirait actuellement dans un « panel de sécurité » pour la famille Gambino) dont l’intronisation dans la Cosa Nostra reste incertaine, déclara sur une chaîne télévisée Américaine, que : « La Cosa Nostra avait une mauvaise réputation, mais qu’en grande partie, cela était imméritée. La montée du terrorisme peut changer leur image ».Pour confirmer ses propos, ce dernier prit l’exemple de la situation actuelle de la Sicile, qui n’a subi au jour d’aujourd’hui « aucune attaque terroriste ». Dernièrement, l’histoire d’un Soldat de la famille Colombo, démontra à elle seule, que le terrorisme n’est pas pris à la légère par les membres de la Cosa Nostra. Gregory Scarpa Jr, est le fils d’un ancien célèbre Capitaine de la famille Colombo, surnommé « La Faucheuse » par ses Associés, Grégory Scarpa Sr. Pendant ces années au sein de cette organisation criminelle, Gregory Scarpa Sr, a continué à gagner de l’argent illégalement, à éliminer ses ennemis, et tout cela en collaborant en même temps avec les autorités fédérales. Son fils, quant à lui, a suivi les traces de son père avec moins d’« efficacité ». Soupçonné dans pas moins de vingt quatre homicides pour le compte de la famille Colombo, Gregory Scarpa Jr, a été très rapidement condamné à près de quarante années de prison en 1999 et incarcéré dans un pénitencier de très haute sécurité. La détention de Grégory Scarpa Jr fut parsemée de violence. Se battre avec les détenus était une méthode que le Soldat de la famille Colombo utilisait régulièrement, pour se faire respecter, mais aussi pour défendre « l’honneur familial ». Entre 1996 et 1997, Gregory Scalpa Jr était incarcéré dans une prison fédérale pour une affaire de drogue. Emprisonné dans un pénitencier dit Supermax, le Soldat de la famille Colombo, collabora secrètement avec la justice Américaine, en leur transmettant des informations. En effet, Gregory Scarpa Jr était le voisin de cellule de Ramzi Youssef, organisateur des attentats contre le World Trade Center en 1993. Les agents fédéraux surveillaient encore étroitement le terroriste, qu'ils soupçonnaient de continuer à vouloir mener des attentats malgré son incarcération. Avec l'appui des services pénitenciers, les agents fédéraux avaient fourni un dispositif d'écoute à Gregory Scarpa Jr, qui ont permis au FBI de récolter des informations sur des attaques terroristes qui avaient été perpétrées sur le sol Américain, mais aussi sur d'autres continents. Mais cette collaboration avec le FBI, ne lui fit pas que des amis au sein de la prison. Gregory Scarpa Jr était enfermé aussi avec d'autres membres de la Cosa Nostra, dont l’ancien Parrain de la famille Lucchese, Vittorio « Vic » Amuso. Ce dernier, n’appréciait nullement le comportement du Soldat de la famille Colombo, qui pour lui, se « pavaner », alors que « son père était un rat ». Exaspéré par ces réflexions et même venant d’un Parrain de la Cosa Nostra, Grégory Scarpa Jr commença à le frapper, avant que d’autres détenus ne les sépare.

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