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LES PROCUREURS FÉDÉRAUX DANS UNE IMPASSE AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

10 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LES PROCUREURS FÉDÉRAUX DANS UNE IMPASSE AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

Dans le procès des membres de la famille Bonanno, après les différents collaborateurs de justice dont le témoignage n’a pas été jugé concluant par les procureurs fédéraux, c’est au tour des détectives du NYPD de se présenter à la barre des témoins. Pour le policier Angelo Barone qui a régulièrement suivi les activités criminelles de cette famille mafieuse, l’argent récolté par le Soldat Anthony « Skinny » Santoro et l’Acting Capitaine, Vito Badamo, remontait automatiquement vers « Captain Crunch » ou plus simplement Nicholas Santora, ancien Underboss de la famille Bonanno. Cette équipe gagnait principalement de l’argent grâce aux paris sportifs, au racket ou encore au trafic de médicaments, des pilules qui étaient venus au marché noir : « L’argent remonte. Anthony Santoro donne une partie de son argent à Vito Badamo, qui redistribue une part à Nicholas Santora » déclara le détective. La réaction de la défense ne se fit pas attendre, l’avocat d’Anthony Santoro, Michael Alber, demanda si le détective avait déjà vu de « ses propres yeux » une remise d’argent entre son client et Vito Badamo : « Non » répondit le détective : « Avez-vous trouvé pendant la fouille de son domicile, des documents justifiants d’une remonté d’argent de mon client vers Nicholas Santora ? », demanda de nouveau l’avocat de la défense. La réponse fut toujours négative. En seulement deux questions, le témoignage du détective du NYPD fut complètement discrédité. Des « suppositions », voilà l’argument de l’équipe de la défense, qui va jouer sur le fait, que les procureurs fédéraux ne montrent en réalité pas de « réelles preuves » dans ce dossier, mais seulement des théories sur l’histoire de la Cosa Nostra, alors qu'il oublie l'essentiel, montrait des preuves concrètes, aux jurés pour espérer faire condamner les accusés. Autre sujet abordé pendant ce procès, et le nombre d’armes que possédaient les mafieux pendant les perquisitions. On savait déjà que le Soldat Anthony Santoro s’était vanté à plusieurs reprises sur des enregistrements, qu’il était un « amoureux des armes à feux », d’ailleurs lors son arrestation, différentes armes, avec des numéros de séries effacés furent retrouvés dans son appartement et dans celui de sa voisine, dont le Soldat de la famille Bonanno se servait un peu comme « débarras » depuis le décès de cette vieille dame. Mais ce que le FBI ignorait, et que l’un des Associés d’Anthony Santoro, Nicholas Bernhard possédait à lui seul, un stock d’armes qui stupéfia les agents de police en charge de la perquisition. Nicholas Bernhard, ancien patron du syndicat des Teamsters, qui avait été élu en 2010, grâce à l'aide des membres de la famille Bonanno, et qui collaborait très étroitement avec ces derniers, dans un seul but, se faire de l'argent illégalement. Près de vingt armes à feux furent saisies à son domicile, dont des revolvers cachés dans des chaussettes ou dans des coffres au sous-sol de la maison et près de cent soixante dix mille dollars en espèce. L’agent de police qui perquisitionna le domicile de l’Associé de la famille Bonanno déclara qu’en escortant l’accusé au Métropolitan Center de New-York pour y être incarcéré, celui-ci lui avait déclaré ironiquement : « Prenez bien soin de mes armes et je voudrais récupérer à ma sortie tout mon argent », puis s’approchant d’Anthony Santoro et de Vito Badamo qui eux aussi incarcérés, attendaient dans le même couloir, il les étreignit.

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