Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LCN

UN JUGE FÉDÉRAL EXAMINE LE DOSSIER FRANK LOCASCIO

17 Novembre 2019, 07:56am

Publié par Xav

Frank Locascio
Frank Locascio

Incarcéré dans le pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachussetts, Frank « Frankie Loc » Locascio, qui est désormais âgé de quatre vingt six ans, continue sa bataille juridique avec le gouvernement fédéral, avec un seul objectif, sortir de prison. Condamné à perpétuité, en même temps que l’ancien Parrain de la famille Gambino, John Gotti, Frank Locascio a toujours clamé son innocence sur l’objet même de sa condamnation, l’assassinat de Louis DiBono. Dernièrement, une lettre écrite et envoyée à un juge fédéral ainsi que différents témoignages effectués sur des médias Américains, par l’ancien renégat et Underboss de la famille Gambino, Salvatore Gravno, prouverait que Frank Locascio aurait été condamné à tord pour un crime qu’il n’aurait pas commis. Alors oui, les procureurs fédéraux n’ont jamais certifié que Frank Locascio avait personnellement assassiné Louis DiBono, mais qu’il aurait utilisé son influence au sein de la famille Gambino, pour approuver ce meurtre. Dans une famille de la Cosa Nostra, le Parrain a toujours le dernier mot, mais dans des enregistrements effectués à l’époque par le gouvernement fédéral, on entendait clairement John Gotti se plaindre du comportement de Louis DiBono, qui refusait obstinément de le rencontrer et ceux malgré les convocations de son Parrain. Pour ce motif, John Gotti voulait la mort de son Soldat et en aurait parlé ouvertement à Frank Locascio, qui selon les procureurs, n’aurait jamais « contredit » John Gotti dans cette démarche. Pour le gouvernement fédéral, le fait de ne s'opposer, au moins oralement, à un ordre venant de son supérieur, en fait directement complice dans cette affaire. Mais aujourd'hui les choses ont changé et le nouvel avocat de Frank Locascio, une ancienne juge fédérale et ancienne professeur de droit à Harward, a réussi à apporter des nouvelles preuves laissant supposé l’innocence de son client, des informations crédibles qui ont convaincu un juge fédéral de New-York de relancer cette affaire. Désormais, dans le même tribunal qui a fait condamner John Gotti et Frank Locascio plus de vint cinq ans auparavant, avocats de la défense et procureurs fédéraux se retrouvent pour réponde aux questions du juge. Le gouvernement fédéral n’a pas changé d’un iota sa stratégie d’attaque, prétextant que l’enregistrement du 12 Décembre 1989, ou on entendait John Gotti dire « Il (Louis DiBono) va mourir car il a refusé de me voir », prouve que Frank Locascio, qui n’était pas intervenu, avait « approuvé » ce meurtre. La défense quant-à elle, déclara que leur client n’avait pas eu, à cette époque, une défense qui lui aurait permis de prouver son innocence dans ce dossier, certifiant qu'avant l'ouverture de son procès, John Gotti aurait menacé son avocat de mort s’il différenciait son affaire avec celle de Frank Locascio. De plus, la défense joue aussi sur un enregistrement ou leur client aurait dit à John Gotti, que Louis DiBono était « prêt » à donner près de cinquante mille dollars, afin de se faire « pardonner », une remarque que John Gotti avait balayé d’un revers de la main : « Je ne prendrai pas cet argent Frank, il me doit beaucoup plus ».