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APRÈS 32 ANNÉES DE PRISON UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE EST DÉSORMAIS LIBRE

12 Novembre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Philadelphie

APRÈS 32 ANNÉES DE PRISON UN ASSOCIÉ DE LA FAMILLE DE PHILADELPHIE EST DÉSORMAIS LIBRE

Il y a moins d’un mois, George Martorano, un Associé de la famille de Philadelphie a été libéré d’une prison fédérale en Floride, après y avoir passé près de trente deux années pour trafic de drogue. Aujourd’hui âgé de soixante cinq ans, cette libération fut seulement possible en raison d’une loi fédérale passée l’année dernière, visant à alléger les peines des individus condamnés pour des infractions liées à la drogue et ayant purgé plus de trois quart de leur peine, dans le but de réduire la population carcérale. Arrêté en 1983 pour trafic de drogue, George Martorano qui était le fils d’un célèbre membre de la famille de Philadelphie à cette époque, Raymond « Long John » Martorano (voir photo) décidera sous conseil de son avocat Robert Simone, de plaider coupable un an plus tard, des accusations retenues contre lui, en espérant que le juge lui accordera au maximum une peine de dix années de prison. Aux États-Unis, la plupart des membres de la Cosa Nostra essayent très souvent d’obtenir des accords de « plaidoyer » avec les procureurs fédéraux, pour alléger leur peine et ainsi permettre au ministère public de ne pas dépenser des milliers de dollars dans un procès. Mais fait exceptionnel, le juge en charge de ce dossier, John Berne Hannum décida de ne pas suivre les réquisitions du procureur et condamna George Martorano à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. A trente trois ans la carrière criminelle de George Martorano était désormais finie. Cette condamnation historique pour un individu n’ayant commis aucun crime violent, changera sans le vouloir l’histoire de la famille de Philadelphie. A cette époque, le Parrain de la famille était Nicodemo Scarfo Sr, un Boss sanguinaire, paranoïaque, que le gouvernement essayait vainement depuis de nombreuses années de le faire incarcérer à vie. Quand George Martorano se fit condamner à la prison à perpétuité, un Soldat et tueur à gages de la famille de Philadelphie, Nicholas « Nicky Crow » Caramandi était incarcéré, après avoir été condamné lui aussi pour trafic de drogue et meurtre. En attendant d’être transféré dans une prison fédérale, il attendait patiemment au Métropolitan Center de Philadelphie ou bon nombre de membres de la Cosa Nostra y transitent, soit pour y attendre leur procès, ou comme Nicholas Caramandi pour y être transféré dans un des pénitenciers fédéraux qui pullulent aux États-Unis. Pendant cette période, Nicholas Caramandi se trouva avec le père de George Martorano, Raymond Martorano. Ce dernier était énormément tracassé de la condamnation de son fils à une aussi longue peine, et disait ouvertement à qui voulait bien l’entendre, que si on en était arrivé là, c’était à cause de Nicodemo Scarfo Sr, qui aurait poussé son fils à se lancer dans le commerce de la drogue, il essaya alors d’utiliser un stratagème pour renverser son Parrain. A cette époque, Nicholas Caramandi se posait beaucoup de questions. Une condamnation pour meurtre pouvait l’amener à terminer sa vie derrière les barreaux, mais il pouvait aussi pousser Nicodemo Scarfo Sr à lancer un contrat contre lui. Un jour dans la cours d’exercice de la prison, Raymond Martorano joua sur ce fait, et lui déclara que de sources sûres, le Parrain de la famille de Philadelphie voulait sa mort. Quelques jours plus tard, Nicholas Caramandi rejoignit les agents fédéraux dans un lieu tenu secret et commença à témoigner avec le gouvernement fédéral. Son témoignage, couplé avec celui de Phil Leonetti, fit condamner Nicodemo Scarfo Sr à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Dans un sens, Raymond Martorano, lui le mafieux Sicilien s’était vengé, mais il le paiera de sa vie quelques années plus tard. Pendant ses longues années d’incarcération, George Martorano fut un détenu modèle, « exemplaire » même diront certains membres des services pénitenciers. Il écrivit plusieurs ouvrages, aidera des détenus à se réinsérer dans la vie après leur sortie de prison, si quelqu’un avait le droit de pouvoir être libéré, « c’était bien lui » diront certains de ses amis. Mais comment faire accepter à George Martorano d’avoir passé près de trente deux années en prison, en sachant que plusieurs meurtriers aux États-Unis, ont été condamnés à des peines beaucoup moins longues. Plusieurs interrogations, qui ont mené ses avocats, à se pencher de près sur la personnalité et la vie du juge qui le fit condamner, aujourd’hui décédé. Le juge avait été fortement critiqué après être intervenu comme « témoin de moralité » au procès de Robert « Bobby » Simone, l’avocat de George Martorano quelques semaines après que l’Associé de Philadelphie ai décidé de plaider coupable des charges retenues contre lui. Robert Simone, avocat flamboyant qui aimait par-dessus tout trainer avec des gangsters, avait été accusé de racket et de fraude fiscale et son acquittement avait surpris beaucoup de monde, mettant ainsi en avant l’amitié entre les deux hommes. Alors les hypothèses vont que le juge John B. Hannum, agacé par les rumeurs mettant en évidence ses bonnes relations avec des membres ayant des liens avec la pègre, aurait voulu faire un exemple, en condamnant à perpétuité George Martorano

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