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NOUVEAU REVERS JUDICIAIRE POUR FRANK LOCASCIO

6 Décembre 2020 , Rédigé par Xav Publié dans #Gambino

Le juge fédéral Leo Glasser, le même qui en 1992, avait fait condamner à John Gotti et Frank Locascio à la prison à perpétuité, vient de rejeter une demande de révision de procès à l’ancien Consilidere de la famille Bonanno. Depuis des années, Frank Locascio, essaye, avec l’aide de son avocate, une ancienne juge fédérale, par tous les moyens possibles, de faire sauter sa condamnation relative au meurtre de Louis DiBono. Reconnu coupable, Frank Locascio a toujours clamé son innocence, accusant le gouvernement fédéral d’avoir délibérément caché certaines preuves et d’avoir empêché certains témoins, dont Salvatore Gravano, de disculper Frank Locascio dans le meurtre de Louis DiBono. L’avocate de Frankie Loc, en plus d’avoir récolté certaines preuves permettant de blanchir son client, se base aussi sur le témoignage de l’ancien renégat de la famille Gambino, Salvatore Gravano, libéré d’ADX Florence, une prison fédérale de type Supermax en 2017. Depuis sa libération, l’ancien bras-droit de John Gotti multiplie les interviews dans les médias Américains  en déclarant que Frank Locascio avait essayé de dissuader à plusieurs reprises John Gotti de ne pas assassiner Louis DiBono et c’est sur ce point précis que le juge fédéral Leo Glasser justifia sa décision, dans un rapport sans équivoque. Pour ce dernier, il est ironique d’entendre Frank Locascio considéré Salvatore Gravano comme son « sauveur » et jugé la « crédibilité » de ses propos, alors qu’il a été catalogué depuis des années, comme un « rat », un mythomane compulsif par les membres de la famille Gambino.

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano

Salvatore Gravano affirme, à qui voudrait bien l’entendre, que Frank Locascio a toujours empêché John Gotti de lancer un contrat sur Louis DiBono. Sauf que pour le juge fédéral Leo Glasser, Salvatore Gravano n’était pas présent le 12 Décembre 1989, où dans un petit appartement au dessus du QG du Parrain de la famille Gambino, le Ravenite Social Club, John Gotti acta la mort de Louis DiBono : « Monsieur Gravano a été vilipendé pendant des années, dans les mots les plus durs, comme un menteur, un rat, un tueur de sang froid, mais il semblerai qu’aujourd’hui, la parole de Monsieur Gravano à un sens pour faire libérer un ancien ami de la mafia de prison » déclara le juge fédéral Leo Glasser. Le considérant comme « malhonnête », le juge fédéral Leo Glasser fustigea Salvatore Gravano en déclarant qu’il avait « découvert » ou « créé », des fausses anecdotes afin d’essayer de faire libérer Frank Locascio de prison. Pour le magistrat, les écoutes avaient dévoilé formellement un John Gotti indiquant son attention d’assassiner Louis DiBono, pour lui avoir manqué de respect en refusant de venir aux différentes convocations et surtout, avait prouvé le silence assourdissant de Frank Locascio, qui n’a jamais prononcé un seul mot pour essayer de le sauver : « Par son silence, Frank Locascio a approuvé ce meurtre » déclara le juge Leo Glasser. L’avocate de Frank Locasciao, une ancienne juge fédérale à la retraite de Boston, Nancy Getner devrait faire appel. En attendant, Leo Glasser âgé de quatre vingt seize ans, a conclu son rapport par la petite phrase d’adieu de Frank Locascio, adressée aux membres du tribunal et aux jurés, le soir de sa condamnation, en 1992  : « Si il y avait plus d’hommes comme John Gotti sur cette terre, nous aurions un meilleur pays ».

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