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LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO DEMANDE L'ABANDON DES POURSUITES

26 Janvier 2019, 08:46am

Publié par Xav

John Zancocchio
John Zancocchio

Inculpé il y a près d’un an, John « Porky » Zancocchio, l’actuel Consigliere de la famille Bonanno n’a désormais que deux objectifs : faire annuler les poursuites à son encontre et humilier par la même occasion l’équipe de procureurs. Le jour de son arrestation et lors de sa première comparution devant un juge fédéral, John Zancocchio avait eu la chance de pouvoir être libéré sous caution, alors que l’Acting Boss en service, Joseph Cammarano Jr restait quant-à lui, enfermé au Métropolitan Center. Mais le Consigliere de la famille Bonanno n’a jamais tellement voulu respecter les règles imposées par le magistrat, qui lui imposait un confinement à domicile, en plus de la surveillance électronique. John Zancocchio était certes cloitré chez lui, mais le confort d’une maison était plus appréciable qu’une cellule du Métropolitan Center et cela pouvait lui permettre aussi de pouvoir préparer sa défense plus sereinement. Mais John Zancocchio avait d’autres idées en tête, il voulait gouter de nouveau à la liberté. L’occasion se présenta quand il fut autorisé exceptionnellement à sortir de chez lui, pour assister à la veillée funéraire de sa tante décédée. Cette sortie fut acceptée, mais sous certaines conditions. Le Consigliere de la famille Bonanno devait se présenter à l’église puis au funérarium pour y présenter ses hommages et retourner directement par la suite à son domicile. Mais pendant cette journée, John Zancocchio transgressa très largement les règles imposées. Ce jour là, des agents fédéraux avaient été postés, pour surveiller les moindres faits et gestes du gangster. Ces derniers connaissaient parfaitement la personnalité de John Zancocchio et ils étaient persuadés que le gangster allait profiter de cette occasion pour saluer certains membres de la famille Bonanno et ils ont eu raison. Les photographies prises ce jour là furent édifiantes. John Zancocchio fut surpris à plusieurs reprises en train de quitter son domicile de Staten-Island, pour y aller faire des courses, se promener avec des membres de sa famille, mais aussi, pour visiter des endroits fréquentés par des membres de la Cosa Nostra. Par exemple, à l’heure du déjeuner, John Zancocchio en profita pour aller manger an Denino’s, un restaurant très apprécié de membres de la famille Bonanno ou pour aller boire un verre, en fin de soirée, au Bella Mama Rose. Face à autant d’éléments à charge, John Zancocchio se retrouva devant un juge fédéral, en comparution immédiate et sa caution fut révoquée. Mais après quelques semaines d’incarcération, le Consigliere de la famille Bonanno commença à se plaindre de ses conditions de détention, jugeant qu’elles n’étaient pas adaptées à ses problèmes de santé.

Par le biais de ses avocats, il déclara aussi que la nourriture servie en prison était remplie de « sucre » et de « sel » et que cela pouvait aggraver nettement sa condition physique. Après une nouvelle demande de libération sous caution, le juge fédéral accepta à la surprise générale de libérer une nouvelle fois sous caution John Zancocchio, qui très heureux après avoir retrouvé sa liberté, en profita dès sa sortie du tribunal, pour manger un hot-dog bien garni. Aujourd’hui, John Zancocchio a compris la leçon et se fixe désormais sur sa défense. Avec l’aide de ses avocats, il demanda au juge fédéral d’annuler tout simplement les poursuites à son encontre, après avoir appris que les procureurs fédéraux avaient transmis à l’un des futurs témoins du gouvernement, des enregistrements et certains documents jugés confidentiels. Ces informations ne concernaient pas John Zancocchio, mais plutôt Peter « Pug » Lovaglio, qui viendra témoigner lors de ce procès. Ce dernier n’est pas n’importe qui et connaît parfaitement John Zancocchio. Ancien Capitaine de la famille Bonanno, considéré comme un individu violent et paranoïaque, Peter Lovaglio avait déjà témoigné lors du procès de Joseph Merlino, mais son témoignage n’avait pas été jugé crédible par les jurés. Les procureurs fédéraux savent pertinemment que Peter Lovaglio est un témoin « peu fiable » et veulent sans nul doute, le préparer le mieux possible, en lui donnant des informations sur ses anciennes condamnations, afin de pouvoir adapter son témoignage le moment voulu. Le gouvernement fédéral sait que les avocats de la défense vont jouer sur la personnalité assez contrastée de Peter Lovaglio, condamné à plusieurs reprises pour divers rackets et faits de violence. Pour les avocats de la défense, la « conduite » du bureau du procureur est « inacceptable » et ne permet pas à leur client d’avoir un « procès équitable ». Les procureurs fédéraux, dans l'embarras, ont jugé que cette procédure était « classique » dans une affaire concernant des membres de la Cosa Nostra.