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LES TÉMOINS DÉFILENT AU PROCES DE VINCENT ASARO

8 Novembre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LES TÉMOINS DÉFILENT AU PROCES DE VINCENT ASARO

Le témoignage de Laurent Katz, fils d’un ancien Associé de la famille Lucchese assassiné selon les procureurs fédéraux par Vincent Asaro (voir photo) en Aout 1969, à quelque peu refroidi le tribunal, sauf bien sûr l’accusé lui-même, qui est resté imperturbable. Paul Katz trainait avec les mauvaises personnes, des membres initiés de la Cosa Nostra, des individus impitoyables qui auraient reculé devant rien pour éviter de se retrouver en prison. L’Associé de la famille Lucchese, savait pertinemment qu’en choisissant cette vie, elle pouvait s’arrêter du jour au lendemain, sans avertissement préalable. Dans la Cosa Nostra, les personnes qui vont vous tuer, vous les connaissez depuis de nombreuses années et ce jour là, ils vous accueilleront avec le sourire, les bras grands ouverts, mais ce soir là, quand il fut appelé à son domicile un soir d’été en 1969, Paul Katz savait que quelque chose tramé, que ce n’était pas qu’une simple réunion entre truands, qui allait se dérouler dans un magasin de bonbons détenu par un membre de la Mafia. Laurent Katz avait cinq ans, mais malgré son jeune âge, cette scène restera à jamais marquée dans sa mémoire. Il se souvient que sa mère suppliait son père de ne pas partir, que ce n’était pas normal de se faire « convoquer » en pleine nuit. Pour éviter le pire, elle lui demanda de prendre son fils, car elle savait très bien que contrairement aux membres de Cosa Nostra en Sicile, la Cosa Nostra aux États-Unis ne tuent pas les enfants, ou encore de prendre son chien. Paul Katz, lui rétorqua seulement d’appeler les « flics » s’il n’était pas revenu dans quelques heures, ils ne le reverront plus jamais. La suite, on l’a connait déjà, Paul katz se serait rend très certainement au lieu de rendez-vous et sera étranglé par des individus non-identifiés avec une chaîne pour chien. Son corps, quant-à lui, sera retrouvé à l’été 2013, au sous-sol de l’ancienne maison d’un autre Associé de la famille Lucchese, James « Jimmy The Gent » Burke. On sera par la suite que son corps fut retrouvé grâce au témoignage de Gaspare Valenti, cousin de l’actuel accusé dans cette affaire Vincent Asaro, dont il déclara aux autorités que ce dernier à participé à cet assassinat crapuleux. Pendant plusieurs jours de témoignage, Gaspare Valenti stipula, que Paul Katz détenait un entrepôt à Ozone Park, un lieu à forte densité mafieuse, ou la Cosa Nostra reste encore à l’heure d’aujourd’hui très bien implantée. Cet entrepôt avait une particularité, il servait à caché les nombreux bien volés des membres de la Cosa Nostra et en particulier ceux de James Burke. Le problème est qu’un jour Paul Katz se fit arrêter, et d’après son fils, son père aurait décidé de collaborer avec la police : « Il nous a dit qu’on allait bientôt déménager ». Malheureusement pour l’Associé de la famille Lucchese, James Burke était paranoïaque et le moindre soupçon dans son esprit qu’un individu allait collaborer avec la justice, suffisait pour lancer un contrat. Le témoignage de Laurent Katz ne permet pas en lui-même de prouver que Vincent Asaro était bien le coupable dans ce meurtre, d’ailleurs pour les avocats de la défense, Paul Katz aurait été tué par un Associé de James Burke, un dénommé Joseph Allegro. Depuis le début du procès, Vincent Asaro s’est ouvertement moqué des différents témoins du gouvernement, essayant même de les provoquer du regard. Une personnalité que les procureurs fédéraux ont essayé d’expliquer après le témoignage de Laurent Katz. Lors de son arrestation en janvier 2014, Vincent Asaro fut conduit au Métropolitan Center de New-York, ou il fut avant d’être transféré dans sa cellule, déshabillé. Pendant cette fouille, les agents fédéraux pénitenciers remarquèrent que le Capitaine de la famille Bonanno avait plusieurs tatouages, la plupart sur le thème du « respect » et « l’honneur ». Comme ce tatouage au niveau de sa cheville, représentant une « faucheuse » et les quelques mots « La mort après le déshonneur ». Pour l’agent du FBI, Robert Ypelaar, appelé à la barre, ces tatouages sont révélateurs de l’appartenance et du respect des règles de la Cosa Nostra jusqu’à sa mort pour Vincent Asaro. Les règles de l’omerta qui toujours selon l’agent du FBI, a « construit sa vie ». L’avocat de la défense, Elizabeth Macedonio essaya de dédramatiser les propos de l’agent fédéral, en expliquant que ces tatouages étaient pour la plupart, des devises des US Marine et des Samouraïs. D’ailleurs, elle ironisa en déclarant qu’elle ne savait pas qu’elle aurait du défendre son client pour ce genre de choses lors d’un procès fédéral, incitant le rire dans la salle d’audience.

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