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LCN

LE PROCÈS DU PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE VIENT DE COMMENCER

31 Janvier 2018, 17:41pm

Publié par Xav

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Il a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux, il est considéré par les agences gouvernementales comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie, c’est désormais l’heure de vérité pour Joseph Melino. Son procès, découlant de l’affaire East Coast, avait été reporté de deux semaines pour raison médicale, mais dorénavant, le juge fédéral a décidé que Joseph Merlino était en pleine capacité pour se défendre et avait fixé son procès au mardi 30 Janvier, un procès qui devrait durer plusieurs semaines. Joseph Merlino peut tout perdre, mais peut aussi renforcer son respect au sein d’une famille en proie à des tensions entre certains membres. Pourtant, les procureurs fédéraux lui avaient proposé deux à trois ans derrière les barreaux s’il acceptait de plaider coupable, une peine dérisoire au vu de l’ampleur des charges qui avaient été retenues à la base, mais Joseph Merlino veut sans nul doute défier la justice Américaine, les ridiculiser une nouvelle fois aux yeux du grand public. Pour ses avocats, leur client a refusé de « plaider coupable », car selon lui, « il n’a rien fait de mal ». La sélection du jury a eu lieu ce lundi et l’affaire va se concentrer sur une seule personne, John Rubeo. Ce dernier était un Associé de la famille Genvoese, qui avait décidé de collaborer avec les autorités après une arrestation pour trafic de drogue. Sa coopération fut assez fructueuse, enregistrant des mafieux en train de parler business et reliant la famille Genovese avec la famille de Philadelphie dans certains business. Mais John Rubeo, au fil du temps, fut un boulet de plus en plus lourd à porter pour les agences gouvernementales. Il s’avéra très vite que deux agents du FBI en charge de sa surveillance, avaient transgressé certaines règles. L’un d’entre eux sera même exclu définitivement. Quelques semaines avant l’ouverture du procès, John Rubeo vit sa caution révoquée, après que le gouvernement fédéral ait appris que ce dernier avait des contacts très prononcés avec certains médias et que par la même occasion, il avait supprimé des enregistrements effectués pendant son infiltration. Dernièrement, on apprenait encore, que dans le programme de protection des témoins, John Rubeo avait été interpellé pour violence conjugale, en quelques mois sa crédibilité s’est effondré et le témoignage de l’ancien Associé de la famille Genovese risque de ne pas porter bien lourd devant un jury fédéral. Lors de la première journée d’audience, c’est un Joseph Merlino très souriant, détendu, rigolant avec certains médias Américains, leur conseillant de parier par exemple sur le prochain match des Eagles du Super Bowl, qui se présenta dans le tribunal fédéral. Pour ce dernier, les prochaines semaines de procès ne seraient qu’une formalité, pas besoin de stresser inutilement. Lors de sa première apparition, le procureur fédéral déclara au jury que cette affaire était un « cas de cupidité » : « Vous allez entendre Joseph Merlino parler de pigeons, de rats. Au final, Joseph Merlino ne s’est jamais débarrassé de ses problèmes ». Pour les avocats de la défense, Joseph Merlino est certes un « joueur dégénéré », qui a une seule faiblesse « demander de l’argent. John Rubeo a offert de l’argent à Joseph Merlino, il l’a pris, tout en stipulant qu’une fois que son restaurant marcherait, il ne l’oublierait pas ». Au final, son restaurant finira par fermer ses portes quelques mois plus tard. Continuant sur sa lancée, l’avocat de la défense déclara que les procureurs fédéraux feront appel à des criminels endurcis, qui ont décidé de coopérer avec les autorités fédérales « pour sauver leur peau ». Pourtant selon lui, Joseph Merlino avait décidé de déménager en Floride, à Boca Raton, pour vivre une vie tranquille avec sa famille, mais ses problèmes liés aux jeux étaient très vite revenus. Pour conclure cette première journée d’audience, les procureurs fédéraux firent appel à leur premier témoin, l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, Peter Lovaglio qui identifia formellement Joseph Merlino comme un membre de la Cosa Nostra. Face a cette accusation, l’avocat de la défense demanda à Peter Lovaglio d’admettre aux jurés, qu’il n’avait jamais enregistré Joseph Merlino de parler d’affaires criminelles, mais qu’il avait été seulement contacté il y a seulement deux mois par les procureurs fédéraux, après leur avoir expliqué à ces derniers, qu’il avait déjà parlé à Joseph Merlino par le passé.