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DEVENIR AFFRANCHI OU POLICIER : VIVRE DANS UN QUARTIER GANGRENÉ PAR LA COSA NOSTRA

24 Février 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Lucchese, #Genovese, #Gambino, #Divers

Anthony AccetturoBob Buccino a un parcours assez atypique. Né dans l’État du New-Jersey, d’origine Italienne, habitant dans un quartier gangréné par la Cosa Nostra et ayant fait partie à son adolescence d'un gang de rue, Bob Buccino était prédestiné à devenir un membre intronisé de la mafia, comme la plupart de ses anciens amis, qui eux le deviendront par la suite. Mais Bob Buccino, avec l’aide de sa femme, fit des études, et après être sorti de la fac, passa le concours de policier, qu’il réussit brillamment. Désormais à la retraite, c’est avec un brun de nostalgie, qu’il raconte encore son adolescence au début des années 1950, dans le Nord du New-Jersey. Comme déclara Henri Hill dans le film de Martin Scorsese, Les Affranchis : « C’était une époque bénie ». En effet, au début des années 1950, le quartier ou résidait Bob Buccino pullulé d’Affranchis, la Cosa Nostra était partout, elle faisait partie de l’atmosphère. Ce dernier raconta qu’il faisait parti d’un petit gang d’adolescents, qui espéraient tous devenir obtenir le Saint Graal, être un membre à part entière de la Cosa Nostra. Bob Buccino aidait les mafieux dans les paris, en les collectant bien sûr, mais aussi en récupérant l’argent des mauvais payeurs : « Je connaissais la Cosa Nostra bien avant le FBI. A cette époque, on pouvait parier sur tout et n’importe quoi et surtout n’importe ou. Du magasin de bonbons au coin de la rue, au restaurant du quartier » déclara t’il. Bob Buccino avoue avoir été « fasciné » par cette vie. Un peu comme Henry Hill, il voyait les gangsters avec leurs bijoux et leur Cadillac, avec les poches remplies de billets, à cette époque, ils contrôlaient tout. En particulier, Anthony « Little Pussy » Russo, l’un des plus grands usuriers du comté d’Essex, Capitaine dans la famille Genovese, qui se pavanait dans les rues avec sa Cadillac rose fluo. Bob Buccino admirait leur faculté, à « toujours avoir raison » et que personne n’osait les contredire. Ce dernier adorait le respect que pouvait dégager ces individus. Mais Bob Buccino parti vers une autre voie, et devint très rapidement, de par son expérience de la rue, un détective chargé de la surveillance des membres du crime organisé. Adolescent, il fit les quatre cent coups avec ses amis, maintenant, il allait les surveiller et si possible, les mettre derrière les barreaux. Dans le New-Jersey, outre la famille DeCavalcante, les familles Lucchese, Gambino et Genovese y sont très bien implantées. Le premier nom qui arriva sur sa short-lest, fut celui d’Anthony « Tumac » Accetturo (voir photo), un important Capitaine de la famille Lucchese, qui dirigeait ses affaires depuis le Nord du New-Jersey, mais aussi depuis l’État de la Floride. Anthony Acceturo était le frère d’un des meilleurs amis de Bob Buccino. Au début des années 1980, grâce notamment à l’un de ses informateurs, il fit condamner Anthony Acceturo à une peine de trente années de prison pour racket (Anthony Acceturo décidera par la suite de coopérer avec les autorités. Les relations qu’il entretenait avec la hiérarchie de la famille, notamment avec Vic Amuso et Anthony Casso devenait de plus en plus compliquées. Ces derniers avaient lancé un contrat contre le Capitaine de la famille Lucchese, sur son fils et même sur sa propre femme). Ce sont pendant ces arrestations, que Bob Buccino vit le côté fourbe de ces gangsters, qui simulaient la plupart des pertes de mémoire chronique, pour ne pas parler aux enquêteurs. Parmi les autres mafieux, que Bob Buccino côtoya pendant sa carrière, il cita plusieurs noms, comme Louis « Bobby » Mana, de la famille Genovese, qui fut l’un des investigateurs dans la tentative d’assassinat contre John Gotti. Robert « Bobby Cabert » Bisaccia, un Capitaine de la famille Gambino, impitoyable, dont Joe Pesci s’inspira pour jouer son personnage dans le film Les Affranchis (La scène avec Ray Liotta dans le bar). Mais aussi Tino Fimurara, un Capitaine très apprécié de la famille Genovese, et les frères Taccetta de la famille Lucchese entre autre. Ces derniers avaient la particularité d’habiter le même quartier que Bob Buccino. Michael Tacheta d’ailleurs, était dans la même classe que sa sœur, ce qui ne l’empêcha pas de réunir des preuves pour les faire incarcérer une bonne partie de leur vie derrière les barreaux : « Je n’aimais pas ce qu’ils représentaient. Mais ils m’ont toujours dit, que si j’arrivais à les arrêter, qu’il n’y aurait aucun problème avec moi. C’était un peu comme un match. J’étais le bon type et eux les truands, et mon rôle était de les attraper » déclara t’il. Alors même si Bob Buccino aurait pu dès son adolescence suivre une autre voie, il est heureux d’avoir participé à la chute de la Cosa Nostra. Pour ce dernier, cette organisation criminelle a toujours été un lourd fardeau à porter pour les individus d’origine Italienne : « Les immigrants Italiens ont construit notre pays, par leur main, avec leur cerveau et avec leur détermination » déclara t’il. Pour lui les préjugés contre les Italo-Américains sont encore très tenaces : « Encore aujourd’hui, il suffit qu’un ouvrier Italien, qui gagne durement sa vie, arrive à de mettre de l'argent de côté pour pouvoir s’acheter un camion pour travailler, on va tout de suite le cataloguer comme un gangster ».

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DES ASSOCIÉS REFUSENT D'ÊTRE INTRONISÉS DANS LA COSA NOSTRA

12 Février 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo, #Divers

 

Joseph PetilloPour un gangster d'origine Italienne, être initié dans une famille de la Cosa Nostra est le rêve de toute une vie. La consécration d'une carrière criminelle bien remplie. Être un Affranchi c'est la possibilité d'avoir des responsabilités et des privilèges qu'un simple Associé ne pourra jamais avoir. Il est respecté, craint et devient intouchable pour les autres criminelles. Une offre qui ne refuse pas, et pourtant... Le procureur fédéral Liz Geddes a en effet déclaré que Joseph Petillo (voir photo) un associé très respecté qui travaillait depuis des années pour la famille Colombo aurait refusé de se faire initier. « Quand vous devenez un membre initié d'une famille de la Cosa Nostra, vous êtes dans le collimateur du FBI » précisa Liz Geddes. D'autres Associés ont pris des décisions similaires et cela pour différents motifs. Par exemple, un Associé de la famille Gambino à décliné l'offre de rentrer dans la Cosa Nostra car il ne voulait pas que la famille Gambino ne passe avant sa propre famille. Certains Associés qui dirigent des entreprises lucratives pensent qu'ils peuvent se faire plus d'argent s'ils ne sont pas intronisés. En effet un Soldat de la Cosa Nostra, doit reverser un pourcentage plus important de ses bénéfices à son Capitaine : « En restant un simple Associé vous restez plus indépendant, vous êtes libre de vos propres décisions » déclara un avocat de la défense. Les mentalités ont bien changé. A une époque pas si lointaine, refuser d'être un membre, à part entière d'une famille de la Cosa Nostra signifiait un arrêt de mort automatique sans avertissement préalable. Refuser d’être introniser, c’est comme refuser d’obéir aux ordres du Parrain, qui accepter qu’un Associé de la mafia puisse rejoindre sa famille. Aujourd'hui les responsables d'une famille mafieuse ont tendance à comprendre et a accepter la décision d'un associé à ne pas devenir un membre à part entière de cette organisation criminelle. Francis « BF » Guerra un Associé de la famille Colombo avait aussi refusé de se faire introniser dans ce monde souterrain. Il avait la stature et l'expérience nécessaire pour devenir un Affranchi, mais selon les autorités il avait aussi la réputation de décliner ce genre d'offre. Pour l'agent du FBI Scott Curtis : « Tout le monde connaissait son parcours criminel et ce qu'il avait pu faire par le passé. Il n'avait pas besoin d'un titre pour augmenter sa réputation dans le milieu ». Pour certains experts, la décision de rester un simple Associé est une habile manœuvre d'éviter de plus grosse poursuite en cas d'arrestation. En effet pour utiliser la loi RICO, les procureurs doivent prouver l'appartenance de la personne à une organisation criminelle. Un Soldat d'une famille mafieuse est directement impliqué au terme de cette loi. Mais même en restant un simple Associé, les peines de prison peuvent être aussi importante. Francis Guerra avait été inculpé de plusieurs meurtres et de trafic d’oxycodone. Pendant son procès et malgré le témoignage de plusieurs repentis de la famille Colombo, Francis Guerra avait été finalement acquitté des inculpations de meurtre, mais reconnu coupable de trafic de drogue. Pour ce délit, l’Associé de la famille Colombo sera condamné à près de quatorze années de prison, un verdict que Francis Guerra fêtera dans le bus qui l’emmènera avec les autres prisonniers au Metropolitan Center de New-York.

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ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

29 Janvier 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Detroit, #Colombo

FIN D'UNE ÉPOQUE POUR LA FAMILLE DE DÉTROIT :

Giacomo ToccoCoup dur pour la famille de Détroit, l’ancien Consigliere de Jack Tocco, Dominic « Uncle Dom » Bommarito est décédé cette semaine d’une crise cardiaque, il avait quatre vingt deux ans. Quand Giacomo « Jack » Tocco (voir photo), qui fut le Parrain de la famille de Détroit pendant plus de vingt ans, décèdera de cause naturelle en Juillet 2014, Dominic Bommarito, aurait selon le FBI, beaucoup aidé son successeur, Jack « Jackie The Kid » Giacalone a recomposer une hiérarchie convenable, pour continuer à gérer les affaires courantes d’une famille de la Cosa Nostra encore très active et influente. Après avoir été remplacé par Anthony Palazzolo, Dominic Bommarito était rentré dans une semi-retraite, mais ses conseils dans certaines affaires étaient toujours très appréciés par Jack Giacalone, qui le considérait comme un membre de la vieille école. Selon la justice Américaine, Dominic Bommarito a été intronisé dans la Cosa Nostra au début des années 1950 par Joseph « The Old Man » Zerilli, qui fut le Parrain de la famille de Détroit pendant plus de quarante ans. Très impliqué dans les paris sportifs, Dominic Bommarito fut soupçonné par le FBI, d’être au début des années 1960, d’être l’un des plus gros moneymaker dans le crime organisé. Naviguant sous le radar du FBI, Dominic Bommarito était très apprécié par les membres de la famille de Détroit : « Tout le monde apprécié Dom. C’était quelqu’un qui savait gérait ses affaires sans utiliser la violence et savaient comment parler aux gens », déclara l’un de ses proches.

JOHN FRANZESE VA BIENTOT FETER SON CENTIEME ANNIVERSAIRE EN PRISON : 

John Franzese (voir photo) reste une « légende » dans la Cosa Nostra. Ce dernier, qui a passé John Franzese plus de la moitié, va bientôt souffler sa centième bougie derrière les barreaux. Condamné à huit années de prison en 2011, pour avoir extorqué, à l’âge de quatre vingt treize ans, pour avoir extorqué plusieurs boites de striptease à Manhattan, avait été rapidement transféré dans centre médical pour les prisonniers fédéraux de Devens dans l’État du Massachusetts. Pour le FBI, il est certains que si John Franzese venait d’être libéré, il continuerait, malgré son âge avancé, à gérer ses son business pour le compte de la famille Colombo. Mais la santé de John Franzese est défaillante et le BOP (Federal Bureau of Prisons) en était en conscient. Alors le 27 Décembre, soit quelques jours après les fêtes de Noël, la justice Américaine avait accordé une faveur à John Franzese, en le libérant une seule journée, le 27 Décembre, pour profiter en retard, des fêtes de Noël avec sa famille. Mais le gangster qui est actuellement le détenu le plus âgé dans un complexe fédéral, souffrirait d’une pneumonie et son état de santé ne permettait pas cette sortie exceptionnelle. Pour son fils Michael, un ancien Capitaine de la famille Colombo, son père, était éligible à une sortie de prison en Juin dernier, et aurait pu si le BOP l’avait accepté, qu’il puisse intégrer une maison de transition entre New-York et Devens, mais le Federal Bureau of Prisons refusa, laissant alors John Franzese soufflait sa centième bougie dans une prison fédérale. Pour ce dernier, la Cosa Nostra coulera dans ses veines tout aulong de sa vie et la justice Américaine en est bien conscient. A noël dernier, le vieux gangster avait reçu de l’un des ses « amis », près de dix mille dollars, qui fut transféré sur son compte de prison, mais John Franzese qui doit encore plus de cent mille dollars au gouvernement fédéral suite à sa condamnation en 2013, s’était vu retiré une grosse partie de cet argent, el BOP ne lui avait laissé que deux cent cinquante dollars comme « prime de noël ».

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LA COSA NOSTRA AUX ÉTATS-UNIS EN 2016

29 Décembre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Cosa NostraCette année, la lutte contre la Cosa Nostra a été très difficile pour la justice Américaine. Il est désormais loin l’époque, ou le témoignage d’anciens mafieux lors d’un procès fédéral, amenait automatiquement à une condamnation pour les différents accusés. Aujourd’hui, les procureurs fédéraux sont dans une impasse et un changement de stratégie est obligatoire pour pouvoir lutter efficacement, contre des familles qui continuent tranquillement à prospérer et à se réorganiser en toute tranquillité. Les anciens membres de la Cosa Nostra qui décident de coopérer en échange d’une nouvelle vie, d’une nouvelle identité, ne sont plus jugés crédibles par les jurés, qui voient le témoignage de ses renégats, comme une façon pour eux de pouvoir échapper à la justice en enfonçant leurs ancien Associes, alors que la plupart d'entre eux ont été soupçonnés dans des meurtres crapuleux. L’Opération East Coast lancée en Août 2016, a démontré que le FBI a décidé, en plus de se munir de ses informateurs habituelles, d'intégrer de plus en plus des agents infiltrés. La solution trouvée par les agences gouvernementales, avait déjà été utilisée par le passé. Elle consiste d’infiltrer des agents fédéraux pendant plusieurs mois, voire plusieurs années dans les familles New-Yorkaise. Cette technique d’opération avait déjà été utilisée au début des années 1980, avec l’infiltration de l’agent fédéral Joseph D. Pistone, connu sous le pseudonyme de Donnie Brasco dans la famille Bonanno, puis dans la famille Gambino au début des années 2000 avec l’infiltration de Joaquin « Jack » Garcia alias Jack Falcone, a démontré que ce procédé, donnait des résultats beaucoup plus convaincants en matières de condamnations par la suite. Les familles de la Cosa Nostra ont su quant-à elles, merveilleusement bien s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouveaux procédés de racket, qui leur permettent de gagner énormément d’argent pour des peines mineures. Elles se sont adaptées efficacement, mais elles ont aussi trouvé d’autres moyens pour protéger sa hiérarchie des attaques fédérales. Alors oui cette année, il y a eu pas mal d’arrestations, mais à New-York, aucun Parrain, aucun Underboss et aucun Consigliere ne furent réellement inquiétés. Petit tour d’horizon sur les familles de la Cosa Nostra encore actives aux Etats-Unis. Nous ne sommes pas non plus retourner à l’âge d’or de cette organisation criminelle, mais fort et de constater, que la Cosa Nostra à su malheureusement se renforcer ces deniers temps et devenir de plus en plus, comme une structure encore très influente dans les différents secteurs d’activités aux Etats-Unis.

                                                                               La famille Genovese :

Liborio "Barney" BellomoParrain : Liborio « Barney » Bellomo
Acting Boss : Peter « Petey Red » Dichiara
Underboss : ?
Consigliere : ?
Membres : 250-280
Associés : + 1000

Quand on parle de la Cosa Nosta aux Etats-Unis, on pense automatiquement à la famille Genovese. Cette dernière qui se démarquait des autres familles par sa grande discrétion, à cette année marquée un peu plus l’actualité des journaux Américains. Il y a eu d’abord l’opération FistFul, ou le Capitaine Charles « Chuckie » Tuzzo et l'un de ses Soldats Vito Alberti furent arrêtés pour des charges tenant de la loi RICO. Puis en Août 2016, l’opération East Coast a révélé que la famille Genovese avec l’aide des autres familles New-Yorkaise et en collaboration avec la famille de Philadelphie, s’était mise d’accord dans plusieurs rackets, sous la houlette du Capitaine Pasquale Parrello. Concernant sa hiérarchie, il ne fait plus aucun doute pour le FBI, que Liborio « Barney » Bellomo est désormais l’actuel Parrain d’une famille, qui malgré ses arrestations, reste la famille la plus stable et la plus influente actuellement implantée aux Etats-Unis.

La famille Gambino :

Francesco "Franky Boy" CaliParrain : Francesco "Franky Boy" Cali
Acting Boss : Dominico "Italian Dom" Cefalu ?
Underboss : ?
Consigliere : Joseph « Jo Jo » Corozzo
Panel de sécurité (3 Capitaines) : Anthony Gurino, Joseph "Sonny" Juliano, John Gambino
Membres : 250-280
Associés : + 1000

Depuis la fin de l’ère Gotti, la famille Gambino ne s’est jamais aussi bien portée. Frank « Franky Boy » Cali avec l’aide de Domenico « Italian Dom » Cefalu (comme Acting Boss ?), a su se moderniser et surtout sécuriser une famille qui était à la bête noire du FBI depuis de nombreuses années. La famille Gambino s'est désormais munis d’un panel de trois Capitaines triés sur le volé, pour faire passer des messages aux autres membres de sa famille. Ce système, qui peut éloigner la hiérarchie de ce qui se passe réellement dans les rues de New-York, complique énormément la tache des agences fédérales, qui épuisent leurs forces pour faire inculper en vain, des membres haut placés de la famille. Cette année d’ailleurs, rien à signaler. La famille Gambino qui fut vaguement impliquée dans l’opération East Coast, n’a cette année nullement fait les titres des journaux.

 

Steven "WonderBoy" CreaLa famille Lucchese :
Parrain
: Steven « Wonderboy » Crea
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : Joseph « Joe C » Caridi
Membres : 150-180
Associés : + 1000

Une autre famille qui a été relativement épargnée cette année, c’est bien la famille Lucchese. Depuis que l’ancien Parrain, Vittorio « Vic » Amuso, qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité incompressible dans un pénitencier fédéral, a décidé de se retirer une bonne fois pour toute des affaires, Steven « Wonderboy » Crea son successeur, a su réorganiser petit à petit une famille qui était au bord de l’implosion. A part une condamnation pour extorsion pour le Capitaine Carmine Avelino et l’arrestation du Soldat Eugene Castelle pour paris illégaux, Steven Crea aura selon les autorités judicaires, a réorganiser son équipe basée dans l’Etat du New-Jersey, après les condamnations de Ralph Perna et de ses fils en Janvier dernier. La présence de la famille Lucchese dans cet État est stratégique. Avec les familles Genovese, Gambino et DeCavalcante, elle reste un acteur majeur dans le racket, ce qui lui rapporte des centaines de millions de dollars par an.

 

Michael "The Nose" MancusoLa famille Bonanno :
Parrain : Michael « The Nose » Manuso
Acting Boss : Joseph Camarrano Jr
Underboss : Thomas "Tommy D" DiFiore 
Consigliere : Anthony « Fat Tony » Rabito
Membres : 140-150 :
Associés : + 1000

La famille Bonanno aurait-elle retrouvée la chance qu’elle avait perdu depuis la desertion de Joseph « The Ear » Massino ?. Force est de constater que depuis que cette dernière est dirigée par la Michael « The Nose » Mancuso depuis un pénitencier fédéral, la famille Bonanno reforme ses équipes et intronise de nouveaux membres, alors que le FBI l’a pensé complètement détruite il y a moins d’une dizaine d’années. Cette année, Vincent Asaro, un Capitaine dans cette organisation criminelle, qui avait été inculpé d’avoir participé au célèbre braquage dit de la Lufthansa a été acquitté, et les autres membres de la famille qui avaient décidé de tenter leur chance dans un procès fédéral ont vu leur procès annulé, faute à un jury qui n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. En attendant un futur procès ?, les membres inculpés ont été libérés de prison sous caution. Malgré son incarcération et son déplacement dans une autre prison fédérale pour essayer de « casser » sa communication actuelle avec sa famille, Michael Mancuso a su apaiser les tensions avec certains de ses membres, en entourant sa garde reprochée de membres du même sang.

 

Carmine "Then Snake" PersicoLa famille Colombo :
Parrain : Carmine « The Snake » Persico
Acting Boss : Adrew « Andy Lush » Russo
Underboss : ?
Consigliere : Thomas « Tom Mix » Farese
Membres : 100-120
Associés : + 1000

Mais que devient réellement la famille Colombo ? depuis que l’ancien Acting Boss, Andrew « Andy Mush » Russo, son Underboss, Benjamin Castellazo et le Consigliere Richard Fusco furent arrêtés pour plusieurs charges fédérales il y a de cela cinq années, en raison notamment aux nombreux informateurs qui pullulaient à l’intérieur de sa famille, cette dernière s’est fait énormément discrète. Alors selon le FBI, Carmine « The Snake » Persico, dirigerait toujours la famille Colombo depuis sa cellule de Butner, un pénitencier fédéral situé en Caroline du Nord, mais il est intéressant de constater que l’un de ses fils, Michael, un membre non intronisé de la Cosa Nostra, mais qui jouerait d’une grande crédibilité par rapport aux membres des Colombo, pourrait devenir un acteur majeur dans sa future réorganisation. Ce dernier avait décidé de plaider coupable de racket et sera condamné prochainement au maximum à cinq années derrière les barreaux. Mais pour ce gangster, cette peine dérisoire ne lui pose aucun problème, et il sera intéressant de voir à sa sortie de prison, comment les Persico vont pouvoir essayer de réorganiser une famille, qui a subit des attaques répétées du gouvernement fédéral ces dernières années.

 

Charles "Big Ear" MajuriLa famille DeCavalcante :

Parrain : Charles « Big Ear » Majuri ?
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : Frank Nigro
Membres : + 70
Associés : +1000

La famille DeCavalcante reste la principale famille de la Cosa Nostra implantée dans l’État du New-Jersey. Ces dernières années, cette dernière s’est réorganisée, a introniser de nouveau membre, s’est implantée dans certains États et surtout s’est rapprochée de la famille Gambino de New-York. Depuis la prise de pouvoir de Francesco « Frank » Guarraci en 2007, ce membre de la vieille école d’origine Sicilienne, a su avec l’aide de son complice Joseph « Joe » Miranda, reconstruire une famille qui avait perdu une certaine crédibilité auprès des familles New-Yorkaise au début des années 2000. Mais cette année fut particulièrement agitée pour la petite cousine des cinq familles. Francesco « Frank » Guarraci, décédera en Avril dernier à l’âge de soixante et un an. Deux mois plus tard, son Underboss, Joseph Miranda décèdera lui aussi à l’âge de quatre vingt et onze ans de cause naturelle. A ce jour, on ne sait pas qui dirige  actuellement les affaires courantes de la famille DeCavalcante. Il est fort probable que Charles « Big Ear » Marjuri, un ancien Capitaine ayant déjà servi dans un panel de décision au début des années 2000, serait un candidat susceptible de reprendre les rênes d’une famille en pleine croissance. Mais la nomination d’un nouveau Parrain, ne pourrait pas être pris sans l’accord de la famille Gambino de plus en plus en présente. A noter, que cette année, le Capitaine Charles Stango, opérant depuis l’État du Nevada, va être prochainement condamner à une peine de dix années de prison pour tentative de meurtre.

 

 

Joseph "Joey" MerlinoLa famille de Philadelphie :
Parrain : Joseph « Joey » Merlino
Acting Boss : Steven « HandSome Stevie » Mazzone
Underboss : John « Johnny Chang » Ciancaglini
Consigliere : Joseph « Uncle Joe » Ligambi
Membres : + 60
Associés : + 1000

Comme à son habitude, la famille de Philadelphie a fait régulièrement là une des médias Américain cette année. Pour le FBI, il ne faisait plus aucun doute, que Joseph Merlino gérait les affaires criminelles de la famille de Philadelphie depuis Boca Raton en Floride. Mais malgré le fait d’être distancé de sa ville natale, Joseph Merlino a passé la plupart de son année, a réglé les problèmes entre des membres de sa famille, qui estimaient recevoir une meilleure place dans l’organigramme. George Borges, qui avait purgé plusieurs années de prison pour racket, a récupéré, après des mois d'intenses tensions, ses galons de Capitaine en récupérant le secteur de Delaware County. Mieux encore, Joseph Merlino accepta d’injecter du « sang neuf » dans son équipe, en intronisant des Soldats proches de George Borgesi. Au fil des mois, ce dernier devint un membre incontournable, accompagnant Joseph Merlino dans ses déplacements et organisant même des réunions avec des membres de la famille Gambino de New-York. Pour le Parrain, le plus dur était sans doute fait, mais en réalité, le FBI lui réservait une petite surprise. En effet, l’opération East Coast lancée par les agents fédéraux en Août dernier, ont révélé que le Parrain de la famille de Philadelphie, était à la tête de plusieurs rackets, en collaboration non pas avec des membres de son clan, mais avec les familles New-Yorkaise. Libéré sous caution, après avoir payé pratiquement cinq millions de dollars, Joseph Merlino se trouve dans une situation embarrassante. Comment faire comprendre à ses membres, que ce dernier gagnait de l’argent dans le dos d’une famille qui a un gout prononcé pour la violence et le meurtre. Certains d’entre eux, comme Joe « Joe Punge » Pungitore ou encore Phil Narducci, des membres de la vieille école, de l’ère Scarfo, hostile à Joseph Merlino, vont surement profiter de l’occasion pour essayer de s’engouffrer dans la brèche et pourquoi pas essayer de reprendre le pouvoir.

 

 

Peter "Crazy Horse" LimoneLa famille Patriarca :
Parrain : Peter « Crazy Horse » Limone
Acting Boss : Carmen « Big Cheeze » DiNunzio
Underboss : Matthew « Goodlooking Sal » Guglielmetti
Consigliere : Joseph « Joe The Bishop » Achille
Membre : 40-50
Associés : + 1000

Peu de mouvement cette année dans la famille Patriarca. Peter « Crazy Horse » Limone l’actuel Parrain, prend selon le FBI progressivement sa retraite. Pour le remplacer, les frères DiNunzio sont très bien placés. Anthony DiNunzio termine de purger une peine de six années de prison pour extorsion. Carmen surnommé Big Cheeze, est sorti de prison récemment, et aurait déjà repris les reines en tant qu’Acting Boss pour reformer la hiérarchie de la famille Patriarca à sa façon. Au poste de Consigliere, Carmen DiNunzio nomma Joseph « Joe The Bishop » Achille. Membre de la vieille école, ancien lieutenant de l’ancien Parrain Luigi « Baby Schacks » Manocchio. Comme Underboss, Carmen DiNunzio nomma, Matthew « Goodlooking Sal » Guglielmetti qui a été récemment libéré de prison après avoir purgé près de onze années, pour avoir supervisé un chargement de cocaïne et qui est selon le FBI, un individu solide, qui a su prouver après toutes ces années derrière les barreaux qu’il ne respectera son serment d’intronisation à la Cosa Nostra.

 

Jack "Jacky The Kid" GiacaloneLa famille de Détroit :
Parrain
: Jack « Jacky The Kid » Giacalone
Acting Boss : Peter « Blackie » Tocco
Underboss : Anthony « Chicago Tony » La Piana
Consigliere : Anthony « Tony Pal » Palazzolo
Membres : 40-50
Associés : +1000

La famille Détroit reste malgré sa taille, une famille très influente aux Etats-Unis. Après le décès de son Parrain, Giacomo « Jack » Tocco, en Juillet 2014, qui avait régné pendant plus de trente ans, son successeur, Jack « Jacky The Kid » Giacalone a su prendre la relève, en maintenant un certain cloisonnement autour de lui et en s’entourant d’individus fiables pour protéger ses arrières. Cette année 2016 fut relativement tranquille pour la famille de Détroit. Outre les futures condamnations de deux de ses Capitaines, les frères D’Anna, Girolamo et Guiseppe, Jack Giacalone a demandé à l’un de ses bras droits, son Underboss, Anthony « Tony Chicago » La Piana, connu dans Détroit comme étant à gangster à « col blanc », de prendre plus de places dans les décisions courantes de la famille. Ce dernier qui n'a jamais était condamné, est un membre très apprécié de la famille de Détroit, ayant des ramifications jusqu'a Chicago, ou il est très proche des frères DiFronzo. 

 

Salvatore "Solly D" DeLaurentisLa Outfit :
Parrain : Salvatore « Solly D » DeLaurentis
Acting Boss : Albert « Albie The Falcon » Vena
Underboss : Salvatore « Sammy Cards » Cataudella
Consigliere : John « Pudgy » Matassa Jr
Membres : 30-60
Associés : +1000

Il ne fait plus aucun doute pour le FBI, Salvatore « Solly D » DeLaurentis, est bien le nouveau Parrain de la Outfit de Chicago. Cette dernière qui est toujours bien présente dans l’État de l’Illinois et ses environs, a su s’adapter aux attaques répétées du gouvernement fédéral en reconstituant une nouvelle hiérarchie fonctionnelle. En 2016, le FBI s’était donné pour objectif de faire condamner et incarcérer pour de bon le Capitaine Albert « Albie The Falcon » Vena, considéré comme l’individu le plus dangereux par le FBI. Ce dernier, qui gérait une équipe sur Grand Avenue, était très actif sur toutes les formes de racket possibles, avait fait parlé de lui quand l’un de ses Soldats, Robert Panozzo Sr, s’était fait arrêté pour de nombreux cambriolages. Sa faculté à éviter les attaques du FBI, ont fait que Salvatore DeLaurentis l’a choisi récemment pour occuper un poste stratégique, celui d’Acting Boss. Son rôle est simple. Albert Vena est le messager du Parrain de la Outfit et son rôle est de retranscrire les messages aux membres de la famille éparpillés dans tout l’État de l’Illinois.

 

La famille de Kansas City
Parrain : John « Johnny Joe » Sciortino
Acting Boss : ?
Underboss : ?
Consigliere : ?
Membres : 10-15
Associé : + 500

La situation actuelle de la famille de Kansas reste inconnue. Cette dernière qui a longtemps été très proche de la Outfit de Chicago, pour avoir travaille « main dans la main » dans le racket des casinos de Las Vegas, a perdu une partie de sa « splendeur » depuis la fin des années 1990. Alors même si John Sciortino, est identifié depuis la moitié des années 2000 comme l’actuel Parrain de la famille de Kansas, cette dernière serait en passe d’être dirigée par Joseph « Joe Pete » Simone, qui gérerait ses affaires depuis son restaurant Italien le Jasper’s.

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DONALD TRUMP ET LA COSA NOSTRA

12 Novembre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Salvatore « Sammy The Bull » Gravano (voir photo), l’ancien Underboss de la famille Gambino devenu repenti, purge actuellement une peine de prison pour trafic de drogue au pénitencier fédéral de Supermax. Après avoir été refusé récemment pour une libération conditionnelle, Salvatore Gravano va devoir attendre 2019 pour enfin retrouver la liberté, mais sa fille Karen qui est devenue une « star » du petit écran espère pouvoir faire libérer son père de cet enfer carcéral. Comment ? Avec le candidat à l’investiture Républicaine, favori des sondages, Donald Trump. Fils d’un entrepreneur immobilier, Donald Trump est connu pour être devenu milliardaire en bâtissant des immeubles prestigieux aux quatre coins des États-Unis. A New-York, Donald Trump construisit au début des années 1980, la Trump Tower, poussant alors certains spécialistes à s’interroger sur les relations supposées entre le milliardaire et les cinq familles de la Cosa Nostra. Pourquoi cette interrogation ? Car le ciment à toujours été considéré comme « l’or Italien » à New-York et au début des années 1980, la moindre goutte de béton qui était déversée à New-York, avait reçu à l’avance l’autorisation de l’une des cinq familles New-Yorkaise. Interrogé sur ses relations avec des membres de la Cosa Nostra, dont Salvatore Gravano, Donald Trump botta en touche et déclara seulement : « Je ne connais pas Salvatore Gravano et à ma connaissance, je ne l’ai jamais rencontré », mais pour sa fille Karen, cette déclaration n'est qu'un mensonge de plus de l'actuel candidat républicain : « Écoutez, mon père était dans la construction et la Cosa Nostra contrôlait tout. Je suis sûr qu’à un moment de sa vie, il a du interagir avec des personnes liées à cette organisation » stipula t’elle. En effet, l’ancien Underboss de la famille Gambino, gagnait énormément d’argent, tellement d’argent, qu’il en rendait même son Parrain, John Gotti, jaloux de sa réussite. En effet, l’entreprise la plus rentable de Salvatore Gravano était Gem Steel, dénommée par la suite en Atlas Gem, qui prenait un pourcentage non négligeable sur toutes les constructions : « Je suis sûr que si vous êtes impliqué dans les secteur de la construction à New-York, vous devez obligatoirement rencontrer ce genre d’individus », déclara de nouveau Karen Gravano. L’écrivain, Wayne Barrett avait déjà publié un livre en 1992 sur les relations supposées de Donald Trump avec les familles de la Cosa Nostra, mais la réponse de ce dernier fut cinglante, fustigeant Wayne Barrett comme un « un écrivain de second plan, connu pour ces nombreux échecs littéraires ». En rentrant dans le programme de protection des témoins, Salvatore Gravano, publia un livre et donna de nombreuses interviews aux télés Américains. En 1997, sur la chaîne télévisée ABC, il déclara : « Quand je regarde Manhattan, je me dis qu’à une époque, je contrôlais tout. Quand je vois la nuit les lumières de tous ces immeubles, je pense à Donald Trump, à Tishman Speyer et à tous les autres, qui ne pouvaient pas construite un bâtiment sans mon autorisation ». Mais Donald Trump aurait aussi fait connaissance avec des gangsters en dehors de New-York, comme à Philadelphie. Atlantic City, est un territoire dit « ouvert » depuis que l'ancien Parrain Angelo Bruno décida de laisser les cinq familles New-York y faire du business dans les années 1980. Donald Trump comme tout bon investisseur, y construisit un Casino dénommé le Trump Plaza Hotel and Casino, sur un terrain qui appartenait avant à Salvatore Testa, ancien membre influent de la famille de Philadelphie, fils de l'ancien Boss Philip Testa, qui sera assassiné sous l'ordre de Nicodemo Scarfo Sr en 1984. Selon la police locale, le terrain aurait été vendu pour une somme dérisoire et plus troublant, le casino en question, aurait été construit pas des sociétés de construction détenues par Nicodemo Scarfo Sr et l'ancien Underboss devenu repenti, Philip Leonetti.

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ASSASSINER UN PARRAIN DE LA COSA NOSTRA SANS ACCORD DE LA COMMISSION

30 Octobre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Cosa NostraAngelo « The Gentle Don » Bruno a régné sur la famille de Philadelphie pendant plus de vingt ans. Pendant sa gouvernance, la violence n’était utilisée qu’en dernier recours, les membres trop violents étaient automatiquement écartés de certains business et le trafic de drogue interdit. Mais en 1980, certaines de ses équipes en avaient plus qu’assez de ce système de « management » et quand les cinq familles New-Yorkaise, réclamaient de pouvoir opérer sur le territoire d’Atlantic City, le Las Vegas de la Côte Est, l’acceptation d’Angelo Bruno scella définitivement son destin. Atlantic City rapportait énormément d’argent, trop surement pour une seule famille comme celle de Philadelphie, mais Angelo Bruno savait très bien que refuser que les cinq familles de New-York puissent y opérer, amènerait à court terme une mort certaine de sa famille. Le 21 Mars 1980, alors qu’Angelo Bruno était assis du côté passager de sa voiture, un individu lui tira à plusieurs reprises dans le dos et dans la tête. Cette mort violente aura des conséquences, on ne tue pas un Parrain de la Cosa Nostra sans l’autorisation préalable de la Commission, des mafieux devaient donc payés d'avoir transgressé une règle sacrée de cette organisation criminelle. Le coupable fut tout trouvé, son Consigliere Antonio « Tony Bananas » Caponigro, qui s'était vanté juste après ce meurtre, d’avoir eu l’accord de Frank « Finzi » Tieri, le Parrain de la famille Genovese, qui n’avait pas toujours digéré d’avoir perdu près de huit millions de dollars dans plusieurs affaires liées aux jeux dans le New-Jersey à cause d’Angelo Bruno. Mais même si Frank Tieri était l’un des Parrains les puissants de la Cosa Nostra à cette époque, il ne représentait au final qu’une voix lors d’un vote de la Commission. Suite à ce meurtre non approuvé, Antonio Caponigro sera retrouvé criblé de balles. Selon les enquêteurs, l’ancien Consigliere de la famille de Philadelphie, aurait été sauvagement torturé, des poignets de dollars insérés dans ses orifices. Le message était clair, Antonio Caponigo était avide d’argent, et son avidité le mena à sa perte. Pour essayer de rétablir la situation, les cinq familles New-Yorkaise se mirent d’accord pour promouvoir Philip « The Chicken Man » Testa, qui sera assassiné lui aussi en 1981 dans un attentat à la bombe alors u'il sortait de son domicile dans le sud de Philadelphie, une première. La Commission en avez plus qu’assez de cette situation, et n’avait qu’une idée en tête, faire passer un message. Peter Casella son Underboss décidera de fuir en Floride et décèdera finalement de causes naturelles, mais pour Frank « Chickie » Narducci, l’un des autres investigateurs de l’assassinat de Philip Testa, sera assassiné par Salvatore Testa, le fils de l’ancien Parrain, devant son domicile lui aussi le message était passé et le règne de Nicodemo Scarfo Sr pouvait enfin commencer. Un règne sanguinaire, rythmé par une volonté farouche de tuer tout ceux qui s’opposerait à lui. Nicodemo Scarfo Sr de nature paranoïaque, avait installé dans sa famille un régime de terreur, et les familles New-Yorkaise, voulaient réagir face à cette situation, qui à court terme pouvaient nuire à leurs business. Finalement, Nicodemo Scarfo Sr sera condamné à la prison à perpétuité, grâce notamment au témoignage de son neveu et Underboss, Philip Leonetti. Nicodemo Scarfo Sr incarcéré, Giovanni « John » Stanfa pris alors le relais. D’origine Sicilienne, John Staffa était très apprécié des familles de New-York, pour sa nature à rester sous le radar du FBI et sa volonté de réinstaurer une certaine stabilité dans une famille, qui fut la proie des autorités fédérales pendant plusieurs années. Mais sans le savoir, des membres fraichement intronisés dans la Cosa Nostra, voulaient quant-à eux, orienter la famille de Philadelphie, dans une nouvelle direction. Certains de ses membres, comme Joseph Merlino, George Borgesi, Martin Angelina, Steven Mazzone ou encore Joseph Ligambi, n’avaient qu’une ambition, prendre le pouvoir. Une guerre interne éclata très rapidement, sous l’œil attentif des familles de New-York, qui avaient prévu un plan de secours, exécuter ceux qui sèmeraient le désordre dans cette famille. John Stanfa sera condamné par la suite à une peine de prison à perpétuité, Joseph Merlino quant-à lui sera condamné à quatorze années de prison pour racket. Joseph Ligambi reprendra le pouvoir, en occupant le poste d’Acting Boss, et arrivera à engager la famille de Philadelphie dans une certaine stabilité. Quelques années plus tard, un ancien mafieux qui décidera de collaborer avec les autorités, Peter « The Crumb » Caprio, révèlera, que les familles Gambino et Genovese étaient prêts à planifier une série de meurtre pour remettre de l’ordre dans cette famille enclin à la violence depuis tellement d’années. Ces contrats furent finalement stoppés quand les différents membres de la famille de Philadelphie furent inculpés et condamnés à plusieurs années de prison sur des charges fédérales tenant de la loi RICO. Toujours selon Peter Caprio, le projet était déjà bien avancé que les « trous » destinés à enterrer les corps avaient déjà été choisis, la plupart situés dans des sites d’enfouissements ou dans des chantiers de construction.

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UNE SEULE FAMILLE À NEW-YORK ?

27 Août 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

UNE SEULE FAMILLE À NEW-YORK ?

Une seule famille de la Cosa Nostra à New-York ?, c’est faux, pour l’avocat de John « The Tugboat » Tognino, l’un des accusés dans l’affaire East Coast. Selon la défense, les procureurs ont fait l’erreur de considérer la Cosa Nostra comme une « entreprise », comme si les cinq familles de New-York, ne représentaient plus qu’une seule et même entité. Or, les familles Genovese, Gambino, Lucchese, Bonanno et Colombo sont toujours bien indépendantes et ont encore à ce jour, des secteurs et des affaires bien délimités. Dans l’acte d’accusation dévoilée par la procureure fédérale Preet Bharara, il est spécifié, que des Associés, Soldats et Capitaines de plusieurs familles de la Cosa Nostra, ont travaillé « main dans la main » dans « une multitude d’activité criminelle ». Si cela est avéré, cela remettrait sans nul doute en cause, le système de fonctionnement de la Cosa Nostra. En effet, à la base, chaque famille reste indépendante, et les protocoles restent très strictes. Généralement, un Associé ou un Soldat de la Cosa Nostra, ne côtoie que les membres de sa propre famille, et travailler avec une famille rivale, n’est possible qu’après l’accord préalable de sa hiérarchie. New-York n’est pas un « territoire ouvert » comme Atlantic City ou la Floride, et empiéter sur les plates bandes d’une famille, peut entrainer de grave conséquence. Dans l’opération East Coast, l’acte d’accusation stipule que des individus, souvent au plus bas de l’échelle de la criminalité mafieuse, ont participé à des « réunions de travail » avec d’autres familles, dans un seul but, gagner de l’argent. De la vente de cigarettes non taxés, au racket, à la fraude à l’assurance et dans la vente illégale de produits médicaux, les rackets furent diversifiés et l’argent coulait à flot. Depuis que le FBI, avec le départ de John Edgar Hoover, a commencé à s’impliquer sur les affaires criminelles liées à la Cosa Nostra, les familles New-Yorkaise ont toujours été considérées comme des « familles distinctes ». En s’efforçant de démontrer aujourd’hui, que les familles de la Cosa Nostra à New-York ne sont plus qu’une seule et même entreprise criminelle, démontre que la justice Américaine, malgré différentes opérations médiatisées ces dernières années contre la mafia, un « échec complet » du gouvernement fédéral et de la justice Américaine, pour essayer de comprendre la « philosophie mafieuse », qui a su évoluer avec son temps. En effet, la Cosa Nostra à su se « moderniser », en utilisant par exemple les nouvelles technologies pour amasser de l’argent, tout en restant sous le radar du FBI. Elle prospère désormais dans l’ombre, en utilisant le meurtre qu’en dernier recours, mais même si elle a su évoluer, les règles à l’intérieur d’une famille reste les mêmes. En aucun cas, un Associé de la Cosa Nostra ne peut prendre l’initiative de parler « affaire » avec des membres intronisés de la mafia, sans avoir été présenter au préalable par son supérieur. Le mafieux de base, part du principe qu’un membre intronisé est digne de confiance vu que sa hiérarchie a accepté son initiation, alors qu’un Associé quant-à lui, n’a pas encore su prouver sa « valeur » et peut très vite se retourner contre eux à la moindre arrestation. Que cela soit dans l’opération Donnie Brasco avec la famille Bonanno, ou l’infiltration de Joaquin Garcia avec la famille Gambino, il s’avéra que les familles de la Cosa Nostra, gardaient leurs distances et démontrent que malgré les nombreuses qui séparent ces deux grosses opérations, la Cosa Nostra est toukours restée une organisation criminelle très organisée.

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ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

18 Août 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers, #Bonanno, #Lucchese

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

UNE LIBERTÉ SOUS SURVEILLANCE POUR DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO :

Ils ont beau avoir été acquittés dans un procès fédéral, il n’en reste que la liberté des membres de la famille Bonanno, reste un problème de taille pour les procureurs fédéraux. En Mai dernier, le procès contre Le Capitaine Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, des Acting Capo, Vito Badamo et Ernest Aiello et du Soldat Anthony « Skinny » Santoro fut tout simplement annulé, faute à un jury qui n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur un verdict. Les procureurs fédéraux qui venaient de subit une cuisante défaite avec l’acquittement du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro en Novembre dernier, ont réfléchi plusieurs jours avant de décider de lancer ou non un nouveau procès contre les membres de la famille Bonanno. Nouveau procès dit forcément libération sous caution. En effet, un procès qui fut annulé, permet aux membres de la famille Bonanno incarcérés depuis leurs arrestations de pouvoir permettre une libération anticipée. Outre Nichoals Santora et Anthony Santoro, qui rstent incarcérés au Métropolitan Center, en raison d’une caution trop élevée (1 million de dollar pour Nicholas Santora, et 500 000 mille dollars pour Anthony Santoro), Vito Badamo et Ernest Aiello ont pu quant-à eux retrouver la liberté, à certaines conditions. Les deux mafieux, ont pour interdiction de rencontrer des membres du crime organisé, en particulier des membres de la famille Bonanno : « Qui fait partit de la Cosa Nostra ? » demanda ironiquement l’avocat d’Ernest Aiello, en déclarant que son client avait pour habitude de fréquenter la pâtisserie Fortunato Brothers Cafe, un établissement qui servirait aussi de repère aux membres de la famille Bonanno : « Si votre client, y va et reste seulement quelques minutes, je suis d’accord. Le problème se pose s’il y reste plus d’une heure pour discuter » déclara le juge fédéral. Pareil pour Vito Badamo. Si ce dernier croise un membre du la famille Bonanno, il peut le « saluer » mais pas « discuter avec », insista de nouveau le juge : « Les procureurs ne sont pas même pas capables de nous communiquer une liste d’individus qu’il ne faut pas côtoyer » déclara l’avocat d’Ernest Aiello, stipulant que son client avait peur d’être incarcéré pour avoir discuté avec un individu dans une boulangerie Italienne

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE LUCCHESE PLAIDE COUPABLE :

En décidant de ne pas incriminer Carmine Avelino (voir photo), un Capitaine de la famille Lucchese dans plusieurs délits, Michael Capra lui a sans nul doute, enlevé une belle épine du pied. Sans aucune preuve tangible, les procureurs savaient pertinemment qu’un procès contre le Capitaine de la famille Lucchese risquait d’être compliqué, un accord de plaidoyer était donc inéluctable. Carmine Avelino voulait aller au procès, mais l’accord proposé par les procureurs était tellement alléchant, que ce dernier accepta de suite. En acceptant de plaider coupable d’extorsion, ce dernier sera condamné au maximum à une peine de deux années et demi de prison, alors qu'à la base, le mafieux pouvait être condamné à près de vingt années derrière les barreaux. Âgé de soixante douze ans, Carmine Avelino continuera sans nul doute à sa sortie de prison ses activités criminelles au sein de la famille Lucchese, surtout qu'avec les remises de peine, il deviendra très vite un homme libre. Devant le tribunal, Carmine Avelino déclara qu’il avait demandé aux frères Capra, Michael et Daniel, des Associés de la Cosa Nostra, d’utiliser la menace physique et verbale pour récupérer pas loin de 100 000 dollars au près d’un individu qui restera non identifié. Lorsque le juge fédéral demanda si Carmine Avelino appartenait à la famille Lucchese, son avocat interpella coupa net la parole du juge, en déclarant que son client aurait préféré qu’on parle plutôt des activités de son client au sein de plusieurs associations communautaires, tout en demandant au juge un petit peu de compassion dans son verdict, Carmine Avelino souffrirait de la maladie de la Parkinson.

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QUAND LA COSA NOTRA ESSAYE DE VENDRE DES TABLEAUX DE GRANDS MAITRES - PARTIE 1

3 Août 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie, #Divers, #Patriarca

QUAND LA COSA NOTRA ESSAYE DE VENDRE DES TABLEAUX DE GRANDS MAITRES - PARTIE 1

On a souvent parlé ces derniers mois, du célèbre casse de la Lufthansa, orchestré par des membres de la familles Lucchese, qui rapportèrent près de six millions de dollars à la Cosa Nostra en 1978. Mais un vol aussi spectaculaire eut lieu au début des années 1990, quand des Associés et membres supposés de la Cosa Nostra, décidèrent de cambrioler le Isabella Stewart Gardner Museum (voir photo) de Boston, la nuit de de la célèbre fête Irlandaise, la Saint-Patrick, en 1990. Vers 1h30 du matin, deux individus armés, déguisés en policiers, attachèrent les gardes de sécurité et volèrent pour près de cinq cent million de dollars de tableaux de grand maitres, des Degas, des Manet, des Vermeer et des Rembrants. A ce jour, aucune personne ne fut arrêtée, aucun tableau ne fut récupéré, et malgré vingt six années après ce fameux vol, la Cosa Nostra reste le principal suspect. Dernièrement, un ancien Capitaine de la famille de Philadelphie, dénommé Robert « Bobby » Luisi Jr, qui est disparu dans le programme de protection de témoin, donna de nouvelles indications sur ce fameux braquage. Robert Luisi Jr a eu un parcours atypique dans la Cosa Nostra. Fils de Robert Luisi Sr, assassiné par la famille Patriarca au milieu des années 1990, ce dernier passa l’entière de sa vie criminelle à Boston, une ville ou le crime organisée est très bien implanté Le problème, est que sa « candidature » pour devenir un membre intronisé, fut bloquée par un Capitaine de la famille Patriarca. Pour cela, Robert Luisi Jr, sera intronisé dans la famille de Philadelphie au milieu des années 1990, tout en continuant son activité de trafiquant de drogue, toujours depuis Boston. En 1998, ce dernier fut promu au rang de Capitaine, mais une année plus tard tout bouscula. Robert Luisi Jr fut accusé et inculpé de trafic de drogue. La drogue peut rapporter énormément d’argent aux membres de la Cosa Nostra, mais elle peut aussi amener des longues peines de prison, aux membres qui voudraient s’adonner à ce trafic et Robert Luisi Jr en était conscient. Pour éviter une peine à rallonge, ce dernier décidera de témoigner contre la famille de Philadelphie et contre son Parrain, Joseph Merlino. Aujourd’hui, la vie de Robert Luisi Jr est complètement différente. Vivant dans un État du Sud, l’ancien gangster s’est rapproché de la religion, en devenant pasteur. Mais ce dernier est toujours disponible pour donner des informations sur son ancienne vie. Dernièrement, il révéla que les deux individus ayant perpétré le cambriolage du Isabella Stewart Gardner Museum, n’était autre que Robert Guarente et Robert « The Cook » Gentille. Robert Luisi Jr connaissait très bien les deux Associés de la Cosa Nostra, l’ancien Capitaine de la famille de Philadelphie voulait même créer une nouvelle famille à Boston, en nommant Robert Guarente comme Underboss et Robert Gentile comme Consilgiere. A l’époque du vol, Robert Luisi Jr, déclara que Robert Guarante l’avait sondé à plusieurs reprises sur la manière de vendre des tableaux de grands maitres, lui certifiant que la plupart d’entre eux, étaient cachés sous une dalle en béton, dans une maison en Floride. Robert Guarente qui purgeait au début des années 2000, une peine de prison pour trafic de cocaïne, décèdera en 2004, en ne donnant jamais et malgré la pression du FBI, la localisation exacte des différents tableaux.

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« QUAND IL Y A DE L'ARGENT EN JEU LA COSA NOSTRA EST TOUJOURS PRÉSENTE »

10 Juillet 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

« QUAND IL Y A DE L'ARGENT EN JEU LA COSA NOSTRA EST TOUJOURS PRÉSENTE »

« Quand il y a de l'argent en jeu, vous trouverez toujours des membres du crime organisé » déclara le procureur fédéral Elie Honig. Ce dernier qui est à la tête d’une équipe d'une centaine d’hommes, à pour seul but de lutter contre les cartels de la drogue, les politiciens corrompus, les gangs de rues, les criminels à col blanc, et bien sûr les familles de la Cosa Nostra. Elie Honig les connaît déjà très bien, et a par le passé, fait condamner certains membres importants, comme Danny Marino de la famille Gambino, ou encore Ciro Perrone (voir photo) de la famille Genovese. Mais son travail ne s’arrête pas aux cinq familles de New-York, mais son rôle est aussi de surveiller les activités de la famille DeCavalcante dans le New-Jersey et la famille de Philadelphie. Depuis plusieurs années, les meurtres liés à la Cosa Nostra se font plus rare. La raison ?, toute est une question d’affaire. En effet, un assassinat crapuleux, voire une disparition suspecte, attire inévitablement l’attention des agences fédérales. De plus, un mafieux, à moins de chance de coopérer avec la justice Américaine s’il fait face à une peine de quelques mois de prison pour extorsion, au lieu d’une incarcération à vie pour meurtre. Alors même si le futur initié qui prête serment à la Cosa Nostra, jure d'utiliser son arme pour la famille, il n'est pas rare qu'un membre de la Cosa Nostra n'assassine personne dans sa carrière criminelle. Avec sa position actuelle, Elie Honig ne va plus dans les salles d’audience pour essayer de faire condamner les membres du crime organisé, mais reste parfaitement conscient de l’évolution des membres de la Cosa Nostra, en particulier dans les nouvelles technologies : « Aujourd’hui, leur but est de gagner de l’argent en restant chez eux ». En Mai dernier, une opération fut lancée par le FBI et par ses services, contre la famille Genovese, l’opération Fistful. L’enquête révéla que des membres de la Cosa Nostra gagnaient des millions de dollars grâce aux paris sportifs, effectués non pas dans des bars clandestins comme à une époque, mais sur internet. Mais outre les paris, l'enquête révéla que la famille Genovese était encore très actif dans les prêts usuraire. L’un des individus, Domenico Pucillo, un Associé de la famille Genovese qui est propriétaire de plusieurs entreprises, dont Tri-State Cashing, avait lancé une vaste opération de prêt usuraire, en utilisant les comptes de ses sociétés pour prêter de l’argent à des individus à des taux exorbitants, rapportant près de 1,3 millions de dollars par an à la famille Genovese : « Ce fut comme si il avait mis en place une institution financière, pour pouvoir gérer leur entreprise criminelle » déclara le procureur fédéral, avec une pointe d’admiration. Généralement, les membres de la Cosa Nostra demandent aux individus demandant un prêt, pratiquement deux à trois points par semaine. Par exemple pour dix milles dollars, ce dernier devra rembourser aux membres de la mafia, près de trois cent dollars par semaine, en plus de la somme initiale. Domenick Pucillo réclamait uniquement des paiements par chèques, qu’il encaissait sur le compte de sa société, il demandait même aux parieurs en manque d’argent, de signer des chèques partiellement remplis, pour que l’Associé puisse rajouter par la suite le montant qu’il désire. L’argent gagnait, remonté automatiquement cers le haut, vers le Soldat Vito Alberti et vers le Capitaine Charles Tuzzo, qui seront eux aussi arrêtés. Pour le procureur fédéral Elie Honig, il est évident que la famille Genovese reste la famille de la Cosa Nostra la plus discrète et la plus avisée : « Ces gars la, ne lâchent jamais rien », en faisant référence à Charles Tuzzo qu’il connaissait déjà depuis les années 1980. Mais pour Elie Honig, l’histoire qu’il le marquera à jamais, sera sans nul doute celle de Ciro Perrone, un Capitaine de la famille Genovese qui avait repris l'équipe d'une légende de cette borgata, Matthew « Matty The Horse » Ianniello. Âgé de quatre vingt sept ans, Ciro Perrone gérait d’une main de fer une opération de jeux et de prêt usuraire dans son club social d’Ozone Park, installé dans une ancienne boucherie, ou depuis son restaurant le Don Pepe. Ciro Peronne était vraiment un gangster de la vielle école et n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins. Sa méthode de recouvrement, était forcément moins sophistiquée que Domenick Pucillo, mais tout aussi efficace. En effet, Cirone Perrone envoyait des membres de son équipe, armée de batte de baseball, pour recouvrir les dettes des mauvais payeurs, et l’argent remontait tout aussi efficacement. Le Capitaine de la famille Genovese sera condamné à cinq années de prison en 2008 et sortira au bout de trois ans, il décèdera l’année de sa libération, en 2011.

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