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LA VIE DANS LA COSA NOSTRA EST LOIN D'ÊTRE DE TOUT REPOS

24 Novembre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LA VIE DANS LA COSA NOSTRA EST LOIN D'ÊTRE DE TOUT REPOS

Dans leur réquisitoire, les procureurs ont voulu une fois pour toute, fermer définitivement l’affaire du célèbre braquage de la Lufthansa et pour eux, le dossier sera totalement clos quand Vincent Asaro, un Capitaine de la famille Bonanno sera condamné. Pendant les trois semaines d’un procès qui marquera sans doute l’histoire de la Mafia Italo-Amériaine, les procureurs fédéraux ont essayé de dépeindre Vincent Asaro (voir photo), comme un mafieux sans scrupule, qui ne pense qu’à une seule chose, se faire de l’argent. Mais comment faire autrement pour le Capitaine de la famille Bonanno que de respecter l’omerta jusqu’au bout, quand on remarque dans ce procès, qu’une grande partie de sa famille a été engluée pour la plupart dans la Cosa Nostra. « Le silence », rétorque les procureurs fédéraux, était sa meilleure arme pour avancer dans la hiérarchie de la famille Bonanno, une avancée qui sera parsemée d’embuches, de plusieurs années de prison, pour arriver au final, à quatre vingt ans, devant un tribunal fédéral pour essayer de ne pas terminer sa vie derrière les barreaux. Né en 1935, Vincent Asaro a commencé comme la plupart des adolescents de son âge vivant à Ozone Park, à travailler pour les mafieux du coin. Pendant cette période, la Cosa Nostra était à son apogée, et vivant dans un quartier à forte densité Italienne, cette organisation criminelle était partout. C’était une époque ou il y avait des Affranchis à tous les coins de rue et Vincent Asaro voyait très bien que ces individus inspiraient la crainte et le respect, il fallait alors pour lui faire ses preuves. On ne rentre pas dans une famille de la Cosa Nostra aussi facilement que dans un « gang de rue » . La Cosa Nostra reste avant toute chose une « société secrète », et toute divulgation d'appartenance à une famille mafieuse est passible de la mort. Soixante années après avoir commencé à travailler dans un petit dépôt de loterie, Vincent Asaro se retrouve dans un tribunal fédéral pour se rendre compte d’une chose, que la Cosa Nostra aux États-Unis n’est plus ce qu’elle était. A la barre des témoins, il vit défiler bon nombre de collaborateurs, dont son propre cousin, Gaspare Valenti, un Soldat de la famille Bonanno venu témoigner que Vincent Asaro avait organisé avec James « Jimmy The Gent Burke » le célèbre casse de la Lufthansa. Alors oui ces témoignages n’auront pas menés à une condamnation pour Vincent Asaro, mais ce procès à montré une autre image de la Cosa Nostra. Depuis plus de vingt ans, le nombre de collaborateurs au sein de cette organisation criminelle a considérablement augmenté, permettant à la justice Américaine de mieux cerner le fonctionnement des familles, qui évoluent constamment. La famille Bonanno par exemple, qui a subi au début des années 2000, une énorme pression du gouvernement fédéral, a su depuis quelques années se reconstruire, tout en cloisonnant au mieux sa hiérarchie, avec des membres qui ont su prouver par le passé et par leurs nombreuses années de prison, qu’ils respecteront les règles de l’omerta jusqu’à leur mort. Vincent Asaro par exemple, a toujours été mis un peu en retrait par la famille Bonanno. Intronisé dans les années 1970, il deviendra au bout de quelques années un Capitaine, grâce notamment au soutient de son Oncle, Michael Zaffarano, un membre très influent des Bonanno dans les années 1970, très actif dans le milieu du porno. Le problème, est que Vincent Asaro était une « grande gueule » et avait tendance à « voler », ses propres Soldats et une partie des bénéfices qui devait revenir à la base à sa hiérarchie. De ce fait, Joseph Massino, qui deviendra le Parrain de la famille Bonanno dans les années 1990, le rétrograda au rang de Soldat, un affront que Vincent Asaro ne supportera pas. En 1998, alors que ce dernier fut condamné à 12 ans de prison pour racket et vol, il avait déclaré avant de recevoir son verdict : « Si je dois mourir en prison je le ferai » montrant par ce commentaire, que les valeurs de la Cosa Nostra étaient encore, et ceux malgré les revers, bien intactes chez lui. Vincent Asaro passera à travers les mailles du filet du FBI au début des années 2000, quand la justice Américaine s’attaqua frontalement à la famille Bonanno. Son fils Jérôme, un membre initié de la Cosa Nostra deviendra un Capitaine et la relation avec son père deviendra de plus en plus tendue depuis sa nomination. Vincent Asaro déclara à plusieurs reprises avoir « perdu » son fils quand il devint un « Skiper » (Capitaine). Au début des années 2000, Vincent Asaro avait du mal à gagner de l’argent et avait même peur que sa propre famille « lui retire son insigne », son adhésion à la Cosa Nostra. Mais au début de l'année 2010, la famille Bonanno était toujours dans une situation délicate. Elle changeait régulièrement d’Acting Boss et n'arrivait pas à se reconstruire, la pression exercée par le FBi était toujours aussi forte. Les effectifs au sein de la famille étaient tellement en chute libre, que Vincent Asaro deviendra de nouveau un Capitaine, à sa grande surprise, mais cette nouvelle « promotion » ne changera en aucun cas sa situation financière : « Je suis sans un sou » pestera t’il à son cousin Gaspare Valenti qui à cette époque, collaborait déjà avec les autorités. Aujourd’hui, la famille Bonanno à nommé un nouveau Parrain dénommé Michael « The Nose » Mancuso et Vincent Asaro après avoir été acquitté lors d’un procès fédéral, en maintenant sa position au sein de la Cosa Nostra, pourra surement lui amenait de nouvelles responsabilités. Actuellement emprisonné, Michael Mancuso a toujours fais confiance à Thomas « Tommy D » DiFiore en tant que Parrain par intérim, le problème est que Vincent Asaro le déteste. En 2013, après la condamnation de Vincent « Vinny TV » Badalmenti, Vincent Asaro avait déjà été proposé et soutenu par les « Zips » (Membres de la Cosa Nostra d’origine Sicilienne) pour gérer la famille Bonanno. Ce dernier qui parlerait couramment Italien, est très apprécié des membres de la famille mafieuse, pour un être un « homme de la vieille école », mais son tempérament « grande gueule » pouvait en gêner certains.

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