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LCN

ET PENDANT CE TEMPS LÀ...

7 Mai 2016, 06:04am

Publié par Xav

 TOUJOURS EN ATTENTE D'UN VERDICT :

Mardi dernier, les jurés au procès des membres de la famille Bonanno, n’étaient toujours pas arrivés à se mettre d’accord sur un verdict. Le jury a demandé à revoir plusieurs preuves présentées pendant le procès. Ils ont demandé à visionner de nouveau, les photos de surveillance prises par les agents fédéraux. Ils ont aussi demandé à réécouter des enregistrements entre Anthony Santoro, Vito Badamo et un Associé de la famille Bonanno, Nicholas Bernhard. Mais ce qui pourrait être un bon signe pour les avocats de la défense, le jury a aussi demandé de revoir le mandat de perquisition lors de l’arrestation d’Anthony Santoro. Ce détail a son importance dans cette affaire. En effet, pendant le procès, un agent de police qui avait participé à la fouille de la maison du Soldat de la famille Bonanno, n’avait pas demandé pendant la perquisition, à qui appartenait la maison. La technique employée par les avocats de la défense était simple, essayer de convaincre le juré que les armes à feux trouvées lors de la perquisition du domicile, n’appartenait pas forcément à Anthony Santoro, mais à d’autres individus logeant cette maison. Dernier élément, les jurés ont demandé de relire le témoignage d’un ancien Capitaine renégat, James « Louie » Tartaglione, qui était venu lors de son procès parler de son ancienne vie dans la Cosa Nostra, sans pour autant « enfoncer » les accusés, ce dernier avait même avoué, ne pas les « pas avoir connu personnellement ». Généralement, dans les procès contre les membres de la Cosa Nostra, un verdict qui se prolonge n’est jamais bon signe pour les procureurs fédéraux. En cas de nullité, un énorme travail devra être effectué par les autorités fédérales, pour changer de stratégie dans leur lutte contre la Cosa Nostra.

LES PERSICO, UNE HISTOIRE DE FAMILLE :

Persico, ce nom à New-York rythme avec la Cosa Nostra, avec le pouvoir, le meurtre et la prison. Carmine « The Snake », le patriarche, est encore à ce jour le Parrain officiel de la famille Colombo, et ce malgré une peine d’emprisonnement à vie, qu’il purge actuellement dans le pénitencier fédéral de Butner dans l’État de la Caroline du Nord. Carmine Persico, avait trois frères, tous liés à la famille Colombo. Mais il a aussi trois fils, Alphonse surnommé « Little Allie Boy », MIchael et Lawrence. Le premier, a longtemps servi comme l’Acting Boss de la famille Colombo, mais cumulant les peines de prison, il terminera finalement sa vie derrière les barreaux, après avoir été reconnu coupable en 2005 du meurtre de l’ancien Underboss de la famille Colombo, William « Wild Bill » Cutolo. Le second jouerait, d’après le FBI, un rôle essentiel dans le contrôle de la famille Colombo. Michael Persico (voir photo) aurait été intronisé dans les années 1980, même si cette information ne sera jamais confirmée par le gouvernement fédéral, d’ailleurs Michael Persico s’est toujours vanté d’avoir aucun lien avec le crime organisé. Mais lors d’un enregistrement, on pouvait entendre clairement l’emblématique Underboss de la famille Colombo John « Sonny » Franzese déclarait : « Michael ne doit pas être un Affranchi, il fait un autre travail pour nous » on poussait le FBI à s’intéressé de plus près aux activités de Michael Persico. En 2010, il fut arrêté et accusé de racketter une entreprise de camionage. Incarcéré, il fut de nouveau accusé d’avoir été un membre actif dans l’assassinat de Ralph Scopo pendant la guerre interne qui éclata dans la famille Colombo au début des années 1990. Mais en Juin 2012, les procureurs fédéraux proposèrent une offre à Michael Persico qu'il ne pouvait pas refuser. Il plaidait coupable des accusations de racket et il oubliait l’histoire avec Ralph Scopo, mais Michael Persico devait purger une peine de quatre ans dans un pénitencier fédéral. Le troisième Lawrence, n’a jamais été intronisé dans la famille Colombo, même si le FBI revendique clairement son statut d’Associé. Souffrant de troubles bipolaire, Lawrence Persico, avait décidé de quitter sa vie dans le crime organisé, après avoir été condamné à vingt et un mois de prison pour racket au début des années 2000. En raison de ses problèmes psychologique, Lawrence a selon le FBI, plus aucun contact avec sa famille et enchainerait les petits boulots. Des photos de surveillance ont d’ailleurs montré Lawrence Persico en train de travailler pour une pizzeria de Brooklyn.