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UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE D'EXECUTER UN CONTRAT ET COLLABORE AVEC LA JUSTICE

24 Avril 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE BONANNO REFUSE D'EXECUTER UN CONTRAT ET COLLABORE AVEC LA JUSTICE

Joseph « Giuseppe » Gambina (voir photo à gauche) a toujours été un proche de l’ancien Acting Boss de la famille Bonanno au début des années 2000, Vincent « Vinny Georges » Basciano. En 2004, la famille Bonanno était à l’agonie. Pour certains spécialistes, les attaques répétées du FBI et la désertion de certains de ses membres, dont le Parrain en exercice, Joseph « The Ear » Massino, allait détruire totalement l’une des cinq familles New-Yorkaise. Fraichement nommé Acting Boss, Vincent Basciano voulait faire passer un message, exécuter les membres qui ne respectaient pas les règles de la Cosa Nostra, comme l’Associé Randolph Pizollo. Lors d’une visite de Vincent Basciano au Métropolitan Center pour demander l’autorisation à son Boss de donner son feu vert dans ce contrat, on pouvait entendre l’Acting Boss de la famille Bonanno déclarait : « J'ai donné l'ordre pour le tuer. Tu veux savoir pourquoi ? Car c'est un gamin qui est très dangereux. Il n'écoute jamais rien et il est complétement stupide. Je pense que cette exécution va en calmer certains ». Vincent BAsciano demanda à Joseph Gambina de s’occuper de ce meurtre, cela serait pour lui l’occasion de « faire ses os », de prouver sa valeur à la famille Bonanno, et ainsi avoir la possibilité de rentrer dans la Cosa Nostra. Mais Joseph Gambina, même en étant un criminel notoire, n’était pas un meurtrier, et il savait qu’en refusant l’ordre de Vincent Basciano d’exécuter Randolph Pizzolo, ce contrat pouvait se retourner contre lui. Pris de panique, il décida de collaborer avec le FBI contre son ancien « mentor ». Finalement c’est son cousin, Anthony « Ace » Aiello (Pour cet assassinat, il plaidera coupable et sera condamné à trente années de prison), qui s’occupera de tuer Randolph Pizzolo, le 30 Novembre 2004 dans une zone industrielle de Williamsburg. Anthony Aiello, que Vincent Basciano surnommé fièrement comme le « Luca Brasi » de la famille Bonanno, en référence, à l’homme de confiance de Vito Corleone dans le film de Francis Fird Copolla, « The Godfather », était prêt à tout pour se rendre utilise à la « famille ». Opérant depuis le quartier de Middle Village dans le Queens, Anthony Aiello a fait l’objet d’une chasse à l’homme après ce meurtre, avant d’être arrêté quelques semaines après le mandat d’arrêt. En raison de sa coopération avec les autorités fédérales, Joseph Gambina, rentra tout naturellement dans le programme de protection des témoins, et viendra témoigner quelques années plus tard au procès de Vincent Basciano, qui le verra condamné à une peine de prison incompressible. En début de semaine, c’est un homme « souffrant de dépression » selon son avocat, qui s’en voudra toujours d’avoir « vécu ce style de vie », qui arriva dans un tribunal fédéral. Joseph Gambina était inculpé d’avoir, pendant les années au sein de la famille Bonanno, menacé un individu avec un marteau. Risquant un peu plus de cinq années de prison, le juge fédéral Nicholas Garaufis, un juge habitué à recevoir des membres de la Cosa Nostra dans son tribunal, lui offrit en raison de sa collaboration avec la justice, la liberté, définitivement : « Je suis impressionné par le courage de Monsieur Gambina, qui a refusé de participer à un meurtre crapuleux, alors qu’il aurait pu devenir un membre initié d’une famille criminelle. Vous êtes en quelque sorte, un héros de cette triste saga » déclara le juge fédéral. Nicholas Garaufis fut ce jour d’une grand indulgence en laissant la liberté à un ancien criminel repenti, mais quelques jours plus tôt dans ce même tribunal, son comportement était complètement différent. En face de lui, un vieux Capitaine de la famille Bonanno, Joseph DeSimone, un criminel notoire, avec un casier judiciaire s’étalant sur des dizaines d’années, recouvrant plusieurs délits. Ce dernier venait d’être libéré de prison après y avoir purgé près de douze années pour avoir participé à un meurtre. Âgé de quatre vingt deux ans, le vieux mafieux était contraint à une liberté surveillé très stricte, lui interdisant de côtoyer des membres de la Cosa Nostra. Mais comme à son habitude, et comme la plupart de ses collègues de la famille Bonanno, Joseph DeSimone se fit attraper lors d’une fête organisée par Joseph Cammarano Jr, fraichement nommé Acting Boss, par le Parrain en exercice, Michael « The Nose » Mancuso. Le Capitaine de la famille Bonanno avait aussi été vu par des agents fédéraux, dans deux réunions, l’une dans le Queens et une autre à Staten-Island, des réunions qui avaient pour but de « reconstruire » la famille Bonanno selon les procureurs. Pour son avocat, une peine de prison pourrait signifier un arrêt de mort pour son client. Mais le juge fédéral Nicholas Garaufis, n’en tint pas compte et le condamna à deux années de prison : « Cette peine de prison lui permettra de réfléchir sur la façon, sur comment il pourra s’occuper de sa retraite, en s’occupant par exemple de ses enfants et petits enfants » déclara le juge fédéral.

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