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LA COSA NOSTRA DU RÊVE À LA RÉALITÉ - PARTIE 2

10 Septembre 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

LA COSA NOSTRA DU RÊVE À LA RÉALITÉ - PARTIE 2

Le clan Persico était persuadé qu’en éliminant Joseph Scopo, Vic Orena déciderait de rendre les armes. Joseph Scopo était un proche confident de Vic Orena (voir photo), et si ce dernier avait accédé au pouvoir, il aurait été occupé le poste d’Underboss. Dans l’esprit d’Alphonse Persico, il fallait « viser la tête » directement au lieu de s’attaquer aux « portes flingues » de Vic Orena. Ce soir là, John Pappa était accompagné par deux Associés de la famille Colombo, John Sparacino et Eric Curcio. Les trois mafieux se rendirent devant le domicile de Joseph Scopo, habitant à Ozone Park, ils remarquèrent très rapidement le Capitaine de la famille Colombo dans son véhicule. John Sparacino tira le premier avec un fusil mitrailleur, mais par miracle Joseph Scopo sortit indemne. Ce dernier sortit alors de son véhicule et essaya de s’enfuir, mais il remarqua très vite que John Pappa l’attendait non loin, caché derrière un arbre : « Si tu as des couilles, amènes toi, on va voir ce que tu vaux petite merde » lança Joseph Scopo à John Papa. L’Associé de la famille Colombo, savait que c’était l’occasion pour lui de montrer sa valeur à la Cosa Nostra et devenir peut-être un membre intronisé. Il s’avança alors vers Joseph Scopo et lui tira à plusieurs reprises, le tuant sur le coup. Comme avait prévu Alphonse Persico, ce meurtre mit fin à la guerre entre les deux factions de la famille Colombo, les affaires pouvaient enfin reprendre dans un climat à peu près serin, mais pour John Pappa, tout ne se passait comme il le souhaitait. Son meilleur ami, venait de se faire assassiner et John Pappa soupçonnait fortement, un Anthony « Tigger » DeLavecchia, un Soldat dans l’équipe de James Galione, son ancien mentor au sein de la famille Lucchese d’être derrière ce meurtre. Pour John Pappa, il n’y avait qu’une seule solution, se venger et comme son père avait fait quelques années plus tôt, il était prêt à enfreindre les règles de la Cosa Nostra : « Si je n’arrive pas à tuer Tigger » déclara t’il, « Je tuerai Camine Gargano Jr », le neveu d’Anthony DeLavacchia. John Pappa devenait de plus en plus paranoïaque. Lui qui avait exécuté Joseph Scopo, n’avait pas encore été promu au rang de Soldat, et son aigreur était de plus en plus vif. Un soir, en Juillet 1994, Carmine Gargano Jr s’entretua avec un Associé de la famille Lucchese, Mickey DeRosa : « Je vais te tuer », lança ce dernier en quittant le bar. Pour John Pappa, c‘était l’occasion ou jamais, pour rendre la monnaie de sa pièce à Anthony DeLavecchia. John Pappa devenait complètement fou, et n’hésitait pas à se vanter ouvertement de tous les meurtres qu’il avait commis et cela en public. Un soir, alors que John Pappa était accoudé au bar avec Eric Curcio et John Sparacino, ce dernier profita de l’absence des Associés de la famille Colombo pour déblatérer sur ces deux « amis » à un gangster nommé Basciano : « Ces tas de merde, ils se prennent pour des durs, mais c’est moi qui a tué Joseph Scopo ». Quand Basciano raconta l’histoire à John Pappa, son sang ne fit qu’un tour et décidera sans l’accord préalable de la famille Colombo, de l’assassiner à son domicile un mois après. L’assassinat de John Sparacino fut bâclé, et pour se venger, John Pappa essaiera d’enlever son visage avec un couteau. Le 26 Septembre 1997, John Pappa se rendit au mariage de son « ami », Salvatore Sparacino, le frère de John, qu’il avait assassiné un an plus tôt. Alors qu’il montait les marches menant à l’église, John Pappa fut interpelé par des agents de police. Se réfugiant dans l’église, John Pappa fut appréhendé quelques minutes plus tard. Quand Salvatore Sparacino fit la remarque aux policiers, de montrer un peu plus de respect le jour de son mariage, l’un des agents de police lui déclarèrent : « Du respect ? ce fumier à tuer ton frère. ». Son procès ne fut qu’une formalité. John Pappa sera condamné à quatre peines de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, plus quarante cinq ans pour trafic de drogue à seulement vingt quatre ans.

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