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LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 1

21 Juillet 2014 , Rédigé par Xav + A.S Publié dans #Philadelphie

LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VEUT REPARTIR DE L'AVANT - PARTIE 1

Depuis près de trois ans, les informations relatives a la Cosa Nostra sont concentrées sur la famille de Philadelphie. Avant l'opération lancée par le FBI en Mai 2011, la famille de Philadelphie, était une organisation criminelle viable, bien structurée, comptant près d'une cinquantaine de membres et étant encore très actif dans plusieurs Etats aux Etats-Unis. De plus elle inspirait encore la crainte face aux autres familles, mais aussi face aux nombreux gangs très présents dans la ville de Philadelphie. A une époque pas si lointaine, cette dernière réglait ses comptes en utilisant le meurtre à la moindre occasion, du Parrain sanguinaire comme Nicodemo "Nicky" Scarfo Sr, qui sema la terreur dans les années 1980, elle connut aussi une vague de violence relative avec la nomination de Joseph Merlino comme Boss en Exercice, dans les années 1990. Avec l'arrivée de Joseph Ligambi (voir photo) au début des années 2000, surnommé "Oncle Joe" par les médias Américains, elle se fit plus discrète. Le nouvel Acting Boss restructura en profondeur une famille laissée au bord du gouffre après la condamnation de Nicodemo Scarfo Sr, en préférant rester dans l'ombre et n'utilisa la violence qu'en dernier recours. Le but de cette manoeuvre était simple, éloigner les services fédéraux loin de la famille pour engendrer le plus d'argent possible grâce au racket. Et c'est principalement à cause de ce délit qu'en Mai 2011, plusieurs membres de la famille de Philadelphie se firent arrêtés. Ce fut littéralement un coup de tonnerre, car la hiérarchie complète de cette organisation criminelle fut touchée, ainsi que divers Capitaines et Soldats. Joseph Ligambi qui fut accusé de plusieurs délits tenant de la loi Rico fut tout de suite incarcéré sans caution possible. Son neveu, et Consigliere en exercice de la famille, George Borgesi qui était incarcéré depuis 2001 dans une prison fédérale, fut lui aussi accusé des mêmes charges, car pour la justice, même en étant derrière les barreaux, il aurait continué à donner ses ordres de sa prison, grâce à l'aide de sa femme mais aussi de son ancien bras droit Louis Monnacello qui deviendra par la suite un témoin du gouvernement. Cette inculpation était encore plus rageante pour George Borgesi qui allait être libéré après une condamnation à près de 14 ans pour racket en 2001, un retour à la case départ. Pour l'Underboss, Joseph "Mousie" Massimino, cela était encore plus inquiétant. Ce dernier avait déjà passé plus de la moitié de sa vie d'adulte derrière les barreaux et une nouvelle condamnation pour racket signifierait sans nul doute une condamnation à mort. Fin 2012, après un procès de plusieurs semaines, un premier verdict tomba après plusieurs semaines de délibération et il fut assez mitigé pour les procureurs fédéraux. Joseph Ligambi fut reconnu non-coupable de plusieurs charges mais le jury était restait indécis sur trois chefs d'inculpations comprenant le complot et deux autres charges pour jeux illégaux. Pour George Borgesi cela fut identique, il fut déclaré de non coupable des trois quart des charges retenues contre lui, mais les jurés n'arrivaient pas réussi à se mettre d'accord sur la charge principale de racket. Pour Joseph Massimino, qui a toujours eu une attitude désinvolte lors du procès, se moquant ouvertement des procureurs et des différents témoins,fut condamné à seize ans de prison, ce qui mit fin indéniablement à sa longe carrière criminelle au sein de la Cosa Nostra (Cf : L'Underboss de la famille de Philadelphie condamné à seize ans de prison). Les procureurs fédéraux se démontèrent pas et refirent un procès contre les deux derniers accusés, Joseph Ligambi et George Borgesi en fin d'année 2013. Mais comment faire alors pour essayer cette fois-ci de faire condamner le Parrain et le Consigliere de la famille de Philadelphie ? Cela était simple, les procureurs allaient faire appel à des témoins qui n'avaient pas été appelés lors du premier procès. Ce fut le cas avec Anthony Aponick, un ancien Associé de la famille qui avait été dans la même prison fédérale que George Borgesi quand il était incarcéré au début de sa peine dans l'Etat de la Virginie. Mais pourquoi n'avoir fait appel à lui pendant le premier procès? car ce dernier en avait profité d'être protégé par le FBI pendant sa collaboration, pour braquer plusieurs banques, de plus pour certains avocats de la défense, l'ancien Associé de la famille Bonanno, avait une réputation de "toxicomane". Anthony Aponick ne fut donc pas jugé très crédible et son témoignage ne servit pas à grand chose et aida même en partie la défense, en démontrant que les procureurs ne savaient plus quoi faire pour faire condamner les deux accusés. Un jury qui était resté dans l'impasse lors du premier procès, le restera forcement si les procureurs ne changent pas de tactique et ce deuxième fut une copie du précèdent et malgré plusieurs jours de délibération, George Borgesi fut reconnu non coupable de racket. Emu, le Consigliere de la famille de Philadelphie remercia un à un les jurés présents dans le tribunal. Pour Joseph Ligambi, ces derniers étaient toujours dans l'impasse, et un troisième procès aurait pu entrainer des dépenses supplémentaires pour le contribuable. Les procureurs qui décidèrent avec l'accord du juge fédéral Eduardo Robredo d'annuler les poursuites contre l'Acting Boss de Philadelphie

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