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L'ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE GENOVESE DEMANDE UN NOUVEAU PROCES

16 Décembre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Genovese

L'ANCIEN ACTING BOSS DE LA FAMILLE GENOVESE DEMANDE UN NOUVEAU PROCES

Adolfo « Big Al » Bruno (voir photo) était un Capitaine de la famille Genovese qui opérait depuis la ville de Springfield dans l’État du Massachusetts. Mais pour Aldolfo Bruno rien ne fonctionnait comme il le voulait et les enveloppes qui remontaient jusqu’aux patrons de New-York était de plus en plus maigres. De plus, certains membres de son équipe, conspiraient derrière son dos pour essayer de prendre sa place, et il ne fallut pas longtemps pour que des rumeurs plus ou moins fondées arrivent aux oreilles des dirigeants de la famille Genovese, dont celles d’Arthur « Artie » Nigro qui à cette époque occupait le poste d’Acting Boss. L’une de ses rumeurs, racontait qu’Adolfo Bruno avait commencé à coopérer avec le gouvernement fédéral. Anthony J. Arillotta, un Soldat dans l’équipe d’Adolfo Bruno, qui propageait ce genre d'informations, se rendit à plusieurs reprises à New-York et reçu finalement l'autorisation d’Arthur Nigro d’assassiner « Big Al ». Le contrat fut « sous-traité » à des petits truands, Fotios Geas, Brandon Croteau et Frankie Roche, qui le 23 Novembre 2003, alors qu’Adolfo Bruno rentrait dans son véhicule avec l’un de ses Associés, fut exécuté de plusieurs balles dans la tête. Fotios Geas d’origine Grecque, savait pertinemment qu’il ne serait jamais un membre intronisé dans la Cosa Nostra, mais cela ne l’empêchait pas de servir de « muscle » pour le Soldat Anthony J. Arillotta. En Avril 2007, Franckie Roche devint un informateur du gouvernement, et accusa Fotios Geas et Brandon Croteau dans le meurtre d’Adolfo Bruno. Selon ses informations, il s’identifia comme le tireur, alors que les deux autres accusés, auraient servi de chauffeurs, l’un pour le sortir de la scène de crime, le second, pour le faire changer d’État. Pendant ce temps là, Anthony J. Arillotta ne fut nullement inquiété, il sera même acquitté avec Fotios Geas en 2008 d’extorsion. Mais en 2010 tout bascule. Arthur Nigro et Anthony J. Arillotta furent inculpés d’avoir commandité le meurtre d’Adolfo Bruno, les accusations comprenaient en plus du meurtre, le racket et l’extorsion, des accusations qui pouvaient enfermer les deux accusés derrière les barreaux définitivement. Pour éviter de terminer sa vie derrière les barreaux, Anthony J. Arillotta fit une chose très rare dans la famille Geonvese, collaborer avec la justice Américaine. Son témoignage permit de faire condamner Fotios Geas et Arthur Nigro à des peines de prison à perpétuité pour le meurtre d’Adolfo Bruno. Mais la coopération d’ Anthony J. Arillotta ne fut qu’une partie émergée de l’iceberg, car en réalité un proche d’Adolfo Bruno, John Bologne, collaborait avec les autorités depuis plus d’une dizaine d’années. John Bologne qui faisait parti d’une équipe basée dans le Bronx, servait « d’agent de liaison » entre Adolfo Bruno et les membres de la famille Genovese à New-York. Mais en réalité, John Bologne servait d’informateur au FBI depuis 1996. Pendant toutes ces années de coopération, John Bologne continua à enfreindre tranquillement les lois sous la protection des agents fédéraux, fut très actif dans le racket et même soupçonné dans différents meurtres. Sa crédibilité pris un coup, quand certains procureurs fédéraux pensèrent que John Bologne ne disait pas forcément toute la vérité et pouvait raconter beaucoup de mensonges pour arriver à ses fins. C’est pour cela, que John Bologne ne fut pas appelé comme témoin à charge lors du procès d’Arthur Nigro et Fotios Geas. En 2009, soit un an avant l’inculpation d’ Anthony J. Arillotta dans cette affaire, John Bologne plaida secrètement coupable des accusations portées contre lui et sera condamné en 2013 à huit années de prison. Quelques semaines après la condamnation de John Bologne, ce fut au tour d’ Anthony J. Arillotta de passer devant un tribunal fédéral, pour recevoir une peine de huit années de prison pour deux meurtres, trois tentatives de meurtre, et extorsion. Aujourd’hui, Fotios Geas et Arthur Nigro on décidé de faire appel et espèrent, qu’avec leurs nouveaux arguments, ils seront acquittés lors d’un prochain procès. Pour Fotios Geas, son premier avocat ne lui aurait pas proposé une « offre de plaidoyer » venant des procureurs et qui auraient selon lui, réduit considérablement sa peine de prison. Mais selon le procureur fédéral Daniel Goldman, aucune offre n’a été présentée à l’accusé avant ou pendant le procès. Pour Arthur Nigro cela est plus compliqué. En effet, selon son avocat, les jurés ont mal cerné la personnalité de son client et aggrave grandement son implication au sein de la famille Genovese. Pour lui, Arthur Nigro était un simple syndicaliste d’une entreprise de maçonnerie à New-York. De plus, autre argument, son avocat revendique que John Bologne aurait eu une très grande implication dans l’assassinat d’Adolfo Bruno et selon lui, la non-présentation de John Bologne lors du dernier procès aurait évité une source d’embarras pour les procureurs fédéraux. Car en creusant un peu plus, John Bologne aurait pu très bien « craquer » s’il avait été présenté à la barre des témoins, admettre son implication dans le meurtre d’Adolfo Bruno et ainsi disculper Arthur Nigro. Reste que le témoignage d’ Anthony J. Arillotta reste assez convainquant. Lors de sa collaboration, il expliqua que quelques semaines après son intronisation en Août 2013 (en peignoir) dans la famille Genovese et seulement quelques mois avant l’assassinat d’Adolfo Bruno, Arthur Nigro lui aurait donné de tels pouvoirs, qu’il était en simple Soldat, plus puissant que son propre Capitaine.

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