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LA COSA NOSTRA : LE RETOUR AUX FONDAMENTAUX - PARTIE 2

17 Octobre 2018, 15:56pm

Publié par Xav

Gene Gotti
Gene Gotti

Les Gotti qui ont régné en maitre pendant des années, ont perdu de leur splendeur. Alors oui et certainement, le frère de John Gotti, Peter, incarcéré après une condamnation pour racket et libérable en 2032, aurait gardé le titre de Parrain, mais actuellement âgé de soixante dix huit ans, il est fort à parier que ce dernier termine sa vie derrière les barreaux. Dans la famille Gotti, il y aussi Gene, qui vient d’être libéré d’une prison fédérale après avoir passé près de vingt neuf ans derrière les barreaux pour trafic de drogue. Frank Cali, qui a toujours voulu tourner définitivement la page de l’ère de Gotti, sera obligé de prendre en compte le statut assez privilégié de Gene Gotti dans la famille Gambino, qui pendant toute ces années derrière les barreaux, aura respecté jusqu’au bout, son serment d’allégeance à la Cosa Nostra. La prison, Frank Cali l’a connaît aussi. De nature plus discrète, il n’aura passé que dix huit mois en prison, après avoir plaidé coupable d’extorsion, une condamnation découlant de l’opération East Coast. Nous étions en 2008 et à cette époque, l'affaire East Coast avait fait trembler les familles New-Yorkaise et par la même occasion avait confirmé les ramifications très avancées entre la famille Gambino et Cosa Nostra en Sicile : « La famille Gambino fonctionne encore très bien » déclara l’agent du NYPD : « Jeux de hasard, vente frauduleuse de médicaments, usure, racket, contrôle des syndicats liés à la constructions et pleins d’autres délits. La seule chose que la famille Gambino ne veut surtout pas, c’est de retourner dans les journaux ou à la télévision » déclara ce même agent. Les Gambino veulent s’inspirer d’une autre famille New-Yorkaise, surnommée la Rolls Royce du crime organisé aux Etats-Unis, la famille Genovese. Cette organisation criminelle extrêmement cloisonnée se livrent aux mêmes activités que les Gambino, mais dans cette famille, il est très fréquent que les propres Soldats ne sachent même pas le nom complet du Capitaine avec qui ils travaillent et n’aurait aucune relation avec la direction. Le but est simple, sécurisé encore plus le circuit d’information, empêchant la hiérarchie d’être mise en difficulté. Mais rester prudent ne suffit cependant toujours pas. En Janvier dernier, les procureurs fédéraux ont arrêté l’Acting Boss de la famille Bonanno, Joseph « Joe C » Cammarano Jr et l’ont inculpé de plusieurs charges fédérales tenant de la loi RICO, dont le complot d’assassinat, l’extorsion, le trafic de drogue ou encore le prêt usuraire. Le mafieux âgé de cinquante huit ans vient d’une famille entièrement dévouée à la Cosa Nostra.  Son père, Joseph Cammarano

Joseph Cammarano Jr
Joseph Cammarano Jr

Sr, était un membre haut placé de la famille Bonanno et décèdera d’une crise cardiaque à l’âge de soixante dix sept ans, alors qu’il purgeait une peine de dix années de prison dans l’établissement fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Dans l’un des derniers enregistrements dévoilés par les autorités fédérales, James Cammarano Sr avait demandé à un Capitaine, James Tartaglione, qui collaborait avec le FBI : « d’assassiner les rats et les familles des informateurs ». James Cammarano Jr avait essayé de reprendre les reines de la famille Bonanno, avec l’appui du Parrain Michael Mancuso, qui vient d’intégrer une maison de transition, mais cette prise de pouvoir n’aura duré que trois ans. Selon certains témoignages, la plupart des membres de la famille Bonanno sont encore marqués de l’opération Donnie Brasco et James Cammarano Jr, n’avait qu’une crainte, se faire enregistrer. La famille Lucchese à elle aussi était touchée en Mai dernier, lorsque l’actuel Acting Boss, Steven « WonderBoy » Crea a été inculpé de racket et de meurtre, aux cotés de près de dix sept membres et Associés, dont son fils, le Capitaine, Steven Crea Jr. Aujourd’hui, à New-York, comme dans d’autres États Américains, il est de plus en plus difficile d’obtenir un prêt à la banque, pour acheter une maison, ou tout simplement créer son entreprise. Les règles sont strictes et à moins d’avoir un certain portefeuille, les banques ne donnent plus de l’argent aussi facilement, une aubaine pour les mafieux de la Cosa Nostra, qui font du prêt usuraire, une grosse rentrée d’argent non négligeable. Les jeux et les paris sportifs ont aussi gagné du terrain. L’arrivé d’internet et des nouvelles technologies, ont demandé aux mafieux de se lancer dans les nouvelles technologies. Les joueurs désertent de plus en plus les tripots clandestins et préfèrent miser sur des sites frauduleux ou les côtes proposées, sont beaucoup plus avantageux. A New-York, on a coutume de dire, que le ciment est considéré comme « l’or Italien ». Encore aujourd’hui, les mafieux de la Cosa Nostra négocient encore avec différents syndicats liés à la construction, dans un but de gagner de l’argent sur chaque bâtiment construit, mais aussi de récupérer des emplois « no-show ». A une époque pas si lointaine, les règles d’intronisation dans la Cosa Nostra étaient strictes. Le futur membre intronisé devait être de parent Italien, par le père et par la mère, mais aussi avoir eu l’obligation de faire ses « preuves », de tuer pour la famille. Aujourd’hui, les nouveaux membres n’ont pas le même calibre qu’à l’âge d’or de la Cosa Nostra et quand une famille est décimée par les

arrestations, elle ré-intronise à tour de bras, comme chez les Colombo : « Récemment ils ont initié près de six membres, sans en parler aux autres familles », déclara l’agent du NYPD. Pour se sécuriser encore plus, les familles mafieuses ont délaissé les quartiers populaires de Little Italy à Manhattan, ou de Bensonhurst à Brooklyn. Les mafieux ne vivent plus là et s’écartent le plus possible de leur business  Alors oui, il est certains que les membres de la Cosa Nostra ont toujours une part des bénéfices dans certains restaurants longeant la Little Italy, mais désormais le business se fait ailleurs. Désormais, les familles de la Cosa Nostra, sont aujourd’hui d’accord sur une seule chose, le meurtre est mauvais pour le business. Auparavant, les repentis qui témoignaient contre de membres de la Cosa Nostra se cachaient, craignant chaque jour pour leur vie, aujourd’hui, ils se montrent ouvertement dans médias. De Chris Paciello, un ancien Associé de la famille Bonanno et des Gambino, qui vient d’ouvrir une discothèque à Miami, de Salvatore Gravano, qui sortit de prison, continue par moment, à signer son livre autobiographique Underboss, les anciens collaborateurs sont désormais libre comme l’air.