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THE IRISHMAN DERRIÈRE LA DISPARITION DE JIMMY HOFFA ?

2 Août 2019, 16:19pm

Publié par Xav

Jimmy Hoffa
Jimmy Hoffa

Que s’est-il vraiment passé le 30 Juillet 1975 ?. Ce jour là, James « Jimmy » Hoffa, célèbre Président des Teamsters et ayant des liens très étroits avec des membres de la Cosa Nostra, devait rencontrer Anthony « Tony Pro » Provenzano, un Capitaine de la famille Genovese, et Anthony « Tony Jack » Giacalone, un Capitaine de la famille de Détroit au restaurant Machus Red Fox. D'après certains de ses proches, Jimmy Hoffa voulait refaire son grand retour au niveau syndical. Libéré de prison en 1971, après avoir purgé cinq ans de sa peine de treize années pour corruption (il avait été gracié par le Président Américain Richard Nixon), il avait depuis quelques années repris contact avec certains de ces anciens membres, dont ceux de la section locale de Détroit, ou il gardait une certaine influence. Cette réunion prévue dans ce restaurant avec des membres de la Cosa Nostra, avait pour but de le réconforter dans sa prise de position, revenir à la tête des Teamsters, mais pour le propriétaire des lieux, qui connaissait très bien Jimmy Hoffa, ce dernier ne serait jamais venu manger. D’après certains témoins, il aurait garé sa voiture à proximité du restaurant, et aurait appelé sa femme vers 14h30, pour savoir si « Tony Jack » (Anthony Giacalone), avait appelé, cette dernière répondit alors négativement. Vers 14h45 un agent immobilier qui connaissait très bien l’ancien patron des Teamsters repéra sa voiture et s’approcha de ce dernier pour lui parler près d’une minute. Quelques instants plus tard, il avait disparu. Un dénommé Louis Linteau, propriétaire d’un service ce de limousine près de l’aéroport, et ami de Jimmy Hoffa, déclara aux agents du FBI, que ce dernier l’avait appelé vers 15h30, lui déclarant « Ou est Giacalone ? Il m’a oublié ? ». L’histoire racontée par Louis Linteau fut semée de plusieurs doutes et ne fut jamais totalement vérifiée, mais si c’était vraiment le cas, cela aurait été les dernières paroles prononcées par Jimmy Hoffa. Le lendemain, sa femme Joséphine, inquiète, se rendit à la police pour déclarer sa disparition. La police se rendit alors sur les lieux et trouva la voiture de Jimmy Hoffa, ouverte, sans aucune trace apparente d’une quelconque agression. Pour eux, il était clair que Jimmy Hoffa était rentré dans une autre voiture d’une personne de confiance et qu’il ne s’imaginait sans doute pas ce qui allait lui arriver. Une hypothèse qui fut reliée par un témoin qui affirma avoir aperçu Jimmy Hoffa rentrer dans un véhicule de couleur marron. Déclaré mort en 1982, il reste au jour d’aujourd’hui une affaire qui ne fut, malgré près de quarante années d’enquête, pas encore résolue. Pendant toutes ces années, plusieurs spéculations eurent lieu, certains spécialistes disaient que le meurtre fut orchestré par une des cinq familles de New-York.

Machus Red Fox
Machus Red Fox

D’autres, comme Richard « The Ice Man » Kuklinski, un ancien tueur à gages, à la solde de la famille Gambino, s’était identifié lui même comme l’auteur de ce meurtre, sans preuve réelle, ce meurtrier multi-récidiviste était connu pour exagérer largement ses déclarations. Mais au final, les agents du FBI ont toujours eu la certitude que cet assassinat fut planifié par la famille de Détroit et en particulier par les frères Giacalone, Anthony et Vito. Car au final comme diront certains mafieux de la famille de Cleveland, comme Anthony « Tony Dope » Delsanter : « La famille de Détroit n’a besoin de personne pour régler leurs affaires. L’ordre a été donnée par Tony Zirelli et Michael Polizzi, Anthony Giacalone était bien avec Jimmy Hoffa ce jour là ». déclara un ancien membre dirigeant de la famille de Cleveland, désormais pratiquement éteinte. Revenons à Tony Zirelli, l’ancien Underboss de la famille de Détroit, qui tourna en disgrâce après sa sortie de prison en 2008, raconta à des médias Américains en Février 2013, au grand détriment de la famille de Détroit, que le cadavre de Jimmy Hoffa avait été « enterré », dans une « tombe peu profonde », dans un champ à Oakland, à moins de 30 km du restaurant ou il s'était rendu pour la dernière fois et à quelques centaines de mètres de la maison de l’ancien Parrain de la famille de Détroit, décédé en 2014, Giacomo « Jack » Tocco. Il y a quelques années, le FBI essaya d’enregistrer Vito Giacalone à la fin de sa vie, grâce un

Anthony Giacalone
Anthony Giacalone

dispositif d’écoute, espérant que le vieux mafieux, proche de la mort, puisse révéler certains de ses anciens secrets, sans succès. Les agents fédéraux étaient rentrés dans la chambre de Vito Giacalone, qui vivait dans une maison de retraite, et alors que ce dernier mangeait à l’extérieur avec l’actuel Consigliere de la famille de Détroit, Dominic « Oncle Dom » Bommarito,le FBI en avait profité pour poser un micro dans une lampe près de son fauteuil, mais aucune formation ne fut utile pour résoudre cette affaire. A cette époque, Vito Giacalone occupait le poste d’Underboss, après avoir été libéré ironiquement le 30 Juillet 2004, soit vingt neuf ans jour pour jour après la disparition de Jimmy Hoffa, d’une prison fédérale. Décédé en 2012, il laissa sans doute derrière lui, la véritable vérité dans la disparation de Jimmy Hoffa. Son frère Anthony Giacalone, qui était décédé depuis 2001, avait été enregistré un jour par un informateur, alors qu’il roulait en voiture devant le siège de General Motors à Chicago, qui était en construction à l'époque de la disparition du syndicaliste, en déclarant bizarrement : « Dites bonjour à Jimmy Hoffa les gars », mais des fouilles approfondies ne donnèrent rien. Au jour d’aujourd’hui, cette affaire est encore très embarrassante pour les agents fédéraux, les principaux suspects sont aujourd’hui décédés, mais surtout, ils sont dans l’incapacité de pouvoir retrouver l’emplacement du corps de l’ancien syndicaliste. Plusieurs théories ont été détaillées ces dernières années, la plupart ont été prises au sérieuses, d’autre trop extravagantes ont été mises de côté. D’après Ralph Picardo, un membre de la section 84 des Teamters dans le New-Jersey, qui coopérait avec la justice Américaine, affirma que Jimmy Hoffa, avait été conduit par un dénommé Chuckie O'Brien dans une maison aux alentours, ou il aurait été assassiné par Frank Sheeran un tueur à gage à la solde de la famille de Détroit et de Bufalino. Son corps aurait été ensuite mis dans un bidon en acier et placé dans un camion de transport Gateway pour une destination inconnue. Les agents fédéraux soupçonnaient très fortement Chuckie O'Brien d’avoir participé à la disparation du syndicaliste. Un cheveu de Jimmy Hoffa aurait été retrouvé dans sa voiture, et plus inquiétant encore, un chien renifleur qui aurait senti un caleçon de Jimmy Hoffa qu’il portait la veille de sa mort, aurait détecté sa présence dans ce même véhicule. Frank « The Irishman » Sheeran

Frank Sheeran
Frank Sheeran

était un membre des Teamsters et une personne de confiance pour Jimmy Hoffa. D’après ce dernier, et d’après son livre « I Heard You Paint Houses », il aurait tiré à deux reprises sur Jimmy Hoffa, alors que ce dernier venait de rentrer dans une maison, pensant y rejoindre une réunion avec des membres de la Cosa Nostra. Une fois abattu, son corps aurait été trainé par deux individus, qui auraient mis Jimmy Hoffa dans un sac mortuaire, pour l’incinérer par la suite dans une maison funéraire tenue par la famille de Détroit, fin de l’histoire. D’après Frank Sheeran, il avait l’habitude de laisser la place de passager avant à Jimmy Hoffa, quand les deux hommes se déplaçaient en voiture. Le jour du meurtre, alors qu’il venait d’arriver devant le restaurant Machus Red Fox avec Chuckie O'Brien, Frank Sheeran avait pris la place de l’ancien patron des Teamsters à l’avant du véhicule, un geste qui voulait montrer à Jimmy Hoffa, que quelque chose clochait, mais ce dernier ne comprit jamais le message. Frank Sheeran était pris entre deux feux. Il était dévoué à son ancien patron, mais un ordre non exécuté par des membres de la mafia pouvait se retourner contre lui. Frank Sheeran décèdera de cause naturelle en Décembre 2003. Ironiquement, c'est désormais le fils de Jimmy Hoffa, James P. Hoffa, qui est aujourd'hui à la tête du célèbre syndicat Américain.

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FILMS ET DOCUMENTAIRES SUR LA COSA NOSTRA - PARTIE 2

20 Juillet 2019, 16:43pm

Publié par Fabien Rossat


Tu rêves de voir les meilleurs films sur La Cosa Nostra ? Ce guide est fait pour toi. Attention certains films ne sont pas disponibles partout d'où la petite explication qui suit :

 

-Zone 1 : visible uniquement sur les lecteurs Américains, Pas de panique, une recherche google et hop t'as une manip pour dézonner ton lecteur (suffit de taper le modèle de ton lecteur + dézonner sur google)

 

-Zone 2 : Visible sur ton lecteur (sauf si tu vis au fin fond de l'Asie, si c'est le cas, se reporter à la ligne plus haut)

-Zone 0 : pas de problèmes tu peux tout lire.

 

 

 

 


 

 

 

Chicago Outfit :

Scarface (1933) : Biopic semi officiel sur Al Capone (la différence majeure c'est que Capone ne voulait pas coucher avec sa sœur). Zone 2

 

 

 

 

 

Al Capone (1959) : Tout est dans le titre et le film est fabuleux. Et trouvable en Zone 2

 

 

 

 

 

 

Les Incorruptibles (1987) : Bon j'espère que tout le monde connaît….

 

 

 

 

 

Nitti The Enforcer (1989) : Biopic sur Nitti très sympa et trouvable en Zone 2

 

 

 

 

 

 

Sugartime (1996) : Biopic sur Sam Giancana et Phylis McGuire. Très classe mais que en Zone 1 (VF/VOST)

 

 

 

 

 

Capone & L'affaire Al Capone : 2 productions de Roger Corman sur Al Capone. Rien de mémorable sauf la présence de Stallone en Frank Nitti sur le premier.

 

 

 

Cleveland :

 

Teamster Boss (1990) : Biopic sur Jackie Presser, un des successeur de Jimmy Hoffa, On y retrouve des gens comme Danny Greene, Tony Salerno, Tony Provenzano ou Joey Lombardo. Zone 1 en VOST

 

 

 

Irish Gangster (2011) : Biopic sur Danny Greene. Très chouette et trouvable un peu partout.

 

 

 

 

 

New Orleans :

 

Vendetta (1999) : Film sur le Lynchage d'Italiens à NO, soupçonné (injustement) d'être membre de La Mano Nera et d'avoir participé au meurtre du Lieutenant Hennessy  Zone 1 VOST ou visible sur OCS.

 

 

 

Divers :

 

Le Parrain :

Don Angelo est mort (1973) : Film qui s'inspire des événements liés à la mafia durant ces années là, Zone 2

 

 

 

 

Le Manipulateur (1999) : Biopic un peu barbant sur Lansky, Zone 2

 

 

 

 

 

Bugsy (1992) : Biopic sur Siegel, C'est ultra freestyle niveau histoire (Siegel qui humilie Dragna ou qui tabasse Joe Adonis …) mais c'est un chouette film. Zone 2

 

 

Hoffa & F.IS.T. : 2 Biopics sur Jimmy Hoffa

 

 

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FILMS ET DOCUMENTAIRES SUR LA COSA NOSTRA - PARTIE 1

13 Juillet 2019, 14:14pm

Publié par Fabien Rossat

Tu rêves de voir les meilleurs films sur La Cosa Nostra ? Ce guide est fait pour toi. Attention certains films ne sont pas disponibles partout d'où la petite explication qui suit :

 

-Zone 1 : visible uniquement sur les lecteurs Américains, Pas de panique, une recherche google et hop t'as une manip pour dézonner ton lecteur (suffit de taper le modèle de ton lecteur + dézonner sur google)

 

-Zone 2 : Visible sur ton lecteur (sauf si tu vis au fin fond de l'Asie, si c'est le cas, se reporter à la ligne plus haut)

 

-Zone 0 : pas de problèmes tu peux tout lire,

 

On commence avec New-York :

 

Pour tout ce qui touche la période des Moustache Pete (donc avant 1931) :

 

 

La Main Noire (1950) : Inspiré (de loin) par la lutte du Lieutenant Petrosino contre La Mano Nera, Les noms sont changés, Personnellement je ne l'ai pas encore vu mais il a une bonne réputation, (Zone 2)

 

 

 

 

 

 

 


La Famille Bonanno :

 

Honor Thy Father/A pleins Chargeurs (1973) : Biopic sur Joe & Bill Bonanno pendant la Banana War, Fortement recommandable mais malheureusement inédit en VF, Mais un dvd existe en Zone 0 (trouvable à prix très correct ou visible en streaming sur dailymotion)


 


 

 

Donnie Brasco (1996) : J'imagine que tout le monde l'a vu mais voilà (trouvable dans toute les supérettes du coin)

 


 

 


 

Bonanno l'Histoire d'un parrain (1999) : Encore un biopic sur Joe & Bill, de sa jeunesse à Castellamare,son arrivée aux USA jusqu'à la Banana War en passant par l'assassinat de JFK (ça n'a rien à faire dans le film mais bon …) ou le meurtre d'Anastasia tout y est. Le seul problème c'est que comme c'est produit par les Bonanno c'est absolument pas objectif. Trouvable sur Amazon en Zone 0, en dvd Canadien (donc en VF). Film en 2 partie : 2h30 + 2h20 (Attention de ne pas prendre les dvd anglais qui ne font que 2h)
 

 


 

 

La loi de la mafia (1991) : Film sur la traque de Gus Farce (Joué par Tony Danza), un Associé de la famille Bonanno qui a tué un agent de la DEA (joué par Samuel L. Jackson). Un assez bon téléfilm facilement trouvable dans n'importe quel cash converters en dvd.

 


 

 

La Famille Colombo :

 

Crazy Joe 1974 : Biopic sur les 12 dernières années de Joe Gallo. N'existe pas en dvd, mais se trouve en téléchargement sur quelques sites spécialisé en Anglais (mais un blog Français le propose en VOST)

 

 

 

 

 

Gambino :

 

Gotti (1996) : Tout est dans le titre. Trouvable en Zone 1 avec VF/VOST ou il est en ligne sur Youtube en vf, Biopic un peu mensonger vu que Gotti est décrit comme quelqu'un de super intelligent. Hors chacun sait qu'il était con comme un balais . A part ça le film est très bon.

 

 

 


 

 

 

 

Boss of Bosses (1998) : Biopic sur Castellano trouvable en Zone 1 avec VF/VOST

 

 

 

 

 

 

La chute de Gotti : Je ne l'ai pas vu mais il paraît que c'est atroce. Trouvable en zone 2

 

 

 

 


 

 

 

Mafia : la trahison de Gotti (1998) : Biopic sur Sammy Gravano, très sympatoche et trouvable en Zone 2

 

 

 

 


 

 

La Famille Genovese :

 

Lucky Luciano (1973) : Film Italien qui s'attarde sur la vie de Luciano après son exil en Italie, Attention, c'est très proche du documentaire, mais c'est très bien, Trouvable en zone 2

 

 

 

 


 


Cosa Nostra (1972) : Biopic sur Joe Valachi. Trouvable en zone 2 (que vf) ou en Zone all avec le dvd Coréen qui propose la VOST (ça c'est pour les vrais cinéphile)

 

-


 

 

 


Les Indomptés (1992) : biopic complètement pourri sur Luciano/Costello/Lansky/Siegel. Vous faites comme vous voulez …

 

 

 

 

 

 

La Famille Lucchese :
 

 

 

 

Les Affranchis (1990) : No comment :)

 

 

 

 

 

 

 

Jugez moi coupable (2006) : Biopic sur Jackie DiNorscio et le procès du New Jersey Crew. Trouvable en Zone 2

 


 

 

 

 

Rocky Marciano : Biopic sur le Boxeur du même nom. Le rapport ? Bah il y a Frankie Carbo dedans. Zone 2

 

 

 

 

 

 

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DONALD TRUMP ET LA COSA NOSTRA

7 Juillet 2019, 08:24am

Publié par Xav

Salvatore Gravano

Salvatore « Sammy The Bull » Gravano (voir photo), l’ancien Underboss de la famille Gambino est sorti de la prison de Supermax dans le Colorado en Septembre 2017, après avoir purgé près de dix sept années de prison pour trafic de drogue. Karen, sa fille,  qui est devenue une « star » du petit écran avait essayé pendant des années de faire libérer son père de cet enfer carcéral. Comment ? Avec le candidat à l’investiture Républicaine, favori des sondages, Donald Trump. Fils d’un entrepreneur immobilier, Donald Trump est connu pour être devenu milliardaire en bâtissant des immeubles prestigieux aux quatre coins des États-Unis. A New-York, Donald Trump construisit au début des années 1980, la Trump Tower, poussant alors certains spécialistes à s’interroger sur les relations supposées entre le milliardaire et les cinq familles de la Cosa Nostra. Pourquoi cette interrogation ? Car le ciment à toujours été considéré comme « l’or Italien » à New-York et au début des années 1980, la moindre goutte de béton qui était déversée à New-York, avait reçu à l’avance l’autorisation de l’une des cinq familles New-Yorkaise. Interrogé sur ses relations avec des membres de la Cosa Nostra, dont Salvatore Gravano, Donald Trump botta en touche et déclara seulement : « Je ne connais pas Salvatore Gravano et à ma connaissance, je ne l’ai jamais rencontrée », mais pour sa fille Karen, cette déclaration n'est qu'un mensonge de plus de l'actuel candidat républicain : « Écoutez, mon père était dans la construction et la Cosa Nostra contrôlait tout. Je suis sûr qu’à un moment de sa vie, il a du interagir avec des personnes liées à cette organisation » stipula t’elle. En effet, l’ancien Underboss de la famille Gambino, gagnait énormément d’argent, tellement d’argent, qu’il en rendait même son Parrain, John Gotti, jaloux de sa réussite. En effet, l’entreprise la plus rentable de Salvatore Gravano était Gem Steel, dénommée par la suite en Atlas Gem, qui prenait un pourcentage non négligeable sur toutes les constructions : « Je suis sûr que si vous êtes impliqué dans les secteur de la construction à New-York, vous devez obligatoirement rencontrer ce genre d’individus », déclara de nouveau Karen Gravano. L’écrivain, Wayne Barrett avait déjà publié un livre en 1992 sur les relations supposées de Donald Trump avec les familles de la Cosa Nostra, mais la réponse de ce dernier fut cinglante, fustigeant Wayne Barrett comme un « un écrivain de second plan, connu pour ces nombreux échecs littéraires ». En rentrant dans le programme de protection des témoins, Salvatore Gravano, publia un livre et donna de nombreuses interviews aux télés Américains. En 1997, sur la chaîne télévisée ABC, il déclara : « Quand je regarde Manhattan, je me dis qu’à une époque, je contrôlais tout. Quand je vois la nuit les lumières de tous ces immeubles, je pense à Donald Trump, à Tishman Speyer et à tous les autres, qui ne pouvaient pas construire un bâtiment sans mon autorisation ». Mais Donald Trump aurait aussi fait connaissance avec des gangsters en dehors de New-York, comme à Philadelphie. Atlantic City, est un territoire dit « ouvert » depuis que l'ancien Parrain Angelo Bruno décida de laisser les cinq familles New-York y faire du business dans les années 1980. Donald Trump comme tout bon investisseur, y construisit un Casino dénommé le Trump Plaza Hotel and Casino, sur un terrain qui appartenait avant à Salvatore Testa, ancien membre influent de la famille de Philadelphie, fils de l'ancien Boss Philip Testa, qui sera assassiné sous l'ordre de Nicodemo Scarfo Sr en 1984. Selon la police locale, le terrain aurait été vendu pour une somme dérisoire et plus troublant, le casino en question, aurait été construit pas des sociétés de construction détenues par Nicodemo Scarfo Sr et l'ancien Underboss devenu repenti, Philip Leonetti.

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HISTOIRE DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 2

30 Juin 2019, 07:10am

Publié par Xav

John Alite
John Alite

John Alite savait instinctivement que l’assassinat de Frank Cali n’avait pas été orchestré par la Cosa Nostra. Il le savait, car dans sa longue carrière criminelle, l’ancien Associé de la famille Gambino a participé à des dizaines d’assassinats pour le compte de la famille mafieuse bien entendu, mais aussi pour son ex meilleur ami, John Gotti Jr. John Alite savait que si vous vouliez réussir ce genre de coup et qui plus est sur un Parrain de la Cosa Nostra, il fallait au moins deux voitures, trois de préférence sur les lieux, une à chaque coin pour éviter que la cible ne puisse s’échapper. John Alite était un criminel endurci, bien ancré dans la famille Gambino, mais ses origines Albanaise, ne pouvaient faire de lui un membre intronisé de la Cosa Nostra. Inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le meurtre, John Alite après avoir essayé de s’échapper à la police en s’enfuyant au Brésil, décidera de coopérer avec les autorités fédérales. Dans les différents procès fédéraux dans lesquels John Alite a pu participer en tant que témoin, son témoignage ne fut pas jugé tellement crédible, mais ses connaissances sur la Cosa Nostra en firent par la suite, un invité de choix pour plusieurs médias Américains. Depuis des années, John Alite se livre à une nouvelle guerre, non pas dans les rues, mais cette fois-ci sur les réseaux sociaux, entre lui et le clan Gotti et en particulier avec John Gotti Jr. Alors que John Gotti Jr le traite de « sale rat », John Alite considère l’ancien homme fort de la famille Gambino de « stupide », qui a profité de la popularité de son père pour se hisser au pouvoir. John Alite ne sent pas réellement menacé et se promène encore tranquillement dans les quartiers de son adolescence. L’ancien Associé de la famille Gambino a grandi dans la pauvreté dans le Queens. Dès son adolescence, John Alite qui travaillait dans une petite épicerie, était payé gracieusement par des membres de la famille Lucchese qui lui demandaient d’effectuer quelques « courses ». Au fil des années et après sa rencontre avec le clan Gotti, John Alite monta en puissance. Il commençait à gagnait beaucoup d’argent et était désormais considéré comme un peu l’homme à tout faire de la famille Gambino, prêt à utiliser la violence et même assassiner des personnes pour le compte de la Cosa Nostra. Mais du jour au lendemain, quand John Alite parti au Brésil pour échapper aux agents fédéraux, il déclara avoir entendu que John Gotti Jr était un informateur et que plusieurs de ses Associés étaient emprisonnés. Son avocat qui était en contact avec lui, lui certifia qu’il était impossible de gagner un procès : « Vous avez des dizaines de membres de la Cosa Nostra qui déclarent que vous êtes un tueur » stipula son avocat. C’est pour ce motif que John Alite décidera de passer un accord avec les procureurs fédéraux. Une offre en or. John Alita plaida coupable de meurtre et de vol qualifié et en échange de son témoignage, il sera condamné à une peine dérisoire, dix années de prison. Aujourd’hui, John Alite est persuadé que les familles de la Cosa Nostra sont retournées aux anciennes valeurs, celle du secret : « La plupart des familles sont désormais gérées par des Siciliens et elles sont retournées sous terre ». La Cosa Nostra est selon lui, en « reconstruction » : « Si vous voulez une structure fiable, vous ne pouvez pas laissez certaines choses continuer. Vous ne tuez pas les procureurs, vous ne tuez pas les policiers, vous ne tuez pas les journalistes et vous ne tuez pas les femmes. Toutes ces règles ont été mises en place dans un seul but : garder la structure intacte et semer la peur. Vous savez c’est comme un immeuble, si le béton s’effrite, ça tombe. Les familles de la Cosa Nostra sont encore intégrées dans la construction, dans les ports maritimes et ils sont toujours à Wall Street ». La seule chose selon lui qui pourra faire revenir la Cosa Nostra vers ses anciens démons et si le meurtrier de Frank Cali est reconnu coupable et envoyé en prison dans la population générale : « S’il est placé sans protection, vous allez voir le géant endormi se réveiller et vous allez voir que la Cosa Nostra existe toujours aux Etats-Unis ».

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HISTOIRE DE LA COSA NOSTRA - PARTIE 1

29 Juin 2019, 10:47am

Publié par Xav

Anthony Arillotta
Anthony Arillotta

« Tiens toi prêt et habille-toi bien » : Anthony Arillotta se souvient encore de cette journée ensoleillée du mois d’Aout, ou ce jour là, un appel d’un Capitaine de la famille Genovese allait bouleverser sa vie. Anthony Arillotta savait que désormais il allait rentrer dans la cour des grands, devenir un membre intronisé de la Cosa Nostra, un rêve de gamin pour celui qui depuis des années, travaillait pour le compte de la famille Genovese depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts  Anthony Arillotta se souvient d’avoir préféré laisser de côté son énorme 4x4 noir pour prendre la voiture de sa mère, moins visible et qui n’attirait pas les soupçons. Le rendez-vous était fixé au restaurant Nebraska Steakhouse dans la Little Italy et c’est un Anthony Arillotta très nerveux qui rentra à l’intérieur. Vêtu d’un costume noir, d’une chemise noire et d’une Rolex ornée de diamants, Anthony Arillotta reconnu quatre hommes à la table, tous des Capitaines, qui lui offrirent un petit expresso. Quand Arthur « Little Al » Nigro , qui à cette époque, faisait office d’Acting Boss pour la famille Genovese, débarqua dans le restaurant, Anthony Arillotta savait que le moment était venu pour lui de devenir un Soldat de la Cosa Nostra. Ce dernier laissa ses bijoux, ses téléphones portables et sa montre sur le bar et entra dans un véhicule pour se rendre dans un vieil immeuble du Bronx qui se situait à quelques kilomètres du Nebraska Steackhousse. Anthony Arillotta fut conduit dans une minuscule salle de bain ou on lui ordonna de se déshabiller et d’enfiler un peignoir de bain, par sécurité. Une fois habillé, Anthony Arillotta entra dans une nouvelle pièce et Arthur Nigro lui demanda : « Savez-vous pourquoi vous êtes ici ? ». Anthony Arillotta répondit de manière négatif, c’était la règle, il connaissait à l’avance les questions posées lors de cette cérémonie. Arthur Nigro continua : « Nous faisons parti d’une société secrète et honorée, c’est la raison de votre présence ici. Nous aimerions que vous fassiez parti de cette famille ? Vous êtes d’accord ? » : « Oui » déclara simplement Anthony Arillotta. Arthur Nigro enchaina de nouveau : « Si votre femme donnait naissance à votre enfant et que le patron vous appelle, vous quitterez les lieux pour nous ? » : « Oui » déclara Anthony Arillotta, qui fut assez touché par cette question, sa femme donnera naissance à sa fille le lendemain. Sur la table en face de lui, se trouvait un révolver .38, un couteau et une image pieuse : « Tu vois ce pistolet et ce couteau » lui demanda Arthur Nigro : « Utiliseriez-vous  le couteau qui se trouve sur cette table pour tuer quelqu’un si le Parrain vous le demande ? » : « Oui » rétorqua Arthur Nigro : « Si votre frère faisait quelque chose à l’encontre de notre famille et vous deviez utiliser ce couteau pour le tuer, le feriez-vous ? » : « Oui » rétorqua de nouveau Anthony Arillotta. Arthur Nigro demanda à Anthony Arillotta de pointer son doigt. Il prit le couteau et fit une petite incision, une goutte de sang apparue. Arthur Nigro trempa le sang d’Anthony Arillotta sur une image pieuse, prit une allumette, mit le feu à la photo et demanda à Anthony Arillotta de répéter après lui : « Je ne briserai jamais ce serment. Si je le fais, ce sera la mort sur moi. Je serais détruit commence cette image dans ma main ». Arthur Nigro l’embrassa sur les deux joues, puis lui serra la main : « Bienvenue parmi nous mon ami ». Anthony Arillotta venait d’être intronisé dans la famille famille Genovese, la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis.

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QUAND UN ANCIEN REPENTI DE LA COSA NOSTRA CONTINUE A SEMER LA TERREUR DANS SON QUARTIER

10 Février 2019, 08:35am

Publié par Xav

On peut être un ancien Associé de la Cosa Nostra, collaborer avec la justice, et continuer à semer la terreur dans son même quartier d’origine et cela sans craindre la moindre attaque de son ancienne famille. Joseph et Greg Caponegro sont deux frères et ont la particularité d’avoir été à une époque, des Associés de la famille Genovese. Depuis l’État du New-Jersey, Joseph était plus débrouillard que son frère et faisait parti de l’équipe de Tino Fiumara, connu sous le pseudonyme de « T » ou de « The Greek », qui fut pendant des décennies, l’un des personnages les plus importants de la famille Genovese. Mais Joseph Caponegro n’avait pas la même carrure que son chef d’équipe et au début des années 2010, après diverses inculpations, il décidera de collaborer avec les autorités fédérales. Sa coopération fut importante, très bénéfique pour la justice Américaine, qui arrivera à faire condamner près de vingt et un gangsters et même des responsables syndicaux corrompus à plusieurs années de prison. Pour son témoignage, Joseph Caponegro sera condamné à près de quatorze mois de prison, une peine qu’il jugera sévère, qu’il essayera de faire annuler en faisant appel, mais qu’il purgera bienau final. A sa sortie, Joseph Caponegro décidera non pas d’intégrer le programme de protection des témoins, mais de revenir dans son ancien quartier, dans le nord du New-Jersey, à Golden State. Pourquoi changer ses habitudes ? les frères Caponegro étaient persuadés, que la famille Genovese ne s’exposeraient pas à prendre le risque à les assassiner, sous peine de faire la une des médias Américains. Aujourd’hui les mentalités ont changé, le risque est certes toujours là, mais désormais les mafieux évitent les bains de sang qui peuvent faire ralentir le buisiness. Avec l’aide de son frère Greg, Joseph investira dans l’immobilier, achètera plusieurs maisons aux alentours de son quartier et les fera louer à des locataires ravis de pouvoir habiter dans un endroit aussi paisible, ils s’étaient trompés. Les frères Caponegro n’avaient rien perdu de leurs vieilles habitudes et dès qu’un résident avait du mal à payer son loyer, Joseph et Greg n’hésitaient pas à utiliser l’extorsion, les menaces verbales et la violence pour arriver à leur fin. Pour un couple qui ne payait pas son loyer à temps, Greg Caponegro les expulsa de force, les enferma à l’extérieur de la maison et leur proféra des menaces. Selon la police locale qui commença à enquêter sur les deux frères, les premières plaintes remonteraient à près de deux ans. Greg Caponegro en particulier, n’hésiterait pas à menacer de mort des femmes enceinte et même des enfants et cela pour quelques dollars. Joseph et Greg ont aussi menacé une femme qui refusait de vendre sa maison pour le compte des deux gangsters. Un autre locataire, vit son loyer augmenter du jour au lendemain, cela sans explication et devait désormais payer près de trois mille cinq cent dollars par mois. Lorsque le locataire voulu casser son bail, Greg Caponegro lui demanda vingt mille dollars de dédommagement. Refusant de payer les deux gangsters, Joseph et Greg auraient alors pénétré par effraction dans la maison de l’individu dans un but de récupérer l’argent de force. Ils enfermèrent l’homme et sa femme dans une pièce de la maison et les menacèrent de ramener leur chien de garde, un pitbull en cas de problème. Les locataires prirent peur et décidèrent de donner une partie leur économie, près de dix mille cinq cent dollars, pensant que les frères Caponegro allaient enfin se calmer. Quelques jours plus tard, le plus acharné des deux, Greg appela au domicile du couple et commença à les menacer de mort, leur rappelant par la même occasion qu’il avait déjà commis des assassinats et se vantant par la même occasion de sa fausse affiliation avec la famille Genovese : « Vous pouvez appeler la police d’État et même le FBI, je m’en tape. Je suis prêt à aller en prison. J’ai tellement d’argent qui sort de mon cul, que je paierai le meilleur avocat de l’État. La prison me fait pas peur, j’ai déjà effectué plus de six ans » déclara Greg Caponegro dans l’un de ses enregistrements. Quelques jours après ce dernier appel, les deux frères furent arrêtés et inculpés. Ils passeront devant un juge dans les prochaines semaines. 

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LA COMMISSION, ORGANE SUPRÊME DE LA COSA NOSTRA EST-ELLE ENCORE ACTIVE ?

6 Décembre 2018, 16:24pm

Publié par Xav

Pour éviter d’être dirigé par un seul chef, par un Capo Di Tutti Capi qui contrôlerait les chefs des différentes familles mafieuses, Salvatore Lucania ou Charles « Lucky » Luciano, mafieux légendaire, avait formé dès 1931 un organe de contrôle appelé « La Commission ». La Commission, c'est comme un conseil d’administration du crime organisé, ou les différents Parrains des familles de la Cosa Nostra se réuniraient pour prendre des décisions, régler les arbitrages financiers et territoriaux, ouvrir « les livres » (autoriser le recrutement de nouveaux membres dans les familles), autoriser le partenariat avec d’autres organisations criminelles (Juifs, Irlandais, Russes), mais surtout essayer de résoudre les conflits. Au jour d’aujourd’hui, les Parrains des familles restantes de la Cosa Nostra implantées aux États-Unis, se réunissent très rarement et selon le FBI, la dernière réunion officielle daterait du début des années 2000, il y a de cela dix huit ans. Quand on parle de Commission, on pense immédiatement à la « réunion d’Appalachien », véritable fiasco pour la Cosa Nostra et qui montra au grand jour, à un public Américain effaré,  qui pensait que la mafia était une société secrète ou rien ne filtrait, la véritable image du crime organisé. Ce rassemblement de plusieurs dizaines de mafieux venant des quatre coins des Etats-Unis, s’était déroulé en 1957, dans la propriété d’un membre de la famille Buffalino, Joseph « Joe The Barber » Barbara. Les décisions qui devaient être prises ce jour là était assez importantes et concernaient en autre : le trafic international de stupéfiants avec Cosa Nostra en Sicile et la répartition des différents rackets dans la ville de New-York et dans la plupart des grandes villes des Etats-Unis. Joseph Barbara avait subi une crise cardiaque l’année précédente et les chefs mafieux quand ils se firent arrêtés, prétextèrent qu’ils venaient seulement au « chevet » d’un ami malade, drôle de coïncidence. Ce jour là, des personnalités comptant comme les plus influentes du crime organisé, comme Carlo Gambino de la famille Gambino, Joe Profaci de la future famille Colombo, Vito Genovese de la famille Genovese et Joseph Bonanno, de la famille Bonanno, furent arrêtés et condamnés à des peines allant à des amendes de plusieurs milliers de dollars, à de la prison, des verdicts qui seront pour la plupart annulés l’année suivante. Malgré l’image désastreuse que provoqua ce sommet pour la Cosa Nostra, cette dernière continua à se réunir à différentes reprises. D’après le FBI, les chefs mafieux se sont rassemblés en 1966 au restaurant la Sella dans le Queens, et en 1978 à Brooklyn au restaurant Tommaso. Les pouvoirs de la Commission sont très importants. Elle peut approuver le contrat sur un Parrain en exercice comme ce fut le cas en autre pour Carmine Galante de la famille Bonanno, ou encore plus drastique, elle peut exclure temporairement une famille de la Cosa Nostra siégeant au conseil à cause de son instabilité ou en raison d’un manquement grave par rapport aux règles établies, comme ce fut le cas avec la famille Bonanno, qui a été retirée temporairement, en raison de son implication trop importante dans le trafic de drogue. Entre temps, des Commissions dites « restreintes » ou ne sont présents seulement que les Parrains New-Yorkais, eurent lieux à divers endroits tenus par des membres de la Cosa Nostra pour y discuter d’affaires « moins importantes ». D’après l’ancien Underboss de la famille Gambino, Salvatore « Sammy The Bull » Gravano, Paul Castellano « raffolé » de ce genres de réunions au grand détriment des autres Parrains, qui ne voulaient se réunir que pour des choses importantes. L’ancien Boss de la famille Gambino s’intéressait à tous les conflits qui pouvaient découler du racket de la construction ou des autres domaines liés à la Cosa Nostra, des millions de problèmes à résoudre. Au fond de lui même, il était un membre initié de la Cosa Nostra, mais il se comportait vraiment comme un homme d’affaire. C’est aussi dans les années 1980, que les procureurs fédéraux lancèrent le procès dit de « La Commission », pour reprendre le terme d’un organe suprême du crime organisé, qui contrôle les différents rackets dans la ville de New-York. Les condamnations furent exemplaires et les familles Gambino, Genovese, Colombo et Lucchese perdirent leur leadership à l’exception de la famille Bonanno, qui profitant de l’affaire Donnie Brasco fut épargnée par cette enquête et se reconstruit alors plus rapidement. Dans les années 1990, les rencontres officielles eurent lieu dans différents Hôtels-Casinos de Las Vegas au Stardust plus précisément. Depuis, les réunions de la Commission se firent les plus discrètes. Au début des années 2000, la répression policière était tellement forte que les mafieux changèrent de méthode. Toujours d’après le FBI, au début des années 2000, eut lieu dans la cave d’une maison modeste à Rego Park dans le Queens, appartenant à un Soldat de la famille Bonanno, Louis Restivo, une réunion de la Commission. A cette époque, la hiérarchie des différentes familles étaient complètement différentes que celle d’aujourd’hui. Au début des années 2000, Joseph « The Ear » Massino, de la famille Bonanno, régnait d’une main de fer et était considéré comme le dernier des Parrains à ne pas être incarcéré dans un pénitencier fédéral. En effet, les autres familles New-Yorkaises, étaient dirigées à cette période par des Acting Boss qui retranscrivaient les ordres des Parrains emprisonnés. Ce « conclave » qui avait réuni les cinq familles de New-York n’était pas dans la même forme qu’il y a plusieurs décennies. Les offensives lancées par le FBI avec l’aide de la loi fédérale RICO avaient décimé une partie de la Cosa Nostra, qui désormais pour prendre des décisions, ne pouvaient plus se permettre de s’afficher au grand jour, il fallait donc se cacher. Depuis la stratégie des familles de la Cosa Nostra est simple, pour éviter l’attention du gouvernement fédéral, il faut éviter les réunions clandestines, qui permettrait au FBI de se faire une idée plus précise des « forces environnantes ». Même aujourd’hui, des conflits entre familles existent toujours, mais la plupart son réglés par l’intermédiaires de Capitaines expérimentés, évitant ainsi la surexposition des Parrains, plus concentrés à éviter les pièges de la justice.

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UNE CÉLÈBRE PIZZERIA ITALIENNE ÉPINGLÉE PAR LES AUTORITÉS POUR SA RELATION AVEC DES MEMBRES DE LA COSA NOSTRA

2 Décembre 2018, 08:40am

Publié par Xav

La Pizza à New-York, n’existait pas avant 1905, quand un dénommé Gennaro Lombardi, fraichement arrivé d’Italie, commença à en vendre dans sa petite épicerie de la Little Italy. Au fil des années, la petite Pizzeria Lombardi fit office de référence pour la plupart des New-Yorkais, qui adeptes de ce genre de cuisine, s’entassaient chaque week-end dans Little Italy, pour gouter selon les experts, « La meilleure Pizza de New-York ». Sur son site internet, les Lombardise vante leur savoir-faire, en précisant que leurs pizzas étaient « cuites au four, à la braise, garnies de sauce tomate San Marzano, de mozzarella fraiche et de basilic ». Avec une telle influence, les Lombardi se sont développés très rapidement. Leur restaurant à Little Italy est toujours d’actualité, mais pour les Lombardi, il était évident que pour étendre leur buisiness, il fallait investir dans des grosses entreprises, en dehors de New-York, dans des casinos par exemple. En 2017, la marque Lombardi voulait exporter leur marque dans les casinos de l'État de la Pennsylvanie, plus particulièrement au Casino Parx à Bensalem, mais avant que l’accord ne soit signé, celui-ci fut annulé. En effet, pour les autorités, cette association ne pouvait se faire, en raison de la relation que pouvait entretenir Michael Giammarino, le propriétaire de la marque Lombardi, avec la la Cosa Nostra. Pour la Waterfront Commission, un organe de règlementation, la pizzéria Lombardi, n’est pas « apte à être un fournisseur pour les casinos, en raison de leur association avec des membres du crime organisé ». Pour justifier leur décision, la Waterfront Commission, essaya de démontrer les relations que Michael Giammarino entretenait avec des membres de la Cosa Nostra. Les autorités ont ciblé deux

John Brescio
John Brescio

individus. Le premier, John Brescio  un Capitaine réputé de la famille Genovese. Le second, John « Baby John » DeLutro, surnommé « le roi de la Cannoli de la Petite Italy ». John Brescio est un peu le visage public de la célèbre pizzeria, adorant se faire photographier avec des stars du show-business en train de manger des pizzas venant de la Lombardi’s Pizzeria. Co-propriétaire de cet établissement avec Michael Giammarino, John Brescio, est en plus de son rôle de restaurateur, un Capitaine de la famille Genovese, déjà condamné pour fraude et jeux illégal, ayant un casier judiciaire remontant aux années 1970. John DeLutro est le propriétaire du Caffe Palermo dans Mulbery Street, mais traine derrière lui, un lourd passé criminel. Identifié par les autorités fédérales comme un Associé de la famille Gambino, John DeLutro avait été inculpé en 1984 avec d’autres membres de la Cosa Nostra, pour avoir dirigé un réseau de trafic d’héroïne et de cocaïne, rapportant près de deux cent trente millions de dollars par an à la famille Gambino. Condamné à neuf ans de prison, il avait été placé dès sa sortie en libération conditionnelle et commença à gérer le Caffe Palermo. Mais malgré des règles très strictes sur sa liberté surveillée, John DeLutro retournera en prison pour près de trois ans, après avoir été enregistré avec d’autres membres de la Cosa Nostra, essayant de monter de nouveau un trafic de drogue. La Casino Parkx qui avait à la base investie près de 155 000 mille dollars, pour avoir la franchise Lombardi dans son établissement de jeux, fit rapidement machine arrière et ouvrit par la suite un restaurant dénomme l’Olivet. Bien entendu, Michael Giammarino nia en bloc sa volonté de s’exporter dans un autre État, jugeant qu’il n’arrivait pas à comprendre comment les « méfaits » de certaines connaissances pouvaient autant l’impacter dans sa carrière professionnelle.

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STEVEN SEAGAL ET LA COSA NOSTRA

17 Novembre 2018, 08:20am

Publié par Xav

Steven Seagal
Steven Seagal

Steven Seagal est né le 10 avril 1952 dans le Michigan. Passionné d'arts martiaux dès son plus jeune âge, il s'exila à la fin de son adolescence pendant plusieurs années au Japon pour pouvoir compléter sa formation en Aïkido. À son arrivée, il s'entraina avec plusieurs « maitres » et devint « Septième dan » d'Aïkido. Au Japon, il en profita aussi pour ouvrir un dojo. Une fois rentré aux États-Unis, il s'installa à Hollywood et ouvrit avec un associé un autre dojo. En même temps que ses activités de professeur d'Aikido, il essaya de percer dans le cinéma. Grâce à ses talents dans les arts martiaux, Steven Sagal se fit vite repérer et tourna dans quelques films comme cascadeur. Steven Seagal enseignait aussi aux acteurs les différentes techniques de combat. En 1986, alors qu'il était en tournage d'un film en Californie, Steven Seagal rencontra Julius Nasso dans un restaurant de Beverly Hills. Ce dernier était un ancien pharmacien qui avait fait fortune grâce à son entreprise Universal Marine Médical Supply, une entreprise qui fournissait du matériel médical pour les transports maritimes. En 1983, âgé de 29 ans, il décida de changer complétement d'orientation professionnelle. Il continuait à gérer son entreprise pharmaceutique, mais maintenant il voulait se lancer dans la production de films, Il commença alors à travailler modestement comme coursier sur le tournage du film Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, mettant en vedette Robert De Niro et James Woods. Quand Julius Nasso rencontra Steven Seagal pour la première fois, il vit tout de suite en lui, la possibilité de se faire beaucoup d'argent et devenir une star potentielle dans le milieu du Show-business. A cette époque, Steven Seagal n'était pas encore connu du grand public et ce dernier était attiré par la personnalité de Julius Nasso. D'après certaines rumeurs, à cette époque Julius Nasso était déjà un Associé de la famille Gambino de New-York. Steven Sagal a toujours été fasciné par la mafia-Italo Américaine. Il prétendait à certains de ses amis qu'il était d'origine Italienne, mais en vérité, Steven Sagal est d'origine Irlandaise par sa mère et Cherokee par son père. Steven Sagal et Julius Nasso devinrent très vite de très bon amis. L'acteur racontait à qui voulait l'entendre qu'ils avaient grandi ensemble dans les quartiers "chauds" de Brooklynn. Steven Seagal mentait une nouvelle fois. Avant qu'il s'en aille au Japon, l'acteur avait vécu une partie de son enfance dans le Michigan et en Californie. En 1988, Steven Seagal devint une star grâce au film du réalisateur Andrew Davis, "Nico". Ce film, comportait un casting prestigieux, avec la présence de Sharon Stone ou encore de Pam Grier. Le film racontait l'histoire de Nico Toscani (joué par Steven Seagal), un ancien agent de la CIA qui décida de se révolter contre ses supérieurs qui collaboraient avec la Mafia. Le film connu un grand succès et quand Steven Seagal se fit interviewer par les médias, il leur déclara qu'il avait déjà travaillé dans certaines "missions spéciales" de la CIA. Il disait aussi que cette dernière l'utilisait pour former ses futurs agents. Sa première épouse démentit formellement dans le magazine "Vanity Fair" que son mari avait travaillé pour l'organisme d'espionnage.

Steven Sagal et Julius Nasso
Steven Seagal et Julius Nasso

Face aux succès de son premier film, Julius Nasso et Steven Seagal devinrent associés et créèrent leur propre boite de production : "Seagal / Nasso Productions" qui deviendra plus tard "Steamroller Entertainment". Cette association permit au duo d'engendrer des millions de dollars. La carrière de l'acteur était maintenant lancée. Avec Julius Nasso, l'acteur tourna dans des films comme "Désigné pour mourir" en 1990 ou "Piège à grande vitesse" en 1995. Julius Nasso produisit une dizaine de films pour l'acteur. Les scénarios étaient toujours les même. Steven Seagal jouait un ancien agent de la CIA ou un ancien militaire au prise avec des terroristes ou des gangsters. Grâce à l'argent récolté par la production de leurs films, les deux associés devinrent de plus en plus proche et Steven Sagal décida même d'habiter à coté de Julius Nasso. Dans les années 1990, sa popularité était grandissante, tout le monde voulait voir l'acteur dans ses films, mais le succès rendit Steven Sagal de plus en plus mégalomane. Il n'hésitait pas à raconter à plusieurs journalistes, qu'il était un "tireur d'élite hors pair", qu'il était un "excellent cavalier" et d'après plusieurs témoins, Steven Sagal se considérait comme un "vrai dur". Pendant le tournage d'un film, il n'hésita pas à critiquer ouvertement un cascadeur qui était ceinture noir de judo, il essaya même de l'étrangler. Quand il se baladait dans les rues, il portait toujours sur lui un ou deux pistolets. Mais à la fin des années 1990, Steven Seagal commençait à changer physiquement. Il avait grossi, il commençait à vieillir et n'était plus aussi vif qu'avant et ses films devenaient de moins en moins rentables. A cette époque, il se rapprocha de plus en plus de la religion. Les films d'action ne l’intéressaient plus, il voulait jouer dans d'autres rôles, moins violents. Il le fit savoir à son producteur et ami Julius Nasso qu'il voulait changer d'orientation dans sa carrière, mais pour Julius Nasso, cela était hors de question. Alors même si les films de Steven Sagal rapportaient moins d'argent qu'il y a quelques années, l'acteur engendrait encore des millions de dollars, mais Steven Seagal était prêt à tout faire pour arrêter leur association. Julius Nasso était dans une impasse. Ce dernier, décida d'attaquer l'acteur en justice pour rupture de contrat. Pour récupérer son argent outre la justice, il prit alors contact avec des membres de la famille Gambino pour racketter l'acteur. Le 02 Février 2001, trois membres de la famille Gambino, le Capitaine Anthony 'Sonny' Ciccone , le Soldat Primo Cassarino et un Associé, Vincent Nasso, frère de Julius Nasso parlaient dans un restaurant à New-York. Les trois hommes se moquaient ouvertement de l'attitude de Steven Seagal lors d'une réunion qui s'était déroulée un mois auparavant. Pour les mafieux, l'acteur était "pétrifié". Primo Cassarino ajouta même : "Cela aurait été encore plus marrant si on avait été armé". En Janvier 2001, Vincent Nasso et Julius Nasso convoquèrent Steven Seagal dans un restaurant populaire de Brookyln le Gage and Toliber. Arrivés dans le restaurant, ils rejoignirent Anthony Ciccone et Primo Cassarino déjà présents . Steven Seagal connaissait déjà ces deux hommes, il les avait déjà croisé sur le tournage d'un de ses films. Mais cette fois-ci les deux mafieux avaient emmené avec eux, un Soldat dans l’équipe d'Anthony Ciccone, Richard "The Lump" Bondi. Ce dernier, au vu de son physique très imposant, s'occupait des sales besognes pour la famille Gambino. Anthony Ciccone commençait à parler à Steven Seagal, en lui disant que la famille Gambino voulait qu'il continu à faire des films d'action. Avant la réunion, Julius Nasso avait prévenu le mafieux que Steven Seagal ne se laissera pas faire facilement. Dans un enregistrement révélé par le FBI quelques mois plus tard, Julius Nasso avait dit : "Tu dois vraiment passer aux choses sérieuses avec lui. C'est un animal, il ne se laissera pas faire. Je le connais, il ne lâchera pas l'affaire tant qu'il n'a pas le feu au cul". Mais Anthony Ciccone avait assez d'expérience dans ce domaine pour impressionner ce genre d'individu. Il demanda à l'acteur de jouer dans quatre films d'action à gros budget. En même temps, il demanda à ce que l'acteur lui verse 150 000 dollars pour chacun de ses films. Anthony Ciccone regarda fixement Steven Seagal : "Regarde moi quand je te parle. Nous sommes des gens fiers tu comprends ?. Continue à travailler avec Julius Nasso et nous partagerons l'argent. Et la famille Gambino prendra sa part". Une fois la réunion terminée, Steven Seagal sortit du restaurant avec Julius Nasso, ce dernier lui déclara : "C'est une bonne chose que tu ais accepté de continuer à travailler avec moi. Si tu avais refusé, il t'aurait tué sur place". Le 04 Juin 2001, Julius Nasso fut arrêté par le FBI à son domicile de Staten Island. Il fut accusé d'avoir comploté pour extorquer l'acteur. Plusieurs membres de la famille Gambino furent aussi arrêtés ce jour là. Le 11 février 2003, le procès s'ouvrit à New-York. Steven Seagal devait témoigner contre plusieurs membres de la famille Gambino mais aussi contre son ancien ami, Julius Nasso. L'avocat d'Anthony Ciccone commença à attaquer l'acteur en racontant devant le jury que ce dernier était "un menteur pathologique". L'équipe de procureurs commença à poser plusieurs questions à Steven Seagal sur sa rencontre avec les mafieux en Janvier 2001 : "J'étais mal à l'aise" déclara l'acteur "J'étais vraiment inquiet pour ma sécurité". Le 17 Mars 2003, Anthony Ciccone et Peter Gotti, l'Acting Boss de la famille Gambino à cette époque, furent reconnus coupable de diverses accusations de racket et condamnés à plusieurs années de prison. Julius Nasso fut condamné quant-à lui, à une année dans une prison fédérale après avoir plaidé coupable de toutes les accusations retenues contre lui.

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