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LE CONSIGLIERE DE LA FAMILLE BONANNO SORT DE PRISON POUR POUVOIR MANGER CONVENABLEMENT

1 Août 2018, 16:20pm

Publié par Xav

Inculpé dans une opération du FBI contre la famille Bonanno, le Consigliere John « Porky » Zancocchio, avait eu la « chance » contrairement aux autres mafieux inculpés, de pourvoir être libéré sous caution, même s'il paya près d’un million de dollars. Bien entendu, cette liberté provisoire était accompagnée de contraintes, comme l’interdiction de côtoyer des membres liés à la Cosa Nostra, de ne pas fréquenter des lieux ou les mafieux se réunissent régulièrement et surtout, de rester à son domicile pendant les heures fixées par le juge fédéral. Les agents fédéraux en charge de la surveillance des familles de la Cosa Nostra connaissement parfaitement le pédigrée criminel de John Zancocchio, mais aussi les mauvaises habitudes que le mafieux peut avoir dans sa vie quotidienne et depuis son inculpation, ces derniers avaient décidé d'effectuer une surveillance plus étroite sur le Consigliere de la famille Bonanno. Ils étaient persuadés que John Zancocchio allait négliger ses contraintes liées à sa liberté surveillée et ils ont eu raison. Un mois après son arrestation, John Zancocchio fut arrêté et déféré rapidement dans un tribunal fédéral, pour n’avoir pas respecté les règles établies par le juge fédéral sur sa mise en caution. En effet, John Zancocchio, pas le biais de son avocat, avait demandé une sortie exceptionnelle de deux jours pour qu'il puisse assister à la veillée funéraire de sa tante décédée. Une demande qui fut acceptée, mais à certaines conditions, que le mafieux ne respecta pas. Après avoir assisté à la veillée et à l’enterrement, le mafieux en profita pour effectuer une petite ballade, en allant boire un verre au Bella Mama Rose à Staten-Island, un lieu très apprécié des membres de la famille Bonanno pour y rencontrer Frank Camuso, un Capitaine de la famille Gambino. Après ce petit moment de détente entre mafieux, John Zancocchio n’hésita pas non plus à s’arrêter pour aller saluer les personnes présentes dans la petite boulangerie Italienne ou le mafieux a ses habitudes, avant de terminer tranquillement s

journée en mangeant au Denino’s, un restaurait Italien, très apprécié des membres de la Cosa Nostra, rien de plus normal quand on est en liberté surveillée. Les agents fédéraux qui suivaient le mafieux en filature pendant ces deux jours, ont pu s’y donner à cœur joie, en photographiant à plusieurs reprises le Consigliere de la famille Bonanno, à différentes heures de la journée, des preuves qui serviront par la suite aux procureurs fédéraux, pour demander au juge fédéral une révocation de sa libération sous caution. Face à autant de preuves, le magistrat n’eût pas d’autres choix que d’incarcérer, au grand désarroi de John Zancocchio au

Metropolitan Center
Metropolitan Center

Métropolitan Center de New-York. Mais une fois incarcéré, la vie de l’actuel Consigliere de la famille Bonanno fut complètement « bouleversée », surtout que d’après son avocat, une incarcération dans des conditions aussi rudes est loin d’être compatible avec ses problèmes de santé. Forcément, le Métropolitan Center de New-York est très loin de présenter les mêmes avantages culinaires que les restaurants Italiens de Staten-Island, ce qui n’est pas au goût de John Zancocchio. Souffrant de « diabète chronique », le Consigliere de la famille Bonanno pesterait sur la nourriture de la prison, qui selon lui, serait trop « sucré », ce qui aurait provoqué, toujours selon son avocat, des engourdissements dans la jambe de John Zancocchio. De plus, le personnel médical de la prison, aurait révélé une « tache au poumon » qu’il « n’aurait pas encore soigné ». D’après la défense, John Zancocchio voudrait être libéré sous caution et demande au juge, soit de le maintenir à son domicile, ou de le transférer au pénitencier fédéral de Devens dans l’État du Massachussetts. Deux problèmes se posent. Le premier est que bien d’être un centre de détention fédéral, le Métropolitan Center est surtout un lieu de transition, de passage, pour des prisonniers en attente de leur procès et/ou d’un futur transfert pour les personnes condamnées vers une autre prison fédérale comme le pénitencier de Devens, ce qui n’est pas le cas de John Zancocchio. Le deuxième problème est que l’actuel Consigliere de la famille Bonanno n’a déjà pas respecté les premières conditions fixées par le juge fédéral lors de son arrestation et il est fort probable que ce dernier refuse tout simplement sa demande et pourtant. Devant le juge fédéral, l'avocat de la défense joua le tout pour le tout, expliquant les divers problèmes de santé de son client : « Le régime alimentaire du Métropolitan Center n'est pas adapté, la nourriture est rempli de sucre est c'est très dangereux pour la santé de mon client » déclara son avocat, tout en stipulant que si John Zancocchio veut être en forme lors de son procès, il lui faut une « nourriture adaptée et surtout des exercices physiques ». L’audience fut rapide et le juge fédéral, à la surprise générale décida de libérer sous caution John Zancocchio avec une détention préventive à son domicile de Staten-Island. Forcément, en sortant du tribunal en homme libre, John Zancocchio avait un grand sourire et se dirigea avec sa famille, non pas dans son véhicule pour le ramener à maison, mais à un stand de hot-dog, qui trône devant le palais de justice. Arrivant devant le vendeur, John Zancocchio demanda un hot-dog bien garni, un comble. Ravi, le Consigliere de la famille Bonanno donna un billet vingt dollars au commerçant, alors que le hot-dog en lui même ne coutait que deux dollars « Gardez la monnaie » déclara t’il en souriant, avant de s’éloigner du tribunal. Devant les journalistes présents, John Zancocchio, déclara que lors de son incarcération « il ne se nourrissait pas ou très peu » et que par mégarde, il avait mangé une « blatte » qui « s’était glissée dans sa nourriture ». Avant de partir, il déclara que son vrai repas en rentrant chez lui, sera un « bon steak ».