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LE PARRAIN DE LA FAMILLE COLOMBO : CARMINE "THE SNAKE" PERSICO VIENT DE DÉCÉDER - PARTIE 1

9 Mars 2019, 18:04pm

Publié par Xav

Carmine Persico
Carmine Persico

L’une des figures les plus emblématique de la Cosa Nostra, Carmine « The Snake » Persico, Parrain de la famille Colombo, vient de décéder, il était âgé de quatre vingt cinq ans. Purgeant une peine de cent trente neuf années de prison, après sa condamnation suite au procès dit de la Commission en 1985, Carmine Persico était incarcéré depuis les trente six dernières années de sa vie, au pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Dernièrement, le Parrain de la famille Colombo, avait quitté la prison fédérale, pour aller se faire soigner dans un hôpital proche de son lieu d’incarcération, à l’hôpital Durham. La cause de son décès reste encore incertaine et son avocat, qui le défendait actuellement dans un procès contre le Bureau Fédéral des Prisons (BOP), affirma que son client était bien « décédé » stipulant simplement, que son état de santé : « s’était aggravé très rapidement », justifiant la décision de la direction de la prison fédérale de Butner, de transférer en urgence le Parrain de la famille Colombo vers l’hôpital le plus proche. Né le 8 Août 1933, Carmine Persico grandit à Park Slope et à Red Hook, deux quartiers à forte densité Italienne. Contrairement à beaucoup de gangsters issus de milieu pauvre, Carmine Persico provient de la classe moyenne et à reçu une éducation normale de la part de ses parents. Carmine Persico Sr travaillait dans un cabinet d’avocats à Manhattan, alors que sa mère, Susa Persico, était femme au foyer, et gérait tant bien que mal ses fils, l’ainé, Alphonse, Carmine et le plus jeune, Teddy. Tous les trois deviendront par la suite des membres de la Cosa Nostra, affiliés à la famille Colombo. Mais les quartiers de Brooklyn dans les années 1940 ne sont pas les mêmes qu’aujourd’hui. A cette époque, les gangsters défilaient dans les rues avec les grosses voitures, leur bijoux, sous les yeux ébahis des jeunes de Park Slope. Carmine Persico quitta rapidement le système scolaire et devint l’un des leader d’un gang rue, dénommé les « Garfield Boys ». Les Garfield Boys étaient des durs à cuire et n’hésitaient pas à utiliser la violence pour arriver à leurs fins. En 1951, Carmine Persico était âgé de dix sept ans et fit sa première rencontre avec la justice. Inculpé du meurtre d’un adolescent de son quartier, les accusations seront finalement abandonnées et Carmine Persico en sortira grandit, son respect renforcé. Les gangsters du quartier adoraient ce gamin, de nature tenace, qui avait su résister à la pression des services de police lors de son inculpation. A dix huit ans, Francesco « Frankie Shots » Abbatemarco, un Capitaine de la famille Profaci le prit sous son aile. A cette époque, Joseph Profaci était le Parrain de cette organisation criminelle, qui sera appelée quelques années plus tard, la famille Colombo. L’équipe de Francesco Abbatemarco était spécialisée dans les paris sportifs, l’usure, les cambriolages et les détournements de camions. Carmine Persico prit rapidement ses marques et devint un personnage incontournable. En récompense de sa loyauté et de sa faculté à ramener de l’argent, Carmine Persico sera intronisé dans la Cosa Nostra, il avait vingt et un ans, un âge relativement précoce. Au milieu des années 1950, les services de police suivaient de très près les activités illégales de Carmine Persico avec l’aide de Joseph « Crazy » Joe gallo et de ses frères Larry et Albert. Entre les années 1950 et les années 1960, Carmine Persico sera arrêté plus d’une douzaine de fois et inculpé dans près de vingt cinq affaires différentes. Les inculpations portées essentiellement sur des paris sportifs, des cambriolages, des tentatives de vol, des détournements de fonds ou encore d'une possession illégale d’armes à feux, mais jamais de meurtre. Sa réputation de tueur s’est accrue après le meurtre d’Albert Anastasia en octobre 1957, ou pendant un certain temps, les agences fédérales ont soupçonné Carmine Persico et les frères Gallo d’être à l’origine de cet assassinat. Mais le tournant décisif dans la carrière criminelle de Carmine Persico se passa en 1959, avec le meurtre de son mentor, Francesco Abbatemarco. Ce dernier, se déclarant endetté, avait décidé depuis quelques temps d’arrêter de rendre hommage au Parrain en exercice, Joseph Profaci. Après cet assassinat, Carmine Persico s’attendait récupérer les rackets de Francesco Abbatemarco, mais Joseph Profaci décidera au final de les attribuer à un autre Capitaine de sa famille. Carmine Persico était furieux et décidera d’agir. Avec l’aide des frères Gallo, ils enlèveront près de six Soldat ou des Capitaines, des proches de Joseph Profaci.  Le vieux Parrain, malade et affaibli, décidera de céder pour éviter qu’éclate une guerre interne dans la famille, mais Joseph Profaci avait une autre idée derrière la tête. Il persuada Carmine Persico de rejoindre son cercle très fermé, mais avant, il fallait éliminer les frères Gallo. En 1961, un sergent de police, qui rentra par hasard dans le Sahara Club, un bar de Brooklyn, interrompu deux hommes en train d’étrangler Lawrence « Larry » Gallo avec une corde a piano. Des informateurs viendront témoigner par la suite que Carmine Persico avait attiré Lawrence Gallo, mais ce dernier refusera de collaborer avec les autorités. Une guerre entre les deux factions, les Gallo et les Profaci allaient éclater, mais elle s’arrêta brusquement avec le décès de Joseph Profaci, nous étions en 1962.

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PROCÈS DE LA FAMILLE BONANNO : LE TÉMOIGNAGE DE STEVEN SABELLA REMIS EN CAUSE PAR LA DÉFENSE

9 Mars 2019, 08:41am

Publié par Xav

John Zancocchio
John Zancocchio

Steven Sabella, un ancien Associé de la famille Bonanno, est venu en début de semaine, apporter son témoignage contre l’un des accusés vedettes de ce procès, le Consigliere, John "Porky" Zancocchio, Au début des années 2010, Steven Sabella gérait plusieurs boites de striptease et côtoyait de temps en temps les membres de la famille Bonanno qui venaient en début ou en fin de soirée, pour y faire la fête ou boire un verre. Steven Sabella était identifié comme un Associé de la famille Bonanno, mais mise à part son supérieur, le Soldat Joseph « Joe Valet » Sabella, un individu qui n’a aucun lien de parenté avec ce dernier, Steven Sabella n’a jamais tellement cotoyé s’était jamais approché des pontes de la famille Bonanno. Un soir, alors que Steven Sabella travaillait dans l’un de ses clubs, John Zancocchio arriva avec Steven Sabella et le Capitaine, Gerard « Jerry » Chili. John Zancocchio était visiblement très énervée et n’appréciait pas tellement l’humour de Steven Sabella. John Zancocchio était selon des proches, contrarié par une rumeur à son encontre qui aurait été propagé par qui ? par Steven Sabella. Au bout d’un moment, et après une nouvelle mauvaise blague sur John Zancocchio ce dernier se retourna vers l’Associé de la famille Bonanno et le frappa dessus à plusieurs reprises. En tant qu’Associé, Steven Sabella, savait pertinemment qu’il était interdit de frapper un membre intronisé de la Cosa Nostra et mise à part se défendre pour éviter les coups, ce dernier ne pouvait pas faire grand chose. Nez ensanglanté, œil au beurre noir, lèvre fendue et des dents ébréchées, Steven Sabella était visiblement mal en point, mais les coups cessèrent quand Gerard Chili empêcha John Zancocchio de frapper l’Associé de la famille Bonanno  sur la têteavec une chaise. Quand le procureur demanda à Steven Sabella ce qu’il pensait de John Zancocchio : « Je ne peux plus le supporter ». Ce dernier ne témoigna pas tout de suite avec les autorités, il savait que dans ce milieu que collaborer avec les autorités, pouvaient mener à de gros problèmes, surtout que Steven Sabella avait des entreprises à gérer. Mais au fil des mois et après cette altercation, l’Associé de la famille Bonanno déclara qu’il avait perdu beaucoup d’argent avec ses différentes affaires et que son activité dans l’usure et les paris sportifs avaient baissé de régime depuis son altercation avec John Zancocchio. La défense essaya de discréditer le plus possible le témoin du gouvernement en déclarant au jury, que Steven Sabella avait spécifié aux autorités, lors de sa coopération, qu’il était dépendant à la cocaïne et qu’il en achetait en moyenne pour près de quatre cent dollars par semaine. Le but de cette manœuvre est particulièrement simple : Convaincre le jury que ce témoignage ne peut être crédible, surtout quand il provient d’un toxicomane. Les avocats s’attardèrent aussi sur les publications insultantes de Steven Sabella sur le profil Facebook de la fille de John Zancocchio. Des insultes, mais aussi des menaces sur l’actuel Consigliere de la famille Bonanno. Les publications ayant eu lieu pendant la coopération de Steven Sabella et quelques jours seulement avant l’ouverture de ce procès, les avocats ont demandé si son accord n’avait pas « été déchiré » face à un tel comportement. La réponse de Steven Sabella fut catégorique : « Non ce ne fut pas le cas ».

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PROCÈS DE LA FAMILLE BONANNO : LA DÉFENSE CONTRE-ATTAQUE

1 Mars 2019, 17:32pm

Publié par Xav

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Les plaidoiries de la défense ont commencé et l’avocate de Joseph Cammarano Jr, n’avait qu’un seul objectif, essayer de casser le mythe de la mafia. L’Acting Boss de la famille Bonanno qui fut exceptionnellement libéré de prison pendant son procès, ne doit pas être jugé en raison de  « son physique provenant d’un film de gangster » déclara son avocate. Cette dernière exhorta les jurés de la cour fédérale de Manhattan, de ne pas croire les « histoires fantaisistes » des procureurs fédéraux et de ses principaux témoins, alors que Joseph Cammarano Jr, paisible, l’écoutait attentivement à la table de la défense : « Il était une fois cette chose que l’on appelé mafia, mais pas aujourd’hui, désormais cela est fini » déclara t’elle, tout en continuant : « Le fait de paraître dans un tribunal habillé comme un gangster, ne fait pas de vous un membre identifié de la mafia. Ne soyez pas distrait, ne laissez pas votre vision que vous avez des films de gangsters, prendre le dessus sur vous ». Habillé d’un costume bleu marine, d’une chemise claire, les cheveux peignés en arrière, Joseph Cammarano pourrait être le portrait craché de de Billy Batts, joué par Frank Vincent dans le film de Martin Scorsese, Goodfellas, sauf que désormais la réalité a rattrapé la fiction. Joseph Cammarano Jr est identifié depuis des années, comme un membre intronisé de la Cosa Nostra, comme son père auparavant, Joseph Cammarano Sr. Inculpé de plusieurs charges fédérales, l’Acting Boss de la famille Bonanno a répondu facilement, à la sortie du tribunal, aux questions des journalistes, lui demandant si ce dernier ressemblait à un gangster : « Non » déclara t’il en rigolant : « Ce n’est pas de ma faute si je porte la carte de l’Italie sur mon visage ». Le discours des procureurs fédéraux est forcément différent. Pour ces derniers, Joseph Cammarano Jr et son acolyte, John « Porky » Zancocchio, identifié quant-à lui, comme l’actuel Consigliere de la famille Bonanno, ont « dirigé une organisation criminelle sophistiquée, qui utilisait l’intimidation, les menaces ou encore la violence pour arriver à leur fin ». Pour justifier de leurs propos, les procureurs fédéraux ont

John Zancocchio
John Zancocchio

commencé à faire appel à leur premier témoin, l’ancien Capitaine, Peter « Pug »

Lovaglio. Ce dernier viendra témoigner pendant plusieurs jours lors de ce procès, pour raconter son passé criminel dans la famille Bonanno. Dès les premières minutes de son interrogatoire, il identifia formellement Joseph Cammarano Jr comme l’actuel Acting Boss de cette organisation criminelle et déclara que sa nomination avait été effectuée dans un garage désaffecté à New-York. Il raconta aussi son long casier judiciaire, y compris ses condamnations pour blanchiments d’argent et fraude boursière. L’avocate de Joseph Cammarano Jr se jeta alors sur l’occasion, pour envoyer les premières salves contre cet ancien renégat : « Monsieur Lovaglio a déjà menti à maintes reprises, il n’est plus crédible », ajoutant que par le passé, il avait déjà aveuglé « un ancien officier à la retraite de la police de New-York ». Pour John Zancocchio cela fut quelque peut différent. Son avocat reconnaît que son client et deux autres individus non identifiés, avaient agressé Steven Sabella, mais c’était en raison des commentaires racistes qu’avaient fait l’objet le petit fils de John Zancocchio sur les réseaux sociaux : « Il ne l’a pas fait pour la famille Bonanno, mais pour la famile Zancocchio. Je peux comprendre que certains d’entre vous, vont penser qu’il n’aurait pas dû frapper cette personne, mais ce n’est pas un délit de racket » déclara son avocat.

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