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FRAPPER UN MEMBRE DE LA COSA NOSTRA ENTRAINE T-IL FORCÉMENT LA MORT ? - PARTIE 1

11 Juin 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Divers

Une règle fondamentale de la Cosa Nostra, est de ne jamais manquer de respect à un membre intronisé, ou pire encore, de lui porter la main dessus sous peine de mort. Mais dans certaines situations, cette règle fut plus ou moins appliquée et cela pour différentes raisons :

- En 1974, soit deux ans avant la mort du Parrain des Parrains de la Cosa Nostra, Carlo Gambino, ce dernier s'en alla manger dans un restaurant traditionnel Italien avec des amis, lieu ou il avait ses habitudes. Ce restaurant était aussi un lieu de rencontre pour les Affranchis des cinq familles de New-York. Ce soir là, Carlo Gambino était assis à la même table, quand il fit la rencontre du Capitaine de la famille Colombo Dominick « Mimi » Scialo, un membre de nature violente, soupçonné d’avoir participé à plusieurs meurtres. Attablé quelques mètres plus loin, Dominick Scialo, qui ce soir là était alcoolisé, remarqua très vite Carlo Gambino et s’avança alors vers le Parrain. Au lieu de lui présenter ses respects, Dominick Scialo commença à l’insulter en public, : « Tu es un putain de vieil homme, tu te prends pour qui sérieusement ? ». Préférant la négociation à la violence, Carlo Gambino resta calme et tenta de le calmer, mais sans le savoir Dominick Scialo venait de signer son arrêt de mort. Quelques jours plus tard, son corps sera retrouvé sous le béton d’un club social de Brooklyn.

- Dans les prisons fédérales Américaines, les membres des différentes familles de la Cosa Nostra, sont souvent rassemblés ensemble et gèrent un peu leur quartier à leur manière. Ce jour là, un Capitaine de la famille de Détroit, Paddy Polizzi commença à avoir une violente dispute avec Vinny Aloi. Ce dernier est lui aussi un membre intronisé, mais il avait la particularité à cette époque, d’être l’Acting Boss de la famille Colombo, mais il était aussi le filleul du Parrain de la famille Gambino, Carlo Gambino. Cette dispute qui avait commencé par des insultes, continua par des coups, jusqu’au moment ou Paddy Polizzi gifla Vinny Aloi au visage. Cette altercation eut lieu dans la « salle à manger », ou les membres de la Cosa Nostra se réunissaient pour jouer aux cartes ou encore manger de la bonne charcuterie Italienne. Ces derniers savaient que Paddy Polizzi venait de transgresser une des règles fondamentales de la Cosa Nostra, et que forcémement, ce dernier venait de signer son arrêt de mort, mais il y avait un problème. Des réunions eurent lieu en secret dans l’enceinte de la prison, et il se décida, que s’il devait avoir un règlement de compte, cela devait se passer à l’extérieur de la prison et non à l’intérieur. En effet, un bain de sang, aurait poussé les autorités à transférer les membres de la Cosa Nostra dans différents pénitenciers, éparpillés un peu partout aux Etats-Unis, loin des affaires. Finalement, Paddy Polizzi fut autorisé « à vivre », mais les personnes qui s’associèrent à lui par la suite dans des affaires, prenaient le risque d’être mises de côté par les membres de la Cosa Nostra.

- Conte et George Zappola sont deux Soldats de la famille Lucchese, deux tueurs à gages, qui viennent de sortir de prison après y avoir passé près de vint années derrière les barreaux. Condamnés en 1994 pour avoir assassiné James D. Bishop, un syndicaliste qui commençait à collaborer avec les autorités fédérales, les deux membres de la famille Lucchese avaient décidé à la base, de plaider coupable pour réduire une peine de prison à perpétuité. Le problème, pour que l’accord soit accepté, il fallait que tous les membres de la famille Lucchese accusés dans cette affaire, acceptent le plaidoyer des procureurs fédéraux, mais Salvatore Avelino, un Capitaine dans cette même famille, refusait obstinément tout accord avec le gouvernement fédéral. Lors d’une réunion organisée par les avocats de la défense avec les différents accusés, George Conte saisit par le col Salvatore Avelino et lui ordonna de plaider coupable, sinon il le « tuait devant tout le monde », un compromis qui sera finalement accepté quelques heures plus tard.

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