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John Gotti : Le Don en Teflon - Quatrième Partie

13 Mai 2013, 17:14pm

Publié par Xav + A.S

John Gotti : Le Don en Teflon - Quatrième Partie

Quand John Gotti fut condamné à la prison à vie en juin 1992, il fut transféré dans la prison de "Marion" dans l’État de l’Illinois. En 1992, cette prison était considérée par les autorités Américaine comme la prison fédérale la plus répressive des États-Unis. A "Marion", les criminels les plus dangereux du pays y étaient incarcérés. John Gotti, même emprisonné, était encore le Boss et pour éviter que des informations circulent entre lui et la famille Gambino, il fut installé dans une partie de la prison la plus difficile, appelé isolement total. Sa cellule faisait moins de sept mètres carrés, elle était composée d'un lit en métal ou John Gotti pouvait s'allonger sur un fin matelas. La seule distraction pendant ses 23 heures d'enfermement, était une petite télé en noir et blanc ou était diffusé des programmes religieux et autres émissions sur la réhabilitation. Bien sûr John Gotti n'avait plus les privilèges que pouvait espérer un "Parrain" de la Cosa Nostra, mais malgré les conditions de détentions extrêmes, John Gotti restait encore le patron. Sa notoriété et son influence en faisaient un des détenus les plus craint par les autres prisonniers. La plupart n'hésitèrent pas par respect ou pour faciliter son confort dans ce milieu hostile, à lui donné un meilleur matelas. A "Marion" John Gotti était encore quelqu'un de très respecté, personne ne voulait avoir des histoires avec lui. En effet, qui oserait se frotter à un des parrains les plus puissants de la Cosa Nostra. La famille Gambino comptait plus de 200 membres actifs et des milliers d'associés, ce qui représentait une énorme force de frappe pour quiconque oserait se défier à elle. Jouant de sa notoriété, John Gotti essayait de dicter un peu sa loi envers les autres détenus pendant ses rares moments de détente à l'extérieur de sa cellule. Les prisonniers avaient pris l'habitude de s'écarter quand il le voyait arriver et surtout de ne jamais lui parler de sa vie dans le crime organisé.
En 1996, comme chaque jour, John Gotti profitait de son heure quotidienne de détente en sortant de sa cellule. Cela faisait déjà quatre années que John Gotti était incarcéré, sa vie de Boss de la Cosa Nostra avait laissé place à la routine habituelle dans l'univers carcéral. Il était toujours considéré comme le parrain de la famille Gambino, son fils John Gotti Jr gérait pour lui les affaires en dehors de la prison. John Gotti longeait les cellules, faisant les cent pas, il essayait de s'aérer un peu l'esprit. L'enfermement pouvait détruire n'importe quel prisonnier même le plus robuste et John Gotti en était conscient. Il savait que le but du gouvernement était de le détruire psychologiquement jusqu'à la fin de ses jours. Pendant sa promenade en dehors de sa minuscule cellule, John Gotti croisa Walter Johnson. Ce dernier connaissait parfaitement la réputation du chef de la famille Gambino. Walter Johnson était un ancien braqueur de banque, il venait d'être transféré récemment dans le pénitencier de "Marion" en raison de son comportement violent envers les autres détenus. John Gotti s'avança vers Walter Johnson mais ce dernier mis du temps à le laisser passer. Vexé par cette attitude, John Gotti lui hurla dessus "Fous moi le camp d'ici espèce de sale "nègre", tu ne sais pas qui je suis?". Walter Johnson savait qui était John Gotti, mais à "Marion", il ne faisait aucune différence entre les autres prisonniers, pour lui c'était un détenu qui portait une combinaison orange comme tout le monde dans cet établissement. Le lendemain de l'altercation, pendant leur moment de détente, Walter Johnson en profita pour frapper John Gotti au visage. Ce dernier surpris, tomba par terre et essaya de se défendre tant bien que mal avant que les gardiens n'arrivent pour les séparer. Les détenus étaient stupéfaits par ce qu'il venait d'arriver. John Gotti était le Boss de la famille Gambino et tout le monde était surpris de le voir se faire frapper. Emmené à l'infirmerie, il se fit soigner alors que que Walter Johnson fut placé à l'isolement. John Gotti refusa de dire aux surveillants ce qu'il s'était passé, dents serrés, mâchoire fermée, il prétexta seulement avoir trébuché. Pour les autorités pénitentiaires, l'incident était clos, mais pas pour John Gotti. C'était la première fois de sa vie qu'il se faisait frapper. Au fond de lui, il se sentait humilié. Il ne pouvait pas laisser cet incident sans conséquence, Walter Johnson devait payer.
Dans les prisons fédérales, un gang redouté par tous les détenus avait pris ses marques. A "Marion" celui-ci était très bien implanté et très bien organisé. Ce gang se dénomme les "Aryan Brotherhood". Il est considérée pas les autorités Américaines comme un des gangs les plus violents dans le milieu carcéral Américain. Même s'il ne représente que 1 % de la population carcérale, il est à lui seul responsable de plus de 25 % des meurtres commis dans les prisons Américaines. John Gotti pris alors contact avec un des leaders et lui proposa pas loin de 100 000 $ pour tuer Walter Johnson. Les membres de "L'Aryan Brotherhood" incarcéraient à "Marion" étaient tous d'accord pour effectuer ce contrat. Pour eux c'était de l'argent facile et tuer un détenu noir renforcerait leur suprématie. Mais il fallait d'abord que les chefs de ce gang emprisonnés dans différentes prisons aux Etats-Unis puissent donner leur accord. Plusieurs semaines s'écoulèrent avant que les dirigeants de l'"Aryan Brotherhood"acceptent finalement de tuer Walter Johnson. Maintenant, ce dernier était devenu une cible à abattre et John Gotti allait montrer devant tout le monde qu'on ne s'attaquait pas impunément à un Boss de la Cosa Nostra. Les autorités pénitentiaires furent mise au courant rapidement du contrat lancé par John Gotti sur Walter Johnson et décidèrent de protéger ce dernier en le mettant à l'isolement. Les autorités le mirent à l'isolement jusqu’à sa libération en conditionnelle qui devait intervenir quelques mois plus tard.
En 1998, John Gotti atteint d'un cancer de la gorge fut transféré au centre médical pour les prisonniers fédéraux a Springfield dans le Missouri. Il mourut le 10 juin 2002, il avait 61 ans.

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MICHAEL "MIKEY CIGARS" COPPOLA "What're you gonna do now, tough guy?"

9 Mai 2013, 15:32pm

Publié par Xav + A.S

MICHAEL "MIKEY CIGARS" COPPOLA "What're you gonna do now, tough guy?"

En 1983, a Newark dans le New-Jersey, plusieurs membres de la Cosa Nostra s'étaient réunis pour célébrer la sortie de prison d'un membre de la famille Genovese, Michael Coppola. La fête avait lieu dans un bar dénommé "La Taverne" qui fut ce jour là exceptionnellement fermé au public. Selon les autorités, la fête avait commencé dès midi et tout avait été prévu pour accueillir comme il se doit Michael Coppola. Il venait de purger une peine de cinq ans d'emprisonnement dans un pénitencier fédéral pour extorsion de 1979 à 1983. Lors de cette soirée, des membres de la famille Genovese mais aussi d'autres familles de la Cosa Nostra étaient présents. Tommy Ricciardi un ancien membre de la famille Lucchese qui devint un collaborateur pour la justice quelques années plus tard, raconta aux enquêteurs comment s'était déroulé cette soirée. En 1983, Tommy Ricciardi venait d'être initier dans la Cosa Nostra, il avait été invité à cette fête par un ami proche de Michael Coppola, Michael Taccetta. Ce dernier était un capitaine de la famille Lucchese qui opérait lui aussi principalement dans le New-Jersey. Michael Taccetta avait crée une entreprise avec son frère Martin Tacceta, lui aussi un membre initié de la famille Lucchese dénommé "Taccetta Group Enterprises". C'était quelqu'un de très craint, extrêmement puissant. Il se considérait d'après les autorités comme "Le Parrain" du New-Jersey. Pendant la fête, il en profita pour présenter Tommy Ricciardi en tant qu'"amico nostra" à Michael Coppola. A la fin des festivités, la plupart des invités commencèrent à quitter les lieux. Tommy Ricciardi, Michael Coppola et Martin Tacceta s'installèrent au fond du bar pour raconter leurs aventures. Michael Coppola profita de cette occasion pour raconter à ses amis une histoire qui le rendit célèbre dans toute la Cosa Nostra.
A cette époque, Michael Coppola était encore un simple associé. Il faisait partit d'un groupe de tueurs qui exécutait une multitude de contrats pour la famille Genovese appelé "The Fist". En 1977, la famille Genovese décida de lancer un contrat contre John "Johnny Coca-Cola" Lardiere. Ce dernier était accusé par plusieurs membres de la famille Genovese de collaborer avec le FBI et Michael Coppola devait se charger de l’exécuter. Mais d'après Tommy Ricciardi, la famille Genovese avait lancé un contrat contre John Lardiere car ce dernier avait ouvertement manqué de respect à un capitaine de la famille de Philadelphie, Ralph "Blackie"Napoli. Cette histoire remontait à l'époque ou Ralph Napoli était incarcéré dans la même prison fédérale que John Lardière après avoir refusé de témoigner contre des membres de la Cosa Nostra. En prison, il ne s'entendait pas très bien avec l'associé des Genovese. John "Johnny Coca-Cola" Lardiere était connu pour avoir une "grande gueule", et son tempérament "rentre dedans" ne plaisait pas beaucoup à Ralph "Blackie"Napoli. Un jour, une dispute éclata entre Ralph "Blackie"Napoli et John "Johnny Coca-Cola" Lardiere. Ce dernier, pendant cette accrochage, manqua ouvertement de respect à un membre initié de la Cosa Nostra ce qui était formellement interdit. John Lardiere par ailleurs n'était pas encore un membre à part entière de la Mafia, il avait donc signé son arrêt de mort.
En Avril 1977, John "Johnny Coca-Cola" Lardiere obtint une permission d'une journée pour fêter Pâques avec sa famille. John lardière avait tout prévu, il avait réserve une chambre dans un motel dénommé le "Red Bull Inn". A 2h30 du matin, il arriva à son hôtel et sortit tranquillement de sa voiture pour aller s'enregistrer à l'accueil. Une fois l'enregistrement effectué, il rejoignit sa voiture pour récupérer sa valise dans son coffre. Soudain, une personne portant un bonnet arriva derrière lui et l'appela par son nom. Lorsque John "Johnny Coca-Cola" Lardiere se retourna , il vit Michael Coppola armé d'un semi-automatique muni d'un silencieux pointé sur lui. Michael Coppla n'hésita pas une seule seconde, il en avait l'habitude maintenant, ce n'était pas le premier contrat qu'il effectué pour la famille Genovese. Il appuya sur la détente mais l'arme s'enraya. John "Johnny Coca-Cola" Lardiere éclata de rire et commença à lui sortir une phrase qui deviendra célèbre chez tous les membres de la Cosa-Nostra : " "What're you gonna do now, tough guy?" (Qu'est-ce que tu vas faire maintenant, gros dur ?). Il s’avança alors vers Michael Coppola pour essayer de le frapper mais Michael Coppola avait tout prévu, il sortit une autre arme qu'il avait attaché à sa cheville, la pointa vers John Lardiere et lui tira dessus plusieurs fois. Michael Coppola s'enfuit à toute vitesse, mais le gérant du motel entendit les coups de feux et appela immédiatement la police. Arrivé sur les lieux du crime, la police retrouva John Lardiere allongé au sol avec la clé de sa chambre encore dans sa main. Les agents retrouvèrent aussi l'arme utilisée pour cet assassinat ainsi que le bonnet du tueur. Mais malgré les efforts de ces derniers pour retrouver le coupable, aucun suspect ne put être identifié.
En récompense de ce contrat, Michael Coppola fut initié dans la famille Genovese. L'affaire semblait se tasser et au bout de quelques années, tout le monde ou presque avait oublié cette affaire, tout le monde sauf Tommy Ricciardi. En 1996, ce dernier avait été arrêté ainsi que plusieurs membres de la famille Lucchese dont Michael et Martin Tacceta pour plusieurs affaires tenant de la loi "Rico" (racket, extorsion...). Tommy Ricciardi ne s'entendait plus tellement avec certains membres de la famille Lucchese et surtout avec les frères "Tacceta". Ces derniers avaient lancé la rumeur que Tommy Ricciardi et un capitaine très respecté de la famille Lucchese Anthony "Tumac" Accetturo, avaient fait une alliance avec un cartel Colombien pour anéantir la famille Lucchese et prendre le pouvoir. Pour se venger de ces mensonges à son égard et pour ne pas terminer sa vie derrière les barreaux, il décida de collaborer avec la justice. Pendant ses longs interrogatoires avec le FBI, Tommy Ricciardi raconta aux enquêteurs, qu'il avait entendu Michael Coppola se vantait du meurtre de John "Johnny Coca-Cola" Lardiere lors d'une soirée organisée par ce dernier à sa sortie de prison en 1983. Même si l'histoire de Tommy Ricciardi semblait crédible, il fallait des preuves pour condamner Michael Coppola du meurtre de John Lardiere. Grâce aux échantillons trouvés le jour du crime, le FBI procéda à des analyses ADN. Le résultat se fit connaitre plusieurs mois plus tard et les résultats accablèrent Michael Coppola. Il ne restait plus que pour le FBI que d'arrêter le suspect. Le 8 août 1996, à Spring Lake dans le New-Jersey au petit matin, Michael Coppola sortait tranquillement de son domicile pour aller faire son jogging quand il fut interpellé par deux agents du FBI. Ces derniers lui donnèrent une convocation pour comparaitre devant un tribunal de Somerville. Les agents allèrent droit au but et lui expliquèrent que c'était par rapport à un meurtre qui avait eu lieu des années auparavant. Grâce à son avocat, Michael Coppola réussit à décaler la date de la convocation. Le 13 août 1996, Michael Coppola devait comparaitre devant le tribunal, mais il ne s'y présenta pas, ce dernier en avait profité pour fuir avec sa femme.
Pendant plusieurs années, le FBI le rechercha dans plusieurs États, sans trouver aucune trace de Michael Coppola. Il fut finalement retrouvé le 09 mars 2007 dans l'Upper West Side à New-York. Michael Coppola vivait tranquillement depuis plusieurs années dans le même appartement en plein Manhattan avec sa femme Linda et leur fils. La fouille de son appartement fut très intéressante pour les enquêteurs. Le FBI trouva de faux permis de conduire ainsi que de fausses cartes d'identité. Ils eurent la preuve que Michael Coppola continuait à travailler pour la famille Genovese alors qu'il était en cavale. D'après le FBI, il aurait participé avec son fils (Un "soldat" dans la famille Genovese) dans le meurtre d'un "Capitaine" de la famille en disgrâce, Lawrence Ricci. Sa femme Linda et son fils plaidèrent tous les deux coupables d'avoir abriter un fugitif pendant plusieurs années. Sa femme fut condamné à de la probation alors que son fils fut condamné à une peine de 3 ans de prison.
Le FBI était persuadé que Michael Coppola allait finir par collaborer avec la justice. En effet, il lui avait proposé une offre d’immunité complète ainsi que la protection du gouvernement si ce dernier décidait d'aider les enquêteurs à lutter contre la Cosa Nostra. Mais ce dernier déclina leur offre et décida de plaider non coupable à son procès. Finalement il fut acquitté du meurtre de John "Johnny Coca-Cola" Lardiere, mais il fut déclaré coupable d'extorsion tenant de la loi Rico et condamné à une peine maximale de 20 années de prison, qu'il purge actuellement dans le pénitencier fédéral d'"Atlanta" en Géorgie. Il sera libérale en 2024.

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RITA GIGANTE LA FILLE DU "ODDFATHER"

8 Mai 2013, 09:39am

Publié par Xav + A.S

RITA GIGANTE LA FILLE DU "ODDFATHER"

Rita Gigante est la fille du célèbre parrain, Vincent "The Chin" Gigante. Ce dernier était le dernier "Parrain" officiel de la famille Genovese, son règne dura plus de 24 ans, de 1981 à 2005. Pendant cette longue période, le boss de la famille Genovese inventa un stratagème pour éviter toutes poursuites pénales. Il commença à jouer la comédie en 1969, Vincent Gigante risquait une lourde peine de prison pour corruption et il l'évita en feignant la maladie mentale. Les différents psychiatres du gouvernement étaient tous d'accord pour dire que Vincent Gigante était "schizophrénie", qu'il était atteint de "démence", de "psychose" , et d'autres troubles d'ordre psychiatrique. Même quand il n'était pas inculpé, Vincent Gigante préparait ses futurs mise en accusation. Surveillé en permanence par le FBI, il sortait de chez lui et commencé à déambuler dans les rues de New-York. Il était habillé en peignoir et d'un pyjama accompagné par ses gardes du corps pour arriver jusqu'à son club social le "Triangle Civic Improvement Association". Pendant ses réunions, il parlait toujours à voix basse et il avait ordonné aux membres de la famille Genovese de ne jamais prononcer son nom mais seulement de toucher leur menton pour parler de lui. Il utilisa aussi plusieurs fois sa famille (sa mère, sa femme et ses enfants) dans ses différentes sorties.
Sa fille Rita Gigante décida de raconter sa vie au quotidien avec son père, parrain d'une famille de la Cosa Nostra la plus puissante des États-Unis. Elle écrivit un livre à succès (The Godfather's Daughter: An Unlikely Story of Love, Healing, and Redemption) et expliqua comment son père feignait sa maladie mentale. "Mon père était un brillant acteur. Et par la force des choses, je fut entrainé dans son univers". Dans son livre, elle raconta une scène qui s'était déroulé en Septembre 1983. A cette époque, son père logeait dans un petit appartement si sombre qu'elle appelait "le donjon". Assis sur le canapé dans son salon, Vincent Gigante lui demanda : "Rita, viens marcher avec moi". "Je savais qu'il voulait que je fasse une promenade avec lui dans le parc. Quand mon père me demandait de marcher avec lui, cela signifiait qu'il voulait aller dans son club social pour parler affaires et surtout pour se montrer devant le FBI". Avant de partir, il se changeait, il retirait son pantalon et sa chemise pour enfiler un vieux peignoir en velours noir qu'il avait gagnait dans un casino à Las Vegas. Il n'oubliait pas non plus de se décoiffer et d'enfiler un vieux béret. La scène était presque surnaturelle, dans les rues de New-York, Vincent Gigante le boss de la famille Genovese se promenait en peignoir de bain aux bras de sa fille. "Une fois dehors, il commençait à trainer des pieds et à tituber. Mon père avait en quelques secondes changeait de comportement. Devant moi, mon père qui était si puissant, était devenu un vieillard sénile, il était devenu fragile". Elle continuait à raconter les détails de sa promenade : "Alors qu'on était en train de marcher, il n'arrivait plus à se tenir debout et il était sur le point de tomber. C'est alors que jje devais lui tenir le bras pour faire semblant de le rattraper". Par moment, il commençait à marmonner un charabia incompréhensible. Vincent Gigante pensait qu'il était enregistré et filmé en permanence par le FBI. Lors de cette sortie, il s'arrêta devant un parcmètre et commença à lui parler. "Nous allons faire une promenade, tu veux venir avec nous parcmètre?".
En 1990, Vincent Gigante fut accusé par le gouvernement de racket et d'assassinat mais il fallut attendre 1997 avant qu'il ne soit jugé. Pendant cette période, les différents avocats de Vincent Gigante appelèrent plusieurs témoins pour démontrer que leur client était "fou" et "inapte"à être jugé. Mais dans les années 1990, de nombreux membres de la Cosa Nostra avaient décidé de collaborer avec la justice. La plupart avait démontré que Vincent "The Chin" Gigante était totalement sein d'esprit et qu'il contrôlait d'une main de fer la famille Genovese. L'un des mafieux à avoir révélé cette supercherie fut Salvatore Gravano l'ancien Underboss de la famille Gambino. Dans son livre "Le Repenti" de Peter Maas, Salvatore Gravano avait assisté à une réunion officielle de la "Commission". Il raconta : "Vincent Gigante était arrivé en peignoir et en pyjama avec une barbe de 4 à 5 jours. Il avait l'air vaiment crado". Pendant cette réunion, John Gotti avait prétexté que la famille Genovese n'avait plus initié de membres depuis très longtemps. Vincent Gigante lui répondit calmement "Le moment venu, je procéderai aux changements nécessaires dans ma famille. Je te remercie de te soucier de nous, mais je le ferai quand je serai prêt". Pour Salvatore Gravano, Vincent "The Chin" Gigante avait bien toute sa tête et la comédie qu'il jouait auprès du FBI marchait parfaitement. En effet lors du procès de la "Commission" intenté par Rudolph Giuliani, ancien procureur fédéral et ancien maire de New-York contre les Boss des cinq familles de la Cosa-Nostra en 1985, Vincent Gigante n'avait pas été inculpé. Ce fût son "Underboss" Anthony "Fat Tony" Salerno qui le fut à sa place. Vincent Gigante jouait tellement bien la comédie, que le FBI pensait qu'Anthony "Fat Tony" Salerno était le Boss de la famille Genovese, mais il se trompait.
En 1997, Salvatore Gravano qui était toujours dans le programme de protection des témoins, scella le sort de Vincent Gigante lors de son procès. Son témoignage fut confirmé par Alphonse "Little Al" D'Arco, l'ancien "Acting Boss" de la famille Lucchese et par l'ancien Underboss de la famille de Philadelphie, Phil Leonetti. Finalement le jury le déclara coupable de racket et le condamna à 12 ans de prison dans un pénitencier fédéral. En 2002, alors qu'il était emprisonné, il fût de nouveau condamné pour racket et obstruction à la justice, après avoir avoué avoir mentit pendant plusieurs années à la justice sur son état mental. En 2005, sa santé commença à décliner et il mourra dans un hôpital fédéral à Springfield dans le Missouri, il avait 77 ans.
Depuis la mort de son père, Rita Giganta avoua publiquement son homosexualité et admit même que son père lui avait donné son consentement de l'"au-delà". Rita Gigante exerce le métier de "guérisseuse" et prétend être contact avec les "morts" dont son père. "Il va bien et il aime ma fiancée (Bobbi Sterchele)". Rita Gigante confia qu'elle avait jamais parlé ouvertement de son homosexualité avec son père quand il était encore vivant, mais qu'au fond de lui "il avait compris". "Mon père était quelqu'un de très intelligent, j'ai toujours pensé qu'il aurait pu être PDG d'une grande entreprise". Rita Gigante à même prévu de se marier et de fêter son mariage avec toute sa famille. "Ma famille est aux anges, elle voit comment je suis heureuse et c'est le principal".

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LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

7 Mai 2013, 17:35pm

Publié par Xav + A.S

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

La Mafia Italo-Américaine est actuellement très bien implantée dans la ville de New York, à Elizabeth dans le New Jersey , à Philadelphie , à Boston ,à Detroit et à Chicago. Mais il existe aussi des plus petites familles de la Cosa Nostra installées dans différents villes comme à Buffalo, à Tampa, à Los Angeles, à Cleveland. Au total un peu moins d'une vingtaine de familles de la Cosa Nostra sont installées dans tous les États-Unis. Certaines se sont éteintes ou n'ont plus beaucoup d'activité.
En Vert : Les Etats ou la Cosa Nostra est très bien implantée.
En Bleu : Etat ou la principale famille n'a plus beaucoup d'activités mais ou d'autres familles apparaissent.
En Jaune : Famille éteinte.
En Gris : Aucune Famille présente dans cet État.

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

ETAT DE NEW-YORK

A New-York sont ancrées les cinq principales familles de la Cosa Nostra :

Genovese

Membres : 200-250
Associés : + 1000

Elle est considérée par le gouvernement Américain comme la "Rolls Royce" du crime organisé aux États-Unis. Elle compte en moyenne plus de 250 membres et des milliers d'associés. Depuis la mort du Boss Vincent "The Chin" Gigante en 2005, aucun patron officiel n'a été nommé. La famille Genovese reste une des familles de la Cosa Nostra la plus puissante et la plus prospère actuellement. Très cloisonnée, peu d'informations circulent sur cette famille. Depuis sa création seulement 5 membres de la famille Genovese ont collaboré avec le gouvernement. Aujourd'hui même si on ne connait pas sa hiérrachie exact, Ernest Muscarella, Liborio "Barney" Bellomo, Daniel "Danny the Lion" Leo, Lawrence "Little Larry" Dentico, Dominick "Quiet Dom" Cirillo et John "Johnny Sausage" Barbato restent des membres très influent susceptibles de gérer les affaires au quotidien de la famille Genovese.

Gambino

Membres : 200-250
Associés : + 1000

Dernièrement, elle nomme à sa tête Domenico "Italian Dom" Cefalu métant fin à "l'ère Gotti". En effet depuis la condamnation à la prison à vie en 1992 du parrain John Gotti, plusieurs membres de la famille Gotti se sont succédé à la tête de la famille Gambino. John Gotti, Jr. de 1992 à 1999 et Peter "One Eye" Gotti de 1999 à 2011. Francesco "Frank" Cali qui est aussi d'origine Sicilienne est promu au rang d'Underboss. Joseph "Jo Jo" Corozzo est toujours le Consigliere de la famille Gambino malgré sa condamnation pour racket et trafic de drogue.

Bonanno

Membres : 130-180
Associés : +1000

Elle avait été exclue de la Commission pour avoir été active dans le trafic de drogue. De 1991 à 2004, elle a été dirigée par Joseph "Big Joey" Massino et avait retrouvé une certaine dignité en récupérant son siège et en devenant une famille viable de la Cosa Nostra. En 2004, plusieurs membres de la famille Bonanno collaborèrent avec la justice dont le Boss en exercice Joseph Massino qui pour éviter la peine de mort devint un repenti. Depuis 2009, elle était dirigée par Vincent "Vinny TV" Badalamenti qui fut condamné à 18 mois de prison pour dette illégale. Nicolas "Nicky Mouth' Santora et Anthony "Fat Tony" Rabito étaient respectivement Underboss et Consigliere de la famille Bonanno. Dernièrement, Anthony "Fat Tony" Rabito, Thomas DiFiore et Vincent "Viny" Asaro gèrent la famille Bonanno en attendant la nomination d'un Boss officiel.

Lucchese :

Membres : 120 -150

Associés : + 1000

Depuis quelques années la famille était gérée par Vittorio "Vic" Amuso depuis sa prison. De 2003 à 2009, trois capitaines, Aniello "Neil" Migliore , Joseph DiNapoli et Matthew Madonna gérèrent les affaires quotidiennes de la famille Lucchese. En 2012, Vittorio "Vic" Amuso décide de se retirer et laisse sa place à Steven "Wonderboy" Crea. Joseph "Joe C. Caridi un proche de Steven Crea est nommé Underboss.

Colombo :

Membres : - de 100
Associés : +1000

Elle est dirigée depuis 1973 par Carmine "Junior" Persico qui gère la famille depuis sa prison. La famille Colombo a vu depuis quelques années plusieurs de ses membres collaborés avec la justice et surtout une partie de sa hiérarchie condamnée à de longues peines de prison.Andrew "Andy Mush" Russo est "Acting Boss" de la famille Colombo.

A L'OUEST DE NEW-YORK :

Famille de Buffalo :

Membres : + de 40
Associés : + de 300

Elle compte actuellement une quarantaine de membres actifs dans la région de Buffalo mais elle reste aussi très influente en dehors des Etats-Unis comme en Ontario au Canada.La famille était géré depuis 1985 par Joseph "Lead Pipe Joe" Todaro Sr qui laissa sa place à son fils Joseph Todaro Jr qui est propriétaire d'une célèbre chaine de pizza aux Etats-Unis "La Nova Pizzeria". Niant toute appartenance dans le crime organise, Joseph Todaro Jr serait en semi-retraite et a été remplacé par Leonard Falzone.

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

ETAT DU NEW-JERSEY :

Dans l'Etat du New-Jersey, sept familles de la Cosa Nostra y sont implantées. La famille d'origine du New Jersey, la «famille DeCavalcante". Les «cinq familles» de New York et la "famille" de Philadelphie qui gèrent une partie de leur activité dans cet État.

Famille DeCavalcante :

Membres : + de 40
Associés : + de 200

Elle opère dans le New-Jersey, elle entretient des relations très étroites avec les cinq familles de New-York. En effet la famille Genovese, Lucchese et les Gambino restent très influent dans cet Etat. Entre 1999 et 2005 plusieurs membres de la famille sont devenus des témoins à charge pour le gouvernement. Ce fut le cas pour Vincent "Vinny Ocean Parlermo ancien "Acting Boss", du "Capitaine" Anthony Rotondo et du "Soldat" Anthony Capo. Au total plus de 45 membres ont été emprisonnés y compris Stefano "Steve the Truck Driver" Vitabile condamné à la prison à vie pour meurtre. Aujourd'hui la famille Decavalcante s'est reconstruit et compte une quarantaine de membres actifs et des centaines d'associés. Elle est toujours dirigée par Giovanni "John The Eagle" Riggi qui vient de sortir de prison après avoir passé plus de 20 ans derrière les barreaux. Francesco Guarraci serait l'"Acting Boss" de la famille Decavalcante.

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

ETAT DE PENNSYLVANIE :

Dans l'Etat de Pennsylvanie, 3 familles de la Cosa Nostra y sont installées :
La famille de Philadelphie
La famille Buffalino (pratiquement disparu)
La famille de Pittsburgh (pratiquement disparu)

Famille de Philadelphie :

Membres : + de 50
Associés : + de 100

Elle est une des plus importante famille de la Mafia italo-Américaine. elle compte actuellement une cinquantaine de membres actifs à Philadelphie, mais reste aussi très influente à Atlantic City. La famille est dirigée actuellement par Joseph "Oncle Joe" Ligambi qui est en procès avec le Consigliere de la famille George Borgesi pour des accusations de racket. Joseph "Mousie" Massimino l'Underboss à été reconnu coupable de racket.

La famille Buffalino :

Membres : inconnu
Associés : Inconnu

La famille de Pittsburgh :

Membres : - de 5
Associés : Inconnu

Elle est une des plus petite famille de la Cosa Nostra implantée en Pennsylvanie. Après la condamnation de pratiquement tous ses membres au début des années 1990 et face à une guerre interne éclatant dans la famille, celle-ci a pratiquement disparu et il ne reste plus que moins de 5 membres initiés.

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

ETAT DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE :

La Famille Patriarca :

Membres : + de 30
Associés : + de 100

Elle est basée en Nouvelle-Angleterre et à deux factions distinctes. Une en Providence dans le Rhode Island et une à Boston dans le Massachusetts. Depuis quelques années, plusieurs membres de sa hiérarchie ont été arrêtes. Le Boss actuel Luigi "Baby Cabanes" Manocchio âgé de 86 ans à été condamné à une peine de 5 ans et demi de prison pour extorsion. Anthony L. Dinunzio l'Acting Boss à été condamné à une peine de 6 ans et demi de prison pour racket et extorsion ainsi que son frère actuel "Consigliere" Carmen “The Big Cheese” DiNunzio condamné à 6 ans de prison en 2009 pour corruption. Elle compte une trentaine de membres actifs.

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

ETAT DE L'ILLINOIS :

La Outfit :

Membres : + de 30
Associés : + de 100

La Outfit comme on la surnomme fait partie des familles les plus connues de la Mafia Italo-Américaine pour avoir eu à sa tête des boss historique comme Alphonse "Al" Capone, Salvatore "Sam" Giancana, Tony "The Big Tuna" Accardo ou Joseph John Aiuppa. La famille reste très active dans Chicago mais aussi dans différentes villes comme à Las Vegas et Los Angeles. Elle compte actuellement entre 25 et 30 membres actifs. En 2005, le gouvernement lança l'opération "Secret de famille" contre l'organigramme de la Outfit. Frank Calabrese Sr,Joseph Lombardo et James Marcello entre autres furent condamnés à des peines de prison à perpétuité pour plusieurs affaires. La Outfit est la sixième famille siégeant à la Commission et reste encore très influente en dehors à Chicago. John "No Nose" DiFronzo est le parrain actuel de la famille.

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

ETAT DU MICHIGAN :

La famille de Détroit :

Membres : + de 50
Associés : + de 100

La famille de Détroit est considérée comme une des familles les plus actives au coté des cinq familles d New York et de la Outfit de Chicago. Elle compte une cinquantaine de membres et reste une des familles les plus stable de la Cosa Nostra. Elle est dirigée par Giacomo "Jack" Tocco en poste depuis 1979. Plusieurs de ses membres sont liés par le sang ou par le mariage rendant la collaboration avec la justice plus difficile. Dernièrement l'ancien Boss de la famille Anthony "Tony Z." Zerilli a collaboré avec le FBI sur la découverte du corps de l'ancien syndicaliste Jimmy Hoffa.

LA COSA NOSTRA AUX ETATS-UNIS EN 2013

FAMILLES PRATIQUEMENT DISPARUS :

La famille de Los Angeles : A une époque la famille Los Angeles pouvait rivaliser avec les autres familles de la Cosa Nostra. Elle comptait comme membre des mafieux très influent comme Jack Dragna, Frank "Bomp" Bompensiero, John Roselli ou encore Jimmy Fratianno. Mais depuis quelques années, la famille de Los Angeles est pratiquement éteinte, l'influence des gangs sur la côte Ouest ont faire perdre beaucoup de crédit à la Cosa Nostra. Le dernier Boss connu était Peter Milano qui mourrut en 2012. La famille de Los Angeles compterait encore une quinzaine de membres initiés mais la plupart sont dispersés dans différents Etats, d'autres sont en semi-retraite.


La famille Trafficante : La Floride à toujours été considérée comme un "térritoire ouvert" c'est à dire que les familles de la Cosa Nostra pouvait y faire du "buisness" sans accord préalable d'une famille implantée sur le térritoire. Mais la famille Trafficante à une époque était très influente. Le Boss était Santo Trafficante Sr un patron très respeté qui avait des liens avec des figures du crime organisé comme Charles "Lucky" Luciano et Thomas Lucchese. En 1954, il céda le pouvoir à son fils Santo Trafficante Jr qui était très lié à la famille Bonanno de New-York et de la Outfit de Chicago sous le règne de Sam Giancana. Il fut accusé de plusieurs crimes qui n'ont jamais été prouvé comme le meurtre de l'ancient président Américain John F. Kennedy. Il était considéré comme l'un des plus grands gansters des Etats-Unis. A sa mort en 1987, il fût remplacé par Vincent Loscalzo et la famille Trafficante commence à perdre beaucoup de son influence. La famille trafficante compte un peu moins de 10 membres initiés, la plupart sont en semi retraite comme le Boss actuel Vincent Loscalzo.


La famille de Milwaulkee : Frank "Mr. Big" Balistrieri fut le parrain historique de la famille de 1963 jusqu'à sa mort en 1993. La famille de Milwaulkee à été fortement impliqué dans le racket des casinos à Las Vegas et elle est aussi connue pour avoir traité avec l'agent Joseph D. Pistone qui infiltra la famille Bonanno à la fin des années 1970. A la mort de Frank "Mr. Big" Balistrieri, la famille perdit peu à peu de son influence. Il reste encore des membres initiés de la Cosa Nostra présents dans la région mais la plupart son considérés comme inactifs.
Famille de crime de Pittsburgh : Etait une petite famille de la Cosa Nostra implantée en Pennsylvanie. Après la condamnation de pratiquement tous ces membres au début des années 1990 et face à une guerre interne éclatant dans la famille, celle-ci à pratiquement disparu et il ne reste plus que moins de 5 membres initiés.
La famille de St-Louis : Est une petite famille de la Cosa Nostra implantée dans le Missouri. Le FBI pensait que la famille était éteinte, mais Anthony "Nino" Parrino contine à gérer les affaires quotidiennes de la famille de St-Louis en restant sous le radar du FBI. Elle compte une dizaine de membres.

FAMILLES DISPARUS :

La famille de la Nouvelle-Orléans : Le parrain historique de la famille fut Carlos "Little Man" Marcello, une figure de la Cosa Nostra soupçonne d'être impliqué dans différentes affaires dont le meurtre de John F. Kennedy. Il fut le Boss de la famille de 1947 à 1990, Anthony Carollo le remplaça à partir de 1990. Carlos Marcello décéda en 1993 et la famille de la Nouvelle-Orléans perdit peu à peu de son prestige jusqu’à devenir inactive pour le FBI. Anthony Carollo est mort en 2007 et l'Underboss Frank "Fat Frank" Gagliano est décédé en 2006. Le FBI pense qu'il ne reste plus aucun membre de la Cosa Nostra à la Nouvelle-Orléans.


Famille de crime de San José : Face à l'émergence des gangs mexicains et asiatiques. la famille de San José à complétement disparu de la circulation.

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UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE DEVENU VEDETTE DU PETIT ECRAN VA TEMOIGNER CONTRE SES ANCIENS SUPERIEURS

5 Mai 2013, 15:50pm

Publié par Xav + A.S

UN ANCIEN ASSOCIE DE LA FAMILLE GENOVESE DEVENU VEDETTE DU PETIT ECRAN VA TEMOIGNER CONTRE SES ANCIENS SUPERIEURS

Anthony Zoccolillo est une vedette du petit écran, il est une des stars de l’émission de télé réalité "Mama's Boy" diffusée sur la chaise NBC aux Etats-Unis. Mais maintenant cet ancien associé de la famille Genovese va être la vedette dans une affaire de drogue lié à la Mafia ou il jouait le rôle d'un informateur. Dans cette émission télé, Anthony Zoccolillo se vantait d'être un dessinateur hors pair : " Depuis que je suis enfant, mon rêve a toujours été de créer une bande dessinée". Dans une interview donnée à un magazine Américain, le journaliste lui demanda ce qu'il faisait en dehors du petit écran, Anthony Zoccolillo lui répondit : "J'essaye avec des amis de devenir un joueur professionnel de billard, une de mes autres passions". "Je donne l'impression d'être quelqu'un de froid et arrogant, mais je suis quelqu'un de très doux et très gentil. Je serais prêt à tout donner pour aider mes amis". Arrêté en automne dernier par le FBI dans une affaire de drogue, Anthony Zoccolillo accepta tout de suite d'enregistrer ses anciens complices pour éviter la prison. Anthony Zoccolillo était un associé dans l'équipe du soldat de la famille Genovese Salvatore "Sally KO" Larca qui opérait depuis le Bronx. Pour éviter toute poursuite, il enregistra son supérieur quand ce dernier lui expliqua qu'il comptait envoyer plusieurs kilos de drogue en Caroline du Nord. Cette affaire ressemble étrangement à celle d'Hector Pagan, une ancienne vedette de l'émission de télé réalité "Mob Wives" et ancien associé de la famille Bonanno. Hector Pagan avait enregistré son beau-père, Anthony Graziano dans plusieurs réunions avec des membres de la Mafia Italo-Américaine.

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John Gotti : Le Don en Teflon - Troisième Partie

5 Mai 2013, 10:51am

Publié par Xav + A.S

John Gotti : Le Don en Teflon - Troisième Partie

Quelques semaines plus tard, John Gotti nomma Franck LoCascio comme "Consigliere" et Salvatore Gravanno comme "Underboss". John Gotti devenait de plus en plus arrogant, il pensait dégagé une aura qui le protégait de toutes inculpations. Dans son livre "Underboss", Salvatore Gravano raconta une journée typique de John Gotti à la tête de la famille Gambino. "John Gotti se levait généralement vers onze heures, il enfilait un jogging et quittait sa maison pour aller directement à son club social" A l'intérieur, John Gotti avait accroché sa photo de lui en couverture du "Time". Dans le club Social, il y avait un véritable salon de coiffure, ou le coiffeur passait tous les jours. Un de ses associés lui préparait ses costumes fait sur mesure. John Gotti adorait s'habiller et il fallait que tout soit impeccable. Il dénigrait facilement certains membres de sa famille qui ne faisaient pas effort selon lui sur leur tenue vestimentaire. Une fois préparé, il partait directement dans son deuxième club social le Ravenite avant de terminer sa soirée dans les boites de nuit branchées de New-York. Pour Salvatore Gravano, John Gotti était "tombé amoureux de lui même", tous les médias s'acharnaient sur lui et John Gotti adorait ca. Il avait du charisme, du charme, et pour lui, il avait son "public" et il devait faire bonne figure devant lui. Il adorait se vanter devant les membres de sa famille qu'il avait perdu plus de 10000$ sur un match ou qu'il avait faillit raflé un pactole à cause d'un pari sportif. John Gotti voulait "changer l'image de la Cosa Nostra". Pour lui les Boss de la Cosa Nostra étaient ringards, car ils voulaient rester à l'écart des journalistes. Pour John Gotti, un Boss de la Cosa Nostra doit arriver au procès avec on costume, ses bijoux pour leur en mettre plein la vue. "Il ne faut pas arriver comme Tony Ducks (Anthony Corallo, Boss de la famille Lucchese) qui est arrivé à son procès déguisé en pauvre vieux pour apitoyer les jurés. Quand les gens vont au cirque, c'est pour voir des lions, des tigres, pas des clowns" disait-il.
Après tous ses procès perdus, le gouvernement Américain avait pris un gros coup sur la tête. Des millions dollars avaient été dépensés inutilement pour arriver finalement qu'à des acquittements. Une semaine après le verdict contre John O'Connor, le FBI se réunit dans un lieu tenu secret. Jules Bonavolonta un des patrons du FBI présida la réunion. Le plan était simple, il fallait investir tous les moyens possibles pour mettre John Gotti en prison définitivement. Il ne voulait pas que le FBI se disperse dans des affaires sans intérêt qui renforceraient le prestige de John Gotti. Pour les agents du FBI, les écoutes du "Ravenite", le club social de John Gotti allaient forcement mener à une condamnation pour le Boss de la famille Gambino. Le problème était que ce club social se situé en plein "Little Italy" et la moindre presence suspecte était tout de suite repérée. La première étape des agents du FBI était de s'installer avec une fourgonnette banalisée et de photographier toutes les personnes qui entraient et sortaient du "Ravenite". Salvatore Gravano l'ancien "Underboss" de la famille Gambino raconta à Peter Maas son biographe : "Quand j'étais au "Ravenite", j'étais persuadé que le club social était rempli de micros. J'en ai parlé à John en lui demandant pourquoi il continuait à venir en sachant que le "Ravenite" était en permanence contrôlé. Il m'a répondu qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il emmerdait le gouvernement". Face à cette surveillance, Gerald Shargel l'un des avocats de John Gotti déclara devant la presse que : "Le FBI s'acharnait contre son client avec des théories et non des preuves". Bruce Cutler le deuxième avocat de John Gotti dénonça "la chasse aux sorcières" mené par le gouvernement Américain contre son client. Ce dernier était tellement en admiration envers son client, qu'il copiait sa façon de s'habiller et se comportait comme un vrai "Affranchi". Pour les agents du FBI qui surveillaient les moindres faits et gestes de John Gotti, Bruce Cutler "arrivait au "Ravenite" et commençait à embrasser tout le monde, comme s'il mourait d'envie d'être lui aussi initié". Depuis plus d'un an et demi, un micro était dissimulé dans son club social, le "Ravenite". Mais les mafieux avaient pris l'habitude de ne jamais parler de leurs affaires dans leurs clubs associatifs. Des centaines d'heures d'enregistrement ne donnaient rien qui pouvait permettre d'inculper John Gotti. Mais une chose de bizarre préoccupait fortement les agents du FBI. La voix de John Gotti pouvait disparaitre des conversations pendant plusieurs heures.

Pour eux c'était évident que John Gotti allait dans un autre endroit pour parler des affaires de la famille Gambino. Situé au rez de chaussé d'un immeuble de Mulbery Street, le "Ravenite" avait sa propre entrée. Une deuxième entrée donnait sur des logements qui se situaient au dessus du club social. Un de ces appartements appartenait à Michael Cirelli, un ancien "Soldat" de la famille Gambino qui était décédé depuis des années. Sa femme vivait encore dedans et le FBI apprit par plusieurs témoins que l'ancien "Underboss" de la famille Gambino Neil Dellacroce y tenait certaines de ses réunions à l’intérieur. Pour les agents du FBI, il semblait logique que John Gotti y venait également pour discuter de sujets sensibles. Les services du procureur obtinrent l'autorisation d'y poser un micro. Quand la veuve partit rendre visite à sa famille en Floride pour "Thanksgiving", le FBI en profita pour s'introduire dans l'appartement et installer les micros à différents endroits. Les enregistrements dépassèrent tout ce que pouvait espérer le gouvernement. Le FBI avait passé plusieurs mois à écouter des bandes audio venant du "Ravenite" sans rien trouver, à part des infos sur des paris sportifs. En quelques jours d'écoute dans l'appartement de Nettie Cirilli, John Gotti s'identifiait clairement comme le Boss de la famille Gambino. Dans ces enregistrements, il déclarait avoir ordonné le meurtre de Roberto DiBernardo, Louis Milito et Louis DiBono. Grâce à ces enregistrements, le gouvernement avait les moyens d'inculper John Gotti pour plusieurs meurtres dont celui de Paul Castellano. Une bataille de territoire éclata donc alors entre les différents procureurs fédéraux. Ils savaient que cette affaire allait être fortement médiatisée. Après plusieurs mois de négociations, celle-ci fut confiée au District Est des procureurs Maloney et Gleeson. Aux États-Unis, pour inculper quelqu'un, il faut passer devant un grand jury qui a le pouvoir de mener une procédure contre plusieurs personnes. Celui ci fut convoqué en secret et elle décida d'inculper l'administration de la famille Gambino, John Gotti, Salvatore Gravano et Frank Locascio. Leur arrestation était prévue pour le 11 Décembre 1990 dans la nuit au "Ravenite" le club social de John Gotti.
Le 11 Décembre 1990, George Gabriel, le responsable de "l'escadron" en charge de la surveillance de la famille Gambino etait prêt. Le mandat d'arrêt en main, il quitta son bureau avec plusieurs agents vers le "Ravenite". C'était un moment crucial pour George Gabirle mais aussi pour le FBI en particulier, il ne fallait pas faire d'erreur. Si John Gotti s'en sortait encore une seule fois, il deviendrait alors invincible et tout le monde penserait que le gouvernement s'acharnait contre lui. Il faisait nuit quand les agents arrivèrent devant le club social de John Gotti. A l’extérieur, certains associés étaient en train de fumer tranquillement leur cigarette. Ils surveillaient sans aucun doute les différentes personnes qui s'approchaient du "Ravenite". Mais George Gabriel était connu de la famille Gambino, ce n'était pas la première fois qu'il venait ici et tout le monde savait qui il était. Il était déjà venu plusieurs fois pour discuter avec certains membres de la famille Gambino dont John Gotti. Une certaine relation s'était installée entre les agents du FBI en charge de la surveillance de la famille Gambino et les mafieux eux-mêmes. Pas de l'amitié, mais une certaine forme de respect. Les membres initiés savaient que ses agents n'étaient pas des "vulgaires flics de bas étages", qu'ils allaient droit au but.
John Gotti savait par son avocat qu'il allait bientôt se faire arrêter. Bruce Cutler l'avait interpellé à l'arrière de son club. Il lui avait proposé de plaider coupable de toutes les charges retenues contre lui, de faire un marché avec le procureur pour que sa peine de prison soit réduite. John Gotti lui avait lancé d'un ton agressif : "Tu sais à qui tu parles?. Je te le répète, personne dans la famille Gambino ne plaidera coupable". Le même jour, le FBI enregistra une conversation entre Franck Locascio et John Gotti dans l'appartement de Nettie Cirilli. Ce dernier se plaignait de son "Underboss" Salvatore Gravano et de l'importance qu'il prenait dans la famille Gambino. Il dénigrait son bras droit, en racontant qu'il avait liquidé plusieurs membres de la famille Gambino pour reprendre leurs affaires. Il laissait supposer qu'il pouvait lancer un contrat contre lui s'il ne changeait pas d'attitude envers la "borgata", la famille. Il parla aussi de la prison de "Marion" (Prison Fédérale dans l'Etat de L'Illinois), il racontait que s'il était condamné, le gouvernement ne le lui ferait pas de cadeaux. Il l'enfermerait vingt trois heures par jour dans une cellule avec seulement un coup de fil par nuit. Il répondit clairement qu'il "préférait mourir dans une cage et qu'il enterrerait ses enculés. Je serai Cosa Nostra jusqu’à ce que je meure. Que ça se passe dans une heure, cette nuit ou dans cent ans, je serai toujours Cosa Nostra".
Dans le livre de Fabrizio Calvi "FBI : L'histoire du bureau par ses agents", George Gabriel raconta comment il avait procédé à l'arrestation de John Gotti. Il entra dans le club social, celui-ci était bonde. La plupart des personnes présentes buvaient un verre au bar, d'autres discutaient à une table. John Gotti avait ordonné à ses "capitaines" de se montrer au moins trois fois par semaine au "Ravenite". George Gabriel essaya par le brouhaha ambiant de se faire entendre. "Vous savez qui je suis, je connais la plupart d'entre vous. Je veux parler à John Gotti", "Il est au font du club, répondit un membre de la famille Gambino". A l'arrière du club, John Gotti était assis à une table avec Salvatore Gravano et Franck Locascio en train de jouer aux cartes. Détendu face à la présence des agents du FBI, il décida de ne pas les suivre tant qu'il n'avait pas bu un dernier expresso. Les agents n'ont rien pu dire et ils ont laissé John Gotti faire son "numéro" devant tout le monde. Une fois terminé, il savait qu'à sa sortie les journalistes seraient déjà présents pour le filmer. Il sortit sourire aux lèvres, face aux médias avant de monter tranquillement dans une voiture de police. Une semaine après son arrestation, un de ses avocats, Gerald Shargel réclama les enregistrements du FBI affirmant que son client avait le droit à un procès équitable. Le juge Léo Glasser, refusa de libérer sous caution les trois accusés affirmant que "Libérer les accusés pouvait compromettre la sécurité des habitants". John Gotti, Franck Locascio et Salvatore Gravano furent incarcérés dans une partie du "Metropolitan Center" la plus privative, appelée "Isolement Total". Ils n'avaient aucun contact entre eux, ni avec les autres détenus. Ils étaient enfermés vingt trois heures par jour dans leur cellule. D'après Salvatore Gravano "Tout le huitième étage est au régime sécurité maximum, mais l'IT c'est le maximum du maximum. Il parait que la prison fédérale la plus dure du pays, c'est "Marion", mais ca ne pouvait pas être pire qu'ici. Ca grouillait de cafards, de rats, de tout ce que vous voulez". Les avocats des accusés reçurent un coup de massue sur la tête quand ils apprirent la décision du juge Léo Glasser. Ils ont interdiction de représenter leur client. En effet, la plupart d'entre eux, avaient été enregistrés en train de "conseiller" la famille Gambino pour déjouer les enquêtes de la justice. De ce fait ils s'étaient rendus inéligibles pour le procès. En sortant du palais de justice, les avocats encore abasourdis par la décision du juge glissèrent aux journalistes présents : "Nous sommes très fiers de la manière dont nous avons défendus ces hommes".
Le 02 juin, le juge convoqua les trois accusés pour leur faire écouter les bandes secrètes que détenait le FBI. Dans ces enregistrements, on pouvait entendre clairement John Gotti déblatérer sur Salvatore Gravano. Les enregistrements montraient John Gotti essayant de se faire passer pour un Boss indulgent face à Salvatore Gravano qui ne faisait que selon lui que demander des autorisations pour liquider certaines personnes. Pour John Gotti, Salvatore Gravano était en train de créer une autre famille dans la famille Gambino. Dans le tribunal, alors que les accusés écoutaient les enregistrements, John Gotti resta impassible, seuls ses doigts tapoter sur la table. Pour Salvatore Gravano c'était autre chose, son visage devint livide, ses yeux devinrent vitreux, il était très en colère. L'équipe de procureurs avait réussi leur coup et elle pouvait maintenant se concentrer à faire "changer de camp" Salvatore Gravano. Ce dernier supportait de moins en moins depuis quelques temps le comportement de John Gotti. Pour Salvatore Gravano, le boss de la famille Gambino était trop médiatisé, il braquait tous les médias sur les activités de la famille mafieuse. John Gotti devenait de plus en plus égocentrique, ne prenant des décisions que pour faire plaisir à son "public". John Gotti avait l'intention de tout mettre sur le dos de son "bras droit" et faire passer Salvatore Gravano comme un chien enragé, un tueur dégénéré. Il voulait que Salvatore Gravano soit condamné à sa place car selon lui la "Cosa Nostra" avait besoin de John Gotti.
La sélection du jury fut fastidieuse, la plupart des jurés étaient effrayés de participer au procès de John Gotti. Les médias avaient une grande influence sur l'impact du procès, laissant sous entendre que John Gotti allait être impliqué dans six meurtres supplémentaires. Le juge Léo Glaser énervé par cette attitude avait même l'intention de déplacer le procès dans un autre État provoquant la colère des avocats de John Gotti et de ce dernier. John Gotti déclara à l'un deux : "Il va le déplacer ou ce putain de procès ? A Stuttgart?" puis pendant une interruption de séance, il en profita pour se moquer d'un des procureurs, il lança à ses avocats "A quand remonte la dernière fois que ce connard s'est lavé les cheveux?". Le parquet avait dû prendre toutes ses précautions. Le jury devint anonyme, et ses membres avaient été isolés du monde extérieur. Le procès s'ouvrit le 12 février 1992 dans un climat de tension extrême. A son premier jour, les agents du FBI George Gabriel et Lewis Schiliro essayèrent de décrire l'organisation de la famille Gambino et d'expliquer les différentes bandes enregistrées dans le "Ravenite" et dans l'appartement de Nettie Cirilli. Ensuite venait le tour de Deena Milito, en larme elle essaya d'expliquer la relation qu'elle entretenait avec son père Louis Milito, un soldat de la famille Gambino exécuté sous les ordres de John Gotti et très proche de son bras droit Salvatore Gravano. Le jury entendit ensuite les enregistrements ou John Gotti affirmait clairement avoir ordonné l'ordre d'exécuter Roberto Dibernardo, Louis DiBono et Louis Milito. Sur cet enregistrement, John Gotti blâmait Salvatore Gravano d'avoir insisté auprès de lui pour exécuter ses anciens amis. Mais il fallut attendre le 12 mars 1992 pour entendre le témoin vedette dans ce procès en la présence de Salvatore Gravano. Ce dernier après plusieurs semaines de réflexion décida de collaborer avec le gouvernement en échange d'une remise de peine. Son témoignage allait être dévastateur pour John Gotti. Il connaissait tout de la Cosa Nostra et était surtout concerné de près ou de loin par toutes les activités de son ancien Boss.
Le 12 mars 1992, Salvatore Gavano rentra dans le tribunal sous escorte policière,un silence de mort régnait dans la salle. Des émissaires de John Gotti avaient essayé de faire venir sa femme dans le tribunal pour le destabiliser mais cette dernière refusa de venir. Assis à la barre des témoins, il prêta serment. John Gotti fixa son ancien bras droit d'un regard glacial, mais ce dernier ne baissa pas les yeux et calmement il répondit aux questions du juge Leo Glasser. Le contre-interrogatoire mené par l'équipe d'avocats de John Gotti fut cinglant. Ils comparèrent Salvatore Gravano à un "tueur en série", un "maniaque" prêt à tout pour s'en sortir et que le gouvernement avait conclut un accord avec lui pour une peine maximale de 20 ans de prison pour dix neuf meurtres. Les jurés avaient commencé leur délibération au 1er avril. Certains médias pensaient que le jury allait mettre plusieurs jours à trouver un verdict dans cette affaire, il leur avait fallu seulement que quatorze heures. Quand le juge Léo Glasser demanda au jury de lire le verdict, un des jurés se leva et déclara : "Nous le jury déclarons à l'unanimité les accusés John Gotti et Franck Locascio coupables de toutes les charges retenues contre eux". John Gotti resta de marbre alors que plusieurs membres de la famille Gambino et de sa famille proche crièrent au scandale. John Gotti glissa ces quelques mots à l'oreille de son avocat "Ne t'inquiètes pas cela ne fait que commencer". Ils furent immédiatement emmenés tous les deux par les US Marshalls qui les accompagnèrent jusqu’à leur cellule. Il ne restait plus qu'à attendre maintenant la determination de leur peine que le juge Léo Glasser fixa au 23 juin. Debout devant le juge Léo Glasser, ce dernier demanda si les accusés avaient quelque chose à dire. John Gotti répondit négativement de la tête alors que Franck Locascio en profita pour dire : "Je voudrais simplement dire que je suis innocent. Je suis seulement coupable d'être un bon ami à John Gotti". Léo Glasser rendit alors la sentence en condamnant les deux accusés à des peines de prison à vie aucune possibilité de libération conditionnelle à purger dans un établissement fédéral. John Gotti fut transféré dans la prison de "Marion" dans l’État de l'Illinois alors que Frank Locascio fut transféré dans la prison de "Terre-Haute" dans l'Indiana.

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UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO RETOURNE EN PRISON POUR VIOLATION DE SA LIBERTE CONDITIONNELLE

5 Mai 2013, 09:58am

Publié par Xav + A.S

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE BONANNO RETOURNE EN PRISON POUR VIOLATION DE SA LIBERTE CONDITIONNELLE

Gerard “Gerry” Chilli, un capitaine renommé de la famille Bonanno qui dirige une équipe de mafieux dans le nord de la Floride, a été arrêté pour violation de sa liberté conditionnelle. Gerard “Gerry” Chilli était sortit de prison récemment après avoir purgé une peine pour extorsion. Ce dernier après avoir eu l'autorisation de son agent de probation pour prendre des vacances en dehors de la Floride, décida de partir voir des "vieux amis" à New-York. A son arrivé à l'aéroport, Gerard Chili était surveillé par des agents du FBI. Ces derniers virent le capitaine de la famille Bonanno monter dans la voiture d'Anthony "Fat Tony" Rabito, un membre important de la famille Bonanno qui avait servi de "Consigliere" pendant plusieurs années (voir Une Nouvelle hiérarchie pour la famile Bonanno : Partie 2). Anthony "Fat Tony" Rabito était lui aussi en conditionnelle et son agent de probation lui avait interdit de côtoyer des membres du crime organisé. Non seulement, les agents du FBI voyaient Gerard Chili monter dans la voiture d'Anthony Rabito, mais ils le virent quelques heures plus tard discuter avec Peter Lovaglio, un autre capitaine de la famille Bonanno, lui aussi en probation. De retour en Floride, Gerard “Gerry” Chilli fut arrêté par le FBI et les procureurs fédéraux décidèrent de l'inculper pour violation de sa conditionnelle. Il devra retourner à New-York dans quelques semaines, cette fois-ci pour répondre à ces accusations devant un tribunal fédéral. D'après certaines informations, les 3 membres de la famille Bonanno, risquent de retourner une nouvelle fois derrière les barreaux.

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UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 2

4 Mai 2013, 17:44pm

Publié par Xav + A.S

UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 2

Le meurtre de Ralph Pizzolo, entraina plusieurs arrestations au sein de la famille Bonanno. Michael "The Nose" Mancuso, un capitaine très respecté qui remplaçait Vincent Basciano fut condamné à une peine de 15 ans de prison pour avoir admis sa culpabilité dans cet assassinat. En raison des nombreuses arrestations, la famille Bonanno décida de nommer Salvatore "Sal Iron Worker" Montagna. Âgé seulement de 36 ans, il fut désigné pour gérer au quotidien les affaires de la famille Bonanno. A cause de son jeune âge, les médias Américains lui donnèrent comme surnom "Bambino Boss". Salvatore "Sal Iron Worker" Montagna était né à Montréal, mais il passa une grande partie de son enfance, en Sicile, pus précisément à Castellammare del Golfo, lieu ou le "Parrain" historique de la famille Bonanno, Joseph Bonanno naquit. Quand il revint à New-York, il ouvrit une usine de métallurgie "Matrice Steel". Il était très peu connu des autorités. Il fut initié à la fin des années 1990 et devint un soldat dans l'équipe du capitaine Patrick "Patty from the Bronx" DeFilippo. Quand ce dernier fut condamnée à plus de 30 ans de prison pour meurtre, Salvatore Montagna fut promu "Acting Capo". De 2003 à 2006, fut une période très trouble pour la famille Bonanno, elle était pratiquement dévastée par les informateurs. Elle décida de changer en profondeur la réorganisation de la famille. Elle décida de mettre sa faction Sicilienne au pouvoir. Les Siciliens ou les "Zips" comme ils étaient surnommés par les autres membres de la famille Bonanno opéraient dans le "Bronx". La plupart de ses "soldats" avaient passé une grande partie de leur vie en Sicile. Pour plusieurs spécialistes, les "Zips" respectaient davantage les règles de la Cosa-Nosta. Malgré son jeune âge, Salvatore Montagna était considéré comme le responsable de cette faction et c'est pour cela qu'il fut nommé "Acting Boss" sous les ordres de Vincent Basciano qui était incarcéré. Salvatore Montagna essayait le plus possible de rester sous le "radar" du FBI. il résidait avec sa famille dans une modeste maison à Elmont dans le Long Island. Sa seule condamnation remontait à 2002. Arrêté avec son capitaine Patrick "Patty from the Bronx" DeFilippo pour jeux illégaux et prêt usuraire, il refusa de répondre devant un grand jury sur ses liens avec la famille Bonanno. Il avait refusé d'expliquer ce qu'était un "wiseguy", un affranchi. Sa seule réponse était qu'il avait entendu cette expression dans "Les Soprano" ou dans "Le Parrain". Il insista devant le grand jury en répondant que sa "mémoire était mauvaise" et qu'"il ne se souvenait même plus de la date de son mariage". Tout en rigolant il demanda au procureur de ne pas confier cette réponse à sa femme, Francesca Montagna, de peur de la vexer. Condamné pour parjure, il plaida coupable et fut condamnée à de la probation pendant 5 ans. Son avocat Joseph Mure raconta aux journalistes à la sortie du tribunal "Ce que raconte le gouvernement à son sujet est totalement faux. Je le connais personnellement comme étant un honnête travailleur et un bon père de famille".
Alors qu'il était "Acting Boss" de la famille Bonanno, le gouvernement n'arrivait pas à l'impliquer dans la moindre affaire. Mais sa condamnation pour parjure permit à l'USCIS, le Service de la Citoyenneté et de l'Immigration des États-Unis de l'extrader vers le Canada. Arrêté le 6 avril 2009 dans son entreprise "Matrice Steel", il fut détenu en attente de son extradition. Les autorités Américaines avaient expulsé Salvatore Montagna parce qu'il avait commis un crime alors qu'il avait sa carte verte depuis moins de cinq ans, ce qui constituait une violation de la loi Américaine sur l'immigration. Le gouvernement Américain profita de cette occasion pour le renvoyer vers son pays d'origine, le Canada et de le retirer des affaires de la famille Bonanno. Une fois arrivé dans son pays natal, la Mafia Italienne basé au Canada surnommé "La famille Rizzuto" était en plein conflit. Vito Rizzuto le parrain en exercice avait été arrêté en 2006 à cause du témoignage de Joseph Massino et condamné à une peine de 10 ans de prison pour sa participation dans l'assassinat de 3 capitaines de la famille Bonanno en 1981. Depuis son arrestation, une guerre interne avait éclaté dans la famille "Rizzuto" et plusieurs proches du parrain furent abattus. Le 28 décembre 2009 son fils, Nicolo avait été tué froidement dans la rue. Le 20 mai 2010 Paolo Renda son "Consigliere" disparaissait, on ne retrouvera jamais son corps. Le 10 Novembre 2010, son père Nicolo Rizzuto Sr, avait été abattu par un sniper dans sa propre maison. Cela était maintenant évident, l’incarcération de Vito Rizzuto dans une prison fédérale au États-Unis (Florence, Colorado) profitait à des membres de la pègre Italienne de régler leurs comptes avec la faction "Sicilienne" qui était au pouvoir depuis de nombreuses années. Plusieurs spécialistes du crime organisé s'interrogèrent aussi sur le rôle de Salvatore Montagna dans ces assassinats. En effet la famille Rizzuto avait toujours été très proche de la famille Bonanno.
Salvatore Montagna profita donc de ce mouvement de léthargie dans la Mafia Italienne pour essayer de prendre le pouvoir. Selon un journaliste Canadien : «Dès son arrivée à Montréal, Salvatore Montagna avait rencontré des gens d'affaires importants de la communauté italienne pour leur rappeler qu'ils n'avaient pas payé leurs dû depuis longtemps aux familles. Il avait également des liens avec New York, évidemment, mais aussi avec des familles de l'Ontario. Donc c'est quelqu'un qui a aussi des appuis». Mais son ascension au sein de la Mafia italienne au Canada fut de courte durée. Son corps avait été retrouvé le 24 Novembre 2011 dans la ville de Repentigny, au Québec. Celui-ci avait été criblé de balles, Vito Rizzuto incarcéré au moment du meurtre pouvait être selon certains journalistes à l'origine de cet assassinat. Pour plusieurs personnes, Salvatore Montagna "n'avait pas les reins assez solides malgré le fait qu'il avait des alliés très important au sein de la famille Bonanno"
Quand Salvatore Montagna fut extradé vers le Canada, la famille Bonanno décida de nommer Vincent " Vinny TV "Badalamenti comme "Acting Boss". Vincent Badalamenti était propriétaire d'un magasin d’électronique dans Brooklyn et il contrôlait un club social en plein Bensonhurst. Très peu connu lui aussi aussi des autorités, il gérait au quotidien les affaires de la famille Bonanno avec Nicholas "Nicky Mouth" Santora comme "Underboss" et Anthony "Fat Tony' Rabito comme "Consigliere". En janvier 2012, il fut accusé avec Nicholas "Nicky Mouth" Santora d'extorquer plusieurs restaurants et bars dans Brooklyn et Manhattan. Ces inculpations avaient été possibles grâce à Hector Pagan, l'ex-beau-fils d'Anthony Graziano, l'ancien "Consigliere" de la famille Bonanno. En Avril 2012 Vincent " Vinny TV "Badalamenti plaida coupable et fut condamné à une peine de 18 mois de prison qu'il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Fort Dix dans le New-Jersey. Il sera libérable le 16 mai 2013. Nicholas "Nicky Mouth" Santora plaida lui aussi coupable et avait été condamné à une peine de 2 ans de prison.
D'après le journaliste Américain spécialisé dans la Mafia Italo-Américaine, Jerry Capeci. La famille Bonanno nomma 3 capitaines pour gérer la famille. Les 3 mafieux en question sont : Anthony "Fat Anthony" Rabito, Vincent Asaro, et Thomas DiFiore. Le premier était déjà connu des autorités pour avoir été le "Consigliere" pendant plusieurs années de la famille Bonanno. Anthony "Fat Anthony" Rabito est quelqu'un de très respecté. Il avait été initié en 1974 et il a toujours infirmé aux médias qu'il était un homme d'affaire et non un gangster. Il est propriétaire de plusieurs restaurants et bars dans New-York. En 2005, il avait été arrête pour paris illégaux, prêt usuraire, corruption et possession d'armes. En 2007, il avait aussi été inculpé de racket, d'extorsion, fraude boursière et de trafic de drogue. En 2009, il fût libéré de prison mais sa période de probation lui interdisait de fréquenter des endroits ou se réunissaient des membres de la famille Bonanno. Cette liste comprenait le "Rao" à Harlem, le "Bamonte" à Williamsburg, le "Parkside Restaurant" à Corona et le "Don Peppe" à Ozone Park. "J'ai mangé toute ma vie dans ces restaurants. J'avais l'habitude d'y aller 3 à 4 fois par semaine" raconta Anthony "Fat Anthony" Rabito à un de ses amis "Dans un sens ça me fera économiser de l'argent". Continuant à critiquer le gouvernement : "Le gouvernement me considère comme un criminel. Je suis un proxénète?, Je suis un joueur?, je suis rien de cela". Vincent "Viny" Asaro est un capitaine de la famille Bonanno. Condamné à 12 ans de prison en 1998 pour corruption d'entreprise, il est depuis sortit et serait malgré son âge encore actif dans la famille Bonanno. Son fils Jerome« Jerry »Asaro est aussi un capitaine dans cette même famille. On sait très peu de chose sur Tommy D" DiFiore Thomas âgé de 70 ans. La famille Bonanno n'a pas encore nommé officiellement un nouveau "Boss" depuis l'arrestation de Joseph Massino en 2004.

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UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 1

29 Avril 2013, 17:23pm

Publié par Xav + A.S

UNE NOUVELLE HIERARCHIE POUR LA FAMILLE BONANNO ? PARTIE 1

De 1991 à 2004, les Bonanno était la seule famille de la Cosa Nostra aux Etats-Unis à ne pas avoir son Boss en prison. Le parrain de cette famille à cette époque était Joseph Massino. Mais en 2004, il fût accusé de plusieurs meurtres et décida de collaborer avec la justice (voir article Joe Massino "The Last Don"). Mais depuis que Joseph Massino devint un informateur, de nombreux capitaines se succédèrent pour essayer de gérer au quotidien les affaires de la famille Bonanno.

Entre 2003 et 2004 : Joseph Massino était en train de collaborer avec le FBI, mais personne dans la famille Bonanno était au courant que leur propre "Parrain" était devenu un "rat". Elle nomma donc Anthony "Tony Green" Urso comme "Acting Boss". Ce dernier était un ami fidèle de Joseph Massino, c'était un capitaine très respecté de la famille Bonanno et il servait de chauffeur occasionnellement au "Parrain" lors de ses déplacements. Mais sa relation avec Salvatore Vitale, ex beau frère de Joseph Massino était très tendu. Salvatore Vitale n'aimait pas trop qu'Anthony Urso puisse avoir une relation aussi étroite avec le "Boss" de la famille Bonanno et plusieurs fois il essaya de trouver des prétextes pour lancer un contrat contre lui . Arrêté en 2004 pour plusieurs affaires (meurtres et racket), Anthony Urso envoya une lettre au juge fédéral Nicholas Garaufis pour demander sa clémence. Il risquait une peine de plus de 20 ans de prison et à 69 ans, il savait qu'il pouvait mourir derrière les barreaux. C'est son avocat qui écrivit sa lettre, car le mafieux ne savait ni lire ni écrire. Dans celle-ci, il raconta "Je ne suis pas le tireur dans cette affaire (en référence à l'assassinat de Anthony "Boots" Tomasulo dont il était accusé) ni dans les autres affaires dalleurs. J'essaye depuis la mort de ce jeune homme de combattre mes démons qui sont toujours en moi". Le juge ne répondit pas à sa lettre, Nicholas Garaufis n'avais sans doute pas apprécié les derniers enregistrements qu'il venait d'entendre. En effet dans ces enregistrements, Anthony Urso prétendait que le famille Bonanno devait exécuter les enfants des membres qui avaient décidé de collaborer avec le gouvernement pour essayer d'arrêter selon lui le "fléau" qui rongeait la famille Bonanno. Anthony Urso décida finalement de plaider coupable et fût condamner à purger une peine de 20 ans de prison dans un établissement fédéral. Il se libérable en 2020.


Entre 2004 et 2009 : Quand Anthony Urso fût incarcéré, la famille Bonanno n'avait toujours pas nommé un nouveau Boss à la tête de la famille. C'est alors que Vincent "Vinny Gorgeous" Basciano, un autre capitaine de la famille Bonanno fût nommé "Acting Boss". Vincent Basciano était un capitaine très respecté de la famille Bonanno, son équipe était basé dans le Bronx. Il détenait depuis plusieurs années un salon de beauté dénommé "Hello Gorgeous" d'ou son surnom. Il était aussi très proche de Joseph Massino. Quand Vincent Basciano devint Acting Boss, le gouvernement Américain avait employé les grands moyens contre plusieurs membres de la famille Bonanno. Plusieurs de ses membres et son administration furent inculpés dans plusieurs affaires. En colère face à cette situation, Vincent Basciano en voulait à une personne en particulier, le procureur général en charge du dossier contre la famille Bonanno, Greg Andres. Quelques mois avant son arrestation, il envoya un message à Joseph Massino qui était incarcéré au Métropolitan Center en attendant son procès. Il voulait son autorisation pour lancer un contrat contre le procureur général. Ce dernier lui répondit et fit passer la réponse par l'intermédiaire d'un détective privé qui venait visiter Joseph Massino pendant sa détention et qui servait de "messager"pour la famille Bonanno. Dans son message, Joseph Massino voulait savoir si Greg Andres était "irrespectueux" envers la famille Bonanno et "ou il se rendait quand il mangeait à l’extérieur". Vincent Basciano avait tout prévu. Il voulait tuer le procureur dans le restaurant "Campagnola" ou Greg Andres avait ses habitudes. Il voulait exécuter le contrat lui même, pour soit disant montrer l'exemple devant les autres membres de la famille Bonanno. D'après Dominick Cicale un ancien "soldat" de la famille Bonanno qui avait décidé de collaborer avec la justice, Vincent Basciano avait prévu de rentrer dans le restaurant avec une casquette de baseball et d'exécuter froidement le procureur pendant son repas devant sa femme. Le problème était que le lieu ou devait être commis le meurtre appartenait à Dominick "Quiet Dom"Cirillo le "Consigliere" de la famille Genovese. Finalement, avant qu'il puisse effectuer le contrat, Vincent Basciano fut inculpé dans plusieurs affaires tenant de la loi Rico (racket et meurtre). Il fût incarcéré au Métropolitan Center en plein centre de Manhattan, la ou se trouvait justement son Boss, Joseph Massino. Pendant son incarcération, Vincent Basciano ne se doutait pas le moindre instant que Joseph Massino était en train de collaborer avec le FBI. Ce dernier en profita pour enregistrer secrètement Vincent Basciano pendant les rares moments ou il se trouvait avec son ancien bras droit. Dans ces enregistrements, Vincent Basciano reparla du procureur Greg Andres et de la volonté de celui-ci de lancer un un contrat contre lui : "Ce procureur, il a détruit la famille Bonanno, il a détruit toute notre vie. On devrait en faire un exemple en l’exécutant". Quand le gouvernement Américain apprit qu'un procureur général pouvait être exécuté, elle décida d'incarcérer Vincent Basciano dans la partie la plus dure du Métropolitan Center, appelé "Isolement Total". L'Acting Boss de la famille Bonanno était maintenant complétement isolé des autres détenus. Il était enfermé plus de 23h dans sa cellule, sans aucune possibilité d'être en contact avec sa propre famille. Ce type d’incarcération était normalement réservé aux terroristes, mais pour le gouvernement Vincent Basciano était devenu un réel danger. Quelques mois plus tard, il sera condamné à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle pour racket et meurtre, mais le gouvernement Américain n'en n'avait pas terminé avec lui.
En 2007, Vincent Basciano fût de nouveau inculpé pour le meurtre d'un associé de la famille Bonanno, Ralph "Randy" Pizzolo. Déjà condamné à la prison à vie, l'équipe de procureurs voulait maintenant que Vincent Basciano soit exécute par injection létal pour ce crime. Nicholas Garaufis le juge fédéral qui avait déjà condamné plusieurs membres de la famille Bonanno dont leur ancien Boss Joseph Massino et qui allait présider ce procès critiqua ouvertement le gouvernement de cette décision. "Cette homme sert déjà une peine de prison à vie. Essayer d'intenter un nouveau procès pour le faire condamner cette fois ci à la peine de mort, entrainerait des coûts encore plus important". Mais le gouvernement était persuader d'arriver à faire condamner à mort Vincent Basciano, pour eux, il avait un dossier solide. Pour cela, il voulait utiliser un témoin clé, Joseph Massino qui deviendra un des premiers Boss de la Cosa Nostra à témoigner dans un procès. Ils utilisèrent aussi les enregistrements entre Joseph Massino et Vincent Basciano. Dans ces derniers, on pouvait entendre clairement Vincent Basciano parler du meurtre de Ralph "Randy" Pizzolo : "J'ai donné l'ordre pour le tuer. Tu veux savoir pourquoi ?. Car c'est un gamin qui est très dangereux. Il n'écoute jamais rien et il est complétement stupide. Je pense que cette execution va en calmer certains". Ralph "Randy" Pizzolo avait été éxécuté le 30 novembre 2004 dans une zone industrielle de Williamsburg. Le procès s'ouvrit début 2011, la première personne à témoigner à la barre fût Anthony Cicale, un soldat très proche de Vincent Basciano : "J'étais un peu comme son protégé" déclara t'il, "Ralph Pizzolo a été tué, car Vincent Basciano en avait décidé ainsi tout simplement". Il raconta aussi les différents "tests" que lui faisait subir Vincent Basciano : "Il était toujours en train de me tester. Il m'avait trainé dans un bar le "Bartinis Club" à Forest Hills. Il avait demandé à sa maitresse de frotter sa jambe contre la mienne et de flirter avec moi pour voir ma réaction". Le témoin vedette en la personne de Joseph Massino arriva à la barre. Quand le procureur lui demanda qui avait décidé de tuer Ralph Pizzolo, il n'hésita pas une seconde : "Ce type au costume gris assis là m'a dit qu'il l'avait fait tuer","Il m'a dit que c'était une pourriture, un rat, un fouteur de merde, un sale gamin". Il indiqua aussi qu'il avait instauré un code entre lui et Vincent Basciano. Ce dernier était prêt selon lui à tuer n'importe qui s'il le désirait, il devait simplement utiliser le mot "Jocko" et le nom de la cible. Le 16 mai 2011, Vincent Basciano fût reconnu coupable d'avoir ordonner le meurtre de Ralph Pizzolo. Il ne restait plus qu'au jury de déterminer sa peine. Pour que Vincent Basciano soit condamné à mort, il fallait que le vote des jurés soit unanime. Le 1er Juin 2011, les jurés décidèrent de condamner une nouvelle fois Vincent Basciano à la prison à vie. Le jury prétexta que les témoins du gouvernement avaient eux aussi commis des actes horribles et qu'ils étaient pour la plupart pas emprisonnés. Vincent Basciano quitta sa cellule du Métropolitan Center à Manhattan pour être incarcéré dans la prison "Supermax" dans le Colorado. Cette prison surnommée "l'Alcatraz des Rocheuses" est un établissement fédéral de haute sécurité ou les pires criminels des États y sont incarcérés en isolement total. Vincent Basciano est détenu dans le "Bloc H" réservé aux terroristes, "l'enfer sur terre" d'après le gouvernement Américain. Mais d'après les responsables l'établissement, il s'adapterait très bien à sa nouvelle vie en prison "Vincent Basciano est une personne qui a un mental. Il faut être très fort psychologiquement pour résister à ce genre de situation" raconta un des gardiens de Supermax.

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L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE COLOMBO CONDAMNE A 33 MOIS DE PRISON

27 Avril 2013, 15:45pm

Publié par Xav + A.S

L'ACTING BOSS DE LA FAMILLE COLOMBO CONDAMNE A 33 MOIS DE PRISON

Le juge fédéral Kiyo Matsumoto, a reçu une salve d'applaudissements à l'énoncé du verdict contre Andrew "Andy Mush" Russo. Le juge a en effet décidé de condamner l'actuel "Acting Boss" de la famille Colombo à une peine de 33 mois de prison. Andrew Russo risquait une peine beaucoup plus longue mais comme ses autres collègues mafieux, il prétexta être trop vieux et trop malade pour être incarcéré. Emprisonné depuis 2011, il sera libérable dès le mois de Mai. "Votre grand père sera bientôt de retour parmi vous" déclara Kiyo Matsumoto à la famille d'Andrew Russo présente dans la salle dont sa petite fille qui hurla de joie après le discours du juge. Indiquant que celui-ci avait une grande famille et qu'il devait songer maintenant à quitter sa vie dans le crime organisé pour s'occuper de ses enfants et petits-enfants. Andrew Russo avait été arrête le 22 janvier 2011 lors d'une grande opération orchestré par le FBI. Elle avait permis d'arrêter plus de 127 personnes liées de près ou de loin à la Mafia Italo-Américaine. La famille Colombo avait subit un énorme revers ce jour là. Plusieurs de ses membres et associés ainsi que l'administration toute entière avaient été arrêtés. Benjamin "La Griffe" Castellazzo l'"Underboss" avait été condamné à une peine de 63 mois de prison alors que le même juge avait condamné Richard Fusco le "Consigliere" actuel de la famille Colombo à une peine d'emprisonnement de 4 mois à purger dans un hôpital fédéral. Ce dernier avait été pendant tout le procès incapable d'entendre la moindre chose même en étant équipé d'un casque sans fil. Il prétextait en effet être sourd depuis des années. Quelques semaines plus tard, le juge Kiyo Matsumoto était furieuse quand elle avait appris par plusieurs témoins , que Richard Fusco avait quitté la salle d'audience en riant avec sa famille après avoir feint la surdité pendant tout le procès.
A l'énoncé du verdict, l'avocat d'Andrew Russo salua la décision du juge. "Mon client est quelqu'un de paisible, il veut passer le reste de sa vie entouré de sa famille". Mais le procureur général se demande encore de quelle famille s'agit-elle. Dans les derniers enregistrements, Andrew Russo promettait de remettre sur "pied" la famille Colombo. Lors de son arrestation en Janvier 2011, il n'avait pas hésité à initier un nouveau membre dans le Métropolitan Center, la prison ou il était incarcéré. Le procureur Elizabeth Geddes expliqua devant la presse : "La famille Colombo n'est pas une organisation communautaire. Ils n'ont qu'un seul but, se faire de l'argent".

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