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UN REPENTI DE LA FAMILLE GENOVESE FUSTIGE SES ANCIENS ASSOCIÉS

12 Janvier 2020, 16:45pm

Publié par Xav

Salvatore Aparo
Salvatore Aparo

Un soir de Novembre 1994, à Brooklyn, dans un club social détenu par la famille Genovese, Sabatino « Tino » Lombardi jouait tranquillement aux cartes avec un bookmaker, à qui il devait plusieurs milliers de dollars, mais aussi avec son cousin, Michael « Cookie » D’Urso. Au cours de cette soirée, deux individus rentrèrent dans le club social et ils abattirent froidement Sabatino Lombardi de plusieurs balles dans la tête et laissa Michael D’Urso, touchait lui aussi grièvement, gisait inconscient sur le sol. Gravement blessé, Michael D’Urso s’en sortittout de même miraculeusement et retourna dans l’équipe de son Capitaine, un vieux mafieux de la vieille école, Salvatore « Sammy Meetballs » Aparo. Michael D’Urso respectait les règles en vigueur dans le milieu, mais son désir de vengeance était grandissant et son objectif était désormais, de faire payer le ou les assassins de son cousin. L’un d’entre eux fut identifié très rapidement, c'était comme Michael D'Urso, un Associé de la famille Genovese qui avait fait le coup, il se dénommait Carmine Polito. Rapidement, Michael D’Urso demanda à son Capitaine d’établir un contrat sur sa tête, mais mais malgré l’influence que pouvait avoir Salvatore Aparo dans les Genovese, il ne pouvait décider de lui même de tuer un quelqu’un, il pouvait proposer, mais seul la direction mafieuse avait le dernier mot. Salvatore Aparo, comme plusieurs membres de la famille Genovese, n’avaient pas accepté ce meurtre, qui en plus d’engendrer des tensions entre différentes factions, avait ramené dans les rues de New-York les autorités fédérales. La demande de contrat contre Carmine Polito fut

Liborio Bellomo
Liborio Bellomo

établie mais très vite refusée par Liborio « Barney » Bellomo et Michael « Mikey Diminio » Generoso, respectivement Acting Boss et Underboss de la famille Genovese. Les patrons avaient parlé, il ne restait plus qu’aux Capitaines de s’écraser et de respecter les ordres, mais pour Michael D’Urso, cette décision avait un goût très amer. Quelques temps plus tard, ce dernier se fit arrêter par le FBI dans une affaire de meurtre et l’Associé de la famille Genovese vit en cette arrestation, l’occasion rêvée de pouvoir se venger. Pendant plusieurs années, avec l’aide d’un micro déposé dans sa Rolex, Michael D’Urso enregistra des multitudes de conversations de membres de la Cosa Nostra en train de parler d’extorsion, de racket, de prêt usuraire ou encore de meurtre. Par la suite, ses informations permirent d’arrêtés et de faire condamner près de soixante dix membres de cette organisation criminelle. Au tribunal, d’un ton calme et sérieux, Michael D’Urso raconta minutieusement les différents rackets de la famille Genovese et décrivit son ennemi juré, Carmine Polito, comme un « joueur dégénéré » acculé de dettes, qui avait tué son cousin, pour seul motif de ne pas  rembourser une partie de son argent emprunté. En récompense de sa collaboration et pour avoir risqué sa vie pour le gouvernement fédéral, Michael D’Urso integrera lui et sa famille le programme de protection des témoins, une nouvelle vie, avec une autre identité, dans un nouvel État loin de New-York. Aujourd’hui, Michael D’Urso est toujours dans ce programme de protection et dans une lettre écrite et envoyée à plusieurs médias Américains, il envoya un avertissement aux personnes, qui malgré vingt ans plus tard, ont toujours l’intention de s’en prendre à lui personnellement. Car même éloigné de New-York, Michael D’Urso a eu des informations venant du gouvernement fédéral, précisant que certains membres de la famille Genovese, s’étaient réunis pendant les fêtes de Noël, dans un bar New-Yorkais dans le Upper East Side, le TBar Steak & Lounge, afin de parler de la nouvelle identité de Michael D’Urso et aussi de l’endroit ou il vivrait actuellement  Alors que par 

Frank Serpico
Frank Serpico

le passé, Michael D’Urso aurait sans doute utilisé la violence pour résoudre ce genre de problème, désormais c’est par une lettre, que celui-ci voulu s’expliquer une nouvelle fois avec ses anciens Associés. Se disant « prêt » et « capable » de se défendre lui et sa famille, Michael D’Urso rappela à ses anciens « amis » de la famille Genovese, que des agents fédéraux armés étaient toujours présents à ses côtés pour le défendre : « Alors que j’ai encore un peu de respect pour la vie que j’ai vécue autrefois et pour la vie que certains de mes anciens amis ont choisi encore de vivre, soyez assuré que je ne me laisserai pas faire. Comme vous le savez, j’ai toujours été fidèle, jusqu’à ce que ma vie soit en danger pour la deuxième fois ». Pour Michael D’Urso la raison de sa collaboration sont les menaces verbales de « Farby » (Aka Frank Serpico, un ancien haut dirigeant de la famille Genovese), qui l’aurait poussé au final à collaborer : « De quel droit, un patron peut parler à l’un de ses membres de cette façon ? En tant que gars de la rue, je devais laisser quelqu’un que je ne connaissais pas me maltraiter ? » déclara Michael D’Urso. L’ancien Associé de la famille Genovese déclara par ailleurs, que c’était son Capitaine, Salvatore Aparo, qui était venu vers lui « les larmes aux yeux », pour essayer de le prévenir que Frank Serpico voulait l’assassiner : « Il ne peut n’y avoir de fraternité sans loyauté, mais aucun homme ne peut accepter qu’on lui dise de ne pas demander des représailles, lorsque quelqu’un vous tire dans la tête et tue votre cousin » déclara t’il. Michael D’Urso précisa que son objectif n’était plus de faire la tournée des tribunaux afin de faire condamner des membres de la Cosa Nostra et prévient ses anciens Associés, que sa vie dans le programme de protection des témoins, lui a permis de devenir ceinture noire en Ju-Jitsu Brésilien : « Si vous et vos patrons pensaient que me tuer vaut la peine de risquer de terminer votre vie derrière les barreaux, alors venez me trouver, mais soyez assuré que si ma vie est menacée, je serai en légitime défense et non en infraction. Rappelez vous par ailleurs, qu’il n’y a pas de prescription pour l’assassinat d’un témoin fédéral et vous seriez surpris de découvrir combien d’informateurs confidentiels trainent avec vous ». Pour terminer Mchael D’Urso conseille à ses anciens Associés de se concentrer sur leur « famille » et leur « bien être » afin d’éviter « la prison » tout en concluant « Pour ceux d’entre vous qui ont de l’argent, trouvez des moyens pour le garder et pour ceux d’entre vous qui n’en ont pas, trouvez des moyens d’en gagner, mais sans violence. Les temps ont changé aujourd’hui ».