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TRÈS GROSSE TENSION AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

24 Février 2016 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

TRÈS GROSSE TENSION AU PROCÈS DES MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO

Le procès d’Anthony « Skinny » Santoro, Nicholas « Nicky The Mouth » Santora, Vito Badamo et d’Ernest Aiello, des membres initiés de la famille Bonanno a commencé, et la stratégie de la défense est claire, attaquer sur tous les fronts les témoins du gouvernement. Le premier à se présenter à la barre des témoins, est James « Louie » Tartaglione (voir photo) qui fut un ancien Capitaine de cette famille mafieuse au début des années 2000, quand elle était encore sous la direction de Joseph « The Ear » Massino. James Tartaglione avait décidé de coopérer avec les autorités en Mai 2014, quand il est apprit que l’ancien Underboss et ex beau-frère, de Joseph Massino, Salvatore Vitale décida de collaborer avec le FBI. Pour ce dernier, il était évident que le témoignage de l’ancien Underboss de la famille Bonanno, allait faire condamner à une lourde peine de prison. Avant de rentrer dans le programme de protection des témoins, James Tartaglione accepta de porter un micro pour enregistrer une famille, qui à cette époque était au bord de l’implosion, en raison des nombreuses « attaques répétées » lancées par la justice Américaine. Alors que la famille Bonanno avait perdu une grande partie de sa hiérarchie, James Tartaglione avait réussi à enregistrer, un soir dans un club social, Anthony « Tony Green » D’Urso, un Capitaine, fraichement nommé Acting Boss, une discussion qui s’orienta très rapidement sur « une méthode efficace » pour arrêter le déferlement des « déserteurs » : « Vous devez jeter (assassiner) quelqu’un dans la rue. Tu vois Louie (Tartaglione), si tu prends un enfant, je déteste de dire ça, ils vont foutrement y penser à deux fois ». Le gangster âgé désormais de soixante dix huit ans est l’un des témoins clé des procureurs fédéraux, mais il a la particularité de ne pas connaitre particulièrement les activités des différents accusés. Les procureurs utilisent la même stratégie que lors du procès de Vincent Asaro, faire appel à des repentis pour essayer de discréditer les accusés, sans parler préalablement des charges dont ils sont accusés, un risque qui pourrait se solder par un acquittement : « Avez-vous déjà tué quelqu’un ? » demanda explicitement le procureur Gary Galperin, en essayant de faire référence aux arguments de la défense, prétextant que ce témoin était un meurtrier notoire : « Non, mais j’ai assisté à certains » déclara calmement James Tartaglione. La défense l’avait particulièrement visé dans l’assassinat du Soldat, devenu Acting Capitaine, Charles « Crazy Charlie » Tervella. James Tartaglione, a toujours déclaré avoir été étrangé dans ce meurtre, même si d’après la justice Américaine, ce dernier aurait demandé à la hiérarchie de la famille Bonanno de lancer un contrat, contre l’ancien Soldat pour avoir fait des blagues de mauvais goût sur la mère de James Tartaglione, mais aussi pour avoir volé une partie de l’argent provenant des machines à sous : « Oui j’ai demandé à Sal, (Salvatore Vitale) pour l’assassiner. Mais après un certains, ma colère est partie, donc ce fut annulé ». James Tartaglione revint aussi sur le célèbre assassinat des trois Capitaines « rebelles » en 1981 (Alphonse « Sonny Red » Indelicato, Dominick Trinchechera et Philip Giaccone) immortalisé dans le film de Mike Newell, Donnie Brasco : « Oui j’y étais » déclara t’il, tout en continuant sur sa lancée : « Je suis rentré, et Sal (Salvatore Vitale) m’a dit : « Faites-moi une faveur, débarrassez vous des corps ». L’équipe de Dominick « Sonny Black » Napolitano avait déjà commencé à « ligoter » et ficeler » les corps, James Tartaglione stipula qu’il ne fit « que » prendre le dernier d’entre eux pour le mettre dans son coffre de voiture. Après un retour sur son passé criminel, ils décrivirent aux procureurs fédéraux comment il fit la connaissance pour la première fois de Vito Badamo : « Vito m’a dit que son père était un « homme fait » et qu’il aimerait en devenir un lui aussi. J’ai assisté plusieurs années plus tard à son intronisation lors d’une cérémonie. A la fin de son initiation, on s’est tous tenu la main ». Mais le moment le plus marquant de cette journée de témoignage fut sans nul doute quand l’avocat de Vito Badamo, lui parla du meurtre de Russell Mauro, un Associé de la famille Bonanno, impliqué dans le trafic de drogue, qui fut assassiné en raison de sa soi-disant « coopération ». James Tartaglione a toujours déclaré « n’avoir qu’assisté » au meurtre, mais qu’il ne l’avait pas « tué » en personne. Sans le savoir, le frère de Russell Mauro, était présent dans la salle du tribunal, en tant que spectateur, bouillonnant de rage, il hurla sur James Tartaglione, quand ce dernier ne répondit pas à la question de l’avocat de la défense, lui demandant pourquoi l’ancien Capitaine de la famille Bonanno, l’avait assassiné : « Tu vas répondre espèce de grosse merde » déclara t’il, avant de se faire rappeler à l’ordre par le juge.

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