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LES ANCIENS MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO VIENNENT TÉMOIGNER AU PROCES DE VINCENT ASARO

24 Octobre 2015 , Rédigé par Xav Publié dans #Bonanno

LES ANCIENS MEMBRES DE LA FAMILLE BONANNO VIENNENT TÉMOIGNER AU PROCES DE VINCENT ASARO

« Fuck » c’est le mot qu’a prononcé Vincent Asaro en voyant Salvatore Vitale (voir photo à gauche), l’ancien Underboss de la famille Bonanno se présenter à la barre des témoins. Il faut dire que Salvatore Vitale en savait beaucoup sur Vincent Asaro, surtout sur sa personnalité, une manière de montrer au jury présent que l’accusé qu’ils sont en train de juger, est un gangster dangereux, qui ne pense qu’à une chose, se faire de l’argent. Le problème est que selon Salvatore Vitale, l’argent récolté par le Capitaine de la famille Bonanno était souvent très vite dépensé dans les jeux et autres paris sportifs, une manie que Vincent Asaro a conservée tout au long de sa carrière criminelle. Mais c’est aussi sur son tempérament que Salvatore Vitale c’est longtemps attardé. Pour lui, Vincent Asaro a toujours eu des excès de violence, et ceux même lors de réunion entre mafieux de différentes familles, ce qui pouvait selon lui, poser des problèmes : « Vous êtes censé être respectueux envers les personnes qui se trouvent autour de la table et Vinny était toujours hostile » déclara t’il. Très à l’aide désormais dans son rôle de collaborateur de la justice, Salvatore Vitale est désormais si on peut dire un « habitué » des procès contre les membres de la Cosa Nostra et son témoignage lors des audiences permet de voir de manière très précise le quotidien des différents Affranchis et leur façon de procéder. Il déclara à la procureure fédérale par exemple, qu’il n’utilisait que des téléphones prépayés diminuant ainsi le risque de se faire enregistrer par les agents fédéraux. Dans son téléphone le nom de ses contacts n’était jamais renseigné, pour éviter qu’en cas de perte, on ne fasse tout de suite la relation avec la Cosa Nostra : « Par exemple, j’avais Vinny Green From Las Vegas (Vincent Faraci) ou encore Tommy Shot ». Alors que Salvatore Vitale témoignait tranquillement, on pouvait ressentir la rage dans les yeux de Vincent Asaro qui ne le quittait pas des yeux, a tel point qu’ à un moment il déclara au juge, que la sténographe qui est présente lors de ce procès pour transcrire tout ce qui se dit au cours de l’audience, gênait sa vision du témoin du gouvernement. Aucunement déstabilisé, Salvatore Vitale continua son témoignage et s’orienta très vite sur sa vie dans le programme de protection des témoins. Pour ce dernier, il est très difficile pour un ancien gangster de retrouver un travail légitime : « Qui voudrait embaucher une personne qui a plus de soixante ans et qui vient d’avoir une nouvelle carte de sécurité sociale ?. J’ai toujours été rejeté par toutes les entreprises auxquels j’ai pu postuler ». Curieusement, le témoignage ne s’orienta plus sur Vincent Asaro, mais surtout sur son expérience dans le programme de protection des témoins : « Cette vie est un mensonge, jusqu'à ce que vous trouviez un terrain solide. Si j’avais su, j’aurai gardé mon argent et j’aurai purgé ma peine de prison » stipulant sur le fait que le gouvernement lui avait offert près de 250 000 mille dollars pour ses témoignages. Vincent Asaro stupéfait secouait la tête. Pour revenir sur le casse de la Lufthansa, Salvatore Vitale déclara seulement qu’il avait rencontré quelques jours après le braquage son beau-frère, Joseph Massino, qui avait récupéré une valise bourrée de bijoux : « Ca c’est le casse de la Lufthansa » lui avait-il déclaré. En récompense, Joseph Massino n’avait donné qu’a Salvatore Vitale un seul collier en or, « le reste » déclara t’il « il ne l’a jamais revu ». Après le témoignage de l’ancien Underboss de la famille Bonanno, ce fut au tour de Gaspare Valenti de venir témoigner. Installé au fond du tribunal, son fils, Anthony « Fat Sammy » Valenti ne le quitta pas des yeux, essayant de le déstabiliser. Mais Gaspare Valenti en a connu d’autre dans sa vie, lui qui a suivi pendant des dizaines d’années son cousin dans les bas-fonds de la Cosa Nostra. Nullement intimidé, il commença tranquillement. Quand le procureur lui demanda tout simplement qu’elle était le crime le plus grave qu’il ait commis, sans hésiter il déclara : « Le casse de la Lufthansa ». Et c’est d’une simplicité déconcertante, comme s'il avait fait ça toute sa vie, qu’il déclara que pour préserver la paix entre certaines familles, l’argent fut distribué à des membres de la famille Gambino, et en particulier à John Gotti après le braquage. Vincent Asaro était en train de bouillir quand son cousin l’identifia sur une photo en présence de John Gotti devant son lub social, le Bergin Hunt and Fish Club. Gaspare Valenti a commencé a coopérer avec le FBI au début des années 2010 : « J’ai appelé le FBI et j’ai indiqué que je n’avais plus de sous, que j’étais fatigué de cette vie. Je faisais des cauchemars au sujet d’événements dont j’avais participé ». Les agents fédéraux saisirent alors l’occasion et lui demandèrent de porter un micro et d'enregistrer les conversations des membres de sa famille. En récompense et en attendant de pouvoir rentrer dans le programme de protection des témoins, le gouvernement fédéral payait son loyer et ses factures. Vincent Asaro et Gaspare Valenti se réunissait très souvent dans un Diner à Ozone Park et le Capitaine de la famille Bonanno lui sortait souvent des confidences. Il déclara par exemple que Vincent Asaro trainait souvent dans des clubs sociaux détenus par la famille Gambino, mais que la plupart des membres le détestaient car il ne payait jamais. Selon Gaspare Valentin, son cousin était un amoureux des animaux, mais il était aussi un dur à cuir, qui n’hésitait pas à utiliser la violence pour arriver à ses fins, comme quant il demanda à plusieurs de ses Associés, de « casser la figure » à un groupe de marginaux qui harcelait des femmes près de la plateforme de métro à Ozone Park.

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