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LCN

UN CAPITAINE DE LA FAMILLE GAMBINO DANS LA LIGNE DE MIRE DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL

22 Février 2020, 16:01pm

Publié par Xav

Frank Locascio et Andrew Campos
Frank Locascio et Andrew Campos

Les procureurs et les agents fédéraux en tête, n’ont actuellement qu’un seul objectif en vue, que le Capitaine de la famille Gambino, Andrew Campos, retourne en prison. Inculpé en Décembre dernier dans une enquête, qui aura duré plusieurs années, Andrew Campos avait été, lors de sa première comparution dans un tribunal, incarcéré sans caution possible. A l’audience, les procureurs avaient appuyé sur le fait, qu’en plus d’avoir des ramifications dans tout New-York, Andrew Campos n’hésitait pas une seule seconde à faire appel à certains de ses Associés afin d’utiliser la violence à son avantage. Dans cette affaire, Andrew Campos est considéré par les autorités comme l’inculpé numéro 1, qui pendant des années et avec l’aide de John Simonlacaj, un cadre de la société CWC Contrating Corpexploita des chantiers de construction au profit de la famille Gambino, lui apportant plusieurs millions de dollars de revenus. Avec le refus d’une libération sous caution, les procureurs fédéraux pensaient avoir fait le plus dur, surtout qu’Andrew Campos, à la grande satisfaction du gouvernement fédéral, allait passer les fêtes de Noël derrière les barreaux, un événement important pour les familles de la Cosa Nostra, ou les repas entre Associés, se couplent avec les enveloppes remplies de billets. Mais la défense contre-attaqua rapidement, et le 26 Décembre, à la grande surprise, Andrew Campos sera finalement libéré, après avoir accepté de mettre près de 4,5 millions de dollars sur la table, de l’argent provenant essentiellement de plusieurs hypothèques. Face au tollé suscité par sa libération, le juge fédéral essaya tant bien que mal de se justifier, en déclarant qu’Andrew Campos sera détenu à domicile, avec l’interdiction de passer le moindre appel, même à son père, George Campos, Soldat dans la famille Gambino.  En début de mois, les avocats d’Andrew Campos déposèrent au juge une demande de sortie exceptionnelle, afin que ce dernier puisse emmener sa fille chez le médecin, une demande qui fut acceptée. En apprenant la nouvelle, les agents fédéraux ont essayé d’élaborer un plan, leur permettant d’appréhender Andrew Campos à la moindre infraction. Les fédéraux se sont alors rassemblés à des points stratégiques le long de la rue où se trouvait le cabinet médical, car les agents du FBI étaient persuadés qu’Andrew Campos allait profiter de ce petit moment de liberté pour communiquer avec des membres de la famille Gambino, et non pas d'une cabine téléphonique, mais grâce au portable de sa propre fille. Lors que sa libération sous caution fut acceptée, la fille d’Andrew Campos eu l’interdiction de donner son téléphone portable à son père, mais aussi de communiquer le code secret permettant son ouverture. Une fois installés dans la salle d’attente du cabinet médical, les fédéraux, appareils photos à la main, essayèrent de guetter le moindre mouvement suspect d’Andrew Campos, qui leur permettrait de le remettre derrière les barreaux. A un moment, alors que la fille d’Andrew Campos était avec le médecin, les fédéraux aperçurent le Capitaine de la famille Gambino, tête baissée, en train de fixer quelque chose. Pour les agents du FBI, c’était une évidence, Andrew Campos communiquait avec le téléphone portable de sa fille. Plusieurs photographies furent prises, mais les fédéraux n’étaient pas sûr de leur coup. A l’évidence, si Andrew Campos avait été pris en flagrant délit, ce dernier aurait été arrêté à l'intérieur de la salle d'attente, mais rien de tout ça se produisit, car les fédéraux avaient un doute. Finalement, alors qu’Andrew Campos était installé au volant de son véhicule avec sa fille, un agent du FBI essaya de bluffer et déclara au Capitaine de la famille Gambino l’avoir vu avec un téléphone portable, chose qu’Andrew Campos nia farouchement. L’agent en question en profita alors pour fouiller Andrew Campos, sa fille, ainsi que le véhicule, mais seul le téléphone portable de sa fille fut trouvé. Alors plutôt de demander un mandat de perquisition pour fouiller dans ce téléphone, les procureurs fédéraux remontèrent seulement une histoire rocambolesque au juge fédéral, sans pour autant fournir des preuves concrètes. Le juge fédéral, qui s'en voulait surement d'avoir mis une partie des procureurs à dos, accorda une nouvelle audience de libération afin d’approfondir cette histoire. Suite à cette décision, les avocats de la défense, visiblement très énervés, ont déclaré que lors de cette prochaine audience, ils allaient sortir l’artillerie lourde, en prétextant que leur client était harcelé par les fédéraux, mais aussi, qu’ils étaient prêts à faire témoigner la fille d’Andrew Campos. Deux jours plus tard, les procureurs fédéraux décidèrent de jeter l'éponge et annula leur demande de révocation de caution sur le Capitaine de la famille Gambino.