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LE PARRAIN DE LA FAMILLE COLOMBO VEUT SORTIR DE PRISON

8 Mai 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Colombo

LE PARRAIN DE LA FAMILLE COLOMBO VEUT SORTIR DE PRISON

Dans son domaine, il est craint et respecté. Il a consacré sa vie à la Cosa Nostra, mais le problème est que ses bras ne fonctionnent plus tellement, il fait de l’emphysème, il est aveugle d’un œil, et pour se déplacer, il est obligé d’utiliser un fauteuil roulant. Son nom ? Carmine « The Snake » Persico (voir photo), Parrain actuel de la famille Colombo. Incarcéré depuis près de trente et une années au pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord, après avoir été reconnu coupable dans le fameux procès dit de « La Commission », Carmine Persico, âgé de quatre vingt trois ans, doit toujours purger trente quatre années derrière les barreaux, une condamnation à mort pour le célèbre mafieux. Mais le Parrain de la Cosa Nostra, se sent trop vieux pour rester en prison, et comment accepter que l’ancien Consigliere de la famille Lucchese, Christopher « Christie Tick » Funari, lui aussi condamné à cent années de prison dans le même procès, fut libéré du pénitencier fédéral d’Allenwood en 2014, après y avoir purgé près de vingt huit années. Avec l’aide de son avocat, Carmine Persico a déposé devant une cour fédérale de Manhattan, des documents démontrant, que le FBI avait dissimulé des preuves prouvant sa non-culpabilité dans plusieurs affaires. Le juge fédéral en charge de ce dossier, n’a toujours pas donné sa réponse. Ce qui n’empêcha pas Carmine Persico, avec l'aide de son avocat de le relancer il y a de cela un mois, en donnant de nouvelles informations sur la complicité du FBI et Rudolph Giuliani, qui à cette époque en tant que procureur fédéral ou U.S Attorney, avait instruit cette affaire, sur la complicité des deux bureaux pour faire condamner définitivement le Parrain de la famille Colombo. L’avocat de Carmine Persico, sait pertinemment que l’espoir de faire libérer son client reste très mince, mais ce dernier s’appuie aussi sur des documents du Freedom Of Information Act, une loi Américaine qui oblige les agences fédérales, à délivrer leurs informations à quiconque en ferait la demande. Ces documents montrent comment le FBI a surpayé des témoins de la justice en échange de leurs informations, l’un des procureurs de l’époque déclarant même : « S’il n’y avait pas eu une manipulation du FBI dans ce procès, alors le résultat aurait été différent ». Les deux témoins ayant témoigné contre Carmine Persico, étaient, Fred DeChristopher, un cousin de Carmine Persico et Joseph Cantalupo, un truand, qui avait travaillé avec Joe Colombo au milieu des années 60, avant de devenir un informateur du gouvernement en 1973. Fred DeChristopher témoigna que Carmine Persico s’était vanté d’avoir voté pour l’assassinat de l’ancien Parrain de la famille Bonanno, Carmine Galante, alors que Joseph Cantalupo déclara qu’après le meurtre de Joe Colombo en 1971, Carmine Persico avait repris les rênes de la famille Colombo. Pour l’avocat de la défense, le FBI savait pertinemment que les informations transmises par ses informateurs étaient fausses. En effet, des archives du gouvernement, montrent que la famille Colombo était dirigée par plusieurs Acting Boss après l’assassinat de Joe Colombo, Carmine Persico étant identifié comme le Parrain officiel en 1980. Alors si Carmine Persico n’était pas le Parrain de la famille Colombo dans les années 1970, alors ce dernier ne pouvait pas donner son vote lors d’une commission des familles de la Cosa Nostra, pour approuver le meurtre de Carmine Galante. Dernier point, pendant le procès de « La Commission », Carmine Persico avait décidé de se défendre tout seul, ce qui avait énervé la plupart des Parrains de la Cosa Nostra eux aussi accusés. Mais le tribunal lui avait quand même assigné un « conseiller » dénommé Stanley Meyer. Selon l’avocat de Carmine Persico, le FBI connaissait très bien cette personne. Ce dernier avait déjà collaboré plusieurs fois avec le FBI, alors qu’il était accusé de fraude fiscale et de fraude postale.

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