Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LCN

POUR LE PARRAIN DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE ASSASSINER UNE PERSONNE RESTE FACILE

21 Juillet 2017 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

Joseph Merlino
Joseph Merlino

Les procureurs fédéraux sont dans une impasse. L’affaire East Coast avait fait la une des médias Américains, démontrant la collaboration entre la famille Genovese et la famille de Philadelphie dans différents rackets. Mais après plusieurs mois, il s’est avéré que le principal témoin, John Rubio, un Associé de la famille Genovese avait été encadré par des agents fédéraux, qui n’hésitaient pas à transgresser les règles. Son témoignage dans un futur procès devenait de plus en plus problématique et les procureurs fédéraux ont alors essayé de négocier des accords de plaidoyer avec les différents mafieux inculpés. Certains, comme le Capitaine de la famille Genovese, Pasquale « Patsy » Parrello, accepta l’offre. D’autres comme l’actuel Parrain de la famille de Philadelphie Joseph Merlino, et un autre Capitaine de la famille Genovese, Eugene « Rooster » Onofrio ont refusé le moindre accord, pensant que les problèmes liés à cette affaire, pourraient leur être favorable par la suite, lors d’un futur procès fédéral. Il fallait dont pour les procureurs fédéraux de réagir le plus rapidement possible. Les derniers procès concernant des membres de la Cosa Nostra s’étaient soldés par plusieurs échecs, il fallait donc pour la justice Américaine de sortir leur pièce maitresse, les enregistrements audio. John Rubio a pu, à de nombreuses reprises, enregistrer différents membres de la Cosa Nostra en train de parler buisiness. Sur les milliers d’heure enregistrées, une conversation intéresse fortement l’équipe des procureurs en charge de ce dossier. C’était en 2014, on était encore loin de l’opération East Coast, mais Joseph Merlino, qui était sorti d’une prison fédérale il y a près de deux ans, mais encore en liberté conditionnelle, entamait déjà des rapprochements assez appuyés avec la famille Genovese, surtout avec le Capitaine Eugene Onofrio. Lors de cette réunion, qui devait se dérouler dans l’État de la Floride, vu qu’à cette époque, Joseph Merlino était très limité dans ses déplacements, Joseph Merlino expliquait à Eugene Onofrio comment tirer le meilleur parti d’un individu, en utilisant forcément la violence physique, voire le meurtre : « C’est simple d’assassiner quelqu’un. Vous lui faites croire que vous êtes son ami, que vous allez le conduire chez vous pour discuter et dans le véhicule vous lui tirez en plein tête ». Eugène Onofrio acquiesça : « Oui cela est très facile ». Des propos qui sont en total contradiction avec ceux effectués à sa sortie de prison auprès d’un journaliste. A cette époque, installé à Boca Raton, Joseph Merlino avait déclaré vouloir se retirer de ce milieu rempli de « rats », qu’il ne pourrait plus supporter une vie carcérale : « J'ai passé trop de temps derrière les barreaux, trop de temps à l'isolement. Se lever, manger et dormir à la même heure, je ne pourrai plus le supporter ». Les propos enregistrés sont tellement gênants pour les avocats de la défense, que ces derniers ont refusé tout commentaire. Seul l’avocat d’Eugène Onofrio demande aux procureurs fédéraux, que son client puisse être jugé séparément. Le Capitaine de la famille Genovese qui gère une équipe allant de Mulberry Street à Manhattan, serait grandement embarrassé, qu’il a peur que la réputation de Joseph Merlino puisse influencer négativement un jury : « le mettre dans « le même sac ». On est loin de l’attitude que pouvait avoir les deux mafieux, qui lors de cette même soirée, se vantaient d’être comme des « frères », des « frères » qui désormais ne veulent plus se voir, pour essayer de défendre leur peau.

 

Partager cet article