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LCN

DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDENT UNE LIBÉRATION ANTICIPÉE

21 Décembre 2020, 15:08pm

Publié par Xav

En Avril 2017, le FBI lance une opération contre l’équipe du Capitaine de la famille Bonanno “Ronnie G” Giallanzo. Ce dernier, qui a la particularité d’être le neveu de Vincent Asaro, est inculpé avec les Soldats Michael Palmaccio et Michael Padavona, sur des accusation de racket, de prêt usuraire et de tentative de meurtre. Ronald Giallanzo est loin d’être un inconnu des fédéraux et malgré quelques années de prison purgées par le passé, le Capitaine de la famille Bonanno a toujours continué à travailler pour les Bonanno, ce qui n’échappa pas au juge fédéral chargé de ce dossier. Rapidement, Ronald Giallanzo, Michael Palmaccio et Michael Padavona ont décidé de passer un accord de plaidoyer avec les procureurs fédéraux. Mais alors que pour les Soldats de la famille Bonanno, le juge suivi les lignes directrices du gouvernement fédéral, Ronald Giallanzo eu beaucoup moins de chance. A la base, les avocats de la défense avaient négocié près de sept années derrière les barreaux, mais le juge décida de le condamner à quatorze ans, soit le double de ce qui était initialement prévu. Pour le magistrat, Ronald Giallanzo ne “peut se passer de sa vie dans la Cosa Nostra”, ajoutant même : “elle est enracinée en vous”. Le juge revient aussi sur sa précédente condamnation pour racket, en 2017, ou même incarcéré, Ronald Giallanzo avait continué à gérer ses activités de prêts usuraire depuis sa cellule : “Vous n’avez toujours pas compris la leçon” déclara le juge avant de le faire incarcérer dans la prison fédérale de Butner dans l’État de la Caroline du Nord.

Michael Palmaccio
Michael Palmaccio

Incarcéré jusqu’en 2029, le Capitaine de la famille Bonanno n’a pas trop à se plaindre de sa détention, Butner étant une prison fédérale disposant de plusieurs échelons de sécurité, une minimale, deux de moyenne sécurité, ainsi qu’un centre médical implanté à l’intérieur des murs de la prison. De plus, Butner est relativement “épargnée” par la contagion du coronavirus, qui fait actuellement des ravages dans certaines prisons fédérales aux États-Unis. Pour les Soldats Michael Palmaccio et Michael Padavona ce n’est pas vraiment la même chose. Ces derniers sont respectivement incarcérés dans les prisons fédérales de Terre-Haute dans l’État de l’Indiana et à Fort-Dix dans l’État du New-Jersey, des pénitenciers fédéraux ou le taux de contagion est très élevé. Les deux hommes ont été testés positif au coronavirus et comme tout bon mafieux qui se respecte, Michael Palmaccio et Michael Padavona ont effectué des demandes de libération anticipée pour raison de santé. Depuis le début de l’épidémie, les tribunaux fédéraux sont inondés de ce genre de demandes, qui pour la plupart du temps sont acceptées, avec obligation pour le mafieux de purger le reste de sa peine confiné à domicile. Michael Palmaccio et Michael Padavona sont respectivement libérables en 2023 et 2024 et pour les procureurs fédéraux, ils ne seraient pas raisonnables de libérer des détenus aussi dangereux pour raisons médicales. Les deux Soldats de la famille Bonanno jouent sur leur contamination au coronavirus, couplée à des problèmes de santé qui pourraient s’aggraver. Les procureurs fédéraux ne sont pas tellement d’accord avec les arguments apportés par la défense, stipulant, que certes, plusieurs détenus dans ces deux prisons sont contaminés par ce virus, mais que Michael Palmaccio et Michael Padavona n’ont pas déclenché une forme “grave” de cette maladie. Pour le gouvernement fédéral, les deux Soldats de la famille Bonanno doivent purger la totalité de leur peine, en raison de leur dangerosité, mais les prévenus remplissent tous les critères pour qu’une demande de libération soit examinée par un juge fédéral. Avant de contracter le coronavirus, Michael Palmaccio et Michael Padavona avaient déjà demandé de sortir de prison pour “raison humanitaire” et même si aucun des deux hommes ne souffrait de gros problèmes de santé, cette demande avait été refusée. Pour aider les procureurs fédéraux lors d'une prochaine audience, le directeur de la prison de Fort Dix adressa une lettre au juge fédéral chargé de ce dossier, stipulant que Michael Padavona était traité médicalement et que le Soldat de la famille Bonanno pouvait continuer son incarcération sans l’aide de personne.