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TOUJOURS AUCUN VERDICT AU PROCÈS DES BONANNO

30 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

TOUJOURS AUCUN VERDICT AU PROCÈS DES BONANNO

Après un procès qui aura duré près de trois mois, les avocats de la défense ont entamé leur dernières plaidoieries. Pour l’avocat d’Anthony « Skinny » Santoro, un Soldat de la famille Bonanno accusé de différentes charges fédérales dont l’extorsion, le prêt usuraire, le trafic de drogue, son client n’est pas un gangster qui fait « gagner de l’argent » à la famille Bonanno, mais plutôt un « débrouillard », un « touche à tout », qui gagne sa vie en faisant des affaires à droite à gauche : « Il n’y a aucune preuve qui montre que mon client avait volé de l’argent pour le compte de la famille Bonanno. C’est une enquête inexistante, accompagnée d’un procès vide d’intérêt » déclara de nouveau son avocat. Pour les procureurs fédéraux, Anthony Santoro était un Soldat dans l’équipe d’Ernest Aiello et de Vito Badamo, eux aussi accusés dans ce procès, et aurait personnellement servit de « gros bras » pour récupérer l’argent des mauvais payeurs. Mais pour l’avocat de la défense, Anthony Santoro, les agents fédéraux n’ont jamais réussi à filmer, et ceux malgré des centaines d’heures de surveillance, Anthony Santoro en train de donner personnellement à l’un des deux Capitaines : « Ou est l’argent ? ou sont les paiements ? Les procureurs veulent vous faire croire qu’il y a une hiérarchie, mais il n’y a aucune preuve » déclara la défense. Le NYPD avait prétendu avoir trouvé près de 300 000 pilules de viagra, mais au final, toujours selon son avocat, ils en ont trouvé « seulement » vingt quatre. L’avocat de la défense d’Anthony Santoro essaye de dépeindre le Soldat de la famille Bonanno non pas comme un individu violent, mais comme une personne normale, qui vit tranquillement sa vie avec sa femme. Pourtant les enregistrements dévoilés pendant le procès, montre Anthony Santoro menacé clairement de tuer un Associé de la famille Bonanno qui devait de l’argent : « Tu sais quoi ? je vais me laver, je vais me raser, et je vais le tuer. Je vais prendre une hache et je vais lui diviser sa tête » avait déclaré Anthony Santoro. Après les réquisitoires des avocats de la défense, les jurés sont partis pour délibérer. Mais comme lors du procès du Capitaine de la famille Bonanno, Vincent Asaro, le jury n’a pas réussi à trouver un verdict, le juge fédéral demanda alors à ces derniers de retourner délibérer. Dans les procès de membres de la Cosa Nostra, les jurés ont désormais beaucoup plus de mal à prendre en compte le témoignage des différents collaborateurs, qui viennent témoigner contre leurs anciens Associés. Face à cette situation, le jury demanda à réécouter les appels des différents accusés avec des représentants syndicaux et ils ont également demandé à revoir une vidéo, ou un agent infiltré effectue « un échange d’argent » avec un membre de la famille Bonanno. Petite victoire pour la défense, qui espère secrètement une nullité complète du procès. Le fait que les jurés posent encore des questions après près de trois mois de procès, montrent clairement un désaccord sur les différentes charges des accusés. Nicholas Santora, Ernest Aiello, Vito Badamo et Anthony Santoro ont dès le départ, refusé des offres de plaidoyer de la part des procureurs fédéraux et ont tous plaidé non-coupable.

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