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LE TÉMOIGNAGE GLAÇANT DE JOSEPH DELUCA CONLUT UNE SEMAINE ASSEZ RUDE POUR L'ANCIEN PARRAIN DE LA FAMILLE PATRIARCA

3 Juin 2018, 07:29am

Publié par Xav

Steven DiSarro
Steven DiSarro

Après le témoignage de Robert DeLuca, ce fut au tour de son frère, Joseph, un ancien Soldat dans la famille Patriarca d'arriver à la barre des témoins. Le déclaration sous serment  de Robert DeLuca s’était terminé par un contre-interrogatoire très agressif de la part des avocats de la défense. L’un des avocats de Francis Salemme avait demandé à l’ancien gangster s’il était conscient de mentir au gouvernement fédéral : « Vous avez menti et ils ne savaient pas que vous mentiez, c’est exact ? » « Oui » déclara Robert DeLuca. L’avocat de la défense demanda alors si Robert DeLuca touchait près de soixante quatre mille dollars par an, de la part du gouvernement fédéral en vertu de sa collaboration : « Je ne sais pas, je vivais essentiellement grâce à mes gains gagnés aux jeux en Floride » déclara t’il. Joseph DeLuca fut contrairement à son frère, plus loquace et détailla avec une certaine minutie l’assassinat de Steven DiSarro. Le soir du meurtre, il reçut un appel de Francis Salemme, lui expliquant qu’il avait un « paquet à déposer » et qu’il le ramènerait le lendemain dans l’après-midi. Étant un membre de la Cosa Nostra, Joseph DeLuca, savait que le mot « paquet » signifiait un « corps ». Après cet appel, Joseph DeLuca fut assez bouleversé. Il était dans l’obligation d’obéir à son Parrain sous peine de mort, mais il ne voulait pas non plus que son frère Robert, qui avait « déjà un casier judicaire », soit impliqué dans cet assassinat : « Pour nous c’était simple, il fallait que l’un d’entre nous soit encore dans les rues pour gérer notre buisiness ». Le lendemain, comme prévu, Joseph DeLuca, rencontra Francis Salemme, qui était assez mécontent de voir que son frère ne donnait aucun signe de vie. Avant de partir, le Parrain de la famille Patriarca, lui donna consigne de mettre du « poivre » sur le corps de Steven DiSarro, pour éviter que les animaux s’en servent comme gibier. Joseph DeLuca qui ne voulait pas faire intervenir son frère dans cette histoire, décidera quand même de l'appeler, en panique, pour se sortir plus facilement de ce calvaire. Dans la journée, Robert DeLuca le contacta et lui expliqua avoir trouvé une « solution » à ce problème. Un dénommé William Ricci, un ami proche de l’ancien Capitaine de la famille Patriarca, détenait un moulin, avec un terrain vague qu'il utilisait principalement pour enterrer des produits dangereux. Il fallait donc creuser un trou assez profond, ce qui pris plusieurs heures. En attendant le corps de Steven DiSarro avait été entreposé dans le four à l’intérieur du moulin. Joseph DeLuca déclara devant le tribunal, s'être sentir mal à l’aise, non pas car il faisait quelque chose d’horrible, mais contrarié d’apercevoir, non loin du moulin, une maison avoisinante : « J’avais peur que les voisins pensent qu’on était en train de faire quelque chose d’illégal et qu’ils appellent les autorités ». Cinq jours plus tard, Robert DeLuca appela son frère, il fallait retourner au moulin récupérer la bâche qui avait permis d’envelopper le corps. La scène fut digne des Affranchis, le célèbre film de Martin Scorsese. Joseph DeLuca et son frère se rencontrèrent de nouveau devant moulin, et déterrèrent une nouvelle fois le corps afin de récupérer cette fameuse bâche. Dans la salle d’audience, la femme de Steven DiSarro, accompagnée de son fils et de ses filles, essuyait ses larmes face au témoignage glaçant de Joseph DeLuca, et ce n’était pas terminé. Après le témoignage de Joseph DeLuca, les procureurs fédéraux décidèrent de diffuser des enregistrements de Francis Salemme en train de monter la tête à son fils, pour qu’il puisse exécuter plus facilement ce contrat : « DiSarro va se retourner contre toi. C’est un serpent, un bon à rien ». L’enregistrement a été effectué a l’aéroport Hilton Boston Logan, par des agents fédéraux qui s’était installés tranquillement sur un banc, à quelques mètres près de Francis Salemme et son fils.