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DEMANDE DE LIBÉRATION REJETÉE POUR UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GENOVESE

7 Février 2021, 16:29pm

Publié par Xav

Pasquale Parrello
Pasquale Parrello

Dans l'opération East Coast, Pasquale Parrello est celui qui a reçu la plus longue peine de prison, sept ans pour racket. Alors que Joseph Merlino est désormais libéré et coule des jours heureux à Boca Raton et que Eugène ONofrio a été libéré il y a un plus d’un an, le Capitaine de la famille Genovese végète encore dans une prison fédérale du New-Jersey, à Fort-Dix, ou sa date de sortie est toujours prévue pour Juillet 2022. Âgé de soixante seize ans, le propriétaire du Pasquale’s Rigoletto Restaurant essaye tant bien que mal de convaincre le juge fédéral, Richard Sullivan, connu pour son extrême sévérité envers les membres de la Cosa Nostra, de le laisser purger le reste de sa peine, chez lui, confiné à domicile. Période de coronavirus oblige, Pasquale Parrello, avec l’aide de ses avocats, ont essayé de s'engouffrer dans la brèche, en demandant une libération anticipée pour des raisons médicales, certes avérées, mais qui n’ont pas convaincu le juge fédéral d’une éventuelle possibilité de sortie. Lors de sa condamnation, en 2017, Richard Sullivan avait déjà averti Pasquale Parrello de la possibilité qu’il puisse terminer sa vie derrière les barreaux : “Bon nombre de Capitaines de la Cosa Nostra sont décédés en prison, Vous auriez dû réfléchir aux conséquences de cette vie  lors de votre dernière condamnation. Le juge fédéral campa sur sa décision et rejeta fermement cette demande et malgré le fait que Pasquale Parrello souffre d’un cancer de la prostate et de différentes pathologies cardiaques, laissant le Capitaine de la famille Genovese derrière les barreaux pour au moins une année et demi supplémentaire. Pour Richard Sullivan, Pasquale Parrello est un criminel “endurci”, qui n’a jamais appris de ses précédentes condamnations : ”Malgré le fait que Pasquale Parrello ait une attitude exemplaire en prison, je continue à croire qu’une peine inférieure à sept ans, serait une erreur” déclara t’il. 

Concernant cette épidémie de coronavirus, qui sévit aussi dans une bonne partie des prisons fédérales aux États-Unis, le juge fédéral estime que “la menace du virus est commune à tous les détenus” et que des libérations “humanitaires” doivent rester "exceptionnelles". Depuis le début, les tribunaux fédéraux sont ensevelis de différentes de demandes de libération. Du côté de la justice, des juges fédéraux ont, pour la plupart, accepté des demandes de libération anticipée à des membres de la Cosa Nostra, qui souffraient de pathologies pouvant s’aggraver en cas de contamination au coronavirus et c’est sur ce point précis que le juge fédéral appuie sa décision. Selon le juge fédéral, c’est à la défense d’apporter des réels motifs afin qu’un détenu puisse être libéré et ainsi terminer sa peine à domicile. Aujourd’hui, les prisons fédérales ont essayé de s’adapter, en augmentant leurs mesures sanitaires. Désormais, un détenu qui souffre de gros problèmes médicaux et qui court le risque d’être contaminé, peut être placé en cellule, seul, à l’écart des autres détenus. En attendant, Pasquale Parrello peut, grâce à de nombreuses lettres de soutien, essayer de garder le moral, mais il est difficile de dire, si à sa sortie, Pasquale Parrello se rangera, pour de bon, des affaires de la famille Genovese