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« QUAND IL Y A DE L'ARGENT EN JEU LA COSA NOSTRA EST TOUJOURS PRÉSENTE »

10 Juillet 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

« QUAND IL Y A DE L'ARGENT EN JEU LA COSA NOSTRA EST TOUJOURS PRÉSENTE »

« Quand il y a de l'argent en jeu, vous trouverez toujours des membres du crime organisé » déclara le procureur fédéral Elie Honig. Ce dernier qui est à la tête d’une équipe d'une centaine d’hommes, à pour seul but de lutter contre les cartels de la drogue, les politiciens corrompus, les gangs de rues, les criminels à col blanc, et bien sûr les familles de la Cosa Nostra. Elie Honig les connaît déjà très bien, et a par le passé, fait condamner certains membres importants, comme Danny Marino de la famille Gambino, ou encore Ciro Perrone (voir photo) de la famille Genovese. Mais son travail ne s’arrête pas aux cinq familles de New-York, mais son rôle est aussi de surveiller les activités de la famille DeCavalcante dans le New-Jersey et la famille de Philadelphie. Depuis plusieurs années, les meurtres liés à la Cosa Nostra se font plus rare. La raison ?, toute est une question d’affaire. En effet, un assassinat crapuleux, voire une disparition suspecte, attire inévitablement l’attention des agences fédérales. De plus, un mafieux, à moins de chance de coopérer avec la justice Américaine s’il fait face à une peine de quelques mois de prison pour extorsion, au lieu d’une incarcération à vie pour meurtre. Alors même si le futur initié qui prête serment à la Cosa Nostra, jure d'utiliser son arme pour la famille, il n'est pas rare qu'un membre de la Cosa Nostra n'assassine personne dans sa carrière criminelle. Avec sa position actuelle, Elie Honig ne va plus dans les salles d’audience pour essayer de faire condamner les membres du crime organisé, mais reste parfaitement conscient de l’évolution des membres de la Cosa Nostra, en particulier dans les nouvelles technologies : « Aujourd’hui, leur but est de gagner de l’argent en restant chez eux ». En Mai dernier, une opération fut lancée par le FBI et par ses services, contre la famille Genovese, l’opération Fistful. L’enquête révéla que des membres de la Cosa Nostra gagnaient des millions de dollars grâce aux paris sportifs, effectués non pas dans des bars clandestins comme à une époque, mais sur internet. Mais outre les paris, l'enquête révéla que la famille Genovese était encore très actif dans les prêts usuraire. L’un des individus, Domenico Pucillo, un Associé de la famille Genovese qui est propriétaire de plusieurs entreprises, dont Tri-State Cashing, avait lancé une vaste opération de prêt usuraire, en utilisant les comptes de ses sociétés pour prêter de l’argent à des individus à des taux exorbitants, rapportant près de 1,3 millions de dollars par an à la famille Genovese : « Ce fut comme si il avait mis en place une institution financière, pour pouvoir gérer leur entreprise criminelle » déclara le procureur fédéral, avec une pointe d’admiration. Généralement, les membres de la Cosa Nostra demandent aux individus demandant un prêt, pratiquement deux à trois points par semaine. Par exemple pour dix milles dollars, ce dernier devra rembourser aux membres de la mafia, près de trois cent dollars par semaine, en plus de la somme initiale. Domenick Pucillo réclamait uniquement des paiements par chèques, qu’il encaissait sur le compte de sa société, il demandait même aux parieurs en manque d’argent, de signer des chèques partiellement remplis, pour que l’Associé puisse rajouter par la suite le montant qu’il désire. L’argent gagnait, remonté automatiquement cers le haut, vers le Soldat Vito Alberti et vers le Capitaine Charles Tuzzo, qui seront eux aussi arrêtés. Pour le procureur fédéral Elie Honig, il est évident que la famille Genovese reste la famille de la Cosa Nostra la plus discrète et la plus avisée : « Ces gars la, ne lâchent jamais rien », en faisant référence à Charles Tuzzo qu’il connaissait déjà depuis les années 1980. Mais pour Elie Honig, l’histoire qu’il le marquera à jamais, sera sans nul doute celle de Ciro Perrone, un Capitaine de la famille Genovese qui avait repris l'équipe d'une légende de cette borgata, Matthew « Matty The Horse » Ianniello. Âgé de quatre vingt sept ans, Ciro Perrone gérait d’une main de fer une opération de jeux et de prêt usuraire dans son club social d’Ozone Park, installé dans une ancienne boucherie, ou depuis son restaurant le Don Pepe. Ciro Peronne était vraiment un gangster de la vielle école et n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins. Sa méthode de recouvrement, était forcément moins sophistiquée que Domenick Pucillo, mais tout aussi efficace. En effet, Cirone Perrone envoyait des membres de son équipe, armée de batte de baseball, pour recouvrir les dettes des mauvais payeurs, et l’argent remontait tout aussi efficacement. Le Capitaine de la famille Genovese sera condamné à cinq années de prison en 2008 et sortira au bout de trois ans, il décèdera l’année de sa libération, en 2011.

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